Hello tout le monde, comme vous l'avez remarqué, j'ai pris des jours de congés et avec ce soleil, j'ai fait comme tout le monde ou presque, j'ai fait bronzette. Mais voilà un nouveau chapitre.
Certaines d'entre vous ont eu une véritable surprise en apprenant ce que cachait Edward et ce que Bella en penserait. Alors j'espère que le dénouement de cette histoire vous apportera satisfaction. Mais la fin sera corsée et elle n'est pas pour tout de suite même si je dois vous avouer qu'elle est proche.
Merci encore à vous pour vos reviews, je ne suis malheureusement pas de nature expansive (façon Alice), mais plutôt réservée (façon Rosalie, mais avec le sourire, Lol). Je vous remercie toutes. MERCIIIIIIIIIIIIII.
Petits mots pour Annetoutsimplement : oui, oui tu as bien compris après moultes lectures de ta part, que "plus tôt met impossible", est en fait "plus tôt m'est impossible", oui, oui ma bonne dame c'est bien ça, je l'avoue depuis le début, je suis une bille en orthographe, accords, etc . . . Moi j'ai un BAC STI, option mécanique, je sais, s'est pas courant pour une nana, alors hein , je ne peux pas être douée partout, re-Lol !
Bonne lecture quand même, et n'hésitez pas à me dire quand ça va, ou que ça ne va pas.
15
(Bella)
Je balance mais pieds par-dessus le bord écorché de la paroi rocheuse. Jacob n'est pas là, mais j'ai la certitude qu'il me rejoindra, quoi qu'il advienne.
Mes jambes pendent dans le vide, au-dessus de la grande falaise. Je regarde les vagues s'écrasaient sur les rochers. Je sens la brise légère souffler sur mon visage et faire virevolter mes cheveux. Un bruit derrière moi, je me retourne, pensant que c'est mon ami, mais je croise le regard intrigué d'une biche. L'échange ne dure qu'un court instant, puis elle reprend sa course à travers bois. Cela fait une demi-heure que je suis là, je ne sais pas s'il a reçu mon message.
Mon téléphone se met à sonner. Je le sors de la poche de mon jean. Je regarde le numéro de mon contact. J'ai le cœur qui bat la chamade. C'est Edward. Je ne sais pas si je dois répondre ou pas. Il y près de 10 jours que nous ne nous sommes pas vu et il me manque. Je décide de prendre son appel.
- allo.
- Bella ! Je suis tellement heureux de t'avoir au téléphone.
- oui, moi aussi.
- tu me manques.
- toi aussi.
Je sens les larmes poindre aux coins de mes yeux. Je n'ai pas arrêté de penser à lui. Mais s'il n'a pas décidé de se faire aider, je sais que cette conversation pourrait être la dernière.
- ça va toi, me demande-t-il.
- oui, mais c'est à toi qu'il faut le demander.
- oui Bella, je vais bien.
- tant mieux.
- j'ai parlé à quelqu'un Bella.
Je suis soufflée. Je pensais que je n'obtiendrais rien de bon avec mon départ, ma fuite. Je regarde l'horizon, n'ajoutant rien, admirant la vue et accueillant la nouvelle, le cœur empli d'espoir.
Je ne peux m'empêcher de pleurer plus longtemps. Il a écouté mon vœu le plus cher. Je sens le poids qui pesait sur mes épaules glisser lentement.
- Bella, je t'aime, je te le jure.
- . . .
- Bella, ne pleure pas mon amour, je t'aime.
- je t'aime aussi . . . mais, mais, j'ai . . . j'ai peur.
- je suis désolé mon amour . . . j'aurais tant voulu être près de toi, tu me manques . . . Bella, laisse-moi te rejoindre, ma chérie.
J'éclate en sanglots, ma poitrine est secouée violement, et je ne vois plus ce qu'il y a devant moi.
- Bella ?
- ouiiii.
- j'ai besoin de te parler, face à face, s'il te plait.
- ouiiii.
- tu comprends. . . ou tu acceptes de me voir.
- ouiiii.
- Bella, est-ce-que tout va bien, tu m'inquiètes.
Je ne réponds plus, je n'arrive pas à parler. Je voudrais qu'il soit là pour me prendre dans ses bras, je voudrais sentir sa main dans mes cheveux. Mais je n'arrive pas à articuler, j'ai une boule au fond de la gorge, et l'émotion que je ressens est trop forte.
