Approchez, approchez, ces pages ne vous mangerons pas !
Salut ! Merci pour les reviews, ça me fait super plaisir ! Pour mon autre fic, Le destin est impitoyable, je suis entrain d'écrire le prochain chapitre donc je devrais pouvoir publier ce week-end. Bisous et j'espère que ça vous plaira !
Des larmes coulent librement sur mes joues. Je pose une rose sur le cercueil de Stan avant qu'il soit mit en terre. Ils on accepté de l'enterrer, c'est toujours ça. La terre jetée par les croque-morts recouvre petit à petit le bois du cercueil. Stan disait toujours que s'il mourait jeune, il y aurait un avantage : il sera mort plus longtemps que les autres. Il trouvait ça drôle je suppose. Je trouve un certain réconfort dans cette phrase sans queue ni tête. La vieille femme qui nous a recueillit pose une main sur mon épaule. Je la regarde avec des yeux vides.
« Il est mieux la haut qu'ici, tu peux en être certaine. »
Tu dis ça mais… La vie est quand même quelque chose d'infiniment précieux, aussi noire soit-elle… La pluie continue de tomber sur ce paysage de désolation. J'aurais voulu dire à sa famille qu'il est mort mais elle restera à jamais dans l'espoir que Stan passe des jours paisibles loin de la mort. Tu redeviendras poussière… Non, tout redeviendra poussière. Les rares personnes venues à l'enterrement partent, me laissant seule. Je fixe la pierre tombale en souriant tristement. Je me décide enfin à rentrer chez la vieille. Elle me fait assoir dans un fauteuil devant sa cheminée
« Je dois te dire que tu as été suivie… Par Athéna Hunter et Draco Malfoy. C'est Lavande Brown qui m'a tout dit… »
Elle m'explique toute l'histoire. Mais cela n'a pas le mérite de me changer les idées. Je ne m'étonne même pas d'avoir été suivie par ces deux là. Ils ont l'habitude de fourrer leur nez partout. Au moins ils sont tout les deux, eux. Moi, je suis seule… Et j'ai peur. Peur de ces Jeux, peur de ce monde inconnu. Je me lève d'un coup et sors de la maison. Je cours, pour oublier. Mes cheveux se collent sur mon front, mes habits sont trempés par la pluie. Les passants me regardent comme si j'étais une folle. Ils n'ont peut être pas tort… Je ne tarde pas à arriver à l'orée d'une forêt. Je m'aventure au travers des arbres. Toutes les émotions que j'avais contenues jusqu'ici refont surface. La haine contre Voldemort, contre l'Elu, la tristesse de la mort de Ryan et de celle de Stan. Je cours encore et encore jusqu'à ce que je trébuche. Je reste allongée à terre et attends que le sommeil vienne.
Je me réveille au milieu des feuilles mortes qui jonchent le sol. Combien de temps suis-je restée ici ? Je l'ignore. Mais cela m'a fait du bien de dormir un peu ! Rien de mieux qu'un sommeil profond sans cauchemars et sans rêves ? C'est bien la première fois depuis longtemps que cela m'arrive. Je me relève, mes vêtements sont trempés. Le soleil est revenu et ses rayons me réchauffent. Je marche au hasard, ma tristesse, je l'ai quasiment oubliée. Au bout d'une heure, je rebrousse chemin pour retourner ''chez moi''. J'ouvre la porte et vois Trelawney entrain de fixer sa boule de cristal. Je m'assois discrètement en face d'elle. Je m'impatiente de ne rien voir apparaître. Je vais donc prendre ma douche car je pue l'eau croupie. L'eau chaude coule sur ma peau gelée par la pluie. Je reste sous la douche aussi longtemps que je peux. J'enfile mon pyjama et retourne m'assoir en face de Trelawney, qui n'a toujours pas lâché sa boule de cristal.
