Bonjour amis lecteurs !

J'espère que le début de la saison 3 vous plait autant qu'à moi (ADIIIIEUUUUU STEFAAAAAN VA MOURIR AVEC KLAUS AND CO)

Un grand merci à tous ceux qui passent sur la page, qui lisent la fic, qui la commentent, qui en font la pub et qui laissent aussi des petits mots à votre serviteur qui travaille tout de même pour livrer des chapitres qui je l'espère vous distrayent.

AVERTISSEMENT : CE N'EST QUE LA PARTIE 1 DU CHAPITRE, IL ETAIT VRAIMENT TROP LONG SINON.

Sur ce, je n'ai qu'à vous souhaiter une bonne lecture !

Mille Morsures !

Votre dévouée auteur,

Eléa Telmar.

Chapitre 9: Choisir son camp

POV Elena

Je m'étais enfuie avec Stefan sans trop savoir pourquoi, sans imaginer ce dont nous pourrions discuter. Notre dispute dans la matinée restait vivace dans mon esprit. Mais, à cet instant, il m'avait semblé apeuré, presque vulnérable. Alors je m'étais apaisée et avais décidé de lui laisser une chance. Une chance pour s'expliquer. Il m'avait longtemps mis en garde, contre Katherine, contre une certaine «Rose», contre lui même (à demi mot) et contre Elijah. Surtout Elijah. J'avais choisi de garder le silence à propos de mes propres relations avec ce vampire. Personne ne devait savoir notre accord, il était mon seul allié surpuissant. Le savoir à mes côtés m'apaisait, je devais bien le reconnaitre, car il semblait que Katherine rassemblait une armada pour me détruire. J'avais l'assurance que quoi qu'il m'arrive, ceux que j'aimais le plus au monde seraient protégés. Stefan compris.. Mais mon diabolique double ne devait être au courant de rien. Il fallait la manipuler, alors qu'elle était le maître en la matière. D'ailleurs, je n'avais plus confiance en mon ancien petit ami, je ne l'écoutais que d'une oreille distraite. Qui me disait que ses conseils n'étaient pas une façon de m'entrainer dans un piège? J'avais frissonné à cette idée et n'avait pas pu m'en détacher. Le doute me rongeait. Comment avions nous pu en arriver là, lui et moi? Après tout ce qu'on avait vécu ensemble, après tant de malheurs et de sang versé?

La réponse était simple: son régime alimentaire. En buvant des humains, Stefan était devenu... différent. Et monstrueux.

Je voyais bien qu'il luttait dans son fort intérieur. Il y avait encore un peu du «Stefan d'avant», celui que j'avais aimé presque instantanément, charmant, drôle, tendre et prévenant. Mais il y avait beaucoup du «Stefan de Katherine», et ce dernier gagnait chaque jour un peu plus de terrain. Froid, détaché, calculateur et toujours en chasse. J'avais pleinement conscience que s'il ne m'avait pas encore drainée de mon sang c'était grâce à l'once de volonté du «Stefan d'avant». Il cherchait à me sauver de lui et de ses choix. De ses propres alliés même. Mais, je le sentais, tôt ou tard, cette flamme humaine et calme s'éteindrait. Ce n'était plus qu'une question de temps.

Déjà ses réactions se faisaient plus erratiques, ses propos plus secs, son intonation plus caressante et charmante, comme s'il voulait utiliser son pouvoir de persuasion sur moi. Le Stefan que j'avais connu était à l'agonie devant moi et je craignais la créature qui était entrain de prendre sa place. Cet aveu me blessait cruellement parce que je savais que j'avais été l'instrument de notre malheur. Ou plutôt du sien. De sa déchéance. C'est moi qui l'avait forcé à boire, qui l'avait fait replonger dans son addiction au sang humain. Et depuis, nous n'avions fait que nous embourber dans les ténèbres, nous éloignant chaque jour un peu plus loin de l'autre. On avait aussi abordé notre rupture. Enfin j'avais osé évoquer le sujet.

«-Je suis désolée pour tout ça, Stefan. Tu ne méritais pas tout le mal que je t'ai fait endurer. Je n'ai jamais voulu te blesser. Tu es trop important pour ça.»

Le blond avait passé son bras autour de mes épaules, serein, et m'avait serré contre lui avec force. Puis il avait noué ses doigts aux miens et avait embrassé ma main. Comme autrefois, quand il essayait de me calmer, quand on était encore ensemble. Le long silence entre nous ne nous pesait pas, nous profitions de ces derniers instants tous les deux. On se quittait comme on aurait du le faire plus tôt. Doucement, pour ne pas tout gâcher. Il reprit finalement la parole:

«-Je le sais. Ca ne veut pas pour autant dire que ça fait moins mal. Mais je sais. Je sais qu'on s'est aimés, plus que tout, et que ce qu'on a vécu était vrai.»

