Bonjour tout le monde, et bonne année ! XD (c'est clairement pas drôle pour certains...)
Je suis désolé d'avoir pris autant de temps, mais me voilà (jusqu'à quand la prochaine fois..). Et pour vous décevoir (non! c'est pas vrai, c'est une blague!) encore plus, ce chapitre, comme son titre l'indique, parle d'événements important, oui, mais pas d'une vivacité exubérante. Non, sincèrement, ça fait partit de l'intrigue. En fait, ça risque même de mettre la suite de l'histoire sur une ambiance plus sérieuse. D'ailleurs, j'ai pas lésiné sur les ellipses, j'aime pas quand ça traîne en longueur (mdr). Reviews, guys !
scorpon :J'ai pas fait dans l'originalité pour la scène de torture, c'était nul d'en faire trop. Et puis c'est beaucoup plus facile à décrire ;) Jamais bâcler son boulot, comme tu dit ! Pour ce qui est de la deuxième scène de torture, je sais pas toi, mais j'ai horreur de me prendre des tartes (torgnoles*), en plus c'est assez humiliant comme geste. Mais bon, avec Stoïck, ça fait plus mal que c'est humiliant (Astrid approuve). Pour la discussion avec son dénonciateur, tu verras bien, mais pour tes autres questions, il faudra attendre un peu parce que je ne pouvais pas laissé tomber l'histoire de certains côtés pour m'étendre sur Astrid. Les ellipses sont pleines d'inconvénients comme ça. Voilà, je te souhaite bonne lecture ! Merci d'être fidèle au poste !
zherden :J'espère que tu n'as pas trop souffert, parce qu'Astrid était la principale visée tout de même x) tu pensais qu'il se passerait quoi au lieu d'une scène de torture ? Stoïck l'avait promis de base, la sentence serait donnée devant tout le village. Astrid utilisait le sarcasme pour énerver le Chef, elle voulait le pousser à la bannir, comme ça son but était atteint, sauf qu'il l'a comprit, et au lieu de ça, il l'asservit. Tu vas avoir la révélation de celui qui l'a dénoncé. Je suis contente de t'avoir inspiré pour ta fic, et j'espère ça continuera à être le cas. Merci pour ta review et bonne lecture !
lemortel :C'est sûr, elle n'est pas innocente sur ce coup-là, Astrid. Au passage, tu te rendras compte que tous mes personnages sont un peu des connards x) Je sais pas ce qui me prend, y'en a pas un qui est irréprochable XD C'est la totale. Eliott a beaucoup à dire à Astrid concernant sa capture, t'inquiète pas. Pour l'instant il est pas question de se barrer, il a beaucoup de choses que je peux pas laisser tomber dans l'histoire pour me pencher que sur Astrid en particulier. Les ellipses en sont aussi la cause. Désolé d'avoir pris du temps, j'espère que la suite te plaira. Bonne lecture et merci pour la review !
Je vous fais pas poireauter, pour ce qui lisent cette intro à chaque fois. J'ai l'impression de vous avoir fait suffisamment attendre. On se retrouve donc en bas !
Chapitre XXIV : Du mouvement sur Beurk et à Kyera.
- A ce que j'ai entendu sur toi, Eliott… fit Astrid, qui bouillonnait de colère, tu n'étais sur Beurk que de passage. Alors explique-moi, Stoïck n'aurait pas pu faire de toi un enquêteur si tu avais la réelle intention de partir. Qu'est-ce qui t'as poussé à rester sur Beurk et à te mêler à cette histoire ? »
- Toi. » Cette déclaration laissa place à un gros blanc dans la Grande Salle. N'étant pas sûr d'avoir bien comprit, la valkyrie, trempée, recroquevillée et attachée sur sa chaise, se mit à marmonner :
- Te fous pas de moi. »
- Bien. Un petit moment avant que l'incident qui m'a fait de moi un enquêteur se produise, raconta alors l'étranger à la plus grande surprise de sa vis-à-vis, Stoïck est venu s'informer de mes futures plans, et je lui ai appris mon souhait de repousser mon départ, et que je serais ravi si je pouvais contribuer à la vie sur Beurk. » Etonnement, cette phrase raviva le souvenir qu'Astrid avait d'Harold, lui qu'on jugeait inutile à la contribution au village. « Mes désirs ont simplement été pris en compte, mais je m'attendais à tout sauf à te poursuivre en justice. » Elle eut un pincement au cœur.
