Hope Springs appartient à justginger
CETTE FIC EST RATED M
CHAPITRE 15
Un pas en avant…
Edward vit comment Bella en arriva à la mauvaise conclusion et il sut qu'il devait dire quelque chose très vite avant que ça ne dégénère.
Ses mains se levèrent alors qu'elle était sur le point d'ouvrir la bouche. "Attends!"
Les yeux de Bella se plissèrent en alerte.
Il ignora son regard noir et continua à parler. "Attends juste. Avant d'exploser pour dire que je prends avantage sur toi, il faut que tu m'écoutes. Est-ce que tu peux faire ça?" Elle hocha la tête et ouvrit sa bouche mais Edward mit un doigt au-dessous de son menton, "Peux-tu m'écouter sans m'interrompre ou discuter avec moi? S'il te plait Bella?"'
Elle lui fit un signe rapide et retourna s'assoir sur les coussins du canapé.
Il soupira et s'assit près d'elle mais cette fois bien en face d'elle, leurs genoux se touchaient, avant qu'il se penche en arrière et prenne sa main dans la sienne.
Les yeux de Bella étaient tournés vers ses mains.
"S'il te plait regarde-moi."
Ses yeux se relevèrent pour rencontrer les siens.
"Je ne disais pas ça parce que je ne voulais pas que nous ayons une relation, Bella…" commença-t-il mais elle secoua la tête et ouvrit la bouche.
Les sourcils d'Edward se relevèrent. Il attendit qu'elle ferme sa bouche de nouveau et il fut amusé et vraiment allumé quand il la vit faire son adorable moue, sa lèvre inférieure dépassant celle de dessus.
Il s'éclaircit la voix et recommença. "Ne te trompe pas en pensant que je ne te veux pas Bella. Tu as pu sentir à quel point je tiens à avoir une relation physique avec toi." Ses yeux sombres tenaient les siens captifs jusqu'à ce qu'elle se tortille et rougisse sous son regard de prédateur.
Edward fit un petit sourire de satisfaction et hocha la tête. "C'est vrai Bella, je te veux. Je veux découvrir chaque partie de toi. Ne te trompe pas, amour, je veux t'enlever chaque vêtement de sur ton corps et découvrir quels trésors tu caches."
Bella se demanda s'il était possible de jouir sans même se toucher. Alors que les mots d'Edward se propageaient autour d'elle, elle se retrouva hors d'haleine ces mots évoquant des images de quelque chose qu'elle n'avait jamais connu : la luxure. Le désir. Le besoin. La nécessité.
Edward vit tout cela. Il regarda les yeux de Bella devenir translucides et brillants, la façon dont sa respiration s'accéléra et la petite pulsation qui battit dans sa gorge comme les ailes d'un colibri.
Putain.
Il fallait qu'il s'éloigne d'elle et il se déplaça, reculant doucement. Il fit glisser une main nerveuse à travers ses cheveux et les ratissa de ses doigts.
Bella fronça les sourcils. "Alors pourquoi as-tu arrêté? Un peu plus tôt," précisa-t-elle, "Pourquoi as-tu arrêté?"
Il secoua la tête. "Parce que je veux plus qu'un coup rapide, Bella. Je veux beaucoup plus que ça avec toi," dit-il gentiment en effleurant sa mâchoire avec le dos de sa main.
Elle rougit et n'essaya pas d'arrêter son sourire qui s'étirait en entendant Edward employer ces mots de cette façon, c'était incroyablement sexy. "Ouais?"
Le cœur d'Edward lui fit mal en entendant le ton incertain de sa voix.
"Hé maintenant d'où provient cette insécurité? Je n'ai jamais dit que je te voulais uniquement pour ça."
Elle sourcilla. "Tu n'as jamais dit que tu me voulais, non plus. Tu ne m'as même jamais embrassée."
C'était au tour d'Edward de douter. "Je ne l'ai jamais fait?"
"Non," dit-elle en soupirant.
Il réfléchit pendant un moment. "Bon alors, nous avons un tas de raisons de nous réjouir n'est-ce pas?" dit-il avec un petit sourire.
Bella le regarda bouche bée. "Quoi? Tu es sérieux? Tu ne vas même pas m'embrasser?"
Il se rassit et sourit en secouant la tête. "Pas maintenant. Pour l'instant nous allons d'abord travailler sur notre relation amicale. Nous avons beaucoup de temps à rattraper et il y a beaucoup de choses énormes qui se passent dans ta vie en ce moment. Je comprends cela et je suis très fier de toi, et c'est l'une des raisons pour lesquelles il faut que nous prenions le temps. Bella. Je souhaite explorer ce que nous avons," ses longs doits firent un geste entre eux, "dans la chambre et à l'extérieur aussi. Je veux te connaitre encore, et je veux que tu me connaisses. Je suis fatigué d'être près de toi et de prétendre que je veux simplement être ton ami, mais si c'est ce que tu veux, alors c'est ce que je serais."
"Je te veux tellement," dit-elle.
"Je veux être tellement plus que ça : ton ami, ton amant, ton partenaire, ton petit-ami. Je veux tout ça avec toi Bella Swan." Il se rassit et relâcha sa main.
"Maintenant, qu'en penses-tu ? Que veux-tu pour nous?" demanda-t-il.
Elle mordit sa lèvre et essaya de détourner le regard, mais les yeux d'Edward l'attirèrent encore. "Je - je putain! Ça ne fait qu'un putain de jour que tu es à la maison et je reste complètement sans voix auprès de toi!" Elle se leva du canapé et traversa la pièce, elle se dirigea vers la bouilloire y mit un peu d'eau avant de l'allumer. Elle leva les yeux vers l'horloge et remarqua, choquée, que l'après-midi était bien entamé.
"Est-ce que tu voudrais quelque chose à manger ou à boire? J'ai faim," dit-elle en regardant dans le réfrigérateur et en remerciant silencieusement Esmée en voyant la daube de bœuf et la tarte aux pommes. Il y en avait assez pour eux deux et si elle ajoutait du riz elle s'assurait qu'Edward aurait assez à manger.
"Tu n'as pas à faire ça." Bella sursauta quand Edward parla derrière elle et elle se retourna pour lui faire face appuyant ses bras contre le comptoir.
"S'il te plait tu veux bien arrêter de me faire peur, putain?"
Il recula et se mit à rire et Bella s'émerveilla de voir combien il était beau avec la tête rejetée en arrière. Elle aimait le voir si insouciant et heureux.
"Désolé, chaton peureux," dit-il en riant.
L'eau dans la bouilloire était chaude et Edward s'avança. "Je vais préparer le thé et j'aimerais bien manger quelque chose," dit-il tranquillement.
Bella sentit son cœur bégayer. "Bon nous avons la cocotte irlandaise de ta mère, avec du riz et puis la tarte aux pommes avec de la crème fraîche."
L'estomac d'Edward gronda et ils rirent tous les deux.
Soudain toute la tension et l'angoisse des dernières heures se dissipèrent alors qu'ils travaillaient ensemble dans la petite cuisine. Il fit une salade pour compléter le repas puis il mit la table devant la baie vitrée pendant que Bella fit réchauffer le plat et cuire le riz.
Ils parlèrent de leur vie lorsqu'ils étaient séparés tout en s'affairant dans la cuisine. Elle lui dit combien l'appartement était bien conçu et il en convint. Et lui dit aussi que Jasper et Emmett avaient trouvé que la cuisine était trop petite à l'origine pour pouvoir se déplacer convenablement. Lorsqu'Edward avait aménagé là la première fois, il avait modifié la pièce principale et l'avait transformée en une grande pièce style loft avec un comptoir contre le long mur qui était devenu la "cuisine" et un autre comptoir avec un espace de rangement. Au lieu de casser la ligne des comptoirs il avait mis en dessous un frigo et un petit congélateur. La tablette au-dessus du comptoir était devenue une étagère où l'on pouvait ranger les ustensiles de cuisine dans un pot blanc. Les lignes étaient très modernes et bien définies et le mélange de l'ancien et du neuf dans la grande pièce s'accordait bien. Le haut plafond et les boiseries en chêne entourant la fenêtre la rendaient chaleureuse et confortable.
