Devant le nombre de personnes qui ont mis ma fic en Alert Story ou Favorite Story je veux juste faire un petit rappel, même si cela ne plait pas à tout le monde. Mais je suis certaine que beaucoup me comprendront :
Il n'y a rien qui m'agace plus que les gens qui mettent mes histoires dans leurs favoris ou dans leur Alert story ou je ne sais quoi encore sans même me laisser un petit message pour me dire ce qu'ils en ont pensé. Bon, je sais que je ne peux rien y faire mais à chaque fois ça me fait un peu grincer des dents, voilà. Les reviews c'est quand même encourageant. Je ne sais pas pour vous mais pour moi c'est important de savoir ce que les gens pensent de mes histoires !
D'autre part le site n'est-il pas basé sur un "échange auteur-lecteur" ? Sinon et bien on prend et on ne donne pas et ça c'est quelque chose que j'ai du mal à supporter alors si vraiment vous ne voulez pas reviewver j'aime autant que vous ne mettiez pas mes fics dans vos favoris, ça m'évitera un sentiment de frustration à chaque fois.
Sur ce, bonnes vacances à ceux qui en prennent et bonne lecture à tous!
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18- Des hauts et des bas
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-Activation de la porte, c'est le code du Colonel Sheppard, annonça Chuck penché sur sa console.
Elizabeth Weir hocha la tête. Cette fois-ci pas de problème. Ils revenaient tous et surtout entiers.
-C'est bon, Chuck, activez la porte.
Elle observa de la passerelle le vaisseau franchir le vortex et se ranger en douceur dans la baie des Jumpers. Elle descendit pour les accueillir.
-Alors Rodney...
Le scientifique fila comme une flèche.
-Bonjour Elizabeth, j'ai pas le temps...
La diplomate le regarda partir étonnée.
-Qu'est-ce qu'il lui arrive?
-Notre génie a une idée et bien sûr cela ne peut pas attendre, expliqua John. Content de vous voir, Elizabeth.
-Moi aussi John et heureuse que cette fois-ci il n'y ait pas eu de casse. Alors, Capitaine Harkness, il parait que vous avez trouvé vos Weevils? John m'a fait un bref compte-rendu par radio.
-Tout à fait et c'était...stupéfiant.
-Vous m'en direz plus tout à l'heure. débriefing dans deux heures et n'oubliez pas de passer à l'infirmerie, tous. C'est le protocole.
Owen s'approcha en lorgnant subrepticement le décolleté en V du tee-shirt rouge de la jeune femme.
-Ça vaut aussi pour les médecins ? Parce que...
-Ça vaut pour tout le monde, Docteur Harper et je vous signale au passage que mes yeux n'ont pas changé de place.
-Heureusement, c'aurait été dommage, répondit Owen du tac au tac.
Elizabeth haussa les sourcils, amusée. Elle n'était pas fâchée par l'insolence du médecin. C'était vraiment rafraichissant de les avoir là, l'équipe de Torchwood. Leur petit monde sur Atlantis était si étriqué, si coincé. Enfin du moins en apparence songea t-elle une fois de plus. Mais les gens de Torchwood avaient une grande liberté de ton. Ils parlaient de sexe sans se gêner, leur capitaine enchainait les allusions à caractère sexuel et c'était très drôle. Mais...elle l'avait noté à plusieurs reprise ils n'étaient pas très tendres les uns envers les autres. Peut-être encore les apparences, se dit-elle. Les vannes fusaient, ils ne se faisaient pas de cadeaux et ils ne manquaient pas de répartie. Le Colonel Sheppard aussi taquinait Rodney, enfin avant...Bon, Ronon et Teyla également ainsi que Carson mais cela restait bon enfant tandis que chez Torchwood on sentait tout de même des tensions, des antagonismes. Mais ils avaient tout de même l'air soudé. Ils formaient une équipe et devaient pouvoir compter les uns sur les autres. Les bonnes équipes reposaient sur la confiance des membres entre eux.
