Salut tout le monde ! :D

Voici enfin le Chapitre 10 ! J'espère qu'il va vous plaire,

bonne lecture en tout cas ! :)


Chapitre 10

Loki remonte la fermeture éclair de mon blouson et je me laisse faire, l'esprit vide. Je garde les yeux fixés devant moi, j'ai l'impression d'être à mille lieux d'altitude, l'impression que mon âme a quitté mon corps, s'élevant au-dessus de moi et m'observant à la dérobée. Je crois que je tremble, mais je n'en suis pas certaine. La fermeture est remontée jusqu'en haut, Loki me prend doucement le menton entre ses longs doigts pour me faire relever la tête. Nos regards se croisent, le sien est brillant. De larmes, d'inquiétude, d'autre chose ? Je n'en sais rien. Je me demande bien de quoi j'ai l'air, avec cette étrange combinaison dont je suis affublée. Un pantalon moulant, qui m'arrive un peu en-dessous du genou, un tee-shirt serré, des chaussures à crampons, une veste fine, faite de cet étrange tissu qui maintient la température du corps, qu'il fasse chaud ou froid à l'extérieur. Loki m'a expliqué son utilité, il a fait des suppositions sur ce que l'arène pouvait bien être, à partir de ma tenue entièrement noire. Je me demande à quoi il peut bien songer, maintenant qu'il s'est tu. Ma gorge est douloureusement serrée, je me sais incapable de dire le moindre mot.

- Trente secondes, dit une voix grinçante, sortie tout droit d'un haut-parleur invisible.

Je me fige plus encore, c'eût été possible. Loki doit lire la peur dans mes yeux. Je suis terrorisée, et incapable de la moindre pensée cohérente. Tout est clair autour de moi, des petits détails inutiles que je n'aurais jamais remarqués en temps normal me sautent aux yeux. Les reflets bleutés dans les yeux verts de Loki. L'air frai qui court sur la peau nue de mes avants-bras. Le poids de mes deux tresses sur mes épaules. Les notes de musique tatouées sur les doigts de mon styliste. Je songe vaguement que je n'ai jamais appris à jouer d'un instrument. Papa non plus. Certains ateliers, dans le District 7, fabriquent des violons ou des guitares avec le bois, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'aller y jeter un coup d'œil. J'en suis étonnement triste. J'aurais dû. La musique, c'est la magie de notre monde. Je ne sais plus où j'ai entendu ça, mais je sais que c'est vrai. J'aurais aimé être magicienne, et musicienne. Pour envoûter les oreilles des autres, et disparaître doucement lorsque mon temps viendrait.

- Vingt secondes.

Je tremble de toutes mes forces, je le sens à présent.

- Lily...

Loki me serre contre lui, mais je n'arrive même pas à lui rendre son étreinte. Mes tremblements me clouent au sol. Je sens son menton pointu contre mon crâne, j'entends son cœur battre dans sa poitrine. Il bat fort, très fort. Et très vite. Le mien semble avoir disparu, ou du moins en ai-je l'impression.

- Dix secondes.

Loki me lâche. Il me prend la main, se recule d'un pas. Son visage est confiant, il sourit. J'essaye de lui rendre son sourire, mais mes joues sont trop raides et je n'y parviens pas. Comme si elles n'étaient plus habituées à faire ce genre de chose. Loki se penche vers moi, embrasse mon front puis se redresse, ma main droite toujours serrée entre les deux siennes.

- Bonne chance Lily, me dit-il. Tu peux y arriver.

Je hoche la tête mais n'ouvre pas la bouche, de peur de vomir tout mon petit déjeuner.

- On se revoit dans peu de temps, d'accord ?

- Oui, je chuchote, la bouche pâteuse.

- Promis ? insiste-t-il, et son regard sonde le mien dans l'attente d'une réponse.

- Cinq secondes.

- Promis.

