Chapitre 12
Cela faisait plusieurs minutes qu'Edward et Bella marchaient en silence, à vitesse humaine, dans la forêt. Finalement se fut Bella qui se décida à parler :
« Je dois t'avouer que si j'ai voulu t'accompagner se n'ai pas seulement pour fuir le cours de sport. Je m'en veux toujours d'avoir réagit aussi mal à ton arrivé et à cause de moi on n'a même pas eu l'occasion de faire connaissance comme il se doit. Donc si sa ne te pose pas de problème j'aimerais qu'on apprenne à se connaître.
- Je suis d'accord pour que l'on fasse connaissance, lui dit Edward avec un sourire en coin et les yeux pétillants de malice. »
Bella fut immédiatement éblouit par son expression, si angélique, qu'elle trouvait particulièrement irrésistible. Elle se mit à le fixer et ne put s'empêcher de penser qu'il était vraiment séduisant. Elle était tellement troublé par la beauté d'Edward qu'elle se prit les pieds dans une racine d'un arbre et perdit l'équilibre. Et alors qu'elle s'attendait à s'écraser sur le sol, elle sentit deux main l'attraper par la taille et au même moment une décharge parcourra tout son corps. Ce fut également le cas d'Edward qui, il y avait quelque seconde plutôt, admirait lui aussi Bella. La première fois qu'il l'avait vu, en cours de biologie, il l'avait trouvé très belle avec ses long cheveux bruns, son visage en cœur et ses yeux d'un noir profond et particulier dans lesquels il adorait plongé son regard. De plus, lorsqu'il s'était approché d'elle, il avait sentit -reniflé- son odeur, un mélange de freezia et de lavande qui lui allait parfaitement. Edward aida Bella à se redresser alors qu'elle murmurait un merci gêné et ils se remirent à marcher.
« Tu viens de découvrir mon côté maladroit. Malgré le fait que je suis à moitié vampire je ne suis pas très habile, s'exclama Bella avec une expression exaspérée alors qu'Edward souriait d'amusement. Au lieu de te moquer de moi raconte-moi ta vie à Volterra.
- D'accord, puisque tu y tiens tellement, je vais tout te raconter même si ma vie n'est pas très intéressante. »
Ils s'assirent tous les deux dans les herbes, face à face. Bella était assise en tailleur, et Edward avait remonté une de ses jambes vers son buste et avait posé un de ses bras sur son genou, la main pendant dans le vide tandis que son autre main jouait dans les herbes. Bella le regardait comme une enfant attendant qu'on lui raconte une histoire et Edward ne put s'empêcher de sourire face à cette image avant de reprendre la parole :
« Après qu'Aro m'ai transformé, je me suis appliqué à me remémorer ma vie humaine et j'y suis à peu près arrivé. Je me rappel de tout sauf de la période où j'étais atteint par la grippe espagnole. Si mes souvenirs sont exacts, j'avais une vie simple et sans nuages : j'avais des parents aimants, des amis fidèles, je n'étais ni riche ni pauvre et je réussissais dans mes études. Tout changea à l'arriver de la grippe espagnole et je perdis tout ce que j'avais.
- Maintenant je comprends pourquoi tu t'es fais aussi facilement avoir par les Volturis. Tu n'avais plus rien, tu ne savais pas où aller ou encore qui tu étais. Donc tu as préféré croire leurs mensonges car au moins tu n'avais pas à affronter un monde que tu ne connaissais pas. C'était plus facile de vivre dans une famille qui n'était pas réel que d'être seul. »
Bella avait parlé sans réfléchir et elle le regretta car elle vue au fond des yeux d'Edward une grande détresse et de la tristesse. Elle avait réussi à le décrypter et il n'avait pas l'habitude qu'on lise aussi facilement en lui. De plus il lui avait parler de sa vie humaine, ce qu'il n'avait fait avec personne, et il avait laisser transparaître sa peine alors que ça ne lui était jamais arrivé avant. Il avait été entraîner pour ne jamais montrer de faiblesse. Regrettant d'avoir éveiller la souffrance d'Edward, Bella prit sa main, qui jouait nerveusement dans les herbes, et avec son pouce caressa le dos de celle-ci ce qui apaisa Edward. Il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, il était complètement déstabilisé.
« Désolé, s'excusa Bella en baissant la tête.
- Tu n'as pas à t'excuser, lui murmura Edward en lui relevant le visage avec un doigt alors qu'elle rougissait à son contact. Tu as raison à mon propos, j'ai longtemps été trop lâche pour affronter le monde extérieur mais maintenant tout va changer. J'ai une nouvelle vie, je prends un nouveau départ.
- Et si tu continuais à me raconter ta vie maintenant ? Lui demanda Bella pour changer de sujet.
- Si tu veux, accepta Edward en retirant le doigt qu'il avait encore sous le menton de la jeune fille. Aro avait décidé de programmer mes journées, donc de 7h à 10h je m'entrainais pour améliorer mes pouvoirs, ma force, ma vitesse et mon contrôle face au sang, de 10h à 16h je prenais des cours à domicile, de 16h à 22h je rejoignais Aro et ses frères pour assister à des réunions ou encore à des exécutions et enfin, de 22h à 7h j'avais cartier libre et je passais toujours ce temps avec ma meilleure amie.
- Hé bien, je me demande comment tu as fait pour tenir aussi longtemps là-bas. Si on m'avais donné un programme pareil, je pense que je serais devenu folle. Tu ne t'ennuyais pas à force de toujours vivre les mêmes journées ?
