Les principaux personnages sont à S. Meyer mais
Hope Springs appartient à justginger
Cette fic est rated M, n'oubliez pas!
CHAPITRE 11
A toi, avec … amour?
Carlisle et Esmée partirent après avoir donné tous les dossiers que Bella devait remplir ainsi que toutes les informations dont elle aurait besoin.
Ils avaient convenu que Bella rembourserait le montant principal, sans les intérêts, Carlisle ne voulait pas en démordre, sur un compte bancaire qui serait utilisé plus tard pour payer les études d'un ou des enfants de son choix à l'université.
Bella accepta immédiatement et Carlisle et Esmée lui promirent qu'Emmett mettrait tout ça par écrit sur un contrat.
Carlisle lui fit promettre de se reposer pour le reste de la semaine, avec seulement quelques petites promenades chaque jour. Dans le même temps, Esmée avec "ses aides", prépareraient l'appartement pour Bella. Edward avait été le dernier à y vivre et il était resté vide pendant près de huit ans, sauf occasionnellement pour recevoir un invité.
Avant de partir Carlisle avait dit à Bella qu'Emmett faisait des recherches sur son passé pour en savoir plus sur sa famille et son histoire personnelle. Elle allait s'inscrire à l'université et ils auraient besoin de ses dossiers médicaux, dentaires, scolaires et autres.
Elle apprécia son honnêteté et elle en estima d'autant plus Emmett lorsque Carlisle lui dit qu'il voulait d'abord discuter de son passé avec elle avant de le partager avec tous les autres. Elle n'avait plus rien à cacher et elle était très curieuse d'apprendre des choses sur ses parents.
Bella était couchée dans son lit et incapable de dormir. Elle avait essayé un bain relaxant, la lecture mais rien ne fonctionnait.
Elle allait finir l'école, obtenir son diplôme et ensuite aller à l'université!
Elle rigola dans son oreiller, putain comment tout ça était-il arrivé?
Il y a deux semaines elle était sans ressource, sans abri, enceinte et effrayée.
Aujourd'hui elle avait des amis, 'une famille', une maison, un avenir et elle avait Edward.
Elle se leva et alla s'asseoir sur le siège de la fenêtre en fixant le parc désert.
Hope Springs allait devenir 'chez elle'!
Elle entendit un mouvement derrière elle et elle se tourna pour voir Roscoe qui attendait dans l'embrasure de la porte. "Viens mon gars. Ça va. Je n'arrive pas à dormir. Viens et tiens-moi compagnie."
Roscoe se dirigea vers elle, se laissa tomber à ses pieds et s'endormit presque aussitôt.
"Tu le gâtes trop."
Bella leva les yeux avec un sourire. Edward était debout dans l'encadrement de la porte en pyjama et torse nu et elle sentit que ses doigts auraient voulu aller toucher ses muscles fins et bien définis ainsi que les poils doux qui parsemaient son torse et qui traçaient un chemin de son nombril et continuait plus bas sous son pyjama.
Tuez-moi maintenant.
Elle lécha ses lèvres et essaya de ne pas penser à l'humidité dans son short.
"Il s'inquiétait parce que je n'étais pas au lit - il est un peu anxieux."
Edward sourit et traversa la chambre. "Un peu comme moi."
Elle lui sourit mais ne dit rien et elle regarda de nouveau à l'extérieur. Elle n'arrivait pas à penser clairement quand il était aussi proche.
"Parle-moi amour," dit Edward en s'asseyant à côté d'elle.
"C'est presque la fin de la semaine. Je vais retrouver ma chambre dans deux jours et toi tu vas repartir au travail."
Il attendit.
"Tu vas me manquer," dit-elle pour finir.
Edward sourit gentiment et il prit l'une de ses mains dans la sienne. "Regarde-moi."
Elle leva les yeux vers lui et il y vit de la vulnérabilité. "Tu vas me manquer aussi, Bella. J'aime t'avoir ici, chez moi. J'ai beaucoup apprécié de te connaitre et de parler avec toi."
Les yeux de Bella s'écarquillèrent. "C'est vrai?"
Edward rigola. "Bien sûr, amour. Tu vas me manquer, mais tu sais quoi?"
"Quoi?" Bella savait qu'elle boudait et qu'elle ressemblait à une petite fille de cinq ans capricieuse.
"Ça va être génial!"
Elle plissa les yeux. "Es-tu tombé sur la tête quand tu étais gamin? Comment ça 'génial'?" demanda-t-elle en contrefaisant sa voix rauque et profonde.
Il rit. "Parce que nous allons pouvoir mieux nous connaître sans prendre tout ça pour acquis. Nous pourrons avoir des rendez-vous pour étudier, des pauses ensemble et tout ça sera bon pour nous deux."
Les joues de Bella chauffèrent. "Tu, euh, tu veux des rendez-vous avec moi?" demanda-t-elle en chassant une petite mèche de cheveux de devant ses yeux.
Edward rit en prenant cette petite mèche et en la mettant derrière son oreille. Il attendit jusqu'à ce que Bella le regarde avant de lui répondre. " Je voudrais vraiment avoir un rendez-vous avec toi, Miss Swan, et ce n'est que le début parce quand tu auras eu ton GED, tu vas devoir étudier pour tes SAT* avant d'aller à l'université…"
Bella rayonnait de bonheur alors qu'Edward lui disait qu'il voulait un rendez-vous avec elle mais le reste de sa phrase se perdit et Bella se redressa avec un froncement de sourcils. "Quoi? D'accord, il faut que tu ralentisses Edward. Je sens que ma tête va exploser! D'abord laisse-moi obtenir le GED d'accord? " Le sourire de Bella contrastait avec son grognement.
Elle s'était tournée sur son siège et était maintenant face à lui, ses yeux fixaient le tatouage qu'elle ne pouvait pas voir clairement parce qu'il était caché par son bras.
Elle mordilla sa lèvre inférieure avant de chercher ses yeux pour comprendre, la vulnérabilité fut soudain évidente dans ses yeux marron. "J'ai peur de vivre seule, Edward. Que va-t-il se passer si je casse quelque chose? Ou si je mets le feu à la maison? Ça va me manquer d'être avec toi, de parler avec toi de tout ce que je veux." Elle se pencha et caressa la tête de Roscoe. "Il va me manquer aussi," dit-elle calmement.
Edward voulait prendre Bella dans ses bras et lui dire qu'elle n'avait pas besoin de partir mais il savait aussi que s'il essayait de l'enlacer elle pouvait le frapper à en faire remonter ses boules jusqu'à ses amygdales et en plus, il ne l'aidait pas s'il lui permettait de céder à sa crise d'angoisse.
Il inspira profondément et affermit sa résolution en pensant que ce qu'il allait faire, il le faisait pour elle. Il s'efforça de rire tout en se raidissant en attendant les retombées de ce qu'il allait dire.
"Putain, qu'est-ce qui te fait rire, Cullen?" lâcha-t-elle. Elle lui laissait voir le fond de sa putain d'âme et ça le faisait rire? Comment avait-elle pu penser qu'il était formidable?
"Oh allez Bella! Tu ne comptais que tout le monde croit que tu sois effrayée de dormir et de vivre dans une vraie maison. Tu as vécu dans une allée, paradis des serpents! Avec des clochards, des alcooliques et des drogués comme voisins!" Il vit le visage de Bella devenir rouge de colère, et il savait qu'il avait atteint son but. Maintenant tout ce qu'il avait à faire c'était de protéger ses bijoux de famille.
Elle sauta sur ses pieds, dérangeant Roscoe qui fixait Edward dans un reproche muet. Désolée mon gars mais il faut la secouer un peu, dit mentalement Edward à son ami qui retourna sa tête de l'autre côté et ferma les yeux, semblant dire débrouille-toi toi seul, Conward!
"Va te faire foutre Edward! Je ne t'ai pas dit tout ça pour que tu te moques de moi - tu sais quoi? Dégage! Fous le camp de ma chambre. Ne t'inquiète pas je débarrasserais le plancher dimanche ou plus tôt si je peux trouver quelqu'un pour venir me chercher, tu pourras désinfecter ta maison pour te débarrasser de tous mes miasmes! Ne t'embête pas à essayer de m'aider à obtenir mon GED. Je me suis bien débrouillée sans toi jusqu'à présent!"
Bella était debout près de la porte de sa chambre les bras croisés sur sa poitrine haletante. Elle était tellement en colère qu'elle aurait voulu le gifler pour effacer ce stupide sourire de son putain de visage béat!
Il se leva et frotta distraitement le nœud qu'il pouvait sentir au milieu de sa poitrine.
"Viens Ross, allons-y," dit-il calmement.
"Laisse-le tranquille … c'est juste toi qui dois partir, va-t-en!"
