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Bonjour tout le monde, je voulais absolument écrire mon chapitre, mais j'ai pris le temps avant de commencer, de lire vos reviews. Et je dois avouer que j'ai été hyper émotionnée. Je vois que vous êtes toutes motivées par la suite (tant mieux), vous avez plein de questions et certaines m'ont fait rire.

L'une de vous m'a demandé quel âge je pouvais avoir et quel était mon métier, car elle trouvait ma façon d'écrire mature . . . eh bien j'ai 33 et lundi 14, j'en aurais 34. Je suis aide-soignante, mais depuis peu.

Je fais partie de ses personnes qui ont changé souvent de boulot. La seule chose qui ne m'a pas quittée, c'est ma passion pour la lecture et l'écriture. Longtemps, j'avais honte, il faut le dire, d'écrire et de publier mes histoires. Un jour, en venant lire sur Fanfiction, je suis tombée amoureuse du site et des personnes qui me permettaient de m'évader.

Ce qui me rend triste aujourd'hui, c'est de savoir que certaines filles ont tout arrêtées car de pauvres connes, excusez ma franchise, les ont descendus en flèche. Je pense à Molly malone et Clair-de-lune, les toutes premières auteures qui m'ont fait aimer partager et échanger.

Je veux absolument remercier les lectrices assidues que vous êtes, oui, oui, c'est bien de toi, derrière ton écran, dont je parle, alors merci Mamanlily*, Sand91*, Cricrou86*, SoSweetySoCrazy, Galswinthe*, Jackie*, Annetoutsimplement*, Kaylena*, mlca66*, Celine11.

Mais aussi les visiteuses, (ça y est, je l'ai dit, je l'ai dit) . . . informations urgentes, nous venons de perdre une auteure, nous venons de perdre une auteure . . . (si vous ne comprenez pas, vous référez au chapitre précédent).

Donc je disais, je remercie également Elphina, JulieintheHeaven, lol1234, natacha77, newsinee, nelumbo, aurelie01 et toutes celles qui s'arrêtent le temps de lire un chapitre, puis un autre et un autre . . .

Merci, et bonne lecture.

(Edward)

Une semaine que je suis seul. Une semaine qu'elle est partie. Elle ne répond pas à mes appels, je ne sais pas si elle prend le temps d'écouter mes messages. Je l'abreuve sur chacun d'eux, de « je t'aime et reviens moi », mais elle se confine dans un silence de plus en plus pesant.

La première nuit sans elle, je n'ai pas fermé l'œil. La journée suivante, je l'ai passé à ressasser sans fin. James m'avait pris beaucoup et même si je pensais quelques jours auparavant qu'il m'avait volé ma vie, je pouvais dire qu'il ne m'avait pas tout pris.

Une nuit, une journée de plus, je commençais à dépérir. La seule chose qui me donnait envie d'avancer, c'est de savoir que le lendemain, j'irai au travail, mais cela ne me suffisait pas.

Après ma première journée de travail, alors que je m'apprêtais à quitter la clinique, je me rendis compte que je ne savais pas si je devais retourner à mon domicile. Mais je ne voulais pas ne pas être là, si elle décidait de rentrer. Je ne fus pas surpris de trouver les lieux déserts. Je regardais les heures passer. Puis, me décidant à agir, j'appelais mes parents. C'est Esmé qui répondit.

- bonsoir Maman.

- bonsoir Edward, tu vas bien mon grand.

- oui, papa est là ?

- Bien sûr mon grand, tu viens nous voir quand ?

- pas dans l'immédiat.

- tu as des problèmes mon grand ?

- rien que je ne puisse surmonter.

- bien, je vois que tu n'es pas d'humeur à me faire la conversation.

- je suis désolé, Esmé, ce n'est pas contre toi, tu veux bien me passer Carlisle ?

- oui mon grand.

J'entendis à cet instant un cliquetis, puis ses pas qui résonnaient sur le carrelage, elle appela son mari. Je n'entendis pas de réponse, mais je sus qu'elle lui parlait, un bruit de l'autre côté du combiné, une toux légère pour s'éclaircir la voix.

- bonsoir mon grand.

- bonsoir Carlisle.

- comment te sens-tu ?

- bien, tu as un peu de temps à m'accorder.

- évidemment, tu n'as pas à me le demander.

- tu sais pour Bella et le bébé ?

- oui, c'est merveilleux.

- oui, merveilleux.