- Pas vraiment, je ne connaissais que cette façon de vivre et pas autre chose donc pour moi c'était normal. C'est vrai que je voulais sortir de Volterra mais se n'était que pour voir le monde extérieur. Mais maintenant, même si ça ne fait que deux jours et demi que je suis ici, je dois avouer que ma vie là-bas n'était pas des plus divertissante. Mais j'avais quand même ma meilleure amie Jane, avec qui je m'amusais énormément.
- Attend une seconde, Jane Volturi ! C'est bien elle qui possède le pouvoir de faire souffrir n'importe qui rien quand le fixant, n'est-ce-pas ?
- Oui c'est bien elle, pourquoi ?
- Tu n'as pas peur d'elle ? Parce que d'après ce que je sais, elle est une vraie armoire à glace cruelle et sans pitié.
- C'est vrai qu'elle peut être difficile et sans cœur mais cela dépend de la personne en face d'elle, car avec moi ou encore avec son frère elle est un ange. Et malgré son sale caractère je l'adorais, elle était ma meilleure amie mais maintenant je préfère faire une croix sur Volterra et sur toutes les personnes y vivant. Je ne peux plus lui faire confiance avec tout ça.
- C'est pas grave puisque maintenant tu as une nouvelle meilleure amie, lui dit Bella tout sourire.
- Tu passes très vite d'ennemi à meilleure amie toi, plaisanta Edward.
- Arrête de te moquer de moi et dis-moi plutôt si tu aimes bien ta nouvelle meilleure amie !
- Bien-sûr, d'ailleurs je la préfère à l'ancienne. Mais maintenant j'aimerais connaître son histoire.
- Je suis née de l'union entre une humaine et un vampire. Ma mère, l'humaine, n'a pas survécu à l'accouchement et mon père, le vampire, est mort tué par un loup-garou alors que je n'avais que deux ans. Heureusement pour moi, il avait un ami humain qui a su prendre soin de moi et pour le protéger ni moi, ni mon père, lui avons révélé notre nature. Sinon, en tant qu'humaine, je peux manger, dormir, rougir – malheureusement pour moi - et mon cœur bat. En tant que vampire je cours plus vite, je suis plus forte, mes sens sont plus développés qu'un humain, je suis immortelle depuis mes 17 ans, donc depuis cette année et j'ai un bouclier mental. Ça fait deux ans que je suis à Forks car mon père, Charlie, a été affecté ici il est policier. Depuis des années je fais en sorte de ne pas me faire remarquer pour avoir une vie à peu près normale et jusque maintenant ça fonctionnait mais ce n'est pas grave puisque j'ai un nouvel ami.
- Et se nouvel ami te promet de toujours te protéger.
- Merci, c'est sympa. »
Le silence s'installa entre eux, mais se n'était pas un silence gênant, il était calme et reposant. Étant si près d'Edward, Bella ne put s'empêcher de penser qu'il était parfait en tous points, que se soit son physique de rêve, sa voix velouté, son sourire éblouissant ou encore son odeur particulièrement attractive. De plus elle aimait sa personnalité, elle commençait vraiment à l'apprécier. Elle ne pouvait s'empêcher de rougir du fait qu'il la fixait et que leurs mains étaient toujours l'une dans l'autre et que cette fois c'était Edward qui caressait sa main, ce qui étrangement lui faisait du bien.
« J'allais faillis oublier ! S'écria Bella en se frappant le front avec sa main libre. Deux de mes amies mon demandées de te poser des questions. Sache qu'elles mon carrément obligées de le faire et je dois absolument leurs donner tes réponses donc tu es obligé de répondre parce que sinon elles vont m'en vouloir à vie.
- Comme tu as l'air complètement terrorisé et que tu me l'as demandé si gentiment, je veux bien t'aider, lui répondit Edward avec un sourire moqueur.
- Merci, souffla Bella soulagée. Attend une minute, maintenant que j'y pense, l'une d'elle a parlé d'une histoire de lien fraternel entre toi et Alice, d'orphelinats et d'adoption. Tu peux m'expliquer ?
- Bien-sûr, lorsque je suis arrivé, quelques heures avant ma rentrée, Alice m'a inscrit au lycée sous le nom Cullen donc Carlisle a trouvé cette histoire et c'est occupé de la paperasse pour éviter les rumeurs et les questions. Je ne pensais pas que ça aurait fait le tour de la ville aussi vite.
- C'est petit ici. Mais est-ce-que tu vas rester un Cullen pendant longtemps ? Lui demanda Bella avec l'espoir qu'il le resterait toute l'éternité sans comprendre pourquoi elle y tenait tellement.
- Si ils veulent bien de moi, je resterais avec eux aussi longtemps qu'ils me le permettront.
- Ne t'inquiète pas, le rassura Bella qui se retenait de ne pas sauter de joie. Ils vont t'accueillir les bras ouverts !
- J'espère bien, murmura Edward pour lui même.
- Sinon, comme ça tu aimes sauver les demoiselles en détresse ? Lui demanda Bella avec une pointe de jalousie dans la voix en se rappelant ce que Jessica lui avait raconté.
- Hé bien, j'ai toujours pensé qu'une femme mérite d'être traitée avec égard. Bien-sûr celle qui me sont le plus proche auront davantage que mon simple respect, lui répondit Edward en lui faisant un clin d'oeil.
- Ha bon ?! Lui demanda Bella suspicieuse. Et je peux savoir de quoi j'ai droit en plus de ton respect ?
- Ma protection, mon amitié, mon intérêt, ma confiance et le droit de toucher mes cheveux, déclara Edward en admirant Bella éclater de rire à sa dernière réflexion. »
