Bonsoir !
Je sais que j'avais dit que j'allais poster ce week-end, mais j'ai repris les cours et je suis déjà tellement fatiguée... Levée à 4H30 tout les matins, et pas rentrée avant 18h, plus le boulot derrière..et étant d'un naturel fatigué..Lol.
Un grand merci pour vos reviews !
Merci aux revieweuses sans comptes :
Laura : Le voilà le chapitre tant attendu ! Tu sais que c'est toi qui m'a motivé à le poster aujourd'hui ? Sinon j'attendais ce week end ! Lol. En tout cas merci pour ta (tes) reviews(s) ! Bises.
Claire : Si tu penses que le chapitre précédent a laissé du suspends, que diras-tu de celui-ci ! Lol. Merci pour ta review:). Bises.
Lilou : Je suis ravie que tu apprécies ma fiction. Tu es fan de Taylor ? Tu es une personne bien, je le sais d'instinct ! Lol. Merci pour ta review ! Bises.
On se retrouve en bas !
Bonne lecture.
PDV Alex
-Et normalement, ça ne devrait poser de problèmes à personne ! Et si ça en pose un, vous n'aurez qu'à acheter le DVD !
J'écoutai presque religieusement Mme Stanley donner ses dernières directives avant la projection de Valentine's day.
Il allait nous être projeté en anglais, et sans sous-titrage. Certains de mes camarades avaient déjà râlé, prétextant que tout le monde n'était pas bilingue et qu'il fallait au moins un support en français pour ne pas être largué pendant le film.
Personnellement, je ne m'inquiétais pas pour deux raisons. La première était que ce film était des plus simples à comprendre, rien qu'en voyant les images, on pouvait décemment suivre le déroulement de l'histoire sans être perdu.
La deuxième était que j'avais tout autre chose en tête.
En effet, une balade au parc dans lequel nous étions déjà allé était en prévision pour conclure cette journée. J'avais donc envoyé un message à la mère de Taylor, en réponse à sa demande. Elle devait me rejoindre là-bas dans deux heures.
Maintenant, il me restait à convaincre le dit Taylor de ne pas me suivre et de rentrer chez lui. Et vu mes talents d'actrice, il allait se doute en moins de trois secondes et demi que je lui mentais. Mais il allait devoir faire avec..
De toute façon, s'il le fallait, je mettrais Makenna dans la confidence. Même si sa mère semblait penser qu'elle irait directement en parler à son frère, moi je n'en étais pas aussi certaine.
La salle s'assombrit à nouveau, et je soupirais d'agacement. Je n'avais aucune envie de regarder ce film. Je l'avais déjà vu, et même si je l'avais apprécié, ce n'était certainement pas le film de l'année. Et puis voir Taylor dans un film allait me faire bizarre, je pensais.
-Pssssst ! Entendis-je derrière moi.
Je me retournai, et découvris la tête de Mak un rang derrière. Je manquai de sursauter tant sa proximité m'avait étonné.
À côté d'elle, son frère se tassait sur son siège, certainement pour qu'on ne le remarque pas.
-Qu'est ce que vous faîtes là ? Chuchotais-je en anglais.
Au moins, pas de risques que mon frère comprenne. Même si lui et Anna n'avaient rien remarqué, trop absorbé par leur conversation et l'écran. Mél en revanche, faisait semblant de ne pas entendre, mais je savais très bien qu'elle écoutait, malgré tout.
-On avait envie de venir te voir ! Me répondit Makenna sur le même ton.
-Essayez de ne pas me faire remarquer ! Leur intimais-je.
-Tu veux du pop-corn ? Me demanda Taylor, ignorant ma dernière remarque.
-Non, je veux que vous vous taisiez et que vous vous fassiez tout petit.. !
-Mais Tay est un des acteurs du film, personne ne le virera ! Et moi je suis sa sœur, donc arrête de stresser comme ça !
Je me renfrognai, et me retournai. Ils étaient tout les deux bien mignons, mais je n'avais pas envie d'avoir plus de problèmes avec Stanley. Elle m'avait déjà prévenu, et je ne voulais pas repartir prématurément chez moi.
-Je suis d'accord avec elle, me souffla Mél près de mon oreille. Et puis de toute façon, ça ne retombera pas sur toi, alors calme toi un peu ! On dirait presque que tu veux les éviter !
Alors là, elle ne pouvait pas avoir plus touché dans le mille que ça.
Je lui montrai discrètement le message de la mère des deux bambins derrière moi.
-Ah. D'accord..., comprit-elle.
-Tu vois ?
