Bonjour/Bonsoir à toutes (tous?)!
Pour commencer, je vous remercie pour vos reviews, elles m'ont fait très plaisir et je suis contente de constater que ma fic vous plais :)
Normalement, j'ai répondu à tout le monde (sauf les reviews anonymes, mais je vous remercie aussi!), si j'ai oublié quelqu'un, faites-le moi savoir.
En ce qui concerne ce deuxième chapitre, il est légèrement plus court que le premier et cherche encore à "préparer" si je puis dire, mais ne vous inquiétez pas, à partir du troisième le chantage commenceras réellement ;P
Sur ce, en espérant que ce chapitre trois vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à bientôt :)
Titre: Blackmail Apprehended
Rating: M, toujours sans lemons mais le langage ne s'arrange pas :)
Disclaimer: L'univers d'Harry Potter appartient à J.K Rowling, seul l'intrigue de cette histoire et le personnage de Jeloa Kaynie m'appartiennent.
Lorsque Sirius Black arriva ce matin-là dans la Grande Salle, il était d'humeur particulièrement joyeuse. Un grand sourire étirait ses lèvres, dévoilant des dents parfaitement blanches. Severus, lui, semblait plutôt d'humeur maussade. Pour une raison quelconque, il fusilla du regard la table des Gryffondor, en particulier le petit groupe d'amis composé de James Potter, Remus Lupin et de Lily Evans, puis suivit son ami à sa propre table, se laissant tomber sur le banc.
« Sev, cesse-donc d'être aussi sinistre, fais comme moi, croque dans la vie à pleine dent ! » S'exclama Sirius d'un air plus que ravi.
« Toi, tu as de bonnes raisons d'être joyeux. » Contra Severus en enfouissant son nez dans son bol qu'il venait de remplir de lait.
« Mais toi tu n'as aucune raison de ne pas l'être. »
Le plus jeune ne répondit pas, buvant à grandes gorgées son lait tiède de dragon. Sirius leva les yeux au ciel puis, se servant généreusement en œuf et bacon, il lança un regard vers la table des rouges et or. Il ne s'y était pas attendu mais fut agréablement surpris lorsqu'il capta le regard de Lupin sur lui. Presque immédiatement, le Gryffondor baissa la tête, se noyant dans son jus de citrouille. Néanmoins, Sirius eut le temps de constater que l'adolescent semblait aller beaucoup mieux que la veille. Il était moins palot, ses cernes étaient moins creux et il semblait avoir récupéré le minimum d'énergie nécessaire pour affronter une journée à Poudlard.
Il s'arrêta là dans ses pensées lorsque Jeloa Kaynie prit place en face de lui.
« Salut, bien dormi ? » Fit-elle en se servant une assiette.
Sirius lui répondit par l'affirmative sans vraiment avoir réfléchi à la question. Pour le moment, il semblait plutôt embêté de ne plus pouvoir observer Lupin à sa guise. Malheureusement pour lui, la jeune fille ne changea pas de place et pendant tout le temps que dura le petit-déjeuner, elle lui fit la conversation avec entrain, à son plus grand dam. Lorsqu'il fut temps pour eux de commencer à aller vers leurs cours, il se leva et, adressant un simple signe de la main à la blonde sortit rapidement de la Grande Salle, tirant derrière lui un Severus qui tentait tant bien que mal de hisser sons sac en bandoulière sur son épaule.
« Et tu comptes aller le voir quand au juste ? » Demanda Severus en regardant marcher un peu plus loin le trio des Gryffondor.
« Je ne sais pas encore, je pense que je vais laisser voir s'il fait le premier pas »
« Il n'est pas masochiste, je pense qu'il faudra que se soit toi qui aille vers lui. »
Sirius haussa les épaules puis, sans se départir de sa bonne humeur il commença à monter les escaliers de marbre jusqu'au deuxième étage ou ils étaient censés avoir cours de Métamorphose. Cours en commun avec les rouges et or, ce qui fit particulièrement plaisir à Sirius.
Attendant le Professeur McGonagall, adossés contre le mur, les élèves parlaient entre eux, regroupés selon leurs maisons. Sirius, lui, oscillait son regard entre Lupin, près de la porte de la classe qui semblait vouloir disparaître six pieds sous terre et Severus qui, apparemment, était vraiment de mauvaise humeur.
« Mais qu'est-ce que tu as encore ? » Fit Sirius consterné.
« Rien. »
« Tu n'as décoché pratiquement aucun mots depuis ce matin. »
« C'est pas comme si c'était jamais le cas. »
« Nan, ta gueule Parkinson. »
Ledit Parkinson se renfrogna, vexé sans pour autant s'éloigner de ses deux camarades.
« Alors ?
« Quoi ? »
« Nom d'un scroutt ce que c'est difficile de parler avec toi quand tu es dans cet état. » Se désespéra le Serpentard avant d'entraîner son ami un peu plus loin.
Sirius bloqua Severus contre le mur et ancra son regard déterminé dans le sien.