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Ianto Jones s'assit sur le bord de son lit et entreprit de défaire ses rangers. Heureusement que la visite médicale n'avait pas été trop longue. Punaise, cela avait été une sacrée journée. Donc ils venaient de résoudre l'énigme des Weevils. Le souvenir de la mère enterrant son petit en poussant des piaillements de douleur le fit grimacer. Cela avait été horrible. Il soupira et enleva sa veste. Son chronomètre tomba de la poche. Il se baissa pour le ramasser et le contempla.
-Tu mesures le temps qu'il te reste avant la réunion ?
Ianto sursauta. Jack se tenait sur le seuil de la porte avec dans les yeux une lueur que le jeune homme connaissait bien.
-Comment tu as ouvert?
-Rodney a programmé les ouvertures des portes de Torchwood de façon à ce j'y ai accès comme je le désire.
-Super la vie privée!
Jack s'avança dans la pièce et la porte coulissa derrière lui avec un bruit feutré.
-Ça ne va pas Ianto?
-J'allais prendre une douche.
-Bonne idée.
-Seul.
-Tss! Tu fais quoi avec ton chrono ?
-Rien, il est tombé de ma poche.
-Mets-le en route, comme ça on verra combien de temps on a jusqu'au débriefing.
-Pas envie.
Jack s'assit sur le bord du lit.
-On dirait que tu fais la gueule.
-Ah, on dirait? Rétorqua le gallois sur un ton un peu aigre.
-C'est à cause de McKay?
-T'es libre, Jack, tu fais ce que tu veux.
-Donc c'est à cause de McKay. Qu'est ce que je t'ai dit avant de partir ce matin? Tu comptes pour moi, plus que tu ne le penses.
Jack saisit le visage de l'autre homme entre ses mains et l'embrassa avec force. Ianto tenta de le repousser puis finit par capituler. Il n'avait jamais pu résister à son capitaine. Jack le poussa sur le lit et s'allongea sur lui en lui emprisonnant les mains au dessus de la tête puis il captura de nouveau ses lèvres et enfourna sa langue dans la bouche de l'autre homme. Quand il rompit le baiser Ianto était rouge, les pupilles dilatées et les lèvres gonflées, l'air totalement débauché.
-J'aime te voir comme ça, chuchota Jack en lui libérant les mains. Il se redressa et s'installa à califourchon sur son amant. Sa cuisse rencontra une protubérance dure qu'il caressa à travers le pantalon. Ianto gémit et se tortilla sous lui.
Jack sourit. Son genou droit heurta le chronomètre.
- Je parie que je peux te faire jouir en moins de trois minutes chrono.
-Pas...chiche, haleta Ianto.
Jack lui mit l'objet dans la main.
-À trois tu appuies. Un...deux...trois. Go!
Il dégrafa avec habileté la braguette du pantalon, le fit descendre en un tournemain en entrainant le boxer avec. L'érection du gallois était déjà conséquente. Il la contempla quelques secondes en se léchant les lèvres, saliva puis se mit à l'ouvrage. Il était sûr de lui mais il ne voulait pas prendre de risque. Pas question de perdre. La finesse ce serait pour une autre fois. Il prit complètement le sexe dans sa bouche et remonta lentement tout en le comprimant entre sa langue et son palais. Ianto se cambra sous la caresse brulante et poussa un long gémissement. Jack répéta l'opération plus rapidement tout en en profitant pour glisser un doigt humide entre les fesses de l'autre homme. Le doigt s'enfonça dans son anus, provoquant un cri guttural.
-Tu...tu triches! Bredouilla Ianto, on avait juste dit...
Le capitaine abandonna une seconde son sexe.
-On n'avait pas dit qu'on n'a pas le droit, affirma t-il en enfonçant le doigt plus loin. Il toucha la petite glande et la massa impitoyablement tout en reprenant le pénis du gallois dans sa bouche. Cette fois-ci il le suça, le lécha et encercla la base de sa main pour lui imprimer un va et vient au rythme de sa bouche. Il entendit avec satisfaction la respiration de son amant s'accélérer. Il n'allait plus tenir longtemps. Il avait pratiquement gagné donc il pouvait utiliser quelques secondes pour intensifier l'orgasme du jeune homme. La cerise sur le gâteau, en quelque sorte, songea t-il. À l'ultime instant, quand les gémissements et les halètements du jeune homme eurent atteints l'intensité maximum il comprima le bas du pénis quelques secondes puis relâcha la pression tout en stimulant encore plus fort la prostate. Ianto s'arc-bouta, la main dans les cheveux de Jack, poussa un long cri et jouit longuement dans sa bouche. Jack avala avec délectation, nettoya rapidement à petit coups de langue et sourit satisfait.
