Bonjour/Bonsoir à toutes!

Alors comme prévu, je vous mets aujourd'hui le 3ème chapitre d'Emotional Blackmail, mais en premier lieu, j'aimerais vous remercier pour toutes vos reviews qui, vraiment, m'ont fait très plaisir!

Je ne m'attendais pas à en avoir autant pour cette histoire et surtout à ce qu'elle vous plaise autant. Vous vous doutez bien que j'en suis enchantée et j'espère vivement qu'elle continueras à vous plaire :)

Normalement, j'ai répondu à tout le monde mais étant donné que des fois mon ordi me fait des bugs, il se pourrait que je sois passé à côté de quelqu'un, si c'est le cas n'hésitez pas à me le dire.

Bref, le chapitre d'aujourd'hui est à peu près de la même taille que les deux premiers et on peux dire que les choses "sérieuses" commencent. Par contre, je vous préviens dès maintenant, ne vous attendez pas à ce que Sirius se montre doux et compréhensif, surtout dans ce chapitre qui est assez dur pour Remus. Quant à vos questions sur les éventuels sentiments que Sirius pourrait avoir ou aurait d'ici la fin de l'histoire... Vous verrez bien ;P

Bien, je m'arrête là et vous souhaite une bonne lecture en attendant vos commentaires avec impatience!

Titre: Hard Blackmail

Rating: M, pour le langage, toujours pas de lemons même si la situation commence à en être propice dirons-nous.

Disclaimer: L'univers d'HP est à J.K.R, seul m'appartient l'intrigue de l'histoire.


« Mais merde Sirius, bouge ton bras de dessus de mon assiette ! »

Pour la millième fois depuis le début du repas, l'héritier des Black soupira, de plus en plus agacé. Severus avait été d'humeur pitoyable durant toute la journée, et ça ne s'était pas calmé en approchant de la soirée. Au contraire, plus les minutes passaient et plus il semblait à Sirius que son ami devenait exécrable. Les plupart des élèves de Serpentard qui formaient une bande autour de Sirius et Severus avaient apparemment préféré aller voir d'autres années un peu plus loin sur les bancs, laissant le sinistre Snape et le magnifique Black tout les deux.

« Hé ! On ne t'a jamais appris comment te servir de l'eau dans ta famille ! »

Sirius pinça fortement les lèvres afin de ravaler une remarque particulièrement acerbe et décida d'accorder une attention toute particulière à sa part de tarte à la mélasse.

« Il ne te serait pas venu à l'esprit de m'en servir une part, hein ! Egoïste ! »

Les jointures de la main du jeune Black se crispèrent tellement sur le manche de la petite cuillère qu'elles en devinrent aussi blanches que l'éclat de la pleine lune. Merlin qu'il avait envie de foutre une baffe magistrale à son ami en ce moment même !

« Bah oui, ignore-moi ! Ignore moi Sirius, c'est ça, continue… Continue, hein ! »

Ses cheveux retombant devant son visage, Sirius ferma ses yeux et se concentra sur sa respiration.

« De toute façon, ce n'est pas comme si tu t'intéressais à moi, non, tu m'ignores tout le temps, et jamais tu(…)

« MAIS TU VAS FERMER TA GUEULE SEV ! »

Ne s'attendant surement pas à ce que son ami ne réagisse, Severus écarquilla les yeux et dans un geste inconscient se vouta légèrement, comme s'il se faisait attaquer.

« Tu me fais chier Sev ! » Continua Sirius en baissant le ton devant les regards curieux qui s'étaient tournés vers eux. « Tu me gave, aujourd'hui tu me sors pas les yeux ! Nan mais qu'est-ce qu'il t'arrive, t'as tes règles ou quoi ! Est-ce qu'au moins tu te rends compte de ton humeur de chiotte depuis ce matin ! »

Sev ne répondit pas. Il se positionna devant son assiette vide et s'amusa à y repousser sur les bords les os des restes de poulet à l'aide de sa fourchette, baragouinant quelques mots inaudibles dans sa barbe.

« Arrête de faire ça ! Parle-moi bon sang ! Dis-moi ce qu'il se passe, je ne peux pas deviner Sev. »

Les cheveux noirs et gras de Severus touchèrent son assiette alors qu'il se renfrognait toujours plus.

« Tes cheveux seront encore plus crades. » Fit Sirius en tirant doucement dessus afin de lui redresser la tête.

« Ah, merci ! Tu trouves que mes cheveux sont crades. » Répondit Severus, sarcastique.

« Ils sont gras, ce que j'ai toujours dis, ce que tu as toujours confirmés et ce sur quoi on à toujours rigolés Sev. »

Un silence s'installa entre eux et à nouveau, l'aîné soupira.

