Aujourd'hui, c'est dimanche et je suis d'astreinte au boulot. J'ai emmené mon ordi, je sais c'n'est pas bien, mais j'ai bien fait (non, je ne me cherche pas d'excuses, c'n'est même pas vrai), car il est 14h15, j'ai fait mon travail, il ne me reste qu'un autoclave à décharger, mais il ne sera terminé que dans 30 minutes.

Alors je me suis mise sur ce chapitre, Bella et Edward se retrouvent. Autant physiquement, oui, un peu quand même, qu'émotionnellement.

J'ai une question pour vous : comment réagiriez-vous si votre mec vous disait : « chérie je te l'ai jamais dit, mais je me suis fait prendre par des mecs quand j'étais dans ma période stone ». Réponse : « euh ! ».

Comment ? Moi j'ai fait une visite intérieure, mettant à mal mes émotions, je me suis mise à sa place.

Alors voilà, je vous demande beaucoup d'ouverture d'esprit, comme vous avez su en faire preuve jusque-là.

N'hésitez pas à me poser des questions si nécessaire, je suis là pour ça, off course.

Je tiens à remercier Galswinthe qui prend toujours le temps d'un petit mot, merci de me remonter le moral.

Merci à Jackie, The Fan, toujours là pour commenter les chapitres et me dire son ressenti, thank U.

Charloon, merci de m'avoir rassurée, bonne chance pour tes révisions et merde pour tes exam'. A quand les premières dates ?

Celine11, je suis d'accord, c'est dur pour lui, ce sera dur pour elle, mais à la fin ce sera bon. Será caliente, porque Bella no le gusta tener frío.

Zayrra, tu me dis entre autre : « Ton histoire me rappelle un drama coréen ». Je t'avoue que je n'ai jamais lu, ou vu de drama coréen, c'est dommage que tu ne saches plus son nom.

Je ne sais pas qui est Lee Min Ho. Mais je vais sur le Net de ce pas, pour savoir de qui tu me parles. (Après quelques recherches, j'apprends que c'est un jeune acteur et mannequin, né à Séoul, non, définitivement, je ne connais pas). Les seuls personnages, de type asiatique dont j'ai entendu parler, sont le frère et la sœur Kitsune de la série Vampire Diaries.

Bonne lecture à toutes et merci pour votre soutien.

16

(Edward)

Je ne sais pas comment lui dire. Je repense à tout ce que j'ai vécu et ce que j'n'ai admis seulement maintenant, grâce à Jasper. Je sais que c'est la révélation de James, qui m'a fait admettre ce que je me refusais à reconnaitre. « J'ai eu des rapports homo. ». Maintenant que ma chérie était face à moi, je ne savais pas par quoi débuter.

Elle nous avait emmenés chez son père, dans une petite maison à étage en périphérie de la forêt de Forks, sur la route qui mène à la Push. Je me tenais dans son salon, en boxer. On ne venait pas de se jeter l'un sur l'autre comme des lapins, non, pas du tout !

Notre linge était en train d'être lavé. Nous étions arrivés avec ma Volvo, trempés comme des soupes et pour ne pas attraper froid, elle m'avait proposé de faire partir une machine. Elle m'avait fait un café et était aller sous la douche.

Donc j'étais là, seul, dans le salon de son père, en slip. De quoi se faire descendre si le monsieur avait la bonne idée de rentrer chez lui et de me trouver dans cette tenue, matant la télé pour tromper le temps.

Je me levais du canapé dans lequel je m'étais installé et fis le tour de la pièce. La décoration était spartiate, on est bien chez un mec, un homme qui aime ses filles, à première vue, des dizaines de photos d'elles. J'avance vers une représentation de ma chérie, enfant. Elle porte un juste au corps rose et un tutu, près d'elle sa petite sœur la regarde avec affection. Alice est, sa première fan.