Roscoe ne le reconnut presque pas alors qu'il traversait la pièce. Il regarda Bella mais elle détourna la tête et avec un soupir, il sortit de la chambre. La porte le manqua de peu alors qu'elle se fermait rapidement derrière lui.
Edward n'essaya même pas de dormir après ça, il descendit et s'assit à son piano après s'être versé un double Jack Daniels. Il buvait rarement de l'alcool fort mais il n'avait pas encore eu à gérer une Bella 'dédaigneuse'.
Il se détestait de l'avoir fait, mais il savait aussi que c'était nécessaire. Alors que ses doigts glissaient sur les touches il pensa à la façon dont elle l'avait regardé quand il avait commencé à se moquer d'elle. Elle était blessée et se sentait trahie. Ses yeux se fermèrent ; ne savait-elle pas combien elle était devenue importante pour lui? Il n'avait pas cherché cela! Il n'avait rien demandé, mais d'une façon ou d'une autre, cette femme s'était insinuée dans son cœur et pour la première fois de sa vie, il se sentait connecté à une femme. Cette pensée le mit hors de lui mais pas autant que celle qui lui disait qu'il avait ruiné leur amitié naissante - et cette pensée était vraiment effrayante.
Bella sortit du placard l'une des couvertures tricotées par Esmée et elle s'en recouvrit alors qu'elle s'installait sur le siège de la fenêtre pour regarder la lune qui montait dans le ciel.
Elle put entendre Edward qui enchainait les mélodies mélancoliques les unes après les autres. Après qu'elle se soit calmée, elle repensa à ce qu'il avait dit et elle resta perplexe devant les raisons qui l'avaient poussé à dire ce qu'il avait dit.
Au cours de la semaine, elle avait appris à connaitre le vrai Edward Cullen et il était chaleureux et drôle, avait des pensées sérieuses et était timide parfois. Il avait un côté espiègle et elle savait qu'il pouvait être têtu et déterminé mais il n'était ni froid ni indifférent, jamais.
Elle ferma les yeux avec un soupir. Les relations humaines étaient difficiles! Les gens semblaient compliquer les choses inutilement.
La dernière chose à laquelle elle pensa avant de s'endormir était le tatouage qu'elle avait vu sur son flanc. Elle n'avait pas pu le distinguer clairement mais il ressemblait à un griffon ou à une sorte de chat qui s'étirait de dessous son bras jusqu'au bas de sa cage thoracique.
L'encre noire était très sexy contre sa peau légèrement bronzée.
Humm... il a dit qu'il voulait sortir avec moi….
Ooo HS ooO
Bella se réveilla et s'étira. Elle fut surprise de constater qu'elle n'était pas toute courbaturée d'avoir dormi sur le siège étroit de la fenêtre mais quand elle ouvrit les yeux, elle s'aperçut qu'elle était dans son lit.
Elle sourcilla en essayant de se souvenir à quel moment elle s'était réveillée et s'était déplacée jusqu'à son lit, puis elle se souvint de la sensation d'être levée et serrée contre un torse chaud et elle réalisa que c'était Edward qui l'avait transportée jusque là. La pensée d'être si près de lui, contre son torse nu l'effraya et la fascina en même temps. Elle n'était pas effrayée mais le fait qu'elle ait pu être aussi proche de lui et qu'elle ne s'en souvienne même pas, la dérangeait plus que tout.
Elle sentit quelque chose la regarder et elle s'aperçut que Roscoe attendait devant sa porte fermée.
Elle se leva et la lui ouvrit avant de la refermer pour aller se doucher, même si elle pouvait dire qu'il était encore très tôt.
Elle passa son vieux short en jeans et un débardeur avant de sécher ses cheveux entre ses doigts. Elle fit son lit et elle rangea la couverture qu'elle avait sortie.
Lorsqu'elle ouvrit sa porte elle vit que celle d'Edward était entrouverte et pendant un instant elle fut tentée d'aller à l'intérieur.
Sa curiosité et le tiraillement dans sa poitrine l'incitèrent à pousser la porte silencieusement.
Elle n'était jamais entrée là avant. Les rideaux étaient tirés et paraissaient être de couleur sable/biscuit. Elle pouvait voir des nuances de bleu pâle, sable, chocolat et d'autres plus sombres de bleu ou de gris. Ses yeux se concentrèrent sur la silhouette couchée en travers du lit. Les cheveux et la peau de son dos directement exposés, ses fesses et sa cuisse découverte lui firent monter l'eau à la bouche même si le drap tiré n'importe comment sur sa jambe et sa hanche la narguait.
Elle pouvait voir les contours de son tatouage sur son côté parce que ses bras étaient repliés sous son oreiller.
Soudain il poussa un soupir qui ressemblait à un grognement et Bella se baissa rapidement sur le tapis épais de couleur crème.
Elle étouffa un petit rire en l'entendant marmonner et se retourner. Après quelques minutes il semblait s'être bien installé de nouveau et Bella était sur le point de se relever lorsqu'elle sentit une truffe humide lui toucher le nez.
Elle frissonna de peur et tomba de côté sur Roscoe qui pensait que c'était un jeu, il se coucha à plat ventre sur le tapis et roula vers elle. Elle essaya de ne pas rire ou de ne pas hurler et de s'éloigner de lui mais il la coinça contre la porte de la salle de bain.
Elle se cogna la tête contre le bois en laissant échapper un grognement et se mit à quatre pattes. Roscoe lui lança un tranquille 'wouaf' en entendant de voir ce que son étrange amie allait faire après - jusqu'à présent c'était très amusant.
"Quel est ce bordel, Roscoe? Où es-tu - Bella? Qu'est-ce - putain je suis pas réveillé!" Edward s'assit, le drap recouvrant juste son aine. Bella pouvait voir les fins poils alors qu'elle le regardait, la bouche grande ouverte, en état de choc.
Roscoe se demanda si son maître allait jouer lui aussi à 'rouler et aboyer'.
Pour une raison quelconque, même plus tard elle ne comprit pas pourquoi, elle commença à ramper comme un léopard hors de la chambre d'Edward alors qu'il était assis dans son lit se frottant le visage d'une main et passant l'autre dans ses cheveux.
"Bella! Qu'est-ce que tu fais?"
Ses yeux s'agrandirent quand elle vit son regard brillant mais encore endormi. "Hum désolée, euh, euh, nous, ouais … Je vais commencer le petit-déjeuner. Viens Roscoe." Ses pieds nus disparurent dans le couloir et le reste de son corps aussi.
Edward fixa sa chambre vide puis son chien. "Une explication peut-être?" demanda-t-il, mais Roscoe ne parlait pas - il sourit à Edward avec sa langue pendante et sortit de la chambre.
Edward se recoucha contre les oreillers et fixa le plafond.
"Putain qu'est-ce qu'il vient de se passer là?" se demanda-t-il en se frottant le visage pour essayer de chasser le sommeil.
Il était remonté vers environ deux heures du matin pour se coucher, il avait jeté un œil dans la chambre de Bella pour voir qu'elle était prête à tomber du siège de la fenêtre, alors il l'avait prise et portée dans son lit. Il l'avait peut-être un petit peu trop serrée contre sa poitrine et l'avait gardée contre lui un plus longtemps que nécessaire mais la moue délicieuse sur ses lèvres lui avait fait baisser le siennes pour lui donner un baiser très léger.
Et bien sûr, ça l'avait amené à empoigner son pénis douloureux sous la douche. Ses genoux avaient presque cédé alors qu'il explosait contre la paroi.
Il était tombé dans son lit épuisé et confus.
Il se souvint alors qu'il était nu sous le drap qui recouvrait tout juste sa bite, qui était maintenant aussi dure que le roc, ne pas remercier Bella pour avoir rampé sur son tapis!
Il se précipita hors de son lit, ferma la porte de sa chambre avant d'aller dans sa salle de bain et d'ouvrir l'eau pour qu'elle coule fort et très chaude.
Sa main alla automatiquement vers le bas et son pouce caressa son piercing, "Putain!" Il maudit doucement sa queue qui tressautait d'anticipation entre ses doigts. Edward entama un rythme punitif alors que des images de Bella à quatre pattes, nue qui attendait, l'assaillaient. Il malmena son manche et s'imagina en train de tenter Bella, le frottant sur son clito alors qu'elle pompait sa queue, le suppliant de la prendre, de la marquer, de la faire sienne, les images suivantes l'amenèrent à la délivrance en quelques minutes.
Il grogna en lavant ses cheveux et son corps puis sortit. Il se rasa avant d'enfiler un short et un t-shirt. Il se demanda pour la énième fois ce que Bella faisait dans sa chambre.
Est-ce qu'elle l'espionnait? Cette pensée le fit sourire.
Juste comme tu l'as fait toi aussi, trou du cul! Il grogna et descendit.
Il entendit Bella avant même de la voir. Elle cognait les casseroles et les poêles en marmonnant et en lâchant un chapelet d'injures.