- Bella, je serais là dans moins de 2h, je te le promets mon amour, j'arrive.
- . . .
- Bella, ne t'inquiètes pas mon amour, j'ai pris mes papiers, je monte en voiture, là
- . . .
- je t'aime mon amour, et on va avoir une grande discussion, tous les deux.
- je, je t'aime . . . Edward. Je, je . . . suis telle-ment . . . dé-so-lée.
- non, ma chérie, tu as bien fait, tu as eu raison de me forcer la main, mais on en parlera tout à l'heure.
- je suis dé-solée, je t'aime, je t'aime, E-dward.
- Bella, il va falloir que tu me rassures avant que je raccroche, je ne veux pas te laisser comme ça, tu es où là.
- à la Push.
- la réserve indienne, c'est ça ?
- mmmh.
- Bella, je suis obligé de raccrocher mon amour, alors fait attention à toi.
- oui.
(Jacob)
Je me tenais derrière elle depuis plusieurs minutes. Elle pleurait, son corps était parcouru de soubresauts. Je m'avançais pour la consoler, quand je l'entends parler.
- je t'aime aussi . . . mais, mais, j'ai . . . j'ai peur.
Je n'entends pas ce que son interlocuteur lui dit, mes épaules continuent de se lever au rythme de ses sanglots. Elle prononce plusieurs fois la même réponse, d'une voix sur aigu, déformée par ses pleurs.
- ouiiii.
Elle ne répond plus à son compagnon. Je vois qu'elle a dû mal. J'entends du bruit qui vient de son portable. Si elle, ne parle pas, au bout de la ligne, on lui fait la conversation. Je ne dis rien, curieux de savoir pourquoi elle pleure, mais aussi mal à l'aise. Je ne sais pas si je dois rester où m'éclipser. Je suis coupé dans mes réflexions quand je l'écoute répondre à l'autre personne au bout du fil.
- je, je t'aime . . . Edward. Je, je . . . suis telle-ment . . . dé-so-lée.
Je ne sais pas ce qui se passe entre eux mais la culpabilité de mon amie fait peine à voir. Elle continue sa complainte.
- je suis dé-solée, je t'aime, je t'aime, E-dward.
Il doit lui demander où elle se trouve car je l'entends lui dire expliquer où elle est.
- à la Push, mmmh, oui.
Elle regarde son mobile un instant, et le range dans sa poche. Elle souffle, renifle bruyamment, et au final, se complaint dans la contemplation de l'océan dont les vagues viennent heurter la roche violement. Je laisse passer de longue minutes, je ne veux pas qu'elle sache que je l'ai vu pleurer, mais je ne lui mentirais pas si elle me le demande. Après un temps indéfini, je tousse pour lui signaler ma présence. Elle se retourne surprise et en me découvrant affiche un air penaud.
- tu n'as pas l'air bien Bella.
- bonjour à toi aussi Jake.
- je ne savais pas si je devais rester ou partir.
- ça fait longtemps que tu es là.
- pas mal de temps, je dois l'avouer.
- tu t'es bien amusé j'espère.
- il n'y a rien de drôle à voir une personne que l'on aime pleurait, Swan.
Elle me dévisage avec intérêt, elle cherche une réponse, mais ne semble pas la trouver. Elle ne sait pas comment agir avec moi et le malaise qui existe entre nous est de plus en plus dur à gérer.
- Bella, il faut vraiment que l'on se parle.
- Je sais Jake.
- je peux m'assoir.
- bien sûr.
Je me glisse près d'elle. Un coup de vent et ses cheveux volent dans ma direction, m'apportant les effluves de son parfum. Elle sent divinement bon. Une odeur de frésia. Je glisse mon bras sur ses épaules pour l'attirer contre moi et pose mon menton sur sa tête.
- alors comme ça tu vas être maman.
- oui, j'aurais voulu que tu l'apprennes autrement. Mais ça ne change rien entre nous. Tu es mon meilleur ami.
- je sais Bell's, mais je n'ai plus du tout ce sentiment-là. Il y a combien de temps que nous n'avons pas eu de conversation simple.
- une éternité.
- comment vas-tu ?
- bien . . . mieux.
- tu ne peux pas savoir combien de fois j'ai voulu venir te voir, surtout quand Quil m'a dit pour l'autre fou qui t'a agressée. Et puis c'est qui cet Edward qui t'emmène dans des galères de ce genre ? C'n'est pas possible de faire ça à sa nénette.
