Pratique légèrement BDSM, si vous n'aimez pas ne lisez pas.

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28 -Le bureau du Docteur Weir

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Le séjour de Torchwood sur Atlantis touchait à sa fin. Dans quelques jours ils franchiraient le vortex pour retrouver la Terre. Les négociations avec le CIS étaient terminées. Il fut convenu que Tosh resterait quelques semaines de plus pour travailler avec Rodney au grand plaisir de Radek Zelenka.

Elizabeth devait se rendre aujourd'hui même sur la planète des Weevils pour entamer le dialogue avec les indigènes afin qu'ils leur abandonnent l' E2PZ qui fournirait l'énergie nécessaire au champ de force. L'équipe de SGA l'accompagnait ainsi que Gwen, Owen et Tosh.

Jack et Ianto se tenaient dans la baie des Jumpers à observer tout ce petit monde embarquer. Le jeune gallois aurait voulu en être mais son amant l'en avait fermement dissuadé et il boudait un peu, dépité de ne pas faire partie du voyage.

-Allez, Ianto, sourit un peu, le taquina Jack en posant la main sur ses fesses, on dirait un gosse privé d'une friandise.

-C'est un peu ça, grommela Ianto, c'est pas juste.

-Tu pourrais profiter d'une autre sorte de friandise, suggéra le capitaine avec une grimace salace, j'en ai justement une tout à fait délicieuse à ta disposition.

-C'est vraiment très fin, Jack Harkness, très subtil ! Lâcha le gallois en le fusillant du regard.

Rodney s'approcha d'eux.

-C'est bon, avec John on a tout arrangé, souffla t-il à l'oreille du capitaine. Pas de gardes et les caméras de sécurité seront HS le temps nécessaire dans le secteur. Chuck est un ami, c'est lui qui va gérer tout ça, tu n'as qu'à lui faire signe avant et après afin qu'il les remette en fonction quand vous aurez terminé. À vous de jouer.

-Merci Rodney, tu es fantastique, répondit Jack.

-Je sais, répliqua le scientifique. Amusez-vous bien.

-Jack, de quoi il parle ? S'étonna Ianto en fronçant les sourcils.

-Tu verras, c'est une surprise, répondit son compagnon d'un ton énigmatique en faisant un petit signe à Rodney qui embarquait. Bonjour Docteur Weir! S'exclama t-il en apercevant la dirigeante qui arrivait avec Owen et Gwen. C'est dommage que je ne puisse pas venir, maintenant que vous m'avez initié à la diplomatie. J'aurai pu vous assister dans vos négociations.

La diplomate faillit s'étrangler.

-Jack, je vous aime bien mais je ne veux plus vous voir à moins de cent mètres d'une table de négociations. Croyez-moi, vous n 'êtes pas fait pour ça!

-Charmant, grommela le capitaine vexé.

Ianto se mit à rire.

-Il faut que tu admettes que tu n'es pas parfait, Jack, le sermonna t-il.

-Ah bon?

-Et oui, mais courage, tu survivras, renchérit Owen. Il lança un sourire étincelant à Elizabeth et lui offrit son bras que la jeune femme accepta en rosissant légèrement. Nous embarquons madame ?

Ils disparurent à l'intérieur du Jumper.

Gwen leva les yeux au ciel.

-Il a des vues sur le docteur Weir, maintenant, confia t-elle à Ianto et Jack. Mais à mon avis il va se casser les dents. Il a pas l'air d'être son genre. Bon, allez, je vous laisse. Vous allez faire quoi pendant notre absence ?

-De l'administratif, répondit Jack avec sérieux. Nous allons nous enfermer dans un bureau pour un bon moment.

-Hum! Ouais, bon, je veux bien faire semblant d'y croire. Travaillez bien!

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Cinq minutes plus tard les deux hommes observaient Jumper1 s'élever et disparaitre au-dessus de la cité. Jack fit un clin d'œil à Chuck, le technicien canadien qui lui renvoya un sourire complice avant de pianoter sur sa console. Le capitaine ramassa un sac à ses pieds, prit la main de Ianto et l'entraina dans les couloirs de la cité.

