Hey guys ! Un autre chapitre un peu court :) Les choses avancent doucement, c'est assez délicat avec tout ce qu'il s'y passe. Il y a beaucoup de point de vue à exprimer dans cette fanfic. En tout cas j'espère que vous apprécierez cette nouvelle partie ! Bonne chance à ceux qui passe le bac ! Review time !

lemortel : J'ai été très étonné de te voir réagir aussi vite à l'annonce de ce chapitre, ça fait plaisir ! La suite que tu as imaginé me fait beaucoup rire, de une parce qu'elle est très classe, et de deux parce que je sais pas si je devrais faire comme tu dis. Non parce que se serait vraiment très épique. Malheureusement c'est un de ces chapitres "entractes" qui arrive, avant le début de la tempête, ou plutôt le bouquet final. Ou disons le premier feu d'artifice :) Merci d'avoir mis une review, je te souhaite bonne lecture !

Pas de blablas inutiles, j'espère que vous apprécierez votre lecture !


Chapitre 25 : Le retour du fantôme.

- J'ai pas envie d'y retourner, fit Osvald, le nez dans son assiette. Ses deux camarades d'entraînement lui jetèrent un regard surpris.

- Allez, fais avec, le reprit Falko en poussant un soupir. Tu sais bien que ce qu'il nous apprend peut nous servir. »

- Mais… Tu as vu la manière dont il enseigne ? T'as pas trouvé ça violent… ? Dégoutant ? Agressif ? Irréfléchi ? insista le jeune garçon d'un air outré.

- Ecoute, Osvald, intervint Mad en posant sa cuillère sans douceur dans son bol. Je suis d'accord avec Falko, pour une fois. On peut tirer de l'expérience de Brede Anker même s'il est violent, dégoutant, et sans cervelle. Il suffit de jouer le jeu et d'en apprendre le plus possible... »

- Je vais pas pouvoir, j'suis sérieux, la coupa-t-il d'un air désespéré. Faire le bon petit soldat avec lui, ça me passe au-dessus. »

- Arrête, s'il te plaît, dit alors Falko en secouant la tête, les yeux brillants, exaspéré par le comportement de son ami.

- Quoi ? réagit le jeune garçon.

- Je sais que tu dis ça en comparant Astrid à ce type, l'accusa-t-il. Tu veux qu'elle revienne mais c'est fini, Osvald. Elle ne fait plus partit de nous. »

Le visage de l'intéressé se crispa sous la colère et il se retint de partir en insulte. Mad lui jeta un coup d'œil affligé, voyant clairement qu'il n'agissait plus calmement comme avant ; normalement. Elle le savait très sensible et affecté par l'emprisonnement de leur maître. Il renversa son bol d'un revers de la main en haletant de rage. Ses deux camarades regardèrent le ragoût se déverser sur la table avant de lever la tête vers lui. Le fracas que causa son geste attira l'attention des gens autour jusqu'à ce qu'ils se détournèrent en maugréant.

- Elle fait encore partit de moi, murmura Osvald en se renfermant sur lui-même, les yeux dans le vague.

- Exactement, lui répondit Mad en essayant de se montrer douce. Ce qu'on essayait de te dire : tu fais ce que tu veux de l'entraînement de Brede, tu peux ajouter tout ce qu'il t'apprendra à tout ce qu'elle t'a appris. On t'a pas demandé de d'oublier ce qu'elle t'as déjà dit parce qu'on on ne peut pas te le retirer. »

Le jeune garçon l'écouta puis après un moment de silence il hocha faiblement la tête. Il regarda avec une pointe de regret son assiette renversé pour rien mais ne nettoya pas pour autant, assit tristement sur son banc. Son maître lui manquait.

