Bonsoir mes lecteurs! - Il est 02H15 au moment où je vous écris.
Tout d'abord j'espère que vous avez passer d'agréables fêtes (inutile que je vous les souhaite près de deux semaines après, je pense, mais bonne année à tous tout de même!) et que vous avez été gâtés, autant que votre ventre X)
Je suis contente de pouvoir poster mon chapitre maintenant, même si je pensais, j'étais même sûr de pouvoir le faire pour Noël. Désolée pour ceux à qui je l'ai dis. Je sais qu'encore une fois, j'ai mis du temps à updater, MAIS, personnellement, je suis assez satisfaite de mon timing. Certes, 3 mois c'est long, mais moins que d'autres fois...
Alala, va vraiment falloir que je fasse quelque chose pour vous poster les chapitres plus rapidement. Je ne sais malheureusement pas quand est-ce qu'arrivera le prochain, n'étant pas encore écrit, toutefois, je sais de quoi il parlera et de quel point de vue il sera. Ne me reste plus qu'à mettre tout ça sur papier, ou plutôt sur ordi. J'espère, tout autant que vous que je vais pouvoir l'écrire dans des temps acceptables.
Enfin, au lieu de blablater, je devrais plutôt vous remercier de continuer à me lire malgré mes affreux timings de publication. A chaque fois, j'ai peur de perdre mes lecteurs ='O
Mais vous êtes toujours là, au rendez-vous pour l'update et ça me fait toujours super plaisir, et de voir que vous continuez d'aimer et de lire vos reviews. Alors, s'il vous plaît, n'arrêter pas de m'envoyer vos avis, ça m'encourage, me prouve que je n'écris pas pour du vent et me fait savoir ce que vous appréciez ou pas, et/ou ce que vous aimeriez ou pas.
Bon allez, j'arrête, je parle trop dans mes notes je crois ^^'
J'espère que cette suite saura vous plaire. Désolée de vous apprendre qu'il ne se passe pas grand chose entre Sirius et Remus, mais après tout, ma fic n'est pas à ''chapitres PWP'' x)
Par contre, vous y verrez peut-être plus clair à propos de Severus...
Ah et une dernière chose, je me suis tromper avec le "cadet" et l'"aîné". J'utilise "cadet" pour Severus et "aîné" pour Sirius, alors que c'est le contraire, sachant que Severus est né le 9 Janvier (OH! Bah tiens, c'est aujourd'hui même XD) et que ça m'étonnerait, vu sa personnalité que Sirius - étant né en 1960 également - soit un Capricorne lui aussi, il est forcément né après Sev', et est par conséquent, son cadet. Je me suis donc rendu compte de mon erreur, mais je continuerais à appliquer "cadet" à Severus et "aîné" à Sirius, au risque de rendre ça trop brouillon à moins de corriger les anciens chapitres -_-
Et désolée pour les éventuelles fautes de ponctuations, j'ai capté que F F . net à tendance à m'effacer certains points, points virgules, virgules etc...
Sur ce, je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne lecture!
A bientôt!
Good reading...
Titre: Problematic Blackmail
Rating: Pour ce qu'il s'y passe, T, je serais même prête à dire K, mais bon, sait-on jamais.
Disclaimer: Parce que tout est à J.K et que rien n'est à moi, hormis la simple trame de cette fanfic.
McGonagall venait de refermer la porte de la Salle des Trophées, laissant derrière elle un Sirius Black passablement énervé. Le jeune homme grogna, puis soupira sans lâcher la porte du regard, lançant des éclairs. Voilà qu'il se retrouvait à devoir nettoyer à la moldue tout les trophées ainsi que leurs supports et les armoires de la salle et ce, jusqu'à une heure indéterminée. Ce qui devait être à l'origine ''une heure de colle'' devenait une sanction qui lui prendrait toute la soirée, jusqu'à ce qu'il ait astiqué, décapé et purifié tout ce qui se trouvait dans la pièce.