- Jacob, tu veux vraiment que notre première discussion depuis des mois se transforme en dispute définitive ?
Elle a toujours sa tête contre moi, et elle garde un ton neutre, mais je sais qu'elle condamne sa colère, elle ne veut pas d'une énième altercation entre nous.
- Edward s'est fait agresser lui aussi, il ne savait pas du tout pour ce mec, il croyait que c'était un ami. Il a été trompé, c'est quelque chose que tu peux comprendre.
- oui ma Bella, tu sais que je parle toujours avant de réfléchir. Mais ne me reproches pas de mettre fait du mouron pour toi.
- je sais Jake, le principal, c'est que je sois en bonne santé, qu'Edward aille bien lui aussi.
- oui, t'as complètement raison.
- bon, alors, toi et Leah.
- des hauts, des bas.
- je suis navrée.
- non, on s'aime, on est bien ensemble, mais elle est partie depuis 3 semaines et j'ai la dalle rien que de penser aux mecs qui lui tournent autour.
- ne te fais pas de souci pour ça frérot.
- ouais je sais le baratin habituel de la pote que tu es, mais sois lucide ma grande, je n'ai plu les tablettes de chocolat que j'avais quand je faisais mes compétition d'art martiaux.
- tu rêves ou quoi, je t'ai vu à poil mon cher et je sais ce que tu vaux ma petite caille, n'oublie pas que je t'ai pratiqué.
- ouais, eh bien tu vas te pousser.
Je la repousse légèrement.
- j'n'aime pas que mes potes me parlent de leur envie de moi, « ma caille ». Avec qui tu traines en ce moment pour me parler comme ça.
- j'ai revu Emmett.
- the « Emmett ».
- oui, on a fait le point.
- et ?
- on est ami, c'est le frère d'Edward.
- tu ne fais jamais rien simplement.
- j'n'aime pas la facilité, tu l'sais.
Je la regarde en souriant et remets mon bras autour de ses épaules, je la sens trembler, elle a froid. Je retire ma veste et la lui mets sur la tête.
- non, Jake, tu vas t'attraper la crève.
- ça ne risque pas, je suis une vraie bouillotte.
Je me penche vers elle et l'embrasse sur la joue. Elle rit et se colle à moi. On ne dit plus rien. De l'extérieur, à si tromper, on pourrait nous prendre pour un couple. Nous sommes justes 2 très bons amis.
(Edward)
J'ai suivi les instructions de Charlie, pour retrouver ma compagne. Je suis parti de Forks, roulant à travers la forêt. Tout y est vert et s'en est presque oppressant. J'arrive enfin sur les lieux indiqués par mon beau-père.
Je me gare sur un petit parking, au bord d'une falaise. La moto de Bella est là, ainsi qu'une mustang noire. Je sors de l'habitacle, enfilant mon blouson, il tombe une fine pluie, mes cheveux vont partir dans tous les sens. Je ne pourrais pas jouer de mes charmes, je vais sentir le chien mouillé.
Je remonte un chemin qui court au cœur de la forêt et arrive au bord du précipice. L'océan en contre bas à l'air déchaîné. Je me perds un instant, dans la contemplation de cette force de la nature, pensant aux dégâts que cet élément peut nous faire subir. Je laisse mon regard suivre la ligne d'horizon, balayant le paysage de gauche à droite. Alors, je vois un couple enlacé, lui à un bras sur les épaules de la jeune femme qui l'accompagne, et elle, sa tête sur son torse. Je les regarde un instant, ils sont en train de parler, puis l'homme retire sa veste et la glisse doucement sur la tête de la jeune femme. Ensuite, il se penche et dépose un baiser sur la joue de sa compagne. Mon sang ne fait qu'un tour quand je la reconnais.
- Bella !
Elle se retourne. Elle rougit et se lève, manquant choir au sol, mais l'homme à ses côtés la retient par la taille. Je grogne, je n'aime pas du tout ce que je vois. Elle se déplace vers moi, glissant dans la terre mouillée, et me fait un grand sourire. Elle n'a pas l'air de se sentir plus coupable que ça de s'être donné en spectacle. Le mec se lève et il y a pas à dire, il est planté. Carrure impressionnante, autant que sa taille, il doit au moins faire 2 mètres. J'ai envie de dire « même pas peur », du con. Il me regarde en souriant, je lui lance un regard noir. Je vais lui faire passer l'envie d'afficher son sourire ultra Bright, à ce connard. Après ce que je vais lui faire, il pourra faire de la pub pour les pansements Mercurochrome, c'est juré, foi de Cullen.