Il me souriait avec toute la tendresse du monde, de cette façon qui me faisait oublier toutes les misères du monde, tous les malheurs que j'avais endurés. Je calais ma tête sur son épaule:

«-Tu me manques.» Murmurais-je pour la partie du «Stefan d'avant.» Une larme perla à mes yeux et je la chassais promptement. Me sentant frissonner, le vampire déposa un baiser sur ma joue, très tendre, très léger.

«-Tu me manques aussi. Je t'aime Elena. Je t'aimerai toujours. Quoi que tu fasses. Quoi que je sois amené à faire.»

Alors lui aussi avait pleinement conscience qu'un jour nous serions amenés à nous combattre. Parce qu'il avait choisi le camp de Katherine, donc celui de Klaus (car il n'y a pas à chiquer, mon double veut me livrer au pire des vampires du monde, je ne vois que cette explication à sa présence ici) et que j'allais me battre sur survivre. Un éclair triste et résigné embrasa ses prunelles. C'était comme si son dernier souffle d'humanité venait de s'envoler. Comme si l'ancien Stefan n'avait prolongé son agonie que pour m'entendre l'absoudre avant de disparaitre à jamais. D'ailleurs, lorsque le vampire se leva, je remarquais qu'il était... changé. Plus rapide, toujours aux aguets. Le nez au vent comme pour sentir son environnement, les muscles tendus, prêt à fondre sur n'importe quelle proie. Un véritable traqueur. Son regard n'avait plus grand chose de doux.

Il avait succombé à la tentation, éteint définitivement l'interrupteur des sentiments et était redevenu un monstre. Un peu comme Damon lorsque je l'avais rencontré pour la première fois. Sauf que sa folie meurtrière et dévastatrice reposait sur son humanité: l'amour profond et pur qu'il vouait à Katherine. Stefan n'avait même plus cette capacité de rédemption. Je la lui avait enlevée, malgré moi. Il n'y aurait pas de retour en arrière.

Je vis ses yeux s'injecter de sang et devenir vitreux, ses crocs sortir, comme s'il allait m'attaquer. J'étais tétanisée rien qu'à cette idée. Il bondit sur moi, me faisant basculer au sol et je poussais un hurlement d'effroi. Sa bouche effleura ma jugulaire. Je le frappais de toutes mes forces, désespérée. Je voulais vivre, tellement vivre. Des larmes roulèrent sur mes joues tandis que je continuais de me battre, jusqu'à la fin. Dans un souffle je dis:

«-Pitié... s'il te plait, pitié...»

Alors, ses prunelles recouvrirent la vue et il s'écarta promptement. Stefan bafouilla:

«-Je suis désolé, Elena. Je ne voulais pas t'attaquer.»

J'eus la furieuse envie de lui répliquer qu'à première vue ça n'était pas flagrant mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je parvins à ramper pour m'écarter de lui le plus possible et reprit mes esprits. Je n'arrivais plus à maitriser mon corps qui tremblait. C'est au prix d'un effort considérable que je réussis à balbutier:

«-Je sais. Tu n'étais pas toi même.» Stefan parti d'un rire sans joie avant de me corriger:

«-Tu te trompes. Je ne l'étais que trop. Va t'en, Elena, avant que je ne te blesse. Prends ma voiture et roule le plus vite que tu pourras.

-Tu penses que tout rentrera dans l'ordre?» Balbutiais-je, espérant secrètement m'être trompée.

«-Tout va s'arranger. Tout s'arrange toujours.» Murmura t'il et j'aperçus un bref instant âme de celui que j'avais aimé avant qu'elle ne soit noyée par la noirceur de l'autre Stefan. Malheureuse comme les pierres d'avoir détruit l'homme qui méritait le plus d'être heureux, je déposais sur ses lèvres un rapide baiser-fleur, notre tout dernier baiser et murmurai, les yeux embués de larmes:

«-Adieu Stefan Salvatore.»

Sur ce, sans me retourner, je rentrai à la maison.

oOoOoOoOoOo

Lorsque j'ouvris la porte, j'aperçus Bonnie accoudée à l'ilot central de ma cuisine américaine entrain de piocher négligemment dans un saladier bourré de Chips tandis que Caroline démoulait un fondant au chocolat (la seule recette de cuisine qu'elle connaissait et qui soit comestible). J'avais l'impression d'être revenue il y a une éternité, comme si c'était une vie antérieure. Une vie ou tout était normal et ou nous étions toutes les trois de banales humaines. Elles avaient créé une ambiance cosy avec des bougies parfumées, mis une pizza à chauffer et étalé sur le sol du salon nos sacs de couchages. Des bols remplis de bonbons étaient dispersés ici et là. Je pris la parole:

«-Mon dieu, mais vous voulez nourrir tout un régiment.» Bonnie m'adressa un clin d'oeil malicieux avant de repartir:

«-Elena, tu ne vas pas faire ta chochotte, tu as de la marge! Pour maigrir faudrait que tu perdes un os!