-Chrono!
Ianto était perdu dans sa brume post coïtale. Il appuya lui même sur le poussoir.
-Deux minutes quarante cinq, annonça t-il avec satisfaction. Impossible que tu fasses mieux.
Le gallois entrouvrit les paupières.
-T'as triché.
-Non, on a pas dit qu'on n'avait pas le droit, répéta t-il, t'es mauvais perdant, Ianto Jones.
Le jeune homme sourit et s'empara du chronomètre. Il sortit du lit.
-Allonge-toi sur le dos, ordonna t-il au capitaine qui obéit sans discuter.
Il caressa la bosse à travers le pantalon de Jack.
-Dis donc, tu as pris de l'avance!
-C'est autant de gagné pour toi! Répliqua l'autre homme. Un petit bonus en somme. Tu vas en avoir besoin.
Ianto mordilla le renflement à travers le pantalon.
-Ahhh! gémit Jack.
-T'en as envie, hein?
-En vérité j'en peux plus alors déclenche ce fichu chrono et mets toi au travail, haleta le capitaine.
-Hmm, je salive rien qu'à la pensée de...
-Putain Ianto, t'as pas le droit !
Jack frotta son érection à travers le pantalon. Ianto chassa sa main d'une petite tape.
-Ferme les yeux, ordonna t-il. J'appuie sur le bouton.
Jack obtempéra, frémissant d'impatience. Une seconde passa, puis deux, trois...
-Tu perds du temps, prévint-il.
Il ouvrit les yeux juste à temps pour apercevoir la porte de la salle de bain se refermer sur le jeune gallois.
-Mais tu fais quoi? Cria t-il stupéfait en bondissant vers la porte.
-Je vais prendre ma douche, monsieur. Au fait ces portes-ci ont un verrou intérieur, je vous le signale au cas où...
-Mais...mais...mais...Tu dois...tu devais...
-J'ai jamais relevé le défi moi.
-Si, tu as dis "pas chiche"!
-Ah ouais, ben je m'en souviens pas.
-Tricheur!
-Tiens donc!
-Mais tu ne peux pas me laisser dans cet état Ianto. Je bande moi!
-Ah oui? Et bien je vous suggère d'aller prendre une douche froide, ça aide. Bon, en tout cas merci monsieur, c'était...intense. Mumm, quel orgasme!
Jack entendit l'eau de la douche couler. Il balança un coup de pied dans la porte. Putain, Ianto l'avait bien eu. Il n'aurait jamais cru ça de lui.
-Je t'aurais Ianto Jones! Cria t-il au travers de la porte. Tu perds rien pour attendre!
Il entendit un rire couvert par le bruit de l'eau.
-Désolé, j'entends rien monsieur!
Jack Harkness donna un second coup de pied à la porte pour faire bonne mesure, baissa au maximum sa veste sur le devant de son pantalon et se rendit dans ses quartiers pour suivre le conseil de Ianto. Une douche froide, c'était ce dont il avait besoin.
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Une heure plus tard ils se retrouvèrent presqu'au complet dans le bureau d'Elizabeth. Ianto prit un siège en lançant un sourire narquois au capitaine qui grimaça.
-Il manque Rodney et Tosh, fit remarquer la diplomate.
-Oui, le docteur McKay a demandé à Tosh de la rejoindre à son laboratoire pour travailler sur son projet, expliqua Gwen.
-Quel honneur! S'exclama le Colonel avec ironie. Elle a la cote alors! Ce n'est pas tous les jours que Rodney demande de l'aide à quelqu'un.
-John! Le réprimanda gentiment Teyla, Rodney est quelqu'un de très...