- Félicitation, tu m'as capturée. T'es content, j'espère. » Eliott eut un sourire en coin. Mais seul le crépitement du feu sous l'énorme chaudron à tout faire répondit à sa pique. Il s'accroupit devant la détenue de manière à avoir un réel face à face avec elle. Laissant Astrid tout le loisir de l'incendier du regard, il lui annonça.
- C'est Varek qui t'as dénoncé. Un jour avant ta nomination de superviseur de l'entraînement dragon. »
- Je t'ai dit d'arrêter de te foutre de moi ! »
- Il a jugé bon de me mettre dans la confidence et a tenté jusqu'au bout de conduire les enquêteurs sur une fausse piste. »
- Et à la fin, tu t'es servi de sa confiance en toi pour me dénoncer. Si je peux me permettre, t'es vraiment qu'une ordure ! »
- Il a voulu me faire jurer sur ma tête de ne rien dire à personne et je suis bien content d'avoir deviné que je risquais ma vie si j'acceptais de prendre part à ses magouilles. »
- Un vrai lâche et un égoïste ! cracha la jeune femme dont les yeux se remplissaient à nouveau de larmes.
- Oh oui, et Varek n'est pas un forceur, lui non plus ! fit Eliott dans un rire forcé. Il fusilla la jeune fille des yeux. « Figure-toi qu'après m'avoir fait part de ta petite aventure, il a tenté de me manipuler, sauf que je ne suis pas un crétin et qu'il bien a cru m'avoir. » Il reprit d'un coup son calme et baissa les yeux.
Astrid, de son côté, avait bien compris qu'Eliott avait agi en conséquence de causes, après que Varek ait décidé sans son consentement de parler de sa faute à d'autres gens pour faire des alliances. L'enquêteur en face d'elle refusait qu'on le force à l'aider et elle sentait la culpabilité de l'avoir entraîner sans le savoir naître en elle. Et elle en voulait également à Varek d'en avoir fait qu'à sa tête. Mais il y avait une chose qu'elle n'aurait jamais voulu comprendre.
- En jouant avec l'admiration que j'ai pour toi et la tristesse, la peur que j'aurais de te voir condamnée et de ne plus t'avoir, il a voulu faire de moi un complice ! Il m'a dit la vérité avant qu'on ne la découvre et a voulu se servir de mes sentiments pour conclure l'enquête sur un échec. » Totalement tiraillé entre la colère d'avoir été dénoncée et la peine qu'elle se découvrait pour l'étranger, écrasé par un trop plein d'émotion, couverte de plaies à vif, Astrid la voix tremblotante :
- Mais qu'est-ce que je t'ai fait ?! » Il déglutit et répondit doucement :
- Tu n'as rien fait. Je suis tombé amoureux de toi. » La jeune femme n'eut pas le temps de se sentir coupable. Une boule dans la gorge, la rage au ventre, elle répliqua :
- Je suppose que ma capture… est plus que raisonnée alors. L'amour que tu as pour moi ne te rend pas assez aveugle pour oublier ton devoir. » Eliott ricana :
- De nous deux, tu es la plus égoïste, Astrid. Si tu crois que toi tu peux encore te jouer de moi alors que Varek a échoué, tu te gourd. » Le sentiment de trahison n'avait jamais été aussi fort en elle, celui de déception encore plus, et celui de tristesse encore pire. Et la colère qu'elle ressentait envers les responsables de son calvaire ne faisait qu'enfler la certitude qu'elle n'avait plus aucune chance de voir ses projets aboutir. Elle avait échouée sur toute la ligne et s'en voulait également à elle-même. Des larmes roulèrent sur ses joues.
- Alors que signifie ma capture pour toi ? »
- Cela n'a pas d'importance, au fond. Pas vrai ? répondit-il avec un sourire encourageant. La jeune femme plissa les yeux de colère en l'observant. L'étranger se releva et partit vers la porte. Astrid le rappela.
- Attend ! Si ça n'a pas d'importance, pourquoi tu m'as révélé tout ça ? Pour que je me rends compte que je t'ai blessé ?! Tu veux que je te plaigne en fait ! Cinquante coups de fouet, ça ne suffit pas, c'est ça ?! Si ça n'a pas d'importance, tu n'avais pas besoin de me le dire ! » Eliott s'arrêta et la regarda par-dessus son épaule avec indifférence.
