Chapitre 3 :

- Je suis Angelo, le prince du royaume de Sekishiki et je viens chercher ma fiancée.

La dite "fiancée" fixa son futur époux d'un air étonné. C'était un homme a fière allure et de grande taille. On pouvait deviner qu'il passait son temps dehors vu son teint quelque peu bronzé. Le prince descendit de son destrier et s'approcha de sa future épouse et sans que celle-ci n'ait eu le temps de réagir, il la pris dans ses bras et la porta comme une princesse (ouais j'ai pas trouver mieux x) ).

- C'est un honneur d'enfin vous rencontrer jolie princesse. Mais voyez-vous, le temps presse. A cause de l'attaque, nous avons pris assez de retard comme cela.

Angelo sourit en voyant le visage de sa fiancée qui avait pris une légère teinte carmine et la fit monter sur la selle de son bel étalon noir qu'il monta à son tour dérrière elle. Il passa ses bras autour de ses hanches pour qu'il puisse prendre les reines de son cheval. Ce qui fit rougir immédiatement Aphrodite. Il n'avait jamais eu l'habitude d'être aussi proche de quelqu'un. La seule personne avec qui il avait une telle proximité était Albafica, son frère ainé.

Une fois que tout le monde fut près, la troupe se mit en route. Angelo expliquait à Aphrodite comment allaient se dérouler les noces. Cependant, Aphrodite n'écoutait pas un mot de ce qu'il disait. Trop occupé à se demander de quelle manière il allait faire pour que son fiancé ne découvre pas la supercherie.

Si cela venait à se produire, une guerre risquerait d'éclater et lui, Orphée et Milo risqueraient la peine de mort. A vrai dire, ses compagnons et lui-même avaient déjà élaboré un plan mais la peur d'être découvert était toujours bien présente pour d'Aphrodite.

Angelo, qui avait remarqué la crispation de sa promise, lui chuchota quelques mots à l'oreille pour l'apaiser. Au bout de quelques secondes, il se détendit et s'appuya légèrement contre le torse de son prince en lâchant un petit soupir d'aise par m'égarde. Petit soupir qui n'échappa à Angelo qui ne pu se retenir d'ésquisser un petit sourire vainqueur.

- J'ai envoyé un messager quérir votre frère, j'ai entendu dire que vous étiez très proche et je m'étais dit que sa présence vous ferai le plus grand bien.

"Décidément, il pense vraiment à tout" pensa Aphrodite soulagé de pouvoir bientôt parler à Albafica. Mais le soulagement ne dura pas. Un homme d'une vingtaine d'année au longs cheveux gris surgit soudainement d'un buisson en hurlant "C'était le prince, c'était le prince ! Vachement sexy mais c'était le prince !" tout en agitant les bras comme un crétin.

- Arrêtez malheureux, vous allez finir par énerver les chevaux si vous continuer !

Malgré les avertissements des gardes, l'idiot continuait de courir dans tous les sens jusqu'à ce qu'un des étalons se cabra faisant tomber ses cavaliers qui n'était autre qu'Orphée. Par chance, la chute n'avait pas été trop douloureuse.

Cependant, l'inconnu ne cessait de courir comme si rien ne s'était passé jusqu'à ce qu'un bruit sourd résonna. L'étranger stoppa sa course et tomba par terre. Dérrière lui, Milo tenant son épée qu'il avait utilisé pour fracasser son crâne à l'aide du manche de sa lame.

- Milo, tu aurais pu le tuer ! /s'écria Aphrodite/

- Veuillez me pardonner, il fallait que je le fasse. Il faisait partie de ceux qui a mené l'assaut contre nous princesse.

- Tu en es sur ? /demanda Angelo/

- Oui, je me souviens parfaitement de lui, c'est le premier a avoir détalé comme un lapin.

...

Après une bonne heure de voyage, l'escorte arriva enfin à sa fin. Les portes de Sekishiki s'ouvrirent devant les yeux ébahis des trois étrangers. Des centaines de personnes s'étaient retrouvés à l'entrée de la ville pour y accueillir leur futur princesse qui avait une impression de déjà vu. A une exception près. Le nombre d'habitants à Picses étaient fortement inférieur par rapport à celui du royaume. Les gardes durent même intervenir pour que le mini cortège puissent arriver jusqu'au château sans trop de problèmes.

