Chamane
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Suite à un accident, Maiko peut voir les auras et les esprits. Tatsuha l'aide à gérer ce pouvoir. Fans de TasuhaxRûichi passez votre chemin.
Pairing : TatsuhaxMaiko, EirixShûichi
Note Fans de TatsuhaxRyûichi, passez votre chemin. Oui, j'adore les couples hétéros, ET ALORS ? J'aime bien le yaoï mais à petite dose, trop de yaoï tue le yaoï selon moi.
Note 2 : Cette histoire fait référence au roman Éternels, d'Alyson Noël.
Chapitre dix
- Eiri...
Eiri couvrit Shûichi de baisers.
- Oui, c'est bien moi, mon ange. Je t'aime.
Shûichi, qui commençait à être bien réveillé, se redressa, les yeux écarquillés.
- Tu viens bien de dire que...
Eiri sourit.
- Que je t'aime, oui.
Shûichi lui rendit son sourire.
- Je n'ai donc pas rêvé.
Eiri acquiesça.
- Non. Et je n'aurai pas peur de te le redire à l'avenir.
Comme Shûichi regardait le romancier d'un air émerveillé et presque incrédule, Tatsuha émit un ricanement.
- Ne saigne pas du nez, tu ameuterais les infirmières.
Maiko donna un léger coup de coude à son petit ami.
- Ne gâche pas cette scène ! lui reprocha-t-elle, plus amusée qu'agacée.
Tatsuha lui lança son habituel regard rieur.
- Dans ce cas, je te suggère qu'on les laisse seuls.
Maiko acquiesça.
- Bonne idée.
Avant de partir, ils concertèrent les médecins qui leur dirent que Shûichi étant en parfaite santé, il pourrait partir le lendemain. Ils préféraient le garder une nuit en observation. Maiko, rassurée que son frère n'ait pas hérité de ses dons d'extralucide, quitta l'hôpital avec Tatsuha, une idée derrière la tête.
Tatsuha, qui lui tenait la main, lui sourit.
- Tu veux rentrer tout de suite ou te promener un peu en ville ?
Maiko lui sourit à son tour.
- À vrai dire, je ne compte pas rentrer.
Tatsuha haussa les sourcils.
- Ah non ?
Maiko sentit son pouls s'accélérer. Allait-elle tout de suite lui dire ce qu'elle avait en tête ?
- Je voudrais dormir dans un hôtel, afin d'être tout près quand Shûichi sortira demain.
Tatsuha haussa les sourcils. Se doutait-t-il de ce qu'elle avait en tête ? Apparemment, non.
- Comme tu veux. C'est une bonne idée. J'en connais quelques uns.
Ils se rendirent dans un hôtel ni bas de gamme ni hors de prix, dont l'aspect soigné plaisait à Maiko. Ce serait parfait. Quand ils arrivèrent devant la réceptionniste, elle prit son courage à deux mains.
- Une chambre deux personnes, s'il vous plaît.
La réceptionniste leur adressa un sourire aimable.
- Avec un lit deux personnes ou deux lits séparés ?
Maiko, dont le cœur battait à tout rompre, répondit :
- Un lit deux personnes.
Voilà, elle l'avait dit. La réaction de Tatsuha ne se fit pas attendre.
- Maiko, non ! Je ne pense pas que...
Elle plongea son regard dans le sien.
- Fais-moi confiance.
Tatsuha se tut. La réceptionniste leur donna les clefs et ils se dirigèrent vers la chambre. Une fois à l'intérieur, Tatsuha s'énerva.
- À quoi tu joues ? Je ne suis pas sûr de pouvoir me retenir...
Maiko plongea son regard dans le sien.
- Justement. Je ne veux pas que tu te retiennes.
Les yeux de Tatsuha s'agrandirent.
- Tu es sûre ?
Maiko acquiesça.
- Oui.
Elle glissa ses mains sur le t-shirt de Tatsuha.
- Et toi ? Tu doutes ?
Tatsuha secoua la tête.
- Non. Tu sais que j'en meurs d'envie. Et j'ai de l'expérience, je ne pense pas te faire de mal.