Sur une autre, elle est avec le mec de tout à l'heure. Je prends le cadre entre les mains et le détaille. Il lui tient la tête sous le bras et lui frotte le haut du crâne. Elle rit et fait celle qui le pousse, mais . . . je souris à mon tour, ils n'ont pas plus 15/16 ans sur cette photo, ils ont l'air très complices. Je ne me sens pas plus rassurer de savoir qu'elle est complice avec lui, après tout ils ont eu des rapports sexuels, ça, ça ne s'oublie pas.

Je repose leur portrait sur le petit meuble où il se trouvait. Je continus mon exploration. Bella et ses copines de classe. Bella et son équipe de Softball. Ah, je ne savais pas qu'elle y avait joué. Une autre avec toute une bande mec, que des indiens, en majorité en tout cas.

Je passe devant la fenêtre, regardant à l'extérieur. Il pleut toujours. Je reporte mon attention sur le mur vers lequel je me dirigeais. Je vois un petit gars, dans les bras de ses parents. Il est blond avec de grands yeux bleus, il est magnifique. Son père et sa mère n'ont d'yeux que pour lui. C'est un portrait fascinant. Jasper embrasse sa femme sur la tempe et elle caresse la tête de son fils. Ils sont très beau, tous les trois.

- c'est ma sœur et son mari, au milieu c'est mon neveu. Il est beau.

Je me retourne, elle s'est changé et tient à la main un peignoir blanc. Je me retourne complètement vers elle. elle porte un petit top sur un mini short.

- je les ai reconnus.

- ah, je croyais que tu ne connaissais que ma sœur et mon père.

- dans un sens c'est le cas. Ils sont venus me voir à l'hôpital.

- ah.

- oui, j'ai rencontré Jasper la semaine dernière.

Elle me regarde. Elle n'était pas là, pas avec moi et une semaine, quand on doit se remettre en questions, c'est long.

- c'est Rose qui m'a donnée son numéro.

- oh, ok.

- c'est ce dont je voulais te parler.

- tu me rassures, j'ai cru que tu n'avais plus envie de moi.

Je traverse le salon et l'attire dans mes bras.

- idiote.

- je n'sais pas, je t'ai allumé, et tu m'as repoussé, alors . . .

Je l'embrasse avec fougue. Mais je calme mes ardeurs et les siennes immédiatement, je ne veux pas de dérapages, je veux une discussion.

- j'ai beaucoup de chose à te dire Bella Swan.

- tu me fais peur, surtout que je t'ai surpris en train de regarder mes vieilles photos de fac et de lycée.

Je ris de son sous-entendu.

- je regardais ta famille.

- oui et tu es tombé sous le charme de mon petit Malcom, il est beau.

- il ressemble beaucoup à son père.

- oui, c'est son portrait craché. Tu veux me parler de ce que tu as fait pendant « mes vacances ».

Je lui prends la main, lui embrasse la paume et la tire vers le canapé.

- il faut que nous parlions.

- ok, dit-elle, solennelle.

J'attends qu'elle soit assise à son aise, pour prendre place à ses côtés. Elle me tend le peignoir qu'elle a toujours en mains, et je l'enfile. A ma grande surprise, j'y rentre sans efforts et contorsions.

- je t'ai écouté.

- comment ça, me demande-t-elle.

- je suis allé voir un spécialiste.

- bien.

- en fait il est venu me rejoindre à la clinique.

Elle acquiesce.

- je t'ai dit tout à l'heure que Rosalie m'avait donnée le numéro de Jasper.

- oui !

- c'est lui qui me suit.

- AH, enfin, c'n'est pas . . . je ne dis rien mais c'n'est pas . . . ambigu. Enfin je veux dire, il est de ma famille et au niveau déontologique, ce n'est pas très . . .

- je sais, mais . . . il est très bien.

- oui, le meilleur dans son domaine.

- il est pro, il est tout le contraire de ce à quoi je m'attendais.

- bien, et vous vous êtes vu quand ?

Je prends ma respiration et je lui dis.

- hier.

- ok.

- et aujourd'hui.

- oh.

Elle me regarde. Elle ne dit rien un instant et reprend.

- et tu me dis qu'il est venu te voir ?

- oui, les deux fois.

- surprenant.

- pourquoi ?

- oh, pour rien.

