(Bella)

Je tiens la main de mon fils, il a 3 ans maintenant. Près de lui, lui tenant aussi la main, Chloé. Elle est magnifique. Il ne lui reste aucune marque de l'opération qu'elle a subie. Son sourire est un pur bonheur.

Je les laisse, et ils marchent main dans la main, remontant l'allée de l'église. Rose et Emmett regardent leur petite fille avec amour. Chloé est entrée dans leur vie, à un moment de leur existence, où ils apprenaient que Rosalie ne pouvait pas avoir d'enfant. Pendant les quelques mois pendant lesquels la fillette a dû reprendre des forces, nous avons vécus à 6 dans la villa de la plage. Elle est ma meilleure amie aujourd'hui, et je suis la marraine de sa fille.

(Edward)

Je regarde mon frère. Il contemple sa femme avec amour. Il porte mon fils dans ses bras. Il l'embrasse sur la joue, et lui fait des chatouilles. Bella est à côté de lui, elle rit. Il la serre par l'épaule, et l'embrasse sur la tempe. Mon frangin est en adoration devant sa « petite-sœur ». C'est elle qui lui a donné son plus beau cadeau.

Rosalie court après sa fille. Elle l'attrape et la lève dans les airs. Elle lui fait des baisers, des câlins, c'est une superbe maman. Je regarde avec fierté notre petite famille. Je regarde le prêtre qui commence à s'impatienter. Je tape sur l'épaule de mon père et lui montre l'autel. Il regarde ma mère.

- c'est l'heure, lui dis-je.

(Emmett)

Voilà, le moment est venu.

Il y a trois ans, j'ai cru perdre une amie, une sœur. Mais dieu ou quiconque d'autre m'a permis de garder cette femme adorable et m'a apporté une fille. Ma fille.

Je regarde la petite tête blonde, couronnée de fleurs, passer devant moi, sa mère sur ses talons. Je ris. Sasha est dans mes bras. J'ai un super filleul. Il est beau. Le sosie de son père est le charme de sa maman. Je lui fais des chatouilles, son rire est merveilleux à entendre. Je prends ma sœur contre moi, l'embrasse.

Mon frère est près de notre père. Il lui pose la main sur l'épaule. Il va bientôt être l'heure. Après trois longues années, nous avons enfin obtenu l'autorisation.

(Rosalie)

Je regarde ma fille. Elle est belle. Ses cheveux blonds sont remontés en un petit chignon, sur lequel est posée une couronne de fleurs que sa tatie lui a donné. Je lui cours après, elle est si belle, je ne peux m'empêcher de la serrer contre moi, et de lui dire que je l'aime.

Je vois mon mari jouer avec son filleul. Je vois celle qui est devenue ma meilleure amie, ma sauveuse ! La femme la plus courageuse que je connaisse et la plus modeste.

Elle est dans les bras d'Emmett et je suis heureuse de ne plus être jalouse d'eux. La raison a frappé à ma porte le jour où avec Edward, ils nous ont donné le plus merveilleux des cadeaux, Chloé.

(Esmé)

Nous sommes dans la petite ville de Cosmopolis, près d'Aberdeen. C'est la ville d'origine de Bree Tanner. Nous sommes tous réunis dans l'église. Nous avons fait des recherches, dû nous battre aussi, pour que la dépouille de la jeune femme soit ramenée chez elle, enfin.

Chloé joue avec Sasha. Ils sont beaux ces deux-là. Ils sont si proches, comme frère et sœur, et même plus, ils sont fusionnels. J'espère que la mère biologique de la petite, voit comme sa fille est devenue belle. Elle est magnifique, avec ses longs cheveux blonds et ondulés, qu'elle porte en chignon aujourd'hui. « Pour faire comme maman » m'avait elle dit très sérieusement. Ce qui la rend unique, ceux sont ses yeux. L'un bleu océan, l'autre vert d'eau.

(Carlisle)

C'est une journée superbe. Nous avons fait le voyage d'une traite, nous suivant les uns et les autres, Edward et Bella devant, Emmett, Rose, Chloé et Sasha, qui « veut pas être loin de sa copine », sont juste derrière. Esmé et moi, sommes derrière pour avoir un œil sur nos enfants.