Bella lui parla de ses mois de folie depuis qu'il était parti - son GED, sa demande puis son admission à l'université, sa recherche d'un logement et le rattrapage de tout son retard. Elle exprima son inquiétude d'être si étroitement surveillée par la faculté si elle ne pouvait pas faire face ou si elle relâchait ses efforts, puis elle lui donna avec fierté ses notes à ce jour.
Il l'étreignit et embrassa son front, pas comme Emmett ni Carlisle le faisaient et cette fois Bella trouva du réconfort dans ce geste affectueux.
Une fois que le repas fut prêt, elle le servit dans des assiettes chaudes après quoi elle glissa la tarte dans le four.
Elle se tourna pour voir qu'Edward avait mis la table et il avait trouvé une bouteille de vin. Quand elle avait aménagé elle avait remarqué qu'il y avait un casier à vin au bout du comptoir de la cuisine. Il était rempli d'un assortiment de vins rouge et blanc mais elle n'en avait jamais pris. Elle n'en buvait pas normalement et elle n'aurait jamais ouvert une bouteille pour elle toute seule.
Il lui demanda si elle voulait du vin et il leur en versa un plein verre alors que Bella apportait les assiettes sur la table.
Il faisait presque nuit dehors même s'il n'était que dix-sept heures.
Ils s'assirent et commencèrent à manger. Ils réalisèrent tous les deux combien ils étaient affamés et ils mangèrent dans un silence confortable qui fut seulement interrompu par un 'passe-moi le sel' ou 'plus de salade?'
Lorsqu'ils eurent fini de manger, Edward se leva, ramassa leurs assiettes et les posa sur l'évier. Bella resta assise à apprécier son vin.
Edward chargea le petit lave-vaisselle qu'il avait installé là et se retourna pour faire face à Bella. Elle était si belle dans la chaude lueur des lumières. Ses cheveux brillaient dans son dos et ses doigts lui démangeaient de caresser ses mèches entre ses doigts.
Il avait éteint les lumières du plafond plus tôt et avait allumé la petite lampe de la table ainsi qu'un halogène.
Elle le regarda et il reconnut l'éclat de désir et d'honnêteté dans ses yeux.
"Es-tu prête à répondre à ma question maintenant, amour?" demanda-t-il en marchant vers la table et en s'asseyant.
Elle mordit sa lèvre et lui fit un rapide signe de tête.
"Je sais que tu penses que je suis trop jeune, mais honnêtement Edward, je pense que je n'ai jamais été jeune. Après avoir parlé au pasteur Craig et à Betty, j'ai finalement accepté d'aller à ce groupe de soutien avec Rosalie et je dois dire que ça m'a aidée. Ça m'a aidée aussi parce que Betty a vécu cette expérience et qu'elle sait ce que c'est de perdre un bébé et je n'ai pas trouvé de jugement, seulement de l'acceptation, tu comprends?" Il hocha la tête. "C'est un endroit sûr et tu avais raison encore une fois, Betty et Craig sont des gens vraiment bien et ils ne m'ont même pas poussée à venir à leur église." Elle roula des yeux pour faire bonne mesure et Edward rigola.
"Tu sais aussi que j'ai consulté Jasper et il a été formidable. Je me suis rendue compte que j'étais toujours à côté de la plaque avec à peu près tout le monde," commença-t-elle tranquillement. Elle regarda ses doigts qui traçaient des dessins sur la table. Avec une profonde inspiration elle regarda Edward. "Je sais que j'ai été violée, Edward. Au début quand Kébi me l'a dit à l'hôpital, je ne voulais pas la croire. J'aimais le bébé qui grandissait en moi et je ne pouvais pas croire qu'il soit le résultat d'un viol."
Elle chassa une larme de ses yeux et prit une gorgée de vin avant de regarder Edward de nouveau. Cette fois-ci il fit glisser sa chaise plus près d'elle et posa sa main sur la table.
Son message silencieux était fort et clair : je suis ici pour t'aider si tu as besoin de moi.
Elle regarda sa main, rapprocha sa chaise et glissa sa main dans la sienne.
La bouche d'Edward se recourba pour former ce sourire tordu qui faisait tressauter son cœur alors que ses doigts se refermèrent autour de sa petite main. Il leva les mains jusqu'à sa bouche et déposa un tendre baiser sur le dos de sa main.
A peine plus fort qu'un murmure, elle se remit à parler en regardant la tête cuivrée penchée sur sa main. "Je n'ai jamais ressenti aucune attirance s- sexuelle pour personne jusqu'à ce que je te rencontre, Edward," balbutia-t-elle.
Le cœur d'Edward battait tellement vite qu'il crut qu'il allait s'arrêter. Il voulait aller le crier sur le toit mais il se força à ne pas lever la tête craignant de lui faire peur. Il était enchanté que Bella puisse finalement s'ouvrir à lui et il était déterminé à ne pas ruiner ce moment.
"Je n'ai jamais embrassé personne. Je ne me suis jamais caressée avant. Je n'ai jamais voulu mais quand tu es près de moi, je ne fais que penser à ça. Tu m'éblouis! C'est comme s'il y avait quelque chose qui me faisait mal profondément et qu'il n'y ait que toi qui puisses calmer cette douleur … Je veux que tu la prennes, Edward. Tu me fais ressentir des choses sombres et presque dangereuses. C'est comme si je ne me reconnaissais plus moi-même." Les épais sourcils d'Edward bougeaient alors qu'il regardait le visage aimé de Bella.
Sa lèvre inférieure était enflée et rouge d'avoir été mordillée. Ses joues étaient bien rouges aussi et Edward ne savait pas vraiment si c'était à cause du vin ou du sujet de la conversation mais les pommettes de Bella étaient mieux définies et plus délicates. Elle fixait leurs mains jointes et il céda à la tentation, il attrapa une de ses mèches et la remit derrière son oreille.
Elle sursauta au contact de ses doigts contre sa peau.
Ses yeux étaient de grandes piscines de chocolat dans la lumière chaude. "Tu vois? C'est de ça dont je te parle. Comment suis-je supposée être ton amie quand tout ce à quoi je peux penser c'est que tu me touches?" dit-elle frustrée.
Il changea de position juste au moment où le four sonna. Elle se leva rapidement et sortit la tarte du four. Elle la posa sur le comptoir pour qu'elle refroidisse quelques minutes.
Au lieu de revenir à table elle resta debout, le dos appuyé au comptoir, fixant Edward émerveillée et impatiente.
"Je te veux. Je te l'ai dit tout à l'heure. Je veux tout partager avec toi. Je veux être ta meilleure amie et ta copine. J'aime comment ton esprit fonctionne. Je te trouve intéressant et drôle même si tu es un peu coincé et étouffant parfois, mais il y a autre chose, quelque chose qui est caché et sauvage en toi." Edward fit mine de bouder et Bella lui fit un petit sourire satisfait.
Ses yeux s'obscurcirent alors qu'elle continuait. "Je ne suis pas Shakespeare Edward ; alors je dis seulement ce que je pense. Je veux que tu me prennes, de toutes les façons possibles. Lorsque j'ai mal là, je veux que tu me couches par terre et que tu me prennes durement. Parfois quand je suis fatiguée et que je pense à toi, je veux que ce soit lent et long. Je veux t'embrasser partout. Je veux savoir à quoi ton pénis ressemble, parce que ça me parait bien." Bella avait laissé tomber sa timidité et cette fois c'était Edward qui resta bouche bée et haletant alors que Bella lui souriait.
