rating :T
genre : romance/fantasy
pairing :6927 MukuTsuna D18 avec slight 692718, 10051 et peut-être d'autres.
disclaimer : Katekyo hitman reborn ne m' appartient pas.
nDA : Yay! Bon, avant tout je tiens à m'excuser pour le retard. j'ai eu du mal à mettre à jour entre les répétitions pour mon bac de sport et les examens blancs (je sais, je me justifie, je me justifie...^^"). Enfin bon, pour ce chapitre, Un petit développement quand à Goku-kun, la scène de 10051, Mukuro qui est un sadique ET 6927 sexytime XD (enfin bon, j'ai l'impression d'avoir un peu foiré le truc, je vous demande de m'en dire des nouvelles pour que je sache si j'ai bien fait ou pas). Pour ce qui est de l'arrivée des Varia et de la mise en place du 692718... J'AI MENTI! Non, enfin, un peu. Hell n'a pas pu m'aider pour le 692718 (parce qu'elle avait son bac à préparer elle aussi) et je suis vraiment, mais vraiment pas doué pour ce triangle. Et pour l'arrivée de la Varia, je me suis dit que ce serait mieux de remettre ça pour la reception ^^
Bon, j'arrête mes bêtises et je vois souhaite une bonne lecture.
« J'ai horreur de partager… »
C'était la dernière chose que Tsuna avait entendu avant de se retrouver hors de la chambre. Et même après avoir fait soigner sa lèvre auprès de Dino, qui avait eu la courtoisie de ne demander aucune explication, et s'être retrouvé dans la salle à manger royale où se trouvaient les papillons, les conseillers et les deux souverains de l'Est et du Sud, les mots de Mukuro résonnaient toujours dans l'esprit du prince.
Mais le jeune garçon n'aurait jamais imaginé que ces mots prendraient tout leur sens durant le dîner, lorsque Byakuran déclara, au grand soulagement de Gokudera mais à l'effroi de Tsuna, qu'il désirait avoir le jeune prince du Ciel, et uniquement lui, pour le servir durant son séjour au palais de la brume. Tous avaient alors cessé de bouger, retenant leur respiration face au souverain de la Brume, qui continuait à déguster son dîner avant de relever la tête vers son invité et de calmement, sur un ton plaisant et dénué de toute hypocrisie, refuser la requête de ce dernier.
La tension qui régnait dans la pièce, déjà insupportable, monta d'un cran alors que le jeune souverain poursuivit en ajoutant que Tsuna n'était pas un papillon comme les autres.
« Etant mon époux par décret des dieux, il serait irrespectueux de le considérer comme un serviteur et de le traiter comme tel. N'est-ce pas ? » Fit-il toujours. Et alors que tous pensaient que cela s'achèverait ainsi, Mukuro prit une nouvelle bouchée de son dîner, la mâchant et l'avalant paisiblement, avant de poursuivre avec le plus grand calme qui pouvait être: « Ce fait étant, en tant que mon époux, j'ai l'intention de le faire mien ce soir. »
Tsuna failli s'étouffer en entendant cela, avalant presque de travers sa nourriture et se mettant à tousser, son visage rouge sous l'embarras et l'effet de la tous.
Le faire sien ?
Que voulait-il dire ?
…
Certes il avait une vague idée de là où il voulait en venir, mais ce n'était pas le genre de chose que l'on évoquait à table, devant des hôtes. Ce n'était pas le genre de chose que l'on évoquait tout court ! C'était tout simplement inconvenant ! Ça allait à l'encontre de toutes les règles de la bienséance ! Et surtout, c'était affreusement embarrassant !
Mais la détresse émotionnelle du prince du Ciel ne sembla pas alarmer une seconde son époux, dont le regard, à la méconnaissance de tous, se confrontait à celui de Byakuran, qui à travers son sourire, semblait dégager une rage visible uniquement du jeune souverain de la brume. Ce dernier s'en délectant d'ailleurs. Certes ça ne stipulait pas dans leur petit arrangement, mais Mukuro avait horreur de partager, il ne voyait donc pas pourquoi il se forcerait à le faire….
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A la fin du dîner, les papillons furent renvoyer dans la Cage, Tsuna y compris, les deux souverains allant s'installer dans l'un des salons afin de converser une fois de plus avant d'aller se coucher. Etrangement durant cette entrevue, Byakuran ne fit aucune allusion à l'annonce de Mukuro, faisant mine de ne discuter que des préparatifs pour la réception qui devrait avoir lieu le lendemain, Mukuro quant à lui, ne mentionna aucunement ses intention de sabotage quant aux plans de séduction de son rival, répondant avec autant d'insolence et d'hypocrisie aux répliques, questions et remarques de son hôte. Mais les deux rois savaient pertinemment que ce silence mutuel cachait quelque chose, et s'il ne savait pas de quoi il s'agissait, ils savaient qu'ils devraient mettre en place de nouvelles stratégies, toutes plus complexes et subtiles les unes que les autres, s'ils voulaient sortir vainqueur de cette bataille. Il y avait beaucoup trop à gagner pour chacun d'entre eux. Encore plus à perdre…
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Dans la Cage aux papillons, Tsuna angoissait sur la potentielle signification des paroles de son époux, pendant que les autres adolescents vaquaient à leurs occupations, à savoir plaindre et commenter la déclaration du maître des lieux et expliquer au nouvel arrivant, Basil, pourquoi il avait été chanceux et pourquoi il fallait prier pour l'âme de leur cher Tsunayoshi.
« Non seulement tu aurais pu être celui choisi par Byakuran, mais en plus, comble de l'horreur, tu aurais pu être celui forcé par les dieux d'épouser le tyran de service. Crois-moi, tu as été chanceux sur ce coup-là. Surtout que cette histoire pourrait tourner en guerre si Mukuro et Byakuran décide de se disputer la petite bouille d'ange de Tsuna. Et je ne te parle pas de la virginité sur laquelle il devra tirer une croix vu le déroulement des évènements… » Faisait Lambo alors qu'il s'asseyait dans l'un des canapés qui se trouvait dans la pièce.
« Lambo ! Un peu de respect, veux-tu ! Ce ne sont pas des choses à dire. » Le réprimanda Dino qui était assis sur le bord de la fontaine.
« Ce n'est pas grave Dino-san, ce n'est pas vraiment important. » Intervint alors Tsuna, préférant clore le sujet avant qu'une dispute n'éclate, cependant, bien qu'il affirmait que ce n'était pas important, il s'inquiétait réellement et l'expression sur son visage ne laissait échapper à personne cette inquiétude. Et bien qu'aucun de ses compagnons d'infortune, si ce n'était Lambo, ne voulait l'affliger encore plus en mentionnant d'avantage ce sujet, leurs yeux reflétaient la pitié et la compassion.
