rating:T

genre : romance/fantasy

pairing :6927 MukuTsuna, D18 avec slight 692718, 10051 et peut-être d'autres.

disclaimer : Katekyo hitman reborn ne m' appartient pas.

NdA: Bon, j'ai relu le dernier chapitre, et je dois avouer que je le trouve assez ennuyeux. Long, mais ennuyeux. Donc j'ai essayé de rendre ce chapitre un peu mieux ^^', il y a plus de 6927 dans celui-ci, avec du 10051 et un peu de D18 (si on peut le considérer comme ça ^^'). Enfin bon, j'espère que ça vous plaira!

Un grand merci à ceux qui suivent et à ceux qui ont prit la peine de me laisser des reviews! Je vous aime tous! Bien, encore un grand merci à vous tous et bonne lecture.


Peu de temps après le départ de Dino, un silence mal à l'aise s'était installé, chacun se regardant mais ne disant rien. Aucun des papillons ne comprenaient ce qui s'était passé avec leur aîné, mais cela avait un rapport avec Tsuna et Hibari. Jusqu'à ce qu'il commencent à faire le rapprochement et que Fuuta, écarquillant les yeux, prit enfin la parole:

"Vous pensez qu'il ressent quelque chose pour Tsuna ?" Demanda immédiatement le jeune garçon.

...

Il y avait un léger malentendu.

Mais aucun d'entre eux ne semblait se rendre compte de la méprise, enregistrant l'hypothèse erronée que venait de formuler leur ami, et réfléchissant dessus.

- C'est possible...

- Ce serait pour ça qu'il serait parti aussi vite ?

- Et aussi triste...

- Nous devrions peut-être faire quelque chose. S'il est rentré pour ne pas avoir à les regarder, il doit quand même être déprimé.

Hochant la tête, tous, sauf Gokudera, décidèrent de revenir eux aussi à l'intérieur pour remonter le moral de leur collègue papillon, l'argenté suivant simplement le groupe, son regard se posant sur Tsuna et Hibari alors qu'ils quittaient la terrasse.


Une fois à l'intérieur, Enma se rapprocha de Lambo, qui se dirigeait vers la table où se trouvait sa famille:

- Où vas-tu ? Demanda aors le garçon au cheveux rouge. Dino est là-bas. Continua-t-il en pointant dans la direction exacte.

- Attends, j'ai quelque chose à récupérer.

Le jeune homme poursuivit donc sa route, disparaissant dans la foule que formait sa famille avant de réapparaitre, une petite bouteille à la main.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda de nouveau Enma

- Je ne sais pas, mais mon oncle m'a souvent dit que ça lui faisait oublier ses malheurs. J'imagine que ça peut nous être utile pour Dino.

Et sur ce, il alla prendre un verre avant de vider complètement le contenu de la petite bouteille dans ce dernier, mélangeant avant de se diriger vers leur aîné qui discutait avec des invités.

Le jeune homme se retourna ensuite lorsqu'une main se posa sur son épaule, le faisant tomber face à face avec un Enma et un Lambo souriant, le deuxième lui tendant un verre.

- Que faites-vous là ? Vous n'étiez pas obligé de me suivre vous savez. Commença le blond en prenant un air désolé.

- Ce n'est pas grave, tu es parti légèrement déprimé alors on s'est dit qu'un petit verre te ferais du bien! C'est une fête, quoi qu'on en dise, alors amusons-nous! Répondit Labo en lui tendant le verre concerné, jetant un léger regard à Enma qui en fit de même vers lui, ses yeux montrant clairement qu'il n'était pas certain du bienfondé du contenu de ce verre.

Dino le saisit alors, ne sachant pas trop quoi en faire et alors qu'il se préparait à regarder ce que contenait l'objet qu'il avait en main, son regard fut attiré par deux formes. Celles de Tsuna et de Hibari qui revenaient eux-aussi de la terrasse d'où ils étaient. Sentant une fois de plus la colère le gagner, le blond ne réfléchie pas, la frustration le poussant à lever son verre pour le porter à sa bouche et le vider d'une traite, le léger goût amer qui lui restait sur la langue ne le dérangeant qu'à n'eut même pas le temps de regretter son geste, son esprit s'embrumant quelque peu et une étrange mais agréable chaleur le gagnant. Il se mit soudainement à sourire, posant le verre et, alors qu'il passait entre Enma et Lambo, passant ses bras autour des épaules de ces derniers pour les entraîner avec lui.

"Vous avez raison, quoi qu'on en dise, c'est une fête! Alors amusons-nous!" Fit-t-il en se dirigeant vers les autres papillons.