Le jeune Serpentard s'appuya contre l'un des murs, les bras croisés sur sa poitrine en maudissant son Professeur de Métamorphose. Non seulement McGonagall lui remplissait sa soirée entièrement, ce qui ne lui laissait pas le temps ni de faire ses devoirs ni de se détendre un peu avant de dormir, mais surtout, elle l'empêchait de voir Lupin, et ça, ça ne passait pas, d'autant plus en sachant qu'il avait attendu toute la journée d'être à vingt et une heures pour aller le retrouver à la Salle sur Demande.
Le descendant des Black lança un regard peu amène à la pièce, s'attardant sur les étagères et vitrines immenses recouvertes de toutes sortes de trophées. Oui, il en aurait pour la soirée…
Soupirant, Sirius s'avança donc et prit un des chiffons que lui avait laissé son Professeur ainsi qu'un long tube cylindrique. Il savait que c'était un produit moldu mais McGonagall n'avait même pas pris la peine de lui en expliquer l'utilisation ça lui ''ferait du bien de faire fonctionner ses neurones pour autre chose que ses bêtises habituelles'' pour reprendre ses mots. Et dire que tout était parti d'un simple délire avec Severus. Il avait fini par lancer un sort d'amnésie sur un de ses camarades de Poufsouffle, et bien sûr, la vieille aigrie l'avait très mal pris.
Bon, d'accord, Sirius savait que ce genre de sorts pouvaient être franchement dangereux et que, mal lancé, la victime pouvait se retrouver totalement amnésique et pour une durée indéterminée. Mais c'était insulté son esprit et sa parfaite faculté à lancer un sort que de le coller pour ça. De plus, il avait seulement ensorceler Gadwatter pour lui faire oublier ses révisions de la veille, et non pas tout un chapitre de sa vie… Mcgonagall était vraiment une rabat-joie.
Décidant de ne plus penser à ce qui le chagrinait, Sirius se concentra sur le tube cylindrique qu'il tenait dans sa main. Il le tourna et retourna avant de s'arrêter sur des explications. L'écriture était si petite qu'il en plissa les yeux et orienta le produit à la lueur d'une des bougies allumées de la salle. Il lut ce qui semblait être le mode d'emploi puis, après en avoir pris connaissance il retira le bouchon et appuya sur le bout du tube, sursautant alors qu'un jet de produit s'étalait sur sa chemise.
« Ah mais c'est pas vrai ! Produit moldu à la con… »
Jurant, le brun tenta d'essuyer les gouttes jaunâtres du produit avant de se rendre compte que ça ne servait à rien, si ce n'était à étaler d'avantage le liquide sur sa chemise auparavant blanche. Agacé, Sirius orienta la bombe du côté opposé à lui, ayant au préalable repéré l'orifice par lequel sortait le produit et appuya à nouveau, satisfait cette fois-ci que le liquide se vaporise non pas sur lui mais sur les vitres d'une des armoires.
Avec le chiffon, il commença donc à nettoyer. Et il fit ça pendant ce qui lui sembla être des heures et des heures. Sirius n'avait jamais ressenti autant d'ennui, peut-être même que les cours du Professeur Binns étaient plus intéressants… Enfin à son humble avis, les deux se jouaient à ça près.
Le Serpentard s'arrêta un moment pour souffler. Il jeta un regard autour de lui il avait récuré de fond en comble trois grandes armoires, un pupitre soutenant plusieurs cadres ainsi que trois longues étagères fixées au mur. Il lui restait deux autres armoires, un immense présentoir et tout ce qui y étaient apposés puis le sol.
S'étirant pour débloquer un peu ses muscles, Sirius souffla. Il n'en sortirait jamais. Un coup d'œil à sa montre lui certifia qu'il avait passé maintenant plus de trois heures à faire du nettoyage et ses mains noires de poussières ne firent que le confirmer.
Alors que le Sang-Pur fantasmait sur un bon bain chaud et mousseux qu'il conclût par un lit aux draps frais et propres, il n'entendit pas la porte de la pièce s'ouvrir.