Basil, qui était le nouveau du groupe, ne savait pas vraiment quoi dire, ni penser. Vu le temps que Tsuna avait passé au palais, il en savait à peu près autant que lui sur la vie des lieux. Toutefois, de par son statut d'époux de Mukuro, il avait plus de responsabilité, et représentait un allié, mais surtout un otage de choix pour la tribu de la brume, ou pour n'importe qui qui aurait l'occasion de mettre la main sur lui. Il était donc logique que Byakuran le convoite. Cependant, outre ce fait, le royaume de l'Est était un royaume puissant, qui, bien qu'inférieur aux tribus de la Brume et du Ciel, avait la prétention de se dire rivale de ces dernières. Le roi de l'Est n'avait donc pas spécialement besoin de Tsuna… Alors pourquoi semblait-il si contrarié, à un niveau bien plus élevé que ce qu'on attendrait d'un caprice non réalisé, lorsque Mukuro lui refusa le prince du Ciel ?
Le nouveau venu parmi les papillons ne savait pas s'il pouvait, en considérant sa place, se permettre de questionner à tort et à travers ses compagnons d'infortune, ce, seulement quelques heures après son arrivée au palais. Cela lui semblait plutôt malvenu, et surtout indiscret pour quelqu'un qui ne savait rien de Tsuna. Il avait bien entendu, comme tout le monde, entendu parler de l'union des deux tribus les plus puissantes des quatre royaumes. Et il lui était arrivé, pendant un court instant, de songer à ce qui aurait pu être la situation s'il avait été à la place du prince du Ciel.
La tribu de la Pluie n'avait jamais été d'un genre violent. En majeur partie pacifiste, elle savait malgré tout se faire respecter et se défendre si besoin était. Cependant, il était certain que la tribu de la Brume, comme celle du Ciel, était d'une puissance bien supérieure à celle de la Pluie, et si une guerre avait éclatée entre les deux puissances, la tribu de la Pluie aurait été l'une des victimes. C'est pour cela que Basil avait pris l'annonce de l'alliance Brume-Ciel comme une bonne nouvelle. Mais maintenant qu'il se trouvait devant le prince concerné, un adolescent de son âge, bien loin de l'image de suprématie qu'avait sa tribu, il se disait que cette alliance, si bénéfique à des millions de personnes et à de nombreuses tribus, avait pris au piège et sceller le destin d'une personne. Cette personne forcé à un destin dont personne, cela était claire, n'était sûr qu'il était capable d'affronter…
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Dans les quartiers réservés à la Cour de l'Est…
Irie Shouishi venait d'accueillir son souverain, ce dernier étant revenu de l'entrevue avec le maître des lieux. Le roi salua lui aussi son conseiller, avant de s'installer, sans plus de cérémonie à la table où se trouvait des présents culinaires offerts par le palais. L'homme commença de suite à se servir de toutes les gourmandises sucrées.
« Byakuran-sama, vous venez de dîner ! Ce n'est pas convenable, surtout à une heure aussi tardive ! » Le réprimanda son conseiller, ses protestations ne semblant avoir aucun succès sur son souverain qui savourait avec plaisir un gâteau à la crème.
« Byakuran-sama ! » Répéta une seconde fois le roux, espérant atteindre le concerné.
C'est alors que celui-ci se détourna un instant de son gâteau, pour lever la main et faire signe à son jeune sujet d'approcher, ce que fit ce dernier avec hésitation. Lorsqu'il fut assez prêt, Byakuran planta sa fourchette dans le délice sucré qui se trouvait dans son assiette, et la releva, magnifiquement décorée d'un morceau de pâtisserie qui porta à la bouche du jeune homme près de lui. Irie ne compris d'abord pas, mais faisant rapidement le rapprochement, il leva les yeux au ciel, désespéré : « Je vous ai dit que ce n'était pas convenable. » Essaya-t-il une fois de plus de le raisonner le roux.
« Mais Shou-chan, c'est délicieux. » Se défendit l'homme aux cheveux blancs sur un ton qui se voulait immature et enfantin.
Soupirant alors, Shouishi s'avoua vaincu, cédant au caprice de son roi, comme chaque fois. Mais ça ne voulait pas dire qu'il allait manger ce gâteau. Sauf que le roi en question n'avait, lui, pas l'intention de céder. Et c'est avec plus d'insistance qu'il leva la fourchette.
« Fais-moi plaisir. Juste cette bouchée. » Demanda adorablement l'homme.
« Byakuran-sama. Je n'aime pas les choses sucrées, et je n'ai pas envie de tomber malade. Alors c'est non. » Répondit le conseiller en voulant s'éloigner, mais une main lui attrapa le bras pour l'empêcher d'aller plus loin.
« Byakuran-sama... »
« Shou-chaaaan… Une bouchée, et j'arrête. Une seule bouchée. Pour moi, mmhm. » Insista encore plus le roi.
Et Irie en voyant la lueur dans les yeux de Byakuran, savait, comme chaque fois qu'il lui demandait, qu'il cèderait aux caprices de son souverain, se pliant à ses désirs, même les plus immatures et les plus déments. Ainsi, le jeune homme leva une fois de plus les yeux au ciel et se pencha vers la fourchette, refermant ses lèvres dessus et engloutissant le morceau de gâteau à la base du conflit. Il se redressa ensuite et sans réellement savourer, avala.
Et comme à chaque fois qu'il venait de satisfaire l'un des caprices du roi de l'Est, le conseiller répétait cette phrase, cette question devenue mécanique et que tous les sujets du Royaume de l'Est avaient appris à force de service sous les ordres de Byakuran. Une question devenue si automatique qu'elle était difficilement prononcée comme telle.
« Êtes-vous satisfait mon seigneur. » Fit le jeune homme sur un ton plus affirmatif et lassé qu'autre chose. Mais ce manque d'enthousiasme ne sembla pas contrarier son vis-à-vis qui ne fit que sourire en voyant l'air presque irrité de son sujet. « Je le suis, Shou-chan. » Et son sourire s'agrandit par la suite lorsqu'il remarqua qu'il y avait une petite trace de crème sur le côté de la lèvre de ce dernier.
Sans crier gare, Byakuran se leva alors, et prenant par surprise son conseiller, le roi lui saisit le visage d'une main, sans le brusquer mais avec une fermeté bien présente, et s'approcha en murmurant : « Je le suis parfaitement, Shou-chan. » Et sur ces mots, le souverain de l'Est lécha la crème avant de passer sa langue sur la lèvre inférieur du jeune homme qui, surpris, eu un geste de recul. Mais son visage, pris au piège l'empêcha d'aller bien loin.
« B-Byakuran-sama… » Appela-t-il faiblement, pour uniquement être ignoré par celui-ci. « Bya-Byakuran-sama… a-arrêtez… Nous… Nous ne sommes pas seuls… »
Et cela était bien vrai, car non loin dans la pièce, se trouvaient des servantes ainsi que certains membres privilégiés de l'entourage de Byakuran. Les unes détournant les yeux, les autres gloussant ou souriant d'une manière qui n'avait rien de sympathique ou attendrie. Et c'est peut-être car il prit pitié de son captif, que le roi leva sa main libre, ne relâchant pas son conseiller, et fit signe à tout ce petit monde de se retirer. Ce qu'ils firent, se levant et allant dans leurs chambres respectives ou s'en allant pour s'occuper d'autre tâche.