Arrivés à la cours du palais, ils firent accueillis par deux jeunes hommes d'un vingtaine d'année. Aphrodite n'en croyait pas ses yeux, les deux individus se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Ils mesuraient la même taille, possèdaient tout deux le même visage fin et les mêmes yeux gris finement bleutés. La seule chose qui les différenciait était la couleur lagoon de la chevelure de l'un et celle bleu océan de l'autre.

- Avez vous fait un bon voyage, mon prince ? /demanda celui aux cheveux bleu océan en s'inclinant/

- Très bien, merci Saga

Angelo donna des directives à Saga avant de se retourner vers Aphrodite.

- Je vous présente Saga, mon serviteur personnel et son frère Kanon qui sert le mien. Ils vous feront visiter vos appartements et les jardins. Je ne peux pas avoir le plaisir de le faire moi-même car ma mère m'attend pour une affaire politique.

La princesse descendit de l'étalon et fit un petit signe d'aurevoir à son fiancé qui lui sourit tendrement avant de s'en aller. Ce qui eu comme effet de faire encore rougir la jeune femme qui rejoignit les deux frères qui l'attendaient devant la porte qui menait à ses appartements laissant Milo et Orphée seuls dans la cours.

- Bon bah on est les derniers apparement /s'exclama le capitaine de la garde/

N'entendant pas son compagnon lui répondre, il se retourna et vit que ce celui-ci était occupé à discuter avec un bel inconnu aux magnifiques cheveux vert d'eau portant un livre. Milo ne pu s'empècher de laisser échapper un petit couli de bave.

- Milo, je te présente Camus, c'est le libraire personnel de la reine.

- Enchanté de vous rencontrer /répondit l'archiviste en saluant Milo qui déglutit difficilement devant cette magnificence/

- Il va me montrer sa bibliothèque /continua Orphée/

- Je vous suis, cela m'intéresse aussi.

Les deux bibliophiles s'en allèrent accompagnés d'un capitaine visiblement très enthousiaste à l'idée de bouquiner.

...

- Aussi magnifique que les fleurs, la beauté d'Aphrodite apportera le bonheur à moi ainsi qu'à mon peuple. Et maintenant, belle princesse, devient ma femme et soyons uni à jamais /termina Angelo en passant l'alliance au fin annulaire d'Aphrodite/

Quand il eut terminé, le prince déposa un tendre baiser sur le front de son épouse et pris un bouquet se trouvant sur le balcon comme décoration pour ensuite le lancer à la foule qui hurlait sa joie pour leur union.

...

Pendant que tout le monde célèbrait les fiançailles, Kanon, habillé d'un simple peignoir, attendait assis sur un grand lit en baldaquin rouge dont le tissu était décoré avec de grandes fleurs du même coloris.

- Je vois que tu ne perds pas ton temps Kanon.

Celui-ci fixa son interlocuteur et esquissa un petit sourire en voyant le torse nu et musclé du grand blond qui lui faisait face.

- Toi non plus apparement mon beau Rhadamanthe /Répondit Kanon dont le sourire s'élargissait au fur et à mesure que son amant se rapprochait/

Le serviteur fit tomber la manche droite de son peignoir en dessous de son épaule et écarta ses cuisses avec un regard très provocateur devant un Rhadamanthe qui semblait avoir bien du mal à se retenir devant cette vue terriblement tentante.

- Arrête de me séduire où tu risques de le regretter.

- J'en ai tellement envie, ça fait une semaine. De toute façon, tout le monde est au banquet pour les fiançailles de ton frère. Personne ne nous dérangera /ajouta le bel éphèbe/

Les défenses de Rhadamanthe finirent pas céder face à cet appel à la luxure et le prince se jeta sur le lit s'écrasant de tout son long sur Kanon qui était bien loin de s'en plaindre. Les deux amants s'embrassèrent sauvagement pendant que les mains baladeuses de Rhadamanthe glissèrent sous le tissus qui se mirent a caresser doucement la peau arrachant quelques soupirs de bien être à son serviteur. Quand l'habit devint trop gênant, le prince détacha la ceinture et écarta les pans du peignoir pour admirer le sublime corps de Kanon dont le sexe était déjà dressé par le désir.