« On dirait un prisonnier tout droit sorti d'Azkaban. »
Sirius rouvrit les yeux, étonné de voir son meilleur ami sur le seuil de la porte. Severus le regardait, un air de dépit sur le visage.
« Oh Merlin Sev' ! Tu ne sais pas à quel point tu tombes bien. » Soupira Sirius.
« J'ose imaginer. »
Le plus jeune des deux s'avança plus en avant.
« Alors t'es bloqué ici toute la soirée ? » Demanda-t-il en regardant le travail qu'il avait à faire.
« Jusqu'à ce que j'aie tout récuré. J'ai les batteries à plat, et pour tout te dire j'ai un grand besoin d'un brin de toilette. Tu veux bien… ? »
Comprenant ce que lui demandait implicitement son ami, Severus acquiesça et orienta sa baguette vers le Sang-Pur, lui lançant un sort de nettoyage sur le corps, les cheveux ainsi que sur ses vêtements. Sirius se sentit tout de suite mieux, même si ça n'avait pas le même effet qu'une douche ou un bain.
« Merci ! » S'exclama l'aîné en passant l'une de ses mains dans ses cheveux. « Est-ce que tu crois que se serait possible que tu ailles me chercher quelque chose en cuisine ? N'importe quoi, mais j'ai la dalle, et j'ai une soif intarissable ! »
Severus fut amusé de l'infortune de son ami. Il accepta donc et sortit de la pièce pour se rendre en cuisine. Sirius n'eut, pour son plus grand bonheur pas à attendre longtemps. Moins de dix minutes plus tard et le Préfet de Serpentard revenait avait un plateau chargé d'un grand verre de jus de citrouille ainsi qu'une part de tarte à la mélasse – reste du dessert du dîné – accompagné d'une pomme à l'air juteuse.
A peine Severus eut-il le temps de poser le plateau sur le présentoir à gauche de l'entrée que Sirius se jetait dessus. Il commença d'abord par boire de longues gorgées de jus puis, avant même d'avoir terminé il s'empara de la petite cuiller et la planta dans sa part de tarte. Il dut néanmoins s'arrêter de boire pour pouvoir mener la cuiller à sa bouche et l'y enfourner avec bonheur.
Le brun aux cheveux longs laissa échapper un soupir de contentement alors qu'il mangeait sa tarte à la mélasse, prenant parfois un peu plus son temps pour la déguster mais se reprenant bien vite, tiraillé par la faim. Lorsqu'il la termina, il ne prit pas le temps de faire une pause et enchaîna directement avec la pomme dans laquelle il croqua avec plaisir. Le jus sucré qui en sortit lui coula sur la main mais il n'y fit pas attention.
« On dirait que tu n'as pas mangé depuis quinze jours. »
« De faire du nettoyage à la moldu, ça creuse ! » S'exclama Sirius la bouche pleine.
Severus attendit patiemment que son ami ait terminé puis, quelques secondes après, un elfe de maison apparut pour remporter le plateau en cuisine, faisant une courbette avant de disparaître dans un ''pop'' sonore.
« Ahhh, je me sens revitalisé. Merci Sev' ! »
« Je t'en prie. Tu veux peut-être que je te donne un coup de main ? »
Sirius se tourna vers le Préfet qui lui montrait sa baguette, souriant. Il hésita quelques secondes, l'air de peser le pour et le contre.
« Tu ne crois pas que la vieille chouette pourrait savoir d'une façon ou d'une autre que la magie aura été utilisée ? »
« … Bonne question. »
Sirius soupira, déconfit.
« Mais maintenant que tu me l'as proposé, je n'ai aucune envie de continuer de tout faire à la main. »
« Fais comme si je ne t'avais rien dis. »
« Facile à dire. » Se plaignit le jeune homme aux cheveux longs.