"Je n'ai eu de rapports sexuels que trois fois. La première fois Tyler m'a fait saigner parce que j'étais trop sèche. La deuxième et la troisième il a utilisé du lubrifiant de la clinique mais il était en colère et ivre. Mais je veux avoir des relations sexuelles avec toi. Je veux te sentir à l'intérieur de moi. Je sais que c'est différent si la femme est excitée, tu sais, moins mal, et je te promets que j'essaierai de faire en sorte que ce soit bon pour toi aussi, mais…" Bella reprit son souffle parce qu'elle ne s'était pas arrêtée une seule fois au cours de sa tirade.
Edward saisit l'occasion pour se lever rapidement et se poster devant Bella en posant fermement sa main sur sa bouche.
"S'il te plait. Arrête, doux Jésus, Bella! Arrête de parler ou alors je vais venir dans mon pantalon comme un adolescent de douze ans!" grogna-t-il à moitié frustré.
Il vit les lèvres de Bella se recourber en un sourire et il plissa les yeux et grogna de nouveau. "Tu penses que c'est amusant, chaton peureux? Hein? Tu penses que c'est amusant de me narguer en me disant ce que tu imagines, ce que tu sentirais lorsque je pousserai ma bite au fond de ta jolie chatte?"
Bella haleta derrière sa main et Edward rigola avec une satisfaction malicieuse. S'il ne dormait pas et bien, elle non plus!
"Oh je sais que ton humide et incroyable chatte est mignonne, amour. Tu vois, tu es si belle qu'il ne peut en être autrement. Je parie qu'elle est chaude et humide et qu'elle a un goût sucré. Et Bella…" la tête d'Edward tomba de sorte que sa bouche soit placée tout contre son oreille. "Je ne peux pas attendre pour te goûter, douce jeune fille." Il sentit son corps se raidir alors qu'un gémissement sourd s'échappait de la bouche de Bella.
Il appuya son corps contre le sien jusqu'à ce que leurs poitrines se touchent.
"Hmm, tes mamelons sont si durs et dans le besoin, Bébé. Je parie que tu voudrais que je les suçote, hum? Font-ils mal, ont-ils besoin d'un peu de soulagement?" Il eut un petit rire sombre alors qu'il effleurait délibérément ses seins tendus avec son torse avant de reculer alors que dans le même temps Bella essayait de taper sur son pied avec le sien nu et que ses dents essayaient de mordre sa paume.
"C'est tellement injuste, Edward! Tu es un putain d'allumeur!" Elle le foudroya du regard avant de se retourner pour couper deux parts de tarte et de les napper de crème fraiche. Elle prit sa part et avec un autre regard de reproche, elle s'assit dans le seul fauteuil de la pièce.
Edward s'affala sur le canapé avec un petit sourire réjoui et sa part de tarte. Il ne put résister et ronronna en regardant sa cuillère avec reconnaissance.
Elle lui lança un regard noir avant de décider que 'sa réaction était normale'. Elle sut qu'elle devrait planifier sa vengeance très attentivement, ainsi Edward souffrirait pendant plus longtemps.
Il vit bien le petit sourire qu'elle lui fit alors qu'elle finissait de manger sa part de tarte.
"Qu'est-ce qu'il se passe dans cet esprit fascinant qui est le tien, Isabella?" demanda-t-il alors qu'elle mit son assiette dans le lave-vaisselle et enveloppa le reste de tarte pour qu'Edward le prenne avec lui."
Bella fit bouger ses sourcils. " Ça, mon cher ami c'est moi qui le sait et c'est à toi de le découvrir! Il faut que tu prennes ce reste de tarte avec toi. Je suis sûre que tu n'as pas grand-chose à manger chez toi," dit-elle.
Il sourit. "Merci, bien que nous soyons supposés aller chez maman et papa pour le réveillon et pour le jour de Noël. C'est la fête - les enfants dorment dans la salle de jeu et nous retrouvons tous nos anciennes chambres et puis le matin de Noël c'est le chaos et maman peut nourrir une armée avec la quantité de nourriture qu'elle prépare à cette occasion."
Bella sourit. "Ça parait très … différent de tout ce que j'ai connu. D'accord, pas le fait de dormir à cinq dans une même chambre mais le reste parait bien," dit-elle avant de bailler et de mettre rapidement la main devant sa bouche.
"Oh, désolée!" balbutia-t-elle.
Edward se leva et s'étira. "Non, c'est bien nous avons besoin de sommeil tous les deux. " Sans attendre une réponse, il alla à la salle de bain puis mit ses bottes dans la chambre avant de revenir dans le salon pour prendre sa veste et son écharpe.
Elle ne put résister à se mettre face à lui et lorsqu'il se pencha, elle enroula l'écharpe autour de son cou. Elle tapota son torse dur et il se redressa.
Elle se lécha les lèvres. "Tu es devenu plus dur." Edward rigola bruyamment et elle devint écarlate.
"Ce que je voulais dire, ton corps est devenu plus musclé … putain … ça ne parait pas mieux, si?" murmura-t-elle alors qu'Edward ricanait et secouait la tête.
"Pas vraiment, mais je comprends ce que tu dis. J'ai beaucoup travaillé à Living Hope. Ça fait partie du programme, tu sais, s'entrainer tous les jours. Alors je courais tous les jours, je soulevais des poids et je jouais beaucoup au basket. Ça plaisait beaucoup aux jeunes."
Edward lui avait parlé des personnes qu'il côtoyait à Living Hope ainsi que des jeunes avec qui il avait été en contact.
Bella défroissa sa veste par dessus son torse. "Je suis sûre qu'ils aimaient d'avoir près d'eux. J'espère qu'un jour je pourrais en rencontrer quelques-uns," dit-elle.
Il sourit. "Et bien Brandon et Megan viendront pour Pâques et puis, je te l'aurai demandé, est-ce que tu voudrais venir avec moi à Living Hope, peut-être pendant l'été?"
Bella fronça le nez. "Bon il faudra sûrement que j'aille en cours pour avoir des crédits supplémentaires mais ce ne sera certainement pas pour tout l'été, alors pourquoi ne verrions nous pas ça quand le moment sera venu?"
Il sourit, entoura sa taille de son bras et il la tira contre lui. "Dors bien, amour. Je te verrai demain."
Elle soupira quand Edward se pencha et l'embrassa sur la joue doucement.
" Bon'nuit Edward."
Alors qu'il descendait les marches à grandes enjambées, elle l'interpella. "Edward?"
Il s'arrêta, se retourna et le cœur de Bella fit un bond en voyant son regard à couper le souffle qui magnifiait sa beauté.
"Ouais?"
"Est-ce qu'un jour tu vas m'embrasser correctement?"
La bouche d'Edward forma se sourire tordu et sa peau brûla alors que ses yeux la parcouraient. "Un jour."
Elle mordit sa lèvre. "Bientôt?"
Il rigola."Accroche du gui, Isabella et nous verrons ce qu'il se passe…" dit-il alors qu'il se retournait et descendait le reste des marches, laissant Bella tremblotante et le souffle coupé.
Elle poussa et verrouilla la porte d'entrée et se précipita à la baie vitrée pour le voir partir.
Une fois qu'il fut loin, elle prit l'un des coussins du canapé et dansa autour de la pièce en serrant le coussin. "Ohmondieu! Ohmondieu! Ohmondieu! Edward Cullen me veut!" hurla-t-elle en riant et en s'effondrant sur le canapé, ressemblant à une adolescente pour la première fois.
