Attention, attention, âme sensible s'abstenir de lire les lignes qui vont suivre. Il faut parfois haïr un chapitre, pour adorer le suivant. Chocs émotionnels, crises d'angoisses et haines certaines envers le méchant de l'histoire plus que possible. J'ai dû me mettre dans la peau d'un psychopathe, et j'y ai presque pris du plaisir, nooooooon, je rigole. Je sais c'n'est pas drôle, mais après avoir écrit ça, il faut reprendre le cours normal de sa vie et j'aime rire.

Bonne lecture, mais je vous préviens encore une fois, la violence de la « scène » qui suit, les maltraitances qui sont subies, sort entièrement de mon imagination et j'espère qu'elles n'ont jamais eu courts, mais je ne crois plus au père noël et le monde est rempli de fous. Courage à vous.

19

(James)

Bree revient vers moi. Je ne peux vraiment plus la voir. Elle est grosse, elle marche au ralenti et est à longueur de temps en train de manger, de se plaindre de son dos, de ses jambes.

Elle me gonfle, j'ai envie de la frapper. Pour qu'elle me foute la paix je lui donne un somnifère le soir. Comme ça, quand elle dort, je peux faire ce que je veux.

Elle a le cul si serrer, c'est un plaisir de se vider en elle. Le mieux c'est qu'elle ne la ramène pas. Je paris qu'elle me dirait qu'elle ne peut pas, qu'elle a peur pour son enfant. Je l'ai vu se toucher le rectum hier, elle perd du sang, j'ai dû y aller un peu fort, mais je m'en fous. Elle est là pour ça. Et puis, elle accepte que je le lui fasse, même quand elle est éveillée.

Rien que de penser à son anus étroit, celui de mon cher Edward, je bande, et comme chaque fois, ne pouvant pas l'avoir lui, je me la fais elle.

Elle est étendue sur le canapé. Je lui lève sa robe. Je lui écarte les fesses pour vérifier qu'elle n'a pas de saignement. Non, elle a cicatrisé. Ça fait au moins trois jours, que je ne la lui ai pas fourré, à cette salope.

Je baisse mon pantalon, je prends la capote que j'ai toujours dans mon fute et la passe sur mon gland. Je me branle, pour que je sois le plus dur possible. Je vais lui défoncé le cul, à lui en faire péter les coutures, elle n'est bonne qu'à ça.

Je place ma verge devant son trou et rentre d'un coup sec, elle pousse un cri, elle se déhanche pour se défaire de mon étreinte, mais je ne la lâcherai pas.

- ta gueule Bree.

- Jaaaames, tu me fais mal, pleure-t-elle.

Je lui donne un coup dans le ventre, mon excitation est au maximum. Je lui tire les cheveux et lui mord la peau au niveau de l'omoplate.

- ne me fais pas de mal, je ferais ce que tu veux, chouine-t-elle.

- alors tu ne bouges pas, non, j'ai mieux, mets-toi à quatre pattes que je te défonce. Et surtout ferme ta gueule.

Elle glisse du canapé et se met dans la position que je lui ai demandée. Je lui rabats le tissu de sa robe sur la tête, autant ne pas voir sa gueule et penser à lui.

- hanhanhanhanahnahnahanh, cris-t-elle.

- montre-moi que tu aimes ça, Bree.

Elle hurle de douleur à chaque coup de butoir. Mes couilles claquent contre elle, et à chaque fois elle hurle. J'adore, le pied. Au bout de plusieurs minutes, elle s'écroule sur ses avants bras, la tête au sol, le cul en l'air, encore mieux pour moi.

- bonne initiative ma cochonne.

Je m'appuie sur elle et enfonce ma queue jusqu'à la garde.

- ahahahahahahah, cris-t-elle, avala difficilement sa salive.

- tu vas me sucer ma grande, j'ai trop envie de voir ta gueule quand tu gerbe et après, je te laisserai tranquille.

Je lui donne un coup dans le cul et elle tombe sur le côté. Elle me dégoûte, elle a son mascara qui coule sur ses joues, les yeux rouges et de la morve sur le menton.

- vas te laver la figure, on dirait une pute qui en a eu son compte.

