Prologue

Journal d'Hermione Granger

3 juin 2001

NON MAIS QUEL CON! En plus d'avoir pourri ma vie à Poudlard, il faut qu'il soit embauché à la même place que moi. Je dois maintenant partager mon bureau avec lui, mes crayons, ma brocheuse, mon papier-collant... Partager tout ce que j'ai avec ce prétentieux de Malfoy. Les filles ne viennent même plus parler avec moi, elles sont là à le séduire. Il est « charmant ». MAIS OUI. BIEN SUR QUE DRAGO MALFOY EST CHARMANT. Il est aussi gentil, poli et très respectueux... Mais bien sûr... Peut-on faire une entorse à la règle et l'abattre sur le champ? Non? Merde.

17 mars 2001

Ça y est. Je suis en dépression. Où est la caméra cachée? La blague n'est pas très drôle. Permettez-moi de perdre mon calme pendant quelques lignes. JE LE DÉTESTE! POURQUOI CE CON DE MALFOY A EU LE POSTE DE CHEF ADJOINT ALORS QU'IL N'EST LÀ QUEL DEPUIS DEUX SEMAINES ET QUE JE ME TUE AU TRAVAIL DEPUIS PLUS DE DEUX ANS? JE LE DÉTESTEEEEEEEEEEEEEEE. JE VAIS LE TUER. Voilà, merci.

17 juin 2001, Département de contrôle et régulation des créatures magiques

« Désolé Granger que t'ai pas eu le poste, déclara d'un air sérieux Drago Malfoy.

– Ouais. Fais-moi rire. T'es qu'un con prétentieux, cracha Hermione. Tu es mort de rire intérieurement parce que tu as eu le poste à ma place. Viens pas faire chier. »

Au grand étonnement de la jeune brune, Drago quitta la pièce sans argumenter. Il alla retrouver son meilleur ami, Blaise Zabini, qui travaillait deux étages plus bas, à la brigade de la police magique.

« Et puis? s'informa son meilleur ami.

– Elle me déteste encore plus, je crois.

– Ouais... Faut dire que tu ne t'avantages pas en lui piquant le poste qu'elle voulait le plus au monde.

– C'est pas ma faute!, argumenta le blond. Je l'ai pas demandé, moi, ce poste. On me l'a donné, c'est tout.

– Peut-être. Mais ça, elle ne le sait pas, lâcha Blaise.

– Comment veux-tu qu'elle le sache?

– Eum. Je sais pas. Attends. Laisse-moi réfléchir deux minutes. Ah oui, tiens! T'A QU'À LUI DIRE.

– Ben oui. Une bièraubeurre avec ça?, proposa Drago avec sarcasme. Je te rappelle que je l'ai envoyé promener tout le temps qu'on était à Poudlard.

– Ouais, et maintenant, t'en es amoureux.

– J'SUIS PAS AMOUREUX D'ELLE. Je ne la connais même pas. J'aime comment elle travaille, comment elle voit la vie.

– Comment peux-tu apprécier quelqu'un qui te regarde seulement pour te jeter des Avada Kedavra par les yeux?

– Parce qu'elle est belle et intelligente.

– C'que t'es superficiel, déclara-t-il avec une voix féminine.

– C'que tu m'énerves, répondit-il avec la même voix.

– Arrange-toi avec tes troubles mon pote. Moi, j'me pousse.

– Merci de me laisser en plan, hein! »

Le jeune blondinet retourna à son bureau. Hermione était assise au sien et travaillait déjà. Visiblement, elle cherchait quelque chose, car elle avait le nez dans des bouquins. Quoi que, rien d'anormal.

« J'peux t'aider? offrit le blond.

– Non. Dégage, répondit-elle froidement.

– C'est aussi mon bureau.

– Ouais, mais là, t'es dans ma partie. »

Elle pointa le sol, où se trouvait une ligne rouge vif. Elle séparait leur bureau en deux. Hermione pointa la partie de gauche.

« Toi, tu restes là, ordonna-t-elle. Tu ne fais pas de bruits et tu ne déranges surtout pas. Merci. »

Il lui jeta un regard noir et retourna s'asseoir sur sa chaise. Il passa la journée à se faire séduire par les femmes du département et à remplir des formulaires. Vers 15h, il reçut une lettre de Blaise.

« Rejoins-moi à 17h chez nous. J'ai une solution à ton problème. B »