Je ne sais pas comment vous dire, ce que je voudrais vous transmettre comme ressenti personnel. Je suis heureuse de voir que vous êtes nombreuses à suivre ma fic', je suis contente de votre enthousiasme et de vos questionnements, de vos attentes sur la suite des aventures de Bella et Edward.

Mais je suis tombée sur le luc, quand j'ai appris, compris et imprimé que pour certaines d'entre vous, au moment où je les remercie de leurs petits mots et de leurs instants de sympathie pour moi, elles sont surprises, voir sidérés. Mais mes bonnes dames, c'est la moindre des choses, c'est donnant-donnant, alors encore une fois merci.

Un mot pour lea228, kaylena, Annetoutsimplement, re-Annetoutsimplement, re-re-Annetoutsimplement (je profite du chapitre pour mettre à jour les reviews passées), re-kaylena, llovethat, Jackye, re-re-re-re-Jackie, Galswinthe, celine11. Merci aux autres.

Commentons ensembles les dernières nouvelles : un bébé, un mariage, des examens réussi avec succès. Un papa heureux pour sa fille et son gendre. Un fou qui se fait la malle. Une amoureuse qui se fait malmener. Un simpliste qui croit au père noël et qui y laisse la vie. Un père de famille qui appréhende d'annoncer la mauvaise nouvelle à son fils. Oui, un peu d'action, alors je vous laisse lire la suite.

18

(Bella)

Je ne sais pas, par quel moyen, ma sœur a réussi à me faire venir ici, mais je suis chez Victoria Secret's. Depuis qu'elle a appris par ma moitié, qu'il m'avait demandé de l'épouser, elle était intenable. Elle avait déjà choisie sa tenue. Mais je ne souhaitais pas me marier à l'église. La question, était toujours en débat avec mon si conventionnel petit ami. L'argent n'étant pas un problème pour lui, il lui avait donné carte blanche. Mais pour moi, il était hors de questions qu'il paye tout. Surement pas.

- BELLA !

Merde, ma petite sœur m'a retrouvé. Je ne prends même pas la peine de lui répondre, elle me gonfle. Je sais, vous pourriez penser que je ne suis pas patiente avec elle, mais il faut avoir fait une fois les boutiques avec elle pour en être dégouter.

Je la laisse me tirer vers le comptoir, où un nombre incalculable de paquets trônent sur la surface en marbre.

- mais tu te fous de moi Al'.

- non, non, non, mon millionnaire de beau-frère m'a dit de me faire plaisir.

- Alice, il parlait de ma tenue.

- non, il a dit : « achète tout ce qu'il te plaira »

Je sors du magasin sans même la regarder, ni l'attendre. Je ne résisterais pas une seconde de plus. Je lève la main et arrête un taxi, je suis tentée de la planter là, mais je demande au chauffeur d'attendre une minute. Il me dit qu'il ne gagne pas d'argent à attendre. Je lève les yeux et lui donne un billet de 20 dollars, pour qu'il patiente.

Elle arrive enfin, au bout de 10 minutes, entourait d'une ribambelle de vendeuses. Mon taxi sort pour ouvrir le coffre et salue ma sœur avec emphase.

- Bella, tu n'es pas drôle !

- alki light house, s'il vous plait.

- alki avenue south west.

- oui.

Avec Edward, nous nous sommes installés dans une Villa en bord de plage. Il en a fait l'acquisition. Je lui ai proposé de lui verser un loyer. Il s'est mis en colère. Je n'ai pas tout compris, simplement qu'il en avait assez que l'argent lui procure toujours des problèmes avec les femmes. Je me souviens de notre échange :

« - bon, calme toi Edward, tu as gagné, on reste ici.

- ah, tu deviens enfin raisonnable.

- non, je paye le reste, les dépenses courantes, c'est moi.

- ma chérie . . .

- et puis, je ne peux pas refuser de . . . »

Je regarde par la fenêtre. Le paysage défile devant moi sans que je ne le voie, comme les paroles de ma frangine coulent sans m'atteindre. Je suis simplement heureuse et je ne laisse pas les éléments extérieurs avoir une prise sur moi.

Ce soir, toute notre petite bande doit sortir en boîte, pour fêter nos fiançailles et ma réussite à mes examens. Ma présentation était parfaite, d'après les résultats que j'ai obtenu et mon oral, surprenant, mais je m'étais acquitté de mes derniers devoirs d'étudiante et était maintenant reconnue comme médecin légiste.