Plus tard, Alice et Jasper nous rejoindront, Charlie est en route, il rentre de la pêche avec son premier petit fils. Jacob qui n'est plus avec Leah, Quil et Embry. Tous ont voulu rendre hommage à la jeune femme. Par amour ou amitié pour Bella, pour Sasha, mais aussi pour Chloé. La petite fille le sait. Bree, sa mère est morte. Sa maman et son papa sont Rose et Em'. Ils l'aiment.

(Alice)

J'ai vécu le calvaire de ma sœur de loin, trop loin.

Jasper était là, quand Edward l'a annoncé à notre famille. Il l'a accompagné aux bureaux du FBI.

Moi, je n'étais pas présente et je m'en veux encore. J'étais à New York, je couvrais la Fashion Week.

Depuis, je me suis recyclée. J'ai ouvert un magasin de prêt à porter pour enfants, je suis bien mieux comme ça. Mes trois mannequins préférés sont assis sur les marches de l'église.

Mon fils, l'ainé des trois, prend son rôle de grand très au sérieux, les deux petits apprécient moins. Ils me font rire. Je regarde ma sœur, quand je repense à ça . . . je ne peux empêcher mes larmes de me monter aux yeux.

(Jasper)

Me femme a les yeux qui brillent. Je ne sais pas quand elle arrêtera de se reprocher son absence pendant la disparition de sa sœur, jamais peut être. Surtout que Bella lui a déjà dit un millier de fois que cela n'aurait rien changé. Je m'avance près d'elle et la serre contre mon torse.

Je vois ma belle-sœur qui regarde vers nous, elle a les sourcils froncés. Elle n'aime pas qu'Alice se mette dans cet état-là. Je la rassure d'un regard.

Nous nous dirigeons vers l'entrée de l'édifice religieux. Les enfants sont étrangement calmes. Ils ont l'air de comprendre ce qui est en train de se passer. Mon fils vient vers moi, et me saute dans les bras. Je l'attrape au vol et l'embrasse.

(Charlie)

Je suis là. Mon petit fils a sauté hors de la voiture dès que nous sommes arrivés. Il ne va même pas voir ses parents, non, il va directement voir « les petits ». Il est très sérieux dans son rôle de protecteur.

J'avance dans l'allée centrale. Je porte une grande gerbe de fleurs. Ma fille ainée et son mari sont devant. Elle lui sourit. Elle se bat pour Bree depuis son rétablissement. Elle l'a vu mourir. Elle lui a fait une promesse. Elle doit la tenir, si elle veut avancer dans la vie.

Je dépose la couronne au sol, juste devant les cendres de la jeune femme. Je me redresse et me signe. Je retiens difficilement mes larmes.

- repose en paix, petite.

(Jacob)

Je ne sais pas si j'ai bien fait de venir. Mais j'aime trop Bella pour la laisser tomber alors qu'elle est sur le point de tourner la page sur cette putain d'affaire. Pendant un temps, alors que j'espérais qu'elle se remette, je ne pouvais pas m'empêcher de haïr Ed' pour lui avoir fait connaitre cette ordure.

Il a dû comprendre ma colère, car il m'a demandé de l'accompagner pour une raison absurde. J'ai cru qu'on en viendrait aux mains . . . je suis revenu avec lui, après avoir appris ce qu'avait été sa vie et avoir pleuré comme un gamin.

Je regarde ma meilleure amie et son époux. Il me sourit, je lui fais un signe de tête. Non, je ne regrette pas.

(Quil)

Comment j'aurais pu savoir, même en travaillant avec lui qu'il était malade. Je me souviens de leur altercation. Je m'en voudrais toujours de n'avoir rien dit à Carlisle. Je regarde mon amie. Elle est belle, elle est épanouie et elle est une maman adorable.

Je regarde sur le côté, il n'y a personne de la famille de cette fille. Elle a été assassinée et les seules personnes qui ont fait le nécessaire pour qu'elle repose en paix, c'est nous. Je trouve ça honteux. Ses parents n'habitent pas loin, mais ils ont dit à Bella qu'ils ne voulaient rien savoir. Ceux ne sont pas des gens qui manquent d'instruction, non, ceux sont des personnes aisées, éduqués et ils ne lui ont jamais pardonné d'être partie.

(Embry)

- je ne te connais pas, Bree Tanner, mais je te souhaite de reposer en paix.

