Toutes mes excuses à mes lecteurs. J'ai fait un sacré cafouillage en supprimant par inadvertance le chapitre 2 de ma fic ( que j'ai finalement collé au chapitre 1) ce qui a décalé tous les chapitres. Donc impossible de reviewver pour le chapitre 11 comme me l'a fait remarquer Savannah. Pour me faire pardonner j'envoie le 12, il y a un lemon alors pas taper, hein?

.

12- La nuit

.

Ianto Jones s'assit sur le lit étroit de sa chambre et poussa un long soupir. La vie sur Atlantis avait l'air d'être aussi tumultueuse qu'à Cardiff. Mais heureusement ils s'en étaient tous bien sortis. Il devait une fière chandelle à Ronon tout de même.

Il se revit courir après ces Genii dans le bosquet. Une minute après il les avait perdu de vue, ralenti le pas et avancé précautionneusement pour finir par tomber sur l'un d'eux qui manipulait une radio rudimentaire. Ianto lui avait collé une balle dans la tête sans sommation mais la détonation avait dû alerter l'autre soldat car il avait senti quelque chose s'enfoncer dans son dos. Il n'y avait pas besoin d'être un génie pour comprendre. Il avait levé les bras, s'était retourné lentement pour se retrouver face à face avec une Genii en uniforme. La femme au visage impassible s'apprêtait à appuyer sur la gâchette quand un couteau surgit de nulle part vint se planté directement sans son cœur.

Ronon Dex venait de lui sauver la vie.

Ianto se leva et arpenta la pièce nerveusement. Il avait un peu l'impression d'avoir perdu ses repères. Ici il n'avait rien à faire. Pas de hub à ranger, de dossier à classer, de café à préparer pour l'équipe. Pas de Weevil ou autre alien à s'occuper. Il songea au baiser de Jack dans le gateroom qui l'avait laissé pantelant. Il y avait senti à la fois de la passion et du désespoir. Il avait compris. Jack avait eu besoin de s'assurer qu'il était bien là, vivant. L'éternelle question revint le tarauder. Que représentait-il pour l'autre homme ? Il décida finalement de cesser d'essayer de comprendre pour ce soir. Il avait eu assez d'émotions pour aujourd'hui.

Il s'assit au bureau et consigna les événements de ces dernières quarante huit heures dans son journal. C'était quelque chose d'habituel et cela lui fit du bien.

La nuit tombait et l'océan devint de plus en plus sombre. Les deux lunes se levèrent, splendides et la cité s'illumina de nouveau. Il contempla le spectacle un moment puis passa dans la salle de bain. Un coup d'œil dans le miroir lui montra un homme fatigué aux yeux rouges et aux traits tirés. Une énorme ecchymose bleue recouvrait le coté droit de son visage. Il se déshabilla, posa soigneusement ses vêtements sur un meuble et passa sous la douche.

Le jet chaud lui fit le plus grand bien. Il ferma les yeux et commença à se détendre. Ses muscles se décontractèrent lentement, la tension qui l'habitait s'apaisa et ses idées s'éclaircirent de nouveau. Il resta quelques minutes ainsi, la tête en arrière laissant l'eau s'écouler sur son corps, chassant la sueur et la fatigue qui s'étaient accumulées.

Il tâtonna pour fermer le robinet et ouvrit les yeux.

-Tu as l'air d'apprécier, fit une voix de la porte.

Ianto rougit. Jack, appuyé négligemment au chambranle se rinçait l'œil. Son regard parcourut lentement de bas en haut le corps du gallois qui se tortilla un peu sous l'inspection minutieuse de l'autre homme.

-Prends le gel douche, lui intima le capitaine.

-Hein ?

-Fais ce que je te dis, prends le gel.

Cette fois-ci le ton légèrement plus dur le fit frissonner. OK, Jack voulait jouer.

-Mets-en dans ta main. Voila, comme ça. Maintenant repose-le. Commence par les cheveux.

Ianto porta le gel à sa tête et commença à se masser légèrement le cuir chevelu. C'était bon.

-Voilà, le visage, maintenant, et le cou, la nuque. Doucement, oui, comme ça, caresse ton cou.

Ianto sentit son sexe durcir sous le regard scrutateur de l'autre homme.

-Fait couler l'eau, rince toi les cheveux.

Ianto obéit.

Quand cela fut fait il regarda Jack dans l'expectative.

-Gel.

Ianto remit du gel au creux de sa main. Il se lava les bras, lentement, les aisselles et ses mains se posèrent sur sa poitrine.