Nous allions tous être ensemble et j'appréhendais ma rencontre avec la belle Rosalie que je n'avais pas revu depuis notre repas chez elle et Em'. Il y aurait, Jasper et Al'. Jazz ne recevait plus Edward en tant que patient, ils sortaient tous les deux parfois, pour une partie de Squash, un café ou un match de hockey. Ils sont devenus amis avant tout.

Je laisse ma sœur à son domicile, deux rues plus haut et rentre à la maison. Notre maison.

(James)

- Quoi ?

- oui mon choux, mais . . .

- NON, comment a-t-il pu me faire ça.

- mais, . . .

- je ne lui pardonnerais jamais.

- penses à nous, à notre enfant.

Je m'approche d'elle, je n'ai qu'une envie, la frapper, la violenté, l'entendre hurler. Je passe ma main derrière sa nuque, et l'attire à moi. Elle peut encore mettre utile. Je l'embrasse sans passion, juste ce qu'il faut pour qu'elle croie qu'elle « est » quelque chose pour moi. Idiote. Je lui caresse le ventre, mimant des gestes d'amour que je ne ressens pas, cet enfant pourra mettre utile, j'en suis sure. Je ris, elle me regarde, ses yeux dégoulinent de tendresse. Beurk. Si j'avais des émotions, je trouverais ça horrible.

(Edward)

Mon père m'a demandé de passer pour parler. Je profite de l'absence de Bella et de sa sortie shopping avec sa sœur pour me rendre chez mes parents.

J'ai pris ma Volvo, et je roule doucement vers chez mes parents. Je me gare devant chez eux, et ferme à clefs ma voiture. Je sors de l'habitacle en claquant la porte. Je passe par le petit portillon, entrant le code d'accès. Je remonte l'allée, en me demandant ce qui a pu motiver mon père de me donner rendez-vous comme ça. Je fais le tour de la bâtisse et vais directement sur la terrasse, qui se trouve devant la porte de la cuisine. Mon père et ma mère sont là, ils m'attendent, un verre de vin rouge posé devant chacun d'eux. Il est 11h du matin, et je trouve ça surprenant de leur part. Je pose ma main sur la poignée et pousse la porte. Mon père tourne la tête vers moi, en me souriant faiblement. La dernière fois qu'il avait eu une tête comme ça, Emmett avait bousillé sa nouvelle Mercédès.

- bonjour, les parents.

- Fiston.

- Edward.

- tu es en avance mon grand.

- je peux vous laisser en amoureux si vous voulez.

- non mon grand, je dois partir, j'ai rendez-vous dans ton ancien immeuble, les travaux sont finis, je dois faire le tour avec le nouveau propriétaire.

- bien, merci Esmé.

Je ne suis jamais retourné là-bas. Ma belle et moi avons vécu à l'hôtel pendant 1 semaine, à notre retour de Forks, lui laissant le temps de préparer et présenter son mémoire. Elle a bien sûr tout réussi et l'oral était imposé que pour les candidats qui n'obtenaient pas la moyenne. Bella avait passé un cap dans sa vie, elle est diplômée, elle est embauchée sur un poste permanent lui ouvrant droit à des opportunités, comme travailler avec le FBI, et l'ensemble des représentants gouvernementales. Mais ce qui change dans sa vie, c'est notre mariage, dans 3 semaines, et la venue d'un petit nous.

Ma mère est partie, je regarde mon père vider son verre. Il m'inquiète. Il prend la bouteille et se resserre un verre. Je le lui prends des mains et vais le vider dans l'évier, je fais de même avec la bouteille, tout grand Bordeaux que soit ce vin, je ne veux pas qu'il s'enivre.

Il ne dit rien. Je viens m'assoir en face de lui. Il n'est pas dans son état normal. Je le contemple. Mon père, oui, mon paternel a l'air plus vieux, comme s'il avait appris une nouvelle qui le rendait malade. Je fais le tour des différentes possibilités. 1) ma belle-mère à un problème de santé. 2) mon frère ou Rose ont des problèmes, sans précisions. 3) j'ai des problèmes.

Esmé est partie, donc je l'élimine de mon équation, reste le doute sur mon frangin, et la certitude qu'il y a une merde qui va m'arriver. Je tente de regarder mon père dans les yeux, il les détourne. Et merde, j'ai des ennuis, j'en suis sûr maintenant. Je souffle un grand coup, me prenant la tête entre les mains et appuyant mes coudes sur la table.

- allé, vas-y, dis-moi ce qui ne va pas.

- Edward, je n'ai jamais su comment tu arrivais à . . .