« Sev ? Pourquoi tu es d'aussi mauvaise humeur ? T'as mal dormi ? T'as fais un cauchemar ? »
« Vas te faire foutre ! »
« Hé ! Pourquoi tu m'envoie chier comme ça ! T'es à cran depuis quelques jours. Tu sais, on est encore qu'en Septembre, les examens sont en Juin, alors détends-toi. »
« Je ne suis pas stressé, et je ne pense pas aux examens. » Répliqua froidement Severus. »
« Alors dis-moi à quoi tu pense. »
« A ta mère ! » S'exclama le préfet agacé avant de rejoindre le reste de la classe.
Sirius haussa les sourcils, surpris puis grimaçant il suivit son ami.
« Laisse-moi te dire Sev que tes goûts en matière de femme sont vraiment à chier. » Répondit moqueusement Sirius en entrant dans la classe.
Passant devant McGonagall, il n'avait pas fait attention à baisser le ton de sa voix et il se vit foudroyer d'un regard réprimandant.
« Veuillez m'excuser Professeur McGonagall. Que vous êtes belle ce matin. C'est une nouvelle touche de parfum que je sens là ? » Fit-il en sortant son sourire le plus charmeur.
La vieille femme lui lança un nouveau regard froid avant de lui répondre que ce n'était en aucun cas comme ça qu'il arriverait à charmer la moindre fille. Et pourtant, Merlin savait qu'il s'en était tapé un nombre incalculable depuis sa cinquième année, avant de constater que finalement, la sensualité et l'hédonisme lui faisaient plus d'effet chez un homme.
« Oh bah oui, parce que toi tes goûts en matière de femme sont meilleurs... » Ricana Severus en sortant ses affaires de son sac.
« D'accord, je veux bien te l'accorder, mes goûts en matière de femme laissent un peu à désirer, parce que, Jorkins… Brr, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. »
« Moi non plus. »
« Mais mes goûts en matière d'homme, là, ça change du tout au tout. »
Tout en disant cela, Sirius avait posé un regard de chasseur sur le dos de Lupin, quelques rangées devant lui. Il entendit Severus grogner un imperceptible « mouais » et sourit, résigné à subir l'humeur du préfet durant toute la journée.
SBRLSBRLSBRL
Le déjeuner venait de se terminer et la plupart des élèves s'engageaient dans les couloirs afin d'assister à leurs cours. Un sourire malin apparut sur le visage de Sirius. Il n'avait pas cours avant une heure et il savait que Lupin non plus. Aussi, après s'être chamailler avec Severus à propos de « qui à les photos » il sortit de la Grande Salle et suivit sa proie qui se dirigeait, lui semblait-il, vers la bibliothèque. Son sourire s'agrandit en entendant Potter et Evans dire qu'ils retournaient à la Tour de Gryffondor prendre leurs devoirs et qu'ils le rejoindraient juste après. Sirius pensa immédiatement qu'ils allaient se prendre deux minutes pour baiser comme des lapins avant de rejoindre le lycanthrope. Ledit lycanthrope qui continuait donc seul son chemin. Sirius le rattrapa en silence et l'attira rapidement derrière une tapisserie qui cachait un petit passage secret, aussi peu spacieux qu'un grand placard à balais.
« MAIS QUE(…) »
Le Serpentard plaqua sa main contre la bouche du Gryffondor avant de se coller à lui pour l'empêcher de s'enfuir.
« Shhht, c'est moi. Juste-moi Lupin. On se calme. »
Pas vraiment rassuré mais moins inquiet, Lupin se calma donc, lançant des regards méfiants à Sirius.
« Je vois que tu es plus en forme qu'hier. C'est une bonne chose. »
« Qu'est-ce que tu veux ? »
« Je pensais pourtant avoir été clair. Je veux m'amuser avec toi Lupin. Et je te tiens par le bout du gland, c'est le cas de le dire. » Répondit Sirius en montrant à nouveau les photos compromettantes à son homologue.
Un court silence s'installa puis Lupin reprit la parole, d'une voix moins assurée.
« Je n'ai pas envie. »
« Mais tu n'as pas le choix Lupin. »
« Qu'est-ce que… Qu'est-ce qu'il se passera si je refuse ? » Demanda le jeune homme.
« Et bien, je pourrais en perdre malencontreusement une… » Fit Sirius en rangeant les photographies dans une de ses poches intérieures. « Et la nouvelle se répandrait aussi vite qu'une traînée de poudre, comme chaque rumeur à Poudlard. »
Sirius continuait de regarder son prisonnier, faisant bien attention à le bloquer entre ses bras dont les mains étaient plaquées contre le mur. Lupin le fixait de ses yeux mordorés. Une couleur bien inhabituelle pour des yeux dans lesquels Sirius raffolait se perdre.
« Moins d'une demi-heure. »
« Quoi ? » Demanda le Serpentard qui s'était abandonné dans le regard du châtain.
