rating:T
genre : romance/fantasy
pairing :6927 MukuTsuna, D18 avec slight 692718, 10051 et peut-être d'autres.
disclaimer : Katekyo hitman reborn ne m' appartient pas.
NdA: Ok, nouveau chapitre! Avant tout, merci à ceux qui continuent à suivre et ceux qui ont laissé des reviews, ça compte beaucoup pour moi et ça me motive pour continuer cette fic! Et même si je prends du temps à poster, je n'abandonnerais pas cette fic. encore un grand merci!
Empirelove : I'm glad you liked it. I'm sooo sorry about the sexytime. I'll try not to disappoint you next time! Sorry again and I hope you'll like this chapter.
Pink Peach : Je suis ravie que ça te plaise encore X3 Ne t'en fais pas, je n'ai aucune intention d'abandonner cette fic. Bonne lecture ! ^^
Xangel-15X : Je saiiiiis XD lol nan, vraiment. Pour le XS je ne sais pas. J'ai du mal à écrire ce couple, mais je vais y penser. Je ne voudrais pas te décevoir en écrivant quelque chose de moyen ou de nul ^^. Bonne lecture à toi !
Yuki : Lol je suis super contente de te revoir toi et tes gros pavée XD Je suis rassurée, sur le passage de Gokudera, j'avais peur que ça le fasse pas trop. Mais si tu dis que ça va, je te crois _
Pour ce qui est de Byaku et Shou-chan, y'en aura d'autre XD
Tsuna Passif ? Je vais essayer de changer ça parce que non, il ne peut pas être passif !
Enfin bon, encore merci ! J'espère que ce chapitre te plaira !
Kyara17:Je suis contente que ça t'ai plu ^^ ne t'en fais pas, un peu de plomb dans la tête de Mukuro ne peut pas lui faire de mal! Enfin bon, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas. Bonne lecture.
Haruna-fanfics: Et oui. Et c'est pas prêt de s'arrêter XD Je déteste voir que j'ai fait de Tsuna une petite bouille en guimauve dans les précédent chapitre, donc on va lui donner un peu plus d'action dans les prochains qui suivront celui-là. J'espère que tu aimeras ce chapitre! Bonne lecture à toi!
C'était une première.
Et c'était étrange.
C'était la première fois depuis longtemps que quelque chose n'allait pas selon ses plans.
Et il fallait avouer que se prendre un coup de poing lors de sa 'nuit de noce' ne faisait pas parti de ses plans.
Mukuro, visiblement surpris par le coup qu'il venait de se prendre, ne réagit pas, sa main se posant automatiquement sur sa joue alors que ses yeux fixaient presque passivement Tsuna, son esprit tentant de digérer cette première situation déviant de toute planification.
Tsuna quant à lui n'en revenait toujours pas de ce qu'il avait fait.
Même pas une journée complète marié et passé au palais qu'il se débrouillait pour mettre un coup à son époux. Il n'allait cependant pas dire qu'il regrettait quoi que ce soit, même s'il ne comprenait pas ce qui lui était arrivé, il était certain que cette fois, il ne reculerait pas, colère ou non de Mukuro.
Le jeune souverain le regardait toujours aussi passivement, et cela faisait quelques minutes que ça durait. L'héritier du Ciel ne savait pas à quoi s'attendre, son intuition ne faisant rien d'autre que lui dire d'être prudent, mais connaissant le caractère impulsif du roi de la brume, la prudence en sa présence était une précaution constante.
Finalement, après encore quelques secondes de passivité, les yeux de Mukuro reprirent une lueur de vie, ou tout du moins, d'intérêt. Et un sourire se dessina sur ses lèvres.
« Puis-je connaître les raisons qui me valent un tel égard ? » Commença-t-il calmement, sa voix étonnamment dénuée de toute trace de colère.
Cette question, et surtout cette réaction, prit le prince du Ciel au dépourvu. Mais il ne devait pas se laisser déconcentrer pour si peu, c'était l'une des facette de son époux, il devait faire avec et aviser en conséquence.
« Toute cette situation... Je déteste ça… » Répondit alors ce dernier en récupérant les couvertures qui lui avaient préalablement été arrachées. « Je… Je n'aime pas la manière dont je suis traité. »
En entendant cette réponse, Mukuro leva un sourcil, semblant intrigué.
Et réellement, il l'était.
Personne ne lui avait encore fait part de son avis sur la manière dont il était traité au palais et par le souverain de la Brume en général. Certes, certains se plaignaient, en privé, et Mukuro finissait toujours par entendre ce qui était dit, mais personne, de l'histoire de son règne, n'avait osé lui dire aussi directement et franchement une telle chose. Personne ne se plaignait jamais devant lui, tous savait que cela pouvait mener à une situation pire encore, entendant par là une mort lente et douloureuse, ou, quand il était d'humeur généreuse, à une mort rapide et presque indolore.
Et le fait que Tsuna, après l'avoir frappé et de ce fait pratiquement manqué de respect, avait le toupet de se plaindre.
Il n'aimait pas la manière dont il était traité ?
C'était la meilleure.
…
…
« Vraiment ? » Fit donc le jeune homme en se redressant, choisissant la voie stratégique.
Et cela, en soit, était étrange. Louche même. Parce que Mukuro, même si Tsuna ne le connaissait pas depuis bien longtemps, ne semblait pas être le genre à écouter tranquillement. Sauf lorsqu'il préparait quelque chose, ce qui, cela ne faisait aucun doute, était le cas. Le jeune prince commença alors à se méfier, s'armant de toute la patience dont il pouvait faire preuve et priant afin de trouver la force de ne pas flancher.
Et s'il devait commencer à agir comme le prince qu'il était, c'était maintenant. Le plus tôt était le mieux, car si cette nuit, il parvenait à être franc avec son mari, il pourrait peut-être améliorer ce que serait sa vie et celle des autres au palais.
Mais ça s'annonçait difficile.
De sa vie, jamais il n'avait directement fait part de son avis et de ses sentiments, et là, il se sentait pris au dépourvu.
« Et bien Tsunayoshi. » Le pressa ensuite le plus vieux.
Le jeune garçon pris donc une grande inspiration et ouvrit la bouche.
« Je n'apprécie pas d'être traité comme un objet. Et c'est exactement ce que je ressens en ce moment. » Déclara finalement Tsuna en levant les yeux vers son époux et les plongeant dans ceux de ce dernier. S'il devait rester marier avec Mukuro, il souhaitait faire en sorte qu'il s'établisse quelque chose entre eux. Non pas cette relation de soumission que Mukuro semblait privilégier, mais une relation de franchise et de confiance.
Le jeune prince savait que ça n'allait pas être évident, et que ça avait des chances de ne jamais aboutir. Toutefois, s'il n'avait jusque là jamais envisagé le mariage, maintenant qu'il y était et qu'il y réfléchissait, c'était ainsi qu'il voyait les choses et qu'il voulait qu'elles soient.
Mais il ne s'attendait vraiment pas à la réponse que s'apprêtait à lui donner le roi de la Brume, ou plus précisément, à la question qu'il posa.
