MESSAGE SPECIAL POUR KAYLENA : MERCI BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP. MERCI.

Pour Annetoutsimplement : moi non plus, je n'ai rien contre les homos ou les bi, mais dans un couple, quand le mec se présente comme un hétéro, c'est dur de ce l'imaginer dans les bras du jeune voisin tout en muscles qui nous fait rougir chaque fois qu'il nous dit bonjour.

Il y a un mélange d'envie, de jalousie ou de rêve. Mais ça peut aussi être une bonne idée pour fantasmer sur un plan à trois ou pour être spectatrice. Je pense que tout ce qui est différent ou « hors du commun », réveillent nos sens. Les miens sont aux aguets rien que d'y penser. Lol.

Je suis une éternelle insatisfaite (rien à voir avec ma phrase précédente), et je ne le trouve pas assez abouti (le chapitre, bien sûr, je ne parle plus du voisin). Je n'arrive pas toujours à retranscrire les émotions qui me submergent quand j'écris un chapitre (là, je pourrais parler du bel apollon du palier voisin).

J'ai toujours eu beaucoup d'imagination, si on peut la quantifier et quelques fantasmes sur le Beau Edward. Pas l'acteur, non, mais véritablement le personnage, même si dans « Fascination », la façon que Rob Patz a de regarder Bella, est ultra sexy. Un mélange d'érotisme et de frustration dans la manière qu'il a de contracter sa mâchoire.

Pourquoi ce petit aparté, pour mettre en avant toutes celles qui prennent le temps de me dire ce qu'elles pensent. J'ai l'impression de vous dire « au revoir », mais je n'ai pas fini, ne vous inquiétez pas. Merci à Kaylena, SoSweetySoCrazy, Jackie, Galswinthe, Zayrra, Charloon, Celine11, Annetoutsimplement, natacha77. Merci les filles.

Un petit coucou à : toute petite étoile, llovethat, Stephanie65, Gwen2907 et les autres.

Bonne lecture.

17

(Bella)

Je suis heureuse. Rompue, lessivée et sous le choc de ses révélations, mais tellement rassurée. C'est égoïste, je le sais, j'en ai conscience, mais après les longues heures de solitudes que je me suis infligée, et que je lui ai infligé, je suis heureuse.

Nos retrouvailles ont été largement honorées. Nous avons fait l'amour avec passion, nous étions épuisés émotionnellement quand nous nous sommes reconquis, mais maintenant, la fatigue que je ressens, est simplement physique. Je sais. C'est drôle. Mais tellement bon.

Je repense à ce qu'il m'a avoué. Je suis triste et je me sens impuissante face à ce qu'il a déclaré. Comment réagir face à la souffrance de quelqu'un qu'on aime. Je repense à mes émotions sur le moment. J'aurais voulu fuir, j'avais une haine si forte de ces hommes. J'ai toujours de la colère. Elle ne me quittera plus, je le sais.

Je hais l'homme qui est à l'origine de son malaise. James. Oh, je sais que les pratiques d'Edward en matière de sexe . . . il n'y est pour rien. Mais savoir ce qu'il lui a fait et ce que mon amour à éprouver comme peine, la culpabilité qu'il a dû porter toutes ces années, pensant qu'il était un violeur, un agresseur, sans se rendre compte que la véritable victime, c'était lui. Je ne m'en remets pas. J'ai des envies de meurtre. Et si j'étais sûr d'avoir le dessus, si je n'étais pas enceinte, si je le pouvais, je lui ferais du mal, je lui ferais subir les pires châtiments. Mais avec des « si ».

Je repensais à la journée d'hier, tout avait commencé avec ma rencontre avec Jake. Il y avait bien longtemps que nous n'avions pas pris le temps de nous parler, pas depuis notre rupture. J'avais aimé ces quelques minutes près de lui. Un moment de pur bonheur, dans une des périodes les plus sombres de ma vie amoureuse.

Mais revenons à mon cher Edward. J'avais vraiment été soulagée, quand il m'avait avoué qu'il était suivi par un pro, mais un peu embêtée quand même. Jasper est formidable, mais c'est mon beau-frère et il est en passe de devenir celui de mon compagnon. Comment allaient-ils dépasser leur relation patient/ soignant et devenir deux membres de la même famille. Il est difficile de penser qu'ils devront dépasser cette relation de travail. Deviendront-ils amis. Jazz connait déjà Emmett, ils sont amis depuis longtemps.