- dis-moi.

- c'est juste que Jazz ne fait pas, enfin ne faisait plus les rendez-vous hors cabinet.

Je la regarde, je ne savais pas.

- il ne m'a rien dit.

- c'est vrai que la clinique est sur sa route.

- c'est ce qu'il m'a dit.

Je réfléchis à ce qu'elle vient de me dire et je repense à ce que Jasper m'a dit lors de notre première entrevue : «Je sais que je n'aurai pas dû vous répondre Edward. Mais je sais également qu'il vous a fallu du courage, que beaucoup des barrages que vous aviez mis en place autour de vous sont tombés, pour que vous fassiez le choix de m'appeler. ».

Il avait su trouver les mots pour que je le prenne au sérieux, comme il avait l'air de me prendre au sérieux lui aussi. Et ce qu'il avait ajouté, avait fini de me convaincre qu'il était un gars bien : «Auriez-vous préférer que je vous dise non ? Avez-vous peur de nos futures relations familiales ? »

- ça va, ma demande ma belle.

- oui, je crois que je ne pouvais pas espérer mieux que Jasper.

Elle secoue la tête de manière positive et me lance un sourire. Je ne dis rien. Elle se met alors à loucher. J'éclate de rire.

- ne sois pas si stressé Edward, je ne te mangerais pas.

Je me penche vers elle et je lui donne un baiser, rapide, je ne veux pas me perdre dans les pulsions physiques qu'elle déclenche chez moi.

Je me renfonce dans les coussins du fauteuil. Je souffle lentement par la bouche, après avoir aspiré de l'air par le nez. Je tente de me calmer avec cette méthode de détente, apprise des années plus tôt.

Pour me maintenir à flot, j'ai l'habitude de prendre ma voix de « Docteur », pour ne pas laisser mes sentiments prendre le dessus. Il me faut pour ça quelques minutes, pendant lesquelles, je garde un silence qui peut être déstabilisant. Je ferme les yeux. Je fais le vide. Bella près de moi ne bouge pas, je la sens attentive et patiente, je l'en remercie profondément.

- tu sais ce que j'ai vécu, ce qu'a été mon adolescence et le début de ma vie d'homme. Mais il y a quelque chose, que je n'ai pas pu te dire. Je ne te l'ai pas caché volontairement, non. Il a fallu que je me fasse rosser par ce . . . par lui, pour que je comprenne.

Je regarde droit devant moi. Je repasse le film de cette agression, de mon agression pour comprendre.

- quand je suis arrivé chez lui, j'ai tout de suite remarqué son état. J'étais parti le voir, suite à ce qu'il t'avait dit la veille.

Je me tais une nouvelle fois.

- Je me suis présenté devant lui, sachant que tu étais au travail et lui, chez lui. Il portait un caleçon, il fumait, et il sentait l'alcool. Je ne sais pas s'il avait repris depuis longtemps, mais quand on a été toxico, ou alcoolo, reprendre, c'est le début de la fin.

Elle hoche la tête. Alors je continus.

- je ne m'attendais pas à ce qu'il m'a dit et encore moins à sa réaction. J'ai été soufflé. Je ne pensais plus à rien, seulement à ce qu'il m'avait avoué. A aucun moment, je n'ai pensé à lui rendre ses coups. Une fois qu'il a commencé à me frapper, je me suis laissé faire. Je pense, avec du recul, que je devais déjà être en état de choc.

Elle vient vers moi et pose sa main sur ma cuisse. Je glisse l'une des miennes vers elle et lui serre légèrement les doigts.

- quand j'ai su qu'il s'en était pris à toi, je n'ai plus du tout penser à ce qui m'avait troublé dans son discours. Mais hier, quand je racontais mon histoire à Jasper, je me suis souvenu. Je me suis souvenu de ces nuits d'ivresses, pendant lesquelles, je m'essayais à n'importe quelle nouveauté.

Elle me fixe, sa curiosité est piquée.