Roscoe était assis près de la porte d'entrée et chacun de ses muscles tendus et ses yeux noirs, envoyait un message très clair - putain fais-moi sortir d'ici! Tu ferais mieux de réparer tout ce gâchis, idiot!
Il fit la grimace en voyant ce qui ressemblait à une casserole jetée ou tombée sur le sol. "Saleté de bordel de merde! Ce ne sont que des putain d'œufs! Comment cela peut-il être aussi difficile! Aïe!"
Il vérifia rapidement que le portail à l'entrée était fermé puis il fit sortir Roscoe par la porte latérale pour qu'il puisse aller dans l'arrière-cour.
Il revint à l'intérieur et se dirigea dans la pièce principale. La première chose qu'il remarqua fut la fumée qui s'échappait de la casserole posée sur la cuisinière. Bella était debout devant l'évier tendant sa main sous l'eau froide et elle trépignait de frustration.
"Putain! Si inutile, putain!" cracha-t-elle en laissant couler l'eau.
Edward entra en action en enlevant d'abord la casserole de sur le feu, il éteignit les plaques et alluma l'aspiration et ouvrit les portes de derrière. Il se dirigea rapidement vers Bella qui était toujours debout et tenait sa main sous l'eau froide. Il pouvait voir une marque sur son poignet et trois de ses doigts étaient rouges.
Trois doigts rouges? Comment?
"Facile, putain quand il s'agit de travailler avec ta stupide cuisinière!" Bella se mit à hurler et Edward se rendit compte qu'il avait parlé à voix haute - merde!
"Je ne savais pas qu'il y avait un élément sur le dessus de la cuisinière - personne ne me l'a dit ! Et, aïe, merde! J'ai juste touché la partie supérieure pour comprendre pourquoi l'huile fumait - ça fonctionne à l'envers - aow! Putain Edward ça fait mal! Es-tu encore un vrai médecin?"
Bella cria et pleurnicha pendant les vingt minutes qui suivirent pendant qu'Edward refroidissait doucement sa peau brûlée, il la soigna avec de la pommade pour les brûlures avant d'appliquer une gaze sur ses poignets et ses doigts.
Lorsqu'il eut fini, elle le menaça de faire en sorte que tout le monde, dans un rayon de plus de mille kilomètres, sache qu'il était un sadomasochiste qui profitait de la douleur des autres ; elle allait aussi prendre la tête d'une 'campagne de dénigrement' pour s'assurer qu'il perdrait l'élection suivante en tant que maire - et il acquiesça. Comme toutes ses menaces restèrent sans effet, Bella tomba dans un silence boudeur seulement interrompu par quelques halètements et soupirs dramatiques.
Edward se mordit l'intérieur des joues pour s'empêcher de sourire, parce qu'elle était vachement trop mignonne pour qu'il reste en colère contre elle. Il lui demanda de ne pas bouger et courut à l'étage pour chercher ses sandales, son sac et ses propres chaussures.
Bella était toujours assise sur le comptoir là où Edward l'avait laissée. Elle souriait en regardant Roscoe à l'extérieur qui semblait poursuivre un papillon.
Edward regarda la cuisine et se demanda horrifié, comment Bella avait réussi à brûler trois casseroles et une poêle, casser une assiette et une tasse en l'espace de quinze minutes.
Il secoua la tête - le nettoyage attendrait, mais il fallait qu'il amène sa Bella loin d'ici pour un moment et qu'il lui fasse comprendre à quoi son avenir pourrait ressembler - si elle prenait les bonnes décisions.
Edward se mit en face d'elle et prit ses pieds l'un après l'autre pour lui faire enfiler ses sandales en cuir qui étaient dans le sac avec les affaires qu'avaient amenées Alice la semaine précédente.
"Viens, amour," dit-il en souriant et en posant doucement une main sur sa taille et en la poussant vers lui pour la tenir par sa 'bonne' main.
Elle secoua la tête. "Regarde ce gâchis, Edward."
Elle boudait et Edward dut lutter contre lui-même pour résister à l'envie de l'embrasser.
Il haussa les épaules : "Ce sera toujours là quand on reviendra, s'il te plait viens avec moi Bella. Saisis ta chance et aie confiance en moi, s'il te plait."
Bella sut tout à coup qu'ils parlaient d'autre chose que d'une sortie, il s'agissait de leur relation quelle qu'elle soit et où elle pouvait les conduire.
"Je te fais confiance, Edward. Mais j'ai peur. Je ne veux pas être blessée."
Edward se pencha et prit sa joue en coupe dans sa main. "Je ne peux pas te promettre que nous ne nous disputerons jamais ou que je ne laisserais jamais tomber mais je suis ton ami, Bella…" La voix d'Edward se brisa lorsqu'il réalisa qu'il allait trop en dire, c'était trop tôt.
A la place il lui sourit et la fit descendre du comptoir avant de dire au revoir à Roscoe en fermant la porte de derrière.
Elle le regarda prendre ses clés, son portefeuille et ses lunettes de soleil. "Où allons-nous?" demanda-t-elle.
"Nous sortons prendre le petit-déjeuner - sauf si tu veux rester et manger ce que tu as…"
"D'accord! Il faut y aller alors!" cria-t-elle en le saisissant par le bras et le tirant vers la porte d'entrée.
Une fois qu'ils furent dans la voiture, Edward se dirigea hors de la ville et Bella resta silencieuse pendant un moment en regardant le paysage défiler. "Où allons-nous?" demanda-t-elle lorsqu'ils tournèrent pour prendre la route qui menait vers Woodstock.
"Nous allons élargir un peu ton horizon. Rosalie m'a dit que tu devais t'inscrire pour le permis de conduire, je lui ai offert de t'y amener, donc nous allons petit-déjeuner à Hartford puis nous irons réserver pour ton permis avant d'aller au centre d'apprentissage pour adulte afin de savoir exactement quand les examens pour le GED auront lieu et de combien de temps tu disposes.
Bella ouvrit et ferma à la bouche plusieurs fois avant de dire. "Je n'ai rien avec moi."
"Si tu as tout ce dont tu as besoin, le dépliant que mon père nous a donné est sur le siège arrière et tu as ton sac avec ta carte de sécurité sociale, d'accord?"
Elle acquiesça.
"Super, nous sommes prêts alors! Ensuite lorsque nous aurons fait tout ça, je veux t'emmener quelque part pour te montrer quelque chose, d'accord?"
"D'accord."
Comme Bella se triturait les doigts, il prit sa main valide, la posa sur sa jambe et la recouvrit de la sienne.
Bella soupira et se laissa reposer contre l'appui-tête.
"Ne me laisse pas partir," murmura-t-elle.
Les doigts d'Edward serrèrent les siens doucement. "Je suis là."
Ooo HS ooO
Quelques heures plus tard Bella se demanda encore où ils allaient. Elle était sûre qu'ils ne retournaient pas à la maison, ce n'était pas la bonne direction.
Elle était presque fatiguée de demander où est-ce qu'ils allaient. Ses leçons pour son permis de conduire avaient été prises pour la semaine suivante et après beaucoup de discussions et de disputes, elle s'était inscrite pour passer le GED en décembre. Elle avait voulu retarder le moment de passer le test jusqu'en mars mais Edward ne fut pas d'accord, ils allèrent donc voir le conseiller d'orientation du Centre d'apprentissage. Cette dame fut d'une grande aide et elle fit plusieurs suggestions pour aplanir les différents concernant le test de Bella. Elle suggéra que Bella s'inscrive à l'université locale pendant deux ans et quand elle serait en mesure d'y entrer elle pourrait continuer pour préparer son diplôme d'enseignante - à condition d'être transférée dans une université qui accepte ses crédits.
Bella avait la tête qui tournait avec toutes ces informations, il avait été question de suivre des cours pendant l'été pour gagner plus de crédits et au moment où ils partirent, elle était plus que grincheuse.
Edward l'amena dans un restaurant style bistro et après un déjeuner rapide et nourrissant, il la fit entrer dans la voiture et il inclina son siège pour qu'elle se repose un peu et lui tendit des lunettes de soleil pour protéger ses yeux.
"Dors, amour, nous allons rouler pendant un moment," fut tout ce qu'il dit.
Elle ferma les yeux, le doux ronronnement du moteur la berça et elle s'endormit.
Edward n'avait pas reparlé de ce qu'il s'était passé ce matin-là mais il savait que Bella était crispée et qu'elle attendait qu'il en parle. Il était curieux de savoir ce qu'elle faisait dans sa chambre et chaque fois il se rappelait l'expression de Bella surprise comme un animal par les phares d'une voiture, visage dans ses mains et à genoux, il était partagé entre l'envie d'en rire ou de lui administrer une fessée.