- oui.

Elle se traine jusqu'à la salle de bain. Je lui envoie ses chaussures dans la tête. Elle fait chier, elle m'a coupé toute envie.

Je repense à l'autre pute. Assise à la terrasse d'un café. Avec une pétassé blonde. Beurk. Elles ne savent pas que je les regarde. Mais de la voir sourire, je suis en colère. Elle porte son enfant, elle l'a touché, elle a eu sa queue dans sa bouche, salope.

Je prends mon portable, et compose son numéro. Il sonne, 1, 2, 3, 4, 5 fois, et messagerie. Je raccroche et je reprends, j'entends du bruit, alors je me lance et je l'appelle.

- Ed-waaaaard.

Un choc, un bruit de frein et celui d'un froissement de tôle.

- oups, j'ai dû lui faire peur.

Je raccroche et éclate de rire. Putain que c'est bon.

(Emmett)

- saloperie de merde.

Je regarde la bagnole de mon frère, une épave. Elle ne ressemble plus à rien. Ben merde, il a eu de la chance. S'il n'avait pas eu sa ceinture . . . et si une voiture était arrivée en face . . . et pourquoi il roulait si vite. Je me tourne vers lui, regardant vers l'ambulance, à l'arrière de laquelle mon frangin est assis.

Heureusement pour lui et pour nous, il n'a eu qu'une plaie légère au cuir chevelu et des hématomes aux cotes et à l'épaule.

- merde Edward, comment tu t'es démerdé.

Il me regarde et ne dis rien.

- tu venais de chez les parents.

- oui.

Je comprends mieux. Papa a dû enfin lui dire pour le psychopathe. Et vu l'état de la voiture, il devait être très en colère l'Eddichounet. Je réfléchis à la situation, à sa situation. Si j'avais une épée de Damoclès de cette taille-là, au-dessus de ma tête, pfiou, je ne sais pas ce que je ferais ou ce que j'aurais fait mais sans doute pas loin de ce qu'il a fait.

- vous devriez aller consulter monsieur Masen.

- non, ça ira.

Je m'approche de mon frère, il est pâle. Je lui pose une main sur l'épaule. Il a l'air en état de choc, et j'ai le pressentiment que ça n'a rien à voir avec l'accident. Mais peut-être est-ce, ce qui l'a causé, qui le met dans cet état.

- voilà mon frère, il va me ramener.

- bien, dit l'ambulancier.

Il se retourne vers moi et me dévisage. Il pense me connaitre, ou me reconnaitre. Je ne lui laisse pas le temps de réagir, je passe mon bras autour de la taille d'Eddie et le dirige vers ma caisse. Il avance doucement, mais surement.

Je l'aide à s'installer, passant mon bras au-dessus de lui pour boucler sa ceinture. Je fais de même pour moi. La police a pris sa déposition, il a dû passer des tests : alcoolémie et drogue. Ils se sont révélés négatifs et tant mieux.

Je démarre, je lui laisse deux minutes pour me dire les raisons de cette mise en danger volontaire. Je suis en colère contre lui. Il va être père, il va se marier et il a failli se foutre en l'air.

Je ne peux plus me retenir et je lâche ma rancœur sans état d'âme.

- tu branles quoi Eddie. T'as voulu t'amuser ? Connard, vu l'état de ta voiture, tu aurais pu y rester. Merde, tu penses à quoi ?

- c'est pas le moment Em'.

- mais ta gueule, d'où tu trouves que ce n'est pas le moment ? Tu m'appelles, la bouche en cœur : « ouais, j'ai eu un petit problème avec ma voiture, tu peux venir me récupérer. » c'te blague. J'arrive et je trouve ta Volvo, plantée dans un arbre, façon bague sur mesure ou accordéon, et toi tu me dis que tu n'es pas d'humeur, rien à foutre.

- oh, la ferme Em', j'ai mal à la tête, je suis crevé et surtout j'ai appris que toute ma famille est au courant de l'escapade de James, alors n'inverse pas les rôles.

- tu as vu comment tu as réagis, papa a eu raison.