Son regard se détourna cependant de sa cible alors que la musique, qui jusque-là faisait bruit de fond cessa d'un coup, l'attention des invités étant tournée vers le centre de la salle de réception, où se trouvait maintenant Mukuro et Tsuna. Le roi de la Brume était en train de parler, mais rien ne semblait entrer dans l'esprit de Dino, les aprole du souverain semblant mourir dans l'atmosphère avant d'atteindre les oreilles du blond, mais il comprit au moins ce qui se passait. Il semblait que ce soit le moment attendu de tous, où le couple royale devait s'exhiber au centre de la piste et jouer les heureux mariés, ouvrant le bal alors que les autres invités les rejoignaient peu à peu. Et alors que la musique reprenait et que les deux mariés commençaient à danser, ses yeux se posèrent sur le prince du Ciel mais il les détourna rapidement, préférant aller s'amuser et oubliant presque l'animosité naissante qu'il ressentait pour le jeune garçon.

Mais pour peu qu'il le savait, ce n'était pas la seule chose qu'il allait oublier durant cette soirée.


Hibari était adossé à un pilier, confortablement installé à l'écart de la foule, ses yeux parcourant la foule d'herbivores qu'il méprisait.

Il n'avait rien à faire à part jouer les gardes du corps, mais de là où il était, il pouvait observer ses charges - les papillons - sans avoir à bouger. Son regard tomba ensuite sur un papillon en particulier, le visage de celui-ci, plus enjoué et oisif que d'habitude, ses joues arborant une légère couleur rosée. Ce simple détail intriguait Hibari, qui décida de quitter son petit coin isolé et tranquille pour aller voir ce qui se passait.

Quelque chose n'allait pas avec Dino Cavallone, il pouvait le sentir, et étrangement, cela le dérangeait.

Il se fraya discrètement un chemin dans la foule, esquivant et passant entre les invités jusqu'à arriver à sa cible, cette dernière discutant de manière animée avec un invité en particulier, celui-ci semblant très intéressé par l'aspect éméché du blond qui s'adressait à lui, ses mains commençant à se balader un peu sur le dos de ce dernier. Mais avant qu'il ne puisse aller trop loin, sa main fut fermement saisie, la prise, devenant douloureuse, le forçant à cesser toute tentative de tripotage.

"Herbivore, dégage." Se fit alors entendre, le pauvre invité ne prenant même pas la peine de regarder de qui il s'agissait et prenant la poudre d'escampette dès que sa pauvre main meurtrie fut libérée.

Sa presque future victime se retourna alors, un grand sourire au lèvre alors qu'il tombait sur Hibari:

- Kyouya! Je n'aurais pas cru te voir ici! S'exclama-t-il bruyamment, faisant grimacer le garçon aux cheveux noirs.

- Cavallone, qu'est-ce que tu fabriques. Fit le plus jeune, sa phrase clairement supposé être une question, mais ne sonnant pas comme telle.

- hmm ? Je m'amuse, voyons Kyoya, c'est une fête! Amuse-toi, souris!

La moitié de la phrase du jeune homme fut étouffée par le bruit de la foule, et Hibari détestant naturellement le bruit et ne voulant pas laisser Dino dans cette fausse à serpents aux regards lubriques - et une grande partie de jeunes femmes et jeunes hommes remplissaient ce critères - saisit le blond par le bras et l'entraîna dehors. Ce dernier commença à rire bêtement, faisant le tour de lui-même alors que son comparse le regardait, perplexe.

- Cavallone, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu n'as pas l'air...normal.

Penchant la tête sur le côté, le jeune homme s'approcha de son interlocuteur:

- Je me sens très bien. En fait, je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie.

- Est-ce que tu as bu ? Demanda ensuite Hibari alors qu'il reculait devant la proximité soudaine de son aîné, qui quant à lui continuait à avancer, finissant par le plaquer contre un mur.

Le jeune garçon se rendit compte qu'il était piégé, et alors qu'il se préparait à disparaitre dans l'obrscurité, comme il avait eu l'habitude, espérant s'échapper et réveiller l'instinct de survie de cet herbivore blond, les mains du dit herbivore se posèrent sur son cou, remontant jusqu'à ses joues alors qu'il s'approchait peu à peu.

Et il était clair que Hibari ne s'y attendait pas, car dès que son visage se retrouva entre les mains de Dino, toutes initiatives d'échappatoire sembla se dissiper, son esprit bloquant d'un coup.

- Kyouya...

-H-Herbivore, qu-est-ce que..?

Il en était même réduit à bafouiller. Il fallait qu'il s'échappe. Mais il était comme paralysé, impossible pour lui de fuir dans cette situation.

- Herbivore... T-Tu...

- Kyouya... Tu ne sais pas à quel point... à quel point je...

Mais plutôt que de finir sa phrase, Dino se baissa sans aucune hésitation, posant ses lèvres sur celles de son cadet, qui écarquilla les yeux, ayant assez de lucidité pour essayer de repousser le prince, sans pour autant réussir, le jeune homme lui saisissant les mains pour l'empêcher de se débattre. Et le plus vieux des papillons profita de cet instant pour plaquer un peu plus le jeune garçon contre le mur, forçant son chemin dans vers la bouche de ce dernier et intensifiant le baiser. Hibari, dont la raison, après un moment de blanc, revenait peu à peu, mais ne réussissant toujours pas à ouvrir la porte de sortie, opta pour la coopération stratégique, ouvrant la bouche pour laisser libre passage à son aîné, et après quelques secondes, se relaxant assez pour penser de manière lucide et avisée.