Maiko lui sourit.
- Dans ce cas, faisons-le.
Tatsuha rendit les armes et commença à l'embrasser. Ce baiser était plus ardent, sans retenue comparé aux précédents. Puis il quitta sa bouche pour parcourir ses joues, sou cou et ses épaules. Maiko, elle, passa ses mains sous son t-shirt et après quelques caresses, le lui enleva. Elle encouragea Tatsuha à faire de même avec elle. Il fit alors glisser la fermeture éclair de sa robe qui tomba à terre. Elle se retrouva alors presque nue, uniquement vêtue d'un ensemble de lingerie lavande. Pourtant, elle ne se sentait pas exposée ni vulnérable. Bien que Tatsuha soit un prédateur, elle se sentait en sécurité avec lui.
Il la regarda d'un air rempli de désir mais aussi de douceur.
- Tu es si belle, souffla-t-il.
Maiko lui sourit.
- Toi aussi, dit-elle en parcourant son torse bronzé du regard.
Elle déboutonna son pantalon et le fit descendre jusqu'à ses pieds. Les jambes de Tatsuha étaient fines et musclées. Ensuite, elle s'écarta de lui pour le regarder.
- Toi aussi, tu es beau, répéta-t-elle.
Elle s'assit sur le lit où il vint la rejoindre. Ils s'allongèrent en s'embrassant et en s'enlaçant. Après avoir parcouru son corps de baisers, Tatsuha lui enleva ses sous-vêtements et entreprit des caresses de plus en plus intimes, afin de préparer son corps à la pénétration. Maiko se sentait bien et cela lui procurait des sensations délicieuses et inconnues. Aussi, quand il glissa en elle, elle ne ressentit aucune douleur, que du plaisir.
Tatsuha fit alors une série de va et vient et jouissant de plaisir et elle ne tarda pas à le rejoindre. Lorsqu'il se détacha d'elle, elle était comblée.
Tatsuha, allongé tout contre elle, lui caressa doucement l'épaule.
- Je ne t'ai pas fait mal ?
Maiko se retourna face à lui et lui sourit.
- Non. Je te l'aurais dit, sinon.
Tatsuha parut rassuré.
- Et tu as pris du plaisir ? J'en ai eu l'impression mais je voudrais l'entendre de ta bouche.
- Oui. C'était merveilleux. Mais... de ton côté ?
Tatsuha leva les sourcils.
- De mon côté ?
Maiko hocha la tête.
- Oui. Tu as eu tellement d'expériences que ce n'était peut-être pas aussi bien pour toi que pour moi, comparé à...
Tatsuha posa un doigt sur ses lèvres.
- Maiko. Tu sais, je ne me souviens pas de l'avoir déjà fait en étant amoureux. Cela fait toute la différence. C'est aussi une première pour moi, d'une certaine façon.
Maiko sourit, soulagée.
- Tant mieux, alors.
Rassurée, elle s'endormit tout contre lui. Le lendemain matin, les rayons du soleil la réveillèrent. En ouvrant les yeux, elle vit que Tatsuha, allongé près d'elle, la regardait. Il était donc resté. En avait-elle douté ?
Il lui sourit.
- Bonjour, toi.
- Bonjour. Depuis combien de temps me regardes-tu dormir ?
Tatsuha regarda le réveil, l'air amusé.
- Dix minutes environ.
Elle se redressa et lui adressa un sourire mutin.
- J'ai besoin d'une bonne douche. Tu m'accompagnes ?
Tatsuha acquiesça.
- Plutôt deux fois qu'une !
Ils se rendirent dans la salle de bain e, nus, firent couler l'eau chaude l'un sur l'autre, se caressèrent et s'embrassèrent tout en se savonnant. Maiko songea qu'il serait plaisant de faire l'amour ainsi mais alors, ils devraient se laver à nouveau et la douche serait sans fin. Une perspective alléchante mais pas pour ce jour là. En effet, Maiko et Tatsuha devaient aller chercher Eiri et Shûichi à l'hôpital.
Une fois séchés et habillés, ils prirent leurs affaires et quittèrent l'hôtel.