Elle sembla chercher ses mots.
-Sociable? S'esclaffa Owen.
-Faut pas exagérer, grimaça le militaire. Euh, je dirai que quand il a besoin il sait...euh...
-Demander de l'aide avec grâce, politesse et gentillesse? Termina le médecin.
Ils éclatèrent tous de rire.
-Heureusement qu'il n'est pas là, il est un peu susceptible Meredith, dit John en tournant la tête vers la porte.
-Meredith ? Demanda Ianto.
-Surtout ne lui dites pas, il déteste son vrai prénom, avertit John.
-On le taquine avec ça, renchérit Teyla.
-Ils ne vont pas tarder, déclara Elizabeth. J'espère que nous ferons vite. Ça va capitaine Harkness? Demanda t-elle en avisant Jack qui fusillait Ianto du regard.
-Il est grognon parce qu'il a pris une douche froide, indiqua le gallois.
-Il a énervé McKay ? Demanda Ronon.
-Non, pourquoi?
-Parce que ceux qui contrarient notre scientifique ont souvent le malheur de se retrouver avec de l'eau gelée dans les douches ou avec des problèmes de climatisation dans leurs quarts. Il connait la cité comme sa poche, et même mieux encore. D'ailleurs à propos de poche je me demande quelle idée de génie il va sortir de la sienne, railla John.
-Vous avez parlé de génie? Je suis là!
Rodney venait de faire irruption dans la pièce en se frottant les mains, trépignant d'impatience. Tosh le suivait, un ordinateur portable en bandoulière. Elle le sortit, l'installa sur la table et s'assit à coté du scientifique.
-Nous vous attendions, indiqua Elizabeth. Nous allons faire le débriefing de la mission et ensuite vous nous exposerez votre projet.
-Elizabeth...
Rodney lui lança un regard qu'elle connaissait bien. Des grands yeux bleus implorants, ses lèvres un peu tordues esquissant un petit sourire irrésistible, la tête légèrement penchée sur le coté. Non, cette fois-ci elle n'allait pas craquer. Elle pinça les lèvres. Rodney renifla et prit la direction de sa chaise la tête basse.
Elle craqua.
-Rodney, et si finalement vous nous parliez de ce fameux projet tout de suite ?
Le sourire lumineux que lui envoya le scientifique la récompensa. Jack Harkness qui avait suivit ce petit jeu jeta un coup d'œil amusé en direction de Sheppard. Lui aussi se serait fait avoir, sans problème. D'ailleurs il était sûr que si la dirigeante n'avait pas cédé le Colonel serait intervenu en faveur de son ex-amant.
-Voilà, j'ai eu une idée dans le Jumper. C'est certain qu'actuellement nous ne pouvons pas refermer la Faille. Je propose de travailler là-dessus mais avec tous les projets que j'ai en cours cela me semble difficile pour l'instant. Faut dire que cette cité me demande...
-Rodney, le coupa Sheppard, si tu en venais au fait?
-Euh...oui. Je me suis demandé: Comment empêcher les Weevils de tomber accidentellement dans la Faille et d'arriver à Cardiff où ailleurs? J'en ai discuté avec Tosh qui s'est posée une autre question.
-Comment protéger les habitants du village en même temps? Intervint la jeune japonaise.
-Et voilà comment nous avons travaillé sur mon idée qui est d'isoler la Faille par un champ de force. Nous connaissons ses contours et nous savons le faire.
-Et où trouverez-vous l'énergie nécessaire pour l'activer ? Questionna Jack intéressé.
Rodney se mordit les lèvres.
-Cette énergie est déjà présente sur la planète...
-L'E2PZ qui se trouve au village, devina Teyla.
-Exactement. Cela suffirait largement, conclut Rodney.
-Et s'ils ne veulent pas ? Demanda Elizabeth.
-Ils ont tout à y gagner, répondit Tosh. Comme le disait Rodney je me posais également la question des villageois. Est-ce qu'ils ne seraient pas heureux s'ils n'avaient plus la menace des Weevils sur le dos?
-Je ne comprends pas, intervint la dirigeante perplexe.