Bella sentit quelqu'un lui secouer l'épaule. Elle marmonna et s'étira dans son sommeil alors qu'elle battait des paupières pour se réveiller.
"Réveille-toi ma belle, nous y sommes," gronda faiblement la voix d'Edward résonnant dans sa poitrine et il ne put s'empêcher de caresser sa joue avec quelques-unes de ses mèches brunes.
Bella inclina son visage à la douceur de ce toucher et elle ronronna de contentement.
"Hé, tu es réveillée?"
Les yeux de Bella s'ouvrirent et elle sursauta un peu. "Oh! Désolée, salut," dit-elle en essuyant rapidement sa bouche pour s'assurer qu'elle n'avait pas bavé en dormant.
Elle regarda Edward à travers ses cils. Il avait l'air si délicieux avec ses cheveux ébouriffés par le vent et ses yeux verts chauds qui se plissaient au niveau des coins.
Bella se lécha les lèvres alors que son regard tombait sur celles roses d'Edward qui lui donnait vraiment envie de les embrasser.
Il s'éclaircit la voix et ses yeux se relevèrent pour rencontrer les siens, oh ouais, il avait été tout à fait conscient qu'elle le dévisageait, idiote!
Il fit un petit sourire puis descendit de la voiture et marcha ou plutôt courut pour lui ouvrir la portière d'un geste théâtral.
Elle était bel et bien en train de me mater.
Elle roula des yeux mais s'empara en rougissant de la main qu'il lui offrait parce qu'elle n'avait jamais tenu la main de quelqu'un d'autre et elle se demandait si tout le monde faisait ça.
Elle regarda autour d'eux alors qu'ils étaient sur le trottoir. "Où sommes-nous?"
Il mit ses mains dans ses poches arrière et il se pencha en avant tout en pliant les genoux. "Nous sommes à Middlebury et c'est l'université de Middlebury."
Elle sourcilla et en regardant autour d'elle elle demanda. "C'est loin de la maison?"
"C'est à peu près à deux heures de route, mais tu peux vivre -"
"Non! Je ne vais pas partir juste parce que tu le dis! Carlisle et Esmée n'ont pas dit que je devais partir! " lâcha-t-elle.
Edward soupira de nouveau et recommença, cette fois-ci il se mit bien face à elle, comme ça elle était obligée de le regarder.
"Je n'ai pas dit qu'il fallait que tu partes, Bella. Je ne veux pas que tu quittes Hope Springs. Ce que j'allais dire c'est que ce serait plus facile pour toi de vivre sur le campus pendant la semaine et ensuite tu pourrais rentrer à la maison pour les week-ends. Regarde juste autour de toi et garde l'esprit ouvert. Je pense que nous pourrions aller chercher un catalogue tant que nous sommes là comme ça tu pourrais voir quelles sont leurs exigences pour que tu puisses rentrer ici."
Elle regarda encore autour d'elle. Il y avait des étudiants qui s'agitaient partout. Des garçons passèrent près d'elle et l'un d'eux commença à lui sourire mais changea d'idée lorsqu'il vit Edward.
Ce dernier rigola et passa son bras autour de ses épaules en la guidant vers les bâtiments administratifs. "Viens Mademoiselle Heureuse."
Elle grogna mais elle cacha un sourire en se blottissant contre lui. "En passant, quel est ce tatouage que tu as sur le côté, je l'ai entrevu hier soir," demanda-t-elle.
Elle lui donna un coup dans les côtes en entendant le rire d'Edward. "Je suis juste curieuse!"
Il s'arrêta de marcher et la regarda. "Que s'est-il passé ce matin? Etais-tu simplement 'curieuse' aussi?"
Elle sentit son visage rougir mais elle refusa de fixer le regard vert perçant d'Edward.
"En fait, j'y arrive. Lorsque je me suis réveillée, j'ai réalisé que tu m'avais transportée dans mon lit et je sais que nous ne sommes pas séparés en bons termes. Je n'ai pas aimé pas me disputer avec toi la nuit dernière et j'avais besoin de, euh de voir que tu étais toujours là, tu comprends? Je n'ai pas aimé me disputer avec toi la nuit dernière," dit-elle calmement.
Bella ne remarqua pas qu'elle était très proche d'Edward, ses petits doigts étaient sur sa poitrine caressant son doux t-shirt alors qu'elle leva les yeux vers lui. "Quoiqu'il en soit, tu as bougé et Ross a couru à l'intérieur de la chambre pensant que c'était un jeu, je me suis retournée et j'ai heurté le chambranle de la porte, puis tu t'es réveillé et j'ai eu l'impression de ressembler à une folle, une voyeuse - alors je me suis cachée," finit-elle en mordant sa lèvre inférieure.
Il sentit ses abdominaux frémir sous ses doigts alors que sa bite essayait de trouer son short. Merci putain, il portait un large t-shirt qui était assez long pour cacher son indiscipline à tout le monde!
Edward sourit à Bella avec indulgence et avec beaucoup d'humour en arrangeant une de ses mèches douce derrière son oreille. "Chérie se rouler comme une balle sur le plancher au milieu de ma chambre n'est pas une bonne cachette si je peux encore te voir. De toute façon tu sais que tu pouvais toujours venir dans le lit avec moi. Hey!"
Le dernier mot fut dit pour protester alors que Bella lui enfonçait les doigts dans les côtes. Il fit un bond en arrière et se frotta. "Ça fait mal!"
Bella releva les sourcils. "Je me devais de le faire! Pousse-toi! Tu es si prétentieux avec tes cheveux sexy et tes yeux qui semblent dire 'viens par là que je te baise' et ce petit sourire qui te fait penser que tu es tout ça … écœurant!" Bella fit demi-tour et commença à partir d'où ils venaient mais Edward la rattrapa en passant son bras sur sa taille la faisant couiner. "Ne sois pas comme un chat effarouché, viens Isabella, ça pourrait être amusant!" lui chuchota-t-il à l'oreille avant de déposer un baiser sur sa joue.
Elle se tourna pour le regarder, "Pourquoi m'as-tu appelée comme ça?" demanda-t-elle doucement en touchant l'endroit sur sa joue où ses lèvres s'étaient posées.
"T'appeler comment? Isabella? Eh bien c'est ton nom? Tu n'aimes pas ce nom?"
Les joues de Bella prirent une teinte un peu rose et elle inclina la tête presque pudiquement. "J'aime quand tu le dis. Personne ne m'avait jamais appelée ainsi avant. J'ai toujours été Bella simplement. Je ne sais pas, ça m'a fait sentir comme si j'avais grandi et si j'étais quelqu'un de 'comme il faut', dit-elle avec un haussement d'épaules.
"Tu es très adulte et bien 'comme il faut' et je suis très heureux que tu aimes que je t'appelle comme ça parce que je pense que c'est un très beau prénom pour une très belle femme." Il s'approcha et effleura sa joue avec son doigt et la fixa droit dans les yeux. "Isabella, tu ne pourras jamais être quelconque, ni simple. Tu es extraordinaire Bella, et ne laisse personne te dire le contraire." Au moment même où il cessa de parler, Bella fut complètement captivée par sa voix et ses yeux l'hypnotisèrent si bien qu'elle dut cligner des yeux plusieurs fois pour s'en "remettre".
Bella savait qu'elle serait partie si Edward ne l'avait pas tenue par le bras et tirée vers le bâtiment de l'administration.
Les deux femmes qui travaillaient aux admissions furent très heureuses de leur donner le catalogue des cours ainsi qu'un prospectus de l'université. Elles leur donnèrent aussi les coordonnées de l'un des conseillers, qui dirent-elle, serait en mesure de l'aider pour ses choix de carrière à l'université.
Edward l'amena ensuite dans un des petits cafés tout proche du campus et ils s'assirent dehors pour manger une glace tout en bavardant.
Il observa Bella alors qu'elle essayait de ne pas regarder autour d'elle, même s'il voyait que ses yeux étaient écarquillés et il pouvait voir son excitation qui rendait ses joues roses et faisait briller ses yeux.
Elle était tellement magnifique et il fut reconnaissant de pouvoir partager cette expérience avec elle.
Elle lécha ses lèvres." Combien y-a-t-il personnes ici?"
Il haussa les épaules. "Je pense quatre ou cinq mille, pourquoi?"
"Je me posais la question. Quand est-ce que nous rentrons à la maison?"
"Je pensais que tu apprécierais de passer un jour à l'extérieur," dit-il.
Elle fronça les sourcils. "J'en ai profité, je veux dire oui, mais je pense à la pagaille que j'ai laissée à la maison, et je suis sûre que nous manquons à Roscoe, que tu lui manques."
Edward rit. "C'est bon, je sais que tu vas lui manquer quand tu vas partir. Je l'amènerai pour que vous puissiez avoir 'un rendez-vous pour jouer', Edward plaisantait mais quand il vit le visage de Bella s'éclairer, il sut qu'il faudrait qu'il s'habitue à partager son chien.
