N.D.A :
Bonjour,
Je suis toujours hyper à la bourre pour tout, donc je vous laisse ce nouveau chapitre et je promets de prendre un temps pour répondre au reviews et de lire les fictions que je suis dès que je suis en congés.
Bonne journée et bonne lecture,
Elishae
Chapitre 27 : Caverne, lac et potion
Comme chaque année, la douceur du printemps fit place à la chaleur de l'été et l'anxiété des examens, et même les Buses de l'an dernier ne semblaient pas avoir calmé Hermione sur ce sujet. Elle avait passé ses vacances de printemps à Poudlard, à réviser aussi frénétiquement que si elle repassait sa graduation de cinquième année. Les autres avaient bien tentés de la rassuré, et de lui rappeler que les Aspics n'étaient que l'année d'après, rien n'y faisait et la jeune née-moldue leur sappa franchement le moral, du début des vacances jusqu'aux premiers jours des épreuves.
– Et bien, une bonne chose de faite ! se réjouit Pansy en sortant de l'épreuve d'arithmancie, la dernière, en se frottant les mains.
– Tu l'as dit, maintenant je vais me coucher et que personne ne me dérange avant lundi matin, répondit Drago.
– Même pas Elie ? demanda sournoisement son amie.
– Je la séquestre avec moi, répondit le jeune homme, un sourire en coin.
– Ouai, je reconnais bien là le psychopathe tapit en toi, rit la brune, mais je doute qu'Eiden et Severus te laisse faire.
– Den sera occupé avec Blaise, rétorqua l'héritier Malfoy, et Severus a des copies à corrigés.
Et c'était bien fait pour lui, on n'avait pas idée de faire un examen aussi difficile. Les Aspics c'étaient l'année prochaine non de Merlin ! Drago lui souhaitait bien du mal avec sa montagne de copies !
– Je crois qu'Hermione panique, signala sa meilleure amie en désignant l'autre fille d'un geste desepérée.
– Quoi encore ? Si on l'écoute, elle a foiré toutes ses épreuves, alors qu'on sait tous qu'elle sera la meilleure de notre année, comme tous les ans depuis notre arrivée ici.
Ils s'arrêtèrent pour laisser la griffondor et Elie, qui l'accompagnait, les rattraper.
–Tu ne te rends pas compte, El, je suis certaine de mettre tromper dans le calcul de base, et donc toutes ma colonne est fausse.
La blonde sourit, sans prendre un seule instant son amie au sérieux.
– J'en doute, Mione, mais même si c'est le cas, tu auras tout de même la moitié des points dû au résonnement.
– Oui mais s'il est faux aussi !
L'autre secoua la tête, souriant toujours.
– Oh allez on arrête de parler de cela, on n'aura pas les résultats avant les vacances de toute façon, dit Pansy en l'entendant.
Hermione voulu répliquer mais la jeune femme la coupa en lui prenant le bras et en l'entrainant dans une conversation totalement futile sur la robe affreuse que portait l'une des serdaigles pendant l'épreuve.
Ils prirent la route du parc, où les autres, qui n'avaient pas à passer cette épreuve les attendait, dans un coin reculé sur les rives du lac. Eiden et Ron jouaient comme des enfants dans l'eau tandis que Blaise, Neville et Théo se prélassaient dans l'herbe profitant des rayons du soleil. Leur dernier examen c'était terminé le matin même, ils avaient eu tout le temps de paresser comme ils l'entendaient.
– Alors l'arithmancie ? interrogea Blaise.
Hermione voulu ouvrir la bouche mais Pansy fut plus rapide.
– Ça a été.
Le garçon hocha la tête et dissimula un sourire. Fort heureusement un cri de Ron coulé par Eiden détourna l'intention de la née moldue et elle ne songea pas à reprendre ses lamentations. Au grand désespoir de tous, ces deux idiots, après avoir été à plusieurs soirées de Slughorn ensemble, n'avaient absolument rien tenté l'un envers l'autre et se contentait de se tenir ensemble, gênés et un peu stupides. Ron continuait de faire de bouder dès qu'Hermione évoquait Victor Krum et la jeune femme de quitter la pièce quand Lavande faisait du gringue à Ron. Mais aucuns ne se décidait à parler à l'autre, bien qu'ils aient été fortement encouragés par leurs amis. Une belle paire d'imbéciles.