Elle souhaita avoir une bonne copine qu'elle pourrait appeler. Brianna ? C'était hors de question. Esmée? C'était sa mère pour l'amour de Dieu!
Alice ou Rosalie? Hummm…
Elle alla dans sa chambre et prit son téléphone en composant le numéro d'Alice.
"Votre correspondant n'est pas disponible…"
Merde!
Avant de perdre sa détermination elle composa le numéro de Rose. " Hey Bells, quoi de neuf?"
Elle roula sur son dos et fixa le plafond de la chambre. "Rose? Euh, Edward est rentré…"
"C'est vrai?"
"Ouais et euh, nous avons eu une dispute et puis nous nous sommes réconciliés en quelque sorte et bien…"commença-t-elle nerveusement mais Rosalie l'interrompit.
"Vraiment dis-moi tout - attends, ne quitte pas - Chéri? … Je prends un bain d'accord?... peux-tu m'amener un verre de vin?..." Il y eut le bruit d'éclaboussures d'eau et Bella rigola à la pensée de Rosalie s'installant dans sa baignoire tout en parlant au téléphone. "C'est bon maintenant, dis-moi tout!"
Une heure plus tard elle raccrochait et se levait. Elle savait que Rosalie était la bonne personne à appeler - Bella avait un plan.
Elle éteignit les lumières et fut prête à se mettre au lit. Elle se coucha, fixant l'obscurité pensant à ce qu'il s'était passé aujourd'hui.
Elle n'aurait jamais pensé que cette journée allait se dérouler ainsi. Elle ne pouvait pas croire qu'Edward était revenu et qu'il lui avait dit qu'il voulait avoir une relation avec elle. Elle avait peur qu'il la blesse mais elle n'avait aucune idée de ce qu'était une véritable relation, mais elle savait une chose pour sûr : elle voulait prendre tout ce qu'elle pouvait avoir avec Edward. Elle était sûre qu'il en valait la peine.
Elle se demanda si elle pourrait avoir tout, même ce dont elle n'avait jamais osé rêver auparavant.
Ooo HS ooO
Esmée était à la fenêtre de sa chambre en train de regarder la faible lumière du camion d'Edward qui s'éloignait dans l'allée.
Elle laissa retomber les rideaux à leur place mais pas avant de remarquer que Bella dansait dans son salon avant de disparaitre de sa vue.
Elle soupira alors que deux mains chaudes glissèrent sur le satin qui la recouvrait, elles allèrent vers le bas et s'emparèrent de ses hanches. "Viens Chérie, allons nous coucher," dit Carlisle d'une voix faible qui résonnait dans sa poitrine et qui rendit les genoux d'Esmée tout mous.
Elle souffla en se tournant dans les bras de son mari et elle glissa ses petites mains dans la ceinture de son jeans qui était déboutonné et qui tombait bas sur ses hanches. Il avait enlevé sa chemise et Esmée fit glisser ses mains sur son torse, ses doigts caressant le tatouage noir et gris du lion et le mot CULLEN sur ses pectoraux en inspirant faiblement.
Ça l'étonnait toujours qu'après toutes ces années ensemble leur passion soit intacte.
Elle inclina la tête jusqu'à ce qu'elle puisse fixer ses yeux bleus. "Si ton fils a hérité tes traits de caractère, cette fille va avoir des ennuis."
Carlisle sourit et bougea sa tête pour poser ses lèvres sur les siennes. "Sacrée May, tu es très sexy et si belle, tu fais ressortir le 'mauvais garçon' qui est en moi!"
Elle rigola et poussa un cri quand Carlisle la balança entre ses bras alors qu'il continuait à marcher à travers la pièce en se rapprochant du lit où elle rebondit en douceur.
Ses gloussements se transformèrent en hoquets quand les mains de son mari trouvèrent le fond de la très sexy, bien que très simple robe d'intérieur bordeaux. "Enlève-là ou dis-lui adieu!" grogna Carlisle alors que ses yeux devenaient noirs.
"M- mais on vient juste de l'acheter à New-York! Tu ne ferais pas ça!" Elle s'éloigna de lui qui était à moitié accroupi.
Carlisle fit un bruit de désapprobation et sa main s'enroula autour de sa cheville. "Trois… deux… un…"
"D'ACCORD! D'ACCORD!"cria-t-elle à moitié avant de jeter la robe à travers la pièce.
De l'autre côté de la maison, Bree augmenta le son de son Ipod en tournant une page de son livre et elle secoua la tête avec un sourire narquois. Ses parents ne faisaient pas un mystère du fait qu'ils s'aimaient avec acharnement et qu'ils se sautaient dessus comme des lapins.
Bien des années auparavant Esmée et Carlisle avaient fait insonoriser leur suite et cela atténuait la plupart des sons, on ne distinguait que de légers bruits feutrés sauf parfois les cris perçants qu'Esmée poussait.
Bien qu'elle agisse comme si elle ignorait leurs activités, secrètement Brianna aimait le fait qu'ils soient tellement absorbés l'un par l'autre et elle se demandait si elle et Riley aurait jamais ce genre d'amour et de passion, ou si elle trouverait ça avec quelqu'un d'autre.
Elle l'espérait.
Ooo HS ooO
Le lendemain matin Edward fut réveillé par quelqu'un qui frappait à sa porte d'entrée. Il grogna en se mettant un t-shirt à manches longues et descendit.
Putain? Ça ne faisait qu'un jour qu'il était rentré et les fous le sollicitaient déjà?
"… si c'est Randall avec une de ses idées abracadabrantes, je jure, je vais…" Edward marmonnait encore pour lui-même en ouvrant la porte quand il fut attaqué par Roscoe qui dansait autour de lui, avant de mettre ses pattes avant sur sa poitrine et de lui sauter dans les bras.
"Salut mon gars!" Edward se tourna et se dirigea vers le salon. Il s'assit dans le canapé et laissa son chien le lécher, gémir puis finalement lui aboyer pour montrer qu'il avait désapprouvé d'être abandonné.
Finalement Edward se leva et il remplit rapidement les bols de Roscoe. Ce dernier était disposé à lui pardonner aussi longtemps qu'il lui donnerait à manger.
Une fois qu'il eut mis la cafetière en marche il salua sa mère.
"Hey M'am … euh, que fais-tu là si tôt?" demanda-t-il en se grattant la tête.
Elle hocha la tête et fit un geste de la main vers lui. "Va te doucher et te raser. Je vais préparer le petit déjeuner pour nous."
Il sourcilla, sa mère ne semblait pas très heureuse et elle ne lui avait pas posé de question.
"Oui Madame," dit-il avec un petit salut, ce qui lui valut un autre regard noir.
Il se doucha et se rasa en un temps record. Il commença à se sentir un peu nerveux en se demandant pourquoi Esmée était là à sept heures du matin, un samedi.
Il mit des jeans foncés, un T-shirt et une chemise écossaise par-dessus puis il descendit.
Esmée était près de la cuisinière en train de faire griller du pain français et du bacon. Sur le comptoir deux places étaient préparées et Edward se dirigea vers les mugs de café chaud en prenant un siège.
Elle amena les assiettes et s'assit près d'Edward.
Elle prit son couteau et sa fourchette et commença à manger, pendant qu'Edward sirotait son café et regardait sa mère les sourcils froncés.
Elle le regarda et lui montra son assiette. "'Mange," fut tout ce qu'elle dit.
Il commença à manger et bien qu'il ait faim, il devait obliger la nourriture à descendre parce ses nerfs avaient complètement pris le dessus à cause de ce silence tendu.
