Bonsoir Bonsoir...

Bon je n'ai pas trop d'excuses valables pour ce temps de post, si ce n'est que j'ai eu mes examens et qu'ensuite j'ai pensé un peu à autre chose:). J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, et je m'excuse vraiment !

Merci à celles qui prennent le temps de laisser une ch'tite trace de leur passage , merci à celles qui ne le font pas mais qui mettent cette histoire en favoris/alertes, et merci à celles qui sont simplement de passage:).

Je ne sais plus si j'ai répondu aux reviews ou non , mais en tout cas un GRAND merci encore une fois !

Laura : Merci ! Tout s'est bien passé pour moi, j'espère que tes fêtes aussi:). La suite est ENFIN là:). Merci pour ta review !

On se retrouve en bas !

Bonne lecture.


Une fois la porte fermée derrière moi, je soufflais un grand coup. Mon cœur battait une nouvelle fois très vite, si bien que j'eus peur de le voir sortir de ma poitrine.

Manquerait plus que ça...

Je crois bien que quelqu'un a les hormones en feu...

Oui, et je croyais bien n'être pas la seule..

Elle allait être intéressante, cette semaine chez les Lautner !

PDV Alex

Me contemplant dans le miroir sans me voir, je tentais de trouver le courage qu'il fallait pour sortir de cette salle de bain et aller saluer la famille de mon petit-ami. Je me répétais que les choses avaient été mise à plat avec Déborah et que tout irait bien, mais je ne pouvais pas m'empêcher de songer à la première rencontre désastreuse qui avait eu lieu.

De plus, je ne savais pas vraiment comment Mr Lautner prenait le fait que j'allais jouer à la squatteuse pendant une semaine. Peut-être que cette idée ne lui plaisait pas, peut-être qu'il ne voulait pas de moi chez lui et...

Du calme. On respire.

Peut-être devrais-je tout simplement m'enfuir par la petite fenêtre et ne jamais remettre les pieds ici ?

L'idée était alléchante.

Mais alors il aurait fallu que je renonce également à Taylor.

L'idée n'était pas alléchante.

Pas du tout, même.

Imaginer son visage me réveilla, et je me décidais enfin à sortir.

Il arriva au même moment dans sa chambre.

-Je suis allé dire à mes parents que tu étais là..., me prévint-il.

-Ils n'étaient pas au courant ? M'affolais-je aussitôt.

-Bien sûr que si ! Rétorqua-t-il en levant les yeux au ciel. Je suis juste..allé leur dire que nous étions là si tu préfères. Arrête de paniquer, Mak a hâte de te voir..

Je souris en pensant à sa petite sœur. Elle avait trois ans de moins que moi mais j'étais persuadée qu'elle et moi pourrions devenir de grandes amies.

Ou des belles-soeurs..

Officiellement, on en est pas encore là !

Je pris une grande inspiration.

-Est-ce que...ça va ? Lui demandais-je en lui désignant ma petite personne. Je ressemble à quelque chose de décent ?

Il rigola et vint déposer un bisous sur mon nez. Il caressa ma tempe avec le haut de sa main.

-Bon je dois t'avouer que je te trouve toujours clairement indécente, mais pour des regards innocents non pervers, tu es superbe.., lâcha-t-il d'une traite.

Je ris à mon tour.

-Indécente hein ? Fis-je en me collant à lui.

J'enroulais mes bras derrière le bas de son dos et embrassais le coin de ses lèvres.

-Qu'est-ce que ça sera quand je porterais des portes-jarretelle..., chuchotais-je à son oreille.

Je l'entendis presque gémir, ce qui me fit rire. Je le lâchai et couru presque vers la porte.

-Alors ? Tu viens ? Fis-je en essayant de dissimuler mon sourire.

Il était dos à moi et semblait reprendre sa respiration.

-Tu peux oublier ce à quoi tu penses, le prévins-je. Il n'y a aucun moyen que je m'affuble de portes-jarretelles un jour. Que ce soit dans cette dimension ou dans une autre.

Il se retourna finalement et croisa les bras sur son torse.

-Même si je te supplie ? Me dit-il en faisant une petite moue boudeuse.

Je levais les yeux au ciel. S'il pensait que j'étais une de ces filles qui aimaient faire des strip-teases et porter des ensembles coquins pour leurs mecs, il se trompait lourdement. J'étais tout ce qu'il y avait de plus gnan-gnan et romantique.

Ben tiens...comme si tu crachais sur une jolie nuisette !