Complètement démotivé, Sirius soupira en s'appuyant contre le présentoir, Severus à côté de lui. Durant quelques secondes le silence se fit. Le Préfet semblait regarder le travail qu'avait déjà accompli Sirius alors que celui-ci regardait plutôt ce qui lui restait encore à faire. Une pensée furtive de Lupin le traversa et à nouveau, il soupira, piteusement en fermant les yeux.
« Allez courage, tu as fait le plus gros. Et puis je reste avec toi, je vais t'aider et à nous deux on va vite finir. »
« Sev', tu pourrais me rendre un autre service ? »
Curieux de savoir ce que son ami voulait, le Sang-Mêlé accepta sans même réfléchir. Mais il tomba des nus lorsque son homologue lui demanda
« Tu pourrais aller me chercher Lupin ? »
Il ne répondit d'abord pas, fixant Sirius pour savoir s'il était réellement sincère. Et d'après l'attente de sa réponse il dut en conclure que oui, il était sérieux. Et cette constatation ne fit que le mettre dans un soudain état de colère.
« Je suis là ! »
Surprit par l'éclat de voix de son ami, Sirius haussa les sourcils, le regardant sans comprendre.
« Heu oui… je sais, c'est bien pour ça que je te le demande. »
Décidément, Sirius ne comprenait rien à rien. Severus maugréa dans sa barbe, lançant un regard mauvais au descendant des Black.
« Je viens te retrouver, je vais te chercher à manger et à boire, je te propose de t'aider et de te tenir compagnie et toi, en guise de remerciement tu me demandes d'aller chercher ton putain de loup-garou et de dégager ! »
Devant la colère évidente de son ami, Sirius ne sut comment réagir.
« Désolé si je t'ai vexé Sev'. Ce n'était pas mon but. Je te remercie d'être venu et de m'avoir apporté un plateau. »
Severus grogna.
« Et de m'avoir proposé ton aide aussi. Merci, vraiment. Et je ne cherche pas à te dégager, mais comme je suis censé voir Lupin tout les jours et qu'aujourd'hui ça ne s'est pas fait, j'aurais aimé que se soit possible maintenant. »
« Tu n'avais qu'à le voir plus tôt dans la journée. Tu as eu tout ton temps, on est Samedi. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. » Répondit Severus en croisant ses bras sur sa poitrine.
« Oui, mais je préfère le voir le soir, et je pensais que je n'aurais qu'une simple heure de colle, pas que ça allait me prendre toute la soirée. »
« … »
« Allez Sev, s'il te plaît. Sois cool. »
« Dois-je te rappeler que tu as du travail ? Et que tu n'es pas près de l'avoir terminé ? »
« C'est juste une petite pause de vingt minutes que je m'octroie. J'en ai le droit, non ? » Répondit le brun aux cheveux longs.
« Et si McGo se pointe ? Tu y as pensé ? »
« Elle ne viendra pas. Et puis je pourrai toujours trouver une excuse sur le moment. » Fit Sirius en haussant les épaules.
« C'est dingue comme tu trouves réponse à tout quand les choses t'arrangent... »
Le silence tomba dans la pièce. Sirius regardait son ami qui lui, regardait au travers de la fenêtre le clair de lune blafard qui offrait à la pièce une atmosphère plutôt douce.
« Vivement la pleine lune. » Susurra Severus de façon mauvaise avant de se tourner vers la porte. « Peut-être que tu auras la soirée à m'accorder… Ou bien tu désires tellement ne pas perdre une seule minute de ton chantage que tu iras le retrouver dans la Cabane Hurlante ? »
L'adolescent aux cheveux gras n'attendit aucune réponse et sortit, refermant la porte derrière lui. Sirius resta donc seul, fixant l'endroit où se trouvait son ami quelques secondes avant. Vraiment, il ne comprenait pas le comportement du Préfet ces derniers jours.
Il n'avait pourtant pas l'impression de le délaisser tant que ça. Ses journées, il les passait avec lui et encore aujourd'hui, ils avaient passé leur Samedi ensemble. Et il ne voyait Lupin qu'une demi-heure – environ – par jour. Que pouvait-il faire de plus ? Arrêter de voir le Gryffondor ? Ce n'était tout de même pas ce que Sev' voulait ? Dans ce cas, pourquoi l'avoir aidé à planifier et à mettre en œuvre son chantage ?
