N.D.A :

Bonsoir je suis enfin un peu moins sous l'eau donc j'ai lu tous commentaires (merci infiniment pour cela d'ailleurs) mais je ne vais plus y répondre à présent, cela n'aurait pas beaucoup de sens. En revanche je le ferais à partir de maintenant.

Une fois encore, merci beaucoup à tous ceux qui lisent et commentent.

Elishae


Chapitre 31 : Célébration

Il fallut attendre le matin pour que Pansy revienne à la conscience, de manière assez brusque d'ailleurs. Elle paniqua immédiatement et Aksel serra doucement sa main et la rassura sans attendre.

— Tout va bien Pansy, tu es en sécurité, tout vas bien maintenant.

Elle s'agita dans son étreinte, alors qu'il avait prudemment posé son autre main sur son épaule pour éviter qu'elle ne se blesse.

— Il n'est plus là Pansy, tu es en sécurité.

Il continua à lui parler d'une voix apaisante et finalement la jeune femme se laissa retomber sur le lit, inerte.

— Aksel, souffla-t-elle, haletante.

— Oui, sourit-il.

Il avançant prudemment sa main et caressa doucement sa joue. Elle ne recula pas, ce qui fit agrandir son sourire.

— As-tu mal quelque part ?

Elle secoua la tête, et retint la main d'Aksel lorsqu'il la retira pour se saisir de sa baguette. Elle rougit de cette réaction impulsive mais qui cela sembla faire très plaisir au jeune homme qui joignit ses doigts aux siens avant de prendre sa baguette de l'autre main. Il la passa au-dessus du corps de l'adolescente, elle n'avait rien, pas physiquement du moins.

— Ça a l'air d'aller, déclara-t-il.

Elle renifla, se sentant idiote d'être aussi faible, elle avait désespérément besoin de se rassurer, même si Natale n'avait pas eu le temps de lui faire du mal. Aksel sembla le comprendre cependant car il s'assit sur le lit et la serra doucement contre lui. Elle ressentit immédiatement une chaleur bienfaisante et se laissa aller dans les bras de l'omega.

— Où est Elie ? s'enquit-elle finalement.

— Elle a dû partir tout à l'heure, régler un problème.

La voix d'Aksel était parfaitement maitrisée, mais Pansy comprit immédiatement.

— Il ne te fera plus de mal Pansy, Elie va s'en assurer.

— Pourquoi est-ce elle ? interrogea-t-elle en chuchotant, encore fortement éprouvée.

— Parce ce qu'elle est ton amie, et qu'en tant que chef de clan elle en a le droit, expliqua le jeune homme qui tentait visiblement de garder son calme.

— Que vas-t-elle lui faire ? demanda l'adolescente même si elle n'était pas certaine de vouloir savoir.

— Elle va s'assurer qu'il ne puisse plus jamais t'approcher.

La colère du danois s'accrut à nouveau et Pansy ne chercha pas à en savoir plus. Il finit d'ailleurs par s'éloigner doucement d'elle.

— Tu voudrais peut-être prendre une vraie douche ? demanda-t-il.

C'est vrai que maintenant qu'il le disait. Elle rassembla donc quelques affaires et sortit de la chambre, toujours accompagnée d'Aksel qui la laissa ensuite faire ses ablutions seule, ce dont la brune lui était reconnaissant, même si sa présence calmait beaucoup ses angoisses. Elle passa un long moment sous le jet, frottant sa peau sans pitié, tentant d'effacer à jamais le souvenir du contact du jeune corse. Elle finit cependant par sortir, la peau rougie mais un sentiment de mieux être enveloppant son cœur. Des éclats de voix venant de la terrasse attirèrent son attention et elle gagna le dehors, restant tout de même hors de portée de vue, peu pressé de faire face à d'autres, même ses amis.

— Je suis désolée Aksel.

Elie était celle qui avait parlée, vraisemblablement à peine rentrée. Elle avait les traits tirrés et portait encore ces vêtements de la veille, malmenés et Pansy, bien que les évènements de la veille l'aient traumatisée, eut peur qu'elle n'ait tué Natale. Elle ne voulait pas que son amie fasse une telle chose pour elle.

— Tu n'as pas à l'être El, rassura le concerné.

— Je sais que tu aurais voulu le faire toi-même.

— C'est ton droit Féline, pas le mien.

— Cela pourrait l'être bientôt, intervint Anton qui se tenait près de la blonde.

Aksel soupira.

— Ce n'est assurément pas le bon moment, avec ce qui s'est passé ….