– Et El tu viens ? Elle est super bonne ? cria Eiden.
La baignade finit en bataille rangé et tous finir trempés, même ceux qui n'avaient pas approchés le lac. Ils s'apprêtaient à rentrer lorsque qu'un seconde année vient les trouver.
– Le professeur Dumbledore voudrait voir Monsieur Malfoy et Monsieur Rogue, fit-il.
Les deux jeunes gens échangèrent un regard, ignorant ce que Dumbledore leur voulait, puis ils saisirent de leurs affaires et gagnèrent son bureau, les cheveux encore humides et sentant un peu la vase. Contrairement à leur interlocuteur, qui semblait comme toujours parfaitement serein et vêtu d'une de ses robes ornés d'étoiles d'argents. Les manches longues de l'habit dissimulaient sa main mutilée et il souriait doucement. A le voir, on n'aurait pas dit qu'une si horrible année venait de se passer. Par la fenêtre, on pouvait voir le soleil qui se couchait doucement, ses rayons illuminant le parc de rouge et d'or.
– Messieurs, les accueillit le vieil homme. Asseyez-vous.
Ils s'exécutèrent mais le directeur ne les informa pas plus de la raison de leur présence.
– Nous allons attendre Severus, déclara-t-il posément.
Le potionniste arriva peu de temps après, fort heureusement, mais il ne semblait pas en savoir plus qu'eux sur la situation.
– Je pense avoir découvert l'une des caches des horcruxes de Voldemort. Et je voulais te proposer, Eiden, d'y aller avec moi.
Le jeune homme fut saisit d'abord de surprise, puis il risqua un regard vers son père qui, si la nouvelle ne semblait pas lui plaire, ne tenta pas de le retenir.
– Je le veux Monsieur, déclara le garçon.
– Bien, fit le vieillard en le sondant de ses yeux perçant à peine voilé par ses lunettes en demi-lune. Ce qui signifie donc que je vais quitter le château ce soir.
Si Eiden ne comprit pas en quoi son absence était si importante, Drago lui saisit immédiatement :
– Alors c'est ce soir que cela se passe, murmura-t-il.
– Oui Drago, c'est ce soir.
Le garçon pâlit mais opina, résolut. Au moins, tout se finirai ce soir, d'une façon ou d'une autre … Severus posa une main secourable sur son épaule en guise de soutien et Eiden demanda, confus :
– Que va-t-il se passer ce soir ?
– Ce soir, lorsque toi et le professeur Dumbledore partiront à la recherche de cet horcruxe, moi je … je ferais entrer les mangemorts dans l'école, expliqua le compagnon de sa sœur.
– Quoi ?!
– C'est la meilleure chose à faire Eiden, il faut profiter de cet opportunité, répondit calmement Dumbledore.
– Mais les élèves …
– Je ne mettrais pas en danger mon école et ceux qui y vivent Eiden. L'Ordre va être prévenu, le château ne sera pas sans défense. Mais nous devons donner le change et Voldemort ne dois pas croire que Drago nous a mis au courant. Tu comprends ?
– Il y a quand même des risques, souffla le garçon.
– Oui c'est vrai, il y en a. Tout comme il y en a pour toi qui veux venir avec moi, répondit le vieil homme.
– Pour moi ce n'est pas pareil, répliqua Eiden.
Dumbledore sourit.
– Nous sommes préparés mon garçon, nous allons faire en sorte que tout se passe au mieux.
Il se releva et leur adressa l'un de ses regards pénétrants.
– Maintenant Messieurs, retournez à vos dortoirs. Il y a fort à faire. Retrouvons nous ici à 21h.
Les deux garçons quittèrent la pièce, non sans une pression paternelle du potionniste sur l'épaule de chacun.
– Il faut prévenir Elie et Blaise, fit Drago dès que la porte fut refermée. Et les autres.
– Oui, opina le jeune homme brun, ils doivent être au courant, et un peu de renfort à l'Ordre serait le bienvenu.
Drago hocha la tête, mais il semblait aux yeux d'Eiden prêt à s'effondrer.
– Est-ce que ça va ? s'inquiéta le fils Rogue.
– Oui, oui, j'ai seulement du mal à croire que c'est pour ce soir. Je ne sais pas trop si je suis soulagé ou paniqué. Et toi ? Comment tu gères ça ? Cette expédition avec Dumbledore ? s'enquit le blond alors qu'ils s'étaient mis en marche.