- je t'ai parlé de mes activités nocturnes. Je t'ai dit que je passais de filles faciles, à des prostitués. Mais je ne t'ai pas tout dit. Ce que je vais te dire, j'en ai honte, et je ne veux plus jamais à avoir, a en reparler.

- je t'écoute, souffle-t-elle.

- j'espère que tu me laisseras une chance malgré tout.

- Edward, viens en au fait, tu me stresse avec ce suspens inutile. Je ne suis pas là pour poser un jugement, je t'aime.

- oui, mais je ne sais pas si cela sera toujours le cas après ça.

Je retiens de peu un sanglot et détourne la tête vers la baie vitrée du salon. Je plonge mon regard dans la verdure de la forêt. Je cherche désespérément à reprendre le dessus sur mes émotions, mais je n'y arrive pas. Mon corps est parcouru de spasmes, je serre mes mains l'une dans l'autre pour ralentir leur tremblement. Les larmes coulent sur mes joues et je n'y peux rien. Plus je lutte, plus les tressautements sont violents, je commence à ressentir de vives douleurs dans les muscles. Je suis assailli par des milliers de crampes, je tente de me lever, pour me détendre mais je retombe sur le canapé.

- Edward, calme toi mon chéri, s'il te plait, tu me fais peur.

Bella est près de moi. Elle essaye d'arrêter le tremblement de mes jambes en posant ses deux mains à plat dessus, mais je la vois subir les mêmes soubresauts. Elle appuie un peu plus, sans résultats. Par dépit, elle s'assoit sur moi. Elle glisse ses mains autour de mon cou et appuie sa tête sur mon épaule.

- calme-toi, murmure-t-elle. Tu n'es pas obligé de me parler maintenant, je t'aime. Je t'aime et je sais que tu as fait des bêtises, des choses que tu regrettes, mais moi aussi, j'en ai fait. Nous avons chacun eu une vie avant de nous rencontrer. Je t'aime mon amour, je t'aime et nous allons avoir un enfant ensemble, comme toutes les personnes qui s'aiment, nous allons avoir une famille. Chuuuut, ça va.

Elle continue à me rassurer, répétant sans fin l'amour qu'elle me porte. Elle me parle de notre futur bébé, elle me parle de la maison que nous allons trouver. Elle me parle de ses fleurs préférées, des pivoines, elle en veut dans tout le jardin et elle veut des arbres fruitiers, elle veut un petit potager. Elle rit et elle me dit qu'elle déteste jardiner, mais qu'elle voudrait tout ça quand même. Elle me sourit, elle m'embrasse. Elle me câline et je sens que je me détends.

Les crampes sont moins nombreuses. Mon corps est douloureux, mais il n'est pas aussi tendu que quelques minutes plus tôt. J'ose la regarder, ce que je n'ai pas fait depuis ce que je qualifie de « crise d'angoisse ».

- merci, Bella. Merci.

Je recommence à sangloter. Merde, pourquoi je suis si faible aujourd'hui. Je baisse la tête. Je ne me supporte plus.

- arrêtes ça de suite, s'écrit-elle. Tu n'as pas à baisser les yeux devant moi, tu m'entends, jamais.

- Bella.

- il n'y a pas de Bella qui tienne. Je t'aime, et ce que tu as vécu, me peine. Mais tu ne dois pas avoir honte.

- si tu savais, si seulement . . . je pouvais tout effacer.

- tu m'aimes Edward ?

- BIEN SÛR, tu es tout pour moi.

- tu me fais confiance.

- plus que jamais.

- alors tu peux tout me dire, je n'ai aucun jugement, je t'aime, simplement.

Je la tiens contre moi.

- on croit toujours que l'on peut tout entendre, mais ce n'est pas vrai.

- si tu veux de nous, dit-elle en se caressant le ventre, si tu veux que nous formions une famille, on doit tout se dire.

Elle me regarde droit dans les yeux.

- si tu ne l'assumes pas, tu ne voudras plus te regarder dans une glace, tu ne pourras plus avoir de considération pour toi-même.

Elle a entièrement raison. Je ne pourrais plus me regarder dans un miroir.

- je n'ai pas eu que des relations avec des femmes.

