Bonjour à tous!

Et bien voilà, comme chaque Mercredi de toutes les deux semaines, je vous poste la suite d'Emotional Blackmail :)

Le problème est que le chapitre 6 n'est pas encore terminé et qu'en ce moment je suis assez débordée et que je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire. Je m'excuse donc d'avance du temps que pourra prendre les updates mais je vous promets d'essayer de ne pas trop vous faire attendre, je sais à quel point c'est frustrant :S

Sinon, les habituels remerciements pour vos reviews, elles me font toujours autant plaisir et j'aime vous voir vous énerver contre Sirius xD

A propos de ce chapitre, on revient sur le point de vue de Sirius, donc Sev est de retour, mais James, Fabian, Gideon et Lily sont aussi présent :)

Le chantage est maintenant plutôt bien mit en place, et quoi que toujours assez difficile à supporter pour Remus, il commence à s'y faire... Contrairement à Severus don l'humeur ne s'arrange pas ^^'

J'attends vos reviews avec l'habituelle impatience et j'espère comme toujours que la suite vous plairas :)

Sur ce, je vous dis à bientôt et vous souhaite une bonne lecture...

Titre: Blackmail Unexpected

Rating: Entre T et M... Langage laborieux et scène un peu plus hot que les précédentes, vous êtes prévenues!

Disclaimer: Comme toujours, l'univers d'HP appartient à J.K.R et seulement à elle. Seul l'intrigue de l'histoire est à moi...


« Severus Sebastian Snape – j'avais jamais remarqué qu'il y avait autant de « S » dans son nom… – hem, ouvre-moi cette porte ! »

Cela faisait maintenant plus de dix minutes que Sirius, dans un des corridors des cachots frappait à la porte de la chambre de son ami. La veille, lorsqu'il avait quitté Lupin il était directement venu ici dans l'espoir que Severus lui raconte l'altercation qui venait d'avoir lieu avec les Gryffondor, mais le Préfet n'était pas venu ouvrir et au bout d'une demi-heure, Sirius avait abandonné, mais ce matin, il était bien décidé à avoir ses explications. De toute façon, Severus serait bien obligé de sortir à un moment donné.

« Sev, c'est ridicule, sors d'ici. »

« … »

« Dans moins de quarante minutes on commence les cours, il faudra bien que tu sortes pour aller déjeuner dans la Grande Salle ! »

« … »

« Et quand bien même je te laisserais tranquille pour l'instant, je te signale, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué que nous sommes dans la même école, dans la même maison et qui plus est dans la même année. Oh, et accessoirement nous sommes meilleurs amis, alors je ne sais pas, peut-être serons-nous un moment donné confrontés l'un à l'autre… Et là tu devras TOUT m'expliquer, TOUT Severus ! »

Soupirant, Sirius se passa une main lasse dans ses longs cheveux noirs et eut un léger sursaut lorsqu'il entendit un petit cliquetis de l'autre côté de la porte. Enfin, celle-ci s'ouvrit et Sirius pu voir un Severus au regard tueur qui ne cherchait pas à cacher sa lèvre inférieure tuméfiée et éclatée dans le coin, là ou le sang avait séché depuis la veille.

« Oh Sev… Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Demanda immédiatement Sirius, les sourcils froncés.

« A ton avis. » Bougonna le Préfet en sortant de sa chambre.

« Mais pourquoi ils te sont tombés dessus ? Pour quel motif ? »

Severus ricana d'un air amer.

« Ils n'ont besoin d'aucun motif Sirius. »

« Pas quand je suis là ! »

« Oui, justement, c'est bien ça le problème ! Tu étais où ! »

Sirius s'arrêta dans le couloir, fixant son ami d'un air légèrement coupable. Mais au moment où il allait répondre, le Préfet reprit.

« T'étais ou bon sang ! J'avais besoin de toi moi ! »

« … Je suis désolé(…) »

« A trois contre un ! J'avais aucune chance ! Ils m'ont désarmé, se sont amusés à me lancer quelques sorts pour finalement s'emparer de mon Manuel de Potion ! »

« Ton Manuel de Potion ? »

« Oui ! Ils l'ont lu, ils savent ce qu'il y a dedans ! »

« Et alors, c'est pas si grave. »

« Il y avait tout mes sortilèges la dedans ! MES sortilèges, MES Potions, MES astuces, et maintenant ils vont s'en servir, ou peut-être même aller me dénoncer auprès du Directeur ! »

« Ils ne le feront pas. Je ne les laisserais pas faire. »

« En faisant quoi ? En passant ton temps avec Lupin ! »

A nouveau, Sirius se retrouva sans réponse. Il n'avait pas le courage d'envoyer Severus sur les roses, pas lorsque celui-ci s'était fait attaqué par ces stupides Gryffondor alors qu'il aurait dû être là ! Quand il était là, tout était différent, Potter et les Prewett étaient tout de suite moins lâches et plus méfiants.