Je contemple mon ange. Je ne peux me retenir de rire. A quoi nous avons échappé hier après-midi. Nous avons évité de peu à mon père, qui est rentré à la maison. Nous lui avons évité de voir mon prince charmant m'emmenait dans ma chambre, pour remettre une troisième fois le couvert. J'ai découvert à ce moment-là, que mon chéri avait une capacité de récupération hors norme et tant mieux. (Rires).

Je le regarde, il est étendu près de moi. Nous sommes dans la grande clairière dont je rêve parfois. Il est étendu, les yeux clos, il dort.

Cette clairière, je l'ai découverte avec Alice et Jacob, quand nous étions enfants. Elle fut pendant très longtemps notre endroit secret.

Elle est difficile d'accès, car il faut marcher longtemps à travers les bois, mais une fois que nous arrivons à la lisière de la forêt, quand les rayons du soleil transpercent au travers des branches les plus hautes, nous passons de l'humidité des arbres et de la mousse, à une douce chaleur. A chaque fois que je passe de l'ombre des grands chênes, à la lumière, mon corps est parcours de frissons. Je sens les poils de mes bras se dresser, mes yeux clignent devant le changement d'intensité de la lumière et une agréable euphorie envie le reste de mon corps.

J'aime cet endroit, cette prairie recouverte de millions de fleurs violettes, blanches et bleues. Je la trouve merveilleuse, et aujourd'hui, il fait beau. J'ai proposé à mon compagnon de m'y accompagner. Il a tout de suite accepté et j'ai pu réaliser le rêve qu'il m'avait inspiré, quelques semaines plus tôt.

Quoi de plus formidable que de partager une part de mon enfance et de mon adolescence. J'y ai vécu des moments intenses de joie, de bonheur et de disputes de gosses.

Je souris, il s'est endormi, l'une de ses mains est glissée sous sa joue et l'autre, est glissée dans l'une des miennes.

- je t'aime.

Je lui souris, il ne dort pas. Il a prononcé ses mots d'une voix égale, comme une évidence. Je lui fais part de mon sentiment présent, pareil au sien.

- moi aussi.

- je me suis endormi !

- un tout petit peu.

- tu m'as épuisé, ma chérie.

Je me penche au-dessus de lui, et l'embrasse avec douceur.

- je t'aime, Edward.

Il m'attire à lui et je me laisse tomber sur son torse.

- moi aussi, mademoiselle Swan.

Je pose ma joue sur son épaule.

- Bella, je veux qu'on se marie.

- oui.

- le plus tôt possible, je ne veux plus qu'il y ait de doute entre nous.

- je n'en ai pas.

- je veux qu'on en parle à ton père.

Je lève un de mes sourcils, ce n'est pas que je sois contre mais je suis sceptique devant la réaction indiscutable, que risque d'avoir mon père.

- c'est toi qui es de corvée, lui dis-je.

- ce n'est pas une corvée.

Il me redresse devant lui, et plonge ses yeux dans les miens.

- ton père est un homme bon, je crains plus ta sœur.

Je ris.

- oui, moi aussi, elle me fait peur parfois.

Je ris une nouvelle fois.

- je dirais même mieux, elle peut être terrifiante.

Il me regarde avec tendresse et m'embrasse une nouvelle fois.

- Bella, nous devons rentrer, la route est longue et je n'ai pas oublié que tu as des examens cette semaine.

- oui, la fin est proche.

Il se redresse et me pousse gentiment sur le côté. Mon amour se lève et arrange sa tenue. Il se tourne vers moi et m'aide à me hisser sur mes pieds.

Nous faisons le chemin en sens inverse, sans ajouter un mot de plus. Descendant avec précaution, nous glissons de temps en temps sur des replats de mousses. Nous nous tenons par la main, comme deux gamins, lors de leur premier rendez-vous.

Arrivé au bas de la forêt, quand la route apparait dans notre champ de vision, je souffle, je suis fatiguée par le rythme effréné que mon compagnon m'a fait endurer.