-Gggggrrrr!» Répondis-je, en lui jetant un oreiller à la figure. Je détestais mon corps maigrichon et ma poitrine trop menue à mon gout. Gamine, je la renchérit:

«-Et puis ça faisait longtemps qu'on avait pas fait de soirée pyjama, alors on s'est dit qu'il fallait mettre le paquet. Histoire qu'elle soit mémorable.»

La blondinette esquissa un petit sourire mal à l'aise. On y avait toutes les trois pensé, c'était aussi peut être la dernière fois qu'on pourrait se réunir toutes ensembles... Nous ne connaissions pas le futur, mais mon avenir semblait assez... comment dire... compromis?

Je m'affalais sur le canapé et attrapais un ramequin rempli de «crocodiles». J'en pris un que je mâchouillai avec délectation, tout en ramenant mes jambes en tailleurs. Caroline prit place dans un pouf et s'attaqua aux Pringles tandis que Bonnie choisissait un CD d'ambiance. La blonde qui était une vraie «gossip girl» demanda:

«-Alors, avec Stefan, c'était comment?»

Bonnie sursauta et la fusilla du regard. La vampire l'ignora superbement, attendant ma réponse. Je me trouvais bien embêtée de lui répondre. Finalement je me contentais d'un:

«-On a parlé de notre rupture. Et de ce qu'il allait advenir de nous... enfin je crois.

-Tu crois?» Se moqua la sorcière. «Tu n'étais pas là, ou tu t'occupais plus de ses beaux yeux?

-Il est entrain de devenir différent. Dangereux.» Précisais-je. «Je le surveillais.»

C'est à cet instant que mon amie remarqua un bleu à mon cou. Elle grimaça et supposa;

«-C'est lui qui t'a fait ça?»

Bonnie tentait de se maitriser mais son côté sorcière «protectrice de la veuve et de l'orphelin» prenait le dessus. J'opinais du chef tout en reprenant un bonbon. Un silence assez lourd nous sépara un long moment. Chacune nous était perdue dans ses pensées, pas du tout joyeuses. Je me doutais qu'elles analysaient la situation et qu'elles répéteraient sans doute tout à Damon. Mais je m'en moquais. Caroline finalement repartit:

«-Alors c'est bel et bien fini avec Stefan?»

Les yeux de Bonnie roulèrent dans leurs orbites tellement elle était outrée. Cette réaction eut le mérite de me faire éclater de rire et de rompre la tension qui s'était instaurée. Hilare je conseillais à mon amie de se reprendre parce que «Là, on dirait un poisson mort!»

La sorcière ricana et faisant léviter quelques plumes échappées d'un oreiller:

«-Tu devrais savoir que c'est mal de provoquer une sorcière...

-M'en fiche, j'ai un vampire pour me protéger!» la narguais-je, en tirant la langue.

«-Damon est rentré chez lui, avec tous les autres.» Répliqua Bonnie, triomphale.

«-Mais pas Caroline!»

La blonde sortit ses crocs l'espace d'un instant. Nous retimes notre souffle jusqu'à ce qu'elle reprenne son visage angélique, avant de repartir dans un fou rire. Elle se moquait d'elle même:

«-J'ai la tête toute droite sortie d'un film d'horreur, c'est atroce.

-Evite de faire cette bouille quand tu dragues, je pense que c'est rédhibitoire!» Rit doucement Bonnie. Enfin nous avions presque fait la paix, toutes les trois et nous nous acceptions telles que nous étions. Différentes mais à jamais unies, quoi qu'il arrive. Je repris mon sérieux et répondit à la question de Caroline:

«-Oui, Stefan et moi c'est terminé. Je crois que j'ai fait une belle bêtise d'ailleurs.» Leur confessais-je, à mi-voix. Bonnie murmura en prenant ma main:

«-Tu l'aimes?»

Une larme perla sur mon visage. Ma gorge se fit sèche.

«-Oui... je crois...»

Caroline m'adressa un hochement de tête compréhensif et reprit.

«-Et pour Damon?»

Je mordis mes lèvres et réfléchis un court instant.

«-Je ne sais pas... C'est différent. J'ai l'impression qu'il me brûle à chaque fois qu'il me touche, qu'il me regarde... J'ai peur quand je suis avec lui. Et paradoxalement je me sens aussi en sécurité.»

Bonnie sourit doucement et tapota sur ma paume:

«-Tu as la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il te regarde, qu'il te touche la main, qu'il se moque de toi. Le but c'est que les autres voient que tu es avec lui...

-Je.. comment...

-Elena, ma belle... tu es à lui...»

Je lui retirai ma main, étonnée qu'elle m'ait si bien comprise et me demandant si elle avait utilisé la magie pour parvenir à ses fins. Comprenant mon angoisse, la sorcière souffla:

«-Pas besoin de tours Elena. Tu l'aimes et les seules personnes à l'ignorer encore ici bas, se sont Damon et toi.»