-Jack, on va où ? Y'a quoi dans ce sac? S'étonna le gallois.

-Surprise ! Ne pose plus de questions.

Au grand étonnement du jeune homme ils se retrouvèrent devant la porte du bureau du Docteur Weir. Il n'y avait pas de garde, ce qui le surpris encore plus. Il se souvenait qu'à chacune de ses visites deux marines étaient de faction de part et d'autre de l'entrée. Jack passa la main sur le panneau et la porte coulissa.

-Comment tu as fait ça ? Questionna Ianto interloqué.

-Rodney l'a reprogrammé pour moi, le renseigna l'autre homme avec un petit sourire satisfait. Allez, entre.

Ianto obéit et la porte coulissa de nouveau derrière eux.

-Mais qu'est-ce qu'on fait là ? Demanda t-il perplexe en détaillant la pièce lumineuse et les quelques objets d'art posés sur le bureau.

Jack le prit dans ses bras et posa ses lèvres chaudes sur les siennes. Ianto gémit et fondit dans le baiser. Inutile de résister à Jack, c'était impossible. Foutus phéromones! Son amant se détacha le premier et lui tendit le sac qu'il avait emporté avec lui.

-Ouvre, ordonna t-il.

Ianto obtempéra. Il fit coulisser la fermeture éclair et reconnut aussitôt le contenu du sac.

-Mais...mais...ce sont les cordes de...

- Tu ne te souviens pas d'une certaine conversation quand nous étions prisonniers de Kolya, sur Senera? Tu sais que je tiens toujours mes promesses.

Ianto fronça les sourcils un instant, cherchant à se souvenir. La conversation lui revient en mémoire. Ils étaient ligotés avec ces fichues cordes et...

Dis, tu sais que te voir attaché comme cela ça me donne des idées ?

-Quelles genres d'idées ?

-Devine ? Je suis tout excité là.

-Il y a beaucoup de choses qui vous excite, Monsieur. Les bureaux, les...

-Oh mon dieu, toi attaché dans un bureau et me donnant du Monsieur ! Ianto, quand on sortira d'ici, emmène un peu de corde!

-Y'a des bureaux sur Atlantis ?

-Ouais, Weir en a un superbe.

-Jack, on ne peut pas faire ça dans le bureau de la dirigeante d'Atlantis !

Et jack avait sourit d'un air mystérieux. Ianto se rappela s'être fait la remarque que quand Jack avait une idée dans la tête, ou plutôt dans le pantalon il n'y avait rien qui l'empêchait de parvenir à ses fins. Il ouvrit de grands yeux.

-Jack, mais t'es dingue, dans le bureau de Weir !

-Et alors, il est superbe non?

-Mais si elle l'apprenait ?

-Elle le saura jamais, déclara son compagnon avec assurance. Allez, ne perdons pas de temps.

-Mais...

-Ianto, ne me dit pas que tu ne veux pas. Tu veux jouer oui ou non?

-Je...oui, capitula le jeune homme excité malgré lui.

-Déshabille-toi, commanda le capitaine.

-Oui monsieur.

Jack se sentit durcir immédiatement. Il observa son amant dénouer sa cravate puis ôter lentement sa veste, sa chemise écarlate et son gilet qu'il déposa sur le dossier de la chaise de bureau. Puis il quitta ses chaussures, ses chaussettes et son pantalon. Jack l'observa amusé le plier avec soin avant de le poser sur le reste des vêtements.

-Le reste aussi..

Ianto frémit. La domination suintait littéralement de tout le corps de Jack. Et sa voix...Le ton autoritaire pouvait presque suffire à le faire jouir sur place. Mon dieu, qu'il aimait ces jeux! C'était fantastique. Jack avait considérablement élargi le champ de sa sexualité. Avec l'autre homme il avait découvert son corps, des endroits qu'il n'aurait même jamais soupçonné être aussi érogènes, de nouvelles façons de voir et donner le plaisir sans aucune honte. Jack le conduisait sur des chemins étranges mais il lui faisait confiance. Totalement. Et s'il perdait pied ou se sentait mal, il pouvait toujours utiliser son safeword et tout s'arrêterait.