« Dis-moi… Appréciais-tu la manière dont tu étais traité dans ta tribu ? » Demanda finalement Mukuro en croisant les jambes, son regard gagnant en arrogance. « Penses-tu que la manière dont tu étais traité est différente de celle que j'applique ici ? »
« Ce n'est pa-»
« Arrêtes-moi si je me trompe, mais si tu te trouve ici en ce moment, c'est parce que ta tribu t'a cédé à moi. Comme un vulgaire animal ou selon tes termes, comme un objet, troqué pour assurer une sécurité abstraite et, si je puis me permettre, plus qu'incertaine. » Le coupa alors le jeune homme en regardant ouvertement de haut son interlocuteur.
« Ce n'est pas vrai. Ma présence ici est... c'est parce que… C'est une décision des dieux… »
L'arrogance gagna en intensité dans les yeux du jeune souverain alors qu'il répliquait, sa voix pleine de sarcasme.
« Bien entendu, cela change tout. Il n'y a aucun mal à être échangé comme de la monnaie si c'est un choix venant des dieux. Être un simple objet usé au bon vouloir de ces divinités ne te dérange donc pas, me diras-tu. »
« Ce… Ce n'est pas ce que je veux dire. »
« Qu'en est-il dans ce cas ? Je ne fais rien d'autre que perpétuer l'ambiance générale de ton existence. »
La voix de Tsuna se perdit dans sa gorge.
Comment Mukuro avait-il inversé la situation de cette manière ? C'était lui qui avait tort, pas sa tribu, ni les dieux. Lui.
Sous la contrariété et peut-être aussi la frustration, le jeune prince serra les poings, ses yeux prenant une couleur orange brûlant comme lorsqu'il était hors du palais avec Gokudera. Ce changement attisa la curiosité et la surprise du roi de la cité de la Brume. Il savait que cela était la représentation silencieuse de fortes émotions. Son sourire s'agrandit, quelles émotions avait-il réveillé ?
« Kufufu… Qu'y-a-t-il Tsunayoshi ? Aurais-je touché une corde sensible ? »
Mais contrairement aux prévisions du jeune homme, Tsuna sembla se calmer, ses yeux gardant leur couleur, mais ses poings se desserrant alors qu'il le posait sur ses genoux.
« Ça ne devrait pas se passer ainsi… » Murmura le jeune garçon en baissant les yeux un instant pour les relever aussitôt : « Est-ce réellement la manière dont tu souhaites vivre ? » Demanda-t-il soudainement, surprenant à son tour son époux.
« Cette union… Est-ce ainsi que tu la voix ? Et moi, comme un simple trophée pour tenir ma tribu à distance ? Je… Je ne veux pas avoir à subir ça… ça me répugne. »
Mukuro, en entendant cela, resta silencieux quelques secondes puis se mit à rire une fois de plus, attirant l'attention du jeune garçon qui lui faisait face, ce dernier fronçant les sourcils sous la confusion. Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de drôle.
« Kufufu… Quel enfant naïf. Et c'est avec un prince comme toi que la tribu du Ciel pensait s'opposer à moi ? » Commença ensuite le jeune souverain, relevant encore plus, par cette parole, la confusion de son époux. « Croyais-tu réellement que cette petite tirade allait me faire changer ma façon de voir ? Avec cette morale et ces principes de jeune prince épris de justice, la seule chose que tu peux obtenir est de te faire tuer en traitre. » Continua le jeune homme.
« Laisse-moi t'apprendre une chose, mon cher Tsunayoshi. En tant que membre de la famille royale, plus précisément en tant que prince et héritier direct du trône, ton existence se résume à obéir et à jouer le rôle que tes parents te donnent et ce, jusqu'à ce que tu prennes enfin le pouvoir. Cependant, même à cet instant, ton existence ne revient qu'à vivre pour les autres, à faire ton devoir, selon les décisions de dieux qui ne font rien d'autre que nous narguer de là où ils sont. Dès l'instant où tu es venu au monde, tu as perdu le droit à la liberté, ta vie ne t'appartenait plus. Vivre ici, sous mon pouvoir, ou ailleurs, sous celui des dieux, c'est du pareil au même. La seule différence, c'est que dans le premier cas, il t'est possible de mettre un visage sur la personne à blâmer. Le mien. Tandis que dans le second, les dieux sont parfaitement assurés derrière leur statut de divinité. »
Tsuna voulait protester, il était en désaccord avec la manière dont le jeune homme rabaissait les dieux et leur impact sur le monde. Aussi longtemps qu'il s'en rappelait, on lui avait toujours appris à respecter les dieux, ainsi que les messagers gardien qui leur servaient d'intermédiaire. Sora leur avait toujours assuré sécurité et prospérité, les messages qu'il leur transmettait venant des dieux avait souvent permis à son peuple de survivre lors des temps de difficulté, et leur donnait les moyens de garder espoir.
Pourtant… D'une certaine manière, le souverain avait raison, car toute sa vie était dictée par une seule chose, le bon vouloir dieux. Et s'il ne doutait pas en leur jugement et sagesse, le jeune prince était mal à l'aise devant cette pensée.
Voyant la lueur qui brillait dans les yeux de l'adolescent, le sourire de Mukuro prit des airs moqueurs : « Je suppose que quelqu'un comme toi ne peux pas comprendre. Les dieux ne feront jamais que te dicter ta conduite et tu l'accepteras, comme tous ces moutons qui peuplent les quatre royaumes. Mais tant que tu es sous ma responsabilité, ta loyauté me reviendra, j'espère que tu en es conscient. Je n'aimerais pas avoir à corriger une autre de mes papillons ce soir. Ce serait une honte d'abimer une peau comme la tienne. »
Puis, alors que Tsuna ne répondit pas, Mukuro, qui se sentait d'humeur joueuse – ce qui ne serait que de bonne guerre étant donné que c'était son jeune époux qui avait commencé cette discussion – décida de briser un peu plus les espérances de son petit interlocuteur. Il semblait que le prince ait souhaité lui faire comprendre quelque chose, au travers de principes que le roi ne pouvait trouver que répugnants et inutiles quant il s'agissait de régner ou de se faire respecter. Le cœur de Tsuna était naïf et malléable, un peu trop pour son propre bien, mais c'était tellement profitable pour quelqu'un d'aussi manipulateur que son mari, qui à cet instant, ne fit que rire une fois de plus, recevant un regard, cette fois légèrement blessé, de son petit prince.
C'était parfait.
« Tu n'es ici que mon esclave, un esclave déguisé sous des vêtements de prince. Il me semble avoir été assez explicite sur ce sujet. »
Je le sais… Pourtant je voulais essayer de lui faire comprendre… Pensa Tsuna en serrant les couvertures.
« Kufufu… Que cherchais-tu donc à voir en moi ? Qu'attendais-tu donc de moi Tsunayoshi ? De la sympathie ? De la compassion ? De l'amour peut-être ? Ne soyons pas ridicule. En moins d'une journée tu as pu voir que je suis incapable de ces trois sentiments. Encore moins pour quelqu'un comme toi. »
Les yeux du jeune prince semblèrent cesser de briller, la couleur orange diminuant d'intensité alors que l'héritier du Ciel détournait les yeux qui reflétaient la déception et la tristesse. Cette vision, Mukuro ne pu expliquer pourquoi, serra la poitrine du jeune souverain, qui dissipa d'un clin d'œil cette sensation qu'il n'appréciait pas. Et alors qu'il décida qu'il était lassé de cette petite discussion, le jeune homme se redressa, se dirigeant vers le lit, passant près de son jeune époux et s'installant sous les couvertures, sous le regard d'un Tsuna décidément bien confus des actions de son mari.