Il me sourit, me guide jusqu'au tube vitré, dans le coin opposé de la pièce. Chacun de mes pas semblent durer une éternité. Mon cœur a fait son retour, je le sens battre furieusement à mes oreilles. Que se passera-t-il si j'arrive trop tard, si je n'ai pas le temps de monter ? Ces questions me tournent la tête, je vois flou, mes oreilles ne fonctionnent plus normalement. Comme dans un rêve – un cauchemar – je lève un pied, grimpe dans le tube. Loki lâche ma main, une parois de verre glisse entre nous deux. Je me tourne vers lui, les yeux écarquillés. Je n'ai pas eu le temps de lui dire adieu, de le remercier pour tout ce qu'il a fait, de lui dire à quel point je l'aime ! Mon styliste lève les deux pouces dans ma direction, je lis dans son regard qu'il me fait confiance. Qu'il me fait confiance pour que je revienne. Je force mes commissures de lèvres à se redresser, et place mes mains contre la parois froide, comme si je pouvais effleurer une dernière fois sa peau pâle.

Le tube s'ébranle, et Loki disparaît. Il fait noir pendant quelques secondes, puis j'émerge soudain à l'extérieur. Le soleil m'aveugle mais je reste immobile, gardant à l'esprit l'avertissement de Qié. « Bouger de votre piédestal avant la fin des soixante secondes d'attente, et les Juges n'hésiteront pas à vous faire exploser la tête, alors tenez-vous tranquille bon sang ! » Ces paroles me paraissent loin, très loin. Une vie entière les sépare de l'instant présent. Je garde la tête haute, et bientôt, mes yeux s'habituent à la lumière éclatante de l'astre du jour. Le ciel est bleu, pas un seul nuage ne le trouble, les oiseaux chantent, les cigales crissent. Le soleil est chaud, je sens ses rayons caresser ma nuque doucement. L'air est pur, aussi pur que l'air de ma forêt, celle où j'arrive parfois à entraîner Papa pour une petite promenade, celle où je passe tout mon temps libre, celle où j'ai appris à me débrouiller, celle où je cueille toutes sortes de baies pendant que Papa et les autres coupent du bois. Celle où Maman a disparu pour toujours.

Devant moi, à un bon kilomètre, un lac, immense et bleu, qui miroite à la lumière du jour. À ma droite, je ne distingue rien d'autre que la Corne d'Abondance où sont entreposés tout un tas de bonnes choses, et qui me bouche la vue. À ma gauche, une rivière nous sépare d'une forêt clairsemée et d'une crête de montagnes. Je vois des éboulements, le terrain est accidenté. Les parois sont raides, la roche est rosée. Quelques arbres s'y agrippent, tous des arbres que je connais un peu, mais qui ne sont pas les miens. Certains ressemblent à des brocolis, je crois qu'on appelle ça des pins parasol. D'autres sont immenses et fins, qui grimpent vers le ciel à des hauteurs vertigineuses. Plus loin, vers l'ouest je présume, puisque le soleil est derrière moi et qu'il se lève à l'est, je distingue ce qui semble être des marécages, mais je n'en suis pas certaine. La question n'est cependant pas là. Du moins, pas encore.

La Corne d'Abondance se dresse à ma droite, fière et impitoyable. J'aperçois des sacs, et des armes, toutes sortes d'armes, qui y sont entreposés. Plus on s'en éloigne, moins les choses paraissent utiles. Tous les autres tributs se tiennent prêts à charger, depuis leurs plaques métalliques toutes à équidistance de la Corne. Le plus proche de moi, sur ma droite, c'est ce garçon du 6, qui a l'air malade depuis le tout début. Il semble horrifié, comme nombre d'autres, en fin de compte. Je tourne les yeux vers la gauche, et croise le regard concentré de Cilal, ce qui a pour effet de me couper le souffle. Un visage connu ! Le garçon me sourit d'un air confiant, ses cheveux flottent dans la brise, ses traits sont crispés par l'appréhension. Il reporte bien vite son attention sur la Corne. Une bouffée de panic m'envahit à l'idée qu'il puisse mourir. À l'idée que l'un d'entre nous puisse mourir. À l'idée que je puisse mourir.