Jack sourit. Ianto se tenait à présent nu devant lui, magnifique. Il ressentit l'envie urgente de le pousser sur le bureau et le prendre tout de suite mais il se retint. Il avait d'autres projets. Il ramassa le sac et en extirpa un couteau qu'il posa sur le meuble. Ianto ouvrit de grands yeux.

-Sécurité, le renseigna Jack. C'est pour trancher les liens en cas d'urgence.

Ianto hocha la tête. C'était aussi pour ce genre de détails qu'il faisait confiance à Jack. Il se sentait en sureté avec lui.

Le capitaine dégota le chronomètre et le posa sur la table. Il appuya sur le bouton du haut. Ianto leva les yeux au ciel mais s'abstint de tout commentaire. Jack sortit les cordes et entreprit d'attacher lentement son jeune amant. Ianto se laissa faire, docile. Jack avait l'air de savoir exactement ce qu'il faisait. Il fit passer la corde du haut de son torse à ses membres inferieurs selon une procédure que Ianto jugea assez compliquée. A plusieurs reprises le capitaine s'assura n'avoir pas trop serré les extrémités du corps de son amant. La dualité entre les mains douces de Jack sur sa peau et la rugosité de la corde provoquait des frissons sur tout son corps et stimulait ses zones érogènes. La tension de la corde sur son sexe en érection lui donnait un plaisir sans nom et quelques gouttes crémeuses perlaient déjà à l'extrémité.

-L'idée est plus d'orner ton corps que de l'immobiliser, lui souffla jack en mordillant le lobe de son oreille tout en lui tordant légèrement les mamelons. C'est un art japonais. Il a plus de mille ans.

Ianto gémit.

-Monsieur, je...

-Chut! Si tu voyais comme tu es beau ainsi, murmura Jack en reculant pour admirer son œuvre.

Ianto rougit sous l'examen minutieux.

Jack caressa son sexe en érection. Ianto frissonna violemment, impuissant. Le capitaine le poussa lentement en arrière et l'aida à s'appuyer contre le bureau.

-J'ai pas envie que tu perdes l'équilibre, déclara t-il en se laissant tomber aux pieds du gallois. Il lécha les gouttes qui perlaient du sexe de son amant qui poussa un râle de plaisir. Puis il engloutit le membre érigé pour lui faire subir la plus délicieuse des tortures. Il alterna de longues courses avec de rapides coups de langues sur le gland. Ianto se tortillait et gémissait de plus en plus fort. Il n'avait qu'une envie, enfouir ses mains dans la chevelure de Jack pour mener la cadence, mais il était impuissant, les poignets noués dans le dos.

-Monsieur, j'ai besoin, je vais jouir, geignit-il.

Jack rit sans s'arrêter ce qui envoya des vibrations dans tout le corps du gallois qui cria de plaisir. Puis plus rien. Jack se redressa et contempla son amant qui laissa échapper une grimace de frustration.

-Monsieur, vous êtes un sadique! Râla le jeune homme avec une moue boudeuse. J'étais justement sur le point de...

-Tu jouiras quand je serai en toi...si tu es sage, promit jack.

Ianto grimaça mais son visage s'éclaira en voyant le petit sourire taquin de Jack. C'était vrai que parfois ce dernier, lors de leurs jeux lui refusait de jouir mais c'était souvent pour l'amener finalement à un orgasme des plus explosifs, Ianto devait en convenir. Jack pouvait également lui refuser le plaisir afin de le maintenir sur le bord, ce qui laissait Ianto à la fois complètement frustré mais heureux de le faire pour son amant. C'était une manière qu'avait Jack de revendiquer des droits sur son corps, de lui rapeller qu'il lui appartenait. Dans ce cas là le plaisir était plutôt mental et Ianto vivait ces moments là dans une douce euphorie. Heureusement aujourd'hui ce n'était pas un jeu lourd. Il avait appris à faire la différence.