- Edward, me dit-elle, me sortant de ma contemplation rageuse de son « accompagnateur ». Tu as fait vite.
- tu aurais préféré que j'arrive plus tard, lui lançai-je, glacial.
Elle stoppe dans son élan, elle ne comprend pas. Un vent polaire nous sépare et je ne peux m'empêcher de dépérir intérieurement. J'ai lutté contre un verre de vodka, et là, je n'ai qu'une envie, me saouler. J'en ai marre de la vie de merde que je mène. Je ne la quitte pas des yeux. Son compagnon la rejoint. Et alors que je m'attends à ce qu'il s'arrête près d'elle, il vient vers moi et me tend la main.
- salut Edward, Bella était justement en train de me parler de toi.
- ah, oui !
- oui, je me présente, vu que la demoiselle est sous le choc de te voir. Je suis Jacob, je suis son meilleur ami.
Je regarde sa main et malgré que je ne réagisse pas à son appel pacifique, il la garde tendu. Je me décide enfin, et la lui serre rapidement.
- enchanté, me dit-il.
- pareil.
Bella me regarde. Elle est incertaine, elle ne bouge pas, restant à la même place. Je m'aperçois qu'elle est au bord des larmes. J'ai peut-être exagéré ce que je voyais. Je sens la culpabilité m'étreindre. Elle paraissait heureuse de me voir et maintenant, elle serait prête à me fuir. Je fais un pas vers elle. Elle fait mine de reculer. Merde, qu'est-ce que tu as encore branlé, Cullen ?
- Bella.
Elle secoue lentement la tête et des larmes coulent lentement sur ses joues.
- je vais vous laisser, dit son meilleur ami.
Je le regarde, il passe près de moi et me lance un regard passablement énervé. Alors que je le crois parti, il ajoute à l'attention de mon amour.
- tu peux garder la veste Bell's, tu me la ramèneras quand tu pourras, ou, donne la à ton père.
Elle le regarde, il lui envoie un baiser et s'éloigne en sifflant. Peut-être pas si con que ça le mec.
- Bella, je suis désolé, j'ai cru que . . .
- que je te trompais avec mon meilleur ami ?
- comprends-moi, vous étiez si proches.
- tu vas me faire une crise chaque fois que je parlerai avec un autre homme.
- j'aimerais te dire non, mais je ne supporte pas qu'un autre te touche.
- alors on a un problème.
- Bella.
- j'ai grandi ici, et la plupart de mes amis sont des mecs, tu vas m'empêcher de les voir.
- non mon amour.
- alors ne me refais jamais plus le même coup.
- je ferais de mon mieux.
Elle me regarde, penchant la tête sur le côté, je lui tends mes bras et elle court si réfugier. Quand son corps rentre en contact avec le mien, je suis en transe. Mes lèvres trouvent tout de suite les siennes, et je l'embrasse à n'en plus finir. Je passe mes bras autour de sa taille. Elle se colle encore plus contre moi et ma virilité se réveille.
Elle rit, je la suis. On décolle lentement nos deux visage l'un de l'autre, en plongeant nos yeux dans ceux qui nous font face.
- je t'aime.
- idem.
Elle me saute dans les bras et passe ses jambes autour de mon torse. Mes mains glissent lentement de sa taille à ses fesses. Elle a passé ses bras autour de mon cou et me regarde amoureusement. Je ne bougeais pas, la regardant. Elle m'avait vraiment manqué.
- plus jamais ça Bella, tu m'entends.
- oui, acquiesce-t-elle.
J'ai envie d'elle et je sais que c'est réciproque. Mais nous devons parlés. La pluie s'est intensifiée, il faut vraiment que nous nous m'étions à l'abri.
- on va se trouver un endroit au chaud ?
- oui, je suis morte de froid.
Je lui embrasse le bout du nez. Effectivement, il est gelé. Je lui fais opéré un tour complet autour de mon torse et la maintient sur mon dos. Elle rit. Je pars en courant, elle tente tant bien que mal de maintenir la veste de son ami au-dessus de nos têtes.