Je tremble de nouveau. Je suis dans l'arène. La peur me noue l'estomac, ma gorge est aussi sèche que du papier. Je suis dans l'arène. Je cherche des yeux à la manière d'une proie affolée Pelan et Rorry, mais ne les trouve pas. Pendant une seconde, je suis soulagée. Peut-être ont-ils été graciés, peut-être ont-ils été ramenés chez eux ! Puis un gong retentit, et je sursaute. C'est le signal. Les soixante secondes réglementaires sont passées. Il est temps de nous entretuer, à présent. Je suis bel et bien dans l'arène.

Des hurlements se font entendre, j'ai vaguement conscience de descendre de ma plaque métallique. Mes pieds touchent le sol, j'ai l'horrible impression que la mine enterrée a explosé, m'arrachant les bras et les jambes, me tuant sur le coup, mais en fin de compte non. Je me crois sauvée, puis mes yeux sont attirés par la Corne d'Abondance, à l'instant où les tributs de carrière l'atteignent. Je vois le garçon du 1, Tod, saisir une longue épée et se tourner d'un bloc vers les autres. Il leur hurle quelque chose que je ne comprends pas, puis s'avance avec un sourire carnassier et décapite le gros garçon du 8, Asann. Le sang gicle dans la lumière du soleil, la lame du tribut en ressort toute gorgée de liquide écarlate. Asann tombe au sol, Tod l'enjambe déjà, prêt à tuer de nouveau. Mes genoux s'entrechoquent d'horreur et je secoue la tête pour me réveiller. Je suis loin d'être sauvée. Je me tourne dans tous les sens, affolée. Que dois-je faire ? Mes yeux tombent soudain sur deux tributs qui se battent en roulant sur le sol, à une vingtaine de mètres de moi. Mon sang ne fait qu'un tour. C'est Rorry.

Je cours à sa rescousse, le cœur battant à tout rompre, mais je n'ai pas fait deux pas que le garçon parvient à se défaire des bras serrés de son ennemie – la fille du 11, Lou je crois – et la tue d'un coup de couteau dans le ventre. Il se redresse, attrape le sac pour lequel il se battait et nos regards se croisent. Son visage s'illumine de son large sourire habituel, et j'oublie la terreur qui m'a saisi en le voyant tuer si facilement. Et puis soudain, il se crispe et me crie quelque chose. Mes yeux s'écarquillent et je me retourne d'un bloc, à l'instant même où un hurlement de colère dangereusement proche parvient à mes oreilles.

C'est la fille du 2, Pedra. Le regard fou, elle court vers moi, une épée à la main. Je recule d'un pas, mais je n'ai pas le temps de songer à quoi que ce soit qui puisse me sauver qu'elle se jette déjà sur moi. L'impact me coupe le souffle, l'horreur me glace le cerveau. Déséquilibrée, je tombe sur le dos, l'air s'échappe de mes poumons et semble ne plus vouloir y rentrer. Je me cogne la tête sur le sol, vois trente-six chandelles danser devant mes yeux. L'autre tribut est bien plus forte que moi, elle a vite fait de m'immobiliser, coinçant à l'aide de ses genoux mes deux bras. J'essaye en vain de me dégager, mais son regard bestiale me cloue au sol aussi bien que son poids. Un sourire sadique éclaire son visage penché sur moi, ses cheveux me chatouillent le cou et les joues. Je lis la folie dans ses yeux marrons, la rage de vaincre, la haine à l'état pur, et mon cœur s'arrête de battre.

- Alors, petite Lily, siffle-t-elle, tu croyais pouvoir m'échapper, hein ?