– J'ai hâte en fait, qu'on le trouve et qu'on le détruise. Qu'il y en ait un de moins. J'avais le sentiment que rien n'avançaient ces derniers mois, mais ce soir …
– Tout comme moi, répliqua doucement l'autre garçon.
Eiden acquiesça et sortit de sa poche l'un des galions enchantés. Rapidement il convient d'un rendez-vous vingt minutes plus tard avec Ron, Hermione, Ginny et Neville à la salle sur demande et ils se dépêchèrent de retourner à leur dortoir.
— Qu'est-ce qui se passe ? interrogea Blaise à leur retour.
— Dumbledore quitte le château ce soir, il emmène Eiden et moi je vais en profiter pour en terminer avec tout cela, expliqua Drago avec une fermeté et un aplomb remarquable.
— Il en a trouvé un ? demanda Pansy, surprise.
— C'est ce qu'il pense en tout cas, nous allons le récupérer et tenter de le détruire, répondit le fils de Severus.
Blaise lui adressa un regard nerveux à ces paroles et tendit la main pour se saisir de la sienne. Il a serra un peu, tâchant d'endiguer son angoisse. Il savait que c'était important pour Eiden d'être avec Dumbledore pour cela, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Cela semblait tellement dangereux.
— Le Directeur est en train de prévenir l'Ordre pour lui demander de patrouiller et de se tenir prêt, ajouta l'héritier Malfoy.
— On va y aller aussi, je vais prévenir tout de suite Anton, dit sa petite amie. Quelques combattants de plus ne seraient pas une mauvaise chose.
Elle se leva de son assise pour se saisir de son gallion et envoyer un message à son bêta.
— Vous n'êtes pas obligé de participer à tous cela, fit Drago en regardant sa petite amie faire.
Pansy leva les yeux au ciel et ne prit même pas la peine de répondre.
— On devrait aussi prévenir les griffondors et l'AD.
— Déjà fait pour les griffondors lui apprit Eiden. Mais on peut le faire avec l'AD, que les plus vieux cependant.
Puis il se détourna pour préparer ses affaires, il n'avait que peu de temps avant de rejoindre les autres et de partir. Fouillant dans sa valise, il en sortit des vêtements adéquats, une sacoche de potions préparé par les bons soins de Drago, Elie et Théo pour de telles occasions et fourra sa carte enchantée dans les mains de sa sœur.
— Vous allez avoir besoin de cela.
Elle opina et entreprit de se changer elle aussi. Revêtant un pantalon noir de toile solide et une tunique longue de la même couleur et passa à son épaule une des besaces de cuir emplit de potion. Glissant deux poignard dans sa ceinture elle déclara :
— Je passe au bureau de papa et je vous rejoins dans la salle sur demande.
Les autres acquiescèrent et elle murmura à son frère avant de partir :
— Ne pars pas sans me dire au revoir.
Elle se hâta ensuite de rejoindre les appartements de ses parents, vides à cette heure. Severus devait encore être avec le Directeur, mais elle ignorait où était Rose. elle n'eut cependant pas le temps de s'en inquiéter que déjà la cheminée flamboyait, laissant apparaitre un Anton vêtu d'un habit semblable au sien. Il sourit en la voyant et lui offrit une solide accolade.
— Hey petite louve, premier combat ensemble !
— Ne sois pas si heureux, cela va être dangereux, répliqua Elienor, mais elle souriait aussi cependant.
— Je suis simplement heureux d'être à tes côtés.
— Moi aussi, fit-elle le poussant du coude. Qui viendras ?
— Aksel, Eryn, Félicia, Fleur, Amadeo, Yves et Meriel.
Elie fronça les sourcils.
— Meriel n'est pas une combatante.
— Non mais elle est très douée en soins et Pomfresh pourrait avoir besoin d'aide. Allen et Andrea on demander à être là aussi mais je voulais avoir ton avis.
— Tu penses qu'ils peuvent tenir tête à des mangemorts.
Anton soupira.
— Ils ne sont pas encore prêt, mais ils viennent de cette école et ceux de l'AD ne le sont pas non plus.
Elie hocha la tête.
— Je suppose que l'on ne peut pas les laisser de côté.
