Petit message pour SoSweetySoCrazy, merci pour ta review, eh ben non, même pas fait exprès, mais comme tu le verras dans le prochain chapitre, j'ai bien enlevé le gras et l'italique, je l'ai même retiré dans le 3 ;)

Merci à Siham 84, Sochic 88, The DollJuuu, lea228, Annetoutsimplement, popo et re-merci à Galswinthe pour vos reviews et vos encouragements.

Merci également à MaudeBlackCullen, arka21, tixxit, pyreneprincesse, lyry, Marie-mi, Kacie27, p'titeCullen, Soihra, kikile-78, , Shitsuren-kitsune-tsuku, kara walness, Elfia, patoun, mimi94r, x-estelle, Nilua, Dangerous-Stupidity, Sonia 7662, Idrill, evermore04, twilight3513, pepool et Asuna 69, en espérant que je n'ai pas trop écorché vos pseudo.

Bonne lecture à vous tous et toutes.

4

Une nouvelle semaine qui débute, après un week-end mouvementé. Je ne suis pas allée voir mon père. Je me suis fait dorloter par mes voisins. Même en début de semaine, ils se sont débrouillés pour que l'un d'eux s'occupe de la pauvre petite chose que je suis. Mardi est là, je suis debout, enrhumée, mais en dehors de ça, tout va. James étant médecin, je ne craignais rien.

Me voilà de retour dans le sous-sol, à regarder mon linge, toujours dans la cuve du sèche-linge.

- eh bien tu es bon pour être relavé.

- James ne mentait pas, tu parles à ton linge. Tu as une préférence pour tes petites culottes, ou tu es plutôt du genre chaussettes et collants.

- très drôle monsieur Masen, très drôle.

- je te cherchais, j'ai fait une salade césar et la sauce qui va avec.

Il est appuyé contre la porte, et tient du courrier dans ses mains. Il est habillé simplement mais il n'en reste pas moins sexy.

- tu l'as fait tout seul.

- quoi, la sauce ? Parfaitement ma petite dame. Alors, tu n'as pas un petit creux.

- je meurs de faim.

Il prend ma panière à linge, y glissant le courrier qu'il avait dans les mains. Il me passe devant arborant un air digne. Je ris du comique de la situation. Mon proprio me porte mon linge et me prépare à manger. Je remets pieds dans le monde présent et repense à ce qu'il tenait en mains.

- il y en a pour moi.

- je ne sais pas, dit-il, j'ai tout pris. Il doit y en avoir pour les anciens locataires, également. Tu viens ?

- je te suis patron.

Il s'est arrêté devant moi, me regarde, puis ré-ouvre la marche dans les escaliers. Il dépose le panier en haut des marches et se dirige vers son appart. Je le suis contente d'avoir quelqu'un de si gentil comme nouveau propriétaire et voisin. Je repense à ce qui s'est produit dans ma salle de bain, je souris, depuis, nous nous tutoyons.

- tu ne m'as pas dit pour les dégâts au second.

- rien d'irréparable ou qui ne soit remplaçable.

- raconte.

- le plafond est à repeindre, mais l'eau est tombée en grande partie dans la baignoire d'angle qui se trouve sous la tienne.

- heureusement que les Sloan voyaient les choses en grand.

- oui, mais dans ta salle de bain aussi il va falloir faire des travaux.

- je sais, j'assume.

- tu parles, je verrais avec l'entrepreneur qui viendra faire le constat.

- ah.

- je rigole, dans tous les cas, il y a des travaux de rénovation à prévoir. Je te propose un deal ?

- lequel ?

- tu as vu que James n'est pas du genre manuel.

- j'ai cru comprendre ça.

- donc, je te propose de m'aider dans les travaux et je ne demande aucuns dédommagements financiers.

- ok, mais seulement si tu acceptes que je participe pour l'achat des matériaux.

- surement pas.

- Edward ?

- non, Bella ! Bon, ne fais pas cette tête, je te propose de repeindre avec moi, murs et plafonds, et . . . un diner.

- c'est un rancard que tu me proposes. Ton cher James ne va pas être jaloux ?

- pourquoi tu l'appelles toujours mon James.

- ben, vous êtes ensembles . . . non ? il parle de toi comme si tu étais sa moitié, donc j'en ai conclu que s'était le cas.

