Auteur : Sakura-okasan

Dislaimer : Les personnages de cette fic ne m'appartiennent pas, ils sont à J.K Rowling.

Titre : Quand l'amour frappe à votre porte.

Couple : HP /DM, Yaoi, Homophobes s'abstenir.

Rating : M

Genre : Angst / Romance

Résumé : Un soir, à Godric's Hollow, huit mois après que Harry Potter ait vaincu le Seigneur des Ténèbres, il tentait de reprendre une vie normale. Mais ce soir-là, alors qu'il était tout juste rentré chez lui, quelqu'un frappa à sa porte. Quelle ne fut pas sa surprise quand cette personne lui tomba dans les bras, alors qu'il avait à peine ouvert sa porte...

Blabla : Dialogues intérieurs ou pensées.

Blabla : Dialogues par télépathie.

béta:Marjo76


À mes fidèles lectrices, je vous ai fait un chapitre un peu plus long que les autres, et j'espère un peu plus intéressant que le précédent. En espérant, que vous l'aimerez. Laissez-moi quelques reviews, ça fait toujours plaisir. Bonne lecture !


Fin du chapitre précédent :

-Vous savez, moi aussi, je voudrais savoir... savoir pourquoi, je dois me trimbaler des maladies Moldues, alors que mon père est un Sang-Pur, et que... et... pardon, je ne devrais pas raconter ma vie, ça ne se fait pas...

-Ce n'est rien, vous ne devez pas avoir eu une vie facile. Comme nous tous. Vous avez dit « plusieurs maladies Moldues » ? Releva Severus.

-Oui. Mon médicomage m'a dit, que mon pourcentage magique équivalait à mon taux de maladies...

-Vous devez comprendre...

-Hélas oui...

-Hélas ? Comment ça « hélas » ? Sev' ?

-Ce n'est rien, Draco. Laissons ton ami se reposer, il en a besoin...

-Merci, monsieur.

-Appelle-moi Severus. Tu as sauvé la vie de mon filleul, alors, je te dois bien ça.

-Merci, mon... Severus, répondit le jeune homme, un brin rougi.

-Repose-toi bien, et à tout à l'heure.

-À tout à l'heure, Draco.


Chapitre 7 :

Révélations :

-Bonjour Iriel, ça va mieux, depuis tout à l'heure ?

-Oui, merci. Tu sais, je m'excuse d'avoir raconté ma vie comme ça. D'habitude, je ne le fais pas, ma...

-Du calme, Iriel. Tu es en sécurité, ici. Tu ne risque rien.

-Je suis vraiment un bon à rien. Normalement, cela aurait dû être à moi, de dire cela. Je suis vraiment trop nul. Mon père avait raison, je suis vraiment bon à rien. Je ne suis même pas capable de réussir une si petite mission...

-Iriel, tu n'es pas nul. Tu m'as sauvé la vie. Je t'en remercierai toujours. Sans toi, je ne sais pas où j'en serais... Merci encore de m'avoir sauvé...

-Je ne mérite pas tant d'éloges... Tout le monde aurait pu faire ce que j'ai fait. Il n'y a pas de quoi me remercier...

-Bon... Changeons de sujet. Harry t'a fait un plateau repas. Tu dois avoir faim ?

-Oui, tu le remercieras, j'ai une faim de loup !

Sur cette phrase, ils discutèrent de tout et de rien, pendant qu'Iriel mangeait son repas. Une fois fini, Draco souhaita une bonne nuit à son sauveur et partit se coucher avec Harry.

Le lendemain matin, Harry arriva dans la cuisine les cheveux ébouriffés, les yeux dans le vague. Et oui, Harry était comme ça le matin, tant qu'il n'avait pas bu sa tasse de café chaud. Ainsi, il s'assit à table, Severus lui présenta une tasse, qu'il but pour se remettre les idées en place. Il était de bonne humeur ce matin. « Pourquoi ? » me direz-vous. Tout simplement parce que Draco avait décidé de dormir avec lui, le temps qu'Iriel séjourne en sa demeure. Il était tout simplement heureux, car Draco aurait pu dormir sur le canapé ou je ne sais où. Cette journée s'annonçait être la meilleure depuis fort longtemps.

-Merci, Sev'.

-Ne me remercie pas. Je n'aime pas avoir à faire avec ton foutu caractère de griffon qui n'a pas eu sa dose de café matinale.

-Ah, ah, ah, rit faussement Harry.

-Alors, cette nuit était comment ?

-Merveilleuse ! Je n'ai pas aussi bien dormi depuis, longtemps, dit le brunet en insistant sur le dernier mot.