— On peut placer les moins expérimentés en gardiens et surveillance, le plus à l'écart possible des combats.
— Ça semble bien, approuva-t-elle.
Ils se rendirent ensuite à la Salle sur demande où les autres étaient déjà rassemblés. Ils avaient récupéré une carte de Poudlard et étaient occupés à élaborer une stratégie.
— Bien, Drago va faire entrer les mangemorts par ici et il est prévu qu'Eiden et Dumbledore reviennent à l'école par la tour d'astronomie. Un certain nombre de mangemorts les rejoindront surement mais on ne sait pas combien, ni ce qu'on prévu les autres.
— Voldemort ne m'a évidemment pas fait part de son plan, déclara froidement le blond, je dois juste mener un groupe à Dumbledore.
Eiden attrapa sa sœur en passant et déclara en la serrant contre lui :
— Je vais devoir y aller, El.
— Sois prudent, fit la jeune femme.
— Sois prudente aussi et tout ira bien.
Ils se séparèrent mais aussitôt Eiden fut collé contre un torse musclé. Respirant l'odeur de son compagnon il déclara :
— Je ferai attention si tu le fais.
Blaise le sera un peu plus.
— Je n'aime guère cela.
— Tu crois que cela ne me m'inquiète pas que tu sois plongé dans une bataille en pleine école ? interrogea le brun en l'embrassant doucement.
— Ce n'est pas pareil, je ne serais pas seul moi et nous sommes préparé et nombreux.
Il partit ensuite rapidement pour son rendez-vous avec le Directeur.
— Tu es prêt Eiden ? interrogea Dumbledore alors qu'il arrivait.
— Oui Monsieur.
— Allons-y alors.
Le vieil homme lui tendit son bras et ils transplannèrent, privilège du Directeur. Quelques secondes plus tard, Eiden se retrouva au milieu de ce qui semblait être une tempête, sur une côte battu par les vents et la pluie.
— Où sommes-nous ?
— Tu as déjà vu cet endroit, dans la pensine. C'est là que Voldemort a emmené ces deux camarades pour les terrorisés.
— On peut comprendre pourquoi.
L'endroit était lugubre, froid et effrayant. La falaise était aigu et vertigineuse, s'ouvrant sur un ensemble de récifs cruels qui dressaient leurs arrêtes coupantes au milieu des flots tourmentés. Pas vraiment un lieu de villégiature agréable et Eiden n'imaginait pas qui pouvait avoir eu l'idée d'y emmener des enfants en vacance.
— La grotte est par là, indiqua Dumbledore et ils descendirent prudemment.
Ils durent entrer dans l'eau glaciale et nager un moment avant de pouvoir atteindre leur destination. L'eau était agité et fraiche mais Eiden parvint à s'en sortir sans trop de mal, il n'avait jamais été un excellent nageur, mais ces nouvelles capacités, ainsi que sa meilleur tolérance au froid, l'aidait bien dans cette situation. Dumbledore, aussi surprenant que cela puisse être considérant son âge et son état, sans sortait également, nageant devant lui avec une agilité que le plus jeune lui enviait un peu. Ils entrèrent dans un tunnel sombre et purent finalement poser le pied à terre, débouchant dans un endroit rocheux et humide où subsistaient des flaques d'eau salé. Mais aucune ouverture n'était visible.
— Professeur ?
— La magie, Eiden, même lorsqu'elle veut dissimuler, laisse des traces.
Le jeune homme ne semblait pas comprendre mais il laissa le vieillard faire son petit manège, faire le tour de l'espace en caressant les murs, semblant chercher quelque chose. Eiden aurait bien voulu l'aider, mais il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait bien chercher. Il se contenta donc de l'attendre sagement, assis sur une grosse pierre et fit sécher d'un sort ses vêtements et ceux du directeur pour passer le temps. L'homme le remercia à mi-voix mais continua son inspection des parois.
— Ah ici, murmura-t-il finalement alors qu'une arcade apparaissait sur la pierre sombre.
— Vous avez trouvé, Monsieur ! s'exclama Eiden en se levant d'un bond.
— En effet, sourit le directeur, même si je ne sais toujours pas comment passer.
Le vieillard passa sa main sur les lignes blanches, pensif, et secoua finalement la tête, l'air un peu déçu.