- papa, qu'est-ce qu'il y a.

- le directeur du FBI m'a contacté.

- oui !

- ils ont trouvé deux corps supplémentaire dans le jardin de la grand-mère de . . .

- oui, et ?

- il m'envoie les corps des victimes identifiés et ceux des deux non-identifiés.

- c'est de t'occuper de cette affaire qui te met dans cet état. Si c'est ça, il faut que tu arrêtes tout.

- mon grand, si ce n'était que ça, je l'aurais fait depuis le début, non, non, il m'a annoncé la pire nouvelle que l'on aurait pu attendre.

Je ne dis rien, je crains le pire. J'avais raison dès le départ, une merde va me tomber sur le coin de la . . .

- James a agressé un des infirmiers, le tuant par la même occasion. Il s'est enfui. Il a pris la fuite.

- et . . . tu . . . comment ? Depuis quand tu le sais ?

- le jour où Bella a présenté son . . .

- il y a 15 jours que tu le sais. Elle aurait pu être en danger, il aurait pu lui tomber dessus. Mais tu te moques de moi et là elle est seule avec sa sœur. Elle est enceinte je te rappelle, elle est à moins de deux mois de son terme et . . .

- c'est pour cette raison que je ne vous ai rien dit.

- Esmé est au courant ?

- oui, Edward, toute la famille est au courant.

- non, mais . . .

Je me pince l'arête du nez, je n'ai qu'une envie, tout cassé devant moi. Mon père me regarde et son manque de réaction me met un peu plus en fureur.

- tu es inconscient, on a vécu tranquillement, comme si de rien n'était et ce salaud était peut être là, à nous zyeuter et toi tu attends presque 3 semaines, car tu dis 15 jours mais elle est passée mardi devant le grand jury et nous somme vendredi.

- j'avais peur pour l'enfant.

- mais merde, tu te rends compte de ce que tu me dis. Bien sûr que je l'aime cet enfant mais c'est Bella qui compte, pas quelqu'un d'autre.

- je sais mon grand, mais tu aurais fait quoi à ma place.

- je ne te l'aurais pas caché.

- on ne fait pas toujours les bons choix, mais je ne voulais pas gâcher votre bonheur et je . . .

Je n'entends pas la fin de sa phrase, je suis dehors. Je tape du poing dans l'un des volets. Je l'entends se fracasser contre le mur, mais je suis déjà en bas des marches. Il faut que je sois avec elle.

Je démarre en trombe. Mon portable se met à sonner, je crois que c'est mon père alors j'ignore les sonneries. Le silence revient dans l'habitacle. Mais la sonnerie reprend. Je jette mon mobile sur la planche arrière. Un bruit de résonnance se fait entendre, je ne comprends pas tout de suite que le clavier-slade c'est ouvert (à coulisser).

« Ed-waaaaard »

Je sursaute en reconnaissant sa voix, je perds le contrôle de ma voiture, elle part en tête à queue, je ne peux rien faire. Le paysage défile rapidement, éclairs de vert, de rouge et argent. Je n'en vois pas la fin. Je pense à mon père qui ne se remettra jamais de mon accident, à Bella qui attend notre premier enfant, à mon frère et à ma mère, à Elisabeth. Puis, le trou noir.

(Rosalie)

Je ne sais pas ce que je fais là, je ne veux pas la voir, ni être son amie, ni rien d'autre. Mais voilà ma meilleure amie me la demandait. Mon mari me fait la tête à ce sujet. Ma belle-famille est un peu froide avec moi et même moi, je commence à me dire qu'elle n'est pas mauvaise cette « salope ».

Ouais, je sais, c'n'est pas une salope. Mais elle a eu mon bébé dans les bras, elle a été son premier amour. Et je ne peux m'empêcher d'être jalouse.

Je suis au centre commercial. Je l'attends, justement. Je suis assise à la terrasse d'un petit café, au dernier étage. J'expose mon visage aux rayons de soleil. C'est un bon jour pour du shopping. Ce soir nous devons tous sortir, toute la bande. Alice et Jazz, Em' et moi, mais surtout Ed' et Bella.

Donc j'ai promis à mes « proches », de faire un effort avec ma nouvelle belle-sœur. Nous avons rendez-vous à 15h, et j'ai pris la décision d'être à l'heure, pour une fois. Je regarde ma montre, il est 14h48. Je bois une gorgée de mon thé. Mon regard rencontre celui d'un homme. Il m'envoie un petit signe de la main. Il me sourit. Je le vois pousser sa chaise et se lever. Je le regarde avec consternation, il ne va pas me faire un plan drague. Non ! Eh ben si !