- Dis-toi maintenant… que tout le monde est contre toi, ici. » Sur ces mots, il appela les gardes de l'entrée qui se dirigèrent sur ordre vers elle, puis il quitta la salle sous le regard larmoyant et haineux de la prisonnière. Les gardes défirent la corde qui l'attachait à la chaise, puis la soulevèrent sans ménagement par les bras, les mains attachées dans le bas du dos, avant de l'entraîner, grognant de douleur, jusqu'aux froids cachots de l'ilot de l'arène.
Stoïck convia dans la matinée suivante son peuple pour une grande réunion, durant laquelle il annonça que la guerre était imminente. Dagur serait vite fait au courant que Beurk avait refusé de le rejoindre sous la même bannière, et qu'ils ne pourraient pas gagner seuls contre un royaume viking plus important et plus puissant que seulement le leur.
- En ce moment-même, j'ai une dizaine de messagers au port sur le point de partir. Ils iront voir chacun un royaume viking de l'archipel. S'il l'un s'approche d'une île qui montre des signes de soumissions aux Berserks, il fera demi-tour et viendra nous en prévenir. S'il n'y a pas de signes, il accostera et conviera le Chef de la tribu à une assemblée de guerre, qui aura lieu sur une île au large, loin de tout danger. Et nous déciderons à ce sommet ce que nous devons faire pour empêcher Dagur de détruire nos îles. Une fois les Chefs prévenus, ils se rendront directement à l'endroit indiqué. Nous n'avons pas de temps à perdre. »
Sur ces paroles, il chargea Mastok Spilout d'entraîner les guerriers, à Varek de le seconder en enseignant la stratégie, à Gueulfor de rassembler des volontaires à la forge, aux charpentiers de mettre en place des installations de défenses avec ce qu'il restait de bois en attendant le retour de l'expédition de l'Île-Qui-Gronde à Ghoti de rassembler des volontaires pour faire ses réserves avant l'hiver, à d'autres de faire des réserves de nourritures, de foins et de céréales, de vérifier les catapultes, et à un ancien enquêteur de gérer le trésor de Beurk pour acheter autant de marchandises que nécessaire aux derniers marchands qui passeraient avant qu'ils ne rentre s'abriter de l'hiver, enfin là.
Vint le moment de se charger des patrouilles, et comme un des « généraux » manquaient cruellement à l'appel, Stoïck demanda, avec un certain regret dans la voix, à Reidun Hattestad, guerrière vétéran, de prendre le nouveau poste de commandement des patrouilles chasse et de gardes, et à Brede Anker, combattant trapu, sévère et très peu sage, de reprendre l'entraînement dragon.
Mad, Osvald et Falko, convaincus que ne plus poser de questions au sujet de leur ancien maître les sauveraient de toute souffrance, et les résigneraient à croire qu'elle avait fait une erreur – alors qu'au fond, le dénit et l'injustice brulaient indéniablement en eux –, s'en remirent à lui sans réelle enthousiasme. Ils sentaient peser sur eux le lourd secret de l'amitié pour les dragons de leur ancienne amie et initiatrice.
A la fin de cette réunion, Stoïck remercia les enquêteurs du travail qu'ils avaient accompli en réglant une affaire qu'il avait tenu à terminer vite fait. Les esprits de chacun effleurèrent un vieux nom sans pour autant le saisir. Puis le Chef parla des événements de la veille comme d'un fait nécessaire, d'un exemple pour toute l'île, et qu'il espérait que chacun comprenne la nécessité d'une leçon et d'une démonstration. Que la discipline devenait importante, aujourd'hui et demain plus que jamais. Et que la droiture et la force du jugement de tous ici présent, face à la situation actuelle, vaudrait l'honneur et la gloire de chacun en retour.
Erwin se réjouissait que le vent les ait portés droits sur l'île Kyera, et il sentait que lui et ses compagnons arriveraient dans la nuit de ce troisième jour de chevauché intense. Malheureusement, il y voyait également là la perspective de ne dormir que quelques heures avant de devoir annoncé aux mercenaires le déménagement des troupes vers l'île volcanique dont Dagur lui promettait la disposition. Le nombre important de dragonniers ne passeraient pas inaperçu, il fallait donc organiser les départs de façon méthodique et divisée. Ceux qui mettraient le plus de temps à partir partiraient un peu plus tard tandis que les premiers à devoir rejoindre l'île devront monter un camp entier en attendant le reste des troupes.