Ça n'a rien à voir ! Je ne vais pas chercher plus loin !

Je préférais de loin ce qui était joli et agréable plutôt que ce qui était considéré comme « sexy » et « aguichant ».

Définitivement pas mon truc...Et je serais bien trop gênée..

Même si j'étais extravertie, dans l'intimité j'étais plutôt..réservée.

-Tu pourrais te mettre à genoux et pleurer toutes les larmes de ton corps, ça ne changerait rien ! Répondis-je tout de même.

-Je ne perds pas espoir quand même ! Sourit-il en venant à mes côtés.

Nous entendîmes du bruit dans les escaliers tandis que Taylor fermait la porte de sa chambre derrière nous.

Makenna apparut finalement et me fit un grand sourire.

-Hey ! Me salua-t-elle.

Elle vint me prendre dans ses bras, puisqu'aux Etats-Unis ils semblaient hermétiques au simple fait de se faire la bise..

Je répondis par un sourire et lui rendis son étreinte.

Je mis mon cerveau en mode anglophone, car j'étais bien décidée à ne parler que cette langue durant mon séjour ici, même avec Taylor, histoire de me parfaire.

-Maman est déjà en train de préparer le repas, débita-t-elle à toute vitesse en direction de son grand frère. Et papa s'est mis directement sur le canapé pour regarder la rediffusion d'un de ses matchs de baseball débiles !

-Oh c'est quel match ? Demanda ledit frère, très très intéressé par la réponse apparemment.

-J'en sais rien ! Rétorqua sa sœur en haussant les épaules. Mais tu ne vas pas abandonner ta copine juste pour aller revoir un match de baseball tout de même ?

Vu l'expression qui passa sur le visage de mon futur ex petit-ami, je pouvais aisément deviner qu'il y avait pensé.

Le mécréant.

-Fais ça et je te jure que je te mettrais tout nu sur ton lit et que je t'attacherais les poignets avec ces foutus portes-jarretelle ! Le menaçais-je en français, pour ne pas que Mak comprenne.

-Quoi ? Demanda-t-elle aussitôt.

Taylor secoua la tête, amusé mais un peu grognon, et lui ébouriffa les cheveux en passant devant elle.

-Rien que tu n'aies besoin de savoir, petit moustique.

-Petit moustique ? Ris-je devant la grimace de Mak.

-Tas de muscle abruti..., marmonna-t-elle, grognon.

Taylor descendit, et je retins sa sœur pas le bras alors qu'elle s'apprêtait à faire de même.

-Ça te gêne qu'il t'appelle comme ça ? Lui demandais-je.

J'avais remarqué que si moi ça me faisait rigoler, ce n'était pas son cas. Pourtant, 'petit moustique' sonnait comme affectueux. Au-delà bien entendu du fait que le moustique était un horrible insecte inutile et suceur de sang..

Elle haussa simplement les épaules et répondit.

-C'est juste qu'il oublie parfois que je grandis moi aussi..

-Mais que tu aies cinq ans ou quarante, tu restes sa petite sœur, c'est une marque d'affection ! Lui répondis-je en souriant.

-Mouais.

Elle ne parut pas convaincu mais retrouva sa bonne humeur dans la seconde qui suivit.

-On descend ?

J'approuvais et la suivis.

Nous trouvâmes Taylor debout près du canapé et de son père, en train de suivre attentivement les images qui défilaient sur la télé.

J'étais plutôt sportive, et j'aimais toute sorte de sport. Mais je n'avais jamais réussi à comprendre quoi que ce soit aux règles du baseball, si bien que j'avais eu vite fait de décréter que je n'aimais pas ce sport. Le football américain avait subi le même sort.

-Je vais voir maman, me dit Mak.

Elle partit vers ce que je supposais être la cuisine.

S'apercevant sûrement du mouvement de sa sœur, Taylor tourna sa tête vers moi, et d'un mouvement de la tête, m'enjoignis à la rejoindre.

Quand j'arrivais près de lui, il prit ma main.

Son père, qui jusqu'ici avait été concentré sur la télévision, leva les yeux vers nous et se rendis compte de ma présence. Il prit une profonde inspiration, et se leva.

J'appréhendais particulièrement ce moment. Je ne savais toujours pas comment Daniel pouvait réagir à ma présence ici.

Il finit cependant par me faire un sourire, bien que crispé, et me tendit la main.

Main que je m'empressais de serrer.