« Sev, je suis vraiment désolé. Tu as raison, j'aurais dû être là mais(…) »

« Laisse tomber Sirius. De toute façon tu ne peux pas toujours être avec moi, il faudra bien qu'un jour je sache me défendre seul, surtout si tu passes tes soirées avec Lupin. »

« Si tu veux je peux voir Lupin plus tôt dans la journée. » Proposa l'aîné, mal à l'aise.

« Ça ne changerait rien enfin ! Que se soit le soir ou le matin, ils se serviront toujours de ce moment ou toi tu ne seras pas là pour s'en prendre à moi. Mais comme je l'ai dis, tu ne peux pas toujours être avec moi. Si ce n'est pas pour Lupin, se sera pour autre chose que tu devras t'absenter »

Gêné et se sentant coupable, Sirius se passa la main sur la nuque, grimaçant avant de finalement changer de sujet.

« Est-ce que tu es allé à l'infirmerie ? Pour ta lèvre ? »

« Non. »

« Tu t'es soigné seul ? »

« Non plus, j'étais bien trop énervé pour faire attention à ma lèvre. »

Pas plus à l'aise, l'héritier des Black décida de ne plus parler. Ils entrèrent en silence dans la Grande Salle et s'installèrent à leur table ou ils se servirent tous deux en petites quantités. De tout le petit-déjeuner, Sirius ne lâcha pas de son regard noir la table des Gryffondor, fixant en particulier Potter et les jumeaux Prewett. Il aurait bien voulu sortir sa baguette et se lancer sur eux là, maintenant, mais il sentait que cela déplairait fortement à Severus qui préférerait sans doute qu'on l'oublie. Il se contenta donc de les tuer du regard, et ce durant toute la matinée, à chaque fois qu'ils se croisaient, ou pendant le cours de Potion, ou encore pendant le déjeuner.

Finalement, l'occasion pour Sirius de se venger se présenta dans l'après-midi, lorsqu'après le cours de Soins aux Créatures Magiques lui et Severus se firent héler dans un couloir pratiquement désert.

« Hé Snivellus, regarde ce que j'arrive à faire maintenant grâce à toi. »

Sirius eut à peine le temps de se retourner vers les quatre Gryffondor que Severus se retrouva soulevé en l'air, comme maintenue à la cheville par un crochet invisible. Immédiatement, il sortit sa baguette et la pointa vers Potter qui affichait son habituel air arrogant et fier.

« Relâche-le tout de suite Potter ! »

« Oh Black, tu es là aujourd'hui ? »

« Lâche-le Potter ! »

Ledit Potter ne répondit que par un éclat de rire moqueur avant de faire tourner Severus sur lui-même. D'un violent coup de baguette, Sirius envoya donc l'un des jumeaux – il lui semblait que s'était Gideon – quelques mètres plus loin, l'assommant à moitié. Il ne s'attendait pas moins, bien évidemment, à ce que Fabian Prewett lui jette un sort et les deux adolescents furent très rapidement pris dans un duel tandis que Potter, tout en lançant de fréquents regards aux jumeaux, continuait de faire tourner Severus en l'air.

Dans un moment de répit, le regard de Sirius dévia sur Lupin et sa colère n'en fut que plus accentuée lorsqu'il vit que le lycanthrope n'osait pas intervenir, bien qu'il fût visible sur son visage que la situation ne lui plaisait guère.

« Lupin ! »

Le Préfet de Gryffondor sursauta violemment et tourna immédiatement son regard méfiant sur le Serpentard.

« Toi et moi, dans la salle la plus proche, maintenant. »

« Quoi ? » S'exclama le Gryffondor les yeux écarquillés.

Il ne fit néanmoins aucun mouvement, hésitant surement sur le sérieux de Sirius. Etonné, Fabian Prewett s'était arrêté dans son geste et regardait son ami, les sourcils froncés, son frère à côté de lui se massant la tête.

« JE choisis le moment, JE choisis la durée, c'est MOI qui décide et c'est MAINTENANT !»