— Monsieur ?
— Il faut payer pour entrer, déclara l'autre, toujours dédaigneux.
— Payer Monsieur ?
— Oui, avec du sang. C'est tellement grossier !
L'adolescent fronça les sourcils. Grossier ? Est-ce que Dumbledore considérait la magie du sang comme grossière ? Rose lui avait expliqué que les sorciers, et surtout les anglais, pensaient qu'une telle magie était négative, mais il ne pensait pas que le Directeur puisse être aussi fermé. Lui-même avait appris plusieurs enchantements de ce type et il était certain qu'ils lui seraient un jour très utile. Mais il avait eu plusieurs fois la preuve que Dumbledore ne connaissait rien de son peuple alors … Le vieil homme sembla comprendre ces pensées cependant car il sourit et continua :
— Je ne dis pas que la magie du sang est grossière Harry, je sais que de bonnes choses peuvent en résulter et que les gens comme toi en usent beaucoup. C'est seulement celle-ci et ce que Voldemort en fait qui est gossier. Vois-tu il pense que l'on doit faire un sacrifice si l'on veut entrer et ainsi obliger celui qui passe à se blesser, à s'affaiblir. Tom n'a jamais pu comprendre qu'il existait des choses pires que les blessures physiques ou mourir.
Eiden était d'accord mais il estimait tout de même que si l'on pouvait éviter de souffrir, c'était tout de même mieux. Plonger dans ses pensées il releva la tête à l'éclat d'argent produit par le poignard sortit par le professeur.
— Monsieur qu'est-ce que vous …
L'homme leva sa lame et le plus jeune l'arrêta.
— Non monsieur, je vais le faire !
— Merci Eiden mais ça ne sera pas nécessaire, sourit le vieil homme. Ton sang vaut plus que le mien.
Une nouvelle fois le garçon ne comprit pas vraiment, mais Dumbledore ne lui en laissa pas le temps et s'ouvrit le bras pour ouvrir l'arcade. Un peu de sang projeté et la paroi se volatilisa, laissant apparaitre un tunnel sombre qui débouchait sur une caverne vaste, quoique plongée dans l'obscurité. Des relents d'humidité, de vase et de pourriture virent chatouiller le nez d'Eiden qui tentait d'appréhender la taille de l'endroit en humant les courants d'airs. Un grand lac envahissait l'endroit, surmonté d'un amas rocheux en son centre, nimbé d'une lueur verdâtre, malsaine. Malgré ses bons yeux, Eiden ne parvenait à en distinguer plus, ce qui le fit s'interroger sur la magie du lieu, qu'il sentait surchargée. L'obscurité était anormalement épaisse.
— Avançons mon jeune ami, veux-tu ? Et prend garde à ne pas toucher l'eau.
Eiden s'en serait abstenu, même sans le conseil de son directeur, cette onde ne lui disait rien qui vaille, pas plus que cet endroit d'ailleurs. Pourtant, il était certain qu'une magie sombre était à l'œuvre et certainement l'horcruxe au vu de ce qu'il ressentait.
— Tu le sens aussi n'est-ce pas ? interrogea Dumbledore.
— Oui Monsieur.
— Nous sommes au bon endroit semble-t-il. A ton avis, mon cher Eiden, où est ce que nous cherchons ?
— Sur le petit îlot je pense, il semble être l'épicentre du mal de cet endroit.
Le vieil homme hocha la tête.
— Cependant, je me doute que ce ne sera pas aussi facile de le récupérer que de simplement aller là-bas et le prendre. Voldemort aura surement posé tout un tas de protection en vue d'un éventuel voleur et j'ignore comment nous allons traverser cette eau, elle me semble fort sinistre, je ne la toucherai pour rien au monde.
Le professeur Dumbledore sourit, visiblement fier de son élève.
— Oh pour cela j'ai peut-être une solution.
Il agita sa baguette et tira des profondeurs un bateau verdâtre, juste assez grand pour les contenir tous les deux.
— Vous croyez que c'est sans risque ? interrogea le fils de Severus.
— Je le pense oui. Il fallait une solution sûr pour Voldemort si par malheur il devait venir récupérer l'horcruxe.