-Oui, comme ça, caresse-toi les mamelons, oui.

Ianto passa les paumes de ses mains sur les bourgeons qui durcirent instantanément.

-Ils sont sensibles, hein? Grogna Jack. Prends-les entre le pouce et l'index.

Le jeune homme obtempéra.

-Serre.

Ianto serra ses mamelons en gémissant. les yeux mi-clos. Il aperçut le renflement conséquent dans le pantalon de jack ce qui l'excita encore plus. Il tordit légèrement les pointes. Jack le laissa jouer avec quelques minutes.

-Arrête, ordonna t-il d'une voix rauque. Descends doucement. Oui, comme ça, les deux mains sur ton ventre. Prends ton temps.

Ianto se mordit les lèvres. Il ne savait pas s'il avait connu quelque chose de plus sensuel que de se caresser là, sous le regard de son amant. Son sexe en était devenu douloureux. Il descendit les mains plus bas pour se soulager mais Jack le stoppa.

-Non, commanda t-il. Les pieds maintenant.

Ianto grimaça. Pas de doute, Jack Harkness était un sadique. Il soupira et se baissa pour savonner un pied, puis l'autre. Ses mains remontèrent le long de ses mollets.

-Derrière les genoux. Caresse.

Ianto sentit des frissons lui traverser tout le corps. Il entendait la respiration haletante de l'autre homme. Mon dieu, il n'allait jamais tenir. Il était sûr qu'il allait jouir comme ça, sans même se toucher!

-Respire, lui dit Jack comme s'il avait deviné ses pensées. Calme-toi. Respire lentement.

Ce qu'il fit.

-Monte.

Ianto glissa les mains sur ses cuisses et les frotta doucement puis il caressa lentement la peau douce à l'intérieur. Il avait les reins en feu. Il vit Jack promener une main sur sa braguette.

-Touche-toi.

Jack respirait de plus en plus vite. Ianto saisit son sexe enduit de gel et imprima un rapide mouvement de va -et-vient.

-Non, prends ton temps, va doucement Ianto.

Si ce n'était pas de la torture le jeune gallois ne savait pas ce que c'était. Il continua à se masturber lentement, la respiration haletante, rouge comme une pivoine. Il sentait qu'il était à deux doigts de...

-Ne jouis pas. Je ne veux pas que tu jouisses. Continue à te caresser.

Ianto se mordit les lèvres. Mon dieu, il n'y avait que son capitaine pour le mettre dans cet état là! Il fallait qu'il pense à autre chose sinon il allait exploser. Il devait s'occuper l'esprit, et vite. Il se remémora les dossiers soigneusement classés dans le sous sol du hub par ordre alphabétique. Il les visualisa dans son esprit et nomma chaque affaire intérieurement.

-Non, Ianto, reste avec moi.

Merde! Jack le connaissait bien.

Le gallois releva la tête et fixa l'autre homme dans les yeux d'un air de défi tout en continuant à se masturber. Jack gémit.

-Ianto, mon beau Ianto...Tu es magnifique.

Jack craqua le premier. Ses vêtements volèrent dans la pièce et en un clin d'œil il se retrouva dans la douche.

-Arrête, dit-il en chassa la main de Ianto. À partir de maintenant c'est moi qui m'en occupe.

Ses lèvres se joignirent à celles de son amant qui entrouvrit la bouche en gémissant. il s'y engouffra. Leurs langues tournoyèrent longuement ensemble. Ianto était...délicieux. Leurs sexes se touchèrent envoyant des étincelles à travers leurs corps. Ianto rompit le baiser.

-Besoin...j'ai besoin...implora le jeune homme.

La bouche de Jack descendit le long de la mâchoire. Il mordilla la peau tendre du cou et le fit se retourner. Ianto, frémissant d'impatience appuya ses deux mains sur le carrelage de la douche. Il sentait la verge de jack sur ses fesses et son corps contre le sien et c'était un contact foutrement érotique.

Un froid soudain. Il entendit Jack sortir de la douche et farfouiller dans ses vêtements. Puis il fut de retour et déposa toute une série de petits baisers sur son oreille pour se faire pardonner.

-J'avais oublié.

-C'est pas la peine d'avoir vécu aussi longtemps pour ne pas penser à l'essentiel, bougonna Ianto.

-Insolent, je vais te punir, rit Jack.

-Te gêne pas, tu...