Dans un nouveau sursaut, Lupin se précipita vers une porte, l'ouvrit et s'y engouffra à l'intérieur, Sirius le suivant de près.

« Remus ? Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Potter, perplexe, sa concentration totalement axée sur son ami et non plus sur Severus qui se sentit se stabilisé avec soulagement.

« Tant que tu n'auras pas laissé Severus tranquille Potter, Lupin restera avec moi… »

« Mais Remus, fais quelque chose, défends-toi ! » S'exclama Potter, incrédule.

« Tu laisses Severus ? » Demanda le Serpentard.

« Mets-toi ta baguette dans le cul ! »

« Très bien. Sache seulement que tu retrouveras un Lupin complètement changé après ça. »

Alors que Sirius allait refermer la porte, Potter changea subitement d'avis et, la haine accentuant ses traits, il fit retomber le Préfet de Serpentard dans un bruit sourd et un affreux craquement. Gémissant de douleur, le Sang-Mêlé se releva avec difficulté et, serrant son bras gauche contre lui il ne perdit pas plus de temps pour filer vers Sirius et passa derrière lui dans la salle.

« Remus(…) »

« Reste avec moi. » Coupa le Serpentard.

« Quoi ? »S'exclama Potter.

« Lupin va rester quelques minutes avec moi, j'ai à lui parler. » Répondit Sirius avec calme.

« J'ai relâché Snape ! » Cracha Potter avec virulence.

« Et tu as bien fait. Il n'empêche que j'ai à parler avec Lupin. »

« Si tu crois que je vais te laisser faire tu te fourres ta baguette bien profond(…)

« James, non ! » Intervint Lupin derrière le Serpentard.

« Mais Remus… »

« Ça ira, ne t'inquiète pas. »

« Mais… »

« Je vous rejoins dans la Salle Commune dans cinq minutes. »

Mais Potter ne bougea pas. A côté de lui, Fabian Prewett semblait complètement perdu et lançait des regards étranges au lycanthrope, doutant de sa santé mentale tandis que son frère se massait toujours la tête en grimaçant.

« Il veut simplement me parler James, ce n'est rien. Allez-y, je vous rejoins. »

« Simplement te parler ? Attends, tu lui fais confiance ! Parce que moi j'ai beaucoup de mal à te laisser avec ces deux vipères ! »

« Oh je t'en prie Potter, ce n'est que trop d'éloges pour moi. » S'esclaffa moqueusement Sirius.

« James, fais-moi confiance, ce n'est rien. Allez-y… » Continua Lupin sans faire attention à la dernière remarque de son maître-chanteur.

Sirius vit que Potter hésitait, se mordant la lèvre inférieure, en proie apparemment à un véritable dilemme puis finalement, au bout de quelques minutes, il tourna les talons, les deux rouquins le suivant avec tout autant d'hésitation – quoique l'hésitation de Gideon Prewett fût plutôt due à son étourdissement. Le Serpentard pu donc refermer la porte derrière lui, prenant bien garde d'y lancer un « Alohomora » ainsi qu'un sort de silence et se retourna vers ses deux homologues.

« Ça va Sev ? » Demanda-t-il en s'approchant de lui.

Le plus jeune acquiesça dans une grimace et Sirius lui prit alors le bras avant de sursauter sous le cri de son ami.

« Je crois que mon poignet est cassé. » Expliqua Severus en remontant délicatement sa manche.

Sirius acquiesça devant l'état laborieux du poignet de son ami et ils attendirent d'être sûrs que la voie soit libre pour que le Préfet des Serpentard se rende à l'infirmerie. Sirius eut quelques hésitations quant à le laisser y aller seul mais s'il l'accompagnait, il serait obligé d'emmener Lupin avec eux et Mrs Pomfrey se poserait sûrement des questions.

« De toute façon, s'ils ne sont pas allés dans la Tour de Gryffondor et s'ils te tombent dessus ils ne te feront rien. Pas en sachant que Lupin est avec moi. »

« Hm… »

« Et puis l'infirmerie est au même étage, tu n'as que deux ou trois couloirs à traverser. »

« Hmhm… »

Sous le regard accusateur de son ami, Sirius préféra dévier le sien et, après s'être éclairci la voix il lui certifia qu'il le rejoindrait dans pas longtemps à l'infirmerie. Finalement, Severus partit, après avoir lancé un regard mauvais au Gryffondor et jusqu'à ce qu'il arrive au bout du couloir, Sirius hésita à le rejoindre, pour finalement se passer la main dans ses cheveux, se sentant à nouveau coupable.