— A quoi cela sert-il d'attendre encore, tu l'as bien assez fait … rétorqua l'égyptien.

— Je sais, répondit sèchement le jeune homme blond, je sais très bien que tout est de ma faute.

— Ce n'est pas ce que j'ai dit, déclara l'autre en posant une main réconfortante sur son épaule. Je dis simplement que rien ne sert d'attendre encore des mois.

— La situation n'est pas … commença le danois.

— La situation ne sera jamais favorable, le coupa Elie, nous sommes en guerre.

— Et si tu attends à nouveau, le problème finira par se reposer, renchérit l'égyptien.

Pansy ne sut jamais quel était ce problème, puisqu'elle se fit découvrir par les trois métis qui l'encouragèrent à les rejoindre.

Aksel lui offrit immédiatement un sourire, mais elle n'y répondit pas, inquiète de ce qu'elle avait pu entendre.

— Qu'as-tu fais à Natale ? demanda-t-elle à Elie.

— Rien qu'il n'ait mérité, répondit simplement la blonde, le visage de marbre.

La respiration de la jeune aristocrate se coupa brusquement et elle murmura :

- L'as tu tué ?

Elie secoua la tête.

— Aucun membre d'un clan ne sera jamais condamné à mort, nous ne croyons pas à cela.

— Mais l'as-tu fais tout de même ? répéta Pansy que le ton polaire de l'alpha ne rassurait pas.

— Non.

La brune expira l'air qu'elle ne c'était même pas sentit retenir. Un ombre passa dans les yeux d'Aksel en la voyant faire et il ne put empêcher ses lèvres de se serrer presque imperceptiblement mais il garda le silence.

— Il ne m'appartient pas de juger Natale et ce qu'il a fait, déclara placidement Elie. Personne ne peut être juge et parti.

— Mais alors ... commença son amie.

— Un conseil, formé de membres des deux clans se chargera de juger les actes de Natale, expliqua Anton. Ils se réuniront cette après-midi.

— Oh, fit seulement Pansy, incapable de savoir quoi penser de cette nouvelle.

— Je me suis cependant assurée qu'il ne puisse plus t'approcher, assura Elie d'une voix douce. Je ne l'ai pas blessé, j'ai seulement mis en place un puissant sortilège pour qu'il ne puisse pas t'approcher pour le reste de notre séjour ici. Et chacun de nos alliés pourra à présent l'identifier comme indésirable dans notre clan, jusqu'à ce que je change cet état de fait.

— Vas-tu le faire ? risqua la brune.

— Si il se repent sincèrement et que j'estime qu'il n'est plus un danger, peut-être. Mais pas avant un très long moment, c'est certain.

L'autre jeune femme en fut rassurée.

— Merci, souffla-t-elle.

— C'est mon rôle de protéger les membres du clan Pansy, même si cela aurait été heureux de le faire plus tôt ...

La brune protesta immédiatement :

— Rien de tout ceci n'est de votre faute.

Aksel voulu intervenir, mais elle ne le laissa pas faire :

— Natale est le seul responsable de ces actes, même si j'aurai dû être plus prudente.

Le danois dénia :

— Tu t'es opposée comme tu pouvais à ce ... il marmonna dans sa langue natale ce qui était probablement une injure mais que personne ne comprit.

— L'attraction métisse est très difficile à contrer, surtout dans cette situation, expliqua Anton qui jeta un regard au blond qui marmonna encore.

Elie sourit malgré elle en le voyant faire et dit :

— Bien, Anton et moi avant encore beaucoup à faire. Nous allons vous laisser. Il y a de quoi déjeuner sur la table Pansy si tu le désire.

Ils disparurent tout deux et la jeune fille s'attabla, plus par automatisme que par réelle faim. Aksel la suivie et la regarda un moment manger avant de demander :

— Veux-tu que j'appelle quelqu'un ? Un de tes amis de Poudlard ? Ils ne sont pas restés pour te laisser de l'espace, mais si tu ...

— Je suis très bien avec toi Aksel, répondit-elle.

Il lui offrit une de ses sourires éclatants.

— Mais toi tu ne veux peut-être pas jouer les babysitteurs, s'inquiéta-t-elle.

— Je suis très bien où je suis, déclara-t-il, souriant toujours.

Pour cacher son trouble la jeune fille baissa la tête sur son repas. Elle mangea ainsi un moment, en silence, puis Aksel demanda :

— Est-ce que tu vas bien ?

— Oui je pense. Il n'a pas eu le temps de me faire quoique ce soit.

— Il a déjà fait bien assez, murmura le blond, comme pour lui-même.