Ce fut à mon tour d'adopter le visage du poisson mort. Caroline partit dans un fou rire et pour me donner un peu de consistance je décidai d'entamer le paquet de biscuit devant moi. Au moins j'aurais la bouche occupée. Je lâchais cependant:

«-Peut être que je l'aime oui, mais de toute façon, c'est voué à l'échec.

-Pardon?» S'écrièrent mes deux meilleures amies d'une seule et même voix.

«-Damon est... Damon. Il n'est pas bien pour moi.

-Au contraire, il est parfait.» Me contredit Caroline, emballée. «Tu n'es pas le genre de fille à rentrer à la maison, faire les courses, changer les gosses et embrasser un mari qui t'aime tendrement, Elena. Ce n'est pas ton rêve, c'est l'idéal de vie dans lequel moi j'aurais voulu me projeter. Toi tu es une fille qui doit vibrer, toujours, tout le temps. C'est ce que Damon peut t'apporter. Ce gout du risque, cette instabilité.»

Bonnie approuva d'un mouvement de tête. Je n'étais pas convaincue.

«-Peut être que Roméo et Juliette étaient fait l'un pour l'autre. Mais seulement pour un leur temps s'est écoulé. Si c'était pareil pour moi et Damon? Si ça ne nous menait nulle part? Si la seule issue était la mort?

-Tu n'en sais rien, Elena. Peut être que si Roméo et Juliette avaient connu leur destin à l'avance, ça aurait marché qui sait?» Souligna Bonnie.

«-Mais on ne connait jamais le futur.» Plaidais-je.

«-Non, mais avec tes choix tu l'influences.» Répondit-elle platement. «Je pensais que tu avais plus de cran. Que tu te battrai pour être heureuse, pour celui que tu aimes.

-Tu deviens «Delena» toi? Je pensais que Damon était ton pire ennemi.

-Il l'est. Mais tu l'aimes. Alors il doit y avoir quelque chose de bon en lui.

-Fais attention de ne pas laisser passer ta chance. On a qu'une seule vie d'humaine, Elena.» Me prévint Caroline avec une pointe de regrets. Je baissai les yeux, humblement et soufflais:

«-Tu as peut être raison, Caro... Peut être qu'à force d'attendre comme ça l'amour de sa vie, on le perd...»

Bonnie me tendit un mouchoir et c'est seulement à cet instant que je compris que je pleurais. Mes deux amies m'enlaçaient doucement et me câlinaient. J'hoquetais bêtement:

-«Vous savez ce qu'il y a de plus douloureux dans un chagrin d'amour?

-Dis nous, ma belle...» Murmura Caroline et caressant mes cheveux.

«-C'est de ne pas pouvoir se rappeler ce que l'on ressentait avant. Ce bonheur, cette joie de tout les instants.

-Essaie de garder de la joie, Elena. Parce que si tu la laisses s'en aller, tu la perds à jamais.» Me mis en garde Bonnie. Je poursuivis ensuite ma démonstration par a+b que Damon et moi c'était impossible: manipulateur, monstrueux, assassin, cruel, menteur et j'en passe et des meilleures. Pour conclure, je dis:

«-Il faudrait qu'on soit dans un conte de fée pour que ça fonctionne.

-Et bien moi, j'ai envie de croire aux contes de fées. Au moins tout finit bien dans ces histoires là.» Trancha Caroline avant de continuer:

«-Elena, je te jure, tente ta chance. Sinon tu vas finir comme moi... et Matt.»

Je savais qu'ils avaient rompu mais jamais elle n'en avait parlé jusqu'alors. Bonnie demanda:

«-Et comment tu gères ça?»

Caroline eut un petit rire nerveux et une moue affreuse avant de répondre.

«-Comme toujours, pas comme il le faudrait, mais c'est mon truc les catastrophes. La preuve, j'ai réussi à me faire transformer en vampire, je pense pas pouvoir tomber plus bas.

-Tu pourrais être un succube.» Assura Bonnie très sérieuse, devant nos yeux incrédules et dégoutés. «Quoi? Ca existe vraiment c'est trucs, ils en parlent dans les grimoires de Gran et...

-Oui, bon épargne moi les détails, trop de magie pour mon simple côté humain.» La coupai-je pour laisser à Caroline la parole.

«-Que voulez vous les filles... Un de plus et puis un de moins. Une autre histoire d'amour gâchée. Pourtant je l'aimais celui-là... Quand je pense que c'est fini, que j'le reverrais plus jamais... comme ça j'entends... Oui, je le verrai sans doute, en ami, de temps en temps et ce sera tellement différent. On ira diner en prétendant que ça ne nous touche absolument pas. Et puis un jour, on pensera de moins en moins l'un à l'autre et on s'oubliera complètement. De toute façon, c'est toujours la même chose pour moi : séparation, dépression, récupération via boisson, rencontre d'un garçon. Je chercherai un peu partout et enfin, après des mois de désespoir et de solitude, je trouverai un autre amour... Jusqu'à la prochaine fois.»

