Tout d'abord, je suis désolée d'accumuler un certain retard dans mes fics. Surtout qu'il y en a que j'ai commencées il y a trèèèèèès longtemps et que je n'arrive pas à finir... (genre Icemen, qui coince sérieusement, alors qu'il me reste quoi, trois chapitres... en fait, c'est surtout que je n'avais pas les mangas avec moi ces derniers mois...). (Et pis pour écrire les fics commencées, on n'a pas d'inspi, mais pour commencer trois cent mille nouvelles fics en même temps, ça y a du monde -' bref. Halte à la digression.)
Ceci dit, j'ai un gros défaut: je suis très têtue. Alors je finirai bien par en venir à bout ^^ Celle-ci sera un peu plus longue que prévu (quand je pense que ça devait être un OS! XD), mais je suis bien lancée, avec un peu de chance, je l'aurai bientôt finie (on y croit, on y croit!)
Les pauvres chibi vont encore en baver dans ce chapitre, et dans celui d'après aussi. Mais ça va s'arranger, je les aime trop pour leur faire du mal trop longtemps :) Alors, spoil du jour, je vous promet une fin sympa (comme je l'ai déjà à moitié écrite, c'est facile).
Bonne lecture! :)
Disclaimer: Comme toujours, Shaman King et ses personnages appartiennent à Hiroyuki Takei. Tao Xia et Usui Suzuka sont ma propriété exclusive! :)
Chapitre 4 : Palais des glaces et train fantôme
- Men ?
- Meeeeeenn ?
- Bon alors, Men-chan, tu t'amènes ?
- On va te laisser ici, je te préviens…
Suzuka et Hana s'égosillaient depuis un bon quart d'heure, en vain. Le « crétin aux tifs blancs », fin de citation, demeurait introuvable.
- C'est pas vrai, pesta Hana, un bras entourant les épaules de Xia. Mais où est-ce qu'il est encore parti, ce pauv' débile?
- Il est peut-être sorti, ou rentré à la maison ? suggéra la chinoise d'une petite voix.
- Je l'ai déjà dit plusieurs fois, mais ton frère est vraiment un idiot, siffla Suzuka.
.
Ils décidèrent néanmoins de fouiller l'ensemble du bâtiment, à la recherche de leur ami. Peut-être ne les avait-il pas entendus ? C'était possible et il serait injuste de le planter là, dans ce cas. Il y a une heure, Suzuka aurait certainement suggéré d'abandonner Men pour lui faire peur, avec un sourire ravi, mais depuis l'accident de Xia, elle n'avait plus le cœur à rire. Elle commençait même à se sentir franchement inquiète.
Le bowling, qui lui avait paru à première vue un endroit si excitant et un si formidable terrain de jeu lui apparaissait maintenant sous un jour nouveau. Ils n'avaient encore croisé aucun fantôme dans les couloirs. Or, n'était-ce pas le père d'Hana qui affirmait que les fantômes sont l'âme du monde ? Qu'ils ne choisissent d'aller que dans des lieux accueillants ? Et qu'avec eux, on peut toujours se sentir en sécurité ? Oui, c'était bien lui, et on pouvait dire que le père d'Hana en connaissait un rayon sur le sujet.
Que dire d'un lieu comme celui-ci ? Il était tout sauf accueillant et tout sauf rassurant. Depuis que Xia s'était blessée, Suzuka avançait avec précaution en faisant attention à ne rien toucher et grimaçait à la vue du moindre clou ou morceau de verre. Chaque objet qu'elle voyait, jusqu'aux flyers décolorés qui jonchaient le sol, lui semblait à présent se teinter d'une lueur menaçante.
Le choc avait fait perdre aux joues de Xia leurs couleurs naturelles et sa jolie peau de safran avait pris une teinte beige pâle. Hana la tenait pas son bras valide d'un air protecteur qui parut fort agaçant à Suzuka, mais celle-ci oublia ses mauvaises pensées en voyant la mine crayeuse de sa camarade. Sa blessure n'allait pas la tuer, mais le sang continuait de couler et le bandage qu'ils lui avaient fait ne parvenait pas à l'arrêter. Pour une gamine, elle était plutôt courageuse, il fallait bien le reconnaître. En tout cas, il tardait vraiment à la petite Aïnou de prendre le chemin du retour.