Hibari attendit alors que Dino, dans l'intensité du moment, relâche ses mains, posant de nouveau les siennes sur le visage du jeune garçon, pour se préparer à disparaitre.

Des voix se firent alors entendre ensuite entendre, se rapprochant, mais aucun d'entre eux ne s'en rendit compte:

"Je ne suis pas sûr que cela ait été une bonne idée.."

"Je t'assure que si, moi. Mon oncle a toujours été quelqu'un de bon conseil et je- QU'EST-CE-QUE?"

La porte s'ouvrit alors et Enma et Lambo se figèrent, devenant témoin d'une scène dont le souvenir ne leur était pas nécessaire. C'est de cet instant de surprise dont Hibari profita pour enfin disparaitre, son corps s'évaporant dans un écran de fumée noire.

Alors que les deux adolescents restaient paralysés, Dino, lui, n'avait pas bougé.

Et alors qu'un silence inconfortable s'installait, le blond bougea enfin, se courbant avant de se précipiter vers le bord de la terrasse pour s'y pencher, et d'après le son que les deux jeunes papillons pouvaient entendre, d'y commencer à vomir.

"Par les dieux! Lambo, tu l'as empoisonné!" Paniqua Enma en se précipitant vers son ami.

"N-Non! Je n'ai rien fait Au pire, mon oncle l'a empoisonné! Je suis innocent!" Se défendit le second garçon en le suivant, recevant uniquement un regard accusateur de la part de son ami: "Quoi ?" S'écria Lambo en levant les bras au Ciel.

"Laisse tomber. Tais-toi et aide-moi. On va devoir le ramener discrètement dans sa chambre après ça." Termina finalement le garçon aux cheveux rouges en posant sa main sur le dos de Dino en le soutenant pour qu'il ne tombe pas...

Quelques heures plus tard, la fête finissait, les invités s'en allant et le palais redevenant silencieux alors que les domestiques se remettaient au travail.

Bientôt le palais tomba dans un complète obscurité, les habitants du palais s'endormant pour ne se réveiller que bien tard le lendemain...


Le soleil était déjà haut dans le ciel, éclairant la cité de la Brume. La matinée était déjà bien avancée, toutefois, après la réception de la veille, le palais était encore endormi, les domestiques seuls s'affairant à apprêter les lieux avant le réveil du reste des habitants.

Dans les quartiers réservés à la Cours de l'Est, la voix de Byakuran faisait écho alors qu'il humait un petit air. Le souverain était allongé, souriant en observant le visage de la personne partageant son lit, cette dernière, remuant légèrement alors que l'homme passait sa main sur son dos, la chatouillant.

"mmh... Byakuran-sama, arrêtez." Chouina-t-elle en se redressant, repoussant la main baladeuse d'un faible revers de la sienne.

"Bonjour Shou-chan!" Fit-il ensuite, passant son bras autour de l'individu, maintenant reconnu comme étant Irie Shouishi, le prenant au piège dans une étreinte alors que le roux tendait le bras pour retrouver ses lunettes tout en essayant d'émerger de sa nuit mouvement.

"Byakuran-sama...Vous... Vous m'avez fait boire, n'est-ce pas ?" Demanda sombrement le conseiller, abandonnant la quête de ses lunettes pour fusiller son souverain du regard et tenter de se défaire des bras de ce dernier, sentant le mal de tête, preuve de ce qu'il avançait, arriver.

Le roi de l'Est continua à sourire innocemment, resserrant sa prise sur le jeune homme qu'il n'était pas prêt à lâcher. "Peut-être... Mais je ne regrette rien vu la nuit que j'ai passé." Répondit-il ensuite en approchant son visage de celui de son conseiller. "Tu étais très entreprenant Shou-chan.". Irie ne fit que rougir, bafouillant ce qui aurait dû être une réponse avant que le reste de ses mots furent étouffées par les lèvres du roi posées sur les siennes, lui faisant clairement comprendre que ses protestations n'étaient pas les bienvenues si tôt le matin.

Lorsqu'ils se séparèrent, Irie était silencieux, rougissant et outré, certes, mais silencieux. Byakuran lui, ne fit que prendre un peu plus le roux dans ses bras, frottant sa joue contre la sienne. Le jeune homme décida de ne plus protester - pour le moment - laissant son souverain profiter de sa matinée en levant les yeux au ciel devant les actes immatures de ce dernier. Et après avoir eu les quelques minutes d'affection qu'il désirait tant, le roi de l'Est libéra enfin son conseiller, le laissant se lever et chercher ses vêtements, profitant malgré tout de la vue que lui offrait celui-ci alors qu'il commençait à s'habillait.

"Byakuran-sama, pourriez-vous arrêter de me fixer." Fit alors le jeune homme en se retournant pour rencontrer le regard vorace de l'homme. Regard qui le fit immédiatement détourner les yeux, rougissant et mal à l'aise. "Q-Quoi qu'il en soit... Vous devriez vous lever. Mukuro risquerait d'être contrarié par votre absence lors du petit déjeuner."