-Comment tu vas faire ? Me demanda-t-elle.
-J'ai déjà tout prévu, mais s'il le faut, tu devras faire diversion !
-Et s'il te plaît, non ? C'est en option ? Me dit-elle en haussant les sourcils.
-S'il te plaît, minaudais-je.
Elle secoua la tête et reporta son attention sur le film qui commençait tout juste.
-C'était quoi ces messes basses ? Me demanda Taylor en passant sa tête entre deux sièges.
Ashton Kutcher venait juste de demander Jessica Alba en mariage, j'adorais son timing !
-Rien qui ne te regarde, lui répondis-je en ne me retournant pas.
-Arrête d'être aussi froide avec moi aujourd'hui ! Qu'est ce que tu as ? M'interrogea-t-il, plus sérieux.
-Je suis préoccupée, c'est tout ! Lui répondis-je sincèrement.
Le plus facile lorsqu'on mentait, était de révéler la vérité à moitié. C'était quelque chose que j'avais appris en vivant avec des parents comme les miens.
Parents avec qui les relations étaient plus que froides depuis quelques temps..Mon père grognait pratiquement à chaque fois qu'il m'adressait la parole, et j'entendais parfois ma mère retenir des sanglots.
Des fois, je me demandais si Thomas et moi n'avions pas été adopté. Même si mon frère était une calamité, il n'avait rien pris de son père, ni de sa mère. Enfin..de notre père et de notre mère.
-Eh ho ! M'interpella mon petit ami en claquant des doigts devant ma tête. Tu es toujours avec moi ?
-Oui, pardon.., m'excusais-je. Je pensais à mes parents...
Je décidai de prendre l'excuse familiale pour justifier mon comportement. Après tout, autant que mes pensées divagantes me servent à quelque chose !
-Ah..
Il sembla mordre à l'hameçon.
-Ils ne m'aiment pas ?
-Non, ils n'aiment juste pas le fait que je grandisse et que je ne sois plus leur petite fille qui mettait des petites robes gentilles et des nœuds au bout de ses tresses.
Bon, je 'clichettisais'* un peu, mais ma mère avait toujours voulu faire de moi une petite fille modèle. J'avais fini par entrer en rébellion vers l'âge de treize ans, quand j'avais eu mon premier béguin. À cet âge là, on se fait souvent des films et on finit tellement par croire à nos rêves que la claque est surpuissante lorsqu'elle arrive. Je m'étais en quelque sorte entiché d'un garçon plus vieux que moi, de quatre ans, qui avait voulu...s'amuser avec moi, dira-t-on. J'étais naïve, j'étais jeune, inexpérimentée. Ça n'avait pas été bien loin, il n'avait jamais consenti à ne serait-ce que m'embrasser, puisque je le répugnais.
Il n'empêchait que pour mon pauvre petit cœur de prépubère, ça avait été le choc émotionnel. En y repensant, je me trouvais bien ridicule, encore plus qu'après mon histoire avec Matt.
Mais bon, je m'égarais.
Taylor était resté silencieux après notre échange et je me demandais ce qui pouvait bien lui passer par la tête.
-Tu crois que si je leur parle ça changerait quelque chose ? Me demanda-t-il en anglais, et d'une traite, si bien que j'eus peur de n'avoir pas tout compris.
-Tu veux bien répéter ? Lui dis-je quand même, pour être certaine.
-Est ce que tu veux que je leur parle ? Répéta-t-il plus lentement.
-Mon dieu, non ! M'effrayais-je.
J'étais persuadée que même par téléphone, mon père serait capable d'étrangler mon ami. Il trouverait un moyen, je ne savais pas lequel, mais il le trouverait. Il n'avait réussi à accepter ma relation avec un garçon tout à fait charmant, de mon âge, scolarisé, avec une promesse de carrière professionnelle exceptionnelle, qu'après quelques semaines, et seulement après que ma mère se soit énervée , et l'ait menacé d'aller vivre à l'hôtel avec mon frère et moi. Il avait abdiqué mais n'avait jamais vraiment pu aimer Matt.
Alors si aujourd'hui, un acteur de dix-huit ans, américain, qui passerait sa vie à « faire son beau » comme les qualifiait mon père, venait lui demander d'être plus sympa et d'accepter que sa fi-fille ait une relation de couple avec lui, je n'osais même pas imaginer. On risquait la rupture d'anévrisme, direct !
-Pourquoi ? S'étonna-t-il.
-À moins que tu ne veuilles mourir, je ne te le conseille pas, répondis-je en frémissant.
-Tes parents sont à l'autre bout du monde, fit-il remarquer. Je ne crois pas que je risque grand chose...