-C'est ce que je vois. Tu m'as l'air de très bonne humeur.

-Oui, il y a de quoi !

-... ?

-De quoi parlez-vous de si bon matin ?

-De la bonne humeur de Mr Potter.

Harry et Draco se mirent à rougir de concert.

-Alors cher filleul... tu as l'air bien fatigué, aurais-tu fait une activité sportive de soirée ?

-Parrain !

-Ben quoi ? Je me renseigne...

-Ben, pour ton renseignement, non. Je ne fais plus ce genre d'activité depuis Poudlard !

Severus, ayant vu qu'il avait mis les pieds littéralement, dans le plat, décida de changer de sujet.

-Alors Draco, notre invité se porte-t-il bien ?

-Oui, il devrait être sur pieds, dans la journée. Voire même dans la matinée.

Draco se servit un bol de cacao et un verre de jus de citrouille bien frais, avec quelques biscottes au miel. Une demi-heure plus tard, un jeune homme aux cheveux ébouriffés, les yeux dans le vague, arriva dans la cuisine.

-Bonjour... Puis-je me joindre à vous ?

-Bien sûr, Iriel. Je t'ai dit que tu étais le bienvenu dans ma maison. Alors, que veux-tu boire ?

-Une tasse de café, s'il vous plait.

-Et bien dis donc, tu es bien poli, pour un jeune homme de ton âge...

-Merci. Mon père me dit tout le temps que la politesse, c'est toute l'éducation.

-Mon père me disait exactement pareil. Du genre « la politesse, c'est toute l'éducation, chez les familles de Sang-Purs, Draco. Ne sois jamais impoli, ne me déçois pas, Draco » et blablabla...

-Draco, n'en veut pas à ton père pour ton éducation. C'était la guerre, et c'est aussi comme cela, qu'il a été élevé. Alors, ne sois pas trop sévère...

-D'acc Sev', je le sais maintenant. Au fait, Iriel, j'ai remarqué, que tu avais de magnifiques yeux, d'un bleu turquoise pailleté, vraiment splendide. Tu mets des lentilles sorcières, ou c'est tes yeux naturels ?

-Oui, on me le dit souvent. Les yeux pailletés, c'est pas commun. Je ne porte pas de lentilles, c'est un trait de caractère de mes pères... Zut, pensa-t-il ensuite. Mais quel idiot ! Je n'étais pas censé leur dire que j'avais plus d'un père. Que va-t-il dire ? S'Il le sait, je suis foutu...

-« Tes pères » ? Tu en as deux ? Je ne savais pas que cela était possible, d'avoir un enfant avec un autre homme...

-Harry, je vois que tu n'es toujours pas assez informé, sur le monde Sorcier... Faire des enfants avec un autre sorcier est possible. Mais seulement dans un certain cas. Il faut que les sorciers soient tous les deux puissants, et qu'il y ait de vrais sentiments entre eux. Après cela fonctionne comme les femmes. La gestation de neuf mois, mais il y a un inconvénient. Les grossesses mâles sont plus dangereuses et il peut arriver que les sorciers perdent le bébé. Mais cela n'est pas arrivé depuis longtemps...

Draco se leva, déposa son verre et sa tasse dans l'évier, sortit de la cuisine et se dirigea vers les WC.

-Ah d'accord. Et comment est ton second père, Iriel ? Il doit être puissant.

-Je... je ne sais pas... Je ne l'ai jamais connu. Il est mort à ma naissance...

-Je suis désolé, Iriel... Je ne savais pas, désolé...

-Ce n'est rien...

-Sev', tu as vu où est parti Draco ?

-Oui, il s'est dirigé vers les WC.

-Merci, je vais aller le voir.

-J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Demanda Iriel, alors qu'Harry quittait la pièce, en direction des toilettes.

-Non, ne t'inquiètes pas. Draco ne s'est pas encore, tout à fait remis de sa captivité...

-Pardon...

-Pourquoi t'excuses-tu ?

-Si j'avais exécuté ma mission plus vite, il n'aurait pas vécu toutes ces atrocités...

-Merci, répondit Severus.

Iriel ne sut quoi répondre. Du côté de Harry, celui-ci venait d'arriver devant la porte fermée des toilettes.

-Draco, tout va bien ?

-Oui... Ne t'inquiètes... p... pas...

-Draco, dis-moi ce qui ne va pas !

-Rien... Je... t'as... sure...

Harry entra dans les WC et vit Draco, la tête dans la cuvette, en train de régurgiter son petit-déjeuner. Il s'accroupit en face du blond, lui frotta le dos et reposa la question.