« Je serais clément avec toi pour ce soir, mais je te conseille de corriger ton comportement. Je pourrais ne pas me montrer aussi généreux demain, j'ose donc espérer que ta conduite sera irréprochable. »
Sur ces mots, Mukuro se coucha, laissant le plus jeune dans l'obscurité.
Tsuna se tourna vers son ainé qui, d'après ce qu'il pouvait voir malgré l'absence de lumière, lui tournait le dos. Il ouvrit la bouche, pour parler, mais se rétracta, soudainement effrayé. Il bougea légèrement pour aller chercher ses vêtements, et se rhabilla le plus rapidement et silencieusement qu'il le pouvait. Il alla ensuite s'installer sous les couvertures, se tenant à distance de son époux.
Mukuro ne semblait pas vouloir reprendre la discussion.
Et le prince du Ciel revoyait le regard, hautain, et lassé, que portait le jeune souverain sur lui alors qu'il clôtura la discussion.
« …Encore moins pour quelqu'un comme toi. »
Quelqu'un comme moi ?
Un membre de la tribu du Ciel ? Un prince naïf ? Un enfant ?
Que voulait-il dire ?
Et pourquoi ses mots me font-ils si mal… ?
Tsuna sentit des larmes perler sur ses yeux, mais il les essuya avant qu'elles ne puissent couler.
Il ne pouvait se permettre de pleurer. Pas maintenant en tout cas. Et peut-être que jamais il ne pourrait s'en permettre dans ce palais, pas dans ces conditions.
« Qu'attendais-tu donc de moi Tsunayoshi ? »
C'était une excellente question…
Qu'attendait-il réellement de lui ? Qu'il l'accepte ? Qu'il le respecte ? Qu'il… l'aime… ?
Peut-être…
Jamais dans sa vie il n'avait été aussi proche et… intime avec qui que ce soit. Toucher quelqu'un de cette manière, et avoir l'impression que c'était tout à fait normal. Que les choses qu'il ressentait étaient tout à fait naturelles et qu'au final, toute sa vie, il avait été destiné à un instant comme celui-ci, avec cette personne.
Ça pouvait paraitre si stupide… Et pourtant c'était ce qu'il avait ressenti. Mais en même temps que la perfection de ce moment, de nombreuses choses sonnaient faux.
Tsuna ferma ensuite les yeux.
Serait-il stupide de persister même après ce qu'il avait entendu ?
Un sourire se profila alors sur les lèvres de l'adolescent.
Seul un fou continuerait même après s'être fait rejeté de cette manière.
Mais en y repensant, il avait été raisonnable toute sa vie…
Il était temps de mettre un peu de folie dans son existence…
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La réception arriva à grand pas, et pour Tsuna, ce fut comme si les heures s'étaient accélérées jusqu'à arriver au moment précis de l'arrivée des invités. La journée qui le séparait de la réception avait été longue et solitaire, certes, mais étrangement, les heures, aussi longues fussent-elles, ne lui parurent pas aussi pénibles qu'elles auraient pu l'être.
Il n'avait pas été autorisé à aller à la Cage au papillon, à sa grande surprise, et il fut donc préparé dans la chambre royale. Cette interdiction fut d'ailleurs la seule chose que Mukuro lui dit avant de se retirer, pour ne revenir que pour lui-même se préparer, adressant à peine la parole à son jeune époux. Et ce fut aussi à peine s'il lui jeta un regard lorsque dans la soirée, l'heure arrivée, ils se rendirent ensemble à la salle de réception pur accueillir les invités.
Alors que le couple s'apprêtait à entrer, les papillons derrière eux, mais n'adressant aucun mot à Tsuna, Mukuro leur aillant visiblement parlé avant leur arrivée, le roi de la Brume attrapa discrètement le bras de son cadet :
« J'espère que tu n'as pas oublié ce que je t'ai dit hier. Prends garde à ton comportement. » Lui chuchota-t-il, une menace à peine voilée derrière cette phrase.
Mais Tsuna, étrangement, ne s'affola pas, ou du moins ne fut pas aussi effrayé qu'il s'y attendait. Il était plutôt anxieux, mais pas pour les raisons que l'on pouvait penser, et c'est ainsi qu'il se retourna légèrement, répondant aussi discrètement que l'avait fait son époux : « Je sais où est ma place. » Fit-il simplement, et sur cette réponse, Mukuro sourit, son regard hautain et arrogant, avançant ensuite, Tsuna suivant aussitôt.
Les portes de la salle des fêtes s'ouvrirent devant eux, une foule les accueillant et s'écartant pour les laisser passer. Toutes les personnes présentes s'inclinèrent au passage du couple royale et des princes qui les suivaient. Tsuna, qui continuait à avancer, constata la variété des personnes qui étaient présentes. Familles Royales, nobles, courtisans, et même messagers pour certains, tous venus des Quatre Royaumes.
Bientôt, les regards se posèrent sur le jeune prince, la sympathie n'étant pas la seule chose que l'adolescent puisse lire en eux. Son anxiété redoubla alors, mais pour le bien de la soirée, et son propre bien à lui, il ne devait rien laisser paraître.
Ils arrivèrent finalement à leur table, qui était disposée sur un endroit légèrement surélevé par rapport aux autres tables. Les papillons se placèrent derrière le souverain, alors que ce dernier se retournait vers ses invités :
« Mes chers amis, je suis heureux de vous accueillir dans ma demeure ce soir. Je serais bref, amusez-vous, buvez, mangez à votre guise. Vous êtes mes hôtes ce soit, et je ferais en sorte de vus honorer ! » Déclara-t-il en premier lieu. Ce qu'il dit ensuite, Tsuna ne l'écouta pas, figurant qu'il ne s'agissait qu'un discours de remerciement ou de bienvenu en vu d'inaugurer officiellement les festivités, son regard balayant plutôt la pièce, à la recherche de ses parents. Il était plus que probable qu'ils soient venus, avec Reborn, et avec l'envie de les revoir, l'héritier du Ciel se sentait nerveux à l'idée de devoir leur expliquer l'incident avec Sora. Qu'allait dire Reborn, et sa mère ? Pour ce qui était de son père, il ne voulait même pas savoir…
Sa recherche fut malheureusement interrompu par les soudains applaudissements qui emplirent la salle, mais c'est à cet instant qu'il aperçu sa mère, assise non loin à une table, souriant et applaudissant de bonne foi. Près d'elle, son père, applaudissant aussi, mais avec moins d'enthousiasme que son épouse. Reborn quant à lui était introuvable.
« Ugh…c'est mauvais, il est sûrement en train de m'observer pas loin… » Pensa le jeune prince en continuant à scruter la foule des yeux. Bientôt Mukuro fit signe aux musiciens de jouer, et les invités commencèrent à discuter entre eux, profitant comme il leur avait été demandé, de la fête. Tsuna se tourna vers son époux, qui lui tendit son bras, et comprenant parfaitement ce qu'il devait faire, le jeune garçon le saisit et suivit le roi pour le premier bain de foule de la soirée.