"Tu ferais ça?" demanda-t-elle excitée.
Le visage d'Edward s'adoucit et il se pencha. "Bella je peux te promettre que ni moi ni Roscoe n'allons t'oublier. Nous nous verrons tellement souvent que tu en auras assez! Maintenant pouvons-nous rentrer?"
Bella fit un petit signe de tête et non sans pousser un soupir de soulagement, "S'il te plaît!"
Une fois qu'ils furent revenus à la voiture, Edward lui demandant ce qu'elle avait pensé de l'université.
Elle haussa les épaules en jetant encore un coup d'œil autour d'elle. "C'est bon je suppose. C'est ici que je devrais venir?"
"Pas obligatoirement, je voulais juste que tu aies une idée de ce qu'était un campus universitaire. Il y a plusieurs autres universités dans le Vermont. Tu pourrais aller aussi dans un autre état si tu voulais."
Bella secoua la tête vigoureusement. "Non je reste ici, je t'ai déjà dit ça!" dit-elle avec une touche d'irritation dans la voix.
Edward opina. "Eh bien dans ce cas nous pourrons voir sur internet plus tard ce qu'il y a là-bas mais j'ai besoin de t'avertir, amour, il n'y a pas d'université proche de Hope Springs où tu pourras aller en conduisant tous les jours. Peu importe où tu décideras d'aller il faut que tu saches qu'il faudra que tu vives dans une résidence d'étudiants pendant la semaine et ensuite du rentreras à la maison du vendredi au dimanche."
En voyant son visage devenir triste, sa voix se fit plus douce. "Les vendredis deviendront mes jours préférés de la semaine."
Elle baissa la tête en rougissant et en souriant pour elle-même.
Ils furent tranquilles pendant un moment durant le trajet vers Hope Springs puis Bella parla à nouveau. "Tu sais, tu n'as jamais répondu à ma question concernant ton tatouage, c'est quelque chose de secret?"
Il secoua la tête et à la place tendit son bras. "Tu vois ce qui est sur mon poignet ?"
Elle s'approcha et tira sa main vers elle. "Oh, ouais, tes frères l'ont aussi et ta mère et tes sœurs ont des bracelets ou quelque chose?"
Edward hocha la tête. "Très observatrice. C'est le blason de la famille Cullen. Mon père et Emmett l'ont sur une chevalière avec le blason. Jasper et moi avons ça, ma mère, un bracelet et Bree aura un médaillon pour ses seize ans, Alice et Rose ont reçu un médaillon chacune le jour de leur mariage avec une photo de leur mari à l'intérieur. Donc après ma 'période de rébellion' j'ai décidé d'avoir le lion du blason tatoué sur mon côté pour me souvenir de qui je suis et d'où je viens," dit-il tranquillement.
Bella avait oublié qu'elle tenait toujours la main d'Edward et ses doigts effleuraient les siens longs. "Tu as de la chance Edward ; j'aimerais savoir qui sont les 'miens' et 'd'où je viens'.
Les doigts d'Edward se refermèrent sur les siens. Elle paraissait si triste. "Est-ce que tu sais quelque chose à propos de tes parents?"
Bella posa la main d'Edward sur son genou et elle bougea pour être plus proche de lui. "Je sais que mon père était policier, l'assistante sociale m'a donné les papiers de la voiture, les clés et une enveloppe avec mon nom. Son prénom était Charles mais de toute façon je continue à penser à lui en l'appelant Charlie, j'avais une poupée qui s'appelait comme ça, c'est peut-être une coïncidence. Quoiqu'il en soit son badge était dans l'enveloppe avec une photo et deux cents dollars," dit-elle tranquillement.
"Et bien, tu vois c'est déjà quelque chose pour commencer. Nous le dirons à Emmett il pourra ajouter ça aux informations qu'il a déjà. " Il paraissait excité mais il la regarda parce qu'elle ne répondit rien et qu'elle se remit à se mordiller la lèvre et à regarder par la vitre.
"Hey, qu'est-ce qui te tracasse?"
Elle soupira. "Tu vas penser que je suis folle. D'abord je me plains parce que je ne sais pas qui est ma famille et maintenant je m'inquiète parce que vais savoir qui ils sont. Dis-moi que je ne suis pas folle!" dit-elle avec un rire faux.
"Ce n'est pas fou, Bella. Ça a quelque chose d'effrayant après toutes ces années de trouver qui sont tes parents."
Elle hocha la tête. "Et s'ils n'étaient pas comme les tiens? Que faire s'ils ne veulent pas de moi?"
Alors qu'Edward était sur le point de lui répondre, son téléphone se mit à sonner, il se gara le long du trottoir et arrêta la voiture. Il parut soudainement anxieux en voyant qui l'appelait. Il prit le téléphone et l'ouvrit d'un coup sec.
Il se leva et sortit de la voiture en quelques secondes. Bella le regarda aller et venir, malmenant ses cheveux.
Elle le regarda aboyer dans son téléphone en secouant la tête. Pendant plusieurs minutes il la regarda à travers le pare-brise avant de secouer sa tête et de se remettre à marcher. Il raccrocha et remit le téléphone dans sa poche en revenant tranquillement.
Finalement Bella ne put plus supporter cette attente et elle ouvrit sa portière. Il releva brusquement la tête comme s'il avait oublié qu'elle était là.
"Edward? Est-ce que ça va? Qui t'appelait?" lui demanda-t-elle nerveusement.
Il vint vers elle, son expression se radoucit. "C'était Emmett il a des nouvelles concernant ton passé. Il veut te voir ce soir."
"Ce soir, NON, Je ne suis pas prête! Je ne peux pas … Dieu, Edward, je ne peux pas faire ça! Que, que, je ne peux ..!"
"Respire, Bella, respire juste. Regarde, tu n'as pas à faire ça. Tout le monde s'en moque que ton père ait été un prince ou un pauvre. Ça ne fait pas de différence dans ta vie qui ont été tes parents ou qui tu es sauf si tu les laisses t'influencer. Maintenant nous pouvons y aller et entendre ce qu'Emmett a à dire, ou tu peux rappeler Emmett et lui dire que tu ne veux pas savoir. Tu as le choix Bella, c'est ta vie." Bella s'était calmée pendant qu'Edward lui parlait.
Lorsqu'il eut fini elle prit une profonde respiration. "D'accord puis-je y réfléchir un peu avant de me décider?"
Il acquiesça en marchant et il lui ouvrit la portière avant de la saisir par les hanches pour la hisser sur son siège.
Elle sentit comme si son corps était en feu là où ses mains l'avaient touchée.
Ils ne dirent à peu près rien en revenant à la maison, et une fois là-bas, Edward chassa Bella dans sa chambre pour qu'elle puisse faire une sieste, malgré ses vives protestations au sujet du nettoyage de la cuisine.
Elle se coucha sans avoir l'intention de dormir mais elle était éteinte comme une lumière quand Edward vint vérifier cinq minutes plus tard.
Il n'avait nullement l'intention d'essayer de nettoyer les casseroles brûlées ainsi que les autres ustensiles alors une fois qu'il fut sûr qu'elle dormait, il entassa tout ça et le mit dans la poubelle ainsi que le petit-déjeuner à moitié prêt.
Il nettoya la cuisine jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trace de la catastrophe et Roscoe fut d'accord pour aller dehors derrière la maison après avoir regardé avec précaution dans la grande pièce.
Edward alluma son portable et alla sur internet pour commander une autre série d'ustensiles de cuisine sur l'un de ses sites préférés. En même temps il téléphona à sa mère pour savoir où ils en étaient de la remise en fonctionnement de l'appartement du garage.
Esmée riait à perdre haleine en répondant au téléphone et il put entendre beaucoup de bruit ainsi que ses neveux et ses nièces dans le fond.
Visiblement le rafraichissement était presque terminé. Esmée avait téléphoné à Billy qui en avait parlé à Jake, qui avait appelé quelques personnes qui lui devaient un service et à la fin de la journée les nouvelles couches de peinture seraient finies. Les parquets avaient été nettoyés et cirés et Esmée, Alice et Rosalie travaillaient à remplir les placards avec tout ce dont Bella pourrait avoir besoin, des produits d'entretien, des serviettes et des torchons. Lorsqu'Edward dit à sa mère son idée de cadeau pour la pendaison de crémaillère de Bella, elle pensa que c'était une idée brillante et elle consentit à l'installer pour lui. Il l'avertit de ne pas rendre l'apparence de l'appartement trop 'fille' et Esmée fut d'accord.
Il trouva ce qu'il cherchait sur internet et régla avec sa carte de crédit, il espérait que son cadeau lui plairait.
