Attention! La cote est maintenant montée à M pour relations homosexuels plus ou moins consentantes (on le sait au fond qu'il le veut XD) explicites, autrement appelé lémon sulfureux. Si vous n'aimez pas, c'est le temps de changer de page!
Bon, maintenant que j'ai fait fuir ceux qui n'aiment pas les lémons, je vais faire fuir ceux qui les aiment en disant ceci : ce n'est pas pour ce chapitre. Désolé de vous décevoir, mais comme la fin laisse présumer de la suite, je voulais changer la cote d'avance, question de ne pas trop vous choquer. Résultat, vous êtes frustrés à la place, mais bon, pour tenter de me pardonner, je vous promets un vrai bon lémon juteux pour le prochain chapitre.
Ceci étant dit, voici le tour de Himekawa. J'ai réécouté l'épisode 5 comme référence, mais finalement, j'ai fait quelque chose d'assez différent. C'était à prévoir, étant donné que Hilda n'est pas là et que je tente - je dis bien tente - de faire un yaoi. Alors, voilà!
Bonne lecture, et vous pouvez me laisser des commentaires même si c'est pour me menacer de mort (non je ne pense à personne en particulier...) parce que je n'ai pas écrit tout de suite le lémon...
Furuichi se croyait à l'abri d'une catastrophe. Il aurait dû savoir, depuis tout ce qui lui était déjà arrivé, que derrière le calme apparent se cachait une tempête prête à éclater. Avec son positivisme naturel, il croyait vraiment que rien d'autre n'arriverait dans la journée. Malheureusement pour lui, il ne savait pas à quel point il avait tort.
Il se trouve que les nouvelles circulaient vite dans le lycée Ishiyama et que l'information de la défaite de Kanzaki avait déjà fait son chemin jusqu'à un autre membre du Tohoshinki. Ce dernier, nul autre que le successeur de la compagnie Himekawa dont le moyen de persuasion le plus efficace était le portefeuille, réalisa rapidement que les quatre membres les plus puissants de leur lycée étaient menacés par cet élève de seconde qui manifestait une force incommensurable. C'est pourquoi il décida qu'il devait intervenir et arrêté ce délinquant bas de gamme avant qu'il ne jette à terre toute la hiérarchie bien établie de ce micro univers qu'était leur école.
Après quelques coups de fil, plusieurs promesses de chèque et certaines négociations houleuses, le jeune adulte à la coupe dont le gout était à discuter établit un plan qu'il croyait sans failles pour mettre cette raclure hors de danger. Les informations étaient son credo et la manipulation de cesdites informations était sa spécialité. Il était au courant de l'amitié que vouait ce monstre à son meilleur ami et savait bien que c'était sa plus grande faiblesse.
Ne se sachant pas dans la ligne de mire d'un des plus dangereux délinquants de l'établissement, Furuichi, sans inquiétude aucune et plutôt avec soulagement, se débarrassa de son meilleur ami qui le gênait plus qu'autre chose. Oga avait bien voulu l'empêcher de partir, mais le garçon aux cheveux argentés avait été trop rapide. Il était spécialiste dans la fuite, après tout c'était sa seule technique de combat – si on peut la nommer comme telle.
Notre délinquant favori avait tout de même un mauvais pressentiment, mais il laissa de côté son intuition et préféra chercher le chemin jusqu'à chez lui. Il n'avait rien noté ce matin et n'était pas certain de retrouver la direction de sa maison. Et de fait, il tourna en rond longtemps avant de finalement apparaitre comme par magie devant sa porte. D'un haussement d'épaules, il ouvrit la porte et entra dans sa chambre.
Pendant ce temps, l'adolescent aux yeux gris trainait dans le centre-ville. Il regardait les filles et essayait de partir des conversations, sans succès. Fatigué de ses échecs cuisants, il décida plutôt de marcher vers la rivière et de s'assoir sur l'herbe. Il contempla alors les nuages et réfléchit aux derniers évènements advenus dans sa vie. Il se rappela en rougissant le baiser de la veille et se demanda pourquoi il y avait répondu, ce qui avait bien pu le motiver à seulement imaginer lui répondre. Il se souvint également de ce matin même, du fait qu'il avait trouvé son ami séduisant bien malgré lui. Tant de questions qu'il se posait restaient sans réponses – disons plutôt qu'il refusait d'admettre qu'il connaissait déjà les réponses, ce qui revient au même.
Il était tellement dans son monde – il l'était trop souvent pour son propre bien, depuis quelque temps – qu'il ne remarqua pas des ombres se faufiler dans son dos. Il n'eut même pas le temps de sentir un courant électrique le parcourir avant de s'évanouir.
Lorsqu'Oga reçut le coup de téléphone, il était dans sa chambre en train de jouer à Dragon Quest. Il ouvrit son portable et, reconnaissant le nom de son petit ami, il répondit immédiatement. Il n'eut besoin que de quelques secondes avant de réaliser qu'il ne s'agissait pas de Furuichi. Il demanda alors, avec son sérieux inhabituel mais menaçant, ce qui était arrivé à son meilleur ami. La voix lui répondit alors de se rendre à un certain endroit avant une heure, sinon l'otage risquerait de ne pas passer la nuit.