Le couple n'eut même pas à attendra car à peine avait-il rejoint les invités que ces derniers s'approchèrent, abordant les deux jeunes hommes. Et lorsqu'il en avait fini avec un groupe, un second prenait la relève, se présentant au roi, s'intéressant par simple politesse à la petite chose à son bras et les complimentant sur tout et rien. Hostilité cachée, hypocrisie, c'était en gros ce que le prince du Ciel pouvait lire dans la voix de ses interlocuteurs.
Il n'avait qu'une envie, aller prendre l'air, s'éloigner de ces personnes qu'il ne connaissait pas et que, sérieusement, il n'avait aucune envie de connaitre. Il ne semblait être pour elles qu'un pion à se mettre dans la poche, où de qui il fallait être dans les bonnes grâces.
Mukuro, lui, avait l'air parfaitement à l'aise, jonglant magnifiquement et habilement entre les invités, maîtrisant les sujets de conversations et usant d'une répartie à toute épreuve pour les courageux qui osaient quelques plaisanteries. Tsuna ne s'en sortait pas trop mal non plus, il fallait l'avouer, mais il ne rivalisait en rien avec son talentueux mari. D'une certaine manière, cela le rassurait, car il n'avait pas à supporter cette situation seul. Sauf qu'il lui faudrait à un moment donné de la soirée, se séparer du souverain. Ce qui était mieux dans la mesure où il devrait parler à ses parents, et que la présence de Mukuro serait un problème.
Aussi, après ce qui devait être la trentaine discussion de formalité qu'avait le jeune couple, Tsuna réussit enfin à avoir un moment libre, attirant l'attention de son mari en tirant légèrement sur sa manche.
« Je désirerais aller saluer mes parents. » L'informa-t-il en chuchotant.
Le jeune homme hocha simplement la tête, détachant son bras de celui de son petit prince, lui attrapant la main et le faisant tourner avant de le rapprocher un peu de lui :
« Je te rejoindrais plus tard, il serait impoli de ma part de ne pas souhaiter la bienvenu à mes beaux parents. » Fit-il en souriant avant de libérer l'adolescent.
Ainsi, Tsuna s'en alla, espérant que cette rencontre, qu'il savait maintenant inévitable entre ses parents et Mukuro, se ferait sans incident.
Le prince du Ciel se fraya un chemin vers la table où il avait préalablement repéré ses parents, évitant avec habileté d'être encore une fois abordé par des invités un peu trop intéressés. A son grand soulagement, il y arriva sans encombre, sa mère parlant avec son père, l'homme qui avait un air renfrogné, arborait une moue, à laquelle Tsuna compris qu'il était en train de se faire faire la morale par sa femme.
Cette vision fit sourire e jeune prince qui arriva derrière sa mère et posa sa main sur son épaule. La jeune femme n'eut même pas besoin de se retourner, posant sa propre main sur celle posée sur son épaule et la serrant affectueusement.
« Tsu-kun, combien de fois t'ai-je dit de ne pas arriver derrière les gens, cela pourrait être mal interprété et, plus important, c'est très impoli. » Fit la reine de la tribu du Ciel avant de malgré tout se retourner et de sourire à son fils.
« Mais je te pardonne une fois de plus, viens dans mes bras. » Continua-t-elle ensuite en ouvrant ses bras pour serrer l'adolescent, qui se laissa faire et répondit en serrant lui aussi sa mère. Il se sépara d'elle uniquement pour saluer son père, s'inclinant légèrement devant lui, pas réellement sûr si une étreinte serait la bienvenue en vue du regard que lui jetait le monarque.
« Iemitsu… » Fit ensuite Nana à l'attention de son époux, qui ne fit que soupirer, avant que son expression sterne ne se change en sourire et qu'il n'ouvre lui aussi ses bras pour serrer son fils.
Les trois protagonistes commencèrent à converser tranquillement, après que Iemitsu ait partagé son inquiétude et son désir de voir son héritier revenir à sa tribu, désir que Nana et Tsuna n'eurent de cesse de tenter de calmer, car ils savaient tous que c'était une chose impossible, du moins pour l'instant.
-Mais dites-moi, où est Reborn ? Fit ensuite l'adolescent en regardant autour de lui.
-Oh, dans les alentours, sûrement. Il est allé parler avec le sorcier de la tribu de la Tempête, j'imagine qu'il doit encore y être. Répondit Nana avant de changer de sujet. Sinon, dis-moi, comment te sens-tu ici ? Ce n'est pas trop dur ? Ton père n'a eu de cesse de me tanner sur ta condition de vie déplorable.
-Euh… Non, je n'ai pas à me plaindre. La vie ici est simplement… différente. Mentit à moitié le jeune garçon, ce que sa mère sembla déceler avec facilité, mais décidant de ne pas insister.
-Je suis ravie de l'entendre. Tu vois, chérie, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Fit ensuite la reine vers son mari qui ne fit que faire la moue. Et où est donc Mukuro ? Demanda-t-elle soudainement.
-Oh, i-il… il ne devrait pas, hum, tarder…
-Le roi de la Brume ne daignera même pas saluer la famille de son époux. Comme c'est irrespectueux de sa part… Souffla ensuite Iemitsu
-N-Non, il… Il a dit qu'il nous rejoindrait bientôt.
« Et me voici, comme promis. » Se fit subitement entendre la voix du concerné, faisant sursauter les trois membres de la royauté du Ciel, se retournant ensuite pour voir Mukuro, qui posa ses mains sur les épaules de son petit mari. Iemitsu ne daigna même pas dissimuler son mépris, son regard en témoignant clairement, tandis que Nana, souriait de manière forcée.
« Mukuro… Quand on parle du loup, on aperçoit sa queue… » Dit le souverain du ciel en levant les yeux vers son ennemi, qui ne fit que sourire.
« L'homme qui a passé des années à me tenir tête… Qui aurait cru que nous nous retrouverions ainsi à discuter calmement. » Commença le jeune homme.
-Si les dieux n'avaient pas décidé de cela, je n'aurais même pas mis les pieds dans cette fausse aux serpents. Répliqua amèrement l'homme.
- Je le conçois. Mais tâchons de faire bonne figure. En tant que maintenant ma belle famille, un désaccord entre nous serait mauvais pour l'image de nos deux tribus. Pourtant… Je ne sais trop comment il me faut vous appeler. Continua le souverain de la Brume en prenant un air faussement pensif alors qu'il s'adressait au père de Tsuna. Iemitsu paraitrait trop familier, et je doute que vous souhaitiez quelconque familiarité de ma part… Beau-papa serait un choix assez avisé vu la situation.. Kufufu.
Et avant que son mari ne puisse faire une gaffe diplomatique, ce qui n'allait pas tarder vu son regard, la reine de la tribu du Ciel se leva, décidant d'interrompre l'échange et de s'y glisser :
« Pourquoi ne pas y réfléchir plus tard. Je suis d'avis qu'il faut éviter les sujets qui fâchent ! Nous sommes ici pour nous amusez, n'est-ce pas ? » Intervint la reine avec enthousiasme.