Elle termina simplement son bol de fruit, attendant qu'Aksel revienne à des humeurs plus légères puis rougissante :

— Je suis désolée de m'être accroché ainsi à toi. Hier et ce matin encore.

Repenser à son attitude l'emplissait de gêne, mais elle voulait tout de même s'excuser auprès de lui.

— Il n'y a aucun problème, assura-t-il. N'importe qui aurait agit de la même façon.

Et cette phrase, étrangement, sembla le replonger dans ses humeurs sombres.

— Je me sens en sécurité avec toi, finit-elle par avouer, pour l'en tirer.

Cela fonctionna, il la considéra un instant, la tête un peu penchée, les yeux brillants. Elle rougit à nouveau, se sentant stupide d'agir comme une stupide collégienne. Il ne releva heureusement pas.

— Veux-tu que je te montre l'un de mes endroits préférés ici ? demanda-t-il après un temps.

— J'en serais ravi, dit-elle, sincèrement.

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— Qu'en est-il de cette ordure finalement ?

Drago ne retenait pas sa haine. Pansy était comme sa sœur, il ne pouvait supporter que l'on s'en prenne ainsi à elle.

— Il est banni pour trois années dans un autre clan, en Afrique, un de ceux qui ne sont pas en contact avec les humains. Il doit travailler pour la communauté là-bas. Il ne pourra revenir que s'il se repent, mais il ne doit avoir aucun contact avec Pansy. Ni maintenant, ni à l'avenir, expliqua Blaise qui tenait Eiden par la taille.

Le blond fit une grimace, cela lui semblait loin d'être suffisant.

— Ce clan n'est pas connu pour ces mœurs tendres et ils vont lui inculquer le respect des femmes et des lois.

Drago renifla, pas convaincu.

— Ce n'est pas à nous de juger ou d'appliquer la loi, rappela Blaise. Le conseil et Orsu l'ont fait et Elie c'est assurée qu'il ne puisse plus approcher Pansy.

— Je ne l'envie pas, déclara Théo pour ça part. Il l'a mérité mais les Chats des sables ne sont pas exactement de gentils hôtes, Natale va rapidement regretter ces actes, c'est certain.

— Si tu le dis, fit Drago.

Il n'argumenta pas plus, apercevant Pansy sur le chemin, en compagnie d'Aksel.

— Bonne journée ? interrogea Blaise.

— Oui, dit-elle, Aksel m'a fait découvrir un très bel endroit.

Blaise sourit à ces mots.

— Très bien alors.

Ils passèrent la porte et furent accueillit par un Severus mécontent.

— Ma maison doit-elle toujours être envahit par des adolescents ? grogna-t-il en laissant délicatement tomber des feuilles de cactus coupées en dé dans le chaudron fumant posé sur la gazinière.

— Et ce n'est pas fini, ce n'est que la première vague, attend de voir la deuxième ! fit plaisamment Eiden en piquant immédiatement dans les placards.

— Ce bébé aura le bon goût de ne fréquenter que ces comparses les plus calmes et les plus sages, déclara l'homme en agitant la mixture.

— Ouai tout comme son frère et sa sœur quoi ! rétorqua le garçon avec un sourire angélique.

— Insolent ! grommela l'adulte. Comment une moitié de mes gênes a pu devenir un être aussi impertinent et dérangé mentalement !

— Tu te répètes Atta, répondit seulement Eiden.

Severus ne prit même pas la peine de lui répondre et voyant qu'il n'était pas dans une humeur des plus favorables, les adolescents migrèrent vers la terrasse où Rose, Elie, Charlotte et Ravena prenaient un peu le frais.

— Êtes-vous prêt pour ce soir ? demanda la brune.

Le soir même était organisée la fête pour la renaissance du clan des Passeurs de brume. Une partie du clan était déjà là et une autre, tels Bill et Fleur qui se mariaient trois jours plus tard, arriveraient tout juste pour la fête. Orsu et ses gens s'occupaient de tout, laissant leurs invités en profiter autant qu'ils le désiraient. Tous savaient parfaitement que ce moment de paix ne durerait pas, la guerre les attendaient tous à leur retour au Royaume-Uni.

La nuit était tombée lorsqu'ils furent tous menés à un vaste espace nu, tout près de la mer. Eiden se souvenait que Ravena lui avait expliqué qu'il était l'endroit où le clan organisait les différentes célébrations, il pouvait accueillir sans problème un très grand nombre de personne. Une foule conséquente y était d'ailleurs déjà installée.

— Eiden ?

Le jeune homme se retourna et reconnu Artus, l'ami d'Elie.