« Sev ? S'il te plaît, dis-moi ce qui ne va pas. »

« Rien. » Trancha durement Severus qui se releva et sortit rapidement de la Grande Salle sous le regard ébahi de son interlocuteur.

« Décidément, je ne comprendrais jamais cet adolescent perturbé… » Fit Sirius pour lui-même.

SBRLSBRLSBRL

C'est déçu que Sirius Black parcourait les couloirs et montait les escaliers jusqu'à la Tour de Gryffondor. Déçu car il aurait voulu que ce début de soirée soit aussi agréable que possible et malheureusement, son humeur frôlait le parquet et il ne se sentait vraiment pas excité. Severus lui avait pourri sa gaieté de la journée et il ne pensait plus qu'à une chose : retourner dans sa Salle Commune après son rendez-vous avec Lupin et lancer des Rictusempra sur son meilleur ami jusqu'à que celui-ci ne daigne lui expliquer le fond de la chose.

Pestant sur les escaliers qui n'en faisaient qu'à leurs têtes, sur les murs dont la pierre froide était trop rugueuse et sur les dalles du sol qui étaient imparfaites, Sirius cogna plus que ne frappa à la porte du dortoir du Gryffondor. Lupin ne mit pas plus de quelques secondes à ouvrir et Sirius ne se fit pas prier pour entrer dans la chambre en bousculant le Gryffondor. Il s'arrêta en plein milieux de la pièce, y passa un rapide regard puis se retourna vers son homologue qui ne semblait jamais avoir été aussi nerveux de toute sa vie.

Aussi étrange soit-il, lorsque son regard rencontra les yeux ambrés de Lupin, Sirius sentit toute la pression le quitter. Il en oublia Sev et son caractère à la con et il sentit à nouveau cette sensation de chaleur maintenant familière tourner dans son bas-ventre. Un léger sourire étira ses lèvres.

« Désolé d'être entré comme ça. Je suis habituellement plus maniéré. »

Lupin ne répondit pas, il eut seulement un sourire forcé et se mit à triturer nerveusement le bas de son tee-shirt. Immédiatement, Sirius récupéra sa fougue habituelle et s'approcha de Lupin pour lui prendre la main.

« Arrête de stresser autant, détend-toi, je ne vais pas te violer. » Fit-il en le tirant vers le grand lit à baldaquin pourpres.

Le Gryffondor eut un espèce de glapissement apeuré, ce qui fit sourire le brun. Ce dernier fit asseoir Lupin sur le lit et ce n'est qu'à ce moment qu'il s'intéressa un peu plus à la pièce. C'était une jolie chambre de Préfet de Gryffondor, aux couleurs chaudes et aux meubles foncés et chaque chose semblait avoir une place désignée et bien précise.

Revenant à son « goûter » Sirius lui sourit, dévoilant ses dents parfaitement alignées et blanches et à son tour il prit place sur le matelas rebondi.

« J'ai dis qu'on irait doucement, alors cesse de me regarder comme si j'allais te manger… Quoi que si, en fait je vais te manger, mais en douceur. »

Le Gryffondor déglutit bruyamment et recommença à triturer le bas de son tee-shirt. Sirius l'arrêta dans ses gestes en prenant une de ses mains dans la sienne et, l'une contre l'autre, comme s'il regardait lequel avait les plus longs doigts – et c'était lui – il fit glisser tendrement ses doigts entre ceux de Lupin. Il remarqua avec un sourire que cette étreinte manuelle avait eu le dont de calmer légèrement le pouls accéléré du châtain.

Sirius remonta son regard sur le visage de Lupin et posa son autre main sur sa joue, la caressant doucement de son pouce. Puis, lentement – mais pourtant beaucoup trop rapidement pour le Préfet – il rapprocha son visage de celui de son homologue et posa ses lèvres sur les siennes.

La réaction de Lupin ne se fit pas attendre. Il sursauta violemment et ses yeux se fermèrent avec force alors que ses lèvres restaient irrémédiablement immobiles contre celles du brun qui se mouvaient. Mais Sirius ne se découragea pas pour autant. Il relâcha la main du châtain et la passa sur sa nuque tout en se rapprochant d'avantage, scellant un peut plus leurs lèvres l'une contre l'autre. Il fronça néanmoins les sourcils en sentant l'adolescent se reculer et brisa lui-même leur lien fragile.

« Pourquoi est-ce que tu recules ? » S'exclama-t-il.

« Je… Je… Je n'peux pas(…) » Bégaya Lupin.