- tu m'inquiètes. Je m'attendais à une autre réaction de ta part.

- papa, elle n'est pas rentrée, comment était-elle au travail aujourd'hui.

- elle n'est pas venue fiston, elle a pris un congé d'une semaine, minimum.

- oh, je ne savais pas.

- elle m'a appelé vendredi soir, pour me demander l'autorisation de s'absenter. Que vous est-il arrivé.

- nous avons parlé, mais nous n'avons pas trouvé de terrain d'entente, pas pour le moment en tout cas.

- dois-je m'inquiéter pour toi, fils.

- non, non, pas du tout, enfin je ne pense pas. Pas pour l'instant.

- tu veux venir à la maison.

- papa, il faut que je trouve des réponses à mes questions, des solutions, et je ne pourrais pas, si je suis avec vous.

- bien, mais tu sais que tu peux compter sur nous.

- oui, je l'ai toujours su.

Je raccroche, mettant fin à une conversation qui de toute manière ne menait nulle part, mais surtout me rendait mal à l'aise.

Donc elle ne comptait pas rentrer, pas de suite. Elle avait pris une semaine, loin de moi, et je ne savais même pas où elle se trouve. Je basais tous mes espoirs sur son retour, demain cela ferait 4 jours sans elle, une éternité.

(Bella)

Je n'en menais pas large. J'avais pu rouler jusqu'à Forks, d'une traite, multipliant les risques pour mettre le plus de distance entre lui et moi, pour ne pas avoir la faiblesse de faire demi-tour et le rejoindre. Je ne voulais pas être faible, il fallait vraiment qu'il prenne la décision lui-même de s'en sortir. Il fallait qu'il ait le courage d'affronter ses peines et ses peurs pour pouvoir reprendre goût à la vie, pour penser à un avenir plus serein.

Je m'étais arrêtée à l'entrée de la ville, près du commissariat. Mon père était encore à son poste, sa voiture était là. Je ne comptais pas tourner autour du pot, je savais que de toute manière que le sujet soit abordé, nous allions nous disputer. Je sais également qu'il ne me mettrait pas à la porte de la maison.

Je posais mon casque sur la selle de ma moto, ici, pas de risque de vol. La clef était toujours sur le contact quand je rentrais dans l'établissement. Je passais devant le comptoir d'accueil en saluant celui qui était de garde.

- bonsoir.

- bonsoir mademoiselle, je peux vous aider.

- non merci, je viens voir mon père.

- votre père ?

C'est un nouveau, il ne sait pas qui je suis. Je lui souris mais je ne prends pas le temps de lui répondre, je ne suis pas d'humeur et je n'ai pas envie de prendre le temps d'être polie.

Je me dirige vers le bureau du chef, le planton derrière son comptoir se lève et fait le tour de son pupitre.

- mademoiselle, ceci est un endroit privé, le public n'a pas à y entrer sans notre autorisation.

- je sais, mais je l'ai cette autorisation, je vais voir mon père.

- mademoiselle, je vous demanderais de vous arrêter.

Les quelques personnes qui sont présentes lèvent la tête vers moi. Je souffle, ne peut-il simplement pas rester à son poste. Je me tourne vers lui, pour éviter qu'il ne se ridiculise un peu plus.

- je suis la fille du chérif, d'accord ?

- comment ? Mais ?

- Franck, retournez à votre poste.

Mon père vient de sortir de son bureau. Je le regarde. Il ne change pas. Lui aussi me dévisage. Je me dirige vers son bureau, pour que nous ne soyons plu le centre d'attention de tout le poste. Une fois à l'intérieur, je m'assois sur l'une des chaises qui fait face à son bureau.

- bonsoir Charlie.

- Bella, que me vaut ta venue, aussi tard dans la soirée, je ne t'attendais que demain.

- papa, je suis venue seule, j'ai à te parler.

Il me dévisage longuement. Il est debout près de moi. Au lieu de faire le tour de soin bureau pour me faire face, il se place près de moi. Je ne m'attends pas à son geste et sursaute presque, quand je le vois poser sa main sur mon avant-bras.

- raconte-moi ce qui tu as.

- tu ne vas pas aimé.

- abrège.

- tu vas être papi.

Il me regarde en biais, l'air inquisiteur, le regard de celui qui croit à une blague de ma part.

- je ne rigole pas.

- de lui ?

- oui.

- et il est où.

- Seattle.

- pourquoi.