Lorsqu'ils furent enfin seuls, Byakuran libéra le visage d'Irie pour passer ses mains dans ses cheveux roux, avant de la descendre vers le bas de son cou et ainsi le rapprocher.
« Shou-chan, que dirais-tu de me distraire ? »
« V-Vous distraire.. ? Majesté, nous n'avons pas le temps pour c-cela… Il se fait tard, n-nous devrions aller… nous reposer… C-c'est cela, nous reposer… vous aurez tout le temps de vous divertie demain à la réception et… »
« Mais Shou-chan… Je n'ai pas sommeil… Mais la manière dont je veux que tu me distraies est un parfait moyen de m'épuiser. Lorsque nous en aurons terminé, je m'endormirais sans aucune difficulté… »
Shouishi ne fit que rougir, comprenant parfaitement où son souverain voulait en venir, la descente de ses mains vers le bas de son dos ne lui laissant aucune autre hypothèse rassurante en vue. Autant que les lèvres rapidement et sensuellement posées sur son cou.
« Et je serais parfaitement reposé pour remplir mes fonctions demain… » Reprit Byaluran en goutant la peau de son sujet. Ce dernier frissonnant sous la sensation et le souffle du roi lorsqu'il murmura ces mots.
Le jeune homme soupira une fois de plus.
C'était un caprice. Un parmi tant d'autre.
Et il n'y avait qu'une chose à faire.
Le satisfaire…
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« Non seulement tu aurais pu être celui choisi par Byakuran, mais en plus, comble de l'horreur, tu aurais pu être celui forcé par les dieux d'épouser le tyran de service. Crois-moi, tu as été chanceux sur ce coup-là. Surtout que cette histoire pourrait tourner en guerre si Mukuro et Byakuran décide de se disputer la petite bouille d'ange de Tsuna. Et je ne te parle pas de la virginité sur laquelle il devra tirer une croix vu le déroulement des évènements… »
« … la virginité sur laquelle il devra tirer une croix vu le déroulement des évènements… »
« … la virginité sur laquelle il devra tirer une croix… »
« ... la vir-»
« Raaaaah ! Ça suffit ! »
C'est ce que ne pu s'empêcher de crier Tsuna sous la frustration alors qu'il se dirigeait vers la chambre qu'il partageait avec Mukuro.
Stupide Lambo ! Se disait-il en se passant les mains dans les cheveux. De toutes les bêtises qui avaient été prononcées par le jeune homme, pourquoi fallait-il que ce soit ce qui reste coincé dans son esprit ? Comme s'il n'était pas assez stressé comme ça… Il ne s'était d'ailleurs pas rendu compte qu'il avait commencé à traîner les pieds, ralentissant comme pour rallonger la distance qui le séparait de son destin.
…
C'était stupide.
Il fallait bien que ça arrive. C'était inévitable. C'était une des choses qui venait avec le mariage. Pourtant, alors qu'il était forcé dans cette union, le brun n'avait pas songé à cette éventualité. Il n'avait aucune idée de cela manière dont ça se déroulerait, n'avait aucune expérience dans ce domaine, mais le peu de chose qu'il savait sur ce sujet c'était que ça n'était pas toujours aussi agréable qu'on le voudrait.
Et la manière dont Mukuro l'avait annoncé ne rendait pas l'idée plus attractive. Cela ressemblait plus à une manière de marquer son territoire sur le prince du Ciel, comme pour avertir le monde qu'il était une chasse gardée, et pour le dissuader, lui, de prendre le risque d'aller chercher ailleurs.
D'une certaine manière, c'était vexant.
Tsuna était quelqu'un de très respectueux des décisions des dieux, encore plus de celles de ses parents. Il ne ferait jamais rien qui pourrait salir l'honneur de ces derniers et mettre en péril leur statut et réputation auprès des autres royaumes et tribus. Il pensait aussi n'avoir jamais agis de manière à ce qu'on puisse penser qu'il soit capable d'être infidèle, ni capable de quoi que ce soit pouvant paraître répréhensible – dans le pire des cas, et le plus plausible, Mukuro serait celui capable de penchants adultères – et le fait d'être mis sous une telle pression, uniquement pour prouver son appartenance et soumission, c'était réellement vexant.
Et pendant qu'il continuait à se lamenter mentalement, quelque chose l'interpella, son intuition se mettant en alerte, comme pour le prévenir que quelque chose n'allait pas. Le jeune prince se retourna alors, la cause potentielle du malaise de son intuition se trouvant à l'endroit qu'il venait de quitter, la Cage, avant de regarder en direction de la chambre royale. S'il n'y allait pas maintenant, il pourrait le regretter, car pour autant qu'il ne veuille se rendre dans cette chambre, Mukuro l'y attendait. Pourtant, s'il ne suivait pas son intuition, les autres papillons pourraient se retrouver en danger.
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Les couloirs du palais étaient silencieux. Mis à part les gardes qui faisaient la ronde, il n'y avait personne.
C'était une occasion parfaite.
C'est ce que pensa Gokudera lorsque, vérifiant que les autres papillons étaient bien dans leur chambre, il se glissa à travers l'obscurité, se faufilant hors de la Cage.
Cela faisait quelques semaines qu'il faisait partit de la collection de Mukuro, et durant ces quelques semaines, il n'avait eu comme décors que les quatre murs du palais. Il avait brièvement entrevu la cité, mais l'hostilité du peuple de la Brume ainsi que les interdictions de Mukuro l'avait empêché de réitéré l'expérience.
« Hayato, désormais tu vivras au palais de la Brume. Considères-toi comme un symbole de notre alliance avec le Royaume du Sud. »
Ce fut les derniers mots que son père lui adressa avant qu'il ne quitte le palais et tout ce qu'il avait connu. Sa famille, le palais, la cité de l'Ouest… Enfin, ce n'était pas comme si ça allait lui manquer. Pour autant qu'il se rappelait, il n'avait pas beaucoup de bon souvenir de cet endroit. Mais il ne pouvait s'empêcher de garder une certaine amertume quant aux raisons que lui avait avancées son père.
Symbole de notre alliance, tu parles… J'appellerais ça de la servitude, moi…
Mais il n'avait pas l'intention de jouer les symboles bidons toute sa vie même si ça le tenait loin de son passé, peu importe ce qu'en disait son père. C'est d'ailleurs pour ça que depuis son arrivée, Gokudera avait observé, analyser chaque possibilité, noté chaque détails pour préparer son invasion. Il pensait retarder les choses à plus tard, l'omniprésence des gardes et de la surveillance de Mukuro sous toutes ses formes ne lui permettant aucune erreur et l'assurance d'une punition plus que sévère s'il se faisait prendre. Mais à l'annonce des activités nocturnes du maître des lieux concernant le nouveau papillon donnait à l'argenté une parfaite occasion. D'ailleurs, le papillon concerné était parti il y a environ cinq minutes, il devait donc être arrivé dans la chambre royale. Le moment parfait pour s'enfuir. Il n'avait plus une minute à perdre.