Il savait que Bella pouvait cuisiner un peu, mais il voulait qu'elle soit capable de se débrouiller seule et de cuisiner pour elle, alors il lui acheta un cours de cuisine de huit semaines qui comprenait les bases de la cuisine mais aussi une initiation à la cuisine de différents pays. Il commanda aussi les livres de cuisine favoris de sa mère ainsi que deux autres qui étaient recommandés par le chef du très populaire restaurant de la ville voisine de Redding qui donnait les cours. Esmée accepta d'amener Bella à ces cours.
Bella se réveilla et vit qu'il était presque dix-sept heures. Elle prit une douche et s'habilla dans une jolie robe qu'elle avait achetée dans la boutique d'Alice avant de chercher Edward.
Elle le trouva étendu dans le canapé de la grande salle, en train de lire un roman qu'elle avait vu posé sur l'une des tables.
Il leva la tête lorsqu'il l'entendit arriver vers lui. "Hey, as-tu bien dormi?"
Elle hocha la tête en faisant courir ses mains dans ses cheveux pour les sécher." J'ai dormi comme une bûche! Tu aurais dû me réveiller ; j'ai dormi presque deux heures!" Elle sourit en marchant et en s'asseyant au bout du canapé alors qu'Edward se rasseyait correctement.
"Est-ce que c'est un bon livre?" demanda-t-elle en regardant la couverture.
Il opina. "J'apprécie Cormac McCarthy et je n'avais pas lu celui-là. Qu'est-ce que tu lis maintenant?"
Ils passèrent quelques minutes à parler de lecture avant que Bella ne regarde vers la cuisine. "Tu as tout nettoyé?" demanda-t-elle en regardant la cuisine impeccable.
Il rit en se levant et commença à préparer le repas de Roscoe. "Pourquoi est-ce si étonnant?"
Elle haussa les épaules. "Eh bien c'est juste que, avec les gens chez qui je vivais, euh, l'homme ne touchait jamais une assiette, ni ne se servait jamais d'un torchon. Est-ce que tu fais le ménage toi-même?"
Il lui sourit tout en s'affairant autour de l'îlot central. "Et bien ma mère a toujours eu un énorme problème avec le fait que ses enfants ne soient pas capables de cuisiner, nettoyer ou faire la lessive! Nous avons tous eu des corvées à faire à la maison et elle nous a appris comment cuisiner! J'ai une aide qui vient deux fois par mois pour faire les vitres mais sinon, ouais c'est moi qui fait tout."
Elle hocha la tête. Plus elle en savait sur lui et sur le reste de sa famille plus elle réalisait qu'ils n'étaient en rien comme ce qu'elle avait imaginé sur eux en premier lieu. Ils ne semblaient pas être gâtés ou coincés, du tout.
"Bella?" elle leva la tête pour voir qu'il la regardait. "As-tu repensé à l'invitation d'Emmett?"
Elle mordilla sa lèvre inférieure pendant quelques minutes avant de regarder Edward. "D'accord, je vais le faire mais crois-tu que tu pourrais rester avec moi? Je veux dire, je ne veux pas avoir à te raconter tout ça après, tu comprends."
Il hocha la tête et sourit. "Bien sûr, je comprends," dit-il avant d'appeler Roscoe pour le faire rentrer.
Il rangea la nourriture avant de parler de nouveau. "Eh bien nous sommes invités à dîner, alors je vais juste aller me changer et ensuite nous pourrons y aller, d'accord?"
Bella retourna dans sa chambre pour se mettre les sandales rouges qui s'accordait avec sa jolie robe fleurie. Après avoir regardé ses cheveux elle décida de les laisser lâches. Il fallait qu'elle aille s'acheter des choses. Des barrettes et des élastiques pour ses cheveux et aussi d'autres choses, il lui fallait vraiment d'avoir d'autres sous-vêtements.
Edward frappa à sa porte qui était ouverte. "Tu es très jolie, Bella. C'est une nouvelle robe?"
Elle hocha la tête. "Merci. Je l'ai achetée à la boutique d'Alice. Tu es très beau toi aussi," dit-elle rougissante en le fixant, il portait un pantalon clair en coton avec une chemise bleu marine.
"Tu es prête?"
Bella se dirigea vers Edward. Roscoe était assis près de la porte d'entrée, elle pouvait voir qu'il était enthousiaste.
Edward secoua la tête avec amusement. "Comment sais-tu que tu as été invité mon gars?"
Il aboya une fois et se leva permettant ainsi à Edward d'ouvrir la porte.
"Eh bien tu as de la chance que Rosie aime bien ta sale gueule sinon tu aurais été obligé de rester tout seul à la maison ce soir!"
Il aboya de nouveau et Bella rit alors qu'Edward le réprimandait de l'avoir bousculée, pour pouvoir arriver plus vite à la voiture.
"Excuse-le il a perdu toutes ses bonnes manières Bella, mais quand il s'agit d'aller dehors, c'est chacun pour soi du moment qu'il est concerné."
Elle laissa échapper un petit rire et Edward grogna intérieurement. Si elle continuait à faire ça, il allait avoir de sacrés problèmes.
"Euh, alors est-ce que tes parents seront chez Emmett aussi, ce soir?"
Il sourcilla. "Non c'est juste nous. Souviens-toi Emmett t'a dit qu'il te dirait en premier et qu'ensuite tu pourrais donner les informations que tu voudrais ou tu lui donnerais la permission de le faire. Pourquoi le demandes-tu?"
Bella regarda à travers la vitre mais Edward put voir qu'elle était renfrognée et qu'elle mâchouillait sa lèvre tout en pianotant sur l'accoudoir. Il avait remarqué qu'elle faisait ça quand elle était pensive ou inquiète pour quelque chose.
"Bella?"
Elle sursauta, "Hein?"
"Pourquoi demandais-tu si maman et papa venaient là-bas ce soir?"
"Oh et bien, je pensais non, je sais que j'aimerais qu'ils soient là, tu sais, comme ça nous saurions ensemble. Même Alice et Jasper, mais ce n'est pas comme si ça mettait en l'air tous leurs projets pour la soirée de venir écouter la pathétique histoire de ma vie, mais ne te tracasse pas c'était juste une idée," dit-elle avant de lui faire un sourire feint et de recommencer à regarder à l'extérieur.
Il soupira et retint un grognement tout en arrivant dans l'allée d'Emmett.
"Isabella?"
Elle se tourna vers lui pour le regarder.
Il s'assura de garder un contact avec ses yeux car il lui semblait que c'était l'un des moyens de la convaincre qu'il était sérieux. " Est-ce que tu voudrais que mes parents, Jasper et Alice viennent ce soir? Oublie que c'est un fardeau ou toute autre idée ridicule que tu as soulevée et réponds juste à cette maudite question - est-ce que tu veux qu'ils viennent ou non?"
Pendant un instant il put voir sa colère fuser en entendant le ton autoritaire qu'il avait employé mais elle se mordit les lèvres et répondit calmement : "Je voudrais qu'ils soient tous ici avec moi si ça ne te dérange pas."
Il se pencha en avant et avant qu'il puisse penser à ce qu'il faisait il lui attrapa le menton et fixa ses orbes marron. "C'est ça ma fille! Il faut juste que tu demandes, d'accord, mon cœur?"
Elle acquiesça et Edward se pencha pour poser ses lèvres juste au coin de sa bouche.
Il entendit un souffle s'échapper des lèvres de Bella et il sentit ses doigts déboutonner un de ses boutons blancs mais il recula et lui sourit largement. "Une autre fois, Isabella, mais pour l'instant allons-y."
Bella était toujours sous le choc alors qu'Edward ouvrit sa portière et l'aida à sortir. Elle trébucha contre lui et il eut un petit rire en la stabilisant et sans dire un mot il ouvrit la portière à Roscoe qui n'attendit pas mais au contraire, se précipita dans la cour de devant pour faire le tour de la maison sans regarder derrière lui.
Bella put entendre les cris de bienvenue des enfants pour le chien alors qu'elle et Edward suivaient l'allée sur le côté de la maison.
Emmett et Rosalie étaient assis sur leur terrasse, à l'arrière de la maison, dans de grandes chaises avec des coussins tandis que Jed et Emma couraient avec Roscoe.
Emmett sourit lorsqu'il vit Bella et se leva immédiatement et se dirigea vers elle pour l'étreindre. "Salut, Bella, ça fait plaisir de te voir."
Bella lui rendit son étreinte avant d'être tirée par les bras de Rosalie pour une autre accolade.
"Tante Bella! Par ici!" Bella leva les yeux pour voir Jed et Emma lui faire bonjour de façon extravagante. Elle eut un petit rire alors que Roscoe ramenait sa balle à Jed et repartait.
"D'accord, allons-y et prenons un verre, petit frère. Bella qu'est-ce que tu voudrais à boire?"
"N'importe quel soda fera l'affaire, Emmett, merci."