"Il n'y a aucun souci à se faire à ce sujet. D'après ce que m'a rapporté Hakuryuu, Muku-chan et le reste de sa collection sont encore endormies." Répondit alors Byakuran en se levant malgré tout, se plaçant derrière Irie alors qu'il finissait d'enfiler sa chemise."Nous n'avons donc aucune raison de sous hâter... Ne penses-tu pas..mmmh..?" Poursuivit-il en passant ses mains dans les cheveux du roux avant de s'approcher un peu plus, respirant son odeur.

- ...Byakuran-sama ..?

L'homme aux cheveux blancs ne répondit pas, passant à la place son autre main autour de la taille du jeune homme, ses yeux tombant sur les marques qu'il avait laissé sur la nuque de ce dernier. Après quelques secondes de silence, il parla enfin.

- Shou-chan ...Me trouves-tu horrible ?

- P-Pardon ?

- Je te demandais si...tu me trouvais horrible.

- N-Non... Pourquoi me demandez-vous cela ?

- ...

- Byakuran-sama ?

Gardant le silence, Byakuran se redressa soudainement, se mettant à rire. "Ce n'est rien... Finalement, ne te tracasse pas avec ça. As-tu eu des nouvelles de Bluebell ?" Continua-t-il en allant récupérer ses propres vêtements.

- Non, pas encore. Mais nos espions nous ont informé de l'accord de leur chef ainsi que celui de leur mage.

- Parfait. Nous avons donc dans notre camp la tribu de la Terre, de la Tempête et de la Pluie. Il ne nous reste qu'à attendre la réponse des tribus du Soleil et de la Foudre.


Tsuna cligna des yeux, avant de se retourner, soulevant les couvertures pour les mettre par dessus sa tête dans un espoir de bloquer les rayons du soleil qui se faufilaient à travers les rideaux.

"Tsunayoshi, il est temps de te lever." Fit alors une voix près de lui, mais dans son esprit encore embrumé par le sommeil, le prince du Ciel ne fit pas la distinction de cette voix parmi celles qu'il avait avait auparavant l'habitude d'entendre, et c'est dans cet état d'esprit qu'il répondit en chouinant: "mmmh... cinq minutes de plus maman..."

Cette réponse fit rire la personne qui se trouvait à ses côtés, et c'est ce rire si particulier qui ramena l'adolescent à la réalité, celui-ci relevant subitement la tête et regardant à sa gauche, d'où provenait la voix, uniquement pour voir Mukuro, souriant et le regardant, amusé:

"kufufu 'maman' ?"

Tsuna rougit alors, embarrassé et ne sachant que répondre. Le regard que lui portait Mukuro ne l'aidait absolument pas à se sentir mieux.

"Bref. Comme je te le disais, il est temps de se lever." Fit finalement le roi de la Brume, son jeune époux hochant simplement la tête, ne pouvant s'empêcher de bailler. Le souverain, lui, ne pu s'empêcher de le regarder, l'adolescent mettant sa main devant sa bouche alors qu'il baillait, se frottant adorablement les yeux par la suite. Et il ne put que continuer à regarder lorsque le jeune prince se leva finalement, obéissant à ce que lui avait dit son mari, ses vêtements, ayant l'air étrangement trop grand pour lui, lui donnant l'air beaucoup plus petit et beaucoup plus fragile et vulnérable.

Si Mukuro n'était quelqu'un doté d'un grand self contrôle, il lui aurait sauté dessus dans la seconde.

Se rendant compte de ce à quoi il songeait, le jeune homme se racla la gorge et fit mine de regarder autre part, prenant l'air nonchalant. Il ne détourna son regard que lorsque le bruit de l'eau en train de couler se fit entendre, comprenant que Tsuna était dans la salle de bain royale. Ce qui était encore plus tentant, mais le souverain écarta cette option. Soudainement, même si l'idée de se retrouver seuls dans la salle de bain avec son petit prince du Ciel lui paraissait bien plaisante, une partie de son esprit, dont il ignorait l'existence jusque-là, prenait un malin plaisir à lui dire que c'était mal.

Ce qui était d'autant plus dérangeant, car cette partie de son esprit avait l'air d'être sa conscience. De laquelle Mukuro avait cru s'être débarrassé il y a bien longtemps, et qui n'était pas venu l'embêter depuis. Cette partie n'était pas bien grande ni dominante, elle était encore toute petite, certes, mais s'il ne faisait rien, elle risquerait de devenir assez encombrante.

Et il devait à tout prix éviter ça. S'il commençait à avoir des états d'âme quand à Tsuna, qu'en serait-il des papillons et de ses sujets. Pour gouverner un peuple comme celui de la Brume, une main de fer était nécessaire. Une conscience n'avait pas sa place dans cette situation.

Mukuro se leva alors, dissipant, ou du moins essayant de dissiper, cette sensation, et se dirigea vers la salle de bain, où il comptait prendre ce qui lui revenait de droit.