Finalement il n'en put supporter davantage et il posa brutalement sa fourchette avec plus de force qu'il n'aurait voulu. "D'accord M'am, tu t'es bien régalée de me faire mariner, maintenant dis-moi juste ce que tu es venue me dire et comme ça ce sera fait."
Elle ne répondit pas mais à la place elle se leva et ramena leurs assiettes à l'évier avant de remplir leur mugs de café.
Il se leva et s'appuya contre le comptoir, sûr de lui en apparence mais malade intérieurement.
Mais bordel que se passait-il?
Elle fixait son fils. Elle aimait tous ses enfants plus que sa propre vie et elle serait volontiers morte pour l'un d'entre eux. Edward avait toujours été différent - spécial.
Etant enfant il était plus sérieux et introverti que ses frères turbulents. Alors qu'ils avaient presque fait devenir ses cheveux gris comme le font les petits garçons, Edward était plus réfléchi. Au lieu de sauter du toit du garage comme Emmett, Edward demandait à Carlisle s'il était possible de voler. Au lieu de se bagarrer avec les autres garçons à l'école, comme Jasper, il demandait s'il y avait un autre moyen de résoudre les disputes. C'était un amoureux plutôt qu'un bagarreur.
Mais Edward avait aussi un côté sauvage. Il s'était mis dans les ennuis comme tous les adolescents et il avait aussi été populaire auprès des filles. Il savait qu'il pouvait se servir de son apparence pour en tirer profit jusqu'à ce qu'Esmée le menace de condamner définitivement sa fenêtre après encore avoir trouvé une autre jeune femme dans son lit alors qu'il avait seize ans.
Esmée avait laissé Carlisle lui faire la leçon sur la façon dont une jeune femme devait être traitée sauf que Carlisle était bien trop occupé à admirer les prouesses d'Edward dans l'art de la séduction pour se rendre compte qu'il était devenu égoïste.
C'était cet égoïsme et cette arrogance adolescents qui avaient mis Edward en difficulté à l'université. Comme la plupart des jeunes gens il s'était cru invincible et intouchable. Son excellente moyenne n'avait rien fait pour dissiper le mythe et sa popularité auprès des enseignants et des étudiants avait été un désastre en attente de se produire. La 'foule rapide' l'avait remarqué et il était juste assez fou pour prendre le pari d'essayer l'ecstasy lors d'une fête à la fin du semestre.
A partir de là ce fut un chemin en sens unique vers son enfer personnel. Pendant que Jenna faisait une overdose, Edward prit conscience qu'il dilapidait sa vie et cette nuit là il avait refusé d'aller à une certaine fête louche avec Jenna.
A la place, il était allé à la bibliothèque où il s'était assis pendant des heures à réfléchir comment il allait faire pour rentrer à la maison et supplier sa famille de le reprendre.
Lorsqu'il retourna à l'appartement, Jenna était étendue dans son propre vomi et baignant dans son sang dans la salle de bain…
Esmée avait été dévastée en voyant comment Edward semblait brisé quand il finit par partir en cure de désintoxication.
L'adolescent sûr de lui, arrogant, espiègle et sauvage aux yeux écarquillés avait disparu pour laisser place à un inconnu de vingt ans, triste et stoïque qui paraissait être beaucoup plus vieux que son âge.
Elle avait été horrifiée d'apprendre qu'il avait eu une relation purement sexuelle avec une jeune femme et elle se l'était reproché pendant des mois. Carlisle avait toujours donné à ses fils toutes les raisons de croire que les femmes devaient être traitées avec respect et considération.
Esmée croyait en l'amour inconditionnel et elle aimait Bella. Elle savait qu'elle et Edward partageaient un lien spécial et elle en était heureuse mais elle n'allait pas permettre à Edward de la traiter autrement que comme une "lady".
Elle soupira et alla s'asseoir dans le canapé.
"Viens là et assis-toi avec moi," dit-elle d'un ton doux.
Il s'assit. "Qu'est-ce qui ne va pas M'am? C'est Bella?"
"En quelque sorte. Ecoute, j'ai juste quelques choses à te dire et après tu pourras parler."
"D'accord?" Edward était de plus en plus anxieux.
"Edward, quand tu as laissé Bella, quand tu nous à tous laissés, tu n'as pas idée de la tourmente dans laquelle nous étions! Elle était dévastée par ta désertion…" Elle leva la main. "Peu importe ce que tu as à dire - c'est comme ça - tu l'as abandonnée et tu nous as laissés ramasser les morceaux. Elle est remarquable et elle l'a prouvé à maintes reprises par la quantité de défis qu'elle s'est fixée pour elle-même. Elle s'est battue et à obtenu son GED et son permis de conduire. Elle a décidé d'aller à l'université, elle s'est mis une énorme pression en commençant presque à la moitié du semestre après tous les autres. Tu n'as aucune idée combien elle a été seule! A part nous et deux filles, elle n'a fréquenté personne. Elle ne s'est pas faite d'amis, n'est pas sortie à des fêtes ou d'autres manifestations pendant qu'elle était à l'université. Tout ce qu'elle a entrepris a fonctionné. Quand elle est à la maison elle travaille aux boutiques et ensuite elle travaille pour ses cours. Si ce n'était pas Alice et Rosalie qui la forçaient à sortir, ou Makenna, Jessica ou Angela qui l'invitent à déjeuner ou à prendre un café, elle serait à la maison tout le temps! Tout ce qu'elle fait c'est travailler, courir avec Roscoe ou travailler encore." Elle arrêta de parler en cherchant à voir le visage d'Edward.
"Je sais que tu l'apprécies, que tu l'aimes peut-être, mais je pense qu'il faut que tu fasses marche arrière et que tu la laisses vivre sa vie."
Il secoua la tête. "Quoi? Non! Je ne vais pas la laisser partir! Tu ne peux pas me demander de faire ça, M'am, Bella et moi sommes des adultes et nous voulons être ensemble!" Il avait bondit et faisait les cent pas, tirant sur ses cheveux de ses deux mains.
"Edward, écoute-moi s'il te plait!"
Il fit demi-tour et la regarda. "C'est pour ça que tu es venue me voir? Crois-tu que ça a été facile de rester loin d'elle pendant quatre mois? Honnêtement penses-tu que je ne voulais pas rentrer à la maison? Bien sûr que je le voulais! Mais je ne pouvais pas le faire, tu ne vois pas M'am? Je devais la laisser choisir son propre chemin. Elle a toujours été si indépendante et elle avait besoin de réaliser qu'elle pouvait déployer ses ailes sans moi. Je ne voulais pas l'étouffer mais cela ne veut pas dire que je ne voulais pas d'elle! Bella et moi avons à travailler sur cela. Nous en avons parlé hier et nous allons y aller lentement. Nous allons travailler sur notre amitié mais Bella connait mes intentions et je sais qu'elle ressent la même chose, alors s'il te plait ne t'en mêle pas."
Ils restèrent face à face en se fixant. Il n'avait pas hérité seulement des yeux et de la couleur des cheveux de sa mère, il avait également son entêtement et son caractère irlandais.
Elle tapa du pied et lui jeta un regard noir. "N'agis pas de manière si moralisatrice Edward! Et ne me dis pas de ne pas m'en mêler! Je suis ta mère et si tu ne traites pas Bella correctement et avec le respect qu'elle mérite alors n'aie aucun doute là-dessus, j'interfèrerai!" Elle ponctuait chacun de ses mots en tapant avec son doigt sur le torse d'Edward jusqu'à ce qu'il recule et frotte l'endroit qui était devenu douloureux.
"Aïe, M'am, calme-toi! Maintenant y a-t'il quelque chose d'autre? Parce que j'ai des choses à faire ce matin," dit-il.
Elle souffla. "Non, il n'y a rien d'autre, pour maintenant mais je t'avertis, Edward Cullen si..."