Il finit par se retourner et se retrouva face à Lupin qui le regardait, l'air méfiant.

« Tu ne peux pas retenir tes amis ? »

Le Gryffondor haussa les sourcils et émit une exclamation étouffée.

« Que veux-tu que je fasse ? »

« Que tu les empêches de faire ce genre de conneries. J'ai l'impression de nous revoir lors de notre cinquième année, il serait temps qu'il grandisse un peu Potter. »

« Et bien dis-lui. »

« C'est TON ami. » fit Sirius avec évidence.

« Mais je ne peux rien faire. »

« Dire ce que tu penses ça serait pourtant déjà bien. »

Il y eut un silence durant lequel les deux adolescents se regardèrent. Sirius semblait défier Lupin du regard alors que celui-ci semblait plutôt agacé de la dernière remarque du brun, car de toute évidence, il avait touché un point sensible.

« Bien. Je verrais ce que je peux faire. »

Puis il contourna le Serpentard et allait se diriger vers la porte lorsque celui-ci le retint par le bras.

« Maintenant qu'on est là, autant en profiter un peu tu ne crois pas ? » Fit à voix basse le jeune Black.

« Maintenant ! Ici ? »

« Ça peut être excitant un endroit comme celui-ci. » Répondit le Serpentard avec un léger sourire.

« Mais j'ai dit à James que je les rejoindrais dans cinq minutes ! »

« Oui, et d'ailleurs ça m'a bien fait rire, parce que cinq minutes c'est vraiment ridicule. »

« S'il te plait, pas maintenant, ils vont se poser des questions si je mets trop de temps… »

« … »

« Je sais, ce n'est pas ton problème, mais et s'ils débarquaient pour venir voir pourquoi je traîne ? »

« Je me ferais un plaisir de leur lancer quelques sorts. Et si tu le veux je leur lancerais un Oubliettes. »

« S'il te plait Black, pas maintenant ! » Renchérit Lupin d'un air suppliant. « Pense un peu à moi même si ce n'est pas dans ton intérêt. S'il te plait, facilite moi au moins la tâche. La dernière fois tu m'as dit de faire un effort car tu ne pouvais pas faire tout le boulot tout seul. C'est la même chose là. Et puis je suis plus coopératif maintenant, alors ne serait-ce que par gratitude(…) »

« Par gratitude ? » S'exclama Sirius, interloqué.

« Non, enfin je veux dire, pour me remercier(…) »

« Te remercier d'être coopératif ? Mais mon cher Lupin, je crois que tu n'as rien compris. Ce n'est pas dans mon intérêt que je t'ai demandé d'être davantage coopératif. Enfin quelque part si, mais c'est surtout pour que se soit plus agréable pour toi. Tu comprends ? J'allais de toute façon profiter de ton corps chaque jour pendant une demi-heure, mais pour toi – comme pour moi, je le reconnais – si ça pouvait se passer bien ça aurait été plus sympa. Alors je ne vois pas en quoi il faut que je te remercie, tu coopères pour que la situation ne te bouffe pas complètement, la seule chose que je peux te dire c'est « c'est bien Lupin » ! »

« J'aurais pensé qu'il y aurait un échange. » Fit Lupin d'un ton amer.

« Mais quel échange ? » Pouffa Sirius, un sourire narquois étirant ses lèvres. « Tu pensais, que parce qu'hier ça c'était bien passé j'allais être plus… Laxiste ? Plus gentil ? Lupin, cesse d'espérer que se soit le cas et n'oublie pas que je te fais chanter. Tu auras beau te plier en quatre pour garder ton secret, être plus coopératif qu'une pute de luxe et me sucer jusqu'à ce que j'explose je ne vais certainement pas éprouver la moindre gratitude à ton encontre et me mettre à jouer les maître-chanteur tout doux. Il n'y aurait aucun attrait à cela, tu ne crois pas ? »

Le Gryffondor ne répondit pas. Debout devant la silhouette longiligne de Sirius, il le regardait d'un regard presque blessé ou se mêlait résignation et dégoût.

« J't'en prie arrête de me faire tes yeux de chien battu. C'est vrai quoi, ce n'est pas si grave. » Souffla Sirius en levant les yeux au ciel.

