rating:T
genre : romance/fantasy
pairing :6927 MukuTsuna, D18 avec slight 692718, 10051 et peut-être d'autres.
disclaimer : Katekyo hitman reborn ne m' appartient pas.
NdA: ok, nouveau chapitre! Il est temps de reprendre tout ça en main! J'espère ne pas faire sombrer cette fic un peu plus dans la chute de ma paresse ^^' ayant relu le chapitre précédent, j'étais horrifiée de voir les fautes de frappes (autant dans celui-ci que dans les autres chapitres ) et avec le retour de Hell, nous revoici avec, j'espère, un chapitre un peu plus potable, tant au niveau de l'histoire que de l'orthographe. Encore une fois, un grand merci à vous tous, à ceux qui continuent à suivre et à ceux qui prennent le temps de poster des reviews, nous espérons réellement que ce chapitre ne vous décevra pas!
Sur ce, bonne lecture à vous tous!
C'était étrange.
Mukuro avait toujours fait en sorte de s'assurer que tous sachent où était leur place face à lui. Sous peine de se le voir rappeler de la manière la plus douloureuse qui soit.
Les choses se passaient aussi toujours comme il le voulait, où il le voulait et de la manière dont il le voulait.
Sauf que cette fois, il devait avouer que c'était tout le contraire.
Certes il avait dans l'idée de faire souffrir Tsuna, afin qu'il comprenne une bonne fois pour toute où était sa place. C'est d'ailleurs pour cela qu'après avoir neutralisé le messager du jeune prince, le retenant prisonnier d'un cercle de protection, le souverain s'était rendu aux quartiers royaux avec son époux, avec la ferme idée de lui rappeler qui était le maître et à qui il appartenait. Il avait décidé de le faire sien. Qu'il le veuille ou non.
Il savait qu'il n'était pas dans son état normal lorsqu'il força ses lèvres sur celles de son mari, ses gestes ses mouvements et même ses pensées étaient guidés et influencés par des émotions qu'il ne voulait reconnaitre, mais qui le possédaient complètement, flouant son meilleur jugement et sa raison.
Puis alors qu'il l'avait à sa merci, jouissant de la domination qu'il avait sur le plus jeune, ces émotions changèrent. Glissant de furieuses et violentes à passionnées et désireuses, presque désespérées, et influant toujours sur la manière dont il agissait. Si bien qu'il ne savait plus réellement ce qu'il faisait, ses mouvements devenant incertains, aussi instables que ses sentiments. Et même Tsuna, qui au début s'était débattu, avait cessé ses protestations, semblant sentir le désir grandissant remplacer l'envie de vengeance...
Les cris qui résonnèrent ainsi contre les murs de la chambre ce matin-là furent autres que ceux que tous avaient pu imaginer...
Aïe...
C'était tout ce que pouvait se dire Tsuna en repensant à la punition qu'il venait de recevoir.
Après avoir neutralisé le messager gardien du Ciel, Mukuro et lui étaient revenus dans les quartiers royaux, le roi le plaquant férocement contre le matelas et lui arrachant ses vêtements. Certes, le début avait été quelque peu douloureux, mais étrangement, au fur et à mesure, les mouvements de Mukuro, si brutaux et violents, étaient devenus passionnés et doux. Incertains parfois, comme si le roi de la Brume lui-même ne savait plus ce qu'il faisait. C'était peut-être la raison qui, à un moment donné, avait convaincu Tsuna de cesser de se débattre.
Mukuro l'avait finalement fait sien, et ça ne le dérangeait pas plus que ça...
Mais à dire vrai, se disait-il aussi, ça aurait pu être pire pour une première fois...
Il avait des marques sur les épaules, ses muscles étaient endoloris, et ce n'était pas la seule chose qui lui faisait mal, mais honnêtement, ça aurait pu être pire.
Et alors qu'il se disait cela, caressant l'une des marques que lui avait laissé son époux, que le jeune prince la tête posée sur ses genoux encerclés de ses bras, laissa son regard se poser sur la forme endormi du roi de la Brume.