- arrêtes de te la raconter Emmett, vous auriez dû me le dire, tu aurais dû me le dire, papa aurait dû me le dire, Esmé aurait dû me le dire.

- on ne voulait pas vous inquiétez pour rien. La frangine est enceinte, elle a déjà des douleurs, on se fait du mouron pour vous deux.

Il me regarde, la lueur de colère dans ses yeux s'éteint lentement. Il pose son coude sur le rebord de la fenêtre et se pince l'arête du nez.

- il m'a appelé.

Je le regarde stupéfait. Je m'arrête sur le bas-côté, le dévisageant avec effrois.

- Qui ?

Je lui pose une question bête, je le sais, mais j'ai besoin d'entendre sa réponse. J'ai besoin de ça pour que mon cerveau face l'effort de comprendre, d'admettre que le pire n'est peut-être pas derrière nous.

- James.

Il a prononcé le prénom de son ancien ami, du dégoût dans la voix. Je ne dis plus rien et le ramène chez lui.

Nous faisons le chemin en silence. Je suis en état de choc, moi aussi. Je me gare devant leur villa, plongeant mes yeux dans le bleu de l'océan.

- nous faisons quoi pour Bella ?

- ne lui dis rien, s'il te plait.

- tu crois qu'elle ne va pas voir tes bleus.

- je lui dirais que j'ai eu un accrochage. Je vais bien, je n'ai rien d'important. Le principal c'est qu'on s'amuse ce soir, elle en a besoin, comme nous tous.

- tu ne sais pas ce qu'il peut faire, ce qu'il a peut-être déjà fait.

- JE LE SAIS CA.

- alors tu dois prévenir ce gars du FBI !

- je sais, mais là, j'ai juste envie d'un verre.

- moi aussi.

Je le regarde, des mots simples qui pour d'autre n'ont aucune incidences, mais pas pour lui.

- ça te dit une glace triple boules avec un supplément chantilly ?

Il me regarde, puis me sourit. On est des ogres dans la famille. On est gourmand et sa réponse me rassure sur son état d'esprit.

- avec du coulis caramel.

- vendu.

- on y va à pieds.

- vendu.

Je sors de ma voiture. Je fais le tour pour l'aider à en descendre. Et nous voilà, deux gamins en route pour le marchant de glace.

- il faut que tu appelles papa.

- demain.

- si tu le dis. Et pour nos femmes.

- chut, je suis en train de chercher quels parfums je vais prendre.

- t'as raison, on verra ça plus tard.

(Bella)

Je viens de rentrer à la maison, je suis épuisée et même si je suis heureuse de sortir ce soir en famille, je n'en ai pas vraiment envie.

Il y a quinze jours que je suis sortie avec ma sœur, puis avec ma belle-sœur. En rentrent, j'ai découvert ce jour-là, qu'Edward avait eu un accident, repoussant notre soirée entre jeunes, j'avais appris qu'il voulait absolument se marier à l'église, qu'il ne changerait pas d'avis, et qu'il donnait carte blanche à Alice et Rosalie. J'ai envie de me dire que je suis un peu dans la merde. Oh, je rassure tout le monde, j'ai envie de me marier, normal, je le fais par amour et avec le plus beau mâle que la planète est portée. Si j'ai peur, c'est de la folie dévastatrice de ma frangine.

Donc, la semaine prochaine au plus tard, je devrais mettre trouver une tenue « correcte ». Tu parles. Mais même si je fais ma grognon, je suis heureuse. J'ai même choisi la musique sur laquelle je compte m'avancer vers mon futur époux. Il en aura la surprise, foi de Swan.

Mais il est 19h, Rosalie m'attend dans le salon, les garçons nous ont prévenu qu'ils étaient allés se promener ensemble. Je me douche rapidement et me change aussi vite que possible. Rose m'a aidé à choisir une joli robe bleu nuit, qui m'arrive juste en dessous des genoux. Je porterais de jolies petites ballerines avec, les talons, c'est plus possible dans mon état. Je suis dans ma 28ème semaine et je commence à véritablement sentir des douleurs propres à mon état.

- Bella, tu as besoin d'aide pour ta tenue.

Rosalie est dans l'encadrement de la porte, elle me sourit. Je dois donner une image grotesque, je suis coincée dans mon vêtement.