- Edward, tu ne serais pas en train de te dépêcher pour retrouver mon père.

- oh, mais si.

- Edward, nous avons le temps.

- non, je veux que nous soyons mariés le plus tôt possible, avant que le bébé ne vienne au monde.

- alors tu as raison, il va falloir mettre les bouchées doubles.

Il me dévisage. Je marche de droite à gauche, faisant semblant de faire les cents pas.

- oui tu comprends, je suis allée voir ma gynéco.

- et alors ?

- j'ai un peu de ventre tu ne trouves pas.

- un peu, mais c'est normal, dans ton état.

- oui, et non.

Il m'interroge du regard. Il me suit, je ne sais pas s'il c'est simplement rendu compte qu'il copiait mon pas, il s'attend au pire.

- oui tu vois elle estime que . . . enfin vu le nombre de semaines depuis lesquelles je suis enceinte, je . . . j'aurais pu prendre un peu plus de poids.

- le bébé a un problème ?

- oh, non, non.

- mais tu es enceinte de combien ?

Je fais celle qui calcule, comptant mes doigts.

- je dirais, presque 22 semaines.

- mais, ça fait 5 mois, tu n'as pas beaucoup bougé mon amour, il faut vraiment que je prenne soin de toi.

- oui et tu veux savoir si c'est une fille ou un garçon.

- non, tu le sais et tu ne me le disais pas, c'n'est pas bien Swan.

- on avait d'autre chat à fouetter, je te signale.

- ne me fais pas languir.

- je n'ai pas eu le temps de t'en parler, et j'avoue égoïstement que j'aimais trop ce que tu me faisais pour te distraire.

- Bella.

- quoi ?

- abrège.

- fille . . .

- oh je suis content, je suis trop content, s'enthousiasme-t-il.

- . . . ou bien un garçon, minaudai-je.

- Isabella ! S'énerve-t-il, au bout du rouleau.

- c'est un petit mec !

Je lui saute dans les bras, il m'embrasse, me caresse les cheveux, me regarde, il sourit. Puis il glisse ses mains sous mes aisselles et me lève à bout de bras, me hissant au-dessus de lui.

- je vais être papa d'un petit mec, je vais être papa d'un petit Cullen.

- oui, mon chéri. Oui.

Il me fait redescendre et me serre contre lui. Je m'accroche à son cou, je suis heureuse, c'est simple, c'est bête, c'est naïf, mais merde, que je suis heureuse.

(R.B)

Je suis dans le couloir, je suis seul, et je suis dans le couloir. Je sais, je me répète, mais je suis anxieux. Je n'ai pas peur, j'ai simplement une montée d'adrénaline. Je vais faire quelque chose de grave, je vais peut-être perdre mon emploi, mais il est innocent, il me l'a dit, et je dois l'aider.

Là. Je vais le rejoindre dans sa chambre. Il m'a dit que j'étais le seul à pouvoir le comprendre. Il est gentil. Il est prévenant. Je crois que maintenant, je peux dire qu'il est mon ami.

Je glisse la clef dans la serrure, je la fais tourner trois fois vers la droite. Elle se déverrouille. La porte s'entrouvre dans un bruit métallique disproportionné. Je me penche à l'intérieur, glissant ma tête au travers de l'ouverture.

Je n'ai pas le temps de réagir, je n'ai pas pu anticiper, je n'ai même jamais pensé qu'il me ferait du mal. Quand je tombe au sol, j'ai perdu connaissance, je suis mort.

(Charlie)

Je les vois approcher de moi, main dans la main. Ma fille arbore un magnifique sourire, l'un de ceux auxquels je n'avais plus droit depuis très longtemps. Son compagnon lui tient la main avec précaution, et son autre bras est glissé dans son dos.

Je ne peux plus me voiler la face, ma fille a trouvé son futur mari, j'en suis certain. Je sais aussi qu'ils feront de beaux parents, de bons parents.

Je pense à ma petite Alice. Elle, elle m'avait fait avoir des sueurs froides quand elle était gamine. Mais Jasper était, est un jeune homme étonnant. Il canalise l'hyper activité de ma fille. Mais je pense qu'elle va être punie de ce qu'elle m'a fait subir enfant, à moi et à sa sœur. Oui, oui, oui, mon petit fils est une vraie tornade.