Quelques heures auparavant, Mukuro avait prévu de le faire souffrir. Tsuna sentait cette volonté de lui faire mal, mais elle avait disparu aussitôt, remplacée par une confusion et quelque chose qui ressemblait à de la peur... Mais connaissant Mukuro, il avait très bien pu se tromper... Le fait est que pendant un instant, Mukuro avait baissé sa garde assez longtemps pour que l'héritier du Ciel puisse le sentir. La moindre émotion, la moindre parcelle de son aura, il l'avait sentit. Et elle était tout sauf malveillante ou cruelle.
Même à cet instant, il avait l'air si paisible, si innocent... s'en était mignon. Et Tsuna ne pu s'empêcher de sourire devant cette adorable scène.
"Pourquoi souris-tu ?"
Les yeux de Mukuro s'ouvrirent alors, et contrairement à quelques heures plus tôt, ils ne renfermaient aucune forme de colère ou rancune, ni même de calcul. Peut-être était-ce ce à quoi il ressemblait lorsqu'il n'avait pas à se comporter comme le souverain qu'on attendait qu'il soit.
"Et bien, Tsunayoshi." Insista-t-il, se redressant légèrement, reposant son poids sur ses bras pour regarder le brun.
"Je souris à cause de toi." Répondit sans réfléchir Tsuna, mais pour une raison qui lui était inconnu, dans l'instant présent, ça lui importait peu. Mais il fut surpris lorsqu'il fut prit dans une étreinte et qu'il se retrouva de nouveau allongé, Mukuro au dessus de lui.
" Vraiment ?" Déclara ensuite le jeune homme, plongeant ses yeux dans ceux du brun.
Tsuna fronça les sourcils. Le regard du souverain reprenaient leur lueur habituelle.
Il remarqua alors que ce genre de regard ne lui allait vraiment pas.
"Lorsque tu disais que tu avais l'intention de me punir... Je pensais souffrir..." Commença le jeune prince en levant les mains pour les poser sur les joues de son époux. "Je m'imaginais que ce qui allait m'arriver serait semblables aux histoires que j'entendais les jeunes de mon village raconter pour se faire peur entre eux..." Puis il rit légèrement : "Mais tu es différent... différent de ces histoires, différents de ce que ces rumeurs disent..."
Ces propos semblèrent prendre le roi de cours, ces yeux s'écarquillant légèrement sous l'effet de la surprise, et sa bouche s'ouvrant pour répondre. Mais il la referma aussitôt, semblant réfléchir à ce qu'il allait dire, mais son esprit, encore légèrement embrumé par des émotions conflictuelles l'empêchaient de former une phrase cohérente.
"N'as-tu..." Réussit-t-il à dire finalement, sa voix incertaine. "N'as-tu pas peur de moi ?"
Et il s'étonna en voyant la surprise dans les yeux de son comparse, ce dernier les détournant un instant avant de les replonger dans ceux de son interlocuteur:
- J'ai eu peur... et j'imagine que j'ai encore un peu peur... Mais...
- Mais..? Fit Mukuro, ne sachant pas pourquoi il lui semblait d'un coup difficile de respirer.
- Mais je ne peux pas rester aux côtés d'un homme qui ne m'inspire que de la peur...Tu... tu es quelqu'un de bien. Conclue le jeune garçon en souriant.
Mukuro ne put qu'écarquiller les yeux un peu plus, se redressant et tournant le dos à son époux, son cœur se mettant à paniquer. Et cette chaleur qui lui montait aux joues... était-il... était-il entrain de rougir ?
Comment était-ce possible ?
Rokudo Mukuro était à la tête de l'un des Quatre Royaumes. Il avait asservi deux de ces derniers. Il avait mis en place un coup d'État à l'âge de treize ans et avait volé le trône à son oncle. Il était l'un des plus grands dirigeants que ce monde ait jamais porté et voilà qu'il... rougissait... à cause de ce que lui avait dit un misérable petit animal que le destin avait mis sur sa route...
Misérable petit animal qui semait le trouble dans son esprit. Pour qui il avait assez de considération pour ressentir des émotions aussi puériles que la jalousie... la rage pure... et l'affection.