Je n'avais jamais vu Caroline sous ce jour si... pessimiste. Elle peignait un tableau bien noir de sa rupture. Son malheur, elle le portait comme une pierre, le mettant de côté pour me sauver la vie. J'éprouvais de la honte et de la culpabilité face à mon amie si courageuse, capable de s'oublier pour moi. Bonnie elle aussi semblait sincèrement touchée. Jamais nous n'avions parlé autant à coeur ouvert les unes les autres. Peut être parce que toute cette folie qui nous entourait nous avait plus rapproché que nous ne le pensions. Caroline continua sa tirade:

«-Je suis le genre de fille qui s'attache trop vite, celle qui tombe amoureuse à coup de mots doux et de compliments. Je suis le genre de fille entourée, mais tellement seule. Je suis le genre de fille qui attire les mecs avec son physique, le genre de mec qui ne cherchera pas à me connaître. Jusqu'à Matt. Lui, il m'a voulue moi, toute entière. Il voulait me rendre heureuse et il le faisait si bien.. Je suis le genre de fille qui a tout pour être heureuse, qui ne manque de rien, et pourtant je suis aussi celle qui chaque jour s'applique à tout foutre en l'air. Je suis le genre de fille qui fait croire qu'elle est forte mais qui pleure le soir dans son lit... J'avais trouvé le bonheur, mais à croire qu'il ne m'aime pas. J'ai Matt, je deviens un vampire assoiffée de son sang. Alors plutôt que de le tuer, je préfère le quitter, même s'il va me haïr toute sa vie pour ce que je lui ai fait. "

Après ces mots, Caroline prit un verre de jus de fruit et décida d'entamer son fondant au chocolat. Bonnie et moi restâmes un instant soufflées. La fin de la soirée fut beaucoup plus calme, mais toujours aussi agréable. Cela faisait des semaines que nous ne nous étions pas assises tout simplement à parler de soucis d'adolescence. Il n'y avait plus de vampires, de sorcières, de malédiction, mais de soucis de coeur, des ragots du lycée. C'était tellement bon, ces petits rien. Ce sont ces minuscules détails (les bonbons, le chocolat sur le bout des doigts qu'on picore jusqu'à la dernière miette, un baiser) qui font que la vie est belle et qu'on peut la regretter.

Trois heures du matin avaient sonnées quand nous décidâmes d'aller nous coucher. Les filles me souhaitèrent la bonne nuit et soufflèrent les bougies. Dans le noir, Bonnie demanda:

«-Alors, Elena, tu vas faire quoi avec Damon, finalement?

-Le mieux ça serait que je l'oublie. On me l'a tellement dit, de l'oublier. Mais même si je le souhaite, je ne peux pas. Il y a toujours quelque chose qui me ramène vers lui. Comme si quelque chose de plus puissant que nous nous attiraient l'un à l'autre, comme des aimants. Une chanson, une odeur, un lieu, certaines paroles, certains gestes. C'est comme si, tout à coup, il apparaissait de nulle part.»

Bonnie m'observa avec le plus grand sérieux. Ses prunelles noires brulaient et son visage s'était tendu l'espace d'un court instant, avant de redevenir doux et serein. Un sourire radieux s'afficha sur son visage et elle m' ordonna:

«-Fonce, Elena. Tu mérites d'être heureuse et tu ne pourras paradoxalement l'être qu'avec Damon Salvatore.»

POV Damon

Le soleil venait de poindre lorsque je décidais de m'approcher de la maison d'Elena. J'avais soufflé à Bonnie et Caroline de lui changer les idées après son entretient avec Stefan. Je voulais simplement qu'elle ait l'esprit occupé à d'autres choses pendant qu'avec les autres nous retranchions nos informations. Car Elena était sa pire ennemie, elle nous empêchait de la sauver correctement. Je pensais qu'elle était une suicidaire refoulée. Ce qui me faisait sortir de mes gonds d'ailleurs. Comment pouvait elle accepter de mourir? Accepter et renoncer? Ca n'était pas humain de ne pas craindre la mort!

J'eus la surprise de la trouver sous le porche, emmitouflée dans une couverture, observant l'aurore. Elle m'apparut sombre et morose. Il émanait d'elle une beauté mélancolique comme on en trouve chez Vermeer ou De Vinci. Les rayons du soleil embrasaient sa chevelure brune, son corps mince formant une ombre chinoise avec le contre jour. Dieu qu'elle était belle! Je me repris bien vite face à ce pathétisme sirupeux et rose bonbon. Ce que je ressentais pour elle dépassait l'entendement et me rendait complètement idiot. Quand elle était là, je devenais incapable de construire une pensée structurée. Elle occupait toute ma tête, tout mon esprit, tout le temps. Et maintenant je savais que notre temps était compté...

