Je sais que je n'ai pas donné de nouvelles depuis... *ahem* je crois que je vais m'abstenir de le dire. Mais ! Mais maintenant je suis revenue et je compte bien finir cette histoire très bientôt. Vous allez voir bientôt Aoi, mais j'irai pas jusqu'à Tojo finalement. Il reste donc probablement un ou deux chapitres.
Voilà donc le lemon. Enfin, je ne sais pas quoi en penser. Il n'est pas super long, déjà. Je crois avoir gardé le même esprit que le début de l'histoire, ce qui veut dire qu'en fait ça risque d'être un peu humoristique -_-'' J'aurai fait mon possible !
Bonne lecture !
Oga s'approcha rapidement de Furuichi et s'agenouilla devant lui. Ce dernier recula, dans une vaine tentative de s'extraire d'une situation dans laquelle il ne voulait absolument pas être plongé, mais son assaillant lui barra le chemin en le forçant à s'étendre sur le dos. Il s'agenouilla alors à califourchon sur lui et, sans quitter son sourire, se pencha pour le regarder dans les yeux.
- Takayuki, t'es qu'à moi, c'est clair? Je te défends de toucher qui que ce soit, de te faire toucher par qui que ce soit, de seulement regarder quelqu'un d'autre que moi!
Une lueur de peur passa dans les yeux argentés. Leur possesseur réalisa soudainement toute l'ampleur de sa situation et tenta de se sortir une fois de plus de l'emprise de son agresseur, mais ses liens dans son dos l'en empêchaient. De toute façon, le lycéen aux cheveux marrons ne l'aurait pas laisser partir, il le savait bien.
C'est ainsi que les yeux noirs se fermèrent et que les deux bouches se rencontrèrent. L'adolescent abusé tenta par tous les moyens de briser leur échange, mais il n'avait plus de force. Il se refusa cependant à réfléchir à la raison de ce manque soudain de réaction et décida plutôt de ne plus penser à quoi que ce soit. Il ferma donc les yeux à son tour et se laissa faire. Il répondit éventuellement au baiser avec fougue et ne se soucia plus du tout de quoi que ce soit. Tout avait été effacé de sa tête, plus rien n'importait que la langue qui ravageait son orifice et lui enlevait toute volonté.
Oga profita du calme apparent de sa victime pour promener ses mains sur son torse à découvert. Chaque caresse qu'il fit produisit un gémissement qui résonna dans leur bouche à tous les deux. Brisant le baiser, le dominant enfouit sa propre bouche dans le cou de son dominé et en mordilla la peau. Il laissa plusieurs marques rouges, prouvant par le fait même et sans l'ombre d'un doute que son meilleur ami n'était qu'à lui.
Il s'attaqua ensuite rapidement à la fermeture éclair de l'adolescent qui retrouva instantanément ses esprits. Oga était sérieux, il comptait réellement... le lycéen aux cheveux argentés se sentit soudain réellement mal. Il se débattit de plus belle, mais toutes ses tentatives d'évasion échouèrent. Il ne pouvait pas se laisser faire! Il ne le pouvait pas, et pourtant... ses caresses n'étaient pas si désagréables. Pour un délinquant, il était même plutôt tendre. Son habituelle violence semblait domptée au profit d'une délicatesse que personne n'aurait pu soupçonner.
Le visage en feu, Furuichi décida de ne rien décider. L'inaction est la meilleure des actions. Puisqu'il ne pouvait pas s'extraire de cette situation, il tenterait d'en profiter au maximum. La réflexion n'était de toute façon pas de mise : son instinct avait déjà repris le dessus.
Peut-être le lecteur connait-il les rumeurs au sujet de la perversité de Furuichi, autrement appelé Kimoichi. Dès lors qu'il accepta son attirance pour son meilleur ami, il devint plus entreprenant. Tel était du moins son intention, mais ses liens l'empêchaient de bouger, et donc d'entreprendre quoi que ce soit.
Oga, qui, pendant ces quelques secondes d'irréflexion de la part de son uke, avait rapidement fait disparaître son pantalon et ses sous-vêtements, lança un rapide coup d'œil à son visage déformé par le désir. Il s'y pencha pour engager un nouveau baiser, tout en empoignant enfin le sexe de son petit ami. Ce dernier couina et dans un ultime effort, il réussit à se défaire de la bouche de son tortionnaire pour lui demander sur un ton extrêmement bas et aguicheur :
- Détache-moi, Oga !
L'interpelé, aussi têtu qu'à l'accoutumée, se contenta de murmurer sur un ton plus bas encore :
- Non...
- Oga, répondit-il, essoufflé par les caresses qui n'avait pas arrêtées, je t'en prie !
Le brun ignora totalement sa complainte et s'attaqua à ses tétons avec sa bouche, ce qui fit gémir sa victime de plus belle. Furuichi tentait tant bien que mal de garder la situation en main, mais plus elle avançait et moins il avait le contrôle. Il n'était consentant qu'à moitié, et encore, il ne pouvait même pas agir à sa guise ! S'il avait été honnête avec lui-même, il aurait réalisé que d'être dominé de la sorte l'excitait plus que tout. Cela dit, nous le savons tous, il n'a jamais été le meilleur pour écouter ses propres instincts. C'est pourquoi il tenta une ultime supplication :
- Oga, s'il te plait, détache-moi !