« Je t'ai dis ce que j'en pensais : c'est du viol. »

« N'importe quoi ! Franchement, tu exagères. »

« Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu fais ça. »

« Mais parce que tu me plais, tu me donnes envie ! Quand je te croise dans un couloir je n'ai qu'une seule envie c'est de te plaquer sur le mur le plus proche et de te baiser sans retenue. »

« Et bien si je te plais, » commença Lupin, faisant apparemment fi du reste de la phrase, « fais les choses normalement, comme tout le monde : courtise-moi, séduis-moi j'en sais rien moi ! »

Sirius éclata alors d'un grand rire, rejetant sa tête en arrière avant de refixer son regard rieur sur le châtain en face de lui.

« Mais je n'ai pas envie de faire les choses normalement – et puis je ne suis pas tout le monde –, ça n'aurait pas du tout été amusant et je n'aurai pas assouvi mon désir de domination et mon alter ego de Serpentard. »

Continuant de regarder le sang-pur, Lupin ne répondit pas, se mettant à sucer et à mordiller sa propre langue, habitude qu'il prenait apparemment lorsqu'il était gêné ou contrarié.

« Et puis de toute façon, soyons sincères. Si comme tu dis j'aurais cherché à te courtiser ou à te séduire, tu crois que tu me serais tombé dans les bras ? »

« Non, je t'aurais rapidement recalé, et j'aurais eu raison ! Surtout que je ne suis pas gay ! »

« Roh, c'est pas vrai tu recommences avec ça. Arrête de dire que tu n'es pas gay, surtout après ce qu'il s'est passé hier. » Soupira Sirius.

« Il ne s'est rien passé hier qui aurait pu démentir ce fait. » Répliqua froidement Lupin.

« Ah bon ? Moi je trouve que pour un pur hétéro comme tu t'acharnes à le dire, tu as particulièrement apprécié la soirée. »

Le Préfet de Gryffondor parut troublé par les paroles du brun, mais de toute évidence il ne voulait pas le montrer. Aussi, il ne se démonta pas devant le sourire narquois qu'affichait le Serpentard et répliqua d'un ton aussi assuré qu'il le put :

« Et à quoi tu as vu ça je te prie ? »

Sirius fit mine de réfléchir durant quelques secondes, pinçant légèrement ses lèvres l'une contre l'autre puis s'avança vers son homologue, sans se départir de son sourire séducteur et se mit à tourner autour de lui, le regard chasseur.

« Tu ne t'es pas simplement contenté de répondre à mon baiser. Tu l'a alimenté rien qu'à toi, tu l'as vécu, tu l'as senti et tu l'as aimé. Je me trompe ? »

A nouveau, aucun son ne sortit de la bouche du Gryffondor qui gardait obstinément les yeux fixés sur le mur d'en face, suçant sa langue avec plus d'intensité.

« Ensuite, corrige-moi si je me trompe encore : tu n'as pas arrêté de souffler, respirer avec force et gémir… »

« … »

« Toujours rien à contredire ? Bien sûr que non, parce que j'ai raison. Mais continuons : tu t'es aussi cambré, et pas légèrement. Tu as me semble-t-il grandement apprécié les caresses sur ton ventre, dans ton nombril et mes léchouilles sur ton oreille… »

« … Admettons que j'aie apprécié tout ce que tu viens de dire et que j'aie réagi comme tel, si j'étais moins hétéro que tu le dises j'aurais apprécié la fin ! »

Sirius s'arrêta un instant de tourner autour du Gryffondor et le regarda, alors que celui-ci commençait à sentir ses joues chauffer.

« Mais tu as apprécié la fin. » Rétorqua le Serpentard.

« Non. »

Sirius fronça les sourcils et regarda plus attentivement le visage de son homologue, dans l'espoir de comprendre ce qu'il voulait dire.

« Si, tu… Oh ! »

La compréhension faisant apparemment son chemin, Sirius prit un air étonné et regarda le châtain qui rougissait de plus en plus.

« Tu veux dire que tu n'as pas apprécié de sentir mon érection ? »

Evitant bien soigneusement son regard, Lupin hocha frénétiquement la tête. Sirius, lui, sentit un sourire moqueur et quelque peu attendrit étirer ses lèvres.

« Pourquoi ? Ca t'a fait peur ? » Demanda-t-il.

« Non, mais ce n'est tout simplement pas ce que je préfère. »

« Tu ne peux pas dire ça, tu l'as à peine senti deux secondes contre ta cuisse. » répondit le brun en levant les yeux au ciel, amusé.