- C'est injuste… continua-t-il à se morfondre. Mad leva les yeux au ciel devant son abattement. Plus tard, alors qu'ils quittaient tous les trois le Grand Hall, Falko se tourna soudainement vers ses acolytes et demanda sceptiquement :

- D'ailleurs, vous savez ce que le Chef a dit à la réunion de ce matin sur Harold… le type qu'Astrid défendait? »

- Pense à être là la prochaine fois, rouspéta Mad. Il a seulement dit que simplement le chasser avait été une erreur. Un déserteur qui revient ne reçoit pas ce genre de traitement d'habitude. »

- Ah bon ? »

- Oui, normalement il est tué pour trahison, répondit Osvald. Mais apparemment on l'a juste poursuivi hors de la ville et il ne s'est rien passé. »

- Qu'est-ce qu'ils leur est passé par la tête au juste ? demanda la jeune fille, étonnée de découvrir ce fait.

- Peut-être… supposa le brun. Même si ça paraît absurde mais, ce qui l'ont chassé le connaissait et le voir revenir… c'était bouleversant mais pas au point de le tuer. »

- Je trouve ça étrange, fit Mad.

- Vois-le comme si c'était un fantôme revenu les hanter… en quelques sortes. »

- Comme un regret ? Tu veux dire qu'ils avaient des regrets de l'avoir vu déserter ? s'étonna à son tour Falko. On m'avait raconté que tout le monde le haïssait pour je sais plus pourquoi. »

- Astrid a dit qu'il avait dressé un Furie Nocturne, rappelle-toi, fit Mad. Et qu'il était mal considérer. »

- Mais je pense aussi que ça a secouer tout le monde dans le sens où il était l'héritier de Beurk, survint Osvald.

- Je vois pas le rapport, rétorqua Falko.

- Bah, ça leur a rappelé que Stoïck commence à se faire vieux. Il y a dix ans, il était encore jeune, mais d'après certains, le conflit avec Dagur pourrait très bien être sa dernière guerre. »

- Je trouve qu'il pète la forme pourtant. »

- C'est ce qu'on dirait tous, fit Mad avec un sourire navré.

- Hé. »

Les trois amis se retournèrent pour voir Reidun, celle désormais aux commandes des patrouilles de chasses. Devant son air agacé et mauvais, ils se crispèrent. Loin de là la joie de vouloir la croiser, elle était tout sauf sympathique. Les bras croisés, postée sur des marches plus haut qu'un, elle prenait un air supérieur empli de dédain.

- Brede est parti depuis un moment vers l'arène. Qu'est-ce que vous faîtes encore là ? »

- On sort juste de table, expliqua Falko tandis que les deux autres se renfrognaient.

- L'heure n'est pas aux discussions. Vous devez conclure l'entrainement plus tôt que prévu à cause des récents événements. Et je préfère que vous le terminiez avec brio. La guerre n'est pas pour les débutants. »

Et sur ses mots, elle dévala les marches sans leur jeter un regard et s'éloignant d'un pas fier. Les trois apprentis lui lancèrent un regard haineux.

- Pour qui elle se prend, c'te vieille ? grommela Mad. C'est moi ou son nouveau rang lui est monté à la tête ?

- Oh, elle n'en avait même pas besoin pour être comme ça, renifla avec mépris Falko. Mes parents la côtoient et elle s'est toujours crue plus importante que tout le monde ici. »

- On ferait mieux d'aller à l'arène si elle a dit vraie, intervint Osvald. Anker nous fera sûrement payer notre retard à coup de portée de barils avec tractions, ou une connerie du genre. »

- Oh non, j'en ai marre des courbatures… »


Harold se dirigeait droit sur la forteresse des Berserks. La forme noire de son dragon dans le ciel lointain alerta les hommes sur le port. Des exclamations plus fortes lui parvint, provenant des marins sur les bateaux amarrés au port qui ne semblaient pas appartenir à la tribu des Parenvrilles. Le sorcier aperçut en s'approchant de la plateforme où il avait atterrit la dernière fois que des guerriers l'attendait avec méfiance. Mais quand celui-ci se posa, laissant à Krokmou le soin de dévoiler sa carrure musclée et ses larges ailes noires menaçantes lors d'un délicat atterrissage, ils relevèrent leurs lances et s'écartèrent de plusieurs pas. Le jeune homme descendit et releva son masque de loup en s'approchant de l'un des Berserk pour lui demander :