Elle m'effleure le front avec la pointe de son épée, y traçant une ligne sinueuse et ensanglantée. La douleur me coupe le souffle, et je me prépare à mourir, adresse un adieu silencieux à mon père. Pourtant, les choses semblent vouloir en être autrement. Alors qu'elle lève son arme, se préparant avec délice à me transpercer, un poignard se plante soudain dans sa nuque, la traversant de part en part, m'aspergeant de sang tiède. Pedra ouvre de grands yeux écarquillés par l'incompréhension et, je crois, par la peur, et son poids disparaît soudain, laissant place au visage furieux de Cilal. Il repousse le corps de la fille aussi loin que possible, se penche vers moi, sa colère se muant en inquiétude.

- Lily ! Ça va, tu te sens bien ? Elle t'a blessé ? Lily, dis-moi !

J'essaye vainement de reprendre mon souffle, incapable de dire quoi que ce soit. Cilal m'aide à me relever, examine ma coupure sur le front, me fourre un sac dans les bras. Je vacille une seconde puis parviens à retrouver l'équilibre – et la parole – et je lui chuchote un « merci » à peine audible. Il semble rassuré, jette un coup d'œil au cadavre de Zohya en la traitant de lâche pour s'être attaquée à une fillette comme moi. Ses paroles me paraissent lointaines, je ne suis pas certaine de les comprendre, mais le garçon ne me laisse pas le temps de l'interroger qu'il plante son regard dans le mien, pose ses mains sur mes épaules et m'ordonne :

- Et maintenant, cours.

Il me désigne la forêt, au sud, me dit de m'y cacher, me promet que lui et les autres me rejoindront dès qu'ils seront assez équipés. Je bafouille une seconde, inquiète pour lui, pour Rorry, pour Pelan, pour Helen et Sigo, mais le garçon me plante un baiser sur la joue, me pousse vers la forêt avec insistance. J'ai peur, très peur, de ne plus jamais le revoir, peur qu'il meurt sans que je puisse rien faire pour le sauver, mais je lis la détermination dans son regard, et une étrange certitude qu'il ne mourra pas aujourd'hui m'envahit. Je hoche la tête avec difficulté, tout en chargeant le sac qu'il m'a donné sur mon dos. Un sourire passager illumine son visage et il me chuchote :

- On se reverra, Lily. Je te le promets. Mais en attendant, file, et vite !

Je fixe une dernière fois les yeux dans les siens bleus comme le ciel, puis j'obéis. Je fais volte-face et cours, de toute la force de mes jambes tremblantes, vers la rivière qui me sépare de cette forêt qui paraît si paisible. J'atteins le cours d'eau très rapidement, m'arrête une seconde avant d'y pénétrer. Il est jonché de galets plats et peu profond, l'eau m'arrive à peine à la cheville. Le courant est tranquille, il rebondit doucement sur les pierres qui parsèment son fond. Je reprends mon souffle et m'élance. J'ai tôt fait de le traverser, et l'eau ne me rentre même pas dans les chaussures. Je l'effleure du bout des doigts, me rends compte qu'elle est glaciale. J'atteins la berge, me tourne vers la Corne d'abondance. Et mon cœur s'arrête.

Etrladan se trouve de l'autre côté de l'eau, un énorme marteau à la main. Devant lui, qui le supplie de la laisser vivre, il y a la grande fille du 3, Zohya. Un sourire carnassier passe sur le visage du garçon au cou de taureau et il lève son arme, fracassant d'un seul coup le crâne de la tribut. Un haut-le-cœur me prend, je recule à tâtons, les yeux fixés sur le carnage qu'Etrladan commet. Il frappe la fille une fois, deux fois, dix fois, pourtant je sais que le premier coup a suffi à la tuer. Je file me cacher entre les arbres, soucieuse de ne pas être aperçu. S'il me voit, je ne donne pas cher de ma peau. Je bute soudain contre quelque chose, tombe sur les fesses. Je me tourne vers la forêt, croise deux paires d'yeux bleu marine qui m'observent, aussi abasourdis que moi. Ce sont les Jumeaux du 4, dont je ne me souviens même plus des noms. Nous nous dévisageons une seconde, puis un hurlement rageur nous fait redresser la tête.