« Tu vas rester comme-ça longtemps ? »
J'ai décidé de la tutoyer, je ne sais pas pourquoi. Elle ne répond pas. Je me dirige ers l'étagère et saisis une des tasses à thé. Je me souviens bien que chaque année, elle prévoyait la mort d'un élève. Ca n'a été vrai qu'une fois. Après cette tragédie, certains soupçonnaient la professeur de divination de l'avoir assassiné pour montrer qu'elle avait raison. Nombre de ces tasses avaient été cassées par Neville Londubat. J'en avais eu vent par Malfoy, qui adorait le martyriser. La nostalgie m'envahit peu à peu. Le Poudlard Express, la Grande Salle avec son plafond magique, ce vieux Peeves… Même le chevalier un peu taré qui passait de tableaux en tableaux pour nous débiter toutes sortes de futilités me manque ! Mais tout ça est détruit maintenant. Et Ryan et Stan… Les larmes commencent à monter à mes yeux. Je les refoule aussitôt. Je laisse les tasses pour retirer la boule de cristal du champ de vision de Trelawney, qui ne remarque rien. Je passe ma main devant ses yeux pour la faire réagir, toujours rien. Elle est peut-être morte ! Prise de panique, je me mets à la secouer comme un prunier. Sa tête bascule en arrière et ses yeux globuleux se ferment, pour se rouvrir, comme voilés. Sa voix se fait mystique lorsqu'elle me dit :
« Même l'esprit le plus brumeux ne peut rester indifférent à la Mort. Il se débat et cherche une issue à cette chose qui lui fait ressentir mépris et fascination. Il se noie alors dans les souvenirs cachés au fond de lui. Quand son sang coulera sur sa mère, l'esprit de la fugitive de la guerre lui racontera. Elle rampera alors pour livrer ce message : ''Quand le soleil masquera la lune, les deux enfants brisés par les morts qu'ils portent sur leurs frêles épaules décideront de par leurs actes du Destin. L'un préférera un Destin remplit de sang, tandis que l'autre préférera ne rien changer. Le Destin remplit de sang changera le monde en celui qu'ils ont connus lorsqu'ils se sont rencontrés pour la première fois.'' »
Elle s'agrippe à mon bras et glisse de sa chaise. Je la retiens tandis qu'elle semble se réveiller d'un long sommeil. Elle se dégage de mes bras et va se rassoit sur sa chaise.
« Vous venez de dire quelque chose de très étrange, une sorte de…
-Prophétie, me coupe-t-elle. Je sais. Cela m'arrive rarement mais je sais quand cela m'arrive. De quoi étais-ce question ?
-D'une fille qui dois aller livrer un message à deux enfants qui auront le Destin entre leurs mains…
-Je vois… »
Ses yeux sont redevenus normaux et sa voix douce n'est plus aussi mystique. Je monte dans ma chambre et m'affale sur le lit. Cette prophétie… Me concernait-elle ? Je pense que oui, puisque Trelawney est devenue étrange alors que j'étais là.
Le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent le ciel noir de leur lumière blanche. Des gouttes de pluies viennent s'échouer contre les fenêtres. Je descends pour aller dîner. Trelawney est quasi hystérique : elle s'inquiète pour Niels qui n'est toujours pas rentré.
« Mais c'est quoi le lien de parenté entre vous, je ne peux m'empêcher de demander.
-Je l'ai recueillit, ses parents sont morts pendant un petit soulèvement, il avait douze ans. »
Voyant qu'elle est au bord des larmes, je me propose d'aller chercher Niels au centre d'entraînement Il a intérêt à y être ! Elle m'indique où se trouve le fameux centre, et je sors seulement habillée d'un haut à manches longues et d'un jean pour braver la pluie. Le manteau devait être d'option quand elle nous a donné nos habits. Je cours arriver plus vite. Ils ont un temps de merde dans ce district ma parole ! Aucun lampadaire n'éclaire les rues, c'est l'obscurité quasi-totale et il doit être environ vingt-deux heure. Mes bottes laissent entrer l'eau quand je marche dans les flaques. J'arrive enfin au centre. J'entre en tombe dans l'immense bâtisse après avoir ouvert la porte avec un sortilège. Personne à première vue. ''J'essore'' mes cheveux et commence à ouvrir des portes au hasard. De toute façon, il ne fait pas plus clair que dehors donc je ne risque pas de trouver quelqu'un.