- oui.

Elle s'approche, défait la fermeture que j'avais oublié de descendre et l'étoffe glisse d'elle-même.

- merci, voilà, tu sais que je porte un slip en coton, comme les grand-mères.

- toutes les filles en ont, si ça peut te rassurer.

- merci.

Du bruit nous parvient de l'entrée.

- tu veux te préparer, Rosalie.

- si tu veux bien, ce sera avec plaisir.

Je sors de la chambre après lui avoir montré où se trouve le nécessaire de toilette. Je retourne dans le salon, saluant les gars de loin et prenant la poche de vêtement de ma belle-sœur. Je retourne dans ma chambre et la lui dépose sur le lit.

Une heure plus tard, nous sommes dans un restaurant du centre. Ma sœur et son mari nous ont rejoints, Angela et Ben ne seront là que pour la sortie en boite. Jacob et Leah ne seront pas là, et j'en suis sincèrement peinée.

- ma chérie, ça va.

- oui, je pensais à Jake.

- il n'a pas pu se libérer, mais je suis certain qu'il sera là pour notre mariage.

- je ne sais pas, tu sais, Leah et moi ne nous entendons pas trop.

- oui ma chérie, tu me l'as déjà dit, mais c'est ton meilleur ami, je suis sûr et certain qu'il sera là. Je t'en fais la promesse.

- merci mon amour.

Le reste du repas se déroule sans problème, je suis heureuse de voir mes amis, ma famille, autour de moi. Je les regarde les uns après les autres. Je ne peux pas souhaiter mieux.

(Edward)

Je regarde ma future femme danser sur la piste de danses. Mon frère la tient dans ses bras. Je ne peux m'empêcher d'être jaloux de leur relation. Il la tient contre lui, lui entourant les bras et l'ensemble de son corps, entre ses biceps surdimensionnés, la collant contre son torse de mannequin pour sous-vêtement. Il lui sourit.

Ils ont l'air heureux. Je la vois basculer la tête en arrière, riant à gorge déployée, puis revenir près de sa bouche, positionnant son oreille à la hauteur de mon frère, pour entendre ce qu'il lui raconte.

Ils dansent ensembles depuis plusieurs minutes. Je ne peux éviter à mon cœur de se serrait en regardant cette scène. Tout près d'eux, Alice et Jasper dansent. De l'autre côté, il y a Angela et Ben, qui nous ont rejoint en cours de soirée.

Mes yeux se reportent sur Bella et Emmett. Ils sont en dehors du temps, ils ne dansent que des slows, peu importe la musique qui passe. Ils ne suivent aucuns rythmes particuliers, sauf celui de leur conversation. Il est dérangeant de les regarder faire, ils sont fusionnels, ils se regardent, pas de paroles, pas de gestes, pas de baisers. Bella a maintenant sa tête sur l'épaule de mon frangin, lui, a posé sa main dans ses cheveux, lui caressant la nuque. Il la regarde avec tendresse.

- mais comment tu fais, pour les regarder sans réagir.

Rosalie est en colère. Elle triture le bas de sa robe avec vigueur, déformant le tissu. Je passe ma main au-dessus de la petite table et la pose sur la sienne.

- je te jure, Edward, j'ai qu'une envie, c'est lui . . . Ahhhhhhh.

- Rose, ils ont eu une histoire ensemble, mais c'est du passé, tu le sais.

- oui, dit-elle, contenant mal sa fureur, mais je n'y arrive pas.

- elle l'aime, c'est son premier amour. Et lui aussi l'aime. Mais je sais qu'ils sont amis. Si nous essayons de les séparés, nous arriverons qu'à les faire souffrir ou pire, à les rapprocher de leur sentiments passé.

- quand on les voit, comme ça, ça me met en colère. Tu n'es donc pas jaloux ?

- si, plus que jamais. Mais j'aime mon frère, je sais ce qu'il a vécu, quand ils se sont séparés. Je préfère les voir complices. Ils auraient pu se haïr et ce n'aurait pas été simple pour nous. Là, ils sont amis, ils sont comme frère et sœur. Je ne demande pas plus.