Edward tourne son visage vers moi, il est différent du souvenir que j'avais gardé de lui. C'est vrai qu'étendu dans son lit d'hôpital, il n'était pas à son avantage. Je n'avais pas vu qu'il était si grand. Il est charmant. Il est amoureux. Il est la représentation parfaite du rêve américain.

A peine arrivé à ma hauteur, le jeune homme me demande de lui accorder quelques instants. Ah enfin, il va me demander la main de ma fille. Je suis tenté un moment de lui en faire baver, en me comportant comme le Chérif que je suis. Mais sa timidité soudaine me décourage. Il s'est déjà mis la pression. Je souris, et le suis.

(Bree T)

Je suis étendue dans ma chambre, en travers de mon lit. Je me sens grosse, je n'arrive plus à rien faire et j'en ai encore pour longtemps. Fais ièch.

Je n'aurais jamais pensé qu'à mon âge, je serais mère célibataire. Je n'aurais jamais pensé être mère à 17 ans et encore moins qu'un homme comme lui s'intéresserait à moi.

Il n'est plus venu me voir, depuis des semaines, des mois. Je l'avais rencontré dans une boîte de nuit 7 mois plus tôt. Il était venu à Seattle avec un ami à lui. Il m'avait dit qu'il était médecin, mais n'avait pas voulu me dire dans quelle branche.

Je l'avais tout de suite trouvé très beau, et pendant plusieurs semaines nous avions eu une relation de couple. Mais voilà . . . Je me sens seule. Chaque jour est plus dur à assumer pour moi et j'ai dû arrêter mon travail. Il m'est de plus en plus difficile de marcher.

Mais il m'a dit qu'il viendrait me voir, je l'attends, j'ai confiance en lui et je veux lui faire la surprise. Oui, il va être surpris.

(Bella)

Je regarde par la fenêtre, cela fait 1 heure que papa et Edward parlent ensemble. Je ne sais pas où ils en sont, mais il va être temps de retourner à Seattle. Je me lève et frappe une série de petits coups contre la vitre. Edward tourne le premier la tête dans ma direction. Je lui montre mon poignet, lui indiquant qu'il fallait que nous rentrions. Il me sourit et repose son attention sur mon paternel. Je vois Charlie se levait de la souche sur laquelle ils étaient tous deux assis. Ils rentrent.

- alors ma petite fille va se marier, je vais être grand-père. Il ne manque plus que tes résultats et la boucle sera bouclée.

- oui papa.

- monsieur Swan, nous avons de la route, et votre fille doit absolument se préparer pour son oral.

- tu as parfaitement raison fiston.

Nous remercions mon père de nous avoir accueillis chez lui, et nous partons pour la grande ville. Je ne pris pas le temps de dire au revoir à Jake, il devait dans tous les cas venir nous voir à Seattle.

(James)

Je suis dehors. Enfin.

Ce pauvre type a vraiment cru que j'étais attiré par lui. Quel con. Je ne l'aurais même pas regardé dans la rue. Il est insipide et surtout il ne lui ressemble pas, il n'a rien à voir avec celui vers qui toutes mes attentions sont tournées. Riley Biers. Juste son nom me donne la nausée. Rien ne vaut physiquement mon cher, très cher Edward.

Je suis dehors, il fait nuit. J'ai laissé l'autre connard étendu sur le sol de ma cellule. Je ne peux pas m'empêcher de sourire. J'ai volontairement agresser l'un des gardiens, pour que je sois placé en isolation. Pourquoi ? Parce que j'ai vu que ce jeune infirmier était intrigué par mon histoire. J'ai juste eu à lui adresser deux ou trois fois la parole, lui demandant de me parler de lui . . . Et hop, c'était dans la poche.

Je savais quand il viendrait, je savais ce que je ferais et je savais également que je prendrais beaucoup de plaisir à ça.

Maintenant, je suis dehors, je sais, que dans peu de temps, un avis de recherche serait lancé pour ma capture. Il ne me restait qu'une chose à faire. Rendre visite à ma petite Bree.