- Tu sais où est Dagur ? »

- Le Chef accueille en ce moment les Chefs de l'archipel l'ayant rejoint pour une grande réunion, fit le combattant d'un air peu amène et pourtant inquiet. Il ne peut pas être dérangé. »

- Ça tombe bien, il m'a invité, mentit Harold avec un rictus moqueur pour son vis-à-vis, dissimulant sa surprise. Tu peux me guider ? »

Le Berserk déglutit et regarda par-dessus l'épaule du dragonnier le Furie grogner et froncer du nez à son égard, se déplaçant doucement dans sa direction. Il s'empressa d'acquiescer sous le regard agité de ses camarades.

- Oui, bien sûr. »

Aussitôt dit, Krokmou redevint indifférent et plongea du bord de la plateforme pour s'élever au loin dans les airs. Le guerrier se détacha de cette vision quand il vit le mercenaire lui lancer un regard l'air de dire « Il y a un problème ? », et rentra dans la forteresse. Harold le suivit d'un air préoccupé. Dagur n'attendait pas qu'Erwin soit disponible pour convier tous les Chefs ? Peu importe, il avait bien l'intention de ne pas laisser passer ça. Il assisterait à la réunion. Dire qu'au départ, il était venu se reposer comme le Chef Berserk lui avait proposé.

Le soldat guida le sorcier à travers un dédale de couloirs, descendit plusieurs étages avant qu'ils ne parcourent une nouvelle distance qui les mena devant une large double porte en bois. Les deux gardes postés de part et d'autres de l'entrée jetèrent un coup d'œil aussi surpris que méfiant aux nouveaux arrivant. Le guide empoigna l'énorme anneau de fer accroché à la porte et le cogna une fois fort sur le battant puis il s'écarta. La porte s'ouvrit devant Harold, qui n'hésita pas à entrer.

Il se retrouva dans une immense pièce aux allures officielles remplie par une vingtaine de personnes vêtues d'armures, de fourrures, de bijoux à symboles, coiffés de couronnes ou de cornes, aux yeux maquillés de noirs ou de peintures. Parmi eux, de simples guerriers ou disons des bras droits, des fils, des filles ou des femmes. Et mis à part, Dagur, Harold reconnu six Chefs vikings dans tout ce petit monde. Six. Le Chef Berserk avait réussi à en rameuter autant. Cela signifiait que seulement quatre royaumes n'avaient pas adhérer à la cause dont Beurk. Et encore, dans les yeux de certaines personnes ici présentes, le sorcier pouvait lire le mécontentement ou la résignation, le mépris.

En voyant un nouvel invité dans la pièce, les gens arrêtèrent de parler et se tournèrent vers lui, curieux. Dagur, loin d'être contrarié par sa présence, lui fit un immense sourire et s'approcha de lui pour lui serrer la patte avant de lui dire tout bas.

- Tu reviens tôt. »

- Oui, disons que tout s'est passé plus vite que prévue, répondit à toute vitesse Harold avec un sourire hypocrite. Si j'avais su que j'arriverai au milieu d'une pareille entrevue, je me serai mis sur mon trente-et-un. »

- Ne t'en fais pas, je suis ravi d'être le seul à ne pas faire des efforts sur l'apparence ici. »

- Tu ne comptais pas prévenir Erwin de la date de cette réunion, l'accusa le mercenaire.

- Je comptais informer ce beau monde de votre participation, mais au final, je sens que ta présence va rendre le débat sur les dragons beaucoup plus amusant, fit Dagur avec un sourire ravi.

- J'en doute pas. »

Soudain, le Berserk se tourna vers ses invités et Harold se sentit profondément idiot quand il comprit qu'il allait être présenté à tout le monde.