-Tout d'abord, ce n'est pas si loin que ça. Ensuite, ils seraient tout à fait capable de débarquer ici et de me ramener de force dans un avion en me traînant par les cheveux.
-Je pense que tu exagères..
-Exagérer ? S'ils pouvaient me faire mettre de force une ceinture de chasteté, ils le feraient !
Nous fûmes interrompus par des « chut » répétés de la part de mes camarades qui regardaient le film.
J'haussai les épaules, et me retournai.
J'entendis des bruits de succion à côté de moi, et découvris que mon frère et Anna...discutaient, plus ou moins.
Dégoûtée, je me concentrai sur le film. J'entendis le petit rire de Mak et Taylor, et me retournai discrètement pour les frapper sur les jambes.
…
Le film est terminé. Nous nous préparons pour partir.
Alex.
Très bien, je suis de toute façon prête à partir.
À tout à l'heure.
Déborah.
-À qui tu écris comme ça ? Me questionna Mak en surgissant derrière moi.
Je jetai pratiquement mon portable dans ma poche, et croyez-moi, il faut être très fort pour réussir à faire ça .
-Personne, répondis-je rapidement.
Trop rapidement. J'oubliais que cette fille avait des antennes et qu'elle était pratiquement capable de deviner un mensonge avant même qu'on l'ait prononcé.
-Ton amant, peut-être ? Me dit-elle, l'air de rien.
-Je t'en prie.., rétorquais-je en roulant des yeux.
-Mak, tu peux m'attendre dans la voiture ? Lui demanda son frère en sortant des toilettes.
-Ok ! J'espère qu'on se reverra bientôt !
Elle se hissa sur la pointe des pieds, me fit une brève accolade et partit.
Nous étions dans le hall du cinéma. Chacun profitait de cette petite pause pour acheter des boissons, aller au toilette, et discuter. Nous attendions les minis-bus devant nous emmener au parc.
Personne n'avait encore remarqué Taylor, et je m'en réjouissais. Je n'avais pas envie que tout les regards soient braqués sur nous. Je détestais ça.
-Qu'est ce que tu as prévu après ça ? M'enquis-je auprès de mon petit ami.
-Aller avec toi au parc.., fit-il, étonné que je lui pose la question.
C'était exactement ce que je redoutais. En même temps, ce n'était pas vraiment étonnant..
-Tu ne préfères pas..passer un peu de temps avec ta sœur ? Et ta famille ? Fis-je en déglutissant difficilement.
Autant parfois je mentais avec brio, autant là, je méritais le Razzie Award de la pire menteuse. En même temps, je n'étais pas non plus certaine que le mensonge pouvait entrer dans le champ des qualificatifs mélioratifs..
-Tu ne veux pas que je vienne ? M'interrogea-t-il en me regardant comme s'il me passait aux rayons X.
C'était fichtrement embarassant d'être regardé de cette façon. Ça donnait l'impression que ce que vous ne vouliez pas dire était en train de lentement s'écrire sur tout votre visage.
-Ce n'est pas ça mais..il faut que je me retrouve un peu toute seule avec Anna et Mélissa, me justifiais-je faussement. Je les ai un peu négligé depuis quelques temps, et je n'en suis pas très fière. Je n'arrête pas de répéter qu'il faut que je passe plus de temps avec elles mais je n'arrive pas à faire la part des choses, parce que j'ai aussi énormément envie d'être avec toi..
Les mots venaient plus facilement lorsqu'on disait la vérité.
C'est un concept que j'appellais « dire la vérité en mentant ». Et j'en étais très fière.
Même s'il n'y a pas vraiment de quoi...
-Je comprends.., dit-il simplement.
Il semblait un peu déçu, mais qu'est ce qu'il pouvait répondre ? Et puis il savait très bien qu'il ne pouvait pas s'y opposer. Je refusais tout net que quiconque à part mes parents me dictent ma conduite. Je savais ce que j'avais à faire, et quand je devais le faire. Il y avait assez de figures d'autorité comme ça pour en rajouter.
-On peut essayer de se voir ce soir ? Me demanda-t-il ensuite.
Bonne question..
-Je crois qu'il va falloir tout organiser à la dernière minute, je ne sais pas à quel heure nous rentrerons..
Ni dans quel état je rentrerais..
-.. et si nous faisons quelque chose ce soir ou pas.., terminais-je.
-Très bien.., tu me tiens au courant alors !
J'allais lui répondre mais, trop soulagée pour dire quoi que ce soit, je me contentais d'hocher la tête en souriant.