-Bienvenue chez nous ! Me dit-il. Bien que techniquement, ce ne soit pas tellement chez nous, mais ...tu as compris l'idée.

Je souris et nous nous lachâmes.

-Merci de m'accueillir, c'est très gentil de votre part, répondis-je presque religieusement.

J'eus l'impression que mon acteur de petit-ami levait les yeux au ciel, mais je n'avais présentement pas envie de le regarder.

Ne mens pas, tu as TOUJOURS envie de le regarder !

Oui mais nous aurons tout le temps de le faire après ! Pas pendant les situations de crise là !

-Nous n'avons peut-être pas commencé en bons termes, mais j'ose espérer que ma femme et mon fils ne se trompent pas sur toi .., dit-il à son tour. En tout cas, j'ai décidé moi aussi de te laisser une chance...Après tout, tu n'es qu'un petit bout de femme, il sera facile de te noyer si jamais tu fais quelque chose de déplaisant, plaisanta-t-il.

Je lâchais un petit rire tendu qui finit en toussotement.

Devenue complètement paranoïaque, j'étais en train de me demander si sa petite blague concernant ma mort n'était pas en fait une menace voilée. Tu fais du mal à mon fils et je t'égorge aurait peut-être été un poil plus clair.

Déborah fit son entrée dans le salon en s'essuyant les mains sur son tablier.

-Désolée, s'excusa-t-elle en me faisant la bise. J'essaye de préparer un repas rapidement, Mak et moi avons rendez-vous chez le coiffeur tôt demain matin..

-Oh bien sûr je comprends !

Elle embrassa son fils chaleureusement et s'excusa de nouveau avant de repartir en cuisine.

-Mak ! Peux-tu dresser la table s'il te plaît ? Cria-t-elle depuis la cuisine.

Celle-ci se renfrognit.

-Taylor ? Fit-elle innocemment en commençant à battre des cils vers son frère.

-Hors de question ! Décréta ce dernier avant même d'écouter ce que sa sœur avait à lui dire.

-Allez ! Sois un peu généreux ! Le supplia-t-elle presque.

Alors quoi ? Les riches n'ont pas de femme à tout faire qui s'occupe de ce genre de chose ?

-Je vais t'aider, soupirais-je.

Finalement, c'était quelque peu rassurant d'assister à ce genre de scène frère/soeur. C'était une famille normale, qui vivait normalement, et dont les enfants se chamaillaient normalement.

Et dont le fils aîné gagne vingt millions de dollars pour jouer dans une franchise qui rapporte sept cent millions de dollars au box-office..

Oui, si on oubliait ce petit fait, tout était normal.

-Laisse, me dit Taylor en me retenant par le bras. C'est son tour c'est tout !

-Mais je suis l'invitée, protestais-je. Donc j'aide !

Je claquai un bisous sur sa joue et partis avec Makenna.

Nous dressâmes le couvert sur la grande table en bois de la salle à manger et finîmes au moment où Déborah nous demanda de disposer les deux plats sur la table.

Je ne reconnus pas l'odeur qui se dégageait de la casserole que je portais, mais dans la première que Mak venait de déposer, j'étais certaine qu'il s'agissait de spaghettis.

-Merci les filles, nous dit Déborah en se débarrassant de son tablier. Je ne sais pas ce que je ferais si je ne devais vivre qu'avec des garçons...

Elle soupira ensuite en entendant son fils et son mari lâcher des rugissements de plaisir devant la télé.

Mak et moi levâmes les yeux au ciel dans un mouvement simultané.

-Tu es fille unique ? Me demanda-t-elle après avoir placé sur la table une bouteille de vin.

Oui je suis fille unique, je n'ai pas de frère complètement inutile et casse-pied et je...

-Non, j'ai un frère jumeau !

Comme tu veux..

Ce n'est pas non plus comme si je devais avoir honte de Thomas !

.

Bon ok , mais il n'est pas si lourdeau que ça quand on le connaît bien !

-Oh j'ai toujours rêvé d'avoir une sœur jumelle ! Fit Makenna, des étoiles dans les yeux.

-Pitié non, gémit son frère en arrivant derrière nous, un moustique c'est déjà bien assez comme ça !

-Tu sais ce qu'il te dit le moustique ? Risposta-t-elle.

-Surveille ton langage, jeune demoiselle ! Intervint leur père en arrivant juste après. Ne dis pas quelque chose qui me fera regretter de ne pas avoir balancé ce Curtis par la fenêtre de ta chambre il y a deux mois !