- salut Rose.

Je tourne la tête vers la personne qui me salue.

- Bonjour Bella.

Sauvée par le gong. Je lui propose de s'assoir, et vois l'homme rebrousser chemin.

- tu es en avance.

- oui, je n'aime pas être en retard.

- moi je suis rarement à l'heure.

- tu étais là en premier pourtant.

- il faut bien que je fasse des entorses parfois.

Bella me regarde, elle a l'air mal à l'aise. Elle n'est pas si méchante que ça cette nana. Elle tente de me sourire, mais elle finit par une grimace, en se massant le dos et le ventre. Je la regarde avec envie, j'aimerais avoir un enfant, mais nos tentatives sont infructueuses. Emmett garde espoir, mais je commence à me poser des questions sur ma fertilité.

Je réfléchis à mon comportement, à la façon dont elle réagit à mon contact, le fait qu'elle baisse les yeux, qu'elle évite de croiser mon regard et même de me parler. Toutes ses réactions lui sont dictées par mon manque de savoir-vivre et de savoir-faire.

- Bella, je ne suis pas capable de croire que nous serons amies un jour.

- je ne te demande pas ça.

- je ne veux pas être agressive ou désagréable, je te dis simplement que tu ne m'es pas complètement antipathique, tu fais des efforts, je le vois, mais je ne peux pas m'empêcher d'être jalouse de toi, de ce que vous avez vécu, de l'amour que je sens encore entre vous . . .

- c'est un ami.

- je sais, enfin vous me le répétez, chacun de vous, mais il faut me laisser le temps.

- d'accord.

- tu veux prendre un verre.

- non, sinon je devrais aller aux toilettes.

Je ne peux me retenir de rire. C'est plaisant.

- tu voulais mon avis pour ta tenue de ce soir ?

- oui, je ne sais pas quoi mettre pour ce soir.

Je m'apprête à lui faire part des idées qui me viennent à l'esprit, quand une jeune femme brune, fortement enceinte, s'approche de nous.

- bonjour, excusez-moi de vous importuner, mais j'aurai besoin d'un coup de mains si vous voulez bien.

Bella la regarde avec sollicitude.

- bien sûr.

- je suis à la recherche de la boutique « Flora Lynn », on m'a dit qu'elle se trouvait au dernier étage, mais je ne l'ai pas trouvé et dans mon état, un pas de plus et je craque.

- voulez-vous vous assoir un instant.

- oh, non, non, je ne voudrais pas vous déranger.

- ce n'est pas le cas, tu es d'accord Rosalie.

- oui, asseyez-vous.

La jeune femme s'installe près de nous et pousse un soupir de plaisir. Je lui serre un verre d'eau fraiche que j'avais commandée avec mon thé.

- oh, c'est un pure plaisir, de pouvoir m'assoir. Je ne pensais pas que c'était aussi terrible de porter un enfant, je suis à la fin de mon 8ème mois, et je suis épuisée.

- Bella peut vous comprendre, elle est presque dans sa 26ème semaine, je ne me trompe pas Bella ?

- non, je suis dans ma 26ème semaines et je commence à trouver le temps long.

- je suis à presque 31 semaines et je vous jure que ça devient très dur pour moi et mes petites jambes.

- je vous crois. Si je peux me permettre, on ne soupçonnerait pas à vous voir que vous êtes enceinte de 6 mois.

- j'ai passé les dernières épreuves pour mon diplôme et j'ai été assez stressée.

- oh, je vous remercie toutes les deux, je ne veux pas m'imposer plus longtemps.

- ce n'est pas un problème pour nous.

- non, je vous remercie, sauriez-vous simplement me dire où la boutique se trouve.

- je crains que non, je ne la connais pas, lui répond Bella.

- il me semble que vous en avez une dans le centre commercial qui se trouve à la sortie de la ville, mais pas dans celui-ci.

- oh, j'ai dû mal comprendre, zut. Merci encore, bonne journée à vous.

Elle s'éloigne. Je la regarde prendre la direction de l'ascenseur. Je vois que Bella fait exactement la même chose.

- tu préfères rentrer ?

- non, j'ai besoin d'une robe.

- ok, tu veux qu'on y aille maintenant.

- oui, plus vite ce sera fait, plus vite je pourrais m'allonger.

- ok, on est parti.

Je lui souris, le premier vrai sourire que je lui réserve, devrai-je même dire, sans réserve. Moi Rosalie Cullen, je baisse les armes. Presque.