— As-tu vu ton compagnon ?

— Pas encore non.

L'autre eu un sourire rusé.

— Tu devrais jeter un œil.

Il disparut et Eiden soupira. Il appréciait généralement la franchise des métis, mais il n'était pas habitué à entendre ceux-ci avouer sans fard leurs désirs et notamment le fait que son compagnon leurs plaisaient. Il ne pensait pas être d'un naturel particulièrement jaloux, mais son histoire personnelle le rendait encore très possessif, surtout avec Elie et Blaise. Il avait beau savoir que ses amis métis en jouaient parfois, il ne pouvait s'en empêcher.

Il trouva finalement Blaise non loin de l'immense feu allumé pour l'occasion et il ne put s'empêcher de se montrer entièrement d'accord avec Artus. Il n'avait pu le voir avant car lui et sa sœur était partit plus tôt à la fête, mais à présent il pouvait constater à quel point son petit ami était époustouflant. Il portait pour seul vêtement un short de la même teinte que sa peau et le reste de son corps était peint de motifs, fort semblables à ceux qui était apparu sur la peau d'Elie après leur retour du Ministère l'an passé. D'or sombre, ils mettaient parfaitement en valeur la peau foncée et veloutée du jeune homme. Un immense sourire fleurit sur le beau visage de l'anglo-italien quand il aperçut son petit-ami et il se précipita pour le serrer dans ces bras.

— Attention à tes marques, souffla seulement Eiden dans son étreinte, mais tout de même très heureux de le tenir contre lui.

L'autre leva les yeux au ciel et lui fit un baiser vertigineux.

— Magie Den.

Le fils Rogue avait encore beaucoup de reflexe de pensée moldu, malgré ses six années à Poudlard.

— On devrait peut-être reproduire cette situation un de ces jours … souffla Eiden en caressant légèrement les bras ornés de Blaise.

— Ah oui ? Ça te plait ? ronronna le basané en l'embrassant derrière l'oreille.

Il se laissa même aller à la mordre un peu, humant au passage l'odeur enivrante du brun qui se laissa faire de bonne grâce.

— Ça se pourrait ouai, répondit le fils de Severus, ça fait ressortir ta peau …

Il la mordilla d'ailleurs, avant de le reculer doucement.

— Allez, je pense que l'on t'attend.

Ils s'embrassèrent une dernière fois et Eiden rejoint Drago et les autres qui ne portaient pas de marques pour regarder la cérémonie. Bill et Fleur étaient d'ailleurs arrivés.

— Eiden ! s'exclama la jeune femme avant de l'embrasser sur les deux joues.

— Fleur comment vas-tu ? Et le mariage, comment ça avance ?

— Très bien, très bien, fit-elle avec un grand sourire. Tout sera prêt à temps évidemment, ma mère et Molly en font une affaire d'état ! Je crois qu'elles sont bien plus inquiètes que nous.

Au vu de l'air tout à fait tranquille de Bill, il n'y avait aucun doute. Cet homme était-il jamais nerveux ? se demanda le fils Rogue. Le plus vieux des Weasley avait toujours l'air si cool … Bill avait suivi sans hésiter sa fiancée quand elle avait rejoint le clan, ne rechignant pas à se mettre sous l'autorité d'une gamine plus jeune encore que ces frères et avait adopté un mode de vie métis, fêtant les célébrations avec Fleur, le clan ou sa famille, comme s'il l'avait toujours fait lui-même. Eiden savait que les Weasley étaient parmi les gens les plus tolérant qu'il connaissait, mais il était tout de même impressionné de voir tout ce que Bill avait accepté pour sa compagne. Rien ne l'obligeait à aller aussi loin. Il continuait de suivre les réunions de l'Ordre, tout comme Tonks, mais les deux passaient bien plus de temps au Manoir de Gower qu'au quartier général. Ils aidaient à s'entrainer ceux qui en avaient besoin et également les plus jeunes dans leur apprentissage et se battaient souvent aux côtés des autres membres du clan. Bill avait même pris la marque et Eiden savait que Tonks n'attendait que le retour d'Elie pour faire de même. Après tout, cela serait une bonne chose pour Remus aussi. La magie du clan l'aiderai à mieux vivre sa condition et à présent qu'il avait passé quelques pleines lunes en compagnie d'autres loups, il se sentait moins malade et fatigué qu'avant. Comme si son loup et lui étaient, enfin, moins en confrontation.

— Viens par ici tes amis t'attendent ! dit Fleur avant de le tirer de l'autre côté.