Lorsqu'Emmett entra à l'intérieur avec Edward, ce dernier lui dit que Bella voudrait que le reste de la famille soit là et Emmett sourit. "Elle est vraiment très courageuse cette petite. Elle ne sait pas ce que je vais lui dire et elle veut que nous soyons près d'elle! Eh bien je pense que c'est une excellente idée, je vais appeler papa et Jas." Il se dirigea vers le téléphone de la cuisine et quelques minutes plus tard il se frotta les mains. "Ils seront là dans quelques minutes - il semblerait que nous allons avoir un repas à la fortune du pot!"
Lorsqu'Emmett informa Rosalie que son repas était devenu un dîner pour huit adultes, un ado et quatre enfants au lieu de quatre adultes, elle hocha la tête en riant et demanda à Bella de l'aider à réorganiser la table dans la salle à manger.
Bella se sentit mal et essaya de s'excuser auprès de Rosalie qui secoua juste la tête et sourit. "Bella, ça arrive plus souvent que tu ne le croies, s'il te plait ne t'inquiète pas. La semaine est assez chargée avec l'école, mon travail, le travail d'Emmett à la maison, à son bureau, pour que nous soyons vraiment faciles à vivre le week-end. En général nous rencontrons des amis pour des déjeuners ou des dîners et avec l'été qui touche à sa fin nous essayons d'en profiter tous les jours."
La salle à manger de Rosalie était intégrée dans le grand espace et l'immense table pouvait accueillir au moins seize personnes.
"Il s'agit d'un vieux comptoir de cuisine qu'Emmett et moi avons récupéré et remis en état. Je n'aime pas les choses qui sont trop assorties, c'est pour cela qu'aucune de mes chaises n'est identique."
Bella fit courir sa main sur le bois doux et chaud. "C'est magnifique. Quel âge a-t-elle?"
Rosalie rayonnait de fierté en arrangeant les coupes de fruits au milieu de la table. "Cette pièce date d'environ trois cents ans. Elle appartenait à un monastère français. Je suis tombée amoureuse de ce bois usé et très vieux. Il a été fait dans un morceau de bois étonnant compte tenu qu'il mesure près de 4 mètres 90.
Juste après ça, la porte d'entrée s'ouvrit et le chaos fit irruption. Mais plutôt que d'être accablée ou dépassée comme d'habitude, Bella reçut avec bienveillance la quantité d'étreintes, de souhaits et de questions sans fin.
"Hé tatie Bella, tu es jolie, tu te sens mieux?" - Chelsea
"Comment vas-tu? Oh cette robe est magnifique sur toi, le nouveau stock vient d'arriver, attends de voir ça!" - Alice.
"Où étais-tu passée, Belle?" - Brady.
"Tu vas mieux?" - Bree.
"Est-ce que tu manges assez? " Esmée.
" Tu ne devrais pas te reposer jeune dame?" - Carlisle.
Ce qui amusa Bella c'est que personne n'attendait qu'elle donne une réponse. On l'embrassait, on la serrait et ensuite on passait à la personne suivante.
Lorsque tout le monde fut passé, Jasper, amusé, lui fit un petit sourire.
"Hey salut Bella. Comment vas-tu?"
"Euh, bien?" dit-elle hésitante.
Il rit. "Ne t'inquiète pas, je suis un Cullen et ma famille a toujours cet effet sur moi." Le sourire s'effaça et il prit ses mains dans les siennes. "Je suis vraiment désolé pour ton épreuve, Bella."
Pour la première fois depuis qu'elle avait rencontré Jasper, Bella le regarda réellement. Elle regarda au-delà du regard désinvolte et du sourire charmant, le menton fendu et les fossettes légères et elle vit l'homme sympathique et chaleureux. Elle vit aussi le flic aux yeux aiguisés qu'elle connaissait ainsi que le 'psy' intriguant qui avait fait des allusions et elle se rendit compte qu'à la différence des autres membres de la famille il était timide et de nature beaucoup plus calme.
Elle lui sourit alors qu'une affection agréable était gravée dans son sourire et la réchauffait. "Merci Jasper. Cela signifie beaucoup pour moi. Tu n'es pas le genre d'homme à dire quelque chose qu'il ne pense pas."
Il secoua la tête. "C'est vrai - je ne le fais pas. Je ne peux pas imaginer ce que tu as traversé ou ce qu'il t'ait arrivé avant que tu n'arrives ici, mais je veux que tu saches que si tu as besoin de quelque chose, ou si tu veux parler à quelqu'un, je suis là. Je suis vraiment désolé pour tout ce qu'il s'est passé avant."
"Merci je garde ça en tête."
Bella le vit regarder autour d'eux pour voir si sa mère ou Alice étaient à proximité alors Jasper sourit plus largement et Bella vit l'étincelle de malice dans ses yeux alors qu'il se penchait pour lui murmurer à l'oreille. "Comme toi, je n'aime pas ces conneries non plus!"
Elle rit et secoua sa tête. "Alors le shérif a peur que sa femme et sa mère l'entendent dire des jurons?"
Il hocha la tête. "Certainement! Alice est peut-être petite mais elle a du punch et ma mère, et bien elle te ferait asseoir sur le perron avec du savon dans la bouche pendant cinq minutes ou plus si elle te surprenait à jurer!"
Elle sourit. "Laisse-moi deviner, les règles de May-May?"
Il lui fit un clin d'œil et passa son bras autour de ses épaules en la conduisant dans la salle à manger où tout le monde avait déjà pris place. "Tu vas t'intégrer parfaitement, Bells, tu connais déjà les règles et tout — bienvenue dans la famille, fillette!"
Jasper tira une chaise de façon théâtrale et Bella s'assit. Elle remarqua qu'elle s'était retrouvée entre Edward et Bree. Elle n'avait pas vu Bree depuis le soir où elle avait gardé les enfants et elle se demanda ce qu'elle pensait au sujet de cette grossesse cachée et de la fausse-couche qui avait suivi.
"Comment vas-tu Bree?" lui demanda-t-elle tranquillement.
Elle lui sourit timidement. "Oh Bella! J'ai tellement de choses à te raconter! Je ne peux plus attendre que tu viennes dans l'appartement du garage — nous allons passer de bons moments ensemble!"
"Je ne pense pas que je vais avoir du temps pour m'amuser Bree, je vais avoir des tonnes de choses à étudier, ce qui me rappelle que je dois trouver un café internet près d'ici — avons-nous quelque chose comme ça en ville?"
Bree hocha la tête. "Eh bien, ce n'est pas un café internet mais Mme Cope a deux ordinateurs au bureau de poste que tu peux utiliser et je pense qu'elle est tout à fait raisonnable dans ce qu'elle demande comme participation."
"Mme Cope? Oh oui, je l'ai rencontrée elle parait un peu effrayante avec ses cheveux orange," dit Bella avec un sourire narquois.
Bree rigola, "Effrayante? Ce n'est pas la moitié de ce qu'elle est. Savais-tu qu'elle est la voisine d'Edward?"
Les sourcils de Bella remontèrent très haut. "Vraiment? Je ne l'ai pas vue de la semaine."
Bree rigola. " Et bien, je suis sûre que ce n'est pas faute d'avoir essayé, Mme Cope est la commère de notre ville, avec Darla qui travaille au bureau du shérif. Elles peuvent propager une histoire plus vite qu'un feu de forêt au mois de juin! Pourquoi crois-tu qu'Edward a quasiment un bois autour de chez lui? Lui et Monsieur Cope, qui est l'homme le plus doux qui soit, ont planté des arbres adultes et d'autres qui poussent vite et c'était après qu'il ait installé une clôture de trois mètres tout le tour de la maison!" Bella et Bree rigolèrent alors que la main d'Edward tapota le genou de Bella pour attirer son attention. " "Pourquoi rigolez vous toutes les deux ? " demanda-t-il tranquillement.
Bella sentit la rougeur se répandre sur ses joues en sentant la chaleur de sa main à travers le tissu léger de sa robe.
Elle lui sourit. "Et bien, elle me parlait des compétences d'espionne folle de Mme Cope."
Elle aimait la façon dont les yeux d'Edward se plissaient au coin et il lui sourit, ses cheveux fous ébouriffés en tous sens, ce qui donnait à Bella envie de passer ses mains à travers eux et elle essaya de se concentrer sur ce qu'il lui disait.
"… le coup final a été quand je l'ai attrapée debout sur un escabeau regardant par-dessus la clôture, alors qu'elle était au téléphone avec Darla qui lui demandait si j'étais slip plutôt que boxer! C'était un jour de lessive et j'étendais mon linge!" Bella leva les yeux et vit qu'Esmée et Carlisle souriaient en entendant cette histoire mais il y avait quelque chose de plus dans les yeux d'Esmée - presque de la satisfaction, alors que le regard de Carlisle montrait de la curiosité et de la spéculation.