Ça semblait sensé et de toute façon ils étaient venus pour cela alors … Le jeune monta précautionneusement dans la barque et aida le directeur à en faire de même. Une fois qu'ils furent installés, le bateau se mit en mouvement de lui-même, en direction de l'îlot. Le trajet, bien qu'inconfortable, fut heureusement court. Mais il laissa tout de même le temps à Harry de découvrir que le lac était habité. Enfin habité n'était pas le bon mot, puisque ces habitants n'étaient autre que des cadavres, flottant à quelques centimètre sous la surface.
— Monsieur, est-ce que ce sont des inféri ?
— Oui Eiden.
— Ils ne sont pas là pour la décoration n'est-ce pas ? Ils ne vont pas se contenter de flotter tranquillement lorsque nous aurons récupéré l'horcruxe ?
— Je ne crois pas en effet, mais ne nous en soucions pas pour le moment. Tu sais ce que craignent les inféri, Eiden.
— Le feu, murmura le jeune homme.
L'autre opina et le bateau percuta doucement la berge.
— Nous voici arrivé, fit tranquilement Dumbledore, comme si tout ceci n'était qu'une agréable promenade.
Ils mirent tous les deux rapidement le pied sur la berge rocheuse. Au centre de ce minuscule îlot trônait une sorte de piédestal et un petit bassin de pierre, emplit de liquide. Et au vu des vagues de magie noire qui s'en échappait, c'est là que se trouvait l'horcruxe. Le directeur semblait penser la même chose puisqu'il s'approcha et contempla l'eau, sn nez aquilin très prêt de la surface. Il essaya ensuite toute sorte d'enchantement qui n'eurent aucun effet, pas plus qu'il ne put toucher la surface.
— Approche Eiden, essaye de toucher cette chose.
Il ne le put, c'était comme si l'air se solidifiait sous ses doigts, l'empêchant de toucher le liquide. Il sentait sur sa peau cependant que cette chose n'avait rien de bon, la magie noire lui picotait les doigts.
— Bien bien, on ne peut vider, faire disparaitre, transmuter ou changer cette eau, je pense donc que la seule solution et de la boire.
— Pardon Monsieur ? fit l'héritier Rogue comme si le vieil homme lui avait proposé de boire du titanium. Cette chose est terriblement néfaste.
Le directeur chassa ces paroles d'un geste de la main.
— Certes, Eiden, mais je pense que c'est la seule solution. Et Voldemort ne voudrait pas tuer la personne qui serait arrivé jusqu'ici, du moins pas immédiatement, il voudrait savoir comment il avait trouvé l'endroit et deviné pour les horcruxes. Je ne pense pas que cette potion soit mortelle.
Il y avait un peu trop d'incertitude pour Eiden là-dedans et il le dit à Dumbledore. Mais le Directeur fit apparaitre une coupe et la plongea sans résistance dans la vasque, l'emplissant de liquide.
— Eiden, je t'ai autorisé à venir uniquement si tu obéissais à mes ordres, tous mes ordres, tu te rappelles ?
Le garçon opina très lentement, se demandant où tout cela allait mener.
— J'ignore ce que va provoquer cette mixture, paralysie, souffrance, amnésie, folie … Mais quel que soit la tournure que prendront les événements, tu devras me forcer à continuer et à boire toute cette potion.
— Non … je ne peux pas vous faire promettre cela.
Faire souffrir quelqu'un, le forcer, c'était au-dessus de ces forces et même si Dumbledore avait fait des erreurs et qu'il était encore très en colère contre lui, jamais il n'aurait désiré lui faire subir de telles choses.
— Rappelle-toi ce que tu m'as promis Eiden. De m'obéir coûte que coûte.
— Oui mais …
— Non, pas de mais, je dois boire cette chose, c'est le seule moyen. Il nous faut l'horcruxe pour détruire Voldemort.
— Je peux la boire, moi, lança le jeune homme en avançant un peu.
— Sans vouloir te vexer Eiden, je suis plus habile, plus mature et surtout beaucoup moins important que toi, je vais le faire, pas toi.
L'adolescent ouvrit la bouche pour protester mais Dumbledore le fit taire d'un geste de la main impatient.
— Tu as promis mon garçon.
Sans plus de cérémonie, le vieil homme leva légèrement la coupe vers lui, comme pour lui porter un toast et la but d'un trait.
— Monsieur ?