- problèmes d'accords et de désaccords.

- explique.

- je ne peux pas.

- pourquoi ?

- parce que.

- et tu comptes faire quoi ?

- j'ai besoin de repos, et je pensais que tu ne serais pas contre le fait de manger autre chose que des conserves.

- c'est sûr.

- pendant une semaine, ou plus.

- tu ne crois pas que tu pourrais lui parler, plutôt que de rester avec ton vieux père.

- j'ai besoin de repos.

- bien, tu sais où sont les clefs.

- j'ai les miennes.

- bien.

- bien.

Je me lève, il me suit d'un même mouvement. Je le prends contre moi. Nous n'avons pas l'habitude des câlins. Habituellement c'est ma petite sœur qui fait le pont entre nous deux.

- merci papa.

- ne me remercie pas, je ne suis pas fier de ce que tu as fait. Il ne sert à rien de fuir.

- oui, c'est vrai, amis il est parfois plus dur de partir que de rester. Je n'avais pas d'autre choix.

- c'est à cause de ta grossesse.

- oui et non.

- tu es enceinte de combien ?

- je ne sais pas exactement, je voudrais prendre rendez-vous avec Cathy Wilcox.

- bien, je te laisse faire, ceux sont des affaires de bonnes femmes dans tous les cas.

- parfaitement. Tu rentres tard ce soir ?

- non, je te suis, le temps de fermer la boutique.

- ok, tu veux que je t'attende.

- non, vas-y.

Je ressors, passant devant le mec à l'accueil.

- bonsoir.

- euh oui, bonsoir mademoiselle Swan. Excusez-moi pour tout à l'heure.

- pas de problème.

Je suis dehors, je me dirige vers l'endroit où se trouve ma bécane. Je stoppe devant ce que j'y trouve. Je devrais dire devant la personne que j'y trouve.

- Isabella Swan, j'étais sûr que c'était ta moto.

- bonsoir Jake.

(Edward)

Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, encore une fois. Il faut que je me fasse à l'idée suivante : « je n'ai pas le choix ».

Je prends mon téléphone et compose le numéro de mon sauveur, enfin je l'espère, j'appelle mon frère.

- hey salut grand frère, que me vaut la chance de t'avoir en ligne. Comment vas-tu ?

- bien, Rosalie est là ?

- ouep, je te la passe.

- merci.

- de nada.

Je l'entends crier le nom de sa femme. Elle n'a pas l'air d'apprécier d'être déranger. Elle ronchonne quand elle sait pour qui elle se déplace.

- salut Edward.

- Salut Rose. Tu es de mauvais poils ?

- oui mon cher, et grâce à toi.

- ah bon !

- ne fais pas l'ignorant, j'ai vu Alice.

- et alors !

- elle a passé toute l'après-midi, à me parler de sa sœur.

- Bella est . . .

- je sais, oui, elle est chez son père. Je sais aussi que vous êtes en froid.

Je sais maintenant où elle se trouve et j'avoue que je m'en doutais. J'entends la voix de mon frère. Il a l'air surpris : « ils se sont disputés, amis je suis toujours le dernier informé ». Rosalie réagit immédiatement : « Pourquoi ? Tu comptes renouer avec elle ? ». La réponse d'Emmett claque dans l'air : Rose, tu me fais chier, voilà, c'est dit »

Une porte claque, je n'entends plus de bruits pendant plusieurs minutes, puis un reniflement me parvient.

- ça va Rose.

- non !

- Rose, tu sais que c'est toi qu'il aime.

- je sais, mais je n'arrive pas, ah . . .

- je comprends, mais fais lui simplement confiance.

- je n'y arrive pas.

- pourquoi ?

- parce qu'il a aimé, parce que c'est la première fille qu'il est aimé, parce qu'il a un grand sourire quand il la voit . . .

- elle aussi Rosalie, mais c'est le passé, leurs passés.

Elle renifle une nouvelle fois. Je pense que nous sommes dans le même état elle est moi, même si ce n'est pas pour les même raisons, ou presque.

- Edward ?

- oui Rose ?

- merci !

- de rien.

- comment tu fais pour supporter leur complicité.

- je ne la supporte pas, je fais avec, c'est tout.

Elle garde une nouvelle fois le silence, puis reprend.

- le hasard ne fait pas toujours bien les choses.

- parles pour toi, dis-je en riant.