Notre professeur d'histoire nous interpella et nous pria de sortir dans le calme et le silence.
-Je sortirais après vous.., me dit Taylor avant de presser longuement ses lèvres sur ma tempe.
-Reviens moi vite.., chuchota-t-il à mon oreille.
Trop angoissée par la rencontre à laquelle je devrais faire face dans quelques minutes, je lui fis juste un sourire, et partis.
….
-Grands Rapids est une belle ville.
Ce fut la première chose qu'elle dit, après que nous ayons passé les formules de politesse habituelles, quoi qu'étant faites ici avec retenue.
Nous nous étions assises près d'un arbre. Elle était allée se présenter à mes professeurs, en leur demandant la permission d'avoir une discussion avec moi, sans en dire cependant la raison. Je ne savais pas exactement ce qui s'était dit, mais le résultat était là.
-Effectivement.., répondis-je simplement.
J'étais assise en tailleur, sûrement pas pour longtemps, étant donné ce n'était pas une position des plus confortables.
-Nous y venons tous les ans, Daniel, Mak et moi. Taylor nous rejoint quand il peut..c'est-à-dire malheureusement pas très souvent.. Il a fait un break cette année, pour être avec nous, un peu..
Je ne répondis rien et continuais de l'écouter. Elle parlait un français parfait. Comme son fils, mais avec moins d'hésitations et un accent beaucoup moins prononcé. J'en avais déduit que les origines françaises de Taylor venaient sûrement du côté maternel de la famille..
-Tu sais, il a eu pas mal de relations amour..non, d'aventures -devrais-je dire- amoureuses, et aucune n'a abouti à quelque chose de concret. Il y a eu bien eu Taylor bis, comme on l'appellait, Selena à moitié, et..Sara. Je suppose qu'il ne t'en a pas parlé..
-Si, il l'a fait, répondis-je.
-Vraiment ? S'étonna-t-elle.
Elle sembla sincèrement surprise.
-Eh bien...Il n'aime pas du tout parler de cette partie là de sa vie. On ne le dirait pas comme ça, et il se garde bien de le montrer, mais mon fils est un grand sentimentaliste. Il espère vraiment trouver une fille avec qui il pourrait finir sa vie, et il ne comprend pas qu'à dix-huit ans, c'est rare de trouver la personne avec qui l'on vieillira.. C'est aussi pour ça qu'il ne passe pas beaucoup de temps célibataire..Il n'aime pas ça.. Et comme tu as dû le remarquer, ce n'est pas bien compliqué pour lui de trouver une fille, puisqu'il est loin d'être laid.
J'approuvai vigoureusement, me faisant l'effet d'une débile profonde.
-Et c'est ça que je ne veux pas ! Continua-t-elle en s'animant. Taylor a beaucoup à offrir ! Plus que des billets verts, plus qu'une pseudo renommée, plus qu'une relation simplement physique..
-Je ne suis pas avec lui pour ça ! Répliquais-je automatiquement.
J'avais bien entendu rougi à la dernière partie de sa phrase. Taylor et moi n'avions encore jamais parlé de cet aspect de notre relation. Même s'il y avait eu quelques signes, quelques remarques et insinuations..Nous n'avions jamais évoqué clairement l'aspect physique. Mais ce n'était pas non plus comme si nous sortions ensemble depuis trois ans..
-Je ne te connais pas, contra-t-elle, toi ou mon fils ne pouvez pas me demander de te faire confiance aussi vite !
-Mais vous ne m'avez pas laissé une seule chance de vous prouver ma bonne foi ! Protestais-je en haussant le ton.
Je me calmai aussi vite, je ne souhaitais pas que cette discussion tourne en dispute. Après tout, elle avait fait le premier pas..
-Je sais, et en y réfléchissant, je le regrette.. Ne serait-ce que pour mon fils, nous aurions dû faire un effort. Je te présente donc mes excuses.
Si je m'y attendais ! Je ne pensais pas que ça viendrait aussi vite..J'espérais sincèrement qu'elle le ferait, mais j'avais préféré ne pas me faire de faux espoirs.
-Eh bien .. euh..excuses acceptées.., répondis-je en hésitant.
-Merci...Tu as l'air importante pour mon fils..
Je remarquais qu'elle disait souvent « mon fils », et non Taylor. Mon côté psychologue dirait sans doute que c'était simplement dû au fait qu'elle était une mère qui aimait passionément son petit garçon, et mon côté pessimiste répondrait que c'était une manière de me faire comprendre qu'il était à elle et non à moi.