- Mes amis, clama leur hôte. Je vous présente mon invité de marque et aujourd'hui il représentera les mercenaires, que j'ai spécialement sollicités pour pouvoir mener à terme mon plan, durant notre conseil. Voici Harold, Harold Horrib'Haddock. »


Varek se lamentait tout seul à une table de la taverne de Corbo. Le tavernier lui apporta une énième choppe et s'assit en face de lui en croisant ses bras sur la table.

- Dire que j'ai fait l'inverse de ce que je souhaitais, se lamenta le blond en regardant le fond de son verre, les épaules rentrées, le regard triste.

- Elle t'en veut ? demanda Corbo après un silence compatissant.

- Je ne sais pas si elle sait ce que j'ai fait, dit le guerrier quand une larme roula sur sa joue. Si elle l'apprenait… »

- De toute façon, il est trop tard pour regretter. Pour vous deux. Toi tu n'as pas voulu la trahir, mais tu l'as condamné. Elle a voulu fuir l'île, elle y est maintenant enfermée. Franchement, je trouve ça bête que vous en restiez là tous les deux. »

- Que veux-tu que je fasse ? J'arriverai jamais à la libérer ou même à me pardonner ce que j'ai fait… et quand bien même ! Imagine qu'elle réussisse à se libérer, j'aurai à jamais ce sentiment de culpabilité, je perdrai son amitié, et je ne la reverrai plus en sachant cela. »

- Ma foi, si t'as peur de bousculer les choses pour elle après tout ce qu'il s'est passé, je comprendrais qu'elle t'en veuille. Et puis, peut-être tout est réellement perdu comme tu t'acharnes à le croire. Je veux dire… personne la laissera partir après ce qu'elle a fait. Le Chef, les gens qui ont perdus des êtres chères à cause d'elle. Ceux qu'elle a déçus… »

Varek rumina pendant quelques minutes puis il réalisa ce que voulait dire Corbo. Ou plutôt ce que ses paroles provoquaient en lui. Un profond refus.

- Ça ne peut pas quand même pas se terminer comme ça pour elle… si ? Il doit bien avoir quelque chose à faire ?... »

Le tavernier fixait la table sans réellement la voir. Quand le blond leva les yeux vers lui en quête de réponse, il haussa les sourcils et dit avec un brin d'indifférence :

- Rien n'est impossible à faire, si tu veux mon avis. »

- T'as pas une idée ? »

- Je suis pas sûre de pouvoir aider un cas pareil, ricana le conteur. Mais j'adorerai. Et j'aimerai tellement entendre les raisons d'une telle folie. »

- Si tu savais… personne ne la croirait aussi romantique. Au sens Astrid du terme bien sûr. »

- Alors là, tu m'étonne, fit Corbo, les yeux agrandit par la surprise.

- Elle ne me l'a jamais révélé, jamais. Mais je crois qu'elle manigançait des choses au même titre qu'Harold, le fils du Chef. Une histoire avec les dragons. Le retour d'Harold expliquerai beaucoup de choses alors. »

- Que cherchait-elle à faire ? »

- Je ne sais pas, mais il y a dix ans, elle a brusquement changée quand il a disparu, fit Varek d'un air affligé. Elle reprochait à tout le monde d'avoir fait souffrir un innocent. »

- Je ne comprends pas grand-chose d'elle, mais une chose est sûre. A l'heure qu'il est, certains sur Beurk ont peut-être déjà prié les dieux pour que jamais elle n'aille au Valhalla, et pas pour qu'ils soient pardonnés pour avoir chassés un pauvre enfant de l'île. »


Nouvelle partie terminée !

En attendant la prochaine, je peux vous rediriger vers ma seconde fanfiction. C'est aussi une HTTYD, un peu plus sombre, où Harold est ennemi juré des dragons et des dragonniers ! J'y ai ajouté un nouveau concept également, n'hésitez pas à aller jetez un coup d'œil ! ;)

Dites-moi ce que vous pensez de l'histoire jusque-là, toutes les reviews sont permises, les retours honnêtes sont les bienvenues.

Sur ce, je vous dit à la prochaine !

Merlin's Ghost.