- tu as raison, soupire-t-elle, sans doute.

- Rose, il t'aime et je sais que Bella m'aime. Maintenant, c'est à nous de faire le pas, pour leur permettre d'être heureux.

- oui.

Je me lève et la tire par le bras pour la redresser. Elle est debout et je ne peux me retenir de sourire. Je suis grand et pourtant, montée sur ses escarpins, ma belle-sœur me dépasse de plusieurs centimètres.

- allé, viens danser.

Elle me suit, elle sourit. Je la prends dans mes bras. Elle est vraiment plus grande que moi, elle est immense. Normale, son mari est un colosse. Je pose ma tête sur son épaule. Elle éclate de rire.

Et voilà, Bella et moi, sommes en train d'enterrer nos vies de jeunes gens presque mariés. Dans moins de 8 jours elle sera madame Masen Cullen.

(James)

Je les regarde. Il est là, tout près de moi. Je voudrais pouvoir le toucher. Mais je me contente de l'admirer. Il porte une chemise blanche, sur un pantalon à pince noir. Il est magnifique. Elle, elle est dans les bras de l'ours. Il la caresse. J'ai envie de les frapper. Edward est à côté et ne dit rien, je ne comprends pas qu'il ne défende pas ce qui lui appartient.

La soirée se finit, il l'embrasse, j'aimerai être à la place de cette salope.

Je les regarde sortir. Je te promets Edward, je te promets que tu vas revenir vers moi, et plus tôt que tu ne le crois.

Je retourne sur le parking. Je monte dans ma camionnette. Dans quelques jours, je lui ferais autant de mal qu'il est en train de m'en faire. Et j'y prendrais du plaisir, comme jamais avant.

(Bella)

Une semaine de rêve, une cérémonie comme je la souhaitais. Nous sommes enfin mariés.

Edward est près de moi. Nous ne souhaitons pas de voyage de noce, nous voulons être ensemble, c'est tout et mon état ne me permet pas, dans tous les cas de faire de long voyage.

Mon époux m'a offert un coffret en bois. Dans celui-ci, était glissé 2 billets d'avion pour Paris, mais sans date apposée. Il y avait plusieurs cd, de chanson en français, pour que je puisse m'habituer à la langue et j'avoue que j'appréciais sincèrement certaine d'entre elle.

Il y avait également un coffret des classique de Debussy, un autre français, et j'étais sous le charme de son « clair de lune ».

Il est tard. Presque 11h, mais je n'ai plus envie de rester au lit, alors je quitte notre chambre, laissant ma marmotte continuer à dormir dans notre lit conjugal.

Je vais dans la salle de bain de la chambre d'ami et prends une douche rapide. J'en sors toute ragaillardie et heureuse. Je me sers un verre de jus d'orange, mange un peu de pain avec de la confiture et sors, ma tartine à la main, pour prendre le courrier dans la boite aux lettres.

Je marche le long de notre allée, je sens l'odeur des pivoines me parvenir, ma main glisse sur les fleurs, caressant leurs pétales. Je m'arrête au milieu du chemin, prends l'un des bourgeons entre deux doigts et le coupe.

Je reprends ma route, arrivé devant la boite, je baisse la porte et glisse ma main à l'intérieur. Quelque chose se pose sur mes lèvres et mon nez. Je respire, et quasiment immédiatement, je sens mes jambes s'engourdirent et je m'écroule.

Je sens que l'on me déplace, des bras sont sous mes aisselles, d'autres sous mes jambes. J'atterris avec douleur contre le sol. Je suis dans un véhicule. Des voix me parviennent, un homme, et pas n'importe lequel, c'est lui qui a détruit la vie de mon mari, c'est lui qui a voulu ma mort. Je le croyais interner.

L'autre voix, est celle d'une femme. Je la connais et pourtant je ne sais pas qui elle est.

Je pose mes mains sur mon ventre, caressant mon enfant. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose.

(Bree)

Elle est dans le vieil entrepôt où nous sommes installés. Je n'ai pas pu l'empêcher de faire ça. Il est violent avec moi et je ne peux rien faire, je ne veux rien faire qui le mette en colère contre moi. Il me frappe pour un rien, il est sur les nerfs.