Une tape sur la fesse lui coupa la parole. Puis il sentit des doigts frais le préparer rapidement, bientôt remplacés par le sexe dur de l'autre homme. Il gémit. Il savait qu'il ne durerait plus longtemps. Jack agrippa ses hanches et commença de rapides mouvements de va et vient. Il ne faisait pas dans la finesse et Ianto lui en était reconnaissant. La main droite de jack quitta sa hanche et s'enroula autour de son sexe. Trente secondes plus tard Ianto explosait entre ses doigts avec des grognements rauques. Jack continua quelques instants puis jouit à son tour de façon plus expressive en poussant un long cri libératoire.

Les deux hommes restèrent ainsi un moment, reprenant leur souffle. Puis Jack se retira. Il actionna l'eau et ils se lavèrent mutuellement, prenant leur temps et entrecoupant la douche de longs baisers sensuels. Puis ils se séchèrent et reprirent la direction de la chambre.

Jack sourit et ôta du lit le sac à dos de Ianto d'où dépassaient les cordes qu'il lui avait suggéré d'emporter. Le jeune homme l'avait pris au mot mais ce serait pour une autre fois.

Ianto se demanda ce qui allait se passer. Jack allait-il s'en aller ou rester ? Il avisa le petit lit étroit et grimaça. Il aura bien voulu que l'autre homme reste dormir avec lui mais...

-Va falloir se serrer, commenta le capitaine.

Ianto sourit.

00000000000000

Toshiko, assise sur la jetée partageait un délicieux moment avec Radek Zelenka. Le scientifique était adorable. Après le débriefing elle s'était rendue au laboratoire. Il n'y avait plus grand monde. Le Docteur McKay était assis à son poste de travail et pianotait furieusement sur son ordinateur. Elle s'était immobilisée sur le seuil, ne sachant pas trop si elle dérangeait quand Zelenka l'avait aperçue.

-J'ai terminé ma journée, avait déclaré avec un bon sourire. Ça vous dirait de venir diner avec moi ? Vous me raconterez votre sortie. Il parait que cela a été mouvementé.

Le repas avait été très agréable. Elle avait aperçu Owen au loin qui mangeait seul à une table et quand elle lui avait fait un petit signe il avait répondu par une grimace. Evidemment son rencart avec le lieutenant Cadman avait capoté et il se retrouvait en plan. Elle sourit.

-Ça vous dirait une petite promenade sur la jetée ? Avait proposé Radek, la cité est fabuleuse vue du dehors.

Et c'était vrai. Tosh laissa ses jambes pendre dans le vide et contempla les tours parsemées de milliers de lumières qui se reflétaient dans l'eau et les deux lunes rondes et pleines qui se levaient haut dans le ciel. Plus romantique ce n'était pas possible. Et tout était si calme et paisible! Mais elle savait qu'il n'en était pas toujours ainsi. Atlantis avait de nombreuses fois vécu l'enfer. Pilonnée, assiégée, délaissée par les Anciens qui avaient été obligés de l'immerger il y avait dix mille ans de cela avant de s'enfuir, elle avait de nouveau surgie des eaux pour être encore la cible des attaques de ses ennemis.

Ils discutèrent de leurs pays respectifs. Radek n'était pas retourné chez lui depuis longtemps et elle non plus. Ils avaient un peu tous les deux le mal du pays mais leur passion pour la science compensait largement ce sacrifice. Ils discutèrent de Torchwood. Le tchèque était un interlocuteur sensible et il s'intéressait vraiment à ce qu'elle ressentait. Elle lui parla un peu de sa solitude, de sa mère qui lui manquait, qu'elle ne reverrait jamais. Il la fit rire en lui racontant de façon comique la fois où les esprits de Rodney et Laura Cadman avaient changé de corps pour occuper celui de l'autre. Il lui parla avec gravité de leurs morts. Peter Grodin, Dumais, la disparition du jeune lieutenant Ford, les docteurs Gall et Abrams et tant d'autres. La vie dans la galaxie de Pégase était passionnante mais dure. Ils avaient dû faire de nombreux sacrifices mais Radek conclut que tout cela en valait la peine.

-Ils ne sont pas morts pour rien termina t-il et nous nous souvenons toujours d'eux. De chacun d'eux.

Tosh sourit avec nostalgie. Qui se souviendrait d'elle une fois qu'elle serait morte ? Pas de famille près d'elle, pas de petit ami. Elle était seule.

Radek remarqua sa tristesse.

-Hé, dites, ça vous dirait de dégommer du zombie avec moi ?