-Rodney a parlé de cerner la Faille mais nous pouvons faire mieux. Nous avons étudié le continent. Nous pouvons également faire courir le champ de force par sa partie la plus étroite qui se trouve entre le village et les marécages. Il s'agit en fait de scinder les terres en deux immenses territoires également boisés. Si vous pouviez présenter aux habitants les avantages qu'ils en tireraient, le don de leur E2PZ serait peu de chose au regard de leur tranquillité.
-Nous pouvons tout aussi bien ne rien faire, laisser les choses comme elles sont depuis longtemps: Les villageois dans la terreur et les gens de Cardiff et d'ailleurs qui se font massacrer. Nous pouvons aussi massacrer tous les Weevils de la planète mais je suis certain qu'aucun de nous envisage cette dernière solution, déclara John songeur. Mais cela me semble difficile de ne rien faire maintenant que nous savons.
-Mais la Faille représente une superficie importante, non? Questionna Gwen.
-500 kilomètres dont 200 seulement dans les terres sur une largeur de 100 kilomètres. le champ de force ne couvrirait que la surface terrestre, répliqua Tosh. Evidemment il ne faut pas que les habitants se découvrent des âmes de marins et abordent le territoire des weevils par la mer. Mais nous les informerons de cela. Enfin, si notre plan fonctionne, évidemment. Bien entendu nous ne pourrons pas empêcher les animaux marins de passer par la Faille mais c'est au moins ça.
-Je trouve que c'est une excellente idée, émit Elizabeth. Bravo Rodney et Tosh, vous êtes vraiment brillants tous les deux.
Le visage de la jeune femme s'éclaira.
-Attention de ne pas prendre la grosse tête, la prévint Owen. Deux génies c'est beaucoup trop pour une seule cité.
-Tosh est déjà un génie et c'est pour ça que je l'ai embauchée. Et vous feriez cela pour nous? Demanda Jack Harkness. C'est très généreux de votre part.
-Attendez, c'est pas gagné, il faut encore convaincre le CIS, prévint Elizabeth, mais je pense que nous pouvons y arriver.
-Nous? demanda Jack étonné.
-Oui, vous et moi, capitaine. Je sais que vous avez une certaine influence dans...les hautes sphères. Ne me dites pas le contraire, je suis bien renseignée.
Jack éclata de rire.
-Si vous voulez mais je n'ai rien d'un diplomate.
-Et bien peut-être allez vous vous découvrir de nouveaux talents, insista la dirigeante. Demain matin dans mon bureau, on en parle tous les deux.
-OK.
Le débriefing se poursuivit normalement. Ils résumèrent la journée et échangèrent leurs impressions.
-Bon, je propose qu'on se retrouve tous au mess, proposa Gwen, ce serait agréable de terminer cette journée éprouvante tous ensemble. Vous venez Elizabeth?
-Avec plaisir, Gwen. Allez devant, je vous rejoins dans un instant. J'ai certaines choses à régler d'abord.
Ils quittèrent le bureau.
-Veinard, t'as un rencart avec elle, grogna Owen à Jack.
-Qu'est ce que tu veux, c'est mon charme, personne n'y résiste, se défendit Jack.
-Personne? Glissa Ianto. Vraiment?
-Tu perds rien pour attendre, mon petit gallois, lui souffla Jack à l'oreille. Attends un peu pour voir. Je vais te faire crier grâce...
-À défaut de crier Jack.
-Oh si, tu crieras mon nom et je te ferai supplier et gémir et...
-Jack?
-Oui.
-Tu devrais arrêter.
-Pourquoi ?
Ianto jeta un regard explicite à la bosse qui déformait le pantalon de l'autre homme.
-Merde! S'exclama le capitaine en rabattant le pan de son manteau. Ianto Jones, t'es un homme mort.
-Ouais, mort de trouille.
John arriva à la hauteur de Rodney.
-C'est une super idée que tu as eu là, déclara t-il. Tu es génial.
Le scientifique rosit de plaisir.
-Merci John.
-Je réitère ce que je t'ai demandé sur la planète aujourd'hui, je voudrais qu'on parle tous les deux.