Il venait d'ailleurs de passer la première poignée de garde, se cachant ensuite derrière les piliers, sa forme dissimulée par l'obscurité alors qu'il comptait jusqu'à dix, temps exacte qu'il devait attendre avant que le second groupe de garde ne passe. Ceci fait, il se dirigea vers les marches descendant au dernier étage, compta jusqu'à dix – oups, onze, un retardataire semblerait- il – avant de continuer le long des murs pour passer la porte principale.
Deux gardes de plus.
Et la voie était libre.
Il était tout près du but, une fois la porte principale passée, il n'aurait qu'à se déplacer dans la cité et passer le portail. A cette heure-ci, d'après les explications de Dino, la cité était plongée dans le noir le plus total, la population était endormie, et les gardes en charge de la surveillance somnolaient. Bien entendu il y avait encore des gens debout, des voleurs, des tueurs et plus… mais Gokudera savait comment les éviter.
Cinq…
Quatre…
Trois…
Deux…
Un…
L'argenté se redressa, prêt à courir vers sa liberté, passant la porte principale et se dévalant les marches jusqu'à arriver là où le palais rejoignait la cité. Lorsqu'il fut sûr de se trouver à une distance où personne ne le suivrait, le jeune garçon se mit à sourire, se sentant enjoué depuis bien longtemps dans sa vie… bientôt cet endroit, son passé, tout ça ne serait qu'un vieux et désagréable souvenir, bientôt il serait libre de faire et de vivre comme bon lui semblait, bientôt il…
« Gokudera-kun ! »
L'argenté se retourna, surpris et alarmé par cette voix qu'il reconnut rapidement comme étant celle de Tsuna. Et surtout horrifié par ce que cela impliquait.
« C'est pas vrai ! Comment est-ce que… Il n'est pas supposé être là ! Merde, merdre, MERDE ! Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Pourquoi est-ce qu'il m'a suivi ? »
« Gokudera-kun, que fais-tu dehors ? » Reprit le brun en s'approchant, uniquement pour s'arrêter lorsque des flammes rouges se dressèrent devant lui, comme pour le contraindre à cesser d'avancer. Il leva ensuite les yeux vers l'argenté, sentant et comprenant que c'était son œuvre.
« Gokudera-kun…? »
Mais à peine le jeune garçon prononça son nom que les flammes redoublèrent d'intensité et d'envergure, se regroupant en une boule de feu. Un grognement se fit soudain entendre, la boule de feu se dissipant rapidement, révélant un léopard. L'animal fit face à Tsuna, crocs et griffes dehors, grognant de manière intimidante. Le brun compris rapidement qu'il s'agissait d'un messager.
« Retourne au palais. » Dit enfin Gokudera, sa voix sonnant comme un avertissement alors que le léopard avançait dangereusement vers le prince du Ciel.
Mais avant que l'héritier du Ciel ne puisse dire quoi que ce soit, le léopard rugit, lui faisant avoir un geste de recul. Il recommença ensuite à grogner, semblant hésiter entre attaquer ou rester en retrait.
Il avait entendu dire que les messagers avaient la capacité de ressentir les émotions de leur maître. Et le fauve semblait très nerveux, ce qui signifiait que le prince de l'Ouest l'était aussi, si ce n'était plus. L'animal était instable, et visiblement prêt à attaquer à n'importe quel moment.
Il serait sûrement plus prudent d'écouter Gokudera, car si son messager finissait par attaquer, il n'aurait aucune chance de s'en sortir, l'animal était plus rapide et plus fort. Et si son entraînement lui permettrait de s'en sortir vivant, il se verrait malgré tout gravement blessé. La meilleure solution serait de revenir au palais. Pourtant… quelque chose lui disait de ne pas s'en aller tout de suite. Car si son intuition lui avait fait suivre l'argenté, c'était parce qu'il sentait que ce dernier courrait un danger. Et cette alerte ne s'était toujours pas dissipée, ce qui signifiait que la menace était toujours présente…
Gokudera, qui avait toujours l'air de débattre intérieurement, soupira soudainement, son messager se calmant aussitôt, mais restant malgré tout sur ses gardes. L'argenté posa les yeux sur le prince du Ciel avant de lui tourner le dos et de se mettre à courir, à la grande surprise de son collègue papillon qui ne put malheureusement pas bougé, le messager du prince de l'Ouest continuant à lui barrer la route.
L'animal ne changea finalement de position que lorsque son maître fut assez loin, bondissant pour le rattraper.
Tsuna quand à lui ne comprenait pas ce qui arrivait. De un, pourquoi Gokudera se trouvait-il dehors et semblait fuir le palais ? Et deux, pourquoi fuyait-il le palais ?
Et si le prince ignorait de nombreuses choses, il était certain d'une autre :
Il devait les rattraper.
Car la sensation de danger qu'il avait ressenti plus tôt était encore bien présente, et si son intuition ne le trompait pas, ce qui était le cas dans une grande majorité des cas, il se pouvait que Gokudera soit en danger. Il ne connaissait pas le garçon depuis longtemps, et il l'avait même traité de façon hostile lors de leur première rencontre, mais il ne pouvait laisser une personne se faire blesser, aussi désagréable et effrayante soit-elle.
Mais les deux fuyards étaient déjà assez loin, disparaissant dans l'obscurité de la cité. Et même s'il voulait les suivre, à pied et avec ses seules capacités humaines, il ne pourrait pas faire grand-chose.
Jetant alors un regard derrière lui, en songeant à Mukuro, l'héritier de la tribu du Ciel se résigna, soupirant avant de fermer les yeux, inspirant et expirant profondément. Bientôt, des flammes apparurent, brûlant fièrement sur ses mains et son front, et ses yeux, lorsqu'il les rouvrit, prenant une tête orange, ardente, déterminée. Et sans crier gare, le jeune garçon se retrouva propulsé dans le Ciel par les flammes qui brûlaient sur ses mains.
Lorsqu'il fut en assez bonne hauteur, l'adolescent tenta de repérer le prince de l'Ouest et son messager, ce qui ne fut pas bien difficile, la cité étant plongée dans le noir, à l'exception de certains quartiers, et le messager de Gokudera ayant des flammes rouges flottant autour de ses pattes le rendant facilement repérable dans la nuit.
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Gokudera continuait à courir. C'était stupide. Lui qui avait toujours tout misé sur la rationalité de ses plans, la logique de ses raisonnements, voilà qu'il cédait à la panique et fonçait droit dans un mur. Il pensait avoir tout vérifié, tous les détails semblaient favorables. Et pourtant, une seule variable, le prince de la tribu du Ciel, différant de son plan initial avait faussé tout ses calculs. Et c'était tout ce qui lui avait fallu pour céder à la panique. D'ailleurs, l'instabilité et la grande agressivité dont avait fait preuve son messager confirmait ses pensées. Il était si perdu dans ses pensées, courant au hasard, qu'il ne se rendit pas compte qu'il avait prit un mauvais tournant, l'amenant à l'un des quartiers dangereux que préalablement, il avait décidé d'éviter.