-Tout à fait! Cette soirée est une occasion de fête. Mais, pardonnez-moi, je crains que nous ne nous soyons jamais rencontré. Reprit le roi de la Brumen à l'attention de Nana. Vous êtes ?
-Oh, mais où ai-je la tête, veuillez pardonner mon absence de manière. Je suis la mère de Tsuna, appelez-moi Nana.
-Nana. C'est un plaisir.
-Tout le plaisir est mien.
Pendant que les deux individus conversaient joyeusement, la reine étant visiblement plus doué que son époux en ce qui concernait la communication, Tsuna tourna son regard vers son père, ce dernier faisant de même en direction de son fils. L'adolescent tenta un sourire timide vers l'homme, auquel il répondit tout aussi maladroitement.
Le prince du Ciel se sentit rassuré, car il sentait que son père n'allait pas lui parler de l'incident avec Sora, du moins pas maintenant. Et sa mère semblait, en apparence, en bon terme avec Mukuro. Tant que personne n'insultait personne, la soirée s'annonçait tout ce qu'il avait de plus agréable.
Soudain, Tsuna se figea, un frisson lui parcourant le corps. La sensation sembla alourdir son corps, au point de le paralyser. Quelqu'un l'observait avec insistance, il le sentait, quelqu'un possédant une aura menaçante, malsaine, maléfique pratiquement et c'était angoissant. Il bougea alors la tête, difficilement, et commença à observer autour de lui, mais impossible de déterminer d'où venait le regard.
Non seulement c'était angoissant, mais aussi oppressant, et l'héritier du Ciel eut rapidement l'impression d'étouffer, un poids se faisant sentir sur sa poitrine. Ce que ne manqua pas de remarquer son époux, qui, ayant toujours ses mains sur les épaules du jeune garçon, y appliqua une légère pression. A cet instant, le poids qui pesait sur l'adolescent sembla s'alléger.
« Mukuro… ?» Fit doucement le jeune prince en levant les yeux vers son mari, le jeune homme continuant à converser avec Nana sans adresser un regard au plus jeune, la reine ne semblant pas s'être aperçu de ce qui venait de se passer.
Tsuna leva alors l'une de ses mains, la posant sur celle qui était sur l'une de ses épaules, à la surprise du jeune souverain de la Brume qui baissa immédiatement les yeux, mais ne fit rien pour bouger. Ce simple contact, en dépit de ce qui avait été dit la veille dans la chambre royale, sembla apporter de la chaleur en lui, une chaleur qui, sur le moment si agréable, lui fit accepter à son insu la présence de son petit prince.
Ce dernier, lui, souriait simplement. Et Iemitsu, qui ne manqua pas le geste affectueux, observa d'un œil inquiet son fils et le chemin qu'il prenait. Nana aussi remarqua le geste, qu'auparavant Tsuna n'avait eut que pour elle ou son père, et sourit à son tour, elle aussi inquiète, mais préférant croire que son petit garçon savait sur quelle route il s'engageait.
…..
…..
….
Plus loin, posté en hauteur, se trouvait Byakuran, qui avait observé le petit échange. Un sourire se dessina sur son visage, alors qu'il portait son verre à la bouche. Il pouvait voir que quelque chose se créait entre Mukuro et son nouveau jouet, et si le roi de la Brume ne s'en rendait pas encore compte, le roi de l'Est, lui, le voyait parfaitement, et n'allait pas se priver pour en profiter. Plus Mukuro serait proche de cette petite chose, plus la lui arracher serait plaisant.
Ses pensées furent cependant interrompues par la voix d'Irie.
« Byakuran-sama, le roi de la cité de l'Ouest vous attends. » Fit le jeune homme en s'inclinant devant son souverain.
« J'arrive Shou-chan, un instant. » Répondit le souverain en jetant un dernier coup d'œil au couple royal avant de poser son verre et de rejoindre son conseiller.
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« …Et de huit ! Le prince gagne ! » S'exclama Belphegor en récupérant un de ses couteaux alors que le corps de sa huitième victime tomba à terre.
« Ahah, désolé, Bel, j'en ai eu dix, donc je gagne. » Répliqua ensuite Yamamoto qui essuyait la lame de son sabre, un sourire amusé sur les lèvres.
« Je confirme Bel-sempaï » intervint ensuite Fran en s'asseyant, finissant de faire les comptes des scores. « Ça fait dix pour Yamamoto et huit pour vous. »
-Tch. Le newbie a eu de la chance. Déclara alors le blond en croisant les bras.
-Peut-être mais vous devrez quand même lui donner la moitié de la votre paye pour cette mission. Répondit d'une voix monotone l'illusionniste du groupe.
-Frogy, que dirais-tu d'un autre pari… Ushishishi… Ma majesté pari qu'elle peut te planter six de ses couteaux dans la tête et continuer à te faire souffrir en-
« Les enfants, arrêter de jouer, est-ce que vous avez fini le travail dans cette zone ? » Se fit ensuite entendre la voix de Lussuria, qui arriva du Ciel, au dos d'un imposant paon coloré et brillant.
« Bel en a eu huit, Fran en a eu six et j'en ai eu dix. Levi nous avait dit qu'il y avait vingt cinq espions dans cette zone. Ça n'en fait que vint quatre… » Répondit Yamamoto en regardant autour de lui.
« Non, vingt cinq ! » Cria ensuite une autre vois familière, n'appartenant à nul autre que Squalo, qui arriva aussi par les airs, au dos d'un imposant requin. L'assassin portait sur son épaule un corps inerte, visiblement celui du fuyard, qu'il lâcha dès que son pied toucha terre.
« Voooii ! Bande de feignasse, vous n'êtes même pas capable de finir un boulot comme il faut ? » Les réprimanda l'homme en rappelant son messager. « Franchement, vous êtes trois sur une zone, comment ça se fait qu'y'en ai un qui ai pu filer ?»
Aucun des trois adolescents ne répondit. Leur lieutenant semblait de mauvaise humeur, plus que d'habitude, et l'énerver encore plus, surtout après un combat, ne leur attirerait que des ennuis, ou la mort.
« Tch. Bon, ça fait vingt cinq ici, vingt deux pour Lussuria et vingt six pour moi. Le compte y est si on suit les infos de Lévi. Les nettoyeurs devraient s'occuper des corps, en attendant, Fran, dissimule-moi ça. » Ordonna ensuite Squalo. Le concerné s'exécuta immédiatement, dissimulant, grâce à une illusion, les corps des espions en attendant que les nettoyeurs viennent les récupérer.
De loin on pouvait entendre la musique, le palais n'étant as bien loin, et le jardin où se trouvaient les assassins se trouvant facilement éclairé par les lumières de la fête.
Yamamoto, sachant ce qui venait ensuite, et toujours avec le sourire, invoqua son messager, qui apparu en virevoltant dans une traînée de flammes bleues, découvrant ensuite un oiseau, qui se posa sur le bras de son maître.
« La recrue, envoie un message à Levi. On a eu les espions, qu'il nous envoie le reste des infos. » Reprit ensuite Squalo.