-Quinze minutes plus tard ils riaient aux éclats, un petit verre d'alcool Athosien d'une main et la manette de la télécommande de l'autre.

Tosh songea que cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas aussi bien amusée. C'était une excellente soirée.

000000000000000000

-Oh mon dieu, oui! oui! oui! T'arrête pas !

Gwen Cooper, allongée sur une table encourageait l'autre homme de toute la force de ses cordes vocales, ce qui n'était absolument pas nécessaire, Ronon Dex y mettant toute son ardeur. Et ce n'était pas peu dire. Gwen était à la limite de l'épuisement mais elle ne voulait pas s'arrêter. Un amant comme ça cela ne courait pas les rues de Cardiff, ni du monde entier commençait-elle à soupçonner. Ronon l'avait prise sur son lit, sur le balcon face à l'océan, debout contre un mur. Il l'avait fait se positionner sur lui et l'avait empalée d'un puissant coup de rein qui l'avait fait hurler de plaisir, en levrette à même le sol et maintenant sur cette fichue table. Elle ne savait plus combien de fois elle avait joui. Ses cheveux collaient à son front baigné de sueur et il lui pétrissait les seins en grognant comme une bête féroce. C'était...intense. Phénoménal. Elle n'avait jamais connu un plaisir pareil. Cet homme était une vraie bête! Rien à voir avec ses petits jeux amoureux avec Rhys. Là c'était du sexe brut. Il délaissa son sein pour insinuer une main entre ses jambes et la caressa tout en la pilonnant avec force. Son énième orgasme fut absolument intense. Elle s'arqua, hurla de plaisir et s'abattit sur le lit complètement vidée. Ronon continua un moment puis se libéra en elle en grondant.

Il se retira en souriant.

-Tu veux te reposer un moment ? Proposa t-il.

Elle ouvrit de grands yeux. Mais c'était dingue, cet homme était une vraie machine!

-Euh, je crois qu'on devrait arrêter pour ce soir, j'en peux plus, avoua t'elle.

-Déjà ?

-On remettra ça si tu veux.

Ronon se pencha sur elle et prit possession de sa bouche pour un féroce baiser. Quand il la libéra elle était à bout de souffle. Elle caressa ses dreadlocks et sourit.

-T'as été génial.

-Toi aussi, répondit-il sobrement.

Il l'aida à se relever. Elle enfila un slip et un tee-shirt et le regarda s'habiller. Il avait un corps d'athlète. Tout en muscles, pas un gramme de graisse, tout en force et en puissance. Un homme magnifique.

Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres et sortit.

Gwen s'abattit sur le lit, épuisée et repue.

Putain, quand les copines de Cardiff sauront ça, elles vont baver, songea t-elle. Puis elle se rappela qu'elle ne pourrait jamais leur raconter qu'elle s'était faite baiser par un alien fort comme Conan, Hulk et Superman réunis. Impossible.

Elle ferma les yeux et sombra dans un sommeil satisfaisant.

0000000000000000000

Owen Harper installé à une table du mess observa Tosh en compagnie de Zelenka. Et bien, elle se payait du bon temps ! Il savait qu'elle avait le béguin pour lui depuis longtemps mais il n'avait jamais rien fait pour l'encourager. Il se doutait que pour elle c'était sérieux et il ne voulait pas s'attacher.

Jamais. Jamais plus.

Sa fiancée, morte sur la table d'opération avec un alien qui lui suçait le cerveau et Diane qui l'avait abandonnée...

Non, c'était fini. Baiser, oui. Aimer, non.

Justement à cette heure ci il aurait dû être en train de s'en donner à cœur joie avec Laura. Merde! C'était pas de chance. Teyla était inabordable et Weir, malgré ses fanfaronnades auprès de Gwen semblait trop...inaccessible. Elle avait l'air plutôt froide mais il en avait connu des comme elle. Des glaçons à l'extérieur et des volcans au lit.

Il se leva, débarrassa son plateau de ses déchets et prit la direction de l'infirmerie. Le docteur Beckett était occupé avec ses patients. Il allait décidément passer la soirée seul à moins de se mettre en chasse.

Mais il ne s'en sentait plus l'énergie.

Il rejoignit ses quartiers, prit une douche et se coucha. Il fantasma quelques instants sur Laura, Teyla et Elizabeth, s'imaginant s'occuper d'elles une par une puis toutes les trois à la fois. Il se masturba, jouit, s'essuya avec un kleenex et s'endormit.

Seul.

.

À suivre