« Je veux moins d'une demi-heure. »
« Tu n'es pas en position de négocier Lupin. »
« Mais… Mais… Une demi-heure c'est trop long ! Je… James et Lily se poseront des questions. »
« Ca c'est ton problème. » rétorqua Sirius.
Lupin fronça le nez en baissant quelque peut la tête. Embarrassé il se mordit l'intérieur des joues et Sirius pu deviner qu'il suçait sa langue dans une mimique qu'il trouva très attirante.
« Est-ce que… Je peux au moins savoir jusqu'ou tu… Tu compte aller ? Enfin… » Complètement résigné et d'un air gêné, les joues du lycanthrope s'étaient colorés d'une vive teinte rouge.
« Bien sur. Je ne vais pas te laisser dans l'ignorance, il faut que tu saches ce qu'il t'attend. En fait, c'est relativement simple Lupin, ne stresse pas comme ça. » Fit Sirius dans un sourire. Il sourit encore plus alors qu'il voyait son homologue qui, naïvement se calmait un peu. « On ira jusqu'au bout. »
Fronçant les sourcils, Lupin releva la tête et fixa le Serpentard, une lueur de panique dansant dans ses prunelles. « C-c-comment ça ? » Bégaya-t-il.
« Tu as bien du mal à comprendre ce que je veux dis-moi. » Fit Sirius en soupirant, légèrement exaspéré. « Mais si tu veux que je sois plus explicite : Je te baiserai. Je t'avais bien dis que c'était simple. »
Les peu de couleurs qui restaient sur le visage de Lupin semblaient s'être totalement effacées. Il était maintenant de la même pâleur morbide que Sev et il semblait avoir beaucoup de mal à avaler sa salive condensée.
« Mais… Mais… »
Les lèvres de Lupin continuaient de bouger en silence. Il paraissait en total état de choc. Sirius en eu presque de la peine et il fronça ses sourcils, une pensée venant de lui traverser la tête.
« Tu es vierge ? Des deux côtés ? »
« Et pas gay. » Répondit Lupin en déglutissant bruyamment.
« Ca ce n'est pas un problème, je saurais y remédier. » Fit le brun, un sourire en coin.
Néanmoins, il devrait changer ses plans. Lupin étant vierge, il devrait donc y aller en douceur. Certes il le faisait chanter, mais il ne voulait pas le violer. Non, ce qu'il désirait c'était un vrai moment charnel qu'ils apprécieraient tout les deux. Il voulait voir le plaisir accroître – grâce à lui – à travers les pupilles mielleuses du loup-garou. Quant au fait que le jeune homme ne soit pas gay, pour Sirius, ce n'était vraiment pas un problème. Il ne doutait absolument pas de ses capacités à séduire, homosexuels comme hétérosexuels.
« Bien, je vais raccourcir la durée de notre marché chaque jour. Pour commencer, on va dire un quart d'heure. Mais ça augmentera Lupin. Dès que tu te seras un peu habitué je reviendrais à une demi-heure. »
« Mais, même un quart d'heure c'est trop long. »
« Tu plaisantes là ? » S'exclama Sirius.
« Non. S'il faut m'habituer comme tu dis, qu'est-ce qu'on va faire en quinze minutes ? »
« Ne t'inquiètes pas pour ça. On ne fera rien que tu n'aies pas encore fait. »
Les deux adolescents se regardèrent quelques instants avant que le Gryffondor ne recommence à se mordre l'intérieur des joues, visiblement à nouveau embarrassé.
« Je te laisse ton après-midi tranquille. Alors on dit ce soir après le dîner ? »
« Heu… Ou ? » Demanda Lupin d'une voix mal assurée.
« Il me semble que tu sois préfet. Et l'un des avantages à être préfet c'est bien les chambres individuelles, n'est-ce pas ? »
« Mais la chambre de Lily est adjointe à la mienne ! » Répliqua le Gryffondor, paniqué.
« Je suis sur qu'elle sera bien trop occupé à se faire prendre par Potter pour se soucier de qui te prendra toi. »
« … Tu m'a dis qu'on irait doucement. » Se plaignit Lupin d'une voix serrée.
« C'était pour le jeu de mots, ne panique pas comme ça. » répondit Sirius en levant ses yeux au plafond.
Sirius observa quelques secondes le lycanthrope qui semblait tétanisé par la situation dans laquelle il le mettait. Souriant, il s'approcha encore plus de lui et il sentit le châtain sursauter lorsque ses lèvres embrassèrent très doucement et très tendrement sa joue.
« On ira aussi doucement que ça. »
Puis, lançant un clin d'œil à Lupin il se tourna et passa la tapisserie pour déboucher dans le couloir illuminé de lumière. C'est d'humeur encore plus joyeuse que ce matin qu'il retrouva un Severus encore plus bougon dans la Salle Commune des Serpentard. Et, alors qu'il passait une main dans les cheveux noirs et graisseux de son ami il jeta un coup d'œil à la grande horloge en argent, espérant que l'après-midi passerait rapidement.