Il devait avouer, même si ce ne serait qu'à lui-même, que durant ces quelques heures de punition - enfin, ce qu'il avait préalablement prévu être une punition - il avait ressentit de l'affection. Une affection et une passion grisante, brûlante, tellement aveuglante qu'elle l'avait détournée de son but premier: Rappeler à Tsuna qui était son maître. Mais au fond de lui, il se demandait si ce n'était pas plutôt pour se le rappeler à lui-même... Pour se convaincre qu'il était le seul qui aurait jamais une emprise sur le prince du Ciel...
"J-Je suis désolé." S'excusa soudainement Tsuna, alertant le souverain en pleine confusion qui se retourna vers lui, se rendant compte que l'adolescent rougissait lui aussi, baissant les yeux. "J'en ai trop dit."
Cette vision sembla rassurer Mukuro, qui se retourna un peu plus pour cette fois faire face à son époux. Mais son cœur était toujours aussi paniqué et confus, autant que son esprit.
Quelque chose avait changé.
Et il n'était pas sûr d'apprécier ce changement. Ni même d'être capable de l'accepter.
Il ne pouvait pas être ce que Tsuna espérait. Un époux aimant, attentionné, généreux et clément. Ce n'était pas lui. Ce ne serait jamais lui. Il n'avait rien du prince charmant... Pourtant, un seul regard, et le prince du Ciel faisait de lui ce qu'il voulait. D'accord, ce n'était pas totalement vrai, mais à l'allure où ils allaient, c'était exactement ce qui allait arriver.
"Je ne peux pas..." Reprit-il alors en se levant, sous le regard étonné de son époux.
"Je ne peux pas être ce que tu attends de moi." Continua-t-il plus fort en s'asseyant au bord du lit.
"Je n'attends rien de toi." Fit soudainement la voix de Tsuna, lui faisant arrêter tout mouvement. "Du moins plus maintenant."
Plus maintenant ? Qu'est-ce que c'était supposé vouloir dire ?
Mais le jeune garçon ne continua pas, ses yeux toujours baissés, mais son sourire en place.
Un sourire triste. Résigné.
Mukuro avait une nouvelle fois l'impression qu'il lui était difficile de respirer. Il avait l'impression d'étouffer.
Il avait besoin de prendre l'air.
Décidant que c'était ce qu'il allait faire et qu'il règlerait tout ses problèmes lorsqu'il serait calmé, le jeune souverain se leva, s'habillant en hâte et s'en allant sans se retourner. La dernière chose dont il avait besoin c'était de recroiser les yeux de chien battu de Tsuna pour le retenir.
Dans le Royaume de l'Est...
"Tu aurais vu sa tête Bluebell. L'envie de meurtre dans ses yeux." Déclara Byakuran en riant, secouant une fourchette décorée d'une part de gâteau alors que sa comparse, la dite Bluebell, engloutissait sa part.
"Oh Byakuran-sama, j'aurais adoré être présente!" S'exclama-t-elle en riant à son tour.
Cela faisait quelques heures depuis leur retour au Royaume de l'Est, et le souverain s'était empressé de raconter à l'une de ses généraux qui n'était pas présente lors des faits, la scène plus que divertissante du palais de la Brume. Près d'eux étaient assis Kikyo et Torikabuto, plus modérés que leur jeune collègue, mais appréciant le récit.
"Mais passons, qu'en est-il de la situation au Royaume de la Pluie ?" Fit ensuite Byakuran.
"Araa~ L'alliance a été confirmée. Le roi de la tribu a accepté de mettre son armée à notre service."
"C'est parfait. Connaissant les bonnes relations qu'il entretient avec le Royaume du Soleil, ce n'est qu'une question de temps avant que ce dernier ne nous rejoigne aussi." Continua-t-il en posant son assiette.
Non loin, Irie, assis et lisant - ou plutôt essayant de lire - leva les yeux discrètement vers son roi, son cœur se serrant alors qu'il se rappelait du baiser. Il comprenait que dans la logique de l'homme, il avait fait cela uniquement pour se venger et punir Mukuro, mais pour le conseiller, il sentait que c'était lui qui avait été puni.