Il pénétra donc dans la pièce, Tsuna ne se rendant pas compte de son arrivée du fait du bruit de l'eau, et s'appuya contre l'entrée, admirant sans aucune gêne le corps du prince qui se trouvait devant lui, observant chacun de ses mouvements, souriant lubriquement lorsque ses yeux suivaient la trace d'une goutte le long du dos du jeune garçon.

Le spectacle aurait pu continuer encore longtemps si l'adolescent ne s'était pas soudainement retourné, son intuition l'alertant d'une présence, et qu'il paniqua, lâchant un cri honteusement féminin mais qui, du goût du roi de la Brume, était tout simplement adorable. Mais cette pensée, encore, le prit de cours, et le contraria. Mais il ne laissa rien transparaître, préférant profiter de l'embarras dans lequel il avait mis son jeune époux, qui à présent, était rouge de la tête au pied - Mukuro pouvait le confirmer - et bafouillait d'intelligibles phrases, se laissant tomber à terre pour essayer de cacher ce qui maintenant n'était plus inconnu du roi.

"Kufufu, pourquoi tentes-tu de te cacher ? Ce n'est pas comme si tu avais quelque chose que je n'ai jamais vu." Rit le roi de la Brume en commençant à enlever sa chemise. "Et puis, n'est-ce pas normal pour moi de voir le corps de mon époux ?" Continua-t-il en retirant ensuite le bas, avant d'entrer dans la cabine où était encore assis le prince du Ciel. Ce dernier, lorsque Mukuro fut là, se retourna immédiatement, couvrant ses yeux avec ses mains. L'action aurait pu agacer son comparse, s'il n'avait pas trouvé cela aussi mignon - et dès cet instant il commença à se dire qu'il y avait quelque chose qui clochait avec lui aujourd'hui - et qui se baissa par la suite pour susurrer à l'oreille de son petit compagnon: "Te mettrais-je mal à l'aise Tsunayoshi ?"

Le souffle chaud du roi sur son oreille fut frissonner le prince qui ne réussit à rien dire, gardant les mains sur ses yeux jusqu'au moment où il sentit des lèvres sur sa nuque et des bras se positionner autour de sa taille, la sensation soudaine le faisant sursauter avant de le faire fondre...


Tsuna ne comprenait rien à ce qui se passait.

La veille, Mukuro avait été froid et distant, même lorsqu'ils avaient du dansé devant devant les invités pour le show, il n'y avait dans le regard du jeune homme aucune émotion qui aurait pu passer pour de l'affection, et la nuit d'avant, il l'avait rejeté. Même durant la fin de la réception, après qu'il soit revenu de la terrasse avec l'individu aux cheveux noirs dont il ne connaissait toujours pas le nom, le roi de la cité de la Brume ne lui avait presque rien dit, gardant la façade du joyeux couple pour les invités.

Mais maintenant, et pour la plus grande confusion du pauvre héritier de la tribu du Ciel, le roi de la Brume était très...affectueux.

S'était-il passé quelque chose hier ?

Il n'en savait rien. Mis à part le petit moment qu'ils avaient échangé lorsque Tsuna s'était soudain senti mal, rien ne pouvait expliquer ce soudain changement de comportement. Sauf si Mukuro était bipolaire. Ce que l'adolescent commençait réellement à penser. Mais dans l'instant présent, même penser devenait extrêmement difficile pour le prince du Ciel en vu de ce que son mari s'affairait à lui faire.

Si ce n'était que pour ça, ce n'était pas utile de lui dire de se lever.

"Mmm-Mukuro..." soupira le jeune garçon en remontant l'une de ses mains pour toucher les cheveux de son époux et instinctivement, agripper ces derniers pour le tenir en place, son corps, à défaut de son esprit qui avait un petit moment de blanc, lui faisant savoir qu'il appréciait ce qui se passait. Mukuro ne fit que sourire contre la peau de son compagnon, se pliant, pour cette fois, avec plaisir à la requête silencieuse du plus jeune, mordant légèrement et se satisfaisant du son qui s'échappait de la bouche de celui-ci.

La situation aurait pu aller bien plus loin si Tsuna, sentant la main de son aîné descendre le long de son ventre jusqu'à son estomac et bien plus bas, ne poussa un cri étranglé, surprenant même Mukuro qui cessa toute action, le prince du Ciel se précipitant de l'autre côté de la cabine, son dos contre la paroi alors qu'il tentait de reprendre son souffle, ses joues rougies et sa nuque pleine de marques que lui avait laissé son mari.

Mukuro, face à lui, leva un sourcil mi-agacé, mi-amusé. Mais surtout intérieurement frustré.

"Tsunayoshi, il faudrait réellement que tu penses à grandir." Commença-t-il en posant l'une de ses mains sur le sol, l'autre sur son genou levé alors que Tsuna détournait les yeux avant de les fermer pour éviter de voir ce qui ne pouvait absolument pas passer inaperçu.