« Ça m'a largement suffit. Je n'ai pas besoin d'un nouvel essai, crois-moi. »

« Hmm je pense tout le contraire vois-tu. »

Sirius avait maintenant reprit ses rondes autour du Gryffondor et il s'avança vers lui, faisant sentir sa présence dans son dos en laissant ses longs cheveux tomber avec souplesse sur les épaules de Lupin.

« Il te faudra peut-être quelques minutes pour t'y habituer, » chuchota-t-il d'une voix sensuelle à son oreille, « mais je suis persuadé que tu adoreras très vite la sensation grisante de ma queue en érection quand je me frotterai contre toi. »

De derrière lui, Sirius pu entendre Lupin déglutir dans un bruit peu discret et il sourit, de plus en plus amusé. Puis, sans crier gare il se colla brusquement contre son dos, plaquant sans procès son bassin contre le bas du dos du Gryffondor et attrapant fermement ses hanches de ses mains pour éviter qu'il ne se dégage. Il sourit de plus belle en entendant le lycanthrope glapir.

« Black, non pas ça ! » Supplia le Gryffondor d'une voix étrangement aiguë.

« Pourquoi ? »

« Je ne suis pas prêt… »

« Lupin, enfin, je ne suis pas en train de te branler, je colle juste mon érection contre tes fesses… Et putain c'que ça m'excite. » Termina-t-il dans un souffle extatique.

Dans ses bras, Sirius pouvait sentir l'adolescent trembler et il arrivait presque à entendre sa respiration hachée.

« Les vingt minutes sont largement passées là. » Fit Lupin dans une vaine tentative de dissuasion.

« Et bien ce sera vingt minutes de plus. » Chuchota Sirius tout contre le cou du Gryffondor.

Déposant un léger baiser contre la carotide du Gryffondor, Sirius resserra son étreinte de façon presque possessive. Il enfouit davantage son visage dans le cou de Lupin, inspira son odeur et embrassa comme plongé dans une transe la moindre parcelle de peau qu'il pouvait sentir sous ses lèvres. Sans se soucier du sursaut de l'adolescent, Sirius passa ses mains sous sa chemise, caressant son ventre plat qu'il sentait se contracter. Toujours dans le cou du Gryffondor, il sourit à moitié puis remonta, sans cesser ses baisers sensuels avant d'happer le lobe de l'oreille de Lupin pour le sucer et le mordiller avec ferveur. Il se félicita en entendant la brusque expiration de son futur amant et continua ses caresses manuelles et buccales, se repaissant de son odeur et de sa saveur vanillée puis se mit à avancer, poussant Lupin devant lui.

Le Gryffondor fut finalement contraint de poser ses mains sur un des pupitres devant lui et, anxieux, il replia ses doigts contre la surface du bois, l'abimant de ses ongles. Derrière lui, Sirius continuait ses attouchements qui se faisaient de moins en moins légers. Sans cesser d'embrasser son cou, sa mâchoire et son oreille, il fit glisser ses mains sur le torse qu'il trouvait parfait du lycanthrope et accentua ses câlineries lorsqu'il passa sur ses pectoraux. Coincé entre ses bras, Sirius le sentit frissonner et à nouveau il eut un sourire triomphant. Lupin avait beau se refuser à lui, il ne fallait vraiment pas grand-chose pour qu'il défaille, s'en était presque trop facile.

D'une main, il continua de flatter les aréoles qu'il sentait poindre et durcir sous ses doigts, et de l'autre il alla effleurer d'abord doucement puis plus franchement le nombril du Gryffondor qui ne put s'empêcher de balancer sa tête en arrière. Tout bénef pour Sirius qui se mit à titiller de sa langue, ses dents et ses lèvres le cou entièrement offert à sa bouche avide. Il joua quelques instants à mordiller sa pomme d'Adam, suça sa jugulaire, remonta sur son maxillaire et en même temps que son index pénétrait son nombril il attrapa le coin de ses lèvres qu'il tira légèrement.

« N'oses pas me dire que tu n'aimes pas ce que je te fais Lupin. » Susurra-t-il de sa voix chaude.

Il vit le Gryffondor déglutir, sa pomme d'Adam faisant un rapide aller-retour et, ses joues se colorant il détourna la tête. Sirius sourit, s'approcha de son oreille et souffla dessus son haleine tiède qui fit frissonner le châtain.

Continuant de titiller le nombril de Lupin, le Serpentard se pressa un peu plus contre lui, n'hésitant pas à coller davantage son érection contre le bas de son dos. A sa grande surprise, le lycanthrope n'eut pas de sursaut ou de réaction montrant un éventuel dégout. Il ne bougea pas, continuant de respirer avec force sous les caresses manuelles de Sirius.