Soupirant et secouant la tête pour dissiper ses sombres pensées, le jeune homme reposa les yeux sur son livre, son esprit pourtant n'étant pas à sa lecture, si bien que sans terminer le passage qu'il était en train de ire, le roux tourna violemment la page de son livre. Ce geste ne passa pas inaperçu aux yeux des autres personnes présentes et Byakuran, sentant le malaise, ordonna à ses généraux de se retirer.
"Shou-chan ?" Poursuivit-il ensuite en se rapprochant de son conseillers lorsqu'ils furent seuls.
Le jeune homme ne répondit pas, levant simplement les yeux vers son souverain et essayant d'agir comme d'ordinaire.
"Tout va bien Shou-chan ?" Tenta ce dernier en s'asseyant près de son sujet. "Tu sembles contrarié."
"Ce n'est rien Byakuran-sama." Répondit aussi simplement Irie en retournant à son livre, espérant que son roi recevrait le message et le laisserait tranquille.
Malheureusement ce ne fut pas le cas, car plutôt que de lui laisser un peu d'air comme il le désirait, Byakuran le prit dans ses bras avant de le soulever. Et sans savoir comment, Shouishi se retrouva sur les genoux se l'homme, ce dernier enfouissant son visage dans ses cheveux.
"B-Byakuran-sama!" S'offusqua d'ailleurs le roux, ne comprenant pas ce qui se passait, et se débattant jusqu'à un certain moment, puis décidant de s'arrêter, ses protestations ne menant à rien.
"Byakuran-sama, reposez-moi s'il-vous plait." Fit-il ensuite, sa voix sonnant comme une plainte.
"Pas avant que tu ne me dises pourquoi tu es en colère." Lui répondit le souverain en chouinant, et le conseiller ne pu que soupirer en se rappelant à quel point son roi pouvait être immature par moment. Mais il savait aussi qu'il s'inquiétait réellement pour lui.
"Je ne suis pas en colère..." Finit-il donc par dire, se relaxant légèrement, sachant que cela donnerait partiellement satisfaction à son aîné.
- Je ne te crois pas. Tu es en colère, je peux le sentir.
- Byakuran-sama...
- Mentir ne te mènera nulle part.
- Je... Je n'ai rien! Je vous assure!
- Tu mens.
- Mais... D'accord, je suis en colère, mais ça n'a rien à voir avec vous...
- Tu mens encore.
Souriant légèrement en constatant qu'il n'aurait jamais le dernier mot lorsqu'il s'agissait de Byakuran, le conseiller soupira une fois de plus et réussi à changer légèrement de position afin de faire face à son comparse, et poser ses lèvres sur celles de ce dernier, les retirant aussitôt après.
"Shou-chan ?" Questionna le roi, surpris par cette initiative.
Mais Irie ne préféra pas s'expliquer, profitant de la surprise de l'homme pour se séparer de lui, ce dernier le laissant faire sans broncher.
Le conseiller savait que le souverain ne comprendrait pas ses raisons. Pour lui, seul sa victoire comptait, et vaincre Mukuro était son plus grand désir, autant que le faire souffrir. Peu importe si d'autres personnes étaient blessés dans la manœuvre. Et dans l'éventualité qu'il s'en souciait, son regard serait tellement fixé vers l'objectif qu'il ne le remarquerait pas de toute façon.
"Ne vous en faites pas pour moi. Je vais bien." Fit ensuite le roux en se levant et se dirigeant vers la porte.
Mais avant que sa main ne touche la poignée, la voix de Byakuran résonna, le faisant se stopper:
"Shou-chan, ça ne signifiait rien."
Et Irie savait exactement qu'il parlait du baiser avec le prince du Ciel.
"Je sais, Byakuran-sama... Je sais."
Il savait aussi que s'il était sincère, Byakuran n'avait pas conscience que, même si ça ne signifiait rien, ça en restait douloureux.
"Alors pourquoi est-ce que je sens que ta colère est dirigée contre moi ?"
Parce que vous ne comprenez rien. Pensa le conseiller en souriant tristement.
