Vendredi 27/04/2012, je me lançais avec vous dans l'aventure.

A l'heure et au jour où j'écris, on est le 25/05/2012, et c'est la fin, ou presque.

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture pour la suite. C'est maintenant mon tour de venir prendre du plaisir avec vos histoires. Et pour celles qui n'ont pas osé, lancez-vous, il y rien de plus gratifiant qu'une review.

22

(Edward)

Je n'ai rien compris. J'ai vu l'enfant et même si j'avais pensé une seconde m'en servir comme monnaie d'échange, je ne l'aurai pas fait.

Elle ne bougeait pas. Je l'ai prise dans mes bras, et des larmes ont coulées sur mes joues. Je suis tombée sous le charme de cette enfant si calme, presque trop paisible. Je l'ai aimé immédiatement. Elle est la seule chose que ce salaud aura faite de bien dans sa vie. Je la regarde, comme on regarde un cadeau inattendu.

J'avais pensé lui faire du mal pour sauver ma famille, mais elle m'a touché à la seconde où je l'ai vu. Je n'ai pas eu à y repenser ou à lutter contre l'idée de faire quelque chose d'insensé. Elle est dans un sale état, proche du . . . elle est dans un état critique.

Quand je suis sorti, passant par la dernière porte que je n'avais pas encore franchie, j'ai cru avoir une vision d'horreur. Je me retrouvais dans un terrain vague.

Mes bras se sont resserrés sur le petit corps de celle qui avait fait fondre mon cœur.

Bella était à quatre pattes, et regardait vers moi. Je l'ai vu sourire, puis, d'un seul coup, s'écrouler sur le côté. Mon sang n'a fait qu'un tour. Au même instant, l'enfant dans mes bras se met à bouger, je baisse instantanément les yeux vers la petite fille. C'est incroyable, mais son visage est tourné vers ma femme.

(Bella)

Je ne sais pas où je suis, je marche sur une plage de sable fin, le ciel a une teinte violette, avec des nuances passant du rose clair au rose fuchsia.

Je marche sans but et je ne vois rien, ni devant, ni derrière moi. Je marche et ce qui me surprend le plus, c'est de me sentir légère. Il y a près de huit mois que je suis enceinte et facilement trois que je ne me sens tout, sauf légère. Je souris. Je porte mes mains à mon ventre.

Je stoppe mon avancée et je cris. Mon ventre est plat. Où est mon enfant, mon fils.

(Docteur)

- elle est dans le coma.

- mais, je croyais qu'elle n'avait subi aucuns traumatismes.

- monsieur Masen. Votre femme a une fracture de la mâchoire. Il y a maintenant une semaine que nous nous efforçons de maintenir ses paramètres vitaux stables pour que sa grossesse puisse être prolongée le plus longtemps possible.

- CA, JE LE SAIS, CE QUE JE VOUS DEMANDE, C'EST POURQUOI NE SE REVEILLE T'ELLE PAS.

- monsieur, vous pouvez crier autant que vous le voulez, votre femme a subi un choc émotionnel, elle a vu une autre femme, enceinte comme elle, se faire battre à mort. Elle a dû s'occuper de l'enfant de son agresseur. Monsieur, elle a cru mourir.

Je regarde cet homme, il est à bout de nerf, mais son comportement m'exaspère. Il ne voit que ce qu'il y a en surface. Son corps est en bon état. Mais son esprit est en miette. Elle a dû tuer un homme. Qu'il ait été ou non, un tueur, elle a tué un être vivant.

- monsieur.

- oui, répond-il plus calmement.

- il faut réfléchir à ce dont je vous ai parlé.

- vous pensez vraiment qu'il faille déclencher l'accouchement.

- l'enfant se porte bien, mais votre femme se fatigue, son corps ne prend plus assez de force pour eux deux. Si on continue, elle pourrait perdre la vie et votre enfant aussi.

- alors ne réfléchissez plus, sauvez les.

- bien, je vais demander à ce que l'on prépare le traitement qui permettra de déclencher les contractions, mais même si elle est dans un coma type 1, elle est sous aide respiratoire, il est important pour votre enfant de vérifier si elle est en état ou s'il faut penser à une césarienne.

- faites simplement le nécessaire pour qu'elle voit grandir son fils . . . et la fillette.

Je le regarde sortir, il va retourner voir cette petite fille. Il est étrange de se dire qu'il pense à élever l'enfant de leur agresseur.

Je sors de la chambre de ma patiente, elle va être délivrée, elle pourra se remettre après ça. Il n'en reste pas moins sûre et certain, que si elle ne prend pas la décision de revenir parmi nous, elle restera dans le coma.