" C-C'est juste que je... J-Je ne m'y attendais pas, c'est tout! " Répondit faiblement le pauvre garçon.

Le sourcil de Mukuro se leva un peu plus, ne sachant si c'était à cause de cette réponse ou alors du sentiment d'impatience inhabituel qui le dévorait.

- Et t'y attends-tu maintenant ? Demanda-t-il malgré tout, sa voix laissant un peu transparaitre son envie brûlante.

- P-Pardon ? Fit le prince sans ouvrir les yeux.

- Je te demandais si tu t'attendais à un acte de ce genre de ma part désormais.

- Je... Je ne sais pas, j'ai besoin de temps!

- Je ne serais pas toujours aussi patient avec toi.

Et il ne comprenait absolument pas pourquoi il était patient au premier abord, alors que d'ordinaire il se serait jeté sur lui et l'aurait prit sas aucune autre forme de procès.

- M-Mais je...C'est juste que je... ne suis pas habitué à ce genre de chose! Ajouta Tsuna.

- Kufufu... Je pourrais t'y habituer. Répliqua le plus vieux d'une voix suave, appréciant le rougissement progressif des joues de son compagnon et l'embarras que ses mots apportaient à ce dernier. Alors, maintenant que tu es prévenu, puis-je ?

Mukuro songea quelques instants pourquoi il demandait la permission. C'était mauvais, il devait reprendre le contrôle. Heureusement pour lui, Tsuna ne semblait pas du tout enclin à se rendre compte de la main dominante qu'il avait inconsciemment gagné. L'adolescent, d'ailleurs, devant la question de son époux, ne savait que répondre, continuant à bafouiller.

"Q-Que... J-Je ne... J-je ne sais pas! Je n'ai aucune idée de ce que je dois répondre!" Finit-il par dire, lui-même frustré de son indécision.

"Kufufufu..." Raisonna alors le rire de Mukuro, le son semblant étrangement lointain et faisant écho sur les parois de la cabine, jusqu'au moment où Tsuna, n'entendant plus rien à part le bruit de l'eau, ouvrit les yeux, uniquement pour tomber nez à nez avec le jeune homme. Encore une fois il n'avait pas sentit celui-ci approcher. Et le petit prince ne pu que rougir alors que son époux souriait.

"Que disais-tu donc Tsunayoshi ?" Murmura ce dernier en s'approchant.

"J-Je...Je..." Les mots mouraient sur ses lèvres alors que celles de Mukuro les effleuraient.

Cette simple sensation était une torture pour Tsuna, qui voulant refermer l'espace qui les séparait, mais n'osait bouger.

"Mmmhmm ? Je n'ai pas entendu..." Reprit le jeune homme.

"Je... Je n'ai aucune idée de... de ce que je dois répondre..." Finit par souffler le prince du Ciel, frissonnant d'anticipation alors que son comparse souriait de plus belle.

"Et bien, laisse-moi répondre à ta place..." Termina celui-ci en se rapprochant, supprimant les quelques millimètres qui les séparaient. Le jeune roi, à cet instant, oublia presque tout ce qu'il avait dans la tête, et la sensation étrange que quelque chose avait changé en lui.

En deux jours, se disait-il dans un coin de sa tête, il était impossible qu'un être comme Tsuna puisse avoir un tel impact sur lui et son comportement. Pourtant, au fond, tout au fond, alors qu'il l'ignorait encore et tenterait d'étouffer cette idée, quelque chose avait changé. Actions anodines, comme le simple fait, la veille, de poser sa main sur celle de cette petite chose pour apaiser son malaise, ou comme il y a quelques minutes où il lui avait d'une certaine manière demandé la permission de le toucher, avaient créé un lien...

Tsuna, lui, lorsque ses lèvres furent capturées, ne protesta ni ne se débattit. Car son intuition, qui d'ordinaire dans ce genre de situation lui criait d'être prudent, de ne pas se laisser faire, de se méfier d'un danger, à cet instant précis, était silencieuse et apaisé, comme pour lui laisser savoir qu'il n'y avait rien d'hostile.

Comme si ce baiser n'était qu'un baiser. Et que Mukuro, pour une fois, ne l'embrassait, que pour le simple plaisir de le faire.


Dino s'étira paresseusement, clignant des yeux avant de les ouvrir complètement afin de les adapter à la soudaine luminosité. Visiblement, il n'avait pas prit la peine de fermer les volets avant de s'assoupir la nuit dernière. Et il avait mal à la tête, et la nausée. Et alors qu'il se demandait ce qu'était la cause de ce malaise atroce, les souvenirs de la réception lui revinrent en tête.

Musique, danse, discussions, il s'amusait, tentant de profiter de la fête avec les autres papillons... puis Kyoya et Tsuna sur la terrasse... cette sensation de colère et de jalousie... Encore de la danse, les invités qui festoyaient, les papillons qui le rejoignaient... La dernière chose dont il se rappelait c'était Lambo qui lui tendait un verre.

En y réfléchissant mieux, il aurait sûrement dû vérifier ce qu'il contenait ce verre.