L'adolescent acquiesça et transmit le mot à son messager qui s'envola ensuite, disparaissant dans une traînée de flammes bleues pour remplir sa mission.
« Et maintenant ? » Fit ensuite le jeune garçon.
« Maintenant on ouvre l'œil. Byakuran n'est pas stupide, s'il a envoyé autant d'espion aussi prêt du palais alors qu'il savait que Mukuro ferait quelque chose pour la sécurité, ce n'est pas pour rien. Il doit préparer quelque chose. Alors on reste vigilent. »
Puis Squalo se retourna vers un coin sombre du jardin, fronçant les sourcils.
« Tch. Au lieu d'épier dans l'ombre, va dire à Mukuro qu'on en a fini ici. » Dit-il alors que quelque chose se déplaça dans les ténèbres, disparaissant ensuite.
« Qui était-ce ? » Questionna Yamamoto en rangeant son sabre désormais propre.
« Hibari, un des généraux de Mukuro. » Répondit le lieutenant avant de se retourner vers ses hommes. « VOOOIIII ! Qu'est-ce que vous foutez ! On a encore du boulot alors bougez-vous ! » Rugit-il avant de faire réapparaître son messager, montant sur son dos et s'élevant dans les airs.
« Rejoignez le palais et gardez l'œil ouvert ! Lussuria, tu les surveilles ! »
Et sur ce, l'homme s'envola.
« Bon, les enfants, vous avez entendu Squa-chan ? Au palais. » Fit finalement Lussuria en frappant ses mains avant de se diriger vers le lieu voulu, suivi des trois adolescents.
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« Bianchi, lâche-moi ! » S'indigna Gokudera en se débattant, tentant d'échapper à l'étreinte dans laquelle sa sœur venait de le piéger, sans succès.
« Hayato ! Si tu savais combiens tu m'as manqué ! » S'exclama cette dernière, pas prêt à libérer son frère qui continuait à se débattre. Mais éventuellement, elle décida de le laisser respirer, le jeune garçon prenant une grande inspiration avant de fusiller sa grande sœur du regard.
-Voyons Hayato, ne sois pas comme ça, ça fait tellement longtemps que nous ne nous sommes pas vu. Depuis que tu es parti, le palais est horriblement silencieux.
-Il semble que tu ne te sois pas réellement opposé à mon départ. Fit amèrement le prince de l'Ouest.
-Hayato…
-Laisse tomber. Où est père ? Je pensais qu'il était avec toi.
-Il est parti discuter avec quelqu'un. Mère est là si tu souhaite lui parler.
Gokudera leva les yeux au ciel en entendant cela.
-Tu plaisantes j'espère, cette femme n'a aucune envie de me voir. Comme je n'ai aucune envie de la voir.
-Ne dis pas ça, tu as énormément manqué à mère aussi, elle-
-C'est vrai que ça a du lui manquer de ne plus avoir personne à blâmer pour tous ses malheurs. La coupa le jeune garçon en croisant les bras avant de soupirer en voyant l'air peiné de sa sœur. Ecoute, c'est juste que… Nous ne nous sommes jamais entendu elle et moi et… Je ne veux pas la voir, Bianchi.
Pourtant, la princesse de l'Ouest continua à essayer de le persuader de voir sa mère, ou simplement de la laisser l'étouffer dans une énième étreinte pour fêter leurs retrouvailles. A ce stade, l'argenté ne souhaitait qu'une chose, que quelqu'un vienne à son secours. Car quand sa sœur se mettait une chose en tête, elle n'en démordait pas.
Heureusement, les dieux semblèrent entendre sa prière, Dino arrivant de suite, son habituel sourire et son aura enjouée en place.
« Cavallone. Quelle surprise. » Fit alors Bianchi en s'adressant au blond, qui sourit encore plus, prenant la main que lui tendit de suite la jeune femme et y déposant par courtoisie un baiser.
- Princesse Bianchi. C'est un plaisir de vous revoir. J'espère que vous vous amusez.
- Jusqu'à présent je n'ai pas eu à me plaindre. Je savourais mes retrouvailles avec mon adorable petit frère - L'adorable petit frère ne fit que grogner- En parlant de retrouvaille, ne devriez-vous pas être avec votre famille ?
-Oh, si, si. Je reviens d'une discussion avec mes parents, mais que voulez-vous, mon rôle ici m'appelle. C'est d'ailleurs pour cela que je suis là, pour vous enlever Gokudera. Le devoir nous appelle, j'en ai peur. Expliqua alors le blond en s'inclinant légèrement, signe qu'il devait partir.
Gokudera salua brièvement sa sœur pour suivre son collègue papillon, et lorsqu'ils furent assez loin, l'adolescent fusilla son aîné du regard.
-Cavallone, t'en as mis du temps ! Chuchota l'argenté.
-Désolé, mais je devais aussi me débarrasser de mes tantes. Se défendit le jeune homme. Ta sœur n'est pas la seule adepte des démonstrations d'affection.
-Tch. Peu importe.
-Daisy est avec Fuuta et Basil, Lambo les rejoindra rapidement. Nous devons simplement aller sauver Enma de sa famille surprotectrice.
Et quand on parlait du loup. Non loin, on pouvait voir Enma, entouré de sa Famille et de sa Cour. Le jeune homme avait du mal à s'exprimer tant on le martelait de question, lui demandant s'il allait bien, s'il était bien traité, s'il fallait déclarer la guerre …
« A-Adel, calme-toi, je vais bien. » Fit Enma en tentant de raisonner une jeune femme à la poitrine imposante et à l'air sévère.
-Me calmer ? Alors que tu as quitté le palais enchaîné, et que nous n'avons aucune idée de comment tu es traité ici ?
-Je vais bien, je te l'ai déjà dit. Je suis parfaitement bien traité ici.
-Tu mens, je le savais ! Sir, il nous faut déclarer la guerre pour l'affront qui a été fait au prince !
-Adel, non ! Père, je vous en pris, ne l'écoutez pas, c'est inutile. Essaya toujours l'adolescent, s'adressant maintenant à son père, qu'il savait extrêmement susceptible quant aux étrangers.
Le roi du Royaume du Nord était connu pour sa haine profonde envers les autres tribus et royaumes. Son royaume se trouvant le plus à l'écart des autres et le plus isolé, cet isolement nourrissant l'ignorance et la peur des étrangers qu'avait le peuple du Nord. Le Royaume du Nord avait très vite été mis à l'écart, peu de gens y venant, et les rares, étant considérés comme des sauvages ou des personnes malhonnêtes et intéressés. Encore plus depuis la visite de Mukuro qui avait mené à une guerre et à une défaite du Royaume du Nord, qui avait amené la présence du prince au palais de la Brume.
Après de tels antécédents, une seconde guerre ne serait qu'une source de morts supplémentaires et de pertes matérielles.
Enma était heureux de voir sa famille et ses amis, mais le simple fait de croiser le regard de son père lui rappelait pourquoi il appréhendait ces retrouvailles. Le roi du Nord n'avait pas encore avalé la défaite contre Mukuro, et il ruminait l'humiliation depuis le moment où le Royaume du Nord s'était soumis à la tribu de la Brume. Le souverain n'attendait que l'occasion et le prétexte de déclarer une guerre. L'adolescent ne voulait pas avoir à faire face à la colère et l'impulsivité des siens, surtout sur le territoire ennemi.