Etrladan nous fixe de ses yeux fous et, sans hésiter une seconde, je me tourne d'un bloc et cours vers les arbres. J'entends les Jumeaux faire de même. Ils me suivent, mais ce n'est pas d'eux que j'ai peur. Je file à travers les arbres, sans jamais regarder derrière moi. Les deux tributs du 4 sont derrière moi, leurs respirations sont haletantes et irrégulières. Je parviens à garder la mienne un long moment, le sang battant violemment à mes oreilles, une seule idée en tête : échapper à Etrladan. Le terrain est accidenté, je vois souvent, au dernier moment, un terrier de lapin se distinguer dans la terre sèche et recouverte d'épines de pins que j'évite de justesse d'un bond incontrôlé. Je cours longtemps, très longtemps, persuadée que le taureau du 2 est à mes trousses. Bientôt cependant, je tombe sur un amas de roches rouges qui me force à m'arrêter nette. Il grimpe haut, très haut, dépassant la cime des arbres, pourtant je suis quasiment certaine de ne pas avoir couru assez pour parvenir à la crête de montagnes que j'ai remarqué depuis la Corne d'abondance.

Je tremble des pieds à la tête, je suis couverte de sueur, les battements de mon cœur sont irréguliers. Je m'appuie une seconde sur la roche fraîche, étonnée par sa couleur, et essaye vainement de reprendre mon souffle. Autour de moi, je n'entends rien d'autre que le crissement des cigales et le chant des oiseaux. Ce sont des geais moqueurs, je crois, et ils chantent à tue-tête, comme si tout allait bien. Aucune trace nulle part des Jumeaux, ni du tribut du 2. Je finis par décider que si les oiseaux chantent, c'est que tout va effectivement bien. J'ai l'impression que quelque chose ne va pas, que je dois bouger d'ici, et vite, pourtant j'en suis incapable. Si quelqu'un arrive, je serais acculée contre ces roches, et je ne pourrais pas fuir. Fuir... des fragments de conversation lointaines me reviennent en mémoire et je souris, presque malgré moi.

« - Et toi, que sais-tu faire ?

- Je grimpe aux arbres et je me débrouille pas trop mal niveau vitesse.

- Des qualités parfaites pour fuir, en somme.

- Une tactique comme une autre. Après tout, la fuite est sûrement ma seule chance. »

Qié. Je me demande bien ce qu'il pense, à l'instant, s'il me voit. J'ai beau réfléchir, je n'en ai aucune idée. Du soulagement, de la colère, de l'inquiétude ? Je pense une bonne minute au mentor avant d'avoir pleinement retrouver mon souffle. J'inspire longuement, mon cœur affolé se calme enfin. Ma gorge ultra-sèche me rappelle douloureusement à l'ordre et je passe mon sac sur mes genoux, en ouvre la fermeture, les doigts tremblants. J'examine son contenu avec méthode. Des bandes et des pansements. Un désinfectant puissant, un flacon de teinture d'iode pour purifier l'eau, une boite de comprimés pour arrêter la douleur. Une longue corde d'escalade, des mousquetons, une lampe torche. Des pèches séchés, des lanières de bœuf, un paquet de ce qui ressemble à des tomates mais qui auraient la taille de cerises. Et une gourde d'un litre et demi, désespérément vide. Je grince des dents, la bouche plus sèche que jamais. Je fourre toutes mes affaires dans le sac, me force à me lever et décide de grimper jusqu'à une sorte de plate-forme entre deux roches, à cinq ou six mètres du sol.

Mais, à l'instant où je pose la main sur une pierre stable et fraîche, une voix derrière moi me fait soudain me retourner d'un bloc, le cœur crispé par la terreur.

- Aha, te voilà !


Ahah, je suis pas très gentille quand même... :P

A votre avis, qui est-ce ? Niark niark niark je suis maléfique !

J'espère que ça vous a plu, en tout cas,

la suite d'ici la fin de semaine prochaine ! :)