(Bella)

Je suis au seuil de la mort. Voilà pourquoi, je ne porte plus mon enfant. Je me fais cette réflexion, c'est la plus logique. J'entends la voix de mon amour, il cris. Un homme lui répond avec calme. Je ne comprends pas de quoi il parle, mais je sais que je ne suis pas seule là où je me trouve.

Je regarde l'horizon, je cligne des yeux. Je ne suis plus dans ce monde étrange et féerique. Non, je suis chez moi. Je suis dans la forêt de Forks. Très exactement dans la grande prairie. Des millions de fleurs violettes m'entourent.

Je me baisse et ramasse l'une d'elles. Je me relève, je regarde devant moi, profitant du vent contre mon visage. De l'air qui soulève mes cheveux. De la brise qui me caresse les joues. Je suis si bien, je regarde devant moi, et je souris, ma grand-mère est là. Elle me sourit.

- grand-mère, dis-je.

Je me tais, elle a parlé en même temps que moi. Je suis surprise, je ne comprends pas. Je regarde autour de moi.

Je vois alors Edward approcher. C'est cheveux sont plus foncés, ses yeux sont étrangement sombre.

- mon chéri.

Il avance vers moi, il est si beau. Je me retourne vers ma grand-mère, pour lui présenter l'homme de ma vie. Mais à mon grand étonnement, elle a disparu. Je regarde mes mains. Je ne comprends pas, elles sont marquées, avec des tâches de vieillesse. Je porte mes doigts à mon visage. Je suis devenue une vieille femme.

Je me retourne vers mon amour et je pleure. Il est toujours aussi jeune. Il est toujours aussi beau. Il est mort. Il est mort et il vient me chercher.

- oh Edward, pourquoi ? Quand ?

Il me sourit. Je ne comprends pas. Je ne me souviens de rien. Qu'elle a été ma vie. Ai-je vécu sans lui, je suis arrivée trop tard . . . mais je suis arrivée où, exactement ?

- maman.

- maman ?

Je ne comprends plus rien, je suis totalement perdue. Maman ! Je le regarde de plus près. Mais oui, ce n'est pas mon Edward.

Il me prend la main et m'embrasse sur la joue. Il a les cheveux aussi bruns que les miens, enfin avant et les yeux chocolat. C'est surprenant, c'est un petit nous. Il me sert contre lui.

- Sasha ?

- oui maman.

Je le sers contre moi à mon tour. C'est merveilleux. Il a survécu. Je ne le lâche plus, resserrant mon étreinte autour de son corps. Je n'ai pas mis en danger sa vie, il n'a pas subi de conséquences désastreuses de ma captivité, de notre captivité. Mes yeux se portent au loin, et je le vois. Je les vois.

- Edward.

Il sort des bois, il tient à son bras une magnifique jeune femme blonde.

- elle est belle, maman.

- oui.

- merci maman, merci pour Chloé.

- Chloé ?

- oui, je l'aime maman.

- c'est ta . . . sœur ?

- maman ! non !

Il éclate de rire. Le reste de ma famille s'approche. Nous sommes dans les bras les uns des autres. Je redresse la tête pour les regarder, mon amour, mon fils . . . et, au fur et à mesure, les visages de ceux que j'aime m'apparaissent. D'abord, Papa, Alice, Jazz, et Malcom. Puis Carlisle et Esmé. Emmett et Rose . . . Chloé tient la main de ma belle-sœur. Angela et Ben.

Je leur souris. Je suis heureuse, ils sont en bonne santé. Puis la valse des visages se poursuit. Jake, Leah, Billy, Emb', Quil . . .

Tout va bien. Tout va bien et j'ai envie d'ouvrir les yeux. Tout va bien, ils vont bien . . . je divague, je perds pieds, je me sens partir en arrière, comme si je revenais dans le temps, comme si je reprenais place dans ma vie.

(Edward)

Je suis dans sa chambre. Elle a subit une césarienne hier après-midi. Elle ne s'est pas réveillée. Mon fils est dans mes bras, il vient de téter au sein de sa mère. La petite Chloé a pris le relais. C'est absurde de leur permettre de s'alimenter au sein d'une femme qui ne les cajole pas. Mais les infirmières m'ont dit que de créer un contact avec la mère permet à l'enfant de s'épanouir. Alors je leur ai demandé d'y inclure la petite.

Je regarde ma femme, un coussin de grossesse maintient le nourrisson contre son sein, mais elle est toujours inconsciente. Je regarde mon fils. Il est callé contre mon bras. Je l'ai recouvert d'une couverture. Il est beau. Je lui embrasse le sommet du crâne. Il est merveilleux et il sent si bon.