Aussi, sa chance de trouver une échappatoire se présenta lorsqu'il aperçu de loin Gokudera et Dino, qui se dirigeaient vers lui, le blond lui faisant un signe.
« Ça m'a réellement fait plaisir de vous revoir, mais le devoir m'appelle. » Les informa ensuite le prince avant de saluer son père, s'inclinant face à lui pour ensuite s'éclipser et rejoindre ses deux autres papillons.
Lorsque le garçon fut loin, Irie fit son apparition, abordant le souverain du Nord : « Mon seigneur vous attend. » Fit le roux, le concerné le suivant de suite…
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Hibari était réapparu dans la salle de réception, où il était à la recherche de Mukuro, à qui il avait un message à transmettre. Le jeune homme se faufila aisément et discrètement vers la table où se trouvait le jeune souverain, apparaissant derrière lui sans que personne ne le remarque. Il se pencha ensuite et chuchota quelque chose à l'oreille du roi, sous le regard contrarié de Tsuna qui ne dit cependant rien.
Hibari se redressa un instant plus tard, disparaissant aussi rapidement qu'il n'était venu.
« Veuillez m'excuser, une affaire urgente. Tsunayoshi, tu peux rester avec tes parents. Nana, Iemitsu, Je vous souhaite une agréable soirée. » Déclara alors Mukuro en se levant, saluant ses beaux parents avant de s'en aller.
Lorsqu'il ne fut plus en vue, Tsuna soupira avant de se tendre. Le sentiment d'oppression qu'il avait ressenti plus tôt étant de retour, et avec lui cette impression d'étouffer. Le jeune garçon essaya de prendre une grande respiration, mais aucun effet, c'était comme si l'air ne pénétrait pas bien dans ses poumons. Ce n'était pas dramatique, certes, mais assez désagréable pour lui faire avoir un malaise.
Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il ne voulait pas inquiéter ses parents en laissant transparaître sa situation.
« Enfin. Je commençais à penser qu'il ne partirait jamais. » Commenta ensuite Iemitsu, uniquement pour être réprimandé du regard par sa femme.
-Tu exagères. Contrairement à tout ce qui se dit sur lui, c'est un jeune homme tout à fait décent. Répliqua la reine en se tournant vers son fils. N'est-ce pas Tsu-kun ?
-Huh ? Oh, euh, oui…
Les deus adultes se regardèrent, se tournant ensuite vers leur enfant, s'étonnant de sa réponse, et de l'expression qu'il arborait. Nana posa alors sa main sur l'épaule de l'adolescent.
-Tsu-kun, tu es sûr que tout va bien ?
-Oui, pourquoi ?
-Tu es pâle. Tu n'es pas malade au moins ?
-Non, pas du tout. Je… C'est… Le monde qu'il il y a. Oui, trop de monde, c'est sûrement ça. Je ne me suis jamais senti très bien dans la foule. J'ai simplement besoin de prendre l'air.
Et sur ce, l'adolescent se leva, saluant ses parents et s'excusant avant de se diriger vers la sortie la plus proche. Il avait réellement besoin d'air.
…
Observant dans l'obscurité, le messager de Mukuro vit Tsuna sortir, s'envolant immédiatement pour rejoindre son maître qui avait quitté la salle de réception pour rencontrer Squalo. Le souverain et l'assassin étaient d'ailleurs en pleine conversation, Hibari n'étant pas loin, écoutant en silence, quand la chouette apparu, se posant sur l'épaule du jeune roi, lui transmettant ce qu'il avait vu.
« Je vois… » Fit-t-il alors « Je n'ai pas le temps de m'occuper de lui. Hibari, surveille-le je te pris. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »
Le concerné ne fit que se volatiliser dans l'ombre, allant accomplir la mission qui lui avait été confiée. Le roi de la Brume continua ensuite en se retournant vers Squalo :
- Y'a-t-il quoi que ce soit à craindre ?
- Normalement rien. Répondit l'assassin en s'adossant à un pilier qui se trouvait derrière lui. J'ai fait une dernière ronde avant de venir ici et mon messager n'a détecté aucune présence intruse. Les jardins ont été sécurisés par mes hommes, et les espions ont tous été éliminés. Ça devrait leur servir d'avertissement.
- Je ne pense pas que ça dissuadera Byakuran. Prudence est mère de sûreté comme on dit, je préfère m'assurer qu'aucun incident ne se produira. Surtout que Tsunayoshi a tendance à beaucoup trop vagabonder pour son bien… Des informations concernant la cité de l'Est ?
- Rien de bien intéressant. Tout y parait normal. Rien qui puisse dire que Byakuran prépare quelque chose.
- Je vois… Bien, gardez l'œil ouvert. Quant à moi je retourne à la réception. Mon absence pourrait lever des suspicions parmi les invités.
Sur ces mots, les deux hommes se séparèrent…
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Lambo posa son verre sur le rebord de l'une des terrasses qui menaient aux jardins. Comme les autres, il avait fuit après des retrouvailles plutôt étouffantes avec les siens pour se réfugier avec ses collègues papillons à l'extérieur. C'était un endroit assez stratégique, dissimulé par l'obscurité étant donné qu'il se trouvait sur un côté qui n'était pas assez éclairé pour qu'on puisse les voir, mais permettant une visibilité favorable pour eux.
Les sept papillons discutaient de tout et de rien, se plaignant pour certains, riant, essayant de distraire Basil, de qui la tribu n'était pas présente.
« J'y pense ? Où est Tsuna ? » Fit Dino.
« Sûrement au bras de Mukuro, à remplir ses devoirs d'époux. » Répliqua Lambo en s'asseant sur le rebord.
La mention du prince du Ciel sembla déranger Gokudera, qui baissa soudainement les yeux, repensant à ce qu'il s'était passé la veille. Dino remarqua le soudain changement de comportement de l'argenté et voulu l'aborder à ce sujet quand Fuuta fit signe à ses camarades de se taire, pointant une terrasse qui n'était pas loin, mieux éclairée, où quelqu'un venait de faire son apparition.
« Qui est-ce ? » Chuchota Enma en s'approchant.
« Je ne sais pas… Mais cette personne me semble familière… On dirait… Tsuna ?» Répondit Dino en plissant les yeux pour constater que oui, il s'agissait bien de l'héritier du Ciel.
« Nous devrions peut-être lui dire de nous rejoindre. » Proposa Fuuta en s'apprêtant à appeler le jeune garçon, mais la main du blond se posant sur sa bouche l'en empêcha.
« Attendez, quelqu'un d'autre est avec lui. » Continua-t-il en portant maintenant attention à la personne qui venait de rejoindre le prince du Ciel. Le plus vieux des papillons écarquilla alors les yeux en reconnaissant la personne qui accompagnait Tsuna.
« Kyoya.. ? »
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Tsuna avait réussi à sortir sans trop de difficulté, inspirant un bon coup au moment où il arriva sur la terrasse.