Il enroula son bras autour de la taille d'Esmée et prit son sac en la guidant vers la porte d'entrée. Sans lui donner une chance, il lui passa sa parka, lui tendit son sac et ouvrit la porte avant de l'embrasser sur le front et de la pousser gentiment dehors.
"… peu importe ce que… hey! Attend une minute, qu'est-ce que tu fais? Edward! Quelle brute!" Esmée commença à protester quand elle réalisa qu'elle était sur le perron et que la porte était en train de se refermer.
"Salut, M'am, je t'aime!" dit-il en refermant la porte et en la verrouillant. Il resta appuyé contre la porte en riant doucement tandis qu'il entendait Esmée pester en se dirigeant vers sa voiture.
"Ce garçon … attends un peu que je dise ça à son père … impudent un peu…" Sa voix s'affaiblit et Edward secoua la tête en s'éloignant de la porte pour aller dans la cuisine.
Roscoe gisait sur son coussin, la tête sur ses pattes et il laissa échapper un soupir heureux. Tout allait bien dans son monde à présent. Son maître/animal humain était revenu à la maison une fois de plus et même s'il manquait sa petite humaine, il aimait l'odeur et la sensation d'être chez lui. La maison était familière et sûre. Il voulait simplement que son maître et sa petite humaine soient au même endroit!
Il se leva et se dirigea vers la porte de derrière. Il avait besoin de se soulager et il devait aller à l'extérieur affronter l'humidité du tapis blanc. Il détestait se mouiller et avoir les pieds froids! Sérieusement il n'était pas fait pour vivre dans ces conditions 'sous-humaines'!
Edward se retourna en l'entendant gémir et il secoua la tête. "Oh désolé mon gars! Il faut que j'aille dans la cour et que je te dégage un endroit n'est-ce pas? Bon, laisse-moi m'équiper et puis on fera ce qu'il faut dans la cour pour que tu sois à l'aise."
Une heure plus tard Edward était en sueur, trempé, fatigué et de mauvaise humeur en finissant de pelleter et de chasser le dernier morceau de neige de l'endroit qu'il avait dégagé pour Roscoe.
Ce dernier le fixa avec reproche alors qu'il quittait le porche dégagé pour se retrouver sur le sol gelé mais propre.
Chaque année après la première chute de neige, Edward dégageait un parcours pour Roscoe dans l'arrière cour. Il savait qu'il le gâtait trop mais il avait découvert que Roscoe détestait la neige et qu'il ne voulait faire ce qu'il avait à faire que si le sol était dégagé alors Edward avait pris cette habitude. Le parcours était construit avec du grillage à poule avec de faibles 'murs' en plexiglas pour garder la neige à l'extérieur mais qui laissait passer la lumière. Le toit était fabriqué avec du bardage ondulé. En général c'était facile à mettre en place mais le sol était gelé et la cour pleine de neige. De plus cette fois-ci, ses frères n'étaient pas là pour l'aider, il l'avait fait tout seul.
"Putain!" Edward enfonça son bonnet sur ses cheveux humides et il regarda Roscoe qui flânait sur le porche.
"Pourquoi ne pourrais-tu pas pisser dans la neige pour une fois dans ta vie pourrie gâtée?" grogna Edward en se dirigeant vers la construction du 'parcours'.
Lorsqu'il eut fini, il se traina à l'intérieur pour prendre une douche chaude et se mettre des vêtements secs.
Une fois habillé, il appela Jasper et Emmett et se donnèrent rendez-vous pour se voir plus tard dans la journée. Avant il alla voir Carlisle à leur cabinet.
Carlisle l'accueillit chaleureusement mais il semblait amusé par l'évidente "mauvaise" humeur d'Edward.
Ils décidèrent d'aller au restaurant pour un déjeuner rapidement et Carlisle ne pouvait s'empêcher de sourire en voyant les yeux d'Edward balayer la rue pour voir à travers les vitres de Best of Blue.
"Elle n'est pas là ce matin fiston," commenta Carlisle en ouvrant la porte du restaurant et une clameur chaleureuse les accueillit.
"Quoi? Qui?" Edward demanda essayant d'avoir l'air innocent. La dernière chose qu'il voulait était plus de conseils sur la façon de traiter Bella.
Carlisle souffla et secoua la tête en tapant des pieds et il déboutonna son manteau.
"Tu dois vraiment vouloir être médecin, Edward. Tes talents d'acteurs sont risibles. 'Qui? Quoi?' dit-il en saluant Mike qui était derrière la caisse, avant de se diriger vers un box dans un coin. Edward fut chaleureusement accueilli et assailli et il lui fallut bien dix bonnes minutes pour pouvoir s'asseoir face à son père.
Ce dernier le regarda attentivement. Il pouvait voir les changements évidents de son séjour sur la côte ouest. Il était plus mince et plus musclé. Il était bronzé et ses cheveux étaient plus clairs, plus cuivrés qu'avant mais il y avait d'autres changements. Outre sa mauvaise humeur, il paraissait plus calme et plus détendu. Ses yeux n'étaient plus orageux et tourmentés, ils étaient plutôt brillants, plein de vie et de détermination.
"Tu parais en forme, Edward. Brandon dit que tu as fait de grands progrès pendant que tu étais là-bas. En fait, il était désolé de te voir partir."
Edward n'était pas inquiet que son père et Brandon aient été en contact, ça faisait partie de son accompagnement. La transparence la plus totale était la seule réponse qui fonctionnait quand il s'agissait de se défaire de la drogue, même si Edward l'avait regretté quelquefois. Il savait que c'était l'un des moyens les plus efficaces lorsque le drapeau rouge de la tentation se levait et menaçait de le submerger.
Edward sourit. "Je sais mais il sait que j'aime ma vie ici et il est heureux chaque fois pour le temps que je peux donner au centre. Eli m'a demandé de revenir pendant l'été pour quinze jours, quand il partira en vacances avec sa famille."
Carlisle haussa les épaules : "Eh bien nous verrons. J'ai pris des décisions qui vont t'affecter."
A cet instant Mike arriva avec la cafetière et leur versa le café dans leurs immenses mugs tout en leur tendant un menu à chacun.
Ils sourirent en passant leur commande habituelle. Mike rit. "Je me demande même pourquoi je vous le demande, messieurs…!"
Edward et Carlisle partagèrent un petit sourire avant de redevenir plus sérieux.
"As-tu enfin fixé une date?" demanda Edward avec un sourire.
Carlisle roula des yeux et opina. "Ouais, ta mère mérite de bonnes longues vacances et nous avons besoin de passer du temps ensemble, alors je prendrai ma retraite le premier mai. Nous prendrons ta mère et moi trois mois de vacances en septembre et j'aurai besoin de vous, mes enfants, pour garder un œil sur Brianna. Elle est plus difficile maintenant que lorsqu'elle était petite, plus particulièrement depuis que ce petit merdeux de Riley lui tourne autour…"
"QUOI? Qu'est-ce qu'il fait autour de notre Bree?" grogna Edward ce qui leur valut quelques regards des autres clients.
"Est-ce que tout va bien par ici?" demanda Mike qui apportait leur triple champignon œuf bacon et sauce / burgers à leur table, accompagné par des frites à la française et deux grands colas.
Carlisle hocha la tête avec un rire triste. "Ouais, je parlais juste à Edward du 'Beau' de Bree."
Le visage de Mike s'assombrit. "Je ne laisserai jamais Jane avoir de rendez-vous avant qu'elle n'ait trente-cinq ans!" rétorqua-t-il.