Je le pose, contre ma poitrine. Nous sommes tous les deux sur le fauteuil inconfortable, près de la fenêtre. J'étends mes jambes et je ferme les yeux. Mes bras sont autour de son petit corps, en une seconde je m'endors.

(Bella)

Je me réveille.

Je crois.

Je sens que mon corps est immobile depuis un long moment. J'ai des courbatures. Ma peau est douloureuse.

J'avale ma salive et une vive douleur dans la mâchoire me fait grogner.

J'ai chaud. Je tente de bouger les bras, mais je sens un poids sur ma poitrine. Je baisse doucement la tête. Je vois une petite tête blonde posée près de mon sein. Elle dort. Un peu de lait se trouve sur ses lèvres.

Je lève les yeux vers la fenêtre. Je vois mon homme qui dort. Des larmes de soulagement me viennent.

- tu es vivant !

Dans ses bras, il tient une couverture bleue, « Sasha ». Une petite tête brune tourne le regard vers moi. Je sais que mon fils est en vie, c'est lui qui m'est apparu dans mon rêve et maintenant il est là. Il a sentis que je le regardais. Il est beau. J'ai hâte de le tenir dans mes bras. Mais mon mari est fatigué, même d'ici je peux m'en apercevoir.

Je souris à mon fils, puis je le vois poser la tête sur le torse de son père, et s'endormir. J'ai un hoquet. L'émotion que je ressens est si grande.

La petite chose dans mes bras bouge. Je lui caresse à nouveau la tête. Me reviens en mémoire, une chanson que j'ai entendue sur l'un des CD d'Edward. Il possède une collection étonnante dans tous les genres possibles. Ce que j'ai aimé dans celle-ci, c'est que les paroles sont en anglais et en français. J'ai adoré l'entendre chanter dans cette langue. Je commence à fredonner le refrain et souris. Oui, mon cauchemar, notre cauchemar est enfin fini.

Je cajole la fillette et chantonne l'air.

« Tu sais, que je
Suis arrivé au bout
Les yeux ferléq je ne tiens plus debout
Je sais, tu sais
J'ai bien failli tomber
Ils ont voulu
Me voir abandonner

Hold on you're fine
When they cut you to size
Then you turn round ans smile just a little
Say Happy New year
Coz this is the end
Of all that was broken
Let go of you fears

Say Happy New year
Un nouveau départ, Un nouveau défi
j'ai vraiment tout donné, vraiment tout donné
J'oublie le passé enfin je respire
C'est un nouveau jour

Get up get up take a second to look
Take a third take a fourth
And you'll see that you're good
Enough enough it doesn't matter at all
When you feel like you're surrounded coz you
Stood too tall

Je sens, mon coeur
Qui se bat
Et je regarde au loin vers le soleil
Sau Happy New Year
Coz this is the end
Of all that was broken
That you needed to mend
Let go of you fears

Say Happy New Year
Un nouveau départ, Un nouveau défi
J'ai vraiment tout donné, vraiment tout donné
J'oublie le passé je respire
C'est un nouveau jour

Je n'ai plus peur des silences
Des coups durs, des absences
Every heart is open tonight

So happy New Year
Coz this is the end
Fin de l'histoire, je réalise
Je sais que demain, je sais que demain
Est un nouveau départ, Aaaah
C'est un nouveau jour, une nouvelle vie
J'ai vraiment tout donné, vraiment tout donné
Je sais que demain, est un nouveau jour

(Merci à Alexia pour cettes paroles)Say Happy New year
Un nouveau départ, Un nouveau défi
j'ai vraiment tout donné, vraiment tout donné
J'oublie le passé enfin je respire
C'est un nouveau jour, nananana na, nananana na mmmh. . . »

Je regarde la petite forme que je tiens entre mes bras. La petite fille blonde, si malmenée à sa naissance, me regarde avec intérêt. Sa lèvre est toujours déformée, mais je sais qu'Edward pourra la « soigner ».

Je reprends la chanson en berçant l'enfant.
« Mmmh. Fin de l'histoire, je réalise
Je sais que demain, je sais que demain
Est un nouveau départ, Aaaah
C'est un nouveau jour, une nouvelle vie
J'ai vraiment tout donné, vraiment tout donné
Je sais que demain, est un nouveau jour »

J'embrasse Chloé sur le front.

- Je te donnerais tout.

L'amour nécessaire, pour que tu ne gardes aucunes séquelles de ta venue au monde. Je te le jure. Mais je sais qu'il existe dans nos proches celle qui sera une magnifique maman pour toi.