Le jeune garçon continuait à courir, quand soudain, son messager qui jusque là le suivait, s'arrêta, grognant. L'adolescent s'arrêta à son tour, surpris par l'attitude étrange du léopard. Ce dernier continuait à grogner, regardant de tout côté, jusqu'au moment où il s'effondra sans crier gare.
« Uri ! » Fit ensuite l'argenté en se précipitant vers l'animal, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Et alors qu'il se penchait au dessus du fauve, une brume indigo se forma autour de lui, et il sentit son corps s'engourdir, et ses yeux, s'alourdir.
La dernière chose qu'il vit, alors que son corps s'effondrait à terre aux côtés de celui de son messager, fut des pieds, s'extirpant hors de l'obscurité et marchant vers lui.
Il y avait des voix aussi, mais sous la paralysie, et de quelque chose d'autre que le prince de l'Ouest ne pouvait déterminer, il ne pouvait rien discerner de ce qui était dit, ni des voix qui se faisaient entendre.
Trois hommes entourèrent les corps inertes du jeune prince et de son messager :
« Tiens, tiens. Il semble que la pêche ait été bonne ce soir. » Déclara l'un d'entre eux en se penchant et en observant de plus près le visage de l'argenté.
« Il n'a pas l'air d'être d'ici. Sa peau… » Continua-t-il avant d'ouvrir l'un des yeux du garçon « et ses yeux. En tout cas on en tirera un bon prix. »
« Et l'animal ? » Demanda ensuite l'un des complices.
« On l'emmène aussi. On trouvera le moyen de le tuer plus tard. »
Et alors que l'un des trois soulevait le corps de Gokudera pendant que les deux autres s'occupaient du léopard, le ciel s'éclaira soudain. Les hommes levèrent la tête pour voir d'où cela venait, et constatèrent avec effroi qu'il s'agissait de flammes, tombant su Ciel dans leur direction. Ils ne purent qu'esquiver en se jetant à terre, laissant tomber le corps de leur captif.
« Gokudera-kun ! » Fit soudain une voix.
Les trois comparses en se relevant, aperçurent une silhouette à travers les flammes, penchée au dessus de l'argenté. Cette silhouette se leva ensuite, et se révéla être un jeune garçon. Ce dernier se tourna vers eux, des flammes brûlant sur ses mains et son front, ses yeux d'un orange hardant.
Bientôt, des flammes orange s'élevèrent du sol, encerclant les trois brigands alors que le jeune garçon s'élançait vers eux…
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Mukuro se mit à bailler.
Cela faisait une demi-heure que Tsuna aurait dû arriver, et le souverain de la Brume avait beau être quelqu'un de patient, cette attente commençait réellement à l'agacer. Il avait envoyé Mukuro – son messager – le chercher, mais l'oiseau ne lui avait rien rapporté.
Et alors qu'il se leva pour chercher son époux, réfléchissant à la manière dont il le rappellerait à l'ordre quant à la ponctualité, le ciel s'illumina à l'extérieur. Intrigué, le jeune roi se posta à son balcon, et vit que non loin du palais, des flammes s'élevaient, assez hautes pour illuminer une partie de la cité.
Invoquant alors de nouveau son messager, le jeune souverain l'envoya voir ce qui se passait.
L'oiseau survola la cité, évitant les flammes qui commençait à redescendre et disparaitre, afin d'accéder au lieu de l'incident. Il se posa ensuite, se dissimulant dans l'ombre afin d'observer en silence et transmettre ce qu'l voyait à son maître.
Ce dernier, d'ailleurs, ne fit que sourire lorsqu'il vit, à travers les yeux de la chouette, la personne exacte qu'il cherchait, Tsuna, son sourire s'étirant un peu plus alors qu'il pouvait voir à ses côtés, toujours inconscient, un autre de ses papillons. Près des deux garçons, des corps, trois hommes, légèrement brûlés mais toujours en vie d'après les tremblements qu'ils avaient.
Des chasseurs d'esclaves. Pensa le jeune roi sans réellement se formaliser. La cité de la Brume était le refuge de bon nombre d'entre eux, chassant les infortunés, majoritairement des étrangers et des touristes, et les revendant sur le marché pour un bon pris. Ils avaient sûrement tenté de capturer les deux princes.
Son regard se concentra ensuite principalement sur Gokudera, son sourire se fanant quelques secondes. Le bâtard avait tenté de s'enfuir. Conclut-il sans grande difficulté.
Tsuna ne connaissait rien des rouages et de l'organisation du palais. L'argenté lui, par contre, depuis son arrivée, avait porté une attention particulière aux horaires des gardes, et à l'architecture et l'organisation de la cité. Ce n'était donc pas une grande surprise, en plus de ce que lui avait rapporté Viper au sujet du prince de l'Ouest, que celui-ci ait tenté quelque chose d'aussi stupide.
Mukuro ne voulait pas savoir pourquoi le plan du jeune garçon avait échoué, encore moins pourquoi Tsuna se trouvait avec lui.
« Mukurou. » Fit alors le jeune homme à l'attention de son messager, qui ouvrit ses ailes, prêt à agir. « Ramènes-les moi. »
L'oiseau s'envola de suite, une brume indigo plus épaisse que celle ayan t surpris le prince de l'Ouest plus tôt se formant autour de lui, alors qu'il fondait sur les deux adolescents. Tsuna, autour duquel se forma plus de brume, ne tarda pas à s'effondrer à son tour, son corps rejoignant celui de son collègue papillon et son messager.
Le jeune souverain se retourna ensuite avec l'assurance de voir ses deux fuyards en herbe de retour dans son palais, un sourire cruel se formant sur ses lèvres et son rire si particulier résonant dans la chambre.
Il était dans l'humeur d'une punition…
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« Hayato, Hayato, mon cher et pourtant si stupide Hayato… » Fit le souverain de la brume alors qu'il passait la pointe d'une longue et fine baguette de bambo sur la joue du prince de la tribu de la tempête.
Mukuro, après que son messager ait ramené les deux princes, fit amener Tsuna dans la chambre royale tandis que Gokudera était réveillé et ramené à la Cage au papillon. Là-bas, il demanda à ce que tous les papillons soient réveillés et assistent à ce qu'il appela « l'exemple ».
Aucun des papillons ne comprirent pourquoi ils étaient levés à une heure aussi tardive, avant qu'ils ne voient Gokudera, les yeux fixés au sol et les poings serrés. La confusion fut alors place à la compréhension et l'appréhension alors que Mukuro parlait, s'adressant à l'argenté.
« Tu conviendras que depuis ton arrivée, je me suis montré assez indulgent.. . Je me suis jusqu'ici contenté de vous avertir, ne songeant pas qu'il me serait utile de vous corriger sur votre comportement… » Fit-il « …Mais il semble que je sois contraint de sévir, afin de te rappeler, ainsi qu'à vous tous, qui est le maître des lieux, et que tout écart de conduite se doit d'être puni. Sévèrement. » Fit-il ensuite en fouettant la joue de l'argenté, y laissant une vive trace rouge. Le jeune garçon resta impassible, se yeux malgré tout fermés et son visage tourné sous le coup, les rouvrant lorsque la voix du souverain se fit de nouveau entendre.