Edward fut d'accord, ce qui fit rire Carlisle. "Bonne chance avec ça, mec! Je ne lui ai pas donné ma permission pour faire quoi que ce soit, visiblement ils se sont 'trouvés' pendant le camp de vacances cet été et quand je lui ai dit que ce n'était pas une bonne idée pour elle d'avoir un copain, elle a pleuré pendant une semaine, nous disant que nous étions 'trop vieux' pour comprendre!"
Mike secoua tristement la tête. "Il faudra que j'en parle à Jess ce soir. Je pense que nous devrions l'envoyer à cette école de fille à Montpelier!" marmonna-t-il pour lui-même en reprenant sa place derrière le comptoir.
Edward rigola mais s'arrêta net en voyant le visage de son père. "Oh ça va Papa! Bree est une bonne fille et tout ce que nous avons à faire c'est de confronter Biers et de lui faire comprendre comment les choses doivent être!"
Carlisle secoua la tête. "J'ai déjà suggéré cela mais ta mère est catégorique : nous devons laisser un peu de liberté à Bree!"
Edward s'appuya contre son dossier en prenant quelques frites. Déblayer la neige avait été un dur labeur.
"Papa sérieusement? Qu'est-ce qui ne va pas avec M'am? Elle est arrivée chez moi avant l'aube et puis elle m'a menacé si je ne m'occupais pas de Bella avec respect ; elle voulait que je lui donne de l'espace et que je la 'laisse vivre sa vie'. Maintenant ça, putain qu'est-ce qu'il se passe?"
Carlisle finit d'avaler ce qu'il avait dans la bouche. "Tu manges et je parle, d'accord?"
Edward se saisit de son couteau et de sa fourchette.
"Quand tu es parti ta mère a été complètement stupéfiée. Elle a eu peur que tu disparaisses ou que tu rechutes, puis elle a vu comment Bella s'est renfermée et elle est devenue très furieuse. Je pense qu'elle a juste senti qu'il fallait qu'on s'occupe de Bella et que nous devions être là pour la soutenir. Elle s'inquiète que tu la blesses à nouveau et elle a peur de perdre 'sa fille perdue depuis longtemps'.
Edward acquiesça.
"Regarde, je vois comment c'est entre vous deux et c'est évident, puisque tu n'es réapparu que très tard hier soir, que vous avez dû aplanir tous les deux vos différents mais nous voulons juste que vous ne vous précipitiez pas sur l'aspect physique de votre relation. Nous savons comment ça se passe avec vous les jeunes, nous avons tous des besoins, Edward…"
Edward put sentir ses oreilles devenir rouges.
OH MON DIEU! Dites-moi qu'il n'est pas en train de me faire ce discours sur les 'pulsions sexuelles'….
C'était encore plus gênant que lorsqu'il avait quatorze ans et que son père lui avait parlé de sexe - une 'conversation' qu'ils avaient eue, et Emmett et Jasper avant lui.
Il posa sa tête entre ses mains en se demandant si tous les hommes de vingt-huit ans devaient rendre des comptes à leurs parents au sujet leur vie sexuelle… PUTAIN! Ça devient de mieux en mieux chaque jour…
Finalement il releva la tête pour voir Carlisle qui buvait son cola innocemment.
"Papa," dit-il dans un murmure. Ce dernier se tourna vers lui avec un petit sourire. "Oui fiston?"
"Je t'en supplie, s'il te plait ne parle pas de mes besoins, de ceux de Bella ou des tiens et de ceux de maman, s'il te plait?" Edward savait qu'il murmurait mais il ne pouvait faire autrement.
Carlisle acquiesça avec un petit gloussement. "D'accord."
Edward soupira de soulagement. "Bella et moi avons parlé, je te le promets. Il n'y a eu aucun contact d'aucune sorte. Je lui ai dit qu'il fallait que nous ralentissions et que nous fassions plus ample connaissance. Es-tu satisfait maintenant?"
Carlisle se redressa et sourit. "Oui je le suis, même si je sais que vous n'allez pas attendre six mois avant de céder, au moins tes intentions sont louables. Maintenant retour aux affaires - je me demandais si tu avais réfléchi à la possibilité d'avoir un associé."
"Un associé? Qui?"
"Ned Davis, notre suppléant. Il est si désireux de travailler dans la médecine générale et j'ai pensé que ce serait bon pour vous deux. Vous pourriez partager la charge de travail parce que la quantité de nos patients ne cesse d'augmenter."
Edward pinça ses lèvres en réfléchissant à la suggestion de son père. Ned était un bon médecin et compétent, il était un peu plus âgé qu'Edward parce qu'il avait pris des congés pendant un an pour travailler afin de payer ses frais de scolarité.
"Il faudra y penser si tu es sûr d'arrêter complètement," dit Edward en levant un de ses sourcils.
Carlisle lui sourit. "Ta mère m'a convaincu et d'ailleurs j'ai pensé à me présenter contre toi pour être maire à la prochaine élection."
Edward acquiesça avec enthousiasme et il répondit d'une voix posée. "Enfin! Je n'ai jamais voulu de ce poste et ce sera toi ou Randall Willber et Randall m'a envoyé un e-mail il y a un mois décrivant la façon dont il aimerait transformer Dorset Common en parc à thème autour de l'eau afin d'apporter plus de revenus … et donc il est tout à toi!"
Plusieurs personnes autour d'eux se mirent à rire ouvertement. Ce n'était pas un secret que quinze jours avant qu'il rentre chez lui Edward était élu à cause des abstentions car personne ne voulait de Randall à cette fonction là.
Edward ne s'était pas encore remis et ne leur avait pas complètement pardonné d'avoir eu ce travail, qui consistait plus en un travail de 'policier' pour régler les différents dans les petites villes dans lesquelles des disputes avaient tendance à se produire, comme la fois où le jeune Benny Robinson était parti pour les championnats d'Etat de patinage en couple et que M. Robinson avait voulu empêcher la ville de faire un défilé en son honneur parce qu'il accusait sa future ex-épouse de lui avoir donné un fils aux tendances gay…
Ils payèrent l'addition avant de se rhabiller et d'aller dehors. Il ne neigeait plus et le ciel s'était éclairci, laissant le soleil faible jeter une lumière presque aveuglante sur la ville.
Edward et Carlisle mirent rapidement leurs lunettes de soleil en retournant vers le cabinet.
"As-tu parlé à tes frères?"
"Je les verrai plus tard. Nous irons chez Alistair ce soir, visiblement c'est une idée de Rosalie et Bella, Alistair propose sa soirée d'hiver de karaoké, une nuit de musique, tu sais comment sont Emmett et Jasper avec le karaoké," dit-il en riant.
Carlisle acquiesça. "N'oublie pas que Bella n'a pas l'âge, d'accord?"
Edward en avait assez qu'on lui rappelle sans cesse qu'il n'avait rien à faire avec Bella. Il se retourna et se moqua. "Je le sais papa comme tout le monde dans cette ville, putain! Jésus! Penses-tu que je vais la faire boire avant de la pervertir? Est-ce que c'est vraiment ce que vous pensez de moi avec maman? Pensez-vous que je sois comme cet enculé qui l'a violée ou son père adoptif qui voulait la vendre, putain?" Les veines de son cou enflèrent alors qu'il fulminait contre son père.
Carlisle posa ses lunettes et tourna son regard bleu et froid vers son fils en l'agrippant par sa chemise et en le poussant contre le mur. "Fais bien attention à ce que tu me dis, Edward! Ne pense pas que je ne vais pas te botter le cul mon gars, parce que je peux le faire! Personne ne pense ça de toi, Edward, mais quelquefois les choses échappent à notre contrôle, ça peut arriver à tout le monde. La seule raison pour laquelle nous t'en parlons est que tu es le seul à être dans une relation délicate et que nous nous inquiétons pour vous deux! Maintenant ressaisis-toi!"