- Meeeen… gémit-elle. T'es pas marrant ! Allez, faut vraiment qu'on rentre !
Son ton plaintif aurait forcément fait venir le petit chinois s'il avait pu entendre. Ne serait-ce que pour le plaisir de lui sauter dessus par surprise et de se moquer d'elle. Mais le silence s'attardait dans la pièce sombre. Suzuka croisa le regard de Hana.
- On devrait se séparer, suggéra le garçon. On le retrouverait plus facilement.
- Se séparer ? s'écria la petite fille. Ça va pas ? Ce truc est immense !
- On ne s'éloignera pas, promit le blondinet au menton barbouillé de mercurochrome. On va juste faire toutes les pièces du couloir. Tu prends celles de droite, moi, celles de gauche. Il est forcément dans une des salles de jeu. Je ne vois pas ce qu'il serait allé faire dans le hall, y a rien d'intéressant là-bas.
Suzuka réfléchit un instant et acquiesça.
- Est-ce que ça va aller, Xia ? demanda-t-elle.
La petite chinoise hocha la tête et essuya ses joues et son nez barbouillés de larmes et de poussière, dans un geste qui n'avait plus rien d'élégant ni de recherché. Ainsi fut dit, ainsi fut fait.
…
Hana commençait à avoir mal à la gorge à force de s'égosiller tout en respirant de la poussière par paquets. Il finit par cesser de crier le prénom de son ami à chaque porte qu'il ouvrait. Bon sang que ce couloir était long ! Comment était-ce possible ?
- Dis Xia, chuchota-t-il à la jolie fillette qu'il soutenait toujours. Combien tu vois de portes, toi ?
La petite secoua sa belle tête aux cheveux brillants et plissa les yeux. Elle avait repris quelques couleurs, mais son pansement devenu rouge était trempé. Il aurait mieux valu pour elle quitter cet endroit insalubre et attendre à la sortie, mais Hana n'avait pas songé à le lui proposer – laisser une gamine de sept ans seule à la porte d'un bowling désaffecté, quelle bonne idée ! – et Xia de son côté, n'avait pas l'air décidée à partir avant d'avoir retrouvé son grand frère.
- Beaucoup… souffla-t-elle. Il y en a beaucoup… je n'arrive pas à les compter, je vois flou…
C'était vrai ! Hana lui aussi avait l'impression que sa vue de loin se troublait de plus en plus. Une chose était sûre, il n'arrivait pas à voir le bout de ce couloir interminable. Il devait former un coude, c'était la seule explication logique. Et encore, elle ne le satisfaisait pas tout à fait…
- Suzuka ! appela-t-il, pris de l'envie subite d'entendre la voix grincheuse de l'Aïnou. Ohé Suzuka-chan ! Où es-tu ?
Une voix faible lui répondit, au loin. Elle devait être dans l'une des salles de jeux et les murs étouffaient la réponse. Hana grommela et claqua la porte métallique qu'il venait d'ouvrir, puis passa à la suivante.
- Suzuka, ne t'éloigne pas ! lança-t-il dans la direction d'où provenait la voix de leur amie. Tu pourrais te perdre !
- Hana…chuchota soudainement Xia.
Le garçon sursauta car la petite chinoise employait rarement leurs prénoms. Elle n'était pas très loquace la plupart du temps.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu t'es trompé de porte, souffla-t-elle. Regarde, on est déjà entrés dans cette pièce.
Hana se figea en s'apercevant qu'elle disait vrai. Ces quatre tables de billards en coin, l'une renversée… et ce graffiti obscène sur le mur sale ! Une profonde sensation de déjà-vu, extrêmement désagréable, s'empara de lui.