Sirius resta quelques minutes à ressasser tout ça dans sa tête, sans pourtant y voir plus clair. Il finit par hausser les épaules et se remettre au travail plus par automatisme qu'autre chose. Perdu dans ses pensées, il s'attaqua à une des deux armoires qui restaient. Il frottait vigoureusement le bois à l'aide d'un autre chiffon et de la bombe de produit.
Plusieurs minutes après, alors que Sirius achevait de nettoyer l'armoire, soufflant sur ses mains à nouveau noircies, la porte de la salle s'ouvrit. Il se retourna et vit Severus entrer, Lupin à sa suite. Immédiatement, le regard de Sirius se posa sur celui-ci. Le lycanthrope semblait exténué, au vu de ses bâillements qu'il tentait d'étouffer, et Sirius déduisit qu'il devait soit être coucher soit qu'il s'apprêtait à y aller lorsque Severus était allé le chercher. Le bas de pyjama rouge qu'il voyait dépassé de sous la robe de sorcier renforça cette idée. Et étrangement, il ressentit un pincement de culpabilité à l'avoir sortit du lit… Lupin avait l'air tellement, tellement fatigué… Il se demandait même s'il tiendrait sur ses jambes ou s'il n'allait pas s'écrouler dans la seconde.
« Voilà. Une remarque sur le temps que j'ai mis ? »
Sirius posa son regard sur son meilleur ami, fronçant les sourcils. C'est vrai que Severus avait mit un peu de temps, mais pourquoi être aussi agressif ? Il n'avait émit aucun commentaire.
« Heu, non. » Répondit Sirius.
« Tant mieux. Auquel cas tu te débrouilleras seul la prochaine fois, surtout si c'est pour finir dans cet état. »
Accompagnant le geste à la parole, Severus présenta ses mains à Sirius, paumes vers lui-même et l'aîné écarquilla les yeux en avisant les nombreuses écorchures et griffures qui les parsemaient. D'un pas raide, le Préfet de Serpentard tourna les talons vers la porte avant que Sirius ne l'interpelle.
« Qu'est-ce qui t'es arrivé ? » Demanda-t-il, inquiet.
« Delta n'aime pas être réveillé en pleine nuit. Je le comprends, à sa place je lui aurais aussi bouffé les mains. Et ce n'est pas le seul à avoir du mal à émergé. »
D'un geste de la tête, le jeune homme désigna le Gryffondor qui, près de la porte, baillait dans ses mains. La seconde d'après, Severus sortait et refermait la porte derrière lui, sans que son ami n'ait pu lui dire autre chose.
« Je t'ai réveillé ? »
« Je ne dormais qu'à moitié. »
Lupin étouffa un nouveau bâillement, et le Serpentard s'approcha de lui.
« Je pensais avoir terminé beaucoup plus tôt. Résultat, j'ai toute la salle à nettoyer. »
« Ah. Je me demandais aussi, ce n'était pas normal que tu ne viennes pas au rendez-vous. »
« Tu m'as attendu ? »
Le Serpentard semblait surprit, et Lupin se figea instantanément. Il ne dit d'abord rien, restant droit comme un piquet, la tête baissée vers le sol, comme s'il réfléchissait.
« Heu, non. Non, j'y suis allé mais quand j'ai vu que tu ne venais pas je suis vite parti. »
Sirius acquiesça, alors que Lupin évitait son regard, sans qu'il s'en aperçoive. Un blanc s'installa entre eux, et le brun aux cheveux longs se permit de détailler un peu plus son homologue. C'était étrange que de le voir en pyjama. Certes, Lupin portait sa robe de sorcier par-dessus, mais le tissu rouge était visible à plusieurs endroits. Comme, par exemple, au niveau de son sternum, là ou les premiers boutons de la chemise rouge n'étaient pas attachés et laissaient entrevoir sa peau, ainsi que le haut d'une cicatrice.