L'air était frais, et le silence qui contrastait avec le chahut des discussions de l'intérieur était reposant. Le jeune garçon avança un peu plus sur la terrasse, profitant de ce calme qui ne durerait sûrement pas. Et alors qu'il explorait les lieux du regard, il découvrit les jardins royaux. La lune et l'éclairage provenant de l'intérieur de la salle de réception éclairaient les plantes et les parterres de fleurs, permettant au jeune prince de profiter pleinement de leur beauté.
C'est alors qu'il fut interpellé par un bruit étrange. Il s'avança un peu plus pour voir de quoi il s'agissait, montant sur le rebord de la terrasse et en se baissant, il découvrit qu'en dessous de lui, à quelques centimètres du rebord se trouvait de l'eau, ruisselant et suivant son courant jusque dans un endroit qu'il ne pouvait apercevoir dans la nuit mais qu'il serait sûr d'aller observer lorsque le jour se lèverait.
Soudain, l'atmosphère devint lourde, et l'adolescent se figea. C'était différent de ce qu'il avait ressenti à l'intérieur, mais cela restait effrayant.
« Herbivore. »
Cette vois fit sursauter le pauvre garçon qui, sous la surprise, perdit l'appui qu'il avait et tomba, se cognant contre le rebord. Lorsqu'il se releva, se massant la tête et ouvrant les yeux pour voir qui était le propriétaire de la voix, il vit un jeune homme aux cheveux noirs. Le simple fait de croiser son regard fit se figer une fois de plus le prince. L'individu dégageait quelque chose d'effrayant. Comme si tout son être criait 'danger'.
« Q-Qui êtes-vous ? » Réussi malgré tout à demander Tsuna, le jeune homme le fusillant sur regard.
« Ta lèvre ? » Déclara simplement ce dernier.
« P-Pardon ? » Fit ensuite le prince, maintenant confus.
« Ta lèvre. Elle saigne. » Continua-t-il ensuite.
Tsuna leva alors la main et la posa sur ses lèvres, se rendant compte que, en effet, il y avait du sang. La plaie que lui avait infligée la morsure de Mukuro s'était visiblement réouverte à cause de sa chute.
C'était mauvais, il n'avait rien pour s'essuyer ou arrêter le saignement, et s'il ne faisant rien, ça risquait de couler sur ses vêtements. Quelle idée de lui faire porter du blanc.
Et alors qu'il continuait à se demander comment il allait bien pouvoir s'en sortir, paniquant, l'inconnu lui tendit quelque chose. Un mouchoir. Tsuna leva les yeux vers ce dernier, son visage montrant son incompréhension. Ce manque de réaction sembla agacer l'individu qui s'avança simplement, posant simplement le mouchoir sur la lèvre blessée et y appuyant pour arrêter le sang. Tsuna, comprenant enfin, resta immobile, ne sachant pas quoi faire. Il ne connaissait pas cette personne, et ne savait donc pas ce qui pourrait se passer s'il bougeait. L'aura menaçante était toujours en place, mais son intuition n'était pas en alerte.
Enfin, après quelques minutes, le jeune homme aux cheveux noirs lâcha le mouchoir, reculant et laissant le temps à Tsuna de prendre la relève. Ils restèrent silencieux un instant, jusqu'à ce que la lèvre du prince cesse enfin de saigner et qu'il puisse parler.
« Euh… Merci. » Fut la première chose qu'il dit, uniquement pour se heurter au silence. L'homme qu'il ne connaissait pas encore l'observait, son regard impassible et vide de toute émotion, comme son visage. Pourtant, l'héritier du Ciel ne se sentait pas plus menacé que ça. Et pour une fois dans la soirée, le fait d'avoir en face de soi quelqu'un qui ne mourrait pas d'envie d'avoir une conversation avec lui, c'était plaisant. Si plaisant que le prince du Ciel ne pu s'empêcher de sourire.
Les deux jeunes gens restèrent donc ainsi, l'atmosphère préalablement pesante pour Tsuna prenant des airs plus confortables et apaisants. Puis son regard se posa sur l'objet qui se trouvait dans ses mains, remarquant les tâches de sang qui souillaient le tissu blanc.
« Pour le mouchoir, je…je vous le rendrais. » Dit-t-il rapidement.
Le garçon ne répondit pas, et les deux individus retombèrent dans un silence qui, si préalablement ayant eu l'air pesant et angoissant, devint confortable et apaisant.
…
…
Dans l'obscurité, les autres papillons continuaient à observer en silence, se demandant ce qui se passait. Dino, après quelques secondes finit par se tourner, son dos faisant face aux deux individus. Et alors que la scène de Hibari posant le mouchoir sur la bouche du prince du Ciel rejoua dans sa tête, il se sentit soudainement contrarié, la colère le gagnant progressivement, et n'ayant pour cible nul autre que Tsuna.
Le jeune homme se passa alors la main dans les cheveux, se sentant stupide.
C'était absurde. Le jeune garçon ne lui avait rien fait.
Il se retourna ensuite et son regard se posa sur Hibari, qui était adossé à un mur. Il ne disait rien. Il ne réagissait pas. Normalement il serait déjà parti, ce qui signifie que sa présence avait sûrement été dictée par un ordre de Mukuro. Mais ça ne changeait rien au sentiment désagréable que ressentait Dino. Ce n'était peut-être que son imagination qui lui jouait des tous et lui faisait voir des choses, mais le fait de voir Tsuna et Hibari ensemble ne l'aidait pas, et il sentait qu'il ne supporterait pas d'en voir plus.
« Dino ? Où vas-tu ? » Demanda lors Fuuta en voyant son aîné se lever et partir.
« Je… Je retourne à l'intérieur. Cela pourrait contrarier Mukuro de voir que tout ses papillons manque à l'appel. » Répondit le concerné avant de passer la porte.
Aucun commentaire ne fut fait, tous, même Basil, ayant réussir à percevoir la tristesse dans la voix de leur ami. ..
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« Je sui ravi que nous en sommes venus à un arrangement...Bien entendu, pour le bien de vos fils, j'attends de vous une coopération totale et complète. » Dit Byakuran en posant sa tête sur sa paume, faisant face aux souverains de la cité de l'Ouest et du Nord.
« Nous sommes d'accord… Cependant, n'est-ce pas dangereux de parler de cela ici… au sein même du palais de Mukuro. » Demanda le roi du Nord en jetant un œil derrière lui.
« Ne vous en faites donc pas. Je me suis assuré que toutes les oreilles trainantes soient occupées à écouter ailleurs. Et cet endroit est protégé par une barrière mise en place par le messager gardien de ma tribu. »
A ces mots, un grognement se fit entendre, quelque chose se détachant du sol. Et un dragon blanc se découvrit, passant derrière Byakuran, ses écailles brillant et sonnant alors que le souverain se redressait et passait sa main sur le corps de l'animal.
« Si tout se passe bien, nous n'aurons plus à souffrir de l'existence de la tribu de la Brume. Et Mukuro ne se rendra compte de ce qui se prépare que lorsque le piège se sera refermé…. »
Ok, fin de ce chapitre, avec une tentative de mise en place de 1827 ( misérablement échouée selon moi U_U"). J'ai de la peine pour Dino, j'ai l'impression d'en faire un pauvre chou mal aimé DX
Bon, quoi qu'il en soit, merci d'avoir lu jusqu'à la fin!
A la prochaine!