Je prends des chiffons et me rends dans la pièce où elle est. Il ne viendra pas me voir là-bas. Des contractions me stoppent dans mon élan. Mon seau tombe dans un grand fracas, renversant l'eau qu'il contient. Je pousse des petits cris, faisant attention à ne pas faire plus de bruit que j'en ai déjà fait. Ma main est contre la paroi en béton, je souffle et je me redresse. Je regarde entre mes jambes, de l'eau et du sang maculent le bas de ma robe. Je sers les dents et me relève. Il reste un fond d'eau dans le seau, alors je reprends la direction de la pièce où elle se trouve.

J'ouvre la porte et me glisse rapidement à l'intérieur. Je regarde dans sa direction. Elle est étendue au sol, elle a perdu connaissance dans le van. Il ne l'a pas encore touché, il est dans l'ancien réfectoire. Mais je sais qu'il ne va pas tarder à le faire.

Je me place à l'opposé d'elle. Il y a un tas de toile. Je m'assois dessus et j'écarte mes jambes. Je pose les linges propres devant. Mon enfant va venir au monde, mais je ne sais pas s'il vivra. Je me mets au travail.

Je pose mes mains à plat sur le sol, et je balance ma tête en arrière. D'une main, je rabats ma robe sur mon ventre, pour voir sortir mon bébé. Je pousse de toutes mes forces, finissant par un cri guttural.

Je répète ce geste à de multiples reprises. Je suis au bord de l'épuisement et aux bords des larmes. Je pousse une nouvelle fois. Je sens le corps de mon enfant être expulsé du mien. J'ai tellement souffert ses jours derniers que je ne ressens rien. Le petit corps arrive sur la toile, il ne pleure pas. Je me recouvre, rabaissant la robe sur mon entre jambe. Je prends l'un des chiffons et m'essuie.

Je regarde la forme inerte près de moi.

- au moins, tu ne souffriras pas toi.

Je prends un second chiffon, je l'imbibe d'eau, et le passe sur ce corps qui a grandi en moi. Je regarde ses cheveux blonds et bouclés. Ses yeux sont clos, sa petite bouche est déformée. Je lui caresse le visage, je jurerai qu'elle est en vie ma jolie petite fille.

Je l'emmaillote dans le dernier linge propre que j'ai emmené. Je jette le reste d'eau contre le mur et la glisse dans le seau, quand toute cette histoire aura pris fin, je viendrais m'occuper d'elle.

J'entends des pas et du bruit, beaucoup. Je range le tout en tas et recouvre mon précieux fardeau. Alors, libérée, je sors.

(James)

Où est Bree. Je la cherche, je commence à être très en colère, mais alors très en colère. Je suis sorti, je rentre et elle n'est pas à sa place. Elle doit être avec notre nouvelle invitée. Il y a maintenant 2 jours qu'elle est parmi nous. J'ai vu Bree lui porter de l'eau et du pain. Heureusement qu'elle s'en occupe car avec moi, elle pourrait crever, elle et son gosse.

J'ai laissé un petit cadeau à Edward, posé sur la table de sa cuisine. J'ai eu le temps de faire le tour de sa maison, toucher ce qui lui appartient.

Maintenant que je suis de retour dans mon repaire, je n'attends qu'une chose, qu'il rentre chez lui. Je me suis connecté à son accès internet, et j'ai piraté son alarme. J'allume mon ordi, tout de suite apparait l'image de son allée. Je choisis une autre vue, et je vois dans sa cuisine, grâce à la webcam de son ordinateur. Dès qu'il rentrera, je pourrais l'appeler.

Bree fait son apparition, sa vue me donne la gerbe. Elle a une robe difforme, et en plus du sang en tâche le bas. Elle a l'air fatigué.

- bonjour James.

- oui, tu as raison, aujourd'hui est un bon jour. Comment se porte notre invitée ?

- bien.

Je la regarde, quelque chose est différent. Elle a changé. Je me lève de la chaise sur laquelle j'étais affalé. Je m'approche d'elle, elle ne bronche pas. Je sais ce qui est différent. Elle n'a plus peur de moi.