Irrémédiablement attiré par cette large parcelle de peau qu'il voyait, Sirius s'approcha d'avantage, jusqu'à être presque coller au châtain. Lupin ne fit aucun mouvement, la tête toujours baissée, et Sirius fut surprit de le sentir se laisser aller contre lui. Posant le haut de sa tête contre son torse, ses mains vinrent d'elles mêmes s'agripper au tee-shirt du Serpentard. Sirius le vit serrer son haut avec force, rendant ses jointures blanches avant que ses phalanges ne semblent se détendre.
Puis ses bras bougèrent, remontant sur le torse du brun, passant sur son cou – le faisant frémir – pour finir par se nouer derrière sa nuque. Sirius fronça les sourcils. Le contact était certes agréable, les gestes du Gryffondor étaient néanmoins étranges. Lupin se montrait presque entreprenant. La pensée fugace que ce qu'il s'était passé la veille avait eu un quelconque effet bénéfique sur lui traversa l'esprit de Sirius, avant qu'il ne s'arrête de réfléchir pour profiter du moment.
Il fondit donc dans le cou gracile du châtain et s'enivra de sa douce odeur sucrée, encore et encore. Il lui semblait qu'il ne pourrait jamais s'en lasser. Lupin sentait vraiment très bon, et il savait que ce n'était pas une odeur artificielle ni celle d'un savon, ni celle d'un parfum. Seulement son odeur corporelle.
Contre lui, le lycanthrope bougeait imperceptiblement, comme s'il frottait doucement son visage contre le torse du brun, et ceci ne fit qu'encourager d'avantage ce dernier.
Passant ses mains sur les hanches étroites de Lupin, Sirius se mit à lui embrasser avec désir le cou, mordillant quelques fois sa peau, la suçotant à d'autres. Et ce jusqu'à y faire monter le sang un peu trop, sans s'en apercevoir.
Les mains du Serpentard passèrent entre les pans de la robe de Lupin, puis sous sa chemise pour toucher, caresser sa peau chaude. Il en fut en quelques secondes dans tout ses états et se mit à avancer, poussant le châtain jusqu'à ce qu'il heurte le présentoir à l'entrée. Fébrile, Sirius souleva Lupin sans effort, l'installant sur le meuble et fondit sans perdre de temps sur sa bouche. Il mordilla, suça, lécha ses lèvres, les aspirant dans une caresse labiale passionnée avant de faire glisser sa langue vers la sienne.
Bien trop emporté par son envie et les sensations qu'il ressentait, le descendant des Black ne s'aperçut même pas de la soudaine passivité du Gryffondor. Il continua ainsi ses caresses se voulant plus poussées et ne s'arrêta que lorsque Lupin bascula et s'appuya de tout son poids contre lui.
« Lupin ? »
Aucune réponse ne se fit entendre. Sirius essaya de faire relever le visage au Gryffondor mais tout son corps était complètement mort, démunis de la moindre force. Et le poids d'un être humain complètement endormi était non négligeable.
Le brun le repoussa donc de plusieurs centimètres et put s'apercevoir de par ses paupières closes que Lupin dormait profondément, avant que sa tête ne bascule violemment en arrière, faisant craquer ses vertèbres. Sirius grimaça au bruit puis fit revenir le corps sans vie du lycan contre lui, l'appelant et le secouant de plus en plus fort.
Commençant à paniquer, le jeune homme n'entendit pas la porte s'ouvrir, occupé à chercher là où il le pouvait un pouls sur le corps du Gryffondor.
« Je peux savoir ce qu'il se passe ici ! »
Sirius sursauta violemment et, manquant de faire tomber le corps inerte de Lupin il se tourna pour faire face au Professeur McGonagall. Un mauvais pressentiment s'empara de lui; dans quoi venait-il encore de se fourrer bien malgré lui ?