Le petit blond secoua la tête et claqua la porte. Il s'était trompé voilà tout ! En même temps, il devait bien avouer que cet endroit lui paraissait de plus en plus bizarre… Il ne savait pas pourquoi, mais le corridor, avec sa moquette rouge foncé et ses portes à hublots qui s'alignaient à perte de vue lui faisait une sale impression. Depuis qu'ils étaient sortis de la première salle de jeux, il avait le sentiment d'avoir quitté le bowling de Fumbari, d'être entré par inadvertance dans un autre lieu, un peu comme s'ils avaient basculés dans une dimension parallèle…
Hana grimaça. Voilà qu'il se croyait dans un film de science-fiction, maintenant !
N'empêche, il devait bien reconnaître que quelque chose clochait. Il n'aurait pas cru le bowling si étendu, quand il se trouvait à l'extérieur. Ce couloir immense lui paraissait trop grand pour tenir dans la bâtisse où ils avaient pénétré. Vraiment trop grand.
D'un geste brutal, Hana ouvrit la porte de la nouvelle salle. Xia à ses côtés sursauta.
La même table de billard renversée et le même graffiti leur riaient au nez.
…
Suzuka avait exploré quelques unes des salles de jeux, plus en profondeur, et s'était un peu éloignée de ses amis, lorsqu'elle découvrit une pièce particulière qui retint son attention.
Tout d'abord, lorsqu'elle voulut allumer les néons de la salle, elle s'aperçut que « l'interrupteur », si on pouvait appeler ainsi ce gros levier de fer, ne fonctionnait pas. Assez peu rassurée, elle fit quelques pas en vérifiant à chaque enjambée que la porte ne se refermait pas dans un claquement sinistre, l'isolant à son tour du groupe. Un grand classique mais ça ne l'aurait pas étonnée plus que ça.
Un frisson parcourut la colonne vertébrale de la petite Aïnou et elle dut inspirer profondément pour se calmer. La poussière qui chargeait l'air la fit tousser. Une odeur de renfermé et de moisi prenait ici à la gorge plus que dans toute autre partie du bâtiment. Suzuka songea que si Men était vraiment entré dans cette pièce, cette odeur n'aurait pas été aussi forte. Pourtant…
C'est alors que les néons jaunes se rallumèrent d'un coup.
La fillette fit un bond en arrière et glapit de terreur. Il lui fallut une poignée de secondes pour réaliser qu'elle n'avait pas rabaissé le levier : le système électrique un peu trop ancien avait simplement mis du temps à se déclencher. Une main sur son cœur qui battait la chamade, elle reprit peu à peu son calme et examina les lieux d'un regard circulaire.
La pièce était nue, à l'exception de quelques cartons et emballages divers, ainsi que de gros moutons de poussière dans les coins. Des caisses de bois grisâtres s'empilaient également contre les murs. La petite fille comprit qu'elle venait d'atterrir dans ce qui avait dû être un débarras.
C'est alors qu'une idée véritablement géniale germa dans son cerveau.
Il fallait absolument qu'elle se souvienne de l'emplacement de cette pièce, une fois qu'ils auraient retrouvé Men ! La petite commençait à avoir conscience, elle aussi, de l'inquiétante longueur du couloir. Depuis quelques minutes, la crainte sourde de se perdre et de ne plus jamais retrouver la sortie commençait à picoter son imagination fertile et à s'y ancrer petit à petit. Or, les caisses le prouvaient, on s'était servi de cet endroit pour entreposer des choses lourdes et encombrantes… Donc, il y avait forcément une sortie pas trop loin, pour décharger !
En réalité, l'idée n'était pas d'elle. Elle l'avait lue dans un livre où son héroïne favorite, la détective amateure Adelia P. Evans, s'était sortie d'une semblable situation en utilisant ce repère. Qu'elle était heureuse que Lyzerg, un ami de son père, lui ait offert ce livre !
Suzuka avisa alors, à moitié dissimulée derrière une pile de caisses, une porte de fer, où une inscription à moitié effacée mais néanmoins reconnaissable fit bondir son cœur.
« Sortie de secours »
Elle s'approcha à pas lents, comme hypnotisée par les caractères rouge bruni, le cœur battant. Il lui fallait absolument vérifier. Elle voulait être sûre. Et puis non, ce n'était pas ça… elle voulait prendre l'air. Respirer une bouffée d'oxygène pure et non empuantie par les volutes de poussière qui viciaient l'atmosphère du bowling désaffecté. Elle fit un nouveau pas, puis un autre encore. Sa main toucha enfin la poignée coulissante de la porte de fer… alors, Suzuka s'empara du levier à deux mains pour le tourner.