Il leva enfin la tête, plongea son regard obscurci par le désir dans le sien. Son souffle était court, la sueur le recouvrait, mais plus que tout, son visage était étonnamment sérieux, plus qu'il ne l'avait jamais été. Furuichi, impressionné, dégluti et attendit sa réplique :
- Takayuki, lui souffla-t-il, appelle-moi Tatsumi.
L'argenté, dont le jugement était voilé par la passion, opina et s'exclama, le souffle court :
- Tatsumi...
Oga ne répondit rien. Il se contenta de lui montrer les doigts de sa main droite, dans le but que Furuichi les humidifie. Ce dernier s'occupa de sa tâche sans rechigner, ce qu'il aurait peut-être trouvé étrange s'il avait pris la peine de réfléchir. Il s'exécuta même avec sensualité, les suçant comme s'il s'occupait d'une tout autre partie de son anatomie. Son conscient l'avait pour de bon quitter, laissant pour seul maitre son désir débordant.
La brute ne perdit pas de temps et enfonça l'index humidifié dans l'intimité de son petit ami. Ce dernier gémit fortement, mais ne cria que quand un deuxième doigt s'enfonça. Le brun était vite en affaire et l'argenté songea à se plaindre, avant de réaliser qu'il voulait lui aussi que ce soit plus rapide. C'est pourquoi il lança un regard suppliant à son ami et lui demanda, entre deux gémissements :
- Tatsumi... s'il te... plait...
Pour une fois, il se montra complaisant et accéda à ses demandes – il le faisait seulement quand cela l'arrangeait, doit-on conclure. Il se débarrassa de ses vêtements et montra une érection bien en forme. Furuichi n'eut pas le temps de la voir longtemps, car il s'enfonça rapidement en lui.
L'argenté cria, se débattit fortement. Sa conscience, avec la douleur aigüe, venait de refaire surface, et il implora son meilleur ami de se retirer :
- Oga, j'ai mal ! Sors !
- J'ai dit, murmura-t-il de façon menaçante, de m'appeler Tatsumi !
Furuichi arrêta de se débattre et plongea le regard dans les yeux marron qui le surplombaient. Entre la jalousie et le désir se trouvait une émotion qu'il n'aurait jamais cru voir : de l'amour. Il réalisa enfin que son meilleur ami l'aimait réellement et que s'il s'y prenait certes de la mauvaise façon, il s'agissait d'abord d'une preuve de son amour. Attendri, il décida de lui laisser une chance.
Cependant, quand il tenta un premier mouvement, Furuichi changea de nouveau d'avis – une vraie girouette, ce Kimoichi – et supplia, avec la force qui lui restait, qu'on le relâche. Oga n'en tint pas rigueur et sourit, avant de l'embrasser, le taisant par la même occasion.
Les mouvements reprirent et au bout d'un moment, il atteignit enfin le point sensible du lycéen. Il cria d'extase et s'exclama :
- Oui ! Plus fort !
Le brun garda le même angle et bientôt, son partenaire ne put retenir ses gémissements. Tous deux ressentaient un plaisir bien au-delà de leur espérances. Il monta en flèche jusqu'au point ultime : Furuichi jouit en prononçant le prénom de son petit ami et fut bientôt suivi par celui-ci qui fit de même.
Recouvert de sa semence sur son torse et de celle de son amant à l'intérieur de lui, l'adolescent représentait la luxure à l'état pure. Oga, obnubilé par la vision qui s'offrait à lui, resta un moment immobile, avant de se retirer de lui et de se laisser tomber à ses côtés.
Ils reprirent leur souffle en cœur, profitant du bienêtre post orgasmique qui les submergeait. Ce n'est qu'après quelques minutes que Furuichi reprit enfin ses esprits et ordonna à son petit ami :
- Oga, détache-moi !
- Je t'ai dit de m'appeler Tatsumi. T'as vraiment aucune mémoire !
L'argenté se fâcha enfin et beugla :
- Oga, merde, je suis attaché moi !
- Ta-tsu-mi, insista l'autre en le narguant.
Après un soupir, il consentit enfin :
- Okay, Tatsumi ! T'es content ?
Il eut un sourire inquiétant et répliqua :
- Maintenant on sort ensemble, n'est-ce pas ? Tu vas plus faire semblant que non, pas vrai ?
Toujours attaché et un peu perdu, Furuichi réalisa qu'il n'y avait vraiment aucune porte de sortie et cria par désespoir :
- Oui ! Bon, maintenant, tu me détaches ?
L'adolescent accéda enfin à sa demande et le détacha. Le dominé se nettoya un peu avec un mouchoir qu'il trainait toujours dans ses poches et se rhabilla. Il n'avait qu'une seule envie pour l'instant : retourner chez lui et prendre une bonne douche bien chaude.
Oga l'accompagna pour tout le chemin et le laissa seulement à sa porte, où il insista pour l'embrasser profondément. Il n'était plus qu'une question de temps avant que tout le monde sache que Furuichi sortait avec son démoniaque meilleur ami. Maintenant, il était certain qu'il ne pourrait jamais sortir avec une fille.