Dumbledore avait les yeux clos et ne répondait pas. Mais Eiden ignorait si c'était par ce qu'il ne le voulait pas ou si il ne pouvait pas le faire. Cependant le professeur finit par bouger et replongea la coupe plusieurs fois sans ouvrir à nouveau les yeux. Puis il tangua, heurta le bassin de pierre et commença à divaguer, à la plus grande inquiétude d'Eiden qui se força cependant à remplir la coupe à nouveau.
— Monsieur, vous devez boire.
— Non, souffla le vieillard.
— Si Monsieur la promesse vous vous souvenez ?
Il dû insister encore mais finalement l'autre s'exécuta et Eiden recommença.
— Non, non je ne veux pas, vous ne devez pas me forcer, plaida le vieil homme.
Serrant les dents l'autre insista encore, lui collant la coupe sous les lèvres. Il se détestait de faire cela mais Dumbledore ne lui avait pas franchement laissé le choix. Il s'excusa de nombreuses fois et parvint à faire boire une nouvelle coupe à son directeur qui se mit à franchement divaguer.
— Non, s'il vous plait, prenez moi, pas eux … S'il vous plaît … Ne leur faîte pas de mal ! S'il vous plait …
Les supplications du vieux professeur étaient terribles à entendre et Eiden se sentait comme un monstre de lui infliger cela, mais il continua de le faire, contraignant presque physiquement l'homme à boire.
— C'est ma faute, se lamentait le vieillard. Tout est de ma faute.
Puis il se mit à supplier qu'on lui pardonne, qu'on cesse de le torturer et qu'on le cesse de le faire boire. Puis il se mit à pleurer, ce qui toucha Eiden bien plus que tout le reste, mais il but encore. Le bassin était presque vide.
— Je veux mourir ! cria finalement le directeur. Qu'on me tue !
— Cette coupe vous tuera, promit le garçon, au bord de la nausée.
— Qu'on me tue, je vous en supplie tuez-moi, continua le vieil homme, blafard, les yeux fermés et les mains agitées de tremblements.
— Buvez, cela vous tuera.
L'homme prit donc la coupe et la vida d'un trait. Pendant une seconde il ne se passa rien puis il tomba, face contre terre.
— Non ! cria l'adolescent.
Il sauta près du directeur et le secoua durement.
— Non, vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas !
Il chercha à tâtons un pouls mais tout emplit de terreur il ne le trouva pas.
— Non, vous aviez promis que ce n'était pas du poison ! sanglota le jeune homme en appuyant deux doigts contre son cou.
Il faisait presque entièrement noir à présent dans la caverne, comme si la lumière avait baissé au fur et à mesure des verres bus par Dumbledore.
— Vous aviez promis, chuchota Eiden.
Finalement, pour son plus grand soulagement, il trouva un pouls, faible et irrégulier, mais un pouls tout de même. Chuchotant un sortilège de revigor, il attendit, dans l'expectative, et finalement Dumbledore ouvrit les yeux, difficilement.
— Monsieur ?
L'homme ne sembla pas réagir et le plus jeune renouvela son appel.
— Monsieur ?
Le vieil homme fit un peu claquer ses lèvres, comme un nourrisson et croassa :
— De l'eau.
Le jeune homme se précipita pour en trouver, tenta des sortilèges mais rien ne fonctionnait. Son regard tomba finalement sur la surface sombre du lac et il secoua la tête.
— Mauvaise idée, murmura-t-il.
Mais il était cerné, il n'avait pas vraiment le choix, toutes ces tentatives s'étaient révélées sans effet. Alors à contrecœur, il s'approcha du bord et plongea la coupe dans l'eau avant de la ramener à son professeur.
— Tenez Monsieur, de l'eau. Buvez !
Mais le vieil homme était faible et une partie de l'eau coula sur son visage. Cela semble lui faire du bien pourtant, il cligna des yeux et serra les lèvres mais semblait plus présent. Il se releva d'ailleurs légèrement et un bruit d'éclaboussure attira le regard du fils Rogue de l'autre côté de l'îlot.
— Qu'est-ce que … fit-il.
Un cadavre blanchâtre se dresser juste derrière eux tendant le bras vers Eiden comme s'il voulait l'étrangler. Il n'était d'ailleurs pas le seul, l'eau, précédemment si tranquille, était à présent agité de remous et des inféri sortaient de tous les côtés, les entourant de toutes parts. L'adolescent se saisit de sa baguette et la pointa un peu maladroitement devant lui.