« Hominum Revelio. »
Une des portes se met à briller légèrement. Je m'approche et l'ouvre. Je me retiens de vomir lorsque je vois ce qu'il y a dans la pièce. Niels et une fille sont entrain de se faire plaisir sur un bureau. La fille se retire de l'emprise dans son cher ami et essaye de cacher sa nudité en enroulant ses habits autour d'elle. Si on pouvait tuer d'un regard, je serais morte depuis longtemps. Niels remonte son pantalon et s'approche de moi en faisant craquer les articulations de ses doigts. L'idée de sortir de la pièce ne m'effleure même pas tant je suis dégoutée par ce que je viens de voir, par ce que je vois. °Je suis paralysée pour tout dire. Niels place ses mains autour de mon cou et commence à serrer.
« Ne le dis à personne !
-Pourquoi voudrais-tu que je le raconte à tout le monde, le lui réponds difficilement.
La copine de mon agresseur nous regarde avec un sourire amusé sur le visage. Elle ramasse sa baguette qui gît sur le sol et la passe à Niels, qui relâche son emprise. Je cherche l'air comme je peux.
-Je veux en être sûr, me lance Niels.
-Mais pou-pourquoi...
Je n'arrive pas à finir ma phrase.
-Nous serions virés du centre s'ils venaient à apprendre ça. Déjà que les relations amicales ne sont pas très bien vues… Ici, au deux, on n'accepte pas les faibles ! T'avais qu'à tomber dans un autre district si tu voulais voir des histoires à l'eau de rose !
-Un imprdonnable, ordonne la blondassa peroxydée qui sert de copine à Niels.
Il pointe la baguette de la fille sur mon front.
une douleur fulgurante me traverse le crâne.
Tout mon corps me semble coton.
Ma bouche se tord en un sourire.
Juste pour montrer que je ne suis pas vaincue.
Que je resterai invaincue.
Enfin, en un sens.
Mes yeux regardent sans voir.
Je tombe sur le sol.
Les ténebres m'engloutissent.
J'ai peur...
Une phrase résonne dans ma tête.
Dans sa sagesse, la Vie s'est inventé la Mort.
Tout est noir.
Le Tout devient le Rien.
Je ne suis plus rien.
Je suis morte.
J'ai peur...
Laissez moi encore un peu de temps...
Dans ma colère et mon deuil...
Parce que je sentais que je vivais...
La porte s'ouvre à grands fracas, on crie mon nom.
Enfin, je crois. Tout ce qui me parvient est déformé.
On vient pour me sauver ?
C'est trop tard...
C'est toujours trop tard...
C'est moi l'esprit de la fugitive de la guerre dans la prophétie.
J'ai chaud et froid.
Mal, mais pourtant, je ne sens plus rien.
J'ai peur et envie.
Dans la Mort, tout est relatif.
Parce que la Mort, elle nous évoque le mépris et pourtant nous fascine.
Dans sa sagesse, la Vie s'est inventé la Mort.
C'est moi l'esprit de la fugitive de la guerre
C'est moi l'esprit de la...
Point de vue externe
Trelawnay tremble de tous ses membres. Il a osé utiliser un sortilège impardonnable. Il a osé. Mais pourtant, elle l'aime, mais pourtant, elle n'arrive pas à lui en vouloir. Elle a juré de le protéger, et elle tiendra cette promesse. Niels abaisse sa baguette, Amy, la blondasse péroxydée, rit aux éclats. La vieille femme la chasse de la pièce et prend soin de sceller la porte.
"Pardon..."
Les propos de Niels sonnent faux. Il se rend très bien compte de ce qu'il vient de faire, mais il s'en fiche. C'est juste qu'il ne veut pas décevoir sa "mère", celle qui l'a élevé.
La vieille prend Pandora par la main.
Elle transplane sous le regard faussement attristé de Niels.
Elle transplane pour le protéger.
Car il risque la peine de mort si on apprend ce qu'il a fait.
Alors lorsqu'elle Pandora et elle sont arrivées à destination, elle fait le nescessaire. De tous les sorciers, seul Trelawnay sait transplaner, elle ne peut pas l'expliquer.
Elle est désolée pour Pandora, mais la prophétie doit être accomplie. Et elle fera le nescessaire pour que ses plans se passent sans anicroche.
Elle a de bonnes connaissances chez les pacificateurs.
Un autre personnage va faire son entrée, un autre acteur de la prophétie ^^. Vous êtes pas trop dégoûtés pour Panda ?