La nuit dernière, j'avais ressassé longtemps tous les événements de la journée et le calme olympien d'Elena après le combat contre Elijah. Or, l'humaine n'était pas du genre à se laisser faire. C'était ce qui m'avait toujours plu en elle, ce feu brûlant toujours, cette volonté à me résister, à se dresser contre le monde entier. Elle était une merveilleuse conquête et longtemps j'avais rêvé de la faire plier. Bref, Elena ne se rendait jamais. Alors pourquoi maintenant? Pourquoi s'entêter avec «Stefan-le-depressif-junkie-qui-veut-la-tuer»? Au bout d'un long moment j'avais compris... Il fallait qu'on aie une conversation à coeur ouvert, elle et moi. Parce qu'elle ne pouvait pas me faire ça. Pas à moi.

Elena sursauta quand j'apparus dans son champ de vision. Evidemment je m'étais déplacé à vitesse vampirique. Les mauvaises habitudes, tout ça.

«-Tu as failli me faire faire une attaque cardiaque.» Grogna t'elle en serrant plus fermement les couvertures contre elle.

«-Vu que ton nouveau passe temps c'est «comment se faire tuer en dix leçons» tu ne devais pas m'en vouloir bien longtemps.

-Pardon?

-Je préférais quand tu faisais le remake de «comment se faire larguer en dix leçons», au moins je pouvais concourir.

-Damon je ne sais pas de quoi tu parles?» Souligna t'elle avec un aplomb incroyable. Ah, elle voulait jouer et me faire croire que j'étais un imbécile? Vraiment? Je pris vivement ses paumes dans les miennes, les serrant étroitement. Elle se débattit. J'assurai ma prise. Elle gémit:

«-Damon tu me fais mal...

-Et toi, Elena, tu ne crois pas que tu me fais souffrir le martyr? Donnant-donnant.

-Mais qu'est ce que j'ai fait, bon sang!» Piailla t'elle.

Je l'attirai à moi et vis toute la peur que je lui inspirais à cet instant. Tant mieux dans un sens. Je préférai qu'elle me maudisse et me fuis plutôt que de la savoir morte. Féroce je débitais, approchant toujours plus mon visage furieux du sien.

«-Je sais qu'Elijah voulait te tuer dans le rituel du sacrifice.».

Elena recula sa tête, complètement perdue face à ma révélation. Elle me dévisagea de la tête aux pieds et demanda:

«-Comment as tu deviné?

-Je te connais, Elena. Mieux que tu ne le penses. Je... Je fais attention ... à toi.» Avouais-je, à demi-mot. Elle se mordit la lèvre et décida à tout déballer, à tout affronter. Ca ne servait plus à rien de nier ni de se voiler la face. Courageusement elle répondit:

«-Je sais quel marché j'ai conclu, Damon. Elijah a très bien choisi ses mots. Il a promis de protéger mes amis... Ceux que j'aime. Jamais il n'a parlé de moi.»

Je la relâchais, fauché par son air serein et sa résignation. Non, elle n'avait pas pu me faire ça. J'avais tout donné (et avais espéré bêtement) m'être trompé. Et bien non. Bam, prends ça dans la figure, Damon. J'avais mal dans ma chair, comme si elle venait d'y planter un pieu. Me maitrisant a grand peine, je repartis:

«-Tu veux dire que tu savais que tu ne survivrais pas?»

Elena détourna son regard de moi. Je pris son visage entre mes mains et l'obligeai à me faire face, brutalement:

«-Ne te détournes pas de moi! Réponds! Tu savais?»

Le visage de la jolie brune se froissa et d'une voix brisée elle souffla:

«-Je devais choisir entre les personnes que j'aime et moi...»

Elle chercha du réconfort dans mes prunelles mais j'avais l'absolue certitude qu'elle n'y verrait que mon incompréhension et la colère que son aveu venait de réveiller en moi. J'étais enragé contre elle, contre ma stupidité qui m'avait lié à elle, contre la peine qui me déchirait les entrailles. Je n'avais qu'une seule envie, tuer, m'abreuver pour tout oublier. Presser le bouton «pause» des sentiments pour ne plus souffrir. La vie vampirique était vraiment pourrie. Car quand nous ressentons, ce n'est pas des foutaises. Tout est démultiplié. La douleur aussi. Elle m'en coupait le souffle. Furieux, je levais la voix et mis le plus d'espace possible entre elle et moi. Je devais me protéger.

«-Comment as tu pu faire semblant tout à l'heure? Comment as tu pu parler avec tes amies comme si de rien n'était? Comment peux tu faire des projets? Alors que tu sais qu'il n'y aura bientôt plus rien de tout!»