Tout d'abord, rien ne bougea. La petite fille n'avait pas assez de forces pour faire jouer le lourd mécanisme rouillé par les années. Mais comme elle s'acharnait sur la poignée, un grincement se fit entendre, sourd et menaçant, mais résonnant pourtant à ses oreilles comme un chant de délivrance.
Suzuka lâcha la poignée, stupéfaite d'avoir réussi à mettre en branle le mécanisme trop lourd pour ses petits bras… mais l'impossible semblait avoir reculé d'un cran depuis qu'ils étaient entrés dans cette étrange bâtisse… la porte s'ouvrit lentement et la fillette plaqua ses mains sur ses yeux pour les protéger de l'intense lumière... la lumière du jour, certainement, après tout, ils étaient restés longtemps à l'intérieur… c'était tout de même drôle qu'elle soit éblouie alors que le soir tombait presque lorsqu'ils étaient entrés…
.
Suzuka écarta ses doigts, puis décolla ses mains de ses paupières.
Ses deux bras retombèrent lentement le long de son corps et sa bouche s'ouvrit en un rond parfait lorsqu'elle découvrit où menait la porte de service.
Une immense salle d'arcades s'étendait sous ses yeux, et les rangées de machines à sous et de jeux vidéos aux couleurs bariolées et agressives semblaient la narguer de leurs couleurs fanées…
Un corps inanimé gisait sur le sol. Lorsqu'elle posa ses yeux sur la petite silhouette aux cheveux blancs, Suzuka hurla.
- MEEEN !
…
Alors que ses amis se mettaient à sa recherche en pestant copieusement après lui, Men passait un sale quart d'heure. Sans doute auraient-ils fait preuve d'un peu plus de compassion s'ils avaient su dans quelle situation se trouvait leur ami en ce moment même.
Le visage blême et la bouche ouverte en un hurlement figé, Men avait cru s'évanouir, mais il n'en était rien.
Il aurait préféré.
La chose qui lui faisait face aurait pu être de nature féminine si son visage avait eu quelque chose de véritablement humain. La face décharnée était encadrée de longues mèches grises pendantes. La peau tendue sur le dessin des os qui affleuraient était ridée et grumeleuse, d'un gris souris qui tirait sur la rouille par endroits. Ses yeux consistaient en deux billes rougeâtres flamboyant dans ses orbites rondes et vides et son sourire jauni faisait penser à un dentier trop grand étirant la peau de la mâchoire de sa propriétaire.
Un squelette. La longue silhouette efflanquée qui ressemblait à un squelette moisi, qui se serait drapé de son linceul rongé par les mites pour venir hanter les vivants.
Men était habitué aux esprits. Il savait que tous revêtaient une apparence parfaitement normale pour apparaître aux humains. Les fantômes et zombies des films d'horreur qu'il visionnait en cachette de ses parents l'avaient toujours fait bien rigoler, tant que la lumière restait allumée. Jamais il n'aurait pensé qu'un jour, l'un d'entre eux se tiendrait devant lui.
Et il fallait qu'en plus, sa lame se trouve coincée par sa faute dans une stupide machine à ce moment précis !
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Vert de peur, Men restait tétanisé, collé à la paroi de plastique. Il avait l'impression que ses muscles s'étaient liquéfiés pour se répandre sur le sol. En tout cas, il ne parvenait plus à remuer le moindre bout d'orteil.
Le monstre se pencha vers lui et sa peau grise pleine de croûtes s'étira en plis hideux pour tenter de former un sourire moqueur.
- On a peur, mon petit ? Il ne faut pas voyons…
La voix grinçante et ironique de la chose meurtrissait ses oreilles comme une fourchette qu'on ferait crisser sur une ardoise. Men gémit et tenta d'atteindre la poignée de son épée toujours fichée dans le jeu, mais en vain. Ses jambes se dérobèrent sous lui et il tomba à genoux sur le sol, désarmé, impuissant.