Bella se redressa alors que Rosalie et Alice finissaient de servir le repas pour les enfants et enfin elles s'assirent avec eux.
Ils joignirent leurs mains et Emmett put dire la bénédiction. Bella se retrouva la main enserrée par celle d'Edward et reposant sur sa cuisse, et elle n'en entendit pas un seul mot à l'exception des derniers " … s'il vous plait soyez avec Bella lorsqu'elle entendra son passé et faites lui savoir que ce qui sera dit ce soir n'aura pas d'importance, qu'elle n'a jamais été une erreur ou un accident. Vous ne faites jamais d'erreur et Bella était destinée à vivre chaque moment de sa vie avant d'être amenée ici, là où vous voulez qu'elle soit maintenant. Merci mon Dieu, Amen."
Bella sentit la main d'Edward caresser la sienne brièvement avant de la lâcher.
L'une des nombreuses conversations qu'Edward et Bella avaient eues durant la semaine qui s'était écoulée concernait son refus absolu d'avoir quelque chose à faire à l'église. Un après-midi, Rose lui proposa de participer à un groupe de soutien qui portait le nom de "Trésors brisés", qui se réunissait deux fois par mois pour aider les femmes qui avaient subi la perte d'un proche. Bella n'avait pas été contre cette idée jusqu'à ce que Rosalie lui dise qu'il était dirigé par Craig et Betty Biers, le pasteur de la famille Cullen et sa femme.
Bella refusa poliment et quand Edward voulut en connaitre la raison, elle explosa en disant comment 'l'église ne voulait de gens comme elle" et elle refusa de parler de ça de nouveau. Sur le moment Edward avait laissé tomber parce qu'elle avait assez de choses à gérer. Il savait qu'à moment donné un pasteur ou une église l'avait rejetée.
Le dîner fut composé d'un mélange des différents dîners que chacun avait fait pour donner un délicieux repas. Esmée avait apporté ses côtelettes d'agneau grillés avec de petites pommes de terre rôties et une salade couscous, pois mange-tout, carottes, poivrons, oignons, tranches de mangues, tomates et petits oignons de printemps avec une belle vinaigrette. Alice avait fait des hamburgers au fromage pour les enfants, une salade de poulet rôti avec des petits pains frais et croustillants. Rosalie avait prévu une montagne de côtes de porc avec des ailes de poulet plus une montagne de frites et une salade verte ainsi qu'une salade de riz.
Bella ne pouvait pas s'empêcher de sourire en regardant la façon dont les Cullen se comportaient les uns avec les autres. Les trois frères plaisantaient et riaient ensemble mais au lieu d'exclure leurs femmes et sœur ils les faisaient participer à leur conversation enjouée. Bella n'était pas ignorée non plus, mais il s'agissait de sujets d'actualité, comme qui avait volé la dernière acquisition de Jessica à savoir sa grande boite à lettres extérieure en forme de vache qui apparemment avait disparu mais personne ne parla de l'enquête qu'Emmett.
Après le repas les hommes demandèrent aux femmes de profiter d'un petit moment sur la terrasse pendant qu'eux et les enfants débarrassaient les restes du repas.
Rosalie disparut et revint dehors avec une bouteille de crème de cacao et quatre petits verres.
Bella commença à secouer la tête mais Rosalie posa le plateau avant de se retourner vers elle. "Regarde Bella, nous savons tous que tu as passé une semaine de merde et il n'y a rien qui puisse alléger ta peine sauf notre soutien et notre amour. Mais de temps en temps du dois lâcher prise et de dire 'Au diable, tout ça!', t'asseoir et te détendre. Un petit coup ne va pas te faire de mal mais il peut tout simplement te détendre et tu pourras entendre ce qu'Emmett a à te dire. "
Bella regarda Alice puis Rosalie et finalement Esmée qui lui souriait. "On te surveille Bella," dit-elle doucement. Bella prit le verre et renifla, ses yeux roulèrent alors qu'elle sentait l'odeur lourde, riche et coupablement tentante du cacao.
Elle leur fit un signe de tête et elles lui firent un petit sourire en trinquant avec un "santé" calme et elles vidèrent leur verre.
Les yeux de Bella commencèrent à brûler avant que son visage ne devienne rouge et qu'elle commence à tousser, Alice regarda Rosalie et murmura, "poids plume" et les sœurs rigolèrent.
Bella retroussa son nez en regardant le verre, puis elle dit aux femmes réunies autour d'elle. "Cette merde est tout simplement méchante! Oh mon dieu, c'est dégoûtant!"
"Dégoûtant? Que se passe-t-il ici? Mon cœur tu vas bien? Qu'ont-elles — oh vous n'avez pas fait ça! Bella ne bois pas! A quoi pensiez-vous? " Edward était venu en entendant l'exclamation de Bella. Il savait exactement de quoi sa famille était capable - les trois femmes adultes de sa vie aimait se 'planquer' quelque part pour prendre quelques verres de crème de cacao Godiva et dès qu'Edward avait vu la bouteille et le verre dans la main de Bella et le dégoût sur son visage, il sut qu'elles lui en avaient offert.
Esmée roula des yeux pendant qu'Edward se précipita aux côtés de Bella, lui enleva le verre des mains pour mettre un bras protecteur autour de ses épaules. Alice ouvrit la bouche mais un regard d'avertissement de sa belle-mère lui suffit et le hochement de sa tête fit fermer sa bouche en un clin d'œil.
Edward les regarda l'une après l'autre d'un air irrité avant de regarder Bella à nouveau. Il se servit de son pouce pour essuyer une larme égarée sous ses cils à cause de la quinte de toux. "Emmett a dit que vous pouviez venir quand vous seriez prêtes."
Bella se lova contre lui pour un moment avant de réaliser ce qu'elle faisait et de s'en éloigner rapidement, elle carra ses épaules en prenant une profonde inspiration.
"Faisons-le,'" dit-elle calmement en rentrant sans regarder personne.
Edward fixa Esmée, Alice et Rosalie, " Sérieusement? Vous trois devriez mieux savoir quoi faire que de donner de l'alcool à - une adolescente!"
En disant le mot il fit la grimace, ce qui fit rire Alice plus fort. "Oh ouais! Quelqu'un a un béguin pour une adolescente!" ricana-elle en le poussant en avant.
"Non!" cracha-t-il. "Et tu pourrais parler moins fort! Je ne veux pas que Bella t'entende! Tu vas lui faire piquer une crise!" grogna-t-il en se dirigeant à l'intérieur.
Esmée, Alice et Rosalie regardèrent comment il rattrapa Bella et la dirigea vers l'un des canapés du salon.
"Comment se fait-il qu'il ne s'en aperçoive pas?" demanda Alice tranquillement.
"Oh je pense qu'il le sait mais que ça le met dans tous ses états! Vois la façon dont il la regarde, et la façon dont elle le regarde quand elle pense que personne ne la voie!" rétorqua Rosalie.
"Les filles, je veux que vous les laissiez tranquille, vous entendez? Laissez-les travailler sur ça tous les deux. Elle est tellement vulnérable et définitivement pas prête à avoir une relation et il doit apprendre à se laisser ressentir quelque chose qui ne le fera pas fuir. Je pense qu'ils ont un chemin long et difficile à parcourir," dit Esmée tranquillement.
A ce moment précis, Emmett fit son entrée dans la pièce. "Bien. Bree a été d'accord pour s'occuper des enfants et elle leur lit une historie, alors Bella? Tu es prête? Tu es certaine que tu veux que tout le monde soit là?" demanda-t-il.
Elle pouvait sentir les yeux de tout le monde braqués sur elle mais elle refusa de regarder. Au lieu de cela elle tourna son regard vers l'homme qui représentait beaucoup pour elle, elle était terrifiée par les sentiments qu'elle éprouvait.
Edward lui sourit. "Rien de cela ne fera une différence pour nous, d'accord?"
Elle hocha la tête et lui fit un sourire rapide en retour avant de regarder vers Emmett. "Je suis sûre que je suis, euh, reconnaissante que vous tous soyez venus ici, pour moi."
"D'accord Bella c'est ton histoire. Tu peux m'arrêter n'importe quan, si tu veux, tu as juste un mot à dire, tu as compris?"
Elle murmura qu'elle avait compris.
Tout le monde se tourna pour regarder Emmett alors qu'il ouvrait une boîte de rangement et en sortit quelques éléments. Elle haleta, "Tu me fais chier!"
*NdT : Test qui permet de savoir si une personne a le niveau pour entrer à l'université et qui dure 3h45 minutes qui concerne les maths, la rédaction ainsi que la compréhension écrite, on peut obtenir de 600 à 2400 points.
Je suis désolée, comme l'auteur, que ça s'arrête ici.
Le chapitre suivant sera très riche en révélations et en émotions de toutes sortes …
A la semaine prochaine!