Sensuellement, le Serpentard vint embrasser le cou du Gryffondor, faisant le tour pour mordiller la vertèbre cervicale la plus haute alors que le châtain baissait un peu plus la tête, offrant davantage de sa peau. Sirius ne se fit pas prier et continua de martyriser de ses dents la nuque du Préfet alors que plus bas sur son ventre, il arrêta ses flatteries au nombril pour descendre vers la ceinture du pantalon. Il joua quelques instants avec, tirant un peu dessus, passant ses doigts très légèrement en dessous, puis finalement il baissa sa main d'encore un niveau et eut à peine le temps de constater que Lupin avait bel et bien une érection que celui-ci le repoussa immédiatement et s'éloigna de lui.

« Qu-qu… Mais qu'est-ce que tu fais ? »

Sirius fronça les sourcils en observant le châtain qui continuait de marcher à reculons, butant contre un des pupitres de la salle.

« Heu, il me semble que je m'apprêtais à te toucher plus… Intimement. » Répondit sarcastiquement Sirius.

« Mais… Mais… P-pourquoi ? » Demanda à nouveau le Gryffondor, ses jambes tremblant l'une contre l'autre.

« Parce que c'est cool de toucher ton nombril et de t'embrasser dans le cou, mais à un moment donné faut bien faire plus. »

« Pas maintenant ! C'est beaucoup trop tôt ! » S'exclama Lupin d'une voix légèrement plus aiguë qu'à l'accoutumée.

« Lupin calme-toi… Tout à l'heure encore tu me disais que tu n'étais pas prêt à sentir mon érection et dix minutes après tu ne bronchais même plus quand je me collais délibérément contre toi. Ça prouve bien que si tu te laisses aller tes peurs complètement psychologiques n'auront plus lieu d'être. Tu aurais continué à souffler de plaisir pendant que je te touchais le nombril et tu te serais mis en mode « gay on » je suis sur que j'aurais même pu te masturber franchement que tu aurais aimé. »

Déglutissant difficilement, le Gryffondor nia de la tête.

« C'est pas pareil. Y'a une différence entre masturber et seulement sentir une érection. »

« Il y a une différence parce que tu veux qu'il y en ait une. C'est ce que j'essaie de t'expliquer, tant que tu ne te laisses pas aller et que tu n'es pas en mode « gay on » tu flipperas. C'est à toi de faire en sorte d'envoyer ta conscience baladé et de profiter pleinement de ma sainte présence. » Expliqua Sirius avec un sourire narquois.

« Mais c'est pas si facile ! »

« Détends-toi. »

« Comment je me détend ! »

« Tu étais bien détendu pendant que je t'embrassais le cou et te caressais le nombril, non ? Alors reste dans ce cadre de détente. »

« Mais tu ne comprends pas ! « Détends-toi, détends-toi », c'est facile de dire ça ! Merde, essaie de comprendre. Enfin tu ne peux pas espérer de moi que je sois super relax et entreprenant alors que même avec une fille je n'ai jamais dépassé le stade de bisous ! »

Etonné, Sirius haussa les sourcils en dévisageant le châtain.

« Tu es sérieux ? »

« A ton avis… Je crois que ça se voit non ? »

D'un air entendu le Serpentard fit un geste de la tête. Il s'approcha de Lupin jusqu'à être tout près de lui, posa ses mains sur le pupitre de façon à le bloquer et avança son visage à quelques centimètres du sien.

« Comme je te l'ai dis et redis, je ne suis pas là pour essayer de te comprendre ou de me mettre à ta place ne serait-ce qu'une seconde. Mais soit, je vais faire des efforts pour te relaxer, à condition que tu y mettes du tien, hors de question que je le fasse seul – déjà que je ne suis pas censé le faire –, on est ok ? »

Légèrement, Lupin hocha la tête, quelque peu soulagé, puis le brun le fit se retourner, adoptant la même position que quelques minutes auparavant et il posa doucement ses mains sur ses épaules.

« Ferme les yeux. » Ordonna-t-il doucement.

Le Gryffondor obéit et sentit avec bonheur les mains de Sirius lui masser les épaules. Immédiatement son corps se relaxa et il se laissa aller totalement, la pensée le traversant que, délibérément, le Serpentard était vraiment doué de ses mains. Et il trouva le massage encore plus agréable lorsque le brun embrassa sensuellement son cou.