C'était absurde. Ce qu'il y avait entre lui et le roi de l'Est n'était rien d'autre qu'un jeu. Un simple et stupide jeu qui ne devait durer qu'aussi longtemps que Byakuran le souhaitait. Il avait accepté ce fait, et mis de côté ses émotions et ses états d'âme pour servir du mieux qu'il pouvait les desseins de son souverain.
Mais maintenant... Il constatait qu'il avait eu les yeux plus gros que le ventre... Cette situation, c'était plus que ce qu'il ne pouvait en supporter.
Irie aurait voulu lui dire à quel point il trouvait tout ça insensé, comment cette guerre stupide lui pesait, autant que les actions de son roi. Comment ses sentiments avaient évolués et comment il était trop impliqué dans cette relation et que ça lui faisait mal de le voir jouer avec la vie des autres. Avec sa vie.
Mais décidant qu'il ne presserait pas le sujet, sans se retourner mais sa main serrant la poignée plus qu'il ne l'aurait voulu, Irie sortit sans un mot, laissant son souverain seul et pensif, ce dernier se tournant vers la porte lorsqu'elle fut fermée avant de passer ses mains dans ses cheveux en soupirant.
"Shou-chan..."
"Ne bouche pas."
"Nana, je ne vais pas me casser. Calme-toi, ce n'était qu'un malaise."
"Peut-être, mais mieux vaut prévenir que guérir. Alors tu vas me faire le plaisir de te recoucher."
Iemitsu soupira, sachant parfaitement qu'il n'avait aucune chance de gagner, obéissant et se recouchant.
"Bien. Maintenant reste calme en attendant que Reborn ne revienne."
Le chef de la tribu du Ciel, depuis le premier malaise lors de la visite de Reborn, en avait eu deux autres, sa femme le forçant par la suite à aller se coucher et le rester, et ce malgré les protestations de l'homme.
Le couple avait été informé plus tôt que l'aura de leur fils avait réapparu, et leur mage s'était empressé d'aller aux nouvelles.
D'ailleurs, alors que le roi et la reine en parlait, le jeune homme fit son entrée, Sora apparaissant à ses côtés:
"Reborn, alors, comment est la situation ? Comment va Tsuna ?" Fit alors Iemitsu en se redressant, se faisant réprimander par sa femme une fois de plus.
Le mage ne fit que sourire devant la scène, s'installant avant de parler:
- Sora ne peut toujours pas pénétrer sur le territoire de la Brume à cause de la barrière de Mukuro mais d'après Sora et ce que qu'il a pu percevoir de son messager gardien, Tsuna va bien. Répondit-il. Mais nous avons des problèmes plus urgent à régler. Poursuivit-il par la suite.
Aussitôt dit, un vent violent se fit sentir, une tornade se formant au milieu de la pièce avant que Falcon, le messager gardien de la tribu de la tempête n'apparaisse, ouvrant grand ses ailes avant de se poser près de Sora, l'oiseau de proie s'inclinant devant le couple royale.
"Voilà le problème." Déclara alors Reborn en pointant le messager.
"Falcon ? Que fais-tu ici ? Est-ce ton roi qui t'envoie ?" Demanda le souverain du Ciel.
- En effet. Mon roi m'envoie demander votre aide. Répondit l'animal.
- Notre aide ? Répéta l'homme
- Pour l'assister dans la guerre. Intervint ensuite le mage du Ciel, sa voix faisant sentir sa contrariété.
Nana écarquilla les yeux en entendant cela, se tournant vers son époux, celui-ci avait l'air tout aussi choqué, puis vers Reborn. Ils savaient tous contre qui ils devraient combattre dans cette guerre. Et vu les circonstances, un tel conflit mettrait en danger la vie de leur enfant respectif.
Et Falcon, constatant ces réaction, soupira.
"Je vous demande de m'écouter. Mon souverain sait autant que vous quelles conséquences pourraient découler d'une guerre dans les circonstances actuelles. Mais il considère que c'est un risque nécessaire..." Tenta d'expliquer le messager. "Le Royaume de la Brume gagne en puissance à chaque jour qui passe. Nous nous devons d'y mettre un terme."