La créature tendit un doigt horriblement déformé dans sa direction et le garçon parvint à se coller un peu plus contre la machine, la gorge serrée par l'angoisse et la répulsion.
- Tu vas me suivre sans faire d'histoires, susurra la chose. J'ai des projets pour toi, mon mignon.
Une sueur glacée coula le long des omoplates du petit garçon. Il était seul. Il n'avait pas d'arme. Pas de fantôme. Rien.
La seule chose qu'il avait à sa disposition, tandis que la créature tendait sa main griffue vers son visage, c'était quelques stupides esprits animaux, et…
Des esprits d'animaux.
Des rats, des cancrelats, des cafards… des créatures faibles et totalement influençables, qu'il pouvait soumettre pleinement à sa volonté !
La chose lui souffla sur le bout du nez et Men se recroquevilla pour échapper à l'odeur méphitique qu'elle dégageait. Rassemblant ses forces, il concentra son furyuku dans toutes les directions de la pièce.
Il crut pendant une demi-seconde que ça n'allait pas marcher et que le monstre allait réussir à le toucher de sa peau visqueuse. Que cette abomination allait l'attraper. Mais heureusement, sa main fut bloquée par cinq sphères gélatineuses d'origine inconnue qui entravèrent subitement son poignet. Men profita de l'effet de surprise qu'il venait de créer pour se décaler et reculer à quatre pattes vers le fond de la pièce, le cœur battant. Il se releva en tremblant, maître de ses mouvements. Ça pouvait marcher ! Non, ça allait marcher !
Les autres chimi moryos se ruèrent sur son ennemi et submergèrent son corps hideux. Sous la masse de boules d'Over Soul concentrées, la créature vacilla, déséquilibrée. Le gamin n'attendait que cela.
La troisième vague de chimi moryos acheva de plaquer son répugnant adversaire sur le sol. Men se concentra alors pour faire enfler ses créations, espérant étouffer la chose, en admettant que celle-ci respirât. Sous le poids des esprits d'animaux, la créature mystérieuse se débattait férocement, mais le garçon tint bon et parvint à maintenir la pression.
Sans relâcher une minute la tension de son furyuku, Men se rua sur l'épée, toujours fichée dans la machine, et tira de toutes ses forces sur la poignée.
Le miracle se produisit : l'adrénaline qui coulait dans ses veines décupla ses forces et la gaine de plastique finit par lâcher prise. L'élan du garçon le fit rouler en arrière avec son arme, qui, par chance, ne le blessa pas. Il se redressa en haletant et brandit la Jian en direction du monstre, toujours plaqué au sol par son pouvoir.
C'est alors que son ennemi poussa un cri de souffrance et de rage mêlées. Men sentit que la résistance qu'elle opposait à son Over Soul diminuait peu à peu. Soudain, la masse des chimi moryos bouillonna et un éclair de lumière les transperça, éblouissant le jeune shaman. Lorsque la lumière disparut, les petits esprits s'étaient dispersés dans la pièce et commençaient à se dissiper. Il ne restait plus qu'une masse informe et gluante qui devait avoir été l'enveloppe charnelle de son agresseur, et qui se désagrégeait lentement sous ses yeux.
Men comprit qu'il ne l'avait pas tuée. La chose était toujours là, quelque part dans le bowling : elle avait simplement choisi de quitter le corps qu'elle habitait pour s'enfuir.
Lorsque la chose eut entièrement disparu, le petit chinois ressentit un grand vide. Le bras de fer contre la créature l'avait épuisé, tout comme ses réserves de furyuku. Il sentit ses tempes bourdonner et sa vue se brouiller, tandis que le décor qui l'entourait vacillait autour de lui en couleurs incertaines. Au contact froid et brutal du linoléum, il comprit vaguement qu'il venait de tomber par terre, et eut juste le temps d'entendre une voix féminine crier son nom avant de sombrer dans l'inconscience.
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Ouii! Enfin un peu d'action!
Prochain chapitre bientôt, c'est juré-craché.
Et si vous avez des commentaires, des fautes à relever, des cris de liesse ou des tomates pourries à me faire parvenir, vous savez quoi faire ;)