Hein ?

Makenna rougit furieusement et marmonna dans sa barbe en prenant place autour de la table.

-C'est quoi cette histoire de Curtis ? Interrogea Taylor en fronçant les sourcils.

-Rien que tu n'ais besoin de savoir ! Répondit précipitamment sa sœur.

-Et moi je peux savoir ? Dis-je à mon tour en souriant largement.

-Quand nous serons seules..., me chuchota-t-elle.

Taylor se renfrogna mais lui promis qu'il finirait par connaître la vérité.

Il me fit signe de m'asseoir en face de sa sœur et prit place à côté de moi. Il se pencha à mon oreille, non sans déclencher un délicieux frisson dans tout mon corps.

-Je compte sur toi pour tout me dire ensuite..., chuchota-t-il d'un ton conspirateur.

-Et puis quoi encore... ! Rétorquais-je en le poussant de l'épaule.

-Eh ! Protesta-t-il. C'est avec moi que tu sors ou avec elle ?

-Question intéressante...Si l'envie m'en prend, je sais vers qui me tourner si tu me lâches un jour..., fis-je.

-Dommage pour toi, je ne compte pas te lâcher de si tôt .. !

-C'est ce que tu dis maintenant...

Il fronça les sourcils et voulut protester mais sa mère revint et commença à servir.

Je voulais bien avouer que la dernière réplique que je lui avais lancé n'était pas très fair-play, mais c'était sorti tout seul. Je savais pertinemment qu'il m'en voudrait encore une fois de ne pas lui 'faire confiance', mais ce n'était pas une question de confiance. S'il n'y avait plus d'amour, il n'y avait plus d'amour ! Même si je lui faisais confiance et inversement, si l'un de nous arrêtait d'aimer l'autre, ce n'était pas une faute envers l'autre justement.

Mais je n'étais pas certaine qu'il comprenne ma vision des choses.

Avec un sourire, Débprah me donna mon assiette pleine à craquer de spaghettis recouvertes par une sauce grise marron que je n'identifiais pas, mais cela sentait très bon.

-Bon appétit ! Dit-elle une fois que tout le monde fut servi.

Nous la remerciâmes et lui souhaitâmes la même chose avant d'attaquer notre plat.

Néanmoins, à la première bouchée, je sus que quelque chose n'allait pas. Le goût n'était pas désagréable mais je ressentis une drôle de sensation au creux de mon estomac, comme s'il essayait de m'avertir de quelque chose.

Les parents de Taylor et Makenna agrémentaient la conversation, tandis qu'à la troisième bouchée, je me rendis enfin compte de ce qui se passait.

Des champignons.

C'était une putain de sauce aux champignons.

Je voulus me mettre quinze baffes pour ne pas m'en être rendue compte rien qu'avec l'odeur. Pour ma défense, depuis mes cinq ans je n'avais pas approché de près ou de loin le moindre champignon. Ils étaient tout bonnement bannis de chez moi. Et pour cause.

Je décidais néanmoins de confirmer ce que je pensais, malgré que le picotement dans ma gorge ne trompait pas.

-Excusez-moi mais...c'est une sauce aux champignons, n'est-ce pas ? Demandais-je, hésitante alors que quatre paires d'yeux me scrutaient.

-Oui, pourquoi ? Répondit Déborah, soucieuse. Tu n'aimes pas c'est ça ?

Je me raclais la gorge, sentant une vive brûlure dans celle-ci et dans mes entrailles. Je me levais par réflexe en me tenant le ventre et la gorge.

-Je suis très allergique, réussis-je à répondre avec déjà la voix enrouée.

Je commençais à tousser alors que tous se levèrent presque en même temps. Taylor m'entoura de ses bras, me palpant comme s'il pouvait faire disparaître mon mal.

-Qu'est-ce qu'il faut faire ? Paniqua-t-il.

-Hôpital.., fis-je.

Une nouvelle quinte de toux m'empêcha de continuer à parler.

Chouette première soirée...


C'est re-moi !

* SPOILER * :

Ça y'est..la fin est proche pour elle...elle va y passer...

* FIN DU FAUX SPOILER *

^^. Sinon je ne sais pas quand est-ce que je pourrais poster la suite, comme d'habitude !^^.

J'espère que vous aurez aimé ce chapitre, et si le cœur vous en dit, je vous donne l'autorisation formelle de laisser une review ! LOL.

Énormes bisous à toutes !

À bientôt !