Il éclate de rire, en entrant dans sa cuisine. Il pose ses mains sur le rebord de l'évier et rit à s'en décrocher la mâchoire. Je le regarde. Je ne sais pas si je dois rire moi aussi. Il se tourne vers moi, m'offrant une vue sur ses prunelles vertes. Il fait un pas vers moi. Il a un regard rieur, il a l'air décidé et je n'aime pas du tout ce que je vois, ce que je lis au fond de ses yeux.

- euh, tu fais quoi là.

- mais rien, dit-il, un sourire en coin aux lèvres.

- tu ne t'approches pas de moi Masen, ou je te fous la racler de ta vie.

- mais oui ma petite Swan, j'ai peur.

Je recule d'un pas et me retrouve contre le mur. J'ai les mains à plat sur la paroi légèrement glacée. Je tâtonne pour trouver le chambranle de la porte, me déplaçant vers elle.

- non, non, non Bella chérie, tu as mérité que je réponde à tes doutes.

- je n'ai pas de doutes, tu fais ce que tu veux avec qui tu veux.

- oui, tu as raison.

Je n'ose plus bouger, je ne sais pas ce qui va ce passé, ou simplement je ne le sais que trop bien, mais je n'arrive pas à fuir. A le fuir. Mes yeux sont hypnotisés par les siens. Je ne souhaite pas m'enfuir, je ne vois que ses lèvres. Il approche de moi, se trouvant à moins d'un mètre. J'ai le corps parcourus de frissons.

- non, s'il vous plait.

- tu me vouvoie, je croyais que depuis ton petit bain, tu voulais que je te tutoie ?

- oui, mais non. Je dois partir.

- on n'a pas encore mangé.

- plus faim du tout.

Il s'approche encore, réduisant l'écart qui nous sépare. Il entre dans mon espace intime. Moins de cinquante centimètres. Il place ses mains de chaque côté de mon visage. Je ne peux m'empêcher de lever les yeux vers lui. Nous ne pouvons pas nous quitter du regard, je suis encrée dans les siens et lui dans les miens.

- non Edward. Je ne veux pas.

- je n'en suis pas si sûr que ça.

En une seconde, le trop plein d'émotions de ce week-end me submerge, et je sens les larmes me monter aux yeux, je sens que tout tourne autour de moi.

- je-ne-veux-pas-Edward.

- Bella, pourquoi ces larmes, je ne t'aurais pas blessé.

Il se redresse et m'attire contre lui. J'ai le visage contre son torse, mon arcade contre sa clavicule. Je respire doucement son odeur. Je l'aime cette odeur, c'est celle d'un homme et fichtre, cela fait des lustres que je n'ai pas senti un parfum aussi agréable. Le malaise grandit, j'ai la tête qui tourne et la pièce commence à se transformer en attraction de fête foraine.

- oh Bella, je suis désolé, c'était un jeu, je ne voulais pas te faire peur.

- . . .

Il me caresse les cheveux, affirmant un peu plus la pression de sa main sur mes épaules, qu'il tient fermement contre son torse.

- suis désolée, je ne sais pas ce que j'ai.

- ne dis rien, je suis qu'un idiot, j'ai voulu te prouver que tu avais tort. Je n'ai même pas vu que tu avais peur.

Il se penche vers moi et m'embrasse le sommet du crâne. Je ne sais pas ce qui me prend, mon corps est pris de soubresauts. Je sens la pression de nos de corps s'intensifiait. Des sanglots s'échappent de ma bouche. Je sens alors ses bras passer sous mes jambes. Et voilà, je me retrouve en apesanteur, avançant vers le salon, puis vers la chambre.

- où tu m'emmènes ? Dis-je paniquée.

- je n'ai pas de canapé Isabella, alors fais-moi confiance.

Il entre dans sa chambre. Il s'arrête sur le pas de la porte, puis lentement, il se dirige vers le matelas posé au sol

- tu vas te reposer ici, le temps que je nous prépare un truc à grignoter.

- Edward.

- chut.

Il me dépose en douceur sur le futon, me couvre avec la couette de son lit. Il me sourit. Alors qu'il se redresse, j'attrape sa main.

- restes, s'il te plait.

- Bella.

- je ne veux pas être seule, s'il te plait.

- tu es sûr.

- mmmh.

Il me regarde avec tendresse, puis se met à genoux à côté de moi. Il pose ses mains de chaque côté de mes épaules et m'enjambe. Je m'aperçois alors que le matelas, en plus de se trouver à même le sol, est collé contre le mur.

Il s'installe dos à la cloison. Il glisse son bras au-dessus de ma tête, pliant le coude et appuie sa main contre sa joue, plongeant ses yeux dans les miens. Je lui souris à mon tour. Je baisse mon regard vers son torse, je suis troublée.