Je viens de me recueillir devant les cendres qui sont exposés dans l'église. Nous ne sommes pas nombreux, mais je ne pouvais pas, ne pas venir. Bella avait besoin de soutien, alors je suis là.

Je me relève. Je m'étais agenouillé, pour mimer les rites catholiques, même si je ne l'ai pratiqué pas. Mais je ne voulais pas manquer de respect à qui que ce soit, qui se trouvait ici.

Je retourne au fond de la petite église, je me mets derrière Jacob. Il est près de Charlie. Alice juste à côté de son père pleure. Avec cet enterrement posthume, nous avons une chance de tourner la page.

(Bella)

Je regarde l'assemblée formée de mes amis et de ma famille. Je prends les cendres de Bree, et soulève le couvercle. J'y glisse doucement une mèche de cheveux à l'intérieur, la première que Rosalie est coupée à Chloé, et un petit couteau. Il est symbolique ce canif, car celui qu'elle m'avait donné, est stocké comme pièce à conviction.

- merci Bree, sans toi, je serais morte et mon enfant aussi. Tu as sauvé plus d'une vie ce jour-là.

Je repense à mon acte, à l'homme que j'ai tué et qui m'a poussé à prendre une vie. Je me rappelle mes émotions du moment. Je me rappelle de la peur, que je ne ressentais plus, à mon envie de vivre, de le voir vivre, mon fils. Je sais que si j'avais pu éviter de lui enfoncer la lame dans le torse, j'aurais préféré qu'il reste en vie, pour qu'il soit jugé pour ses actes. Mais j'aurais eu peur chaque minute de ma vie, oui, peur qu'il ne s'échappe et qu'il blesse l'un d'entre nous. Par amour, nous pouvons accomplir des miracles, mais le pire également.

Je ne pourrais jamais plu dormir tranquille. La nuit, beaucoup moins qu'au début, je me lève. Je m'assois dans la cuisine et je réfléchis. Je pense à lui, je repense à Bree, je pense à ma vie si je n'avais pas rencontré Edward. Je me dis qu'il serait peut-être mort de la main de cette ordure. Il serait peut-être mort en se sentant coupable. A cette idée, j'ai envie de hurler. Comment ce salaud a-t-il pu convaincre Edward qu'il avait été le bourreau, alors que c'était lui la victime.

Je le revois, ce fils de p . . . je le vois sourire à chaque coup qu'il donne à cette femme. Je revois cette mère, dont la tête vient s'écraser au sol à chaque coup donné. Elle aurait pu porter leur enfant, il y aurait pris encore plus de plaisir.

Je repense aux coups qu'il a portés à Edward. Je ne sais pas comment il a fait pour ne pas le tuer ce jour-là. En y réfléchissant, je sais pourquoi il ne l'a pas tué, il comptait se rattraper avec moi.

Je ferme les yeux. Chaque nuit, chaque soir, dès que le soleil se couche, j'ai peur de le voir. Je ne sais pas quand je me remettrais de cette parenthèse.

Pour sa mort, je n'ai pas été reconnu coupable de meurtre, mais en légitime défense. Même mort, lui, a été reconnu coupable de chaque meurtres auquel il était affiliés ou suspectés. Sa fortune et ses biens ont été bloqués. Chloé reste sa fille. Elle seule décidera à sa majorité, de ce qu'elle veut en faire.

J'ai passé des semaines à devoir raconter et répéter ce qu'avait été ces deux jours, les pires de ma vie, ou presque. James m'avait volé une fois des heures de bonheur et il avait essayé de me tuer une seconde fois.

Aujourd'hui, même si je me tiens debout à côté de l'homme que j'aime, je ne peux éviter les tremblements de mon corps aux souvenirs des coups que cette femme a pris. Je repense à ma découverte dans ce seau. Je repense à ce sentiment de mort imminente que j'ai éprouvé, étendue dans la terre, regardant le soleil.

Il y a trois ans, j'ai cru tout perdre et pourtant, quand je vois le bonheur dans les yeux d'Em et de Rose. Quand je vois les sourires que se font nos enfants. Je suis heureuse. Mais au fond de moi, il y a une déchirure que jamais je ne pourrais soigner.

J'ai vu une femme mourir, je l'ai vu encaisser les coups, je l'ai vu mourir. Je ne peux pas faire comme si tout va bien, car si une autre femme qu'elle, avait été là, je sais que je serais morte, à sa place. Je lui dois plus que la vie, je lui dois celle de mon fils, je lui dois celle de sa fille.