Enfin, au moins c'était sûr que Lambo serait dans le même état que lui. Douce compensation.

Le jeune homme se leva ensuite, prenant soin de ne pas se cogner ses meubles. Il sortit de sa chambre, regardant aux alentours et en dessous. Personne. Les autres étaient visiblement encore endormis. Dino décida alors de leur laisser un petit répit alors qu'il descendait les escaliers, allant s'assoir sur la fontaine. Mais alors qu'il essayait de dissiper son mal de tête, son regard rencontra celui de son reflet dans la fontaine. Et il remarqua sans grande surprise la fatigue et la tristesse qui se lisait sur son visage.

Dino ne pu s'empêcher de rire, se sentant encore plus stupide de sa réaction de la veille. C'était tellement absurde. Le garçon n'avait rien fait. Et ce n'était pas comme si Kyoya lui appartenait... Pourtant, la colère qu'il ressentait pour Tsuna ne s'était pas dissipé.

Le blond se méprisait même de ressentir de la colère pour quelqu'un d'aussi innocent que le prince du Ciel. La culpabilité en plus de la fatigue et de la gueule de bois, ça n'étaient pas de bons ingrédients pour sa matinée...

Soupirant alors, le jeune homme décida d'arrêter avant de faire une dépression, et se leva pour réveiller ses six compagnons d'infortune. Au moins ça le distrairait pendant un moment...

C'est ainsi qu'il remonta les escaliers, frappant à la porte de Daisy, celle se trouvant la plus proche de lui, et ne s'étonnant pas d'entendre un simple gémissement de désaccord. Le jeune homme se mit à sourire, ouvrant la porte en sachant qu'il ne s'agissait pas d'un problème et entra.

Les volets étaient encore fermés, ce qui épargnerait au plus jeune des papillons de se faire aveugler à son réveil. Dino se faufila alors dans l'obscurité, avançant vers le lit où remuait une petite forme, cette dernière sachant très bien ce qui l'attendait et tentant de faire résistance alors qu'une main se posait sur les couvertures et secouait légèrement.

"Daisy, debout, il est temps." Murmura Dino en souriant lorsqu'une petite tête s'extirpa des couvertures, se redressant ensuite et s'asseyant.

"mmh." Chouina l'enfant sans pour autant se recoucher.

"Pas de 'mmh' Daisy. C'est déjà un miracle que Mukuro nous ai laissé dormir jusqu'à aussi tard." Continua calmement le blond en tendant les bras pour porter le garçon, celui-ci dès qu'il fut confortable, posant sa tête sur l'épaule de son aîné alors qu'il quittait la chambre.

C'était quelque chose qui était devenu un rituel pour eux. Daisy était le premier que Dino réveillait, et il le portait ensuite, les deux papillons allant réveiller leurs autres collègues. Et le plus vieux des papillons se mit à sourire une fois de plus alors que l'enfant chouinait encore sous l'effet de la fatigue, se frottant le visage contre son épaule.

Une nouvelle journée qui s'annonçait dans le palais...


C'était absolument merveilleux.

C'est tout ce à quoi pouvait penser Mukuro alors qu'il plaquait son jeune époux contre la vitre, se délectant de la sensation de sa peau contre la sienne, ses mains lui parcourant le dos alors que le prince avait ses bras autour de son cou.

Mais c'était à la fois inquiétant.

Car le roi de la Brume ressentait du plaisir.

Et non pas celui, si familier, d'avoir eu ce qu'il voulait, les choses allant dans le sens de ses désirs d'enfant capricieux d'avoir enfin une occasion de prendre l'héritier du Ciel, ici, maintenant, et avec en bonus son consentement. Il s'agissait plutôt d'un plaisir simple, presque innocent.

Et c'était ce facteur qui rendait toute l'affaire inquiétante.

Mukuro ne ressentait rien d'innocent.

Et c'est en prenant conscience de cela dans cet instant de pure délice, que le roi de la Brume, tout en continuant à ravir son petit mari, songea à un moyen de redevenir lui-même, d'éradiquer ces sensations étranges et horriblement agréables... Et c'est ainsi qu'il sourit contre les lèvres du plus jeune, ses baisers se faisant plus vorace alors qu'il décidait d'agir pour satisfaire ce qui avait toujours dicté sa conduite. Son bon vouloir.

Et cela commençait en prenant possession une bonne fois pour toute de ce corps qui s'offrait si généreusement à lui.

Les mains du jeune homme, préalablement occupée à explorer le dos du brun, commencèrent alors à descendre plus bas, Tsuna se tendant légèrement en sentant cela, mais ne pouvant que se laisser faire alors que toute sa résistance fondait sous le toucher de son époux.

Mukuro ne pouvait que triompher intérieurement. Plus que quelques minutes, et il aurait ce qu'il voulait. Tsuna serait sien, Byakuran aura perdu le pari, et il aurait sa tête sur un plateau...