Elena s'était levée et posa sa petite tête contre la mienne. Son souffle se mêlait au mien et instantanément je sentis mon corps s'amollir. Foutue humaine, foutues hormones et foutu corps de rêve! Je détestais qu'elle puisse me manipuler comme une marionnette sans vraiment s'en rendre compte d'ailleurs. Un jour il faudrait que je tranche les fils. Un jour...

Sa voix tendre s'éleva doucement:

«-Damon, j'essaie de ne pas mettre en danger les gens que j'aime. Toi compris. J'essaye de te protéger!

-Je n'ai pas BESOIN d'être protégé, Elena, je suis un grand garçon. J'ai 162 ans! Ce que tu fais c'est être une martyre. C'est d'une stupidité et d'un pathétique fini!

-En quoi est-ce différent de ton «je te choisirai toujours?». Ou quand tu dis que tu te battras pour moi. Le combat entraine des risques, peut être même la mort.»

Elle le faisait exprès de ne pas comprendre ou elle a vraiment besoin de sous titres dans nos conversations? Ou elle est stupide? Ou les trois à la fois? Je l'écrasai contre le mur extérieur et tempêtai:

«-Mais moi, horripilante petite suicidaire, contrairement à toi, j'ai déjà vécu! J'ai vécu des vies entières. La tienne vient juste de débuter! 162 ans se peut être assez! Toi tu as tant de choses à voir, à découvrir! Tu dois passer ton bac, aller à la fac, aimer, trouver un bon job, sauter à l'élastique, faire du parapente, faire l'ascension de l'Evrest, n'importe quel truc complètement con et taré qu'on peut faire quand on est jeune, puis ensuite te marier, avoir des enfants, divorcer peut être, te remarier, faire la grève, acheter une maison, partir en retraite et puis au bout de tout ça, seulement alors, tu pourras mourir. Parce que tu auras eu ta vie bien remplie... Et tu veux que je te laisse te faire tuer? Là, maintenant? Après tout ce que je t'ai dit, après que tu m'as redonné le gout à la vie, après tout ce qu'on a vécu?»

Elle baissa les yeux, penaude.

«-Tu ne comprends pas...

-Non, en effet. Et ne je comprendrai jamais Elena. Parce que tu as le choix et que tu fais le mauvais!

-Je t'offre l'éternité.

-Je n'en veux pas. Pas si elle doit te coûter la vie!» M'étranglais-je tout en la secouant comme un prunier. Je ne pouvais pas la perdre, j'en deviendrai fou. Enfin je veux dire, un peu plus que d'habitude. Il y eut un silence entre nous avant que je ne conclue:

«-Ce que tu fais, Elena, ce n'est même pas héroïque. C'est tragique.»

Je lâchais la pression et l'humaine s'effondra à mes pieds. Elle murmura:

«-On est en désaccord, ça n'est pas la première fois.»

Je jetais un regard sur elle et dit avec morgue:

«-Tu as accepté de te sacrifier. Correction: de te suicider. Dire que nous avons un désaccord est un magnifique euphémisme.»

Elena se redressa, prête à se battre pour ses convictions contre moi. Dans ses yeux flamboyait la colère de ne pas me voir l'épauler.

«-Je ne changerai pas d'avis. Mourir à la place de gens qu'on aime me semble une bonne fin.»

Je montais moi aussi d'un octave. Si elle veut qu'on se casse la voix, elle ne sais pas sur qui elle est tombée. Je plains juste les pauvres voisins. Quoique non, même pas.

«-Il n'y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu'on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n'y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu'on puisse marcher, voir ou se torcher les fesses tout seul c'est toujours une horreur, toujours. On peut vivre dans la dignité mais pas mourir!»

La jolie brune sembla profondément touchée par ma fureur et posa la paume de sa main là ou mon coeur aurait du battre. Elle commença à pleurer et ses larmes me clouaient au pilori. Pourquoi, pourquoi donc étais-je tombé amoureux de la fille la plus pleurnicharde, la plus étrange et suicidaire de surcroit? Pourquoi? Elle balbutia:

«-Ne te détourne pas de moi. J'ai besoin de toi.

-Je ne t'aiderai pas à mourir Elena.

-Tu a donné des milliers de fois la mort, Damon.» Nota t'elle.

«- Ca n'a rien à voir.» Objectais-je

«-Je vais aller me rendre quand le temps sera venu. Elijah attend que je lui donne une réponse. Savoir quand je serais prête.

-Tu ne peux pas renoncer. Pas avant d'avoir même vécu!»

Ce fut au tour de la jolie brune de perdre son flegme:

«-Ca t'intéresse de savoir ce qui pourrait me retenir?

-Tout ce que tu voudras!» M'entendis-je dire avant de grimacer en pensant «oh l'imbécile que je suis.»

-»Je ne pourrai pas lui répondre tant que tu n'auras pas répondu à ma question. Celle que nous nous sommes posés, il y a une éternité. On est quoi l'un pour l'autre?»