« Cet exemple sera un avertissement. Pour vous tous. Un avant-goût de ce qui pourrait vous arriver si vous veniez à me désobéir, agir en contradiction avec mes règles, ou me défier. Ce qui fut le cas de ce cher Hayato. »
Le jeune souverain, qui s'était adressé à son auditoire, se retourna ensuite vers le principal intéressé.
« Et si ce n'était pas souci de ta présentation à la réception de demain, cette trace ne serait pas la seule marque de ma colère sur ce jolie visage qui est le tien. » Reprit le jeune homme en relevant le visage de son papillon avec la pointe de la baguette sous son menton, le forçant à le regarder.
Les yeux de Gokudera brûlaient de fureur, leur vert émeraude brillant sous la colère, l'indignation, et surtout l'envie de révolte. Mais il n'en fit rien, car cela ne ferait qu'empirer la situation.
« Kufufu… Un spécimen emplie de rage et de fougue à ce que je vois…D'ordinaire, je ne me formalise pas d'un peu de fougue, cela ajoute du piquant à la possession d'un animal de compagnie… » Déclara Mukuro en croisant le regard de sa victime. « Mais lorsqu'un animal commence à se montrer trop impétueux… »
« …Il doit être maté. »
Ce fut la dernière parole qui fut entendu avant que le bruit de la baguette fondant l'air pour prendre impact contre la chaire ne se fit entendre.
Ce bruit se répéta.
Encore et encore.
Marquant, comme le souhaitait Mukuro, l'esprit de toutes les personnes présentes. Fuuta et Enma détournèrent le regard, ne supportant pas la vue de ce qui se passait. Lampo lui, pliait à chacun des bruits qu'émettaient les coups. Basil regardait, horrifié et désormais averti du minimum qu'il encourrait au moindre faux pas. Dino fut le seul dont l'expression restait impassible, ses yeux seuls trahissant ses émotions alors qu'il serrait, à l'insu des autres, la main de Daisy qui s'était réfugié à ses côtés, enfouissant son visage dans la tunique du blond et tentant de bloquer les bruits, sans succès malheureusement.
Le bruit du bâton résonna encore longtemps dans l'esprit de chacun bien après que Mukuro ait quitté la pièce, souhaitant une bonne nuit à sa collection avant de refermer la porte sur ces derniers, leur faisant ressentir pour la première fois, la sensation de réellement se retrouver comme des papillons en cage, captifs et risquant à tout moment de se faire arracher les ailes…
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Tsuna ouvrit les yeux.
Il se retrouvait dans un endroit sombre.
il ne voyait rien. Ne pouvait bouger, son corps étant comme engourdi.
Où était-il ?
Il n'y avait rien à part les ténèbres et il le froid qui brûlait sa chaire de l'intérieur alors qu'il tentait de se débattre et de reprendre le contrôle de son corps. C'est alors que des bruits de pas se firent entendre. Et une voix.
« Tsu-kun… »
« Tsu-kun... »
M…Maman.. ?
« Réveilles-toi… Tsu-kun… Il est temps de te lever… »
« Ma…Maman… » Tenta de dire le jeune garçon, sa voix se déchirant et le son se perdant dans sa gorge.
« Tsu-kun… Réveille-toi. Tu ne devrais pas dormir à un moment pareil… »
Ce fut la dernière chose que l'héritier du Ciel n'entendit avant que les pieds se fondirent dans l'obscurité, et qu'il soit de nouveau plongé lui aussi dans cette obscurité.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il se rendit compte qu'il se trouvait dans la chambre royale, allongé sur le lit. Il se releva précipitamment, regrettant immédiatement cette action alors qu'un vertige le gagna. Lorsque le malaise passa, le brun positionna ses mains devant lui, contractant ses doigts afin de constater, soulagé, qu'il pouvait les bouger. Il se sentait encore engourdi, mais au moins, d'après les mouvements qu'il fit ensuite, il contrôlait son corps.
Il tenta alors de se rappeler ce qui s'était passé.
Comment avait-il fait pour se retrouver dans la suite royale ?
La dernière chose dont il se rappelait était des flammes. Les siennes. Qu'il avait utilisé afin de mettre des brigands hors d'état de nuire après qu'il ait trouvé Gokudera inconscient dans les bras de l'un d'eux…
Non… Il avait quelque chose d'autre.
De la brume. Une brume épaisse et indigo. Puis son corps s'était engourdit avant qu'il ne tombe à terre.
Ensuite plus rien.
…
…
Un instant…
Gokudera !
Il se rappelait vaguement de l'argenté le fuyant. Du messager de celui-ci menaçant de l'attaquer. De cette sensation de danger qui planait au-dessus de lui. D'ailleurs…
Pourquoi était-il à l'extérieur du palais ?
Et plus important dans le moment présent:
Où était-il ?
En se posant cette question, le jeune garçon se leva précipitamment, descendant du lit et voulant se diriger vers la porte, quand la chouette de Mukuro, qui était restée dans l'ombre et qui se révéla lorsque le prince se leva, s'interposa, ouvrant dangereusement ses ailes pour barrer le passage à l'adolescent alors qu'il essayait de passer.
« Vas-t-en ! » Fit ce dernier d'un geste de la main, ce qui ne lui valut que de se faire griffer par les serres affutées de l'oiseau.
« Tsunayoshi. »
Le concerné se stoppa immédiatement, le messager qui faisait obstacle libérant finalement le passage, uniquement pour révéler la forme de Mukuro. Le prince eut un geste de recul, son intuition se mettant immédiatement en alerte, le regard de son époux le dissuadant de penser à sortir de cette chambre.
Maintenant qu'il y pensait, à cause de son escapade, il avait oublié Mukuro. Il l'avait même fait attendre.
Longtemps…
Oh… Pourquoi est-ce qu'il sentait qu'il allait le regretter ?
Parfois il haïssait son intuition…
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Toc
Toc.
« Je peux entrer ? »
« … »
« Gokudera. Il faut te faire soigner, sinon cela risque de s'aggraver. »
…
« Vas-t-en. »
…
« Gokudera, j'entre, que tu le veuille ou non. On doit s'occuper de ton dos. »
La porte de la chambre grinça en s'ouvrant.
« Tu te sens mieux ? » Demanda Dino alors qu'il entrait dans la chambre de Gokudera, des bandages et tout ce dont il avait besoin pour traiter le jeune garçon en main.
L'argenté, qui était allongé sur son estomac, ne répondit pas, tournant simplement la tête pour ne pas faire face au blond qui s'assit près de lui, retirant les morceaux ensanglantés de ce qui restait de la chemise de son cadet. Le jeune homme ne put s'empêcher de grimacer en voyant l'état du dos de ce dernier, mais ne fit aucun commentaire, préférant le traiter avant tout.
Mukuro avait épargné le visage du prince, s'acharnant sur le dos de ce dernier à la place, endroit qui serait facilement dissimulable sous les vêtements qu'il porterait le lendemain. Et si les blessures avaient été douloureusement et péniblement faites et n'étaient pas très jolies à voir dans le moment présent, elles n'étaient pas assez profondes pour causer des problèmes de déplacement à l'héritier de la tempête.