« Je te l'ai déjà dis : tu n'a pas le choix ! »

« Mais, mais je ne suis pas gay. Tu… Tu ne peux pas me demander de bien réagir alors que tu m'embrasses ! »

« Je ne suis pas gay, je ne suis pas gay, je ne suis pas gay. » Imita grossièrement Sirius avec agacement. « Evidemment, si tu restes focaliser sur cette pensée ça va te déranger que je te touche. Un conseil : si tu ne veux pas que ça te dérange autant, tu as intérêt à faire plus d'effort pour apprécier. Et arrête de me faire ces yeux de chiots, je ne changerais pas d'avis sur mon chantage. »

Lupin baissa la tête en fronçant le nez et Sirius l'entendit inspirer avec force, comme pour se donner du courage. Le brun ne perdit pas de temps pour revenir à l'assaut. Il se rapprocha et sans prévenir se positionna à califourchon sur le lycanthrope qui émit un glapissement terrorisé. Levant les yeux au ciel, Sirius pencha la tête sur le côté et vint poser ses lèvres sur la peau du préfet de Gryffondor. Et il fut agréablement surpris de constater que sa peau était vraiment très, très douce. Il n'avait absolument pas sentit cette douceur deux jours auparavant, aussi il ferma les yeux avec bonheur alors que ses lèvres frôlait et caressait avec tendresse la peau fragile du cou de Lupin. Il embrassa une parcelle à la saveur vanillée et du bout de la langue s'amusa à la titiller. Sous ses mains qui s'étaient posées sur les hanches de Lupin, Sirius le sentit trembler et se crisper, ce qui l'agaça et l'encouragea d'avantage à faire glisser sa langue sur toute la longueur de son cou. Le brun sentit sous sa langue une fine marque qui semblait assez vieille et qu'il devina être une cicatrice. Il s'amusa à la suivre de haut en bas avant de l'embrasser et eut un sourire lorsqu'il sentit le lycanthrope frissonner. Il continua encore quelques secondes d'embrasser la peau qui s'était couverte de chair de poule et se félicita du fait que Lupin ne cherche plus à se défendre.

Pris dans la douceur âcre des cicatrices qui zébraient le cou de Lupin, Sirius sursauta lorsqu'il entendit une voix stridente retentir à sa droite. Il tourna la tête vers la table de chevet et avisa une petite horloge ronde, pourvue de mains et de pieds et qui hurlait en courant de long en large du meuble que « le quart d'heure est passé ! ». Sirius n'en revint pas. Il tourna son regard médusé vers son homologue qui semblait pour le moins soulagé.

« Tu as réglé ton réveil ? »

« Non, j'ai simplement régler le chronomètre. »

« Mais pourquoi ? C'est stupide ! »

« Parce que, du m'a dis que se serait un quart d'heure. » Se défendit justement Lupin.

Sirius parut déçu et souffla d'exaspération. Il se redressa et fit quelques pas dans la pièce avant de tourner son regard exaspéré vers le Gryffondor.

« Demain, se sera vingt minutes. »

Puis, alors qu'il tournait les talons vers la porte le châtain répondit :

« Mais tu m'a dis que le temps que je m'habitue on(…) »

« Oui ! » Coupa Sirius en revenant sur ses pas. « Mais c'est moi qui décide des règles à suivre et j'ai décidé que demain on se verrait pendant vingt minutes, et je te préviens tout de suite, on ne perdra pas de temps en blabla inutile. »

Lupin déglutit mais ne répondit rien. Il tourna la tête dans l'espoir que le Serpentard ne puisse pas voir ses yeux s'embuer de larmes. Mais Sirius les vit et il se força à se calmer.

« Pleure pas. Tu trouves peut-être ce que je fais horrible pour l'instant mais tu verras que(…) »

« Oui je trouve ça horrible ! Evidemment ! C'est du viol, ni plus ni moins ! Si j'allais voir Dumbledore tu serais immédiatement renvoyé et(…)

« Sauf que tu n'iras pas le voir ! » S'exclama Sirius furieux en serrant ses poings avec force. Il lui en voulait de ne pas être plus coopératif que cela. « Tu souhaites peut-être que je te rafraîchisse la mémoire, tu à l'air d'avoir oublié le but du contrat ! »

Puis, avant que Lupin ne puisse répondre quoi que se soit le Serpentard ouvrit brusquement la porte et sortit à moitié dans le couloir.