- ça va mieux.

- mmmh.

- tu veux un câlin.

- mais non, m'écriai-je. J'ai simplement du mal avec les hommes.

- allé, fais pas ta timide. Après tout tu penses que je suis homo, non ?

Avant que je ne puisse réagir, il m'attire contre lui. Il reprend ses caresses, de mes cheveux jusqu'à mon dos cette fois. Je n'ai pas envie de me plaindre. C'est agréable après tout et puis on ne fait rien de mal.

Alors, m'abandonnant aux bons soins de mon voisin de couche. Lentement, je me relaxe et je sens que mes tremblements s'estompent pour totalement disparaitre. Finalement, le sommeil me gagne et mes yeux se ferment. Je m'endors en douceur, m'abandonnant aux bras protecteurs de mon nouvel ami.

Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi, j'ai fait un rêve délicieux. Je me vois allongée dans la prairie, toujours les mêmes fleurs, mais près de moi, ce n'est plus cet être de lumière dont je ne pouvais pas voir le visage. Non, c'est Edward. Et sa peau est parsemée de milliers de diamants. Le soleil se reflète sur elle et fait apparaitre une pluie d'arc-en-ciel. Il est beau et c'est moi qu'il regarde. Il a les yeux plongés dans les miens et je sais, je sais quoi ? Je ne sais rien. Mes lèvres s'approchent des siennes. « Elles sont aussi douce qu'un pétale de rose ». Comme dans tous les rêves, il nous est impossible de parler. Et puis un songe ne peut pas nous blesser, alors je laisse mes mains et mes lèvres investir son intimité. Je caresse ses cheveux, son cou, le parsemant de milles attentions, de milles baisers. Je glisse mes mains sous son t-shirt, murmurant son prénom. « Tu es si beau », pensai-je encore.

Un raclement de gorge me sort doucement du sommeil, m'étant fin à mes ébats chimériques. Je tente de bouger les bras, mais je ne peux rien faire. Je suis enfermée dans l'étau des bras de mon sauveur. Je ne suis pas la seule à avoir piqué un roupillon. J'ouvre les yeux, et je rencontre les émeraudes de mon voisin de lit. Il m'embrasse le bout du nez. Je frissonne et je ris, lui tirant la langue.

- bonjour vous.

- coucou monsieur.

-bien dormie ?

- oui, grâce à toi et tes bons soins, merci.

- oui, coucou à vous aussi, je ne vous dérange pas trop ?

Notre bulle éclate. Je me retourne vers la porte, je sais qu'Edward fait de même. James nous dévisage, il est en colère, mais je ne vois pas pourquoi. Surtout que maintenant je sais qu'ils ne sont pas en couple. Puis nous avons rien fait qui justifie le ton qu'il a employé. Je le regarde avec attention, il m'ignore, il ne regarde que son pote. Peut-être, qu'Edward jouait à l'hétéro avec moi. Je regarde un instant mon voisin de couche. Il fixe la porte, je jurerai qu'il ne regarde pas James, mais un point au-delà de lui. Quand à James, il regarde son ami avec une dureté dans le regard qui me fais frissonner de peur, presque de la haine.

- tu ne pouvais pas te retenir, hein Edward, il faut que tu sautes sur tout ce qui bouge. Tu parles d'un copain, merde, il y a eu qui déjà, attend que je me souvienne, ah oui, Tanya, Maria et même Victoria. Je rentre du boulot et oh, surprise maintenant tu t'es tapé la voisine. Mais t'es vraiment un queutard, tu ne peux pas garder ta bite dans ton calbute.

- James, il ne sait rien passé entre nous, dis-je.

- oh toi, c'est bon, tu fais la fille vierge et effarouchée, mais tu caches bien ton jeu. Il ne t'aura pas fallu trois plombes pour atterrir dans son pieu. T'es vraiment une . . .

- James, fermes là. Il n'y a rien eu, elle s'est senti mal, je suis resté pour voir si ça allé et je me suis endormi.

- Oui, bien sûr. Mais là j'ai du mal à le croire vu qu'elle est dans ton lit, l'ami.

- Mais c'est vrai, m'écriai-je.

- oui ma grande, et tu vas me dire que la tenue de mon pote, est celle d'un mec qui a rien fait.

Je me redresse dans le lit. Je contemple Edward, il regarde toujours dans la même direction, je détaille sa tenue pour comprendre de quoi parle l'autre énergumène. Et là, je suis soufflée, je passe mes mains dans mes cheveux. Je plis mes jambes, appuyant mes coudes sur mes genoux. Je suis certaine que je suis rouge comme une pivoine.