Tout mon corps s'était mis en alerte, code rouge, voir noir. La pente était savonneuse, glissante. Je ne voulais pas m'y engager, pas pour tout l'or du monde. On était pas fait pour l'autre, c'était comme ça. Je la voulais à en mourir, mais la posséder complètement, la soumettre à mon désir serait la chose la plus cruelle que je n'ai jamais faite de ma vie. Même si elle m'avait jurée qu'elle comprenait le pire de moi, je ne voulais pas qu'elle l'expérimente elle même. Je caressais ses cheveux désormais en murmurant, apaisant:

«-Elena...

-On s'était dit qu'on ne pouvait pas être ensemble. A cause de Stefan. Parce que j'aimais Stefan. J'y croyais alors. Mais à chaque fois que j'essaye de passer à autre chose, tu es là... On dirait que...»

Elle n'osait terminer sa phrase et elle frissonna. Qu'est ce qui pouvait bien se passer dans son charmant mais bizarre petit crâne?

«-On dirait que quoi, Elena? Je ne suis pas médium comme l'autre tête de piaf d'Edward Cullen. Les vampires ne sont pas des super-héros sexy et masochistes.»

Elena soupira doucement:

«-Que... peut être tu veux que je sois aussi malheureuse que toi. Que je sombre avec toi dans l'obscurité.»

Mon coeur se déchira une nouvelle fois. Alors, elle ne voyait encore que l'ancien Damon, le Damon que j'étais quand je cherchais Katherine, pas celui que je m'efforçais de devenir pour lui plaire. En même temps je ne pouvais pas compter sur mon incroyable stupidité et ma folie meurtrière pour m'aider à gagner des points. Je t'en foutrais d'être un vampire si on ne peut plus avoir le fun qui va avec: filles, sang chaud, pouvoirs illimités sur leurs esprits, capacité à oublier les valeurs morales, s'émanciper du bien et du mal. Finalement, ma vie était bien plus sympa quand je ne connaissais pas Elena... Et pourtant je ne voulais pas revenir en arrière. Ca y est, à force de côtoyer Stefan je suis devenu comme lui: un psychopathe capable de manger Bux Bunny pour contenter une fille. Une corde, vite, une corde, que j'aille me pendre! Non plutôt un pieu toute réflexion faite, que je ne me rate pas. Parce qu'Elena, malgré tous mes efforts, n'avait rien compris. D'une voix atone et glacée je lâchais:

«-Tu te trompes Elena. Je ne souhaiterai ça a personne. Surtout pas à toi. Je ne souhaite que ton bonheur.»

J'allais m'en aller, l'esprit torturé par toutes ces révélations quand la petite humaine me retint par le bras. J'aurais pu l'envoyer valser comme un insecte, mais je ne le fis pas. La curiosité, sans doute...

«-Réfléchis bien. Interroge ton coeur, je sais que tu en as un.

-Elena, je ne crois pas que...

-Fais le!» M'ordonna t'elle, levant à nouveau le ton. Je fis semblant de lui obéir et elle poursuivit, m'arrachant un spasme de surprise:

«-Dis moi si les sentiments que tu as pour moi sont sincères ou si tout ça n'est qu'un jeu...

-Pourquoi veux tu savoir?

-Parce que je vais mourir. J'ai besoin de savoir. Si tu m'aimes, je regretterai la vie. Mais si ça n'est pas le cas, alors je t'en prie Damon, rend moi ma liberté. Laisse moi mourir en paix.»

Je ne voulais pas qu'elle souffre. Je voulais qu'elle se batte. Et s'il y a bien quelque chose de plus fort que la lumière, l'amour et les regrets, c'était la haine et l'obscurité. J'en savais quelque chose. Alors je répondis:

«-Sois en paix, Elena. Ce n'est qu'un jeu. J'ai toujours détesté perdre. Mais maintenant, tu peux partir, tu es libre.»

Elena m'envoya une gifle dans la figure avant de se précipiter dans sa demeure, en pleurs. C'est alors que Bonnie apparut sur le sentier. C'était donc ça, cette odeur qui me turlupinait. Elle me toisait, incrédule avant de demander;

«-Damon, mais pourquoi lui as tu dis ça?»

Je donnai un coup de pied dans un caillou, les mains dans les poches, fuyant son regard avant d'avouer, penaud:

«-Parce que je l'aime plus que tout. Elle ne serait pas heureuse avec moi.»

oOoOoOoOoOo

Voilà voilà voilà !

Comme je n'ai pas de Bonnie personnelle (Klaus la séquestre en ce moment même), n'oubliez pas de penser au petit bouton bleu qui m'indique ce que vous pensez, ce que vous ressentez !

De plus… C'est mon seul salaire ! :D

La young lucky girl sadique (finalement pas tant que ça, hein !) vous salue.

A très vite

Mille Morsures !