(Carlisle)

Je ne savais pas ce que j'allais faire. La police venait de me contacter. James Nomads venait de s'évader.

Cette semaine est importante pour ma futur belle-fille et il est inconcevable que je l'inquiète. Le directeur du FBI, m'avait demandé de tenir l'information sur l'évasion de James secrète. Il m'avait parvenir les restes des différentes victimes de cet individu et également les ossements de deux autres corps retrouvés dans le jardin de la grand-mère du présumé coupable.

Ma famille est en état de choc depuis que la véritable personnalité de cet homme a été découverte. Et dire qu'il a mangé à la maison, qu'il a dormi sous notre toit, qu'il a participé à nos match de baseball sous l'orage. Il s'est bien foutu de nous. Mais il s'est véritable moqué de moi, le fait qu'il veuille à tout prix bosser avec moi.

Je me passe de l'eau sur le visage. Quand cette histoire va-t-elle se terminer ? Quand ? J'ai beau réfléchir aux possibilités qui s'offrent à nous, je ne sais pas.

Il est 15h, Bella a dû sortir de son entretien, elle devait présenter son mémoire à 14h, je sais qu'elle est entré à l'heure dans l'amphithéâtre et que la séance était ouverte au public. J'avais tellement peur pour elle. Peur qu'elle perde confiance en elle, elle doute énormément de ses propres capacités, mais aussi peur que son agresseur vienne la retrouver pour l'agresser ne nouvelle fois.

Edward était avec elle, je sais qu'il n'hésiterait pas une seconde s'IL tentait quoi que ce soit contre sa fiancée.

Je fus sorti de mes pensées par la sonnerie de mon téléphone. Je me place face à mon bureau, je souffle et décroche le combiné, imposant à ma voix un ton léger, qui n'est pas du tout en accord avec mon état d'esprit.

- allô !

- Carlisle !

- Bella, alors racontes-moi.

- eh bien, après avoir bafouillé pour donner mon nom et mon prénom, je me suis dit « allé ma vieille », et je pense que j'ai fait du mieux possible.

- tu as les résultats quand ?

- j'attends, ils doivent les afficher. Edward est parti voir le tableau d'affichage.

- tu le sens comment.

- j'ai envie de dire bien, mais on ne sait jamais.

- ils t'ont posé quels genres questions.

- en premier sur l'anatomie.

- alors.

- pas de problème.

- bien, et ?

- les protocoles, l'histoire de l'embaumement.

- tu as pu t'en sortir ?

- j'ai fait l'historique, parlant de l'Egypte, mais aussi de la Chine. J'ai repensé à l'une de nos conversations sur la momie de Sing-Jui, et le fait qu'elle est à l'heure la mieux conservée. Je ne me suis pas trop étendu sur les différences entre les deux méthodes. J'ai simplement indiqué que son corps était entouré de 20 couches de draps de soie et enterrée très profond pour la tenir au frais.

- c'est bien ma grande.

- j'ai aussi parlé de l'Embaumements modernes.

- oui ?

- j'ai bien spécifié que le terme ne correspondait pas vraiment à la technique, vu que la conservation de courte durée se fait dans des frigos positifs et en négatif pour les longues conservations, celle que notre métier emploie..

- tu me fais un court ma chérie.

- non, désolée, ris-t-elle, je suis en train de me refaire le film à l'envers.

- je me moque de toi.

- oh, oh, oh, Edward arrive. Il fait une drôle de tête. Alors ?

Je sais que ce n'est plus à moi qu'elle s'adresse. J'entends la voix de mon fils, sans en comprendre le sens, jusqu'à ce que Bella se mette à hurler.

- Carlisle, je l'ai, je l'ai, je l'ai.

- bravo ma grande, et qu'elle note.

- mention très bien, ils ont mis en commentaire : doit prendre conscience de ses capacités et faire confiance à son esprit d'analyse.

- tu vois que j'avais raison.

- oui, merci Carlisle, pour tout, je n'aurais pas pu avoir un meilleur prof.

- et moi, meilleure élève.

- je dois raccrocher, votre fils ne . . .

Elle n'a pas le temps de finir sa phrase que déjà, la tonalité se fait entendre. Je n'ai plus personne à l'autre bout de la ligne.