- Bella, écoutes pas cet idiot, c'est juste des humeurs d'homme.

- mais tu es presque nu.

- ah, eh bien au moins, tu ne peux plus me prendre pour un con, je me casse Masen.

James claque la porte de la chambre et nous laisse seuls avec le malaise qui s'est installé entre nous. Je pose ma tête sur mes bras et commence à me balancer d'avant en arrière. Au bout d'une minute, Edward se redresse également et s'appuie contre le mur.

- Je suis désolé pour tout ça Bella, je ne sais pas pourquoi il a réagis comme ça.

- Non c'est moi, mais enfin comment tu . . ., enfin ta tenue.

- Tu rêvais, je dormais et toi aussi.

- oh.

- j'ai pas tout de suite compris, mais je pense qu'on devait faire un rêve . . . agréable.

- Oh.

- mais je t'avoue que j'appréciais trop pour t'arrêter.

- OH, la loose.

- oui, comme tu dis.

Je m'esclaffe doucement. Vous imaginez. Timide comme je suis, j'ai failli violer un inconnu pendant mon sommeil et le sien. Je lui jette un regard en biais. Il me regarde, un sourire aux coins des lèvres. Et nous éclatons de rire.

- Oui je t'avoue que je pensais juste t'offrir une salade maison.

- je ne pensais pas que tu ressentais des trucs . . . pour les femmes, je croyais que tu étais avec James, en couple quoi.

- J'ai compris, mais non, j'aime beaucoup, dit-il en me regardant, mais alors beaucoup les jolies filles fragiles et maladroites.

- pas du tout comme moi.

- tout à fait.

- bon je pense qu'il est temps de régler ce mal entendu, et de te laisser avec tes . . . humeurs.

- oui, peut-être . . .

Je tourne la tête vers lui. Il a les yeux perdus dans la contemplation de ses mains. Il est pensif. Je ne sais pas quoi dire de plus, alors je me lève.

- non, reste, s'il te plait.

- . . .

Je le dévisage surprise, sa main est posée sur mon poignet. Il en caresse l'intérieur avec son pouce. C'est un geste doux et tellement intime, que je n'ose plus bouger. Je suis accroupi sur le lit. Il se redresse et se poste dans mon dos. Il masse lentement mon cou, appliquant avec soins, l'art du massage. Il caresse mes épaules, faisant glisser les pans de ma veste de chaque côté, mettant à nu ma peau. Je ne bouge pas, je n'ai pas envie de m'enfuir, même s'il le faudrait. Je sens ses lèvres se poser sur ma nuque et descendre lentement, suivant ses mains qui retirent mon bras de la manche de mon vêtement. Il parsème mon épiderme de baisers, quand ma main est entièrement libérée, il embrasse ma paume. A cet instant, ses yeux sont plongés dans les miens.

- laisse-moi te faire l'amour Bella.

- Edward.

- Je te trouve belle, je te connais depuis 72 heures et je ne rêve que de toi, me dit-il, dès que je t'ai vu . . .

- Edward.

- . . . et la façon que tu as de prononcer mon prénom.

- . . .

- Bella, je n'ai pas été aussi dur depuis longtemps, ne me laisse pas comme ça.

Il me regarde, il attend que je réagisse. Mais je ne peux pas. Je suis en feu. Ses mots, ses gestes, ses yeux, tout en lui me pousse à faire . . . je ne peux pas, tout va trop vite. Il faut ra-tio-nna-li-ser. Il s'approche, il est à quelques centimètres de ma bouche. J'ai le souffle court. Il approche un peu plus, posant son front contre le mien.

- laisse-moi t'aimer, même si ce n'est que pour un instant, mais je t'en prie laisse-moi . . . t'aimer

- Ed . . . Edward, je ne . . ., ce n'est pas . . .

- oui, mon ange, moi non plus, mais tu en as envie, autant que moi. Un seul instant, pour une éternité.

Je décide, j'ai décidé. Je pose mes lèvres sur les siennes. Débute alors un baiser fougueux, mêlant nos deux langues, en une danse désordonnée, où le rythme de caresse est celui de nos deux souffles haletant.

- viens mon ange, dit-il en recommençant à me couvrir de caresses.

- oui, oui, ouiii.

Il se lève, rentre dans la salle de bain. Il en ressort en quelques secondes, une boîte de préservatifs dans les mains.