Elle ne bronche pas.

- des hommes m'ont pris.

Elle reste silencieuse.

- je n'en ai pas de souvenirs précis, je me souviens surtout de la douleur, quand je me réveillais.

Je détourne les yeux. Je lui ai dit, elle a les cartes en mains. Je n'ose plus bouger. Je m'attends à ce qu'elle se lève et parte. Mais contre toutes attentes, elle se met à califourchon sur moi, pose sa poitrine contre la mienne et m'embrasse.

Ses lèvres se déposent lentement sur les miennes. Ses longs cheveux glissent sur mes épaules. Elle passe ses mains derrières chacune de ses oreilles, et y coince les mèches récalcitrantes. Elle me regarde. Puis avec autant de douceur, gardant le silence, elle embrasse mes yeux, un par un, puis mon nez, mes joues, l'une après l'autre, mes tempes, idem. Enfin, je sens ses lèvres sur les miennes. J'ouvre la bouche, mais elle dépose un doigt au travers pour m'arrêter. J'obtempère. Elle baisse son visage vers mon menton qu'elle mordille. Puis enfin, elle remonte vers mes lèvres, mordillant celle du bas, y déposant de multiples baisers.

- je t'aime Edward, je t'aime, tu m'entends.

Je suis ému. Je ne peux pas m'empêcher de sentir mon cœur cognait en moi. Je suis heureux. Je n'ai plus rien à lui cacher, je n'ai plus de secrets pour elle.

- Epouses-moi Bella ?

Les mots sont sortis tous seuls. Elle ne dit rien.

- Deviens ma femme, occupes la place qui est déjà la tienne depuis la première fois où nous avons fait l'amour, depuis notre premier baiser.

Je vois ses yeux se brouillaient. Elle est sous le coup de l'émotion, privée de ses cordes vocales. Elle avale bruyamment sa salive.

- Maintenant, tout de suite, deviens madame Masen Cullen, et je serais . . . ton monsieur Swan. Pour toujours.

Mon discours m'a vidé de toute force, les émotions sont trop fortes et je sens que ma tête tourne légèrement. J'ai comme une crise d'hypoglycémie, pourtant je sais que je ne devrais pas.

Je porte la main à mon cœur, il bat trop vite, je suis en train d'avoir une attaque ? Non ! Je viens juste de passer un cap, je viens de prendre une direction nouvelle dans ma vie et j'ai dû mal à réagir normalement. Je souris, je lui souris, de ce sourire nié que je peux afficher parfois, très souvent, depuis que je connais Bella.

Je l'aime et mon corps en est bouleversé. Je ne sens plus rien autour de moi, je n'attends qu'une chose, sa réponse. Je suis hors de mon corps, je me sens flotter, je suis en apesanteur, regardant la pièce dans haut. Sensation étrange, d'être spectateur, de regarder deux personnes étrangères.

Elle ne m'a toujours pas répondu. Elle a les yeux baissés sur mon torse. Elle est toute rouge. Comme je peux aimer ses rougeurs. Je ne dis rien, je profite des émotions que j'ai fait naitre en elle. Elle se tord les doigts, elle hésite et je sais qu'elle a peur. Peur de faire le pas. Elle aussi ressent les mêmes émotions que moi. Et je l'entends.

- oui.

Elle a parlé doucement, avec une douceur qui cache très mal les sentiments qui sont les siens. Mais sa réponse est une délivrance et je ne peux m'empêcher de la répéter.

- oui, répétai-je.

- OUI, Edward, oui, cris-t-elle.

Elle est toujours sur moi, elle me sourit, elle rit.

Je la soulève du canapé, le peignoir que je porte tombe au sol, je suis totalement exposé à sa vue, seul mon boxer m'épargne. Elle noue ses jambes autour de ma taille. Je lui attrape le visage à pleines mains et je l'embrasse, glissant ma langue dans sa bouche, avec un appétit que je n'ai pas ressenti depuis longtemps. Si elle n'était pas déjà enceinte, je lui ferais un enfant maintenant.