Une tâche énorme, qu'Erwin se chargerait d'accomplir en attendant que les mercenaires soient au complet. Il avait eu le temps d'y réfléchir sur le trajet du retour, laissant à son fidèle Tronçonnateur le soin de guider les autres jusqu'à leur île. Le Chef mercenaire laisserait aussi la charge de diriger la vie de la Cachée durant la guerre aux quatre autres conseillers de l'île, et demanderait aux combattants jeunes et non expérimentés de défendre le Clan. Cette terre était convoitée pour ces ressources et l'étendue de son territoire par des tribus païennes. Ils suffisaient qu'elle ne soit plus protégée et les mercenaires n'auraient plus d'endroit où rentrer, rapatrier leurs blessées ou se réfugier.
Qui plus est, ils devraient encore se charger des missions qui incombaient le Clan en temps ordinaire. Le temps passa rapidement et l'escadron progressa au point que les environs cessèrent de leur être étrangers. Bientôt, le ciel s'assombrit et la température chuta énormément. Un à un, ne pouvant plus supporter le froid, on se mit à grelotter en se plaquant sur son dragon, dont les écailles chaudes donnaient un peu de réconfort. La lune apparut au-dessus d'eux, massive.
- On devrait atteindre l'île d'ici quatre heures, annonça Erwin avec épuisement à ses compagnons de voyage.
- Ce que la nuit est tombée vite, s'exclama Madner, quelque peu terrifiée par ce brusque changement.
- On entre dans la période de la fondation des glaces, fit remarquer Folker avant de pouffer. Dagur est bien courageux d'envoyer ses bateaux aux quatre coins de l'archipel maintenant. Si vous voulez mon avis, il aurait dû attendre trois à cinq mois que la glace fonde pour lancer son attaque. »
- Ouais, c'est clairement pas intelligent, appuya un autre dragonnier.
- Il espère affaiblir l'ennemi en attaquant avec le froid, expliqua Erwin. L'hiver est porteur de toutes sortes de maux, et si ça peut l'aider à contenir les rebelles, il n'hésitera pas à s'en servir. Du point de vue de Dagur, c'est plutôt ceux qui ne se joindront pas à lui qui souffriront de l'hiver, car son royaume gagnera la capacité de protéger tout le monde du froid quand certaines tribus les auront rejoint. »
- Je vois pas où tu veux en venir, lui répondit-on.
- Eh bien, ce n'est qu'une supposition, mais chaque royaumes possèdes au moins un guérisseur… si Dagur les réunit sous sa coupe, il est possible qu'il soit capable de préserver un plus grand nombre de ses semblables lors des prochains hivers. Et il aura aussi à sa disposition plus de soigneurs. »
- Il n'a quand même pas pu penser à ça tout seul, fit Madner.
- Non, il a son propre guérisseur pour lui souffler l'idée, se moqua Folker.
- Notre rôle est de contenir la révolte, rappela alors Erwin. Le reste des projets de Dagur ne nous concerne pas. »
- Mais est-ce que tu penses sincèrement que d'autres royaumes s'allieront à lui ? Je veux dire, c'est quand même un malade, non ? fit Madner.
- Oui, je le pense, affirma le Chef mercenaire. Non seulement Dagur propose de supprimer les conflits entre royaumes et de ne pas entrer en guerre contre une alliance si on s'allie à lui, ce qui est plutôt sécurisant, mais il y a aussi plein d'autres avantages. Deux tribus l'ont déjà rejoint, et ça ne fait que commencer. Et saches, Madner, que même si Dagur est dérangé, c'est sûrement un homme rusé et intelligent qui sait comment arriver à ses fins. Je te prierai donc de te montrer un peu plus méfiante envers lui, car il y a de grandes chances qu'il réussisse à obtenir le contrôle de l'archipel. Alors ne le sous-estime pas. »
- Quand même, j'en reviens pas qu'Harold se soit proposé de l'aider, s'obstina la jeune femme.
- En faisant ça, il assure la reconnaissance du Chef Berserk envers nous et protège aussi le Clan de ce dernier, car il nous rend plus utile. Il n'y a pas à se plaindre, la réprimanda Folker à son tour.
- En relâchant des Drakkeons ? fit quelqu'un dans l'escorte.
- On en est préservé depuis longtemps, et bientôt Dagur le sera aussi, argumenta Erwin.
- Alors personne ne compatit pour les gens qui risquent de subir les attaques d'animaux dix fois plus gros, dix fois plus vile, et dix fois plus dangereux que les dragons ? insista Madner.