- oui, c'est vrai, dit-elle, tant mieux. Tu sais que depuis que je te connais, je ne t'ai jamais vu avec quelqu'un.

- ne m'en parle pas.

- pourquoi est-elle chez son père ?

- un dilemme personnel.

- le sien ou le tien.

- un peu des deux.

- tu vas bien Edward ?

- non !

- à cause de lui ?

Je ne peux rien lui répondre. Nous n'avons jamais été proches l'un de l'autre, pourtant, à cet instant, je pourrais tout lui dire. Elle a l'air de le deviner, car elle me dit :

- Edward ! Tu veux le numéro de Jazz ?

- oui, merci.

- ok, attends un instant.

Elle me fait patienter, je l'entends tourner des pages, puis je l'ai de nouveau au bout du fil. Je sors un papier, que j'ai dans ma poche et attrape un stylo sur la table devant moi

- tu es là ?

- oui, je t'écoute.

- c'est le 555-444-321.

- merci Rosalie, à plus tard.

- prends soin de toi.

- merci.

Je m'apprête à raccrocher quand je l'entends prononcer mon nom.

- Edward ?

- oui !

- viens nous voir quand tu veux, murmure-t-elle, tu nous manques.

Elle ne me laisse pas le temps de lui répondre, que déjà, elle a raccroché. Je souris en regardant mon mobile. Cette histoire n'a pas que des mauvais côtés. Je découvre ma belle-sœur sous un nouveau jour. Elle qui parait toujours si sûr d'elle, vient de me démontrer qu'elle cache bien son jeu.

(Jasper)

Je ne sais pas ce qui se passe dans la vie de ma belle-sœur, mais elle squatte la maison familiale depuis une semaine et elle n'a pas l'air de vouloir retourner au travail. En plus, Al' m'a fait remarquer que sa sœur avait pris du poids.

Charlie ne parlait plu à sa fille ainée, ce qui me laisse penser et ma femme aussi, que nous ne tarderons pas à être oncle et tante ou que Bella allait se marier, les deux seules conditions pour que ces deux-là ne se parlent plus. Mais je suis réellement inquiet pour elle. Elle est triste, ne parle pas, reste cloîtré le plus gros de sa journée, qu'elle passe à faire la cuisine.

Je suis en train de cogiter sur le sujet brûlant Bella, quand mon téléphone sonne.

- allo.

- bonjour, je suis bien chez Jasper Withlock ?

- oui, qui le demande ?

- je suis Edward Masen, l'ami de Bella !

- oui Edward, que puis-je pour vous ?

- j'aurais besoin de . . . parler.

Je sais immédiatement que ce n'est pas un copain mais un professionnel qu'il recherche.

- euh, oui, bien sûr. Voulez-vous venir à mon cabinet ?

- je ne sais pas.

- vous voulez qu'on se rencontre dans un endroit plus familier pour vous, ou bien, en terrain neutre.

- oui, mais . . .

- Bella m'a dit que vous aviez ouvert une clinique tout près de son appartement. Voulez-vous que nous nous y rencontrions ?

- ce serait bien, en effet ?

- quand êtes-vous disponible ?

- ce soir, maintenant !

Sa voix vient de se briser, je savais bien qu'il y avait un problème entre ses deux-là. Je regarde l'heure qu'il est. 17h45, Alice ne rentre jamais avant 20h à la maison.

- pourquoi pas ? Je peux être chez vous dans 30 minutes.

- si vite.

- vous préférez un autre jour ?

Il garde le silence. Je l'entends jouer avec le fil du combiné, puis il reprend.

- non, plus vite je vous verrez mieux ce sera, j'ai déjà trop attendu, vous avez de quoi noter.

- je vous écoute.

Il me donne rapidement l'adresse à laquelle je dois me rendre. Je ne lui dirais pas que je ne fais jamais de séance à domicile, je suis certain que son appel à dû lui coûter, je ne veux pas qu'il abandonne là, alors qu'il a pris une décision difficile.

- bien, je me dépêche.

- je vous attends.

Je raccroche. Puis je pose ma tête contre l'appuie tête de mon fauteuil. Je sens que ce rendez-vous ne va pas être de tout repos, pour moi, comme pour lui.

Je sors de mon cabinet, fermant derrière moi. Je prends le temps de descendre les 3 étages de l'immeuble dans lequel j'occupe un bureau. Il ne vaut mieux pas que j'arrive en avance. Je ne veux pas l'effrayer.