Edward a compris mon trouble, il me sert contre lui. Je m'en veux d'être aussi faible, je m'en veux de plus être celle qu'il a aimée. Il prend mon visage en coupe dans ses mains et m'embrasse. Je ne peux pas me retenir de pleurer. Je tremble.

- Bella.

- Pardon, j'suis désolée.

- je t'aime, ne l'oublie pas.

Mes larmes coulent de plus belle. Oui, je sais que tu m'aimes, mais je ne peux pas me retenir de pleurer, elle est morte. Je ne le lui dis pas, il est déjà bien trop attentionné pour moi, je ne veux pas qu'il se sente coupable, il n'y est pour rien.

Je m'essuie les yeux et lui donne un pauvre sourire. Il m'embrasse une nouvelle fois. Je lui embrasse le bout du nez. Enfin je le vois se détendre. Il se redresse et colle ma tête contre son torse.

Mes yeux rencontrent ceux de ma sœur. Elle aussi pleure. Il faut vraiment que je lui mette les points sur les « i ». Je tourne la tête un peu plus sur la droite et je vois Jacob, il m'offre un de ses sourires solaire dont seul les gens de la Push arrivent à vous offrir.

Il est beau dans son costume noir. C'est la première fois que je le vois aussi bien habillé. Je lui fais signe que je le trouve beau et il rit. Je cherche Leah du regard, je ne la vois pas. Je replonge mes yeux dans les siens et il me fait un pauvre sourire levant les yeux au ciel.

Encore une tragédie entre eux. Il faut vraiment qu'il trouve une autre fille. Une qui lui donnerait envie de s'installer. Il arrive à 30 ans, comme moi. Il ferait un bon papa, j'en suis sûre.

Je continus à observer les personnes présentes. Mon regard s'arrête sur une femme debout au fond de l'église. Elle porte une robe noire, un chapeau assorti et des lunettes de soleil, à sa façon de se tenir, je sais qu'elle n'est pas du même milieu que moi. C'est une dame qui se tient là. Elle a un bouquet d'arôme dans les mains. Elle ne bouge pas. Elle me dévisage.

Je m'écarte de mon mari, je lui serre la main pour le rassurer et je marche dans la direction de madame Tanner. Je suis certaine que c'est la mère de Bree. Quand je suis à sa hauteur, je m'arrête et la salue.

- bonjour madame Tanner. Je suis Bella Masen.

Elle me regarde, je ne sais pas ce que je dois penser de sa conduite, elle porte toujours ses lunettes.

- il est très désagréable madame, de parler à une personne dont on ne voit pas le regard.

Elle ne fait rien. Puis je la vois porter la main à ses solaires.

- vous avez parfaitement raison, il est inconvenant de ne pas savoir si l'on parle au mur ou à une personne impolie.

- exactement, je suis Bella Masen, comme je vous l'ai déjà indiqué. Etes-vous la mère de Bree.

- il fut un temps où j'ai eu une fille de ce nom, mais il y a bien longtemps.

- j'ai eu l'occasion de rencontrer votre fille madame. J'ai le devoir de vous remercier. Votre fille m'a sauvé la vie, ainsi que celle de mon fils.

- bien.

Je la vois regardé Chloé. Elle sait que c'est sa petite fille. Elle a les yeux rouges de larmes et c'est la seule preuve de ses sentiments pour sa fille. Je me tourne vers Rose et lui fait signe de venir, avec la petite. Elle a une minute de réflexion. Elle a peur qu'on lui retire son enfant. Je lui souris. Elle approche de nous, la petite dans les bras. Quand elles sont à porter de voix, j'entends ma nièce qui demande à sa maman.

- . . . mais c'est qui la maman de ma mère.

- c'est la jolie dame avec le chapeau.

- ah.

Je leur laisse le temps d'être à notre hauteur. Puis je tends les bras à ma petite puce. Elle ne pose pas de question et vient se coller contre ma poitrine

- tatie.

- oui ma chérie.

Rose fait un pas en arrière. Elle est triste. Je la retiens par la main. Elle garde les yeux rivés au sol.

- madame Tanner, je vous présente Rosalie Cullen, la mère de Chloé.

- madame Cullen.

- Madame Tanner.