- Non, répliqua sèchement son Chef, car notre façon de vivre diffère de la leur, et qu'on ne peut qu'ignorer des gens qui ne souhaitent pas considérer ou même accepter notre sympathie pour les dragons. On a déjà essayé de changer ça et ça n'a clairement pas aboutit. Maintenant, si ces gens ne sont pas capables d'ouvrir les yeux, ils sont condamnés à subir leur incapacité à cohabiter avec une autre espèce que la leur, espèce qui est largement plus nombreuse qu'eux et qui est un atout pour les humains.
« Ça aurait dû être leur premier souci et maintenant, ils auront une guerre en plus sur les bras. Je suis désolé, mais je n'arrive certainement pas à les plaindre. Il s'est passé trop de fois où l'on s'est fait mal voir et maltraité par des gens à l'esprit si peu ouvert, qui considère que l'on est fou, ou bien perdu à jamais. Qui plus est, nous n'avons pas pour but de répandre notre manière de vivre par la force, car vous savez autant que moi que quoiqu'il arrive, il y aura toujours des différences. Maintenant, vous tous, ayez un peu de bon sens, et acceptez le choix qu'ils ont fait. »
Et le silence retomba. Plus tard dans la nuit, l'escorte se posa directement au camp et se sépara pour une nuit de sommeil courte mais bien méritée. A l'aube, Erwin fit sonner une conque et devant quelques supérieurs, les quatre conseillers et lui, prit forme un immense rassemblement à la lumière du soleil levant. Le Clan comptait environ cinq cent dragonniers et quasiment le double en dragons, tous ayant répondit à l'appel.
Erwin annonça le départ, provoquant un immense émoi, et donna les instructions de son plan. Il prévoyait d'ici trois semaines, avoir établi un véritable camp de guerre sur l'île volcanique des Haut-Vents, avec suffisamment de ressources pour tenir en eau, nourriture, et autres ressources et équipements servant à mener à bien leur mission. Les visages étaient sérieux, sombres et inquiets. Et sur un signal, on appela la première troupe à se préparer à partir tôt le lendemain, avec tout le nécessaire en main. Et on nomma régisseur de l'île le conseiller Alistair Parry en l'absence d'Erwin.
Madner, très peu contente de partir, fut interpellée par Folker.
- Tu penses à ce que le Chef a dit hier ? »
- Je comprends parfaitement ce qu'il veut dire, confessa-t-elle, l'air maussade. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que ce sera notre faute s'il y aura des blessés ou des morts. »
- On est clairement dans une impasse, affirma Folker. Dagur nous force à payer notre dette, mais dis-toi que c'est pour le meilleur. Après, ça sera terminé. Et si lui accepte que l'on dresse les dragons, peut-être que sa pensée influencera d'une manière ou d'une autre celles des Chefs qui s'allieront, ou celles de ses adversaires. »
- Tu sais bien qu'il nous tolère si on peut lui servir, s'énerva la mercenaire. Et que ça ne le dérange absolument pas d'abattre un dragon. »
- Certes, mais peut-être que d'autres verront la chose différemment, précisa le jeune homme. Et puis, nous serrons sous les ordres de Dagur, pas sous le même symbole. C'est bien ça qui va aider les autres royaumes à nous voir sous un autre angle. »
- Je te trouve trop optimiste, déclara Madner. Je pense que ça n'arrivera pas. »
- Attend voir, lui conseilla son ami. Regarde, la plupart des mercenaires se sont joint à nous après qu'on les ait rencontrés. Et puis, c'est pas toi qui voulais les convertir ? »
- Ils nous craindront plus que nous les intrigueront, grommela-t-elle, persuadée. Ce n'est pas possible, qu'ils changent pour autant. » Il lui fit un sourire navré, lui donna une tape sur l'épaule avant de partir se préparer, la laissant seule encore plus perturbée qu'avant.
Y'a de l'amour dans l'air, non ? Non, ok.
Voilà, tout le monde, c'était les news du moments dans TSDTSW, votre journal préféré. Pour en savoir plus sur la suite, surveillez vos mails, voilà, je vous apprend pas comment. J'espère que ce chapitre vous aura plu, n'hésitez pas à laisser une review (on dirait un youtubeur) et un pouce bleu ! x)
Plus sérieusement, je n'ai pas grand chose à dire à part que ce chapitre m'a demandé beaucoup de concentration. Mais je m'en suis sortit. Il y a beaucoup d'informations passées qui ressortent d'un coup, ça fait un petit rappel. J'ai dû faire des recherches dans ma propre fic pour dire... pour éviter que des détails m'échappent. I nouveaux noms également (retenez-les, on sait jamais).
Bref, je vous dis à la prochaine fois ! Gros bisous !
Merlin's Ghost