Tout à fait Mukuro. Pensa Dino en plongeant un tissu dans de l'eau.
En faire le moins pour traumatiser le plus.
En tout cas ça avait été réussi. Il avait été difficile au plus vieux des papillons de réussir à renvoyer se coucher ses jeunes collègues et à les faire s'endormir. Daisy étant le plus impressionnable, la tâche avait été ardue.
Mais le plus dure était sûrement pour Gokudera, qui avait été celui subissant tout cela.
« Ça risque de piquer. » Dit doucement le blond en posant le tissu sur le dos du plus jeune, faisant grimacer et jurer ce dernier alors qu'il nettoyait le sang.
Le silence gagna rapidement la pièce, Dino abandonnant l'idée de faire la conversation au plus jeune et Gokudera s'adaptant à la douleur et trop occupé à penser.
Il n'avait pas compris, ni envisagé, que Tsuna puisse le suivre. Il avait été tellement paniqué qu'il avait oublié tout ce qu'il avait préparé. Les plans, les chemins à suivre, les quartiers à éviter. Il avait tout oublié.
Qui plus est, il avait failli se faire avoir par des chasseurs d'esclaves.
Si…
Si le prince du Ciel n'avait pas été là, tout ses efforts pour atteindre la liberté, et ce même hors de l'emprise de Mukuro, auraient été vains.
La punition de Mukuro aurait semblé bien douce face au sort qui lui aurait été réservé.
Mais si l'humiliation de celle-ci et le fait de la subir n'étaient pas les plus douloureux, la pensée qu'il avait mis la vie d'une autre personne en danger l'était encore plus. Une personne qui, d'après ses souvenirs, avant qu'il ne perdre connaissance, lui avait sauvé la vie. Une personne qui, à son arrivée quelques heures auparavant, ne lui avait inspiré que de l'animosité et avec qui il s'était montré odieux.
Et pourtant, cette personne lui avait porté secours, même après avoir failli se faire attaquer par son messager.
Gokudera serra les poings, se crispant, en colère contre lui-même. Même s'il n'était pas réellement aimé dans sa cité, il était considéré comme quelqu'un d'avisé et d'ingénieux, alors comment quelqu'un d'aussi intelligent avait pu se montré aussi stupide ?
Tsuna n'avait fait que l'aider, et même s'il ne comprenait pas comment il s'était retrouvé dehors, ou pourquoi il l'avait suivi, l'argenté savait que le prince du Ciel, en étant attrapé dehors, en sa compagnie, allait lui aussi être puni. Pour quelque chose qui n'était pas sa faute…
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Il n'avait pas fait ça…
Ce n'était pas possible.
Il n'avait pas osé faire ça ?
Comment était-ce possible, c'était comme si son corps avait agis de lui-même.
…
Il…
Il avait osé frapper le roi de la Brume. Pas gifler, ou même repousser, mais frapper ! Un coup de poing ! En pleine face!
…
Il fallait avouer que Mukuro ne l'avait pas volé celui-là, mais tout de même…
C'était tout simplement insensé !
…
…
Quelques instants auparavant…
Chaud…
Trop… chaud…
C'était ce que pensait Tsuna, son corps semblant se réchauffer de manière inhabituel alors qu'il était poussé sur le lit, son dos entrant en contact avec le matelas pendant que Mukuro retirait sa chemise.
Le jeune homme, après avoir surpris son cadet, s'empressa de le saisir par le bras, le forçant à s'approcher avant que leurs lèvres ne se rencontrent violemment. A partir de ce moment, tout se passa trop vite pour l'esprit confus du jeune prince. Sans comprendre comment, l'adolescent se retrouva débarrasser de ses vêtements et jeté sur le lit.
Se rendant compte de sa tenue – ou plutôt de son absence de tenue – le garçon se mit à rougir, tentant du mieux qu'il pouvait de se couvrir avec les couvertures.
« Tsunayoshi. » Fit soudain la voix du roi de la Brume, suave et dangereuse, faisant frissonner l'héritier de la tribu rivale. « Que faisais-tu hors du palais ? » Demanda-t-il par la suite en jetant son vêtement sur une chaise.
« J-Je…Je ne sais pas de… »
« Mentir ne te mènera nulle part. Mon messager est celui qui t'a ramené. Je suis donc au courant de cette petite escapade. » Le coupa rapidement son mari.
Le brun avala difficilement sa salive. Il ne savait pas mentir, il n'avait jamais su. Et il y arrivait encore moins lorsqu'il était nerveux, ce qui était précisément le cas. Et le regard que lui jetait son époux, en plus du ton de sa voix, ne l'aidait en rien.
« Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi, alors que je t'attendais, tu t'es permis de sortir et de suivre ce petit bâtard. »
Bâtard.. ?
De qui parlait-il ?
…
Était-ce de…Gokudera ?
« Enfin. Il semble que le passé ne puisse être changé. Il ne me reste donc qu'à prévenir toute autre incident.. » Déclara ensuite le jeune souverain en montant sur le lit, faisant reculer le prince du Ciel au point où son dos toucha la tête de lit.
- M-Mukuro. Les raisons pour lesquelles je…J'étais avec Gokudera parce que j'avais-
- Quand bien même tu aurais de parfaites raisons, Tsunayoshi, je n'en ai que faire. Tu dois être puni pour ta désobéissance.
-Puni ?
Le souverain ne fit que rire, approchant doucement, faisant monter l'angoisse dans l'esprit de sa future victime. Bientôt, il arriva en face de lui, son visage à quelques centimètres de celui du plus jeune.
« M-Mukuro… »
« Sshsh…Te débattre ne fera que rendre cette expérience plus désagréable… » Souffla le jeune homme avant de poser ses lèvres sur l'une des épaules dénudées de son époux, commençant à embrasser la surface jusqu'au cou et remontant vers l'oreille : « Il est temps que tu comprennes qui est le maître… » Ronronna le souverain avant de faire glisser le jeune garçon, le faisant s'allonger contre le matelas, les couvertures qui couvraient son corps serrés entre ses doigts.
Mukuro se positionna ensuite au dessus du brun, l'embrassant et, comme la première fois, lui mordant la lèvre, mais pas de manière assez forte pour le faire saigner de nouveau, forçant malgré tout son partenaire réticent à ouvrir sa bouche alors qu'il y forçait sa langue. Le baiser fut brutal, forcé, Tsuna se voyant avoir du mal à suivre et ne pouvant que subir ce qui se passait. Bientôt, les mains du roi de la Brume se retrouvèrent sur les couvertures, les extirpant de la prise de l'héritier du Ciel, avant qu'elles ne soient jetées hors de portée de ce dernier, le découvrant. L'adolescent ne put que rougir de plus belle, incapable de s'extirper du baiser, alors que les mains de son époux se posaient sur sa peau, le rapprochant de lui et collant leur corps.