- Chloé, je te présente la maman de Bree.

- bonzour madame la maman.

- bonjour Chloé.

- t'es zolie, madame.

- merci ma grande, toi aussi tu es très jolie.

- voui, maman et tatie elles m'ont mis des fleurs dans les seuveux. Et papa eh beh il m'a soisi une zolie robe. Pas vrai maman qu'elle est zolie ma robe.

- oui mon cœur, tu es très belle, lui répond Rose.

Chloé rougit et se tourne vers sa grand-mère biologique.

- ma maman aussi elle est zolie, et ma mère elle était zolie mais elle avait les ceveux comme ceux de papa, tout noir.

- oui ma grande, tu as raison.

La petite fille secoue la tête de bas en haut.

- tu es venue pour ma mère, toi aussi.

- oui Chloé, lui réponds sa grand-mère.

- moi z'ai même pas de photos d'elle.

- tu en veux une ?

- voui, z'aimerai beaucoup.

La femme se détourne, cachant mal son émotion. Elle respire quelques secondes avant de se tourner vers sa petite fille.

- tu pleures, lui demande l'enfant.

Chloé regarde avec beaucoup d'attention son aïeule. Ses yeux se remplissent de larmes et elle met sa figure dans mon cou.

- pourquoi elle pleure la dame. Z'ai dit quelque soze de messant ?

Je n'ai pas le temps de répondre que madame Tanner lui caresse la joue et lui répond.

- Chloé, parfois, quand on est heureux, on pleure et je suis heureuse de t'avoir rencontré.

- ah.

- oui, et j'aimerai te proposer de venir à la maison.

- ze s'est pas, maman elle dit qui faut pas aller sez les inconnus.

La femme rit de la répartie de la fillette.

- mais elle pourra venir, et ton papa aussi.

- oui parce que papa Emmett il est rigolo, il crie quand maman elle gagne aux zeux.

La petite éclate de rire aux souvenirs de son père. Tout le monde se tourne vers nous. Je souris, incapable de me retenir. Rosalie sert difficilement les lèvres. Madame Tanner nous surprend en riant.

- et il perd souvent ton papa.

- ah ça voui, surtout contre tonton zazz. Et puis tonton zacob il est fort aussi, mais papa il gagne quand même. Il est fort mon papa. Tu veux le voir.

- oui, si tu veux.

- ze peux te montrer tout le monde si tu veux. Tatie tu me pose, si te plait.

- oui mon ange.

Chloé saute de mes bras avant que je ne la pose à terre et prend la main qu'on lui tend. Elle tire sa grand-mère sans ménagement. Elle va vers la première personne qu'elle rencontre.

- alors là c'est mon cousin Sassa, et là c'est Malcom.

- bonjour jeunes gens.

- bonjour madame, répondent les garçons en cœur.

- viens madame, viens.

Madame Tanner rie et continue à la suivre.

- alors là c'est tatie Alice et tonton Zazzsper, avec tonton Zacob, Quil et Emby.

- Embry ma puce la reprend ma sœur.

- bonjour messieurs, madame.

- bonjour.

Je suis ma nièce qui continue à présenter sa famille, son papi Carlisle et papi Charlie, sa mamie Esmé, et enfin, elle saute dans les bras que son père lui tend.

- ça va ma fille.

- voui, papa. Tu sais qui elle est la dame. Elle est la maman de ma mère.

- bonjour madame.

- monsieur.

- tu sais quoi papa, eh ben elle veut que nous on vient sez elle.

- oh.

- oui, monsieur Cullen, j'aimerai vous recevoir chez moi, vous et votre femme.

Emmett regarde sa femme. Rose acquiesce. Enfin une bonne chose de faite. Je laisse madame Tanner marcher vers sa fille. Elle est digne. Sa petite fille se tient derrière elle. Les enfants ont cette faculté-là de ne rien calculer. Donc, c'est avec beaucoup d'émotion, que ma nièce et mon fils lui prennent chacun une main.

Je regarde chaque membre de ma famille, ou de mes amis. Je peux enfin croire en un futur pour nous. Je pose ma main sur mon ventre. Il ne me reste plus qu'à annoncer à mon époux qu'il va être à nouveau papa. Voilà, la boucle est bouclée. Je me redresse, la tête haute, et je souris, oui, je souris à ma vie et à tout ce qui me reste à faire.