Non loin attendait un groupe de jeunes gens, visiblement mal à l'aise et Eiden reconnu immédiatement parmi eux la chevelure flamboyante de Ron et celle, sans cesse ébouriffée, d'Hermione.

— Den !

La jeune fille lui sauta dessus sans attendre et le serra dans ses bras. La née moldue était plus tactile avec lui depuis la découverte de ses origines, en voyant qu'Elie ne se retenait pas et que son frère était à présent plus à l'aise avec ça.

— Hermione quand êtes-vous arrivés ?

— A l'instant ! Et tu avais raison cet endroit est incroyable !

Le garçon secoua la tête en souriant.

— Tu viens d'arriver Hermione, tu n'as encore rien vu.

— Ce que j'ai pu en voir est déjà passionnant ! s'extasia la jeune femme, ses cheveux ébouriffés cinglant l'air dans sa joie. Sais-tu que le clan des cavaliers est l'un des plus anciens du vieux continent ?

Son sourire s'accrut, oui il le savait, Ravena le lui avait expliqué, entre autre chose, mais son amie semblait si exaltée. Evidemment Hermione était aux anges de fréquenter un lieu si chargé d'histoire, d'autant qu'il n'était pas ouvert à la plupart, et encore moins aux sorciers.

— Je peux comprendre pourquoi tu aimes tant cet endroit vieux, déclara Ron alors qu'Hermione lui permettait enfin de serrer la main de son ami.

— Attends d'y passer quelques jours, ajouta le jeune homme aux cheveux de jais en le saluant fraternellement.

— Quand les choses calmeront je suis sûr que cela se fera, opina le rouquin.

Eiden hocha la tête, sans chercher à penser à quand les choses se calmeront finalement. Il ne désirait pas vraiment penser à la guerre maintenant, alors que l'heure était à la fête et aux réjouissances. Il se tourna donc vers Ginny, Neville, Luna, les jumeaux, Charlie et les autres membres de leur clan tout récemment arrivés d'Angleterre. Ils ne resteraient pour la plupart que pour la nuit et assister à la fête. Après tout, c'était une célébration pour leur clan.

La cérémonie ne ressemblait à rien de ce qu'Eiden avait déjà pu voir. Elie, Aksel, Anton et Blaise c'étaient présenter devant le feu, face aux deux clans et le brasier avait comme pris vie, faisant naitre en son sein de multiple figures et symboles. Des formes d'animaux finir par en sortir, prenant vie sous forme de flamme et de braises, une louve d'abord, qui sauta du foyer et s'approcha tout près de la jeune fille, tournant un moment autour d'elle, comme pour la jauger du regard. Puis, tout doucement, elle vint approcher sa truffe de sa main, si près qu'elle finit par toucher son poignet, embrassant la marque qui brilla comme du fer chauffé à blanc. Cela ne semblait pas faire mal à l'adolescente qui respira simplement plus vite. Le cerf fit de même avec Aksel, le merle avec Anton et le serpent avec Blaise tandis que le rouge-gorge, l'écureuil et la libellule s'ébattait autour d'eux. La marque de tous les membres des Passeurs pris cette couleur, puis les animaux s'écartèrent et après avoir parcouru l'espace vide entre les jeunes gens et le reste du public ils implosèrent en même temps que le brasier qui gagna fortement en taille avant de revenir à sa forme originelle. Apparemment, cela était le signe que tous attendait puisque des acclamations et des hurlements de joie retentirent, les musiciens se mirent à jouer et on lança les danses.

Blaise ne tarda pas à rejoindre Eiden est l'enlaça par derrière alors qu'il discutait avec Ron.

— Alors qu'à tu penser de ta première cérémonie métisse.

— C'est assez déroutant, mais fascinant.

Il sentit le métis sourire contre sa peau puis l'embrasser.

— Je me sens à nouveau très chaud, au poignet et sur le plexus, comme lorsqu'Elie m'a fait la marque.

— C'est normal, ce genre de cérémonie est faite pour cela, raviver la flamme du clan et l'entretenir, rappeler que l'on est tous ensemble uni.

— C'est un sentiment vraiment bon, déclara le brun.

L'autre hocha doucement la tête, il savait à quel point Eiden avait souffert dans son enfance de la solitude et du manque d'amour et d'attention. Il pouvait comprendre l'impact que pouvait avoir les effets d'une telle cérémonie sur lui, une preuve physique du soutien et de la présence des autres. Une fois encore il se jura de l'aimer de lui montrer jusqu'à la fin de leur vie. Bien que rien ne pourrait effacer les horreurs de la jeunesse de son amant, il pouvait au moins lui offrir cela maintenant. Il le voulait plus que tout. Il sera un peu plus ses bras autour de la taille mince de son compagnon qui, lui, bougea un peu la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux.