Continuant ainsi pendant quelques minutes, Sirius fit glisser ses mains sur les omoplates de Lupin, massa sa colonne vertébrale et, une fois arrivé au bas du dos, il pressa ses hanches et refit une approche en se collant contre lui. Lupin ne broncha pas et Sirius put à nouveau passer ses mains avec plaisir sur le torse du loup-garou.

« Concentre-toi sur mes caresses Lupin… Ne ressens qu'elles, aucun stress, aucune panique… Seulement les frissons et les agréables sensations que te procurent mes caresses… »

D'un air absent, le Gryffondor hocha la tête sans vraiment avoir conscience qu'il se laissait aller toujours plus contre le torse du Serpentard. Il finit par poser sa tête sur l'épaule de Sirius qui titilla son lobe d'oreille et il émit un petit gémissement lorsque le brun fit rouler l'un de ses tétons entre son pouce et son index. De son autre main, Sirius alla câliner le nombril de Lupin puis, le prévenant d'un murmure à l'oreille, il fit glisser sa main tout contre la forme appréciable qui déformait son pantalon.

Le brun fut halluciné de constater qu'il suffisait vraiment d'un rien pour calmer le Gryffondor autant qu'il fallait un rien pour le faire paniquer. Il se demanda ensuite durant combien de temps il pourrait toucher l'adolescent de cette façon avant qu'il ne le repousse et surtout, jusqu'ou pourrait-il pousser ses caresses. Ne perdant donc pas de temps, il pressa d'abord légèrement la protubérance à travers le pantalon de Lupin, puis un peu plus fortement en la caressant de haut en bas, la sentant devenir un peu plus imposante à presque chacun de ses allers-retours.

Contre lui, il pouvait sentir le châtain qui bougeait au gré de sa respiration saccadée et bientôt également au gré de ses légers mouvements de hanches contre la main du Serpentard. Cela ne fit qu'accentuer l'excitation de Sirius ainsi que sa frustration, n'étant pour le moins pas habitué à subir autant d'inattention. Ne pouvant donc se contrôler d'avantage, il se mit à onduler contre le corps souple du Préfet de Gryffondor, s'accordant parfaitement au même rythme que sa main, flattant toujours son érection. Sa propre respiration se fit plus forte et, dans un geste inconscient, il fit se baisser un peu plus Lupin sur le pupitre, se pencha d'avantage sur lui et, la main non active pressant sa hanche, il se frotta à lui avec plus de vigueur dans une parfaite imitation de l'acte sexuel.

« Remus ! »

Trois coups résonnèrent contre la porte et les deux adolescents se redressèrent immédiatement, le Gryffondor paniquant en fixant le battant de la porte qui pivota avec force. James Potter apparu à l'entrée, l'air inquiet, accompagné cette fois-ci non pas des jumeaux rouquins mais de Lily Evans qui s'engouffra dans la pièce.

« Remus, tu vas bien ? » S'exclama-t-elle en se ruant sur lui.

« Oui. Je vais très bien ne vous inquiétez pas… »

« Qu'est-ce qu'il t'a fait ce fils de cognard ! » Lança hargneusement Potter.

Sous l'insulte, Sirius leva les yeux au ciel avant de sourire, amusé en voyant Lupin essayer de refermer sa robe le plus discrètement possible.

« Rien. On a rien fait du tout ! On a juste parlé, comme je te l'ai dis. »

La voix du lycanthrope semblait être dans un étrange mélange entre l'aigue et le rauque, tandis que ses mains et ses jambes tremblaient à tel point qu'il eut pratiquement été impossible que les deux nouveaux-venus ne l'eurent pas remarqué.

« Qu'est-ce que tu lui voulais Black ? » Demanda Evans, suspicieuse.

« Hmm, mettre au point certaines choses. »

« Pendant près d'une demi-heure ? »

« Tout à fait. »

« Quelles choses ? »

« C'est top secret Tigresse. »

« Ne m'appelle pas comme ça. » Grogna Evans.

« Oh pardon, je suppose que c'est réservé à ta grosse tête de petit ami. »

« Quoi ? Je ne(…) »

« Si vous voulez bien m'excuser, j'ai à faire. A bientôt Lupin. »

Contournant Potter, Sirius lança par-dessus son épaule un clin d'œil au loup-garou avant de sortir de la salle et de traverser le couloir assez précipitamment. Merlin qu'il pouvait maudire ces putains de Gryffondor en ce moment même. Il allait devoir s'arranger vite et seul avant d'aller retrouver Severus à l'infirmerie.