— Tenō, cria-t-il, balançant le premier sort qui lui venait à l'esprit.
Un sort de flamme heurta le tronc de l'inférius le plus proche et celui-ci tomba, malheureusement bien vite remplacer par un autre.
— Tenō, Tenō, hurla à nouveau le garçon, mais les créatures étaient trop nombreuses.
Butant sur le corps avachit du directeur, Eiden leva la main, comme pour se protéger et cria à nouveau, un autre mot en celtique.
— Aidu !
Ce dernier sort fut plus efficace, une nuée de flamme sortirent de sa baguette, repoussant les premières lignes d'inféri.
— Monsieur, Monsieur relever-vous ! supplia-t-il en le secouant de son autre main, sans cesser de balancer des sortilèges.
La situation commençait vraiment à être critique lorsqu'un murmure se fit finalement entendre et un anneau de feu s'éleva tout autour de l'île, rouge et or, qui repoussa toutes les créatures. Eiden s'empara du bras du professeur et l'aida à se hisser sur ses jambes et le porta à moitié jusqu'au bateau, non sans avoir récupéré l'horcruxe au passage. Ils n'avaient pas fait tout ceci pour rien. Un inféri tenta de les empêcher de monter à bord, mais Eiden lui balança un autre sort qui brula la créature si fort que son corps se carbonisa avant de tomber dans l'eau. Fort heureusement se fut le seul, l'anneau de feu de Dumbledore les suivirent tout le long du trajet, les protégeant des cadavres jusqu'à ce qu'ils atteignent la berge et que les créatures regagnent l'eau, comme si de rien n'était.
— Beau sortilège, Eiden, murmura le vieil homme, je ne l'avais encore jamais vu.
— C'est du celtique, répondit machinalement le plus jeune, j'ai un peu paniqué.
— C'est tout à fait compréhensible, continua le directeur sur le même ton.
Le vieillard chancelait et était presque aussi pâle que les cadavres du lac.
— Je me sens un peu faible, souffla-t-il.
— Je vais vous aidez à sortir Monsieur.
Il reprit l'homme contre lui et passa son bras sain sur ses épaules. Ils firent le chemin en sens inverse tant bien que mal, soufflant tous les deux.
— En réalité les protections étaient très bien pensées, je n'aurai pu y parvenir seul, tu as été très bien Eiden.
— Chut, ne parlez pas.
Il avait peur que l'homme ne s'effondre s'il faisait le moindre effort supplémentaire. Sa voix tremblait, tout comme son corps, il soufflait comme si son cœur pouvait s'arrêter à tout moment et même parler semblait une épreuve insurmontable. Il le traina donc à moitié jusqu'à l'arcade qui c'était refermée.
— L'arcade … murmura l'homme, mon couteau …
— Inutile, souffla le garçon, je me suis blessé tout à l'heure.
Il frotta sa peau ensanglantée contre la pierre et elle se volatilisa.
— Tout va bien se passer Monsieur, je vais vous aider à nager, fit-il en entrant avec lui dans l'eau glaciale.
— Je ne m'en fais pas, j'ai confiance en toi, chuchota l'homme avant qu'ils ne plongent tout deux.
Comment ils avaient pu atteindre l'endroit de leur arrivée, Eiden ne le savait pas. Il avait tiré le directeur dans l'eau comme il le pouvait, ses capacités en nage étant ce qu'elles étaient, mais ils l'avaient fait finalement et Dumbledore les fit transplanner en haut de la tour d'astronomie, où il s'effondra contre le mur.
— Eiden … souffla le vieil homme mais l'autre ne lui prêta aucune attention.
Car juste au-dessus de leur tête flottait la marque des ténèbres.
— Eiden …
L'adolescent se retourna finalement, le cœur emplit de crainte. Qui était mort ? Drago avait-il été découvert ?
— La marque … commença le garçon.
— Je sais … soupira le professeur.
— Ne bougez pas Monsieur je vais chercher de l'aide.
Eiden revêtit sa cape, qu'il avait emportée avec lui et voulu courir chercher de l'aide mais la porte s'ouvrit à la volée et il sentit un sort le pétrifier sur place, dans la pénombre, juste avant que la baguette de Dumbledore ne lui échappe.