— A quoi penses-tu si fort ? interrogea-t-il.

— A rien d'important, le rassura Blaise en embrassant doucement son front puis ses paupières, les faisant se fermer de plaisir. Je suis tellement heureux que tu sois à moi Eiden, continua-t-il tout de même.

L'autre lui offrit un sourire brillant.

— Moi aussi Blaise, moi aussi.

Le basané avait mal au cœur rien que de penser à une autre réalité ou le garçon qu'il tenait ne serait pas entre ses bras. Si Eiden n'avait pas découvert la vérité sur sa famille, il serait resté Harry Potter et alors jamais ils ne se seraient rapprochés. Drago et Théo auraient été forcés de suivre les traces de leurs pères et seraient devenus mangemorts, Pansy aurait été probablement mariée de force à un sympathisant, sans doute aussi stupide que violent et lui aurait été pris entre deux feu, ces convictions et les voies forcées de ses amis. Andrea, Allen et beaucoup d'autres n'auraient eu qu'un seul choix : mangemorts ou l'avada. Ils n'auraient pas connus la chaleur du clan, la fraternité de ses membres et la liberté de faire leurs propres choix. Une terrible réalité, mais même cela terrifiait moins Blaise que le fait de s'imaginer vivre sans Eiden à ses côtés, il était devenu la personne la plus importante de son existence.

Sa main brune glissa près du cœur de l'autre, rassuré de le sentir battre fortement sous sa paume. Il sourit. Et dire qu'au début il était si persuadé que ses sentiments étaient à sens unique, que jamais Eiden ne lui retourneraient et qu'il serait condamné à faire face sans rien lui montrer, à souffrir de le voir dans les bras d'un autre. Considérant comme ils étaient proches à présent, c'était difficile à croire.

Eiden bougea un peu dans son étreinte et le regard du fils Zabini tomba sur Severus qui tenait Rose enlacée. Ses longues mains fines reposaient sur le ventre encore plat de la rousse et les propres mains de la femme étaient déposés sur les siennes. Ils offraient un beau tableau, ainsi debout dans la lumière des flammes, protégeant la présente demeure de leur futur enfant. S'il était facile pour le bistré d'imaginer Rose pouponner, il était plus difficile pour lui de se représenter la terreur des cachots avec un nourrisson, même s'il avait de nombreuses fois été témoin des gestes tendres et paternels du potionniste envers Eiden et Elie et que son amour pour eux était incontestable. Mais le voir prendre soin de deux jeunes adolescents et l'imaginer avec un bébé était deux choses différentes et même si Blaise était très heureux pour lui il avait bien du mal à se faire à l'idée.

Il avait d'abord été inquiet lorsqu'il avait appris la nouvelle, craignant la réaction d'Eiden qui ne s'en sortait pas encore avec les séquelles de son enfance désastreuse et qui avait encore des difficultés dans ses relations familiales. Il avait eu peur que son compagnon ne se braque et prenne ombrage de l'arrivée de ce petit être. Même si Severus et Rose lui avait assuré que ce nouvel enfant ne le remplaçait ni lui ni sa sœur, ils ne pouvaient empêcher Eiden de le croire, au moins un petit peu. Blaise avait passé du temps à le rassurer, à le soutenir et finalement le garçon était parvenu à l'accepter complétement. Cela avait pris du temps, et bien que l'adolescent ait assuré à Severus que c'était pour lui une bonne nouvelle, il avait mis un long moment pour le penser totalement. Bien sûr il était heureux pour Rose et Severus, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter et de penser que leur relation avec leur père, à Elie et lui, ne serait plus la même et que ce nouveau bébé, arrivé dans de meilleurs conditions, prendrait un peu de leur place dans le cœur du couple. Il avait également assez mal vécu la situation en rapport avec Rose. Rose qu'il avait eu du mal à faire entrer dans sa vie et qu'il considérait à présent comme sa mère. Il avait mis du temps avant d'enfin comprendre qu'elle ne l'abandonnerait pas elle aussi et il lui avait semblé au début que c'est ce qu'elle allait faire dès le bébé naitrait. Comme si Rose, la si douce et maternelle Rose, n'avait pas assez d'amour dans son cœur pour trois enfants et même tous les autres qui arriveraient éventuellement ensuite.