Il raccrocha alors et se leva, prêt à aller le sauver. Toutefois, en descendant les escaliers, il réalisa qu'il ne connaissait pas le lieu du rendez-vous. Il entra alors dans la cuisine et, repérant sa grande sœur, il lui demanda de le lui indiquer. Celle-ci, avec un soupir, lui dessina une carte que même un expert en décodage n'arriverait pas à lire. Notre adolescent démoniaque l'empocha sans se poser plus de questions et sortit de la maison.
Pendant ce temps, Furuichi s'éveilla dans un lieu inconnu. Il tenta de se relever mais réalisa rapidement qu'il était attaché. Il leva les yeux et parcourut les environs du regard : il était dans une pièce en ruine, dont les fenêtres étaient brisées et tous les meubles défaits. Cela ne faisait aucun doute, il était dans un immeuble désaffecté. Ses pupilles se posèrent finalement sur une silhouette dont la chevelure ne laissait aucun doute quant à l'identité de son possesseur. Il réalisa avec horreur qu'il s'agissait du deuxième membre du Tohoshinki qu'il rencontrait dans la même journée. Il se demanda ce qui pouvait le motiver à le kidnapper, alors qu'il ne lui avait rien fait, mais la réponse vint instantanément : Oga. Puisque ce dernier représentait une menace, ayant déjà battu un membre de leur quatuor, Himekawa espérait surement l'atteindre de cette façon et peut-être même le mettre hors jeu.
Encore une fois, son ami délinquant l'avait entrainé sans son consentement dans une situation rocambolesque digne d'un manga shounen. Furuichi commençait vraiment à se demander s'il avait mal agi dans une vie antérieure et si le karma l'avait rattrapé lorsque son agresseur, qui avait remarqué ses mouvements, s'approcha de lui et lui expliqua la situation :
- Bon, maintenant que tu es réveillé, je suppose que c'est le temps d'appeler Oga-kun. Donne-moi ton portable.
Comme l'adolescent aux poings liés le pensait, c'était bel et bien la faute de l'amnésique s'il était dans cette situation et il se promit de prendre sa revanche. Le délinquant en terminal ne prit même pas la peine d'attendre sa réponse et alla chercher l'appareil électronique par lui-même dans ses poches, en profitant au passage pour le toucher un peu plus que nécessaire. Furuichi se sentait mal à l'aise, mais il n'avait pas encore compris la portée de son geste. Il ne songeait même pas au fait qu'on pourrait vouloir profiter de lui, étant donné qu'il était un homme et qu'il se considérait conséquemment comme inintéressant aux yeux d'un autre homme. Toutefois, encore une fois, il ne savait pas à quel point il avait tort.
Après le coup de fil, ils attendirent pendant un bon moment jusqu'à ce que le plus vieux fasse remarquer que cela prenait du temps. Comme le lecteur l'aura deviné, notre protagoniste préféré était à dire vrai perdu. La carte qu'il tenait dans ses mains lui était plus nuisible qu'autre chose et il décida finalement de s'en remettre à son instinct, qui lui indiqua le bon chemin à prendre.
Pendant qu'il tournait en rond, Himekawa menaça Furuichi que son sauveur était mieux d'arriver bientôt ou sinon il en pâtirait. La victime ne lui répondit pas, trop occupée à implorer la grâce de Dieu – malgré son athéisme – pour que son meilleur ami vienne le sauver. Pour l'instant, il ne se préoccupait plus que ce soit de sa faute s'il était dans cet état, il voulait simplement s'en sortir.
L'adulte, ennuyé par l'attente et par le manque de réaction de la part de sa proie, s'approcha de celle-ci et commença à défaire les boutons de sa chemise. Les yeux gris se remplirent alors à la fois d'appréhension et d'incompréhension. Furuichi n'eut cependant pas le temps de réfléchir plus activement à ce qui lui arrivait, parce qu'Oga choisit ce moment précis pour faire son entrée, démolissant au passage la porte qui ne tenait déjà plus sur ses gonds.
Himekawa sourit de toutes ses dents face à l'apparition et posa sa question habituelle, après s'être relevé :
- Combien?
Toutefois, notre cher Ogre, qui se découvrit soudainement un côté possessif surdéveloppé, ne se préoccupa nullement du sens de ce mot et se contenta de lui asséner son fameux coup de poing en plein ventre. Il réalisa rapidement que son adversaire avait triché en cachant une plaque de céramique sous ses vêtements, mais cela ne l'empêcha pas de le faire voler jusqu'au plafond. Lorsqu'il retomba, il s'en approcha, l'attrapa par le col et lui murmura de la façon la plus menaçante qui soit :
- Y'a que moi qui aie le droit de toucher Takayuki, c'est clair?
Himekawa hocha la tête avec énergie. Oga le souleva alors de terre et le lança lui aussi à travers la fenêtre. Plus tard, le successeur d'une très grande compagnie se retrouverait dans la même chambre d'hôpital que son meilleur ennemi et lui disputerait une banane pour un prix absolument exorbitant, mais tout ceci fait partie d'une autre histoire, alors revenons plutôt à la nôtre.
Se retournant vers son meilleur ami, notre personnage principal dit alors :
- Bon, maintenant, quelque chose de plus urgent m'attend.
Furuichi reconnut son rictus et ne put s'empêcher de songer que d'être kidnappé par Himekawa était peut-être moins dangereux que de devoir faire face à la jalousie démesurée de son petit ami improvisé.