-Draco, qu'y a-t-il ? Tu es malade ?

-Non, ce n'est rien. Je t'assure...

-Draco, tu mens, je le sais. Et c'est que tu le fais très mal.

Draco se mit à pleurer. Les larmes sortaient toutes seules. Comment pouvait-il dire ça à Harry ? La seule personne qui ne l'ait jamais aimé pour ce qu'il était vraiment. Lui qui l'a soutenu, comment réagirait-il, s'il lui disait ça ? Il ne pourrait pas, s'il l'abandonnait, s'il lui disait qu'il le détestait, il ne supporterait pas... Plutôt mourir que de se retrouver seul comme avant...

-Draco, tu m'entends ? Draco ?

-... Ce n'est rien... Quelque chose a dû mal passer. C'est rien. Je me sens mieux, renifla bruyamment le blond.

-Draco, arrête de me mentir ! Je vois bien que ça ne va pas. Alors dis-moi, je ne supporte pas de te voir dans un état pareil. Dis-moi, ou préfères-tu que j'appelle Sev'... ?

-Non ! Hurla Draco.

-Draco... Tu es terrorisé par quelque chose. Alors dis ce que c'est, que tu puisses reprendre ta vie, comme nous tous. Cela te pèse. Est-ce que c'est la chose que tu as faite promettre à Mrs Pomfresh, sous serment, de ne pas me révéler ?

Le blond, les larmes ruisselantes, ne fit que hocher la tête de bas en haut, toujours en reniflant.

-Draco, regarde-moi ! Tu sais que je t'aime ? Tu le sais ? Quoi que ce soit, je ne t'en voudrais pas, Draco. Je tiens à toi, et je te laisserais pas partir loin de moi. Soulage ta conscience, dis-le moi...

-Jure-moi de toujours rester avec moi ! Que tu ne me laisseras jamais !

-Je te le jure, Draco. Je ne te laisserai pas. Si tu veux, je mets un sort de silence sur les WC, pour que personne d'autre que moi, n'entende ce que tu as à me dire ?

-D'acc... oui, je veux bien.

Harry plaça le sort de silence sur la pièce et Draco commença son récit.

-C'est à propos de Ga... Gabri... Gabriel... Ce qu'il faut que tu saches, c'est que, quand je me suis fait kidnapper, au début, il me torturait à coup de Doloris. Mais, au bout de deux mois, il en a eu marre, il a commencé à me frapper. Il trouvait ça plus tordant, selon lui. Puis, il a utilisé des outils Moldus. À chaque fois que je me réveillais, j'avais la tête qui tournait, des nausées. L'odeur de cachot me donnait encore plus l'envie de vomir... En plus, il ne me donnait que du pain et de l'eau en repas. Et une fois par mois, j'avais droit à un fromage et une pomme... Au bout d'un certain temps, je ressentais des trucs bizarres... Mon ventre devenait dur à certains endroits et mou à d'autres. J'avais des coups de chaud... J'avais des douleurs dans le ventre... Moins je mangeais, plus je grossissais... Environ quatre mois après, je... je me suis rendu compte que... j'étais... j'étais..., recommença à pleurer Draco.

-Draco, je te l'ai dit... Je ne t'en voudrais pas. Vas-y, continue, ne t'inquiètes pas... Je suis là, respire un bon coup...

-Je... je me suis rendu compte, que j'étais enceint, dit rapidement le blond.

-Draco, ne parle pas si vite, je n'ai pas compris. Recommence...

-Je me suis rendu compte, que... j'étais enceint... de toi...

-Tu... c'est pour ça que tu es venu ici ? Tu étais enceint ! Oh, mon Dieu ! Ne me dis pas, que... ?

-Si..., sanglota de plus bel Draco. Je l'ai protégé, comme je pouvais, avec toute la Magie que j'avais en réserve... Mais... mais... au bout d'un certain temps... Il a vu... Il a commencé à me violer... Au début, il se contentait de me battre, mais ça ne lui suffisait plus... Il me disait que j'étais une pute et que je ne méritais que ça... Et juste avant qu'Iriel ne vienne me... me délivrer, j'ai... j'ai... accouché prématurément. Ça faisait tellement mal que je hurlais... Je hurlais si fort, qu'il m'a envoyé deux de ces complices, pour que, selon lui « j'arrête de lui casser les oreilles ». Mais quand ils ont vu que j'étais en train d'accoucher, ils m'ont aidé, du mieux qu'ils pouvaient... Mais... mais... je... ils n'ont rien pu... pu faire... je n'ai rien... rien... je n'ai rien pu faire, pleura plus encore le jeune Malfoy.