Eiden était arrivé à se tranquilliser depuis, notamment grâce au soutien de sa sœur avec qui il en avait longuement parlé. Rose avait également deviné ce qui le tracassait et après l'avoir pris entre quatre yeux pour lui expliquer une nouvelle fois que jamais ses sentiments envers lui ne changeraient, elle s'employa à lui prouver que c'était le cas. Encore à présent elle et Severus ne ratait jamais une occasion de lui montrer et ils avaient la ferme attention de continuer autant de temps que cela s'avèrerai nécessaire.

— Viendras-tu danser avec moi ? interrogea Eiden, le coupant dans ces pensées.

Blaise sourit, pour une fois que c'était lui qui en faisait la demande, le basané n'allait bien entendu pas refuser.

— Bien sûr.

L'autre le prit par la main et le tira au milieu des autres danseurs, ne cessant jamais de le regarder. La bonne humeur et la chaleur de la cérémonie semblait porter le fils Rogue et lui donner un peu de témérité. Mais Blaise n'allait pas s'en plaindre. Il semblait d'ailleurs qu'Eiden ne fut pas le seul à se sentir pousser des ailes au milieu de toute cette magie et de ses phéromones, car Ron avait aussi pris son courage à deux mains pour inviter Hermione à danser avec lui. Ce qu'elle avait accepté.

— Salazar, vont-ils enfin cesser de se tourner autour ? soupira le fils Zabini en les observant danser tout prêt.

Eiden tourna la tête pour comprendre de qui il parlait et sourit un instant en voyant ses deux amis enlacés avant de secoué la tête.

— Non je pense que l'on en a encore pour un moment. Cela fait depuis la cinquième année qu'ils se sont découvert des sentiments, mais aucun ne se l'ait avoué avant cette année. Ils leurs faudra donc encore un moment avant de franchir la prochaine étape et de se déclarer.

— Jamais vu des gens aussi aveugle ! ronchonna Blaise qu'une telle lenteur exaspérait, cela faisait tout de même des années que cela durait.

Eiden lui adressa un petit sourire moqueur.

— Vas-t-on parler de ton propre entêtement à croire que je ne t'aimais pas ? insinua-t-il d'une voix rieuse.

— Cela n'a rien à voir, protesta le bel adolescent à la peau sombre, Assar te faisait du rentre-dedans et tu semblais y répondre. De plus je n'ai pas mis quelques années, mais quelques semaines, rien à voir avec ces deux idiots. Et dire qu'Hermione est sensée être la sorcière la plus intelligente de notre génération !

— L'intelligence n'a rien à voir dans tout cela, rappela l'autre garçon.

— Malheureusement non car sinon nous aurions déjà la paix, soupira le fils Zabini en détournant le regard des deux amis.

— Ils ont bien le temps de se prendre en main, nous n'avons que dix-sept ans.

— Ne peuvent-ils pas avoir pitié de nous qui assistons à cela tous les jours sans pouvoir rien dire qui les mettrait sur la voix.

— Ils ne sont pas les seuls à être désespérément aveugle, déclara Eiden.

Blaise soupira.

— Pansy a une excuse pour ne rien voir.

— Elle l'était avant même que ce salopard ne croise son chemin, opposa le fils du Maitre des potions.

— Ça va s'arranger à présent, il semble avoir passé la vitesse supérieure, répondit son jeune amant.

— On dirait en effet.

Le reste de la semaine passa à la vitesse de l'éclair, la majorité du clan des Passeurs quitta l'ile le lendemain de la fête, puis la famille élargie de Severus et Rose en fit de même. Ils devaient assister au mariage de Bill et Fleur. L'anniversaire des jumeaux fut fêté au Manoir de Gower, les jumeaux profitant de cette occasion pour retrouver ceux qui s'était dissimulé là-bas et leur offrir une occasion de changer un peu du quotidien de la guerre. Remus, les Tonks et les Weasley avaient été invités, ainsi que les Zabini, Narcissa et les amis des jumeaux évidemment.

La soirée fut des meilleures, on déjeuna sur la grande terrasse et rapidement les plus jeunes filèrent dans le jardin pour improviser une partie de quidditch, pour une fois qu'ils étaient assez nombreux pour s'offrir un vrai match. Les plus vieux restèrent à table, à profiter des rafraichissements apportés par la korrigane. L'air était encore chaud et un peu de frais était tout à fait bienvenu. Rose s'éclipsa un bref instant, le temps de jeter un œil sur les enfants et Helena en profita pour interroger Severus.

— Alors Severus, quand allais-tu nous annoncer cette merveilleuse nouvelle ? fit-elle innocemment.