Je fis taire mon côté pessimiste, bien qu'il soit en minorité.
-Et pour lui, ajouta-t-elle, je suis prête à te laisser une chance, et à apprendre à te connaître. Mais il faut que je te prévienne, si jamais, par un quelconque moyen , je découvre que tu ne vaux pas mieux que l'Autre, je te conseille de changer de pays, à ce moment là..
-Vous n'avez pas à avoir peur, la rassurais-je. J'aime beaucoup votre fils, je n'ai pas choisi de le percuter de plein fouet dans un restaurant, et de tomber...
Je m'arrêtais, consciente de ce que j'allais dire ensuite. Déborah tiqua en me voyant me stopper au milieu de ma phrase. Elle n'était pas dupe, elle avait compris ce que j'allais dire. Je n'avais juste pas envie de le dire..
-Enfin bref, continuais-je comme si de rien n'était. Je vous avouerais que je préfèrerais mille fois qu'il ne soit pas un acteur, qu'il n'ait pas joué dans Twilight, et qu'il ne soit pas aussi prisé par la gente féminine. La célébrité, et tout ce qui en découle sont au contraire des obstacles entre nous..Des obstacles que je ne sais même si nous serons capable de surmonter.. J'aurais préféré qu'il soit un simple élève de ma classe sur qui j'aurais flashé en cours de philosophie parce qu'il aurait su citer Freud ou Nietzsche..Quelque chose de vraiment très simple ! Taylor est gentil, attentionné, généreux, passionné..C'est une personne formidable et je suis très chanceuse qu'il se soit intéressé à moi !
Je m'emballais un peu, mais je prenais conscience au fur et à mesure de ce que je racontais qu'il m'apportait beaucoup. Je l'aimais plus que ce que je pouvais penser. C'était toujours lorsque je disais les choses à voix haute que je me rendais compte à quel point elles étaient véridiques.
-Toi aussi, tu sembles tenir à lui..., observa-t-elle.
-Je..oui..
Nous ne parlâmes plus et nous contentâmes de regarder le paysage.
Mme Stanley nous jetait des coups d'oeil très fréquents, et je notai qu'elle semblait vraiment agacée.
Je tripotai quelques touffes d'herbe en attendant qu'elle reprenne la parole.
-Je parlerais à mon mari, reprit-elle enfin. Il se fera une raison lui aussi..
-Je le souhaite..Je ne veux pas que Taylor se sente déchiré entre sa famille et moi.., dis-je sincèrement. Il ne passe déjà pas beaucoup de temps avec vous, je ne veux pas que vous vous disputiez.
-J'espère que nous n'en viendrons pas là..
Nous fûmes interrompues par les éclats de voix de Mme Stanler.
Nous nous tournâmes simultanément vers elle. Elle était au téléphone, gesticulait dans tout les sens et semblait plus furieuse que jamais.
Elle s'éloigna quand elle se rendit compte que tout le monde l'écoutait.
Au bout de quelques minutes, elle raccrocha et nous hurla à tous de remonter dans les minis-bus, que nous repartions immédiatement à l'auberge.
-Mais qu'est ce qui se passe ? Demanda Déborah en me suivant.
Je m'approchais d'Anna.
-Qu'est ce qu'elle a ? fis-je en fronçant les sourcils.
Elle nous fit nous rassembler devant les bus avant de se tourner vers nous.
-La Région vient de se rétracter. Ce qui veut dire que nous n'aurons pas les dernières subventions que nous attendions pour financer le reste de notre voyage.
Des murmures s'élevèrent parmi tout les élèves. Pour ma part, j'avais peur de comprendre ce que ça impliquait.
-Nous allons devoir repartir plus tôt que prévu ! Claqua-t-elle, furieuse.
-Quand ? S'enquit la mère d'Anna, en essayant de calmer tout le monde.
-La semaine prochaine, au plus tard ! Ils vont s'arranger pour nous trouver un vol rapidement. Désolée.
Et sans un mot de plus, elle s'engouffra dans un des bus, avec une démarche raide tellement elle irradiait de colère.
Non...
*Le verbe clichettiser est un sympathique néologisme de ma part...Je compte sérieusement envoyer un courrier au petit Robert pour leur dire d'intégrer ce verbe à la langue française !
Hum..Je suppose qu'il n'y a pas grand chose à dire sur la fin ?:). Sachez que les insultes et menaces de mort ne serviront à rien ! Lol.
La suite viendra...eh bien dès qu'elle sera écrite (c'est pas vrai!).
Je vous souhaite une bonne fin de semaine mes loulouttes !
A bientôt,
Bises à toutes.