Rodney s'arrêta pour le regarder, l'air grave.
-Tu es sincère?
-Oui, tu me manques, déclara John en frôlant sa main.
Rodney déglutit.
-Après le repas, proposa t-il, dans mes quartiers.
John sourit.
-C'est le meilleur rencart de toute ma vie.
-Et tous nos autres rendez-vous?
-C'étaient aussi les meilleurs de toute ma vie.
le visage de Rodney était radieux.
-Alors à tout à l'heure.
Ils se retrouvèrent tous au mess. Rodney était le plus heureux des hommes. Aujourd'hui il avait trouvé une idée géniale pour résoudre un grave problème et John avait fait le premier pas. Il venait vers lui, il voulait encore de lui. c'était fantastique. Pour fêter cela il prit une double ration de MRE et alla rejoindre les autres.
-Qu'est-ce que c'est que ça? Questionna Tosh en le voyant déballer son premier repas.
-MRE, déclara Rodney. Nourriture hygiénique. Pas de risque, pas de salmonelle, pas de...
-Pas de gout, compléta Gwen. On dirait un peu la bouffe qu'ils vous servent dans les avions.
-Justement j'adore cette nourriture, déclara Rodney. Je demande toujours du rab en avion.
Les autres le regardèrent d'un air bizarre.
-Et puis je sais jamais si le cuisinier ne va pas essayer de m'empoisonner avec du citron. Il a un peu la manie d'en mettre partout.
-Rodney est mortellement allergique aux agrumes, raconta John. Autant vous dire que les citrons sont ses ennemis numéro un. En mission je goute toujours les plats que les indigènes nous proposent au cas où...
-Charmant, lâcha Owen. Un gouteur personnel. Hé Tosh, ça ne va pas?
La jeune femme venait de se raidir à l'approche d'un homme avec une queue de cheval qui s'arrêta à leur table.
-Tiens, vous êtes encore là, Kavanagh? Grogna Rodney. Vivement que vous foutiez le camp. En attendant vous devriez camper dans les égouts. Il parait que vous avez même réussi à foirer votre travail là-bas.
-Chacun ses endroits, McKay. Vous c'est plutôt la jetée Sud si j'en crois ce que j'ai vu l'autre soir. Vous preniez bien du plaisir avec ce monsieur, ajouta t-il en désignant le Capitaine. Nom de dieu, c'était chaud. je dirais même... torride. Bon, il jeta un coup d'œil du coté du Colonel, ce que j'en dit moi... Enfin, un de perdu dix de retrouvés.
-La ferme, gronda Ronon en se levant.
-Je ne vous permets pas, déclara Kavanagh.
-Ah ouais et bien moi j'attends pas votre permission.
le satédien contourna la table. L'autre homme détala sans demander son reste, Ronon sur ses talons.
Tous les convives s'étaient tus. John Sheppard, les lèvres serrées se leva brusquement. Il jeta ses couverts dans son assiette et tira sa chaise.
-John...
-Laissez tomber, McKay, déclara t-il froidement.
Rodney se mordit les lèvres et plongea le nez dans son assiette.
-Ecoutez, Colonel, intervint le capitaine, nous pouvons discuter de cela.
-Il n'y a rien à dire, lâcha le militaire avec hargne. Après tout McKay est libre de sa personne que je sache. Il fait ce qu'il veut avec qui il veut, j'en ai rien à foutre.
Il saisit son plateau, le vida dans la poubelle la plus proche et sortit du mess à grande enjambées. Jack fit mine de se lever.
-Laissez-le, conseilla Teyla en le retenant par le bras. je le connais et je sais qu'il préfère être seul en ce moment.
Jack hésita puis finit par acquiescer.
Rodney, pale comme un linge se leva à son tour.
-Excusez-moi, je vais travailler.
Tous firent mine de ne pas remarquer les larmes qui brillaient à ses paupières.
Ils le regardèrent s'en aller, navrés. Tosh leur fit le récit de l'algarade dans le laboratoire.
-C'est trop con, lâcha Gwen consternée, résumant le sentiment général. Tout allait si bien.
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À suivre