- Et qu'attendez-vous de nous ? Questionna Iemitsu, prenant en considération les arguments du faucon et ce malgré son antagonisme face à l'idée d'une guerre.
- Nous souhaitons votre soutien. Militairement. Les armées de Mukuro sont pleine de possesseurs de messagers. Et seule votre armée serait capable de rivaliser avec la sienne à ce niveau. La victoire nous serait toute assurée si elle s'alliait à nos troupes. Celles du Nord et du Royaume du Soleil et de la Pluie combattrons aussi à nos côtés.
"Mais Tsu-kun se trouve au Royaume de la Brume... Et votre prince aussi s'y trouve..." Intervint Nana en se levant.
"Nous le comprenons parfaitement..."
- Non vous ne comprenez pas! Si cette guerre a lieu, la décision des dieux, la présence de mon fils au Royaume de la Brume... tout ça n'aura été qu'une mascarade inutile. Poursuivit la femme, ne comprenant pas que son mari puisse, ne serait-ce qu'envisager d'accepter de participer à cette guerre.
- Nana... Tenta de la calmer son époux. Cela pourrait nous permettre de le ramener. Si nous gagnons, Tsuna sera de nouveau parmi nous...
- Mais uniquement si nous gagnons. Je ne parierais pas la vie de mon fils sur une éventualité.
"Il ne s'agit pas d'une éventualité."
Tous se crispèrent en entendant cette voix, n'appartenant ni à Sora ni à Falcon. Et la tension ne fit qu'augmenter lorsque de la Brume se forma dans la pièce, prenant la forme d'un oiseau avant de révéler une chouette.
Le messager gardien de la tribu de la Brume.
"Je viens en paix." Fit d'ailleurs ce dernier en se posant près de ses congénères.
"Misuto, que fais-tu ici ? Tu n'es pas le bienvenu." Grogna Sora en se levant, montrant les crocs.
La chouette ignora la menace bien présente, préférant se tourner vers la discussion en cours.
"Cette guerre doit avoir lieu." Déclara-t-il ensuite, surprenant toutes les personnes présentes.
- Te rends-tu compte que cela pourrait signifier la chute de ta tribu... Celle de ton souverain ? Lui demanda Reborn.
- Je le comprend parfaitement. Mais comme l'a dit Falcon, c'est nécessaire. Pour le bien des Quatre Royaumes, Mukuro doit être vaincu.
- Tu serais donc prêt à trahir ta tribu ?
- Si cela est nécessaire...
- Je vois que ton sens de la loyauté est semblable à celui de Mukuro. Souffla Sora avec mépris.
"Sora, ça suffit." Intervint Iemitsu. "Misuto. Es-tu conscient de la gravité de tes propos ?" Continua-t-il ensuite, sérieux. "Cela pourrait signifier la mort de ton souverain. Ton maître."
"Je n'ai pour maître que les dieux. Et les actions de Mukuro ne vont pas dans le sens de leur dessein." Répondit le messager. "Je suis prêt à vous assister dans ce projet de guerre. Je m'assurerais de la sécurité du prince du Ciel et de celui de la Tempête. Celle de tous les princes présents au palais. Aucun d'eux ne sera inquiété durant ce conflit..."
A plusieurs kilomètres de là, un peu partout dans les autres tribus, s'organisaient autour du conflit qui mènerait soir à leur destruction à tous, soit à la chute de l'une des tribus les plus puissantes des Quatre Royaumes. Mais quel qu'en soit le dénouement, il était claire qu'il signifierait la fin de l'ordre préétabli...
Voilà! Petit chapitre histoire de remettre tout ça en place!
J'essayerais, dans le prochain chapitre, de faire avancer le 692718 et le D18. Il y aura beaucoup de scènes de 6927 aussi et aussi, si j'y arrive, du D18. On aura aussi l'entrée en scène du Royaume du Soleil, et finalement une rencontre directe entre Gokudera et Tsuna (parce que j'ai l'impression de ne pas respecter la relation Boss/Subordonné qu'ils ont dans le manga donc je vais essayer d'y remédier ^^')
Enfin bon, je crois que c'est tout. Si vous avez d'autres suggestions, surtout n'hésitez pas.
A la prochaine!