L'homme resta parfaitement immobile, attendant qu'elle précise, ce que son amie ne fit évidemment pas.

— Laisse-le en paix, Helena, déclara Marcus à sa femme, défendant l'autre homme. Il a le droit de garder certaines choses pour lui. Il en a eu si peu …

— Voyons pas de secret entre nous Marcus !

Elle sirota son verre, fichant ses magnifiques yeux de miel dans ceux du potionniste.

— Je n'ai pas la moindre idée de ce dont tu veux parler Helena, rétorqua l'homme aux cheveux de jais.

— Oh voyons Sev, je parle de ce cadeau que Vivianne vous à fait à Rose et toi.

Severus leva un sourcil, surpris.

— Comment le sais-tu ?

La belle vélane fit un sourire en coin.

— Voyons Sev tu insultes mes talents, as-tu oublié dans quel milieu j'évolue ? Savoir regarder et écouter et primordiale quand on exerce mes activités, surtout dans ma position. Mais surtout je suis métisse et même Rose ne peut dissimuler une telle chose aux nôtres.

Elle lissa tranquillement sa robe orangée et reprit son verre sans cesser de sourire, presque impertinente.

— Tu aurais pu choisir de garder ce que tu sais pour toi, déclara l'ancien professeur.

— J'aurai pu.

Autour de la table un silence un peu pesant s'installait. Marcus continuai de savourer sa boisson tranquillement, habitué aux frasques de sa femme. Andromeda contemplai la femme en souriant, amusée, Narcissa demeurait impénétrable, comme à l'accoutumé, Remus était parfaitement immobile mais semblait savoir de quoi il était question et Ted Tonks gardait le silence, en attendant de comprendre alors que les époux Weasley hésitaient sur la conduite à tenir, gênés. Rose revient sur ses entrefaites, crevant le silence.

— Félicitation, déclara Helena en lui prenant la main.

Au contraire de son compagnon, la rousse ne semblait pas surprise de la perspicacité de sa comparse, après tout elle savait que les gens de son peuple pouvaient parfaitement deviner son état à présent.

— Merci, sourit-elle.

— Je te souhaite bien du courage, continua l'épouse Zabini en lançant une œillade provocante à Severus qui ne prit même pas la peine de répondre.

— Vas-tu nous dire ce qui se passe Sev, puisqu'Helena semble vouloir garder pour elle ton secret ? questionna Andromeda.

Ce ne fut pas lui qui répondit cependant mais Rose qui déclara calmement :

— Je suis enceinte.

Un sourire s'épanouit immédiatement sur le visage d'Andromeda, ainsi que celui de Remus, Marcus et Narcissa. Helena paraissait victorieuse, Ted et Arthur surpris. Molly, elle, poussa un petit cri de surprise et ne put s'empêcher de se lever pour serrer les deux futurs parents dans ses bras.

—Merlin quelle magnifique nouvelle ! fit-elle avec effusion, les yeux humides. Puis elle sembla se ressaisir et se tourna vers le maitre des potions, les mains campés sur les hanches, l'air un peu menacante.

— Vous ne pouvez laisser Rose dans cette situation Severus, ce n'est pas convenable ! le rouspéta-elle.

— Qu'est-ce qui n'est pas convenable Molly ? interrogea l'homme, légèrement agacé par les démonstrations de sentiments de la mère de famille.

— Mais votre situation ! Vous ne pouvez pas laisser cet enfant naitre dans la clandestinité ainsi que sa mère !

— Que dois-je faire alors ?

— Lui demander de vous épouser voyons ! le tança la petite femme replète.

— C'est déjà fait Molly, dit doucement Rose ce qui eut le mérite de faire taire immédiatement la femme.

— Nous nous sommes mariés il y a quelques jours, au clan, expliqua le potionniste.

— Mais, mais … commença Madame Weasley.

— Il n'y avait que nous et nos enfants, répondit Severus, tout ce dont nous avions besoin.

Il se tourna ensuite vers Helena.

— Mais ça tu le savais déjà évidemment.

Elle ne lui offrit qu'un sourire brillant pour toute réponse.

— Ne peux-tu pas garder certaines choses pour toi ? la gourmanda son mari.

— Pas celles-là non.

— Pourquoi ?

— Parce que je voulais que tout le monde le félicite pour cela Marius, il n'a eu que si peu d'occasion d'en recevoir ses dernières années. Il le mérite.

L'homme à la peau sombre l'embrassa pour la récompenser. Sous ses dehors de femme parfois capricieuse Helena pouvait réellement monter une facette beaucoup plus attentionnée.