Elle a ses bras autour de mon cou, je lui caresse les seins, les fesses . . . mes mains sont partout à la fois. Je lui retire son petit top en dentelle, ses seins m'apparaissent, tendus et ferme. J'en prends un dans ma bouche. Je le lui mordille, le léchant, le suçant. Et je change de jouet, recommençant avec son jumeau. Elle me tire les cheveux, nous séparant une seconde et plonge ses yeux dans les miens.

- prends-moi.

- oui, madame.

Je l'appuie contre le montant de la porte, celle qui mène aux escaliers. Je passe un doigt dans l'élastique de son petit short et touche sa féminité. Elle est déjà toute humide. Son regard brulant, sa bouche gourmande. Je ne laisse aucune chance à ma belle. Je dégage mon sexe de son étui de coton. Je le presse contre son entre jambe, son souffle s'accélère.

- prends-moi !

- de suite.

Je glisse ma verge contre l'entrée de son jardin et j'effectue une poussée. Un peu brusque, elle crie. Je la pousse davantage contre la cloison, m'enfonçant un peu plus profondément en elle. Je râle de plaisir. Je continus mes coups de butoirs, sa tête se cogne contre le bois, mais elle continue à crier de plaisir. Je glisse mes mains sous ses fesses et je lui impose un rythme plus soutenu.

Elle se redresse sur mon membre, enfonçant ses talons dans mes reins. Je suis à deux doigts de jouir. Je retiens mon fluide. Je ne veux pas atteindre le paradis sans elle. Je sens les parois de son vagin se resserraient, elle est sur le point d'atteindre le nirvana. Je continus, accentuant mes coups de hanches, son dos est arqué, ses épaules sont en appuies sur le chambranle de la porte, elle accentue la courbe de ses reins, aspirant mon membre un peu plus loin en elle. Je ne peux plus me retenir. Alors que je sens ma semence se répandre en elle, elle pousse un long râle de plaisir et je l'accompagne, heureux.

Je continus mes va-et-vient, ralentissant la cadence. Mon membre est toujours tendu. Alors je me redresse, tendant mes jambes pour le second round. Je recommence lentement, reprenant un rythme qui se veut de plus en plus soutenu. Ma belle se mord les lèvres, elle est en transe. Un voile humide recouvre sa poitrine, je lui lèche la peau, je la couvre de baisers. Je recommence à l'accabler sous mes coups de butoir.

Elle dessert ses jambes, je me retire à regret, et la laisse mettre pieds à terre. Elle me tire vers elle et je la vois me tourner le dos, elle me fait un sourire coquin. Elle veut jouer. Je me colle à elle, je lui prends les seins dans mes mains, collant mon sexe contre son postérieur, toujours caché par son sous-vêtement. Elle tourne la tête, je me penche par-dessus son épaule et l'embrasse à pleine bouche. Elle s'écarte de moi et baisse lentement son shorty, se penchant exagérément en avant et me laissant admirer ses fesses, et la petite fente de ses lèvres tout au bout. Elle se relève avec provocation, roulant ses hanches dans un mouvement de pure sensualité.

Elle appuie, alors, ses bras contre le dossier du fauteuil devant elle et lève sa jambe, me proposant de la prendre en levrette. Je n'attends pas. Je me place dans son dos, attrapant son mollet et soulevant sa jambe pour me frayer le meilleur chemin entre ses jambes. Je suis dur, et elle le sens. Je rentre en elle, avec plus de douceur que la première fois. Je recommence mes à-coups, et de ma main libre lui caresse le dos. Elle tend la tête en arrière, faisant entendre de petits gémissements.

Quand je sens que je suis sur le point de jouir, je lui serre légèrement la nuque de ma main, m'appuyant sur elle de tout mon poids, goûtant égoïstement au plus doux des plaisirs.

Je continus encore quelques instants, puis la redresse, collant son dos sur mon torse et laissant ma verge retombait doucement dans une position de repos, bien mérité ai-je envie de dire.

- merci mon amour.

Elle rit.

- il faut vraiment que tu arrêtes de me remercier, quand c'est toi qui fais tout le travail.

Lol.