- Tu as faim ? s'enquit Tatsuha.
Maiko acquiesça.
- Oui. Je propose qu'on aille chercher Eiri-san et Shûichi pour prendre un petit déjeuner en ville.
Tatsuha approuva d'un signe de tête.
- Bonne idée.
Ils joignirent le geste à la parole et allèrent chercher Shûichi et Eiri à l'hôpital. Ce dernier avait passé la nuit au chevet de Shûichi et semblait faitgué mais heureux. Ils s'installèrent dans un café et commandèrent des mokas à la crème fouettée ainsi que des croissants et des petits pains, avec du jus d'orange pressée. Un vrai festin. Shûichi dévorait sa part voracement.
Maiko regarda son frère d'un air amusé. Ce dernier s'en aperçut.
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'enquit-il.
Maiko lui sourit.
- Si tu as retrouvé l'appétit à ce point, c'est que tu es entièrement rétabli. Ça fait plaisir à voir.
Shûichi s'esclaffa.
- Les miracles de la médecine. Ou plutôt, de l'été perpétuel.
Eiri intervint.
- Shûichi n'a pas eu le temps de me dire ce qui s'était passé là bas. Je pensais profiter de ce petit déjeuner pour que vous le fassiez.
Maiko acquiesça de concert avec Shûichi.
- D'accord.
Shûichi et elle lui racontèrent leur rencontre avec Kitazawa. Ils lui expliquèrent qu'il tournait toujours autour de Shûichi depuis sa rencontre avec Eiri et qu'il regrettait ce qu'il avait fait. Il venait enfin de trouver le repos et c'était parce que Shûichi avait cessé de le ramener en appelant son amant par son prénom.
Eiri, ému et visiblement soulagé, hocha la tête.
- Tout s'explique. Je ne ressens plus la présence de Kitazawa. J'en suis enfin libéré. Et je me sens plus...amoureux de Shûichi.
Ce dernier eut les larmes aux yeux et afficha un sourire béat.
- Je suis GNEUREUX !
Eiri lui adressa un sourire moqueur.
- N'en fais pas trop quand même.
Maiko et Tatsuha éclatèrent de rire.
Eiri n'ayant plus de voiture à Kyoto, Shûichi et lui décidèrent de prolonger leur séjour. Ils restèrent donc encore deux semaines à l'issue desquelles Maiko repartit avec eux. Elle eut les larmes aux yeux en disant au revoir à Tatsuha, bien qu'elle sût qu'elle allait le revoir bientôt. Il venait souvent rendre visite à son frère à Tokyo.
Aussi, un jour qu'elle était dans l'appartement d'Eiri et Shûichi et validait par internet son inscription pour l'école de journalisme, quelqu'un déposa un baiser sur sa tête.
- Bonjour, toi, susurra une voix sensuelle et familière.
Maiko sursauta et se retourna.
- Tatsuha ! Comment est-tu entré ?
Il brandit un trousseau de clefs.
- J'ai un double de celles d'Eiri, précisa-t-il.
Maiko fronça les sourcils.
- Mais je n'ai pas entendu de bruit !
Tatsuha la regarda d'un air amusé.
- Parce que tu étais trop absorbée par ce que tu faisais.
- C'est possible, admit-elle.
Tatsuha désigna l'ordinateur du regard.
- Tu t'es inscrite ?
Maiko acquiesça.
- Oui. Il me reste à me trouver un logement.
Les yeux de Tatsuha pétillèrent.
- Hé bien, j'ai justement une proposition à te faire.
Maiko retint son souffle.
- Laquelle ?
- Je vais louer un appartement à Tokyo. Veux-tu vivre avec moi ?
- Tu es sérieux ?
Tatsuha rougit.
- Hé bien, je me suis dit qu'on avait déjà un peu vécu ensemble au temple mais si tu n'es pas d'accord...
Un immense sourire se dessina sur les lèvres de Maiko.
- Bien sûr que je suis d'accord. Je t'aime.
Tatsuha était radieux, à cet instant.
- Moi aussi, je t'aime.
Sur ces mots, ils s'embrassèrent.
FIN