« HE, ECOUTEZ BIEN LE SCOOP DE L'ANNEE : REMUS LUPIN EST UN LOUP GAROU ! »

Sirius se sentit immédiatement tirer en arrière avec une force qui l'étonna et il vit Lupin passer sa tête dans le corridor espérant de tout son être que personne ne s'y trouvait à ce moment-là. Il eut un hoquet effrayé en apercevant un groupe de jeune fille de Poufsouffle de 3ème année mais fut soulagé en constatant qu'elles étaient restées hypnotisées, la bave aux lèvres et leurs yeux remplis de cœur roses à l'apparition du sex-symbol de l'école. Ni une ni deux il referma la porte, lançant un sort pour la fermer magiquement ainsi qu'un sort de silence et se tourna vers le brun qui le regardait, narquois et victorieux.

« D'accord, d'accord, vingt minutes, même plus si tu veux mais je t'en supplie tais-toi ! Tu me l'as promis ! »

« Je ne t'ai rien promis du tout. » Répliqua Sirius méprisant.

« Bien sur que si ! » S'insurgea Lupin. « Tu m'as dis que je ne risquais rien si je te laissais faire ce que tu voulais avec moi ! »

« Exactement, seulement si tu me laissais faire ce que je voulais avec toi or ce n'est absolument pas le cas ! Tu ne coopères pas du tout ! »

« Mais essaies de me comprendre(…) »

« Je ne suis pas là pour te comprendre Lupin, seulement pour te baiser. Je trouve que j'ai déjà été suffisamment compréhensif en acceptant d'y aller en douceur et tout ça parce que tu étais puceau. Moi je suis le maître chanteur, toi, tu es la victime et tu dois donc te plier à mes règles si tu ne veux pas risquer d'être découvert. C'est donc à toi de faire tout ton possible pour que ton secret soit bien garder, pas à moi, ce n'est pas dans mon intérêt. »

Puis, aussi brusquement que violemment Sirius attrapa Lupin par le col de son tee-shirt et plaqua ses lèvres sur les siennes. Sans aucune douceur, il força l'entrée de sa langue et l'immisça dans la bouche du Gryffondor qu'il sentit grimacer de dégoût. Avec encore plus de fermeté il colla l'adolescent contre lui, l'étranglant presque et mordit sa lèvre inférieur. Surpris, Lupin eut un cri de douleur avant que Sirius ne recommence à l'embrasser – si on pouvait appeler ce geste animal un baiser – mais il ne répondit toujours pas.

« Embrasse-moi. » Susurra le Serpentard tout contre les lèvres rouges du lycanthrope. Mais celui-ci ne fit que gémir de désespoir.

« Non… »

« J'ai dis : Em-brasse-moi Lupin. » Répéta Sirius d'une voix sifflante et dangereuse, tel un serpent.

Contre son torse, l'héritier des Black – qui en ce moment même portait très bien son nom – pouvait sentir celui du Gryffondor qui se soulevait frénétiquement et d'un rythme irrégulier sous sa respiration spasmodique.

« Lupin… » Commença le brun qui tentait tant bien que mal de garder son calme. « Je viens de te prouver à quel point j'étais un vil et cruel Serpentard qui se fichait éperdument de ce que pourrait provoquer la découverte de ton secret, et donc que tu avais tout intérêt à m'obéir avec cette épée de Damoclès qui est et sera toujours au dessus de ta tête de loup-garou. Alors, maintenant, EMBRASSES-MOI ! »

Remus Lupin trembla de plus belle contre le Serpentard et il retint un hoquet emplit de larmes qui coulèrent sans retenue sur ses joues maigres et pâles. Il savait qu'il n'avait pas le choix, mais se résoudre à embrasser Sirius Black était une décision des plus difficiles. La respiration toujours aussi erratique, il combla finalement les quelques millimètres qui subsistaient entre eux et posa ses lèvres sur celles du brun, luttant contre son estomac qui semblait vouloir se révulser. Il entrouvrit ses lèvres et avança sa langue pour venir flatter celle de son maître chanteur dont il sentit la poigne se desserrer légèrement à son col.

Durant une petite minute qui paru une éternité pour Lupin, ils s'embrassèrent doucement, presque tendrement aussi étonnant soit-il. Le baiser n'était vraiment pas violent, ni sensuel et ne reflétait aucune colère. Il était juste doux. Et le Gryffondor se surprit à penser que ce baiser échangé avec Black n'était pas si désagréable que ça, avant de se frapper mentalement, se rappelant qu'il n'était qu'un violeur-chanteur perturbé.

« J'aurais préféré que cette première entrevue se passe mieux. » Murmura Sirius après avoir rompu leur lien. « Tu verras que si tu te montres plus enclin et coopératif, je serai plus gentil et plus tendre. »

Avec une dernière pression sur ses lèvres, Sirius se recula, ouvrit la porte d'un « Alohomora » et disparu dans le couloir sans plus de cérémonie.