Jack prit ses lèvres de nouveau pour un long baiser dans lequel Ianto fondit. Puis il sentit deux mains agripper ses fesses nues pour le soulever et le poser sur le bureau massif. Jack coupa la corde qui retenait ses poignets, le repoussa sur le dos et s'installa entre ses jambes. Puis il releva les bras de son amant, se servit des bouts de cordes restant pour les attacher deux cotés de sa tête.

-Beau, à ma merci, chuchota Jack.

Il se déshabilla rapidement puis sa bouche, sa langue et ses mains partirent à l'assaut du corps de son amant. Ianto se tordait de plaisir, impuissant. Il sentit deux doigts enduits de gel s'introduire en lui et masser impitoyablement sa prostate.

Il poussa un long cri aigu. Merde! Il espérait que personne n'allait l'entendre. Il serra les dents, retenant les cris de plaisir qui lui montaient aux lèvres. Quand ils étaient arrivés les couloirs alentours étaient déserts mais...

-Laisse-toi aller, Ianto, la pièce est insonorisée, commanda Jack qui avait deviné son malaise.

-Jack, monsieur, j'ai besoin...je vous veux en moi...babilla t-il.

Jack sourit. Il adorait amener son jeune amant dans cet état d'abandon. Il prit un mamelon déjà rougi de ses précédentes caresses entre ses lèvres et se mit à le sucer avec ardeur. Le corps de Ianto se couvrit de sueur tandis que ses cris et ses gémissements redoublaient.

-Monsieur, je vous en priiiie! J'ai besoin...

-Je ne veux pas faire de jaloux, déclara jack s'attaquant à l'autre mamelon ignorant les cris de protestations et les malédictions sortant de la bouche de son amant.

Ianto était à la torture. Il avait l'impression qu'il allait exploser. Tout son corps tremblait de plaisir.

Jack se redressa et contempla son amant dévasté. Son sexe douloureux battait contre les testicules de l'autre homme, envoyant des éclairs de plaisir dans tout son corps. Il comprit qu'il n'allait plus tenir longtemps. Il se positionna et pénétra son amant en une seule poussée. Il vit une lueur blanche devant ses yeux, ses oreilles se mirent à bourdonner.

-Oui! oui! Grogna t-il en commençant tout de suite à le marteler avec ardeur. Tu es si serré, tellement bon!

-Ouiiiiiiiiii! Oh oui monsieur !

Jack se pencha sur son amant, posa ses lèvres sur les siennes et pilla longuement sa bouche tout en accélérant ses va et vient. Puis il se détacha et fixa Ianto dans les yeux. Il saisit le sexe dur du gallois entre sa mains pour le stimuler au rythme de ses poussées.

-Ianto! Haleta t-il, Ianto!

Le gallois poussa un cri guttural et s'arqua sur la table. Le chronomètre glissa, entrainant un pot de crayon et une figurine Athosienne. Heureusement le tapis amortit la chute des objets.

Jack observa le visage de l'autre homme légèrement déformé par l'orgasme, la bouche ouverte en un long cri, le regard intense. Admirer les traits de Ianto en train de jouir le faisait toujours culminer. C'était lui qui avait mis une expression pareille sur le visage de son amant. Il ne s'en lassait jamais. Il jouit à son tour dans un long râle et s'abattit en sueur sur l'autre homme.

Ils restèrent un moment ainsi, Jack la tête sur la poitrine de Ianto, écoutant les battements de son cœur et sa respiration saccadée s'apaiser progressivement. Puis il déposa une série de petits baisers sur la peau humide. Il observa son amant dévasté, abandonné et rassasié, les gouttelettes de sueur luisant sur sa peau, le regard encore un peu vague. Il se retira, se saisit du couteau et coupa rapidement les cordes, les laissant tomber de part et d'autre de la table. Il attira Ianto dans ses bras.

-Tu es magnifique, Ianto. Je tiens à toi, murmura Jack Harkness, tu es ce qu'il y a de meilleur dans ma vie. Ce qu'il y a de meilleur, répéta t-il haletant.

Le jeune homme encadra avec ses mains le visage de son amant et l'embrassa longuement.

-Moi aussi je t'aime Jack, souffla t-il.

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À suivre...pour le dernier chapitre