Délaissant ensuite les lèvres rougies de son cadet, Mukuro se redressa avant de s'attaquer une fois de plus au cou de ce dernier, descendant vers son torse, s'y afférant de telle sorte qu'il arracha un soupir à sa victime. Pui il descendit plus bas, sur son nombril, et enfin à son estomac, traçant de sa langue tout son parcours, et s'arrêtant volontairement afin de faire parfaitement comprendre au plus jeune dans quelle situation il se trouvait.
S'il voulait punir son petit prince, Mukuro voulait aussi lui faire ressentir du plaisir. Un plaisir tel, qu'il s'en rendrait dépendant et l'amènerais à en vouloir plus…
Pour un peuple aussi fier et aussi puissant, voir leur prince ramper sous le règne de leur pire ennemi serait la pire des humiliations, et dans le cas du prince en question, la pire des punitions.
Mais pour cela, il devait le séduire…
Il avait senti la peur, l'anxiété dans chacune des pulsations du cœur, chacun des frissons de l'héritier du Ciel. Mais le souverain de la Brume n'avait que faire de la peur seule. Il voulait amener l'héritier du Ciel à fondre sous son traitement, à se laisser faire. Il souhaitait, de son habileté, lui faire sentir, voir, toucher, des terres encore inexplorées de lui, des sensations encore inconnues de son innocent petit être. Il voulait le corrompre, comme il l'avait fait avec le peuple de la cité de la Brume, l'infecter, le voir souffrir, s'extasier de son venin, s'en nourrir, l'en rendre dépendant, au point qu'après la douleur et les supplices, il revienne en redemander, le supplier de lui en donner plus…
Et cela commençait par une chose.
La soumission de sa voix.
Mais Tsuna ne semblait pas aussi prêt à se laisser soumettre de cette manière.
Si le corps du jeune prince souhaitait plier sous le traitement de son époux, son esprit et sa raison lui hurlait de se débattre. Mais la chaleur qui avait envahi son corps avait progressivement raison de sa maîtrise de lui-même. Tout son être semblait lui échapper, sa voix, ses réflexes, rien ne lui obéissait plus. Il émettait des sons qu'il n'aurait jamais cru entendre sortir de sa bouche. C'était humiliant.
Et dans une vaine tentative de faire taire ces sons, le jeune prince, se mordit les lèvres, rouvrant la plaie que lui avait fait Mukuro, un filet de sang se mettant à couler, et montant ses mains à sa bouche comme pour bloquer sa voix. Ce qui ne sembla pas satisfaire le souverain de la brume, qui face au soudain silence de son petit prince se redressa, constatant la position dans laquelle était ce dernier. Il remonta alors à son niveau, posant ses mains sur celles du plus jeune pour les retirer et sa contrariété grandit lorsqu'il remarqua les lèvres du brun.
« Tsunayoshi… » Souffla-t-il en traçant de ses doigts le contour des lèvres du prince, avant de les retirer, observant son œuvre et portant sa main à sa bouche pour y lécher le sang qui s'y était déposé.
« Tu ne devrais pas étouffer une si jolie voix… Quel plaisir aurais-je à te punir, ainsi ? »
Aussitôt, le jeune homme déposa un bref baiser sur la joue de son captif, s'attaquant à la mâchoire de celui-ci avant de reprendre d'assaut son cou, y mordant et le marquant. Tsuna ne pu empêcher le gémissement qui se faufilait entre ses lèvres, le toucher de Mukuro sur sa peau lui brûlant délicieusement et lui embrumant l'esprit.
Chaque fois que l'héritier du Ciel ouvrait la bouche, toute parole cohérente était étouffée, laissant place à des soupirs, gémissements et des plaintes suppliantes que le jeune garçon essayait désespérément de retenir.
C'est alors que Mukuro, visiblement agacé de ce comportement, lui mordit le cou, plus fort cette fois, arrachant un cri mêlant surprise, douleur et plaisir, au jeune prince. Se rendant compte ensuite de ce cri, ce dernier posa ses mains sur sa bouche, honteux et embarrassé. Ce qui ne fit que faire rire son époux :
« Ne te cache pas… Tes soupirs, tes plaintes… ta voix criant mon nom… Je veux tout entendre… » Poursuivit-il en se baissant, ses lèvres effleurant la peau de son partenaire. « …Je veux que le palais entier entende … »
Quoi ..?
« … Qu'ils comprennent que tu es à moi… que tu comprennes que tu es à moi… »
Mukuro passa ses mains le long du corps du prince, jusqu'à ses cuisses…
« …Ainsi, jamais tu ne penseras à te tourner vers autre que moi… »
Que… Qu'est-ce que ça signifie… ?
« … Tu n'appartiens qu'à moi... »
Tsuna ferma soudain les yeux, serrant aussi les poings alors que le jeune roi l'embrassait. .
C'était comme il l'avait imaginé. Tout ça. Tout ce cinéma, ce n'était qu'un moyen pour Mukuro de la marquer, de se prouver comme maître.
Était-ce tout ce qu'il était ?
Une marchandise ? Un objet ?
Ce n'était pas ce que le jeune prince avait voulu. Personne ne voudrait ça. Personne ne voudrait être « marqué » de cette manière, prit ainsi, uniquement parce qu'on voulait être sûr qu'il savait qui était son « propriétaire ». C'était humiliant, vexant… blessant…
Tsuna, à cette pensée, sentait son cœur se déchirer.
Mais que pouvait-il faire ? Il n'avait pas son mot à dire dans cette histoire. Il ne pouvait que subir…. Tout sembla s'assombrir autour de lui. Même les baisers, qu'il avait commencé à apprécier, lui semblaient subitement fades et faux. Il ne pouvait se battre sans risquer de provoquer une guerre entre sa tribu et celle de la brume.
Il n'était qu'une marionnette.
« … Et il est temps que tu saches où est ta place. »
Sa place.
Cette dernière phrase, que prononça Mukuro, sembla pourtant briser le dernier fil qui le retenait.
Il était prince. Héritier de l'une des tribus les plus puissantes des Quatre Royaumes. Il avait été entraîné et conditionné à se défendre, à imposer, même si cela ne lui plaisait pas, sa présence et à être respecter des autres chefs de tribus. Il avait joué son rôle, accepté son devoir de prince, il représentait son peuple et ses parents. Il ne pouvait donc pas jouer les simples spectateurs.
Et c'est à cet instant que Tsuna fit une chose qui allait changer sa vie.
C'est à cet instant qu'il commis l'irréparable.
C'est à cet instant que dans un état qu'il ne pouvait décrire, son corps se mit à bouger de lui-même, son instinct prenant le dessus, son poing se serrant plus fort encore et allant trouver le visage du souverain de la brume.
C'est à cet instant que Tsuna, prince de la tribu du Ciel, frappa Mukuro, souverain de la tribu de la Brume.
C'était insensé…
Et plus rien ne serait jamais comme avant entre eux...
Bon, voilà c'est la fin de ce chapitre!
Je n'ai pas grand chose à dire mais j'espère que ça n'a pas été trop chiant (si ça l'a été, dites-le moi surtout, je l'ai mérité...) enfin bon. J'espère que vous me donnerez votre avis.
Bye!