-Chut... calme-toi... ce n'est pas ta faute... chut...

-Pas ma faute ? Harry, je l'ai laissé mourir ! Notre fils... Pourtant... pourtant, je suis... je suis certain de l'avoir entendu pleurer... je le sais... je l'ai entendu... Je t'assure... je ne mens pas Harry... Tu me crois ?

-Oui, Draco... je te crois. Où est-il maintenant ? Où est notre fils, Draco ? Où l'ont-ils mis ?

-Ils m'ont dit, qu'il était mort-né. Tu te rends compte ? Ils m'ont dit ça, le sourire aux lèvres ! J'étais désespéré ! Je les ai vus l'emmener, mais je n'ai rien pu dire... Je n'ai rien pu faire... Ils l'ont emmené, Harry... Harry, je suis désolé... Je... pardonne-moi, Harry... Je n'ai rien pu faire...

-Ce n'est pas ta faute, Draco. Je te fais la promesse de les retrouver et de les faire souffrir, comme toi, tu as souffert ! Et à côté de ce que j'ai fait à Tom, ce qu'ils vont endurer, ne sera rien. Tu n'as rien à te reprocher. Ce n'est pas ta faute, si notre fils n'est plus là... Un fils... un fils, j'aurais pu avoir un fils... Gabriel, c'est comme ça que tu voulais l'appeler ? C'est très beau... Gabriel Malfoy-Potter. Je te jure, Draco, qu'ils vont payer avoir osé toucher à toi et à notre fils !

-Je suis désolé, Harry... Ne... m'en veux pas...

-Je ne t'en veux pas. Tu vas aller te reposer quelques heures. Tu en as besoin. Je vais te donner une Potion de Sommeil sans rêve, comme ça, tu pourras te reposer. Et n'oublie pas que je t'aime, Draco. Tu n'es pas seul. Je suis là, Sev' et Iriel aussi...

-Oui... Merci... Tu as raison, je vais aller me reposer, répondit Draco, les larmes ayant plus ou moins séchées.

Draco essaya de se relever, mais vacilla. Harry le rattrapa et le prit dans ses bras, mit sa tête sur son épaule, enleva le charme de silence et ils sortirent des toilettes. Severus sortant de la cuisine, pour voir ce qu'ils faisaient, vit Harry, tenant un Draco, blanc comme un cachet d'aspirine et lui demanda :

-Quelque chose ne va pas, Harry ?

-Je t'expliquerai, Sev'. Peux-tu m'emmener une Potion de Sommeil sans rêve, s'il te plait ?

-Oui, tout de suite...

Harry monta Draco, dans sa chambre, le déshabilla et le mit au lit. Sev' lui amena la potion. Draco la but et s'endormit, en ne cessant de répéter « je suis désolé... pardon... je suis désolé... ». Severus et Harry, après que Draco ait plongé dans le sommeil, redescendirent direction la cuisine. En entrant, ils virent Iriel terminer sa seconde tasse de café.

-Draco va bien ?

-Non, il ne va pas très bien...

-Il allait pourtant bien, ce matin. Que lui est-il arrivé ?

-Sev', j'ai découvert qui est Gabriel...

-Et, qui est-ce ?

-Son nom complet est Gabriel Malfoy-Potter. Notre fils, à Draco et à moi...

-Comment ça ? Ne me dis pas, que... ?

-Tu as compris, Sev'. Draco a fait une fausse couche, à huit mois et notre fils n'a pas survécu... Sev', pourrais-tu m'apporter le philtre de paix, s'il te plait ? Autrement, je vais faire un carnage...

La Magie d'Harry commençait à crépiter dangereusement autour de lui. Cela n'annonçait rien de bon. Severus fit venir d'un Accio le philtre de paix, que Harry but, d'un trait. Il demanda à Iriel d'aller veiller sur Draco et lança des sorts de silence et un Collaporta. Il se jeta sur Severus.

-Sev', tu t'imagines ! Un petit Malfoy-Potter... Mon fils... Comment... comment ont-ils pu faire ça, Sev' ? Mon fils... Ils ont tué mon fils, Sev'. Pourquoi ?... Pourquoi, moi qui leur aie sauvé la vie à tous, Sev' ? Pourquoi, ont-ils torturé et tué la seule famille que je pouvais avoir ? Draco... Draco est traumatisé ! Il croit que c'est de sa faute, si notre fils est mort... Oh Sev', que dois-je faire ?

-Harry... Je sais que cela doit te faire souffrir, mais ressaisis-toi, pour Draco... retrouve ces pourritures et livres-les au Aurors !

À suivre...

Tsuzuku...