"Tu es déjà très excité alors que je ne t'ai même pas vraiment touché" souffla Rhadamanthe avant de fermer ses lèvres sur une de ses perles de chaires tandit qu'il martyrisait l'autre avec ses doigts. La réspiration de Kanon se fit plus frénétique quand son amant mis fin à sa délicieuse torture pour redescendre vers le bas-ventre tout en embrassant sa peau en s'attardant un peu au niveau du nombril. Le serviteur glissa une de ses mains dans ses cheveux l'encourageant à continuer.

Le prince décida d'un peu torturer son domestique. Il se mis a lécher et à sucer chaque parcelle de peau passant par l'intérieur et l'extérieur des cuisses en prenant soin de frôler quelques fois la verge sans réellement la toucher. Cela rendait Kanon complètement fou qui ne pu retenir une petite plainte.

- Rhada... s'il te plait... arrête de jouer...

Une fois qu'il jugea que son amant avait assez attendu, il embrassa son sexe, déposant par moment de légers baisers sur son gland. Au bout de quelques secondes, le prince prit le sexe de Kanon entièrement en bouche activant sa langue pour donner le plus de plaisir possible à son amant qui bougeait ses hanches pour s'enfoncer encore plus dans ce long fourreau chaud et humide. Le domestique ne maitrisait plus rien, il hurlait, geignait et s'arquait à chaque nouvel assaut.

- Rhadaaaa... ouiiiiiii... continue... je t'aime...

- Moi aussi mon ange...

- C'est trop bon... je vais jouir... t'arrête paaaah...

Mais avant Kanon ne soit frappé par l'orgasme, Rhadamanthe arrêta tous mouvement et libéra le sexe de son serviteur et regarda son visage marqué d'une expression d'incompréhension et d'extase qui le fit sourire. Ses joues étaient rougies par le plaisir, une petite trainée de bave coulait de sa bouche jusquà son menton qui le rendaient vraiment érotique aux yeux de Rhadamanthe. Celui-ci embrassa passionément son amant qui remonta ses bras pour entourer son cou et le serrer contre lui tout en ramenant ses jambes à sa taille pour approfondir la douce étreinte.

- Je veux qu'on jouisse ensemble mon ange...

- T'es qu'un pervers...

- Tu n'as que ce tu mérites mon amour /Dit l'héritier en reprenant le baiser/

Le prince écarta un peu plus les cuisses de son amant, l'enlaça et lui présenta trois doigts que Kanon se mis directement a léchouiller. Une fois qu'ils furent bien humidifiés, Rhadamanthe les amena à l'entrée caverneuse de son amant pour enfoncer doucement l'un de ses doigt qui fit soupirer le domestique sous l'effet d'inconfort puis ajouta un deuxième et suivit d'un troisième.

- S'il te plait, prend moi... maintenant... /souffla-t-il avec une voix qui décupla le désir de Rhadamanthe/

Après quelques secondes, le prince retira ses doigts, enleva son pantalon et son sous-vêtement et serra Kanon encore plus fort dans ses bras. Le jeune serviteur eu un sursaut de surprise au moment où une présence beaucoup plus imposante s'introduisit en lui d'un seul coup. Rhadamanthe attendit que son serviteur s'habitue a sa présence. Quand il sentit ses chaires se dilater, il commença de lents mouvements de va et vient faisant gémir Kanon de bien-être. Le maître éssayait de se retenir le plus longtemps possible pour ne pas accèlérer et le plus de plaisir qu'il pouvait à son beau domestique.

- Ouiii... encore... continuuue...

- Je ne comptais pas arrêter mon ange...

- Va plus viiiite... plus fort...

Rhadamanthe accéda à sa demande et s'enfonça plus profondément lui donnant de puissants coups de rein. Les gémissements de Kanon devinrent des cris incontrôlables quand son amant heurta sa prostate à plusieurs reprises. Les deux amoureux s'embrassèrent furieusement comme si leur vie en dépendait.

- Rhadaaa... je t'aiiime...

- Moi aussi mon amour...

Rhadamanthe fit l'amour à Kanon jusqu'à ce que l'orgasme ne les fauche. Le prince se libéra en son domestique qui se répendit entre leur ventres. Le cadet se retira doucement de son amant et se colla contre lui. Ils s'échangèrent de doux mots d'amour durant quelques minutes et s'endormirent serré l'un contre l'autre sans se rendre compte que, derrière la porte restée entrouverte par égard, Aphrodite restait figé de stupeur en réalisant ce à quoi il venait d'assister.