- 1, aurait suffi, non ?

- je suis prévoyant.

- prétentieux.

- tu seras seule juge.

Je ris, il reprend sa place près de moi. Il m'attire contre lui, je lui griffe le dos quand il me prend sur ses cuisses. Il est quasiment nu, je sens son sexe dur contre la couture de mon jean. Je ne peux plus y tenir, je retire mon débardeur, aidée par ses mains expertes. Il attrape le vêtement après qu'il l'eut fait glisser le long de mes bras et le jette au loin. Il me tient par la taille, je suis à califourchon sur lui. Il embrasse ma poitrine, mordant la dentelle de mon soutien-gorge. Je penche ma tête en arrière, la faisant dodeliner de droite à gauche, en profitant du plaisir qu'il me donne. Il embrasse ma gorge, me ramenant sur terre. Je baisse la tête vers lui et le regarde. Passant mes doigts dans ses cheveux.

- je ne sais pas ce que je fais ici Edward, ce n'est pas correct.

- tu voudrais être ailleurs ?

Je le regarde, sérieuse, je l'embrasse avec tendresse, caressant ses joues, sa bouche, puis je replonge mes iris chocolat dans le vert de ses yeux.

- pour rien au monde.

Il me fait basculer sur le côté, prenant la place que j'avais une seconde plus tôt. Il lève mes bras en l'air, frôlant ma peau de ses longs doigts fins, me faisant frissonner de plaisir. Il défait ma ceinture, puis les boutons qui tiennent mon pantalon fermé. Il glisse ses mains sous mon fessier et descend lentement le tissu, embrassant mon ventre, puis l'élastique de mon slip, le coton de mon sous-vêtement. Il grogne. Il dépose un baiser au plus proche de ma féminité. Il se débat avec mes jambes prises au piège d'un sleem.

- tu aurais dû mettre une jupe.

- j'y ai pas pensé figure toi.

- ggrrrr.

Il repart à l'attaque et parvient à me retirer le vêtement récalcitrant.

- victoire, crit-il, taquin.

- tu en mets du temps, lui dis-je, sur le même ton.

- tu l'auras voulu.

Il mord l'un de mes pieds et commence à me chatouiller. Je me tors dans tous les sens, le suppliant d'arrêter. Il continus, ignorant mes suppliques, jusqu'à ce que je me cogne la tête contre le mur, à force de remonter pour lui échapper.

- aïe.

Il me tire à lui, écartant mes jambes pour coller mon intimité à son bassin. Je me calme immédiatement, enfin, ce contact m'électrise, me faisant oublier toute douleur. Je le regarde. Il me pose une question silencieuse, je lui dis oui par un hochement de tête.

Alors débute le plus bel acte que j'ai vécu. Pendant le reste de la journée, et une partie de la nuit, je reçois les plus merveilleuses caresses, redécouvrant mon corps au fur et à mesure de l'exploration de mon amant. A aucuns moments, il ne me laisse la possibilité de lui apporter des attentions qui répondent à celles qu'il s'applique à donner à mon être. Je découvre ce jour-là ce que c'est que d'être choyer.

Quand vient le moment de me faire jouir, Edward place le condom sur sa verge. Je le regarde le mettre en place, en me touchant les seins. Il se place au-dessus de moi, laissant son sexe frotter sur mon ventre. Il bouge de droite à gauche, très légèrement, faisant bouger son sexe autour du mien. Puis il descend sa main de mes seins vers mon ventre. Il glisse un doigt à l'intérieur de ma féminité. Je me mords les lèvres de plaisir, fermant les yeux pour laisser la sensation d'extase se déverser dans la moindre cellule de mon être. Il applique un rythme, doux, et de plus en plus rapide, permettant à mon corps de sécréter son propre lubrifiant. Quand je sens que je ne suis plus faite que d'eau, il retire les doigts qu'il avait introduits en moi et place son gland à l'entrée de mon intimité. D'un coup sec, il pénètre dans la chaleur de mon vagin, grognant de plaisir.

Au départ une douleur, puis très vite une décharge électrique. Je courbe le dos, me ployant sous ses coups de butoirs. Il applique une cadence soutenue, je ne peux pas contrôler les petits cris que je lâche à chacune de ses poussées.

Jamais de ma courte vie, on ne m'a fait l'amour avec autant de fougue et de douceur mêlées. Pas une multitude de positions comme certain pratique, non. La moindre partie de mon corps a été parcourus de baisers, la moindre fibre de mon corps a connu l'extase, le nirvana.