Plus que quelques minutes et-

"Quand je pense que-OH! Par les dieux! Je suis désolé! Je suis désolée!" 'Kyaaaa!" Les interrompue soudain deux voix féminines que Mukuro, en fronçant les sourcils, reconnu comme étant celle de servantes.

Le jeune roi entreprit de continuer ce qu'il faisait, ne se formalisant pas de quelques servantes qui n'allaient tarder à se retirer, mais Tsuna, pour son grand malheur, avait plus de considération. Et lorsqu'il entendit les voix, cessa immédiatement toute activité, rougissant plus qu'il ne l'avait et se séparant de son compagnon pour enfouir son visage dans l'épaule de ce dernier pour cacher son embarras après la honte de s'être fait surprendre une telle scène et poussé un cri sous la surprise.

Le souverain de la Brume, lui, leva simplement les yeux au Ciel, se retournant pour voir les deux servantes, tétanisées sur place, leurs mains couvrant leur yeux.

- Pourquoi êtes-vous dans mes quartiers ? Demanda subitement Mukuro, sa voix témoignant de sa contrariété et les servantes craignant immédiatement pour leur vie.

- ...

- Parlez! S'énerva ensuite le jeune homme, lui même s'étonnant de non absence de patience.

Tremblante, l'une des deux servantes se résolut malgré tout à parler:

- P-Pardonnez-nous votre altesse! N-Nous, nous étions venu pour nettoyer vos quartiers... Nous avions frappé..M-Mais personne n'a répondu...P-Pardonnez notre impudence!

- Je devrais vous faire exécuter... Souffla le jeune roi, attirant l'attention Tsuna qui se redressa immédiatement, ne voulant voir personne tuer, surtout pas pour une méprise.

- N-Non! Intervint-il alors. Ce n'est pas nécessaire..e-elles ne l'ont pas fait exprès.

Les deux servantes hochèrent énergiquement de la tête.

- Elles ont pénétré dans les quartiers royaux sans autorisation. Répondit Mukuro, sa contrariété diminuant légèrement.

- M-Mais elles ont frappé et... personne n'a répondu...

Vu la situation, il était normal qu'aucun d'entre eux n'entende quoi que ce soit.

- Soit! Peu importe, sortez, je serais indulgent. Trancha finalement Mukuro, mourant d'envie de voir ces deux trouble-fête s'en aller et de reprendre ce qu'il était en train de faire.

Sur ce, les deux jeunes filles se précipitèrent dehors, fermant la porte et le bruit de celle de la chambre se faisant ensuite entendre, indiquant que les quartiers étaient une fois de plus libres et tranquilles. Immédiatement, le roi de la Brume entreprit de poser ses lèvres sur l'épaule du plus jeune, prêt à reprendre les festivités, quand la voix tremblante de son petit prince se fit entendre:

"M-Mukuro... Stop..."

"mmh ?"

"N-Non..."

Levant les yeux au ciel, le jeune homme consenti à s'arrêter, relâchant le jeune prince et levant les mains en l'air pour montrer sa bonne foi. Mais si son expression ne le montrait pas, le roi commençait réellement à détester les constantes interruptions. D'abord Sora, ensuite l'incident avec Gokudera, le différent qu'il y avait eu entre le couple, et maintenant les deux servantes. Les dieux semblaient vouloir condamner leur petit prince du Ciel à une vie de chasteté.

"Bien." Commença alors Mukuro en s'adossant à la paroi qui se trouvait derrière lui.

Il voulait continuer.

Celui qu'il était encore hier aurait forcé son chemin, plaqué la frêle créature qu'était Tsunayoshi à terre, et aurait prit possession de ce qui lui revenait de droit. Alors pourquoi, pourquoi aujourd'hui était différent ? Pourquoi ne pouvait-il prendre ce que, visiblement, il mourrait d'envie de posséder.

Quelque chose avait changé entre temps. Entre la nuit d'hier et aujourd'hui. Et cela le rendait faible.

Mais mêle en sachant cela, il ne pouvait se résoudre à obliger Tsunayoshi, qui avait l'air plus qu'adorable lorsqu'il était embarrassé, à faire quelque chose dont il n'avait pas envie... Ou du moins à faire ça s'il ne le voulait pas.

Maudite conscience, se dit-il alors, je t'ai eu une fois. Je t'aurais encore... Résolut-il en décidant de sortit de la salle de bain, la situation n'allant nulle part, après avoir ordonné à son jeune époux de se préparer rapidement pour le petit déjeuner.

Mais pour peu qu'il le savait, le petit déjeuner serait la scène du commencement d'un conflit et d'un piège duquel Mukuro n'était pas certain de se sortir...


Voilà! J'espère que ça vous a plu!

Eheheh! J'aime assez ce chapitre, et je prépare le prochain en ce moment! Vous aurez une interaction entre Byaku et Tsuna, la confrontation after-shock de Hibari et Dino (le pauvre ne se rappelant de rien) et la menace qui plane au dessus de Mukuro qui se découvrira un peu plus!

Merci à tout ceux qui auront lu jusqu'à la fin, et surtout n'hésitez pas à me donner votre avis!

A la prochaine!