Les deux hommes restèrent face à face haletants jusqu'à ce qu'Edward détourne les yeux vers le sol et fasse un pas en arrière. "Merde! Je suis désolé papa. Ça ne fait qu'un jour que je suis rentré et je me bagarre déjà avec mon père!"
"Edward!" lorsqu'il regarda Carlisle il fut soulagé de voir que lui aussi s'était calmé et ses yeux étaient chaleureux et affectueux de nouveau. "C'est bon, ce n'est pas bien que tu veuilles te bagarrer mais il est tout à fait normal de te sentir mal à l'aise quand il s'agit de tes ' affaires de cœur' et de laisser tes émotions prendre le dessus en public. Essaie d'être plus léger, fiston d'accord?
Edward laissa s'échapper un souffle et il fit courir la main dans ses cheveux. "D'accord, désolé papa."
Au milieu de l'après midi, Edward se rendit chez Jasper. Aussitôt Alice l'étreignit et l'embrassa pour lui dire bonjour, elle cogna fort dans son bras, "Waow! Pourquoi tout ça?"
Alice ferma ses petits poings et les posa sur ses hanches minuscules en jetant un regard noir à Edward, des larmes plein les yeux. "POURQUOI AS-TU FAIS ÇA? Est-ce que tu te moques de moi, merdeux? Tu es parti et nous nous sommes inquiétés, voilà pourquoi! La concurrence a fait d'énormes progrès avec 'ta fille', donc tu as du pain sur la planche!" finit-elle avec fureur et Edward la souleva de terre et la balança doucement avant de la serrer contre lui.
"Tu m'as manqué aussi, petite," dit-il alors qu'il embrassait sa tête.
Alice le repoussa alors que Jasper arrivait dans l'entrée avec un sourire heureux. "Edward! Ça fait plaisir de revoir ton cul à la maison!"
Les frères s'étreignirent avant qu'Edward ne les regarde l'un après l'autre. "Je suppose que mes charmants neveu et nièce ne sont pas là sinon vous ne parleriez pas comme ça?"
Jasper opina."C'est mieux ; maman est venu les chercher, elle et papa ont pris tous les Razmoket pour la nuit, Em et Rose devraient être ici bientôt…" dit Jasper alors qu'ils se dirigeaient vers le salon.
"Tu veux une bière?" demanda Jasper.
Il haussa les épaules. "Ça dépend est-ce que tu as de la L.A.?" (N d T : Low Alcohol)
Jasper fit un signe de la tête, "Bien sûr."
Alice fronça les sourcils et regarda Edward. "Qu'est-ce que c'est de la L. A.?"
"Sans alcool," répondit Jasper à sa femme. "Ed n'a pas bu d'alcool depuis un moment et c'est mieux d'y aller doucement.
Alice comprit. "Alors toi et Bella pourrez boire des cocktails Shirley temple ce soir," lâcha-t-elle.
Edward sursauta alors qu'un fort coup fut donné à la porte d'entrée avant qu'elle s'ouvre. "Edward - putain - Cullen, amène ton petit cul par ici!" beugla Emmett.
Edward se leva vivement pour se diriger vers le couloir tandis qu'Alice regardait son mari. "Je te jure Jasper si ces cancres cassent…" CRASH!
Alice et Jasper entendirent le parasol qui était dans le couloir, tomber.
Alice couina et alla rapidement vers les deux hommes qui se roulaient par terre dans le hall d'entrée. Jasper la rattrapa et la mit sur la seconde marche de l'escalier avant de se débarrasser de ses chaussures et de se jeter dans la mêlée avec enthousiasme.
Finalement ils arrêtèrent de rouler et finirent dans un enchevêtrement de bras et de jambes en soufflant, toussant et riant d'eux-mêmes et des autres.
Jasper leva la tête et regarda autour de lui. Aucun signe d'Alice ou de Rosalie.
"Je pense qu'on ferait mieux de se relever maintenant," murmura-t-il avec un petit rire nerveux.
Emmett grogna bruyamment. "Putain par l'enfer, je pense que je ne vais pas arriver à me lever! C'est quoi ce bordel que tu faisais à Santa Barbara? Tu as des abdos terrifiants!"
Il rigola en levant la tête. "Je pense que tu as déchiré ma chemise, connard!"
Un raclement de gorge leur fit tourner la tête vers l'entrée, Bella était debout la bouche grande ouverte. "Bella! Que … euh, qu'est-ce que tu fais là?" demanda Edward en la regardant de haut en bas.
Elle était magnifique avec ses collants en laine, ses cuissardes et ce qui ressemblait à une sorte de robe en jersey noire, or et cuivre qui descendait jusqu'à mi-cuisse… Ses cheveux étaient tirés en queue de cheval et elle était en train d'enlever son écharpe noire et de se débarrasser de sa longue veste matelassée noire.
Edward essaya de s'asseoir mais il en était empêché par Emmett et Jasper qui choisirent ce moment pour lui rappeler qu'ils étaient ses ainés. Ils le retenaient et ébouriffaient ses cheveux encore un peu plus.
"JASPER! EMMETT! Laissez-le!" aboya Alice et les trois hommes se séparèrent comme s'ils avaient été brûlés.
Alice sourit à Bella. "Entre Bells, ignore simplement ces barbares et vient à la cuisine!"
Bella dépassa les hommes en leur disant juste un 'salut les gars.'
Edward retomba sur le parquet et mit ses mains sur sa tête dramatiquement pendant qu'elle passait. "Tu m'as blessé Bella!"
Elle l'ignora et rit en suivant Alice dans la cuisine.
Emmett regarda vers où les filles avaient disparu et se tourna vers Edward, "Et mec tu as perdu tes boules ou c'est ton vagin qui les a avalées?"
Jasper laissa échapper un éclat de rire et il roula puis se leva. Edward le suivit en regardant son frère aîné. "Putain ta gueule, mec, tout le monde sait que Rosalie a eu ta queue dans son sac pendant des années!"
Emmett fit un pas en arrière mais ils entendirent un grognement sourd. Ils se tournèrent et virent Bella qui se tenait là en souriant innocemment. "Désolée de vous déranger pendant vos rituels tribaux mais Edward est-ce que je pourrais te parler un moment?" Elle se tourna sans attendre sa réponse et marcha vers l'antre d'Alice.
Edward passa sa main dans ses cheveux en la suivant. "Salut,"dit-il.
Putaiiiin! Bella était pliée en deux vérifiant ses collants et au son de sa voix elle redressa sa tête et ses cheveux retombèrent autour d'elle. Edward pouvait presque sentir la courbe de son cul contre sa bite lancinante et ses longues jambes folâtres paraissaient plus sexy que n'importe quoi d'autre.
Elle se redressa lentement. "Désolée, je pensais que mon collant était filé mais c'était faux."
"Tu voulais me parler," demanda-t-il après s'être éclairci la voix.
Elle fronça les sourcils puis tapa sur ses lèvres roses avec son doigt. "J'ai dit ça? Euh, j'ai oublié, ça ne fait rien. Tu vas chez Alistair comme ça?" demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Edward regarda vers en bas et vit qu'il manquait plusieurs boutons à sa chemise et son t-shirt était déchiré. "N-non! Bien sûr que non! Je vais me changer m-maintenant. Je te verrai là-bas…" balbutia-t-il en bégayant nerveusement.
Bella opina. "D'accord on se verra là-bas je suppose."
"Hum, ouais, tu es euh... J'y vais. "Il se tourna et s'enfuit. Bella entendit Emmett et Jasper dire à Rose et Alice qu'ils allaient avec Edward vérifier le parcours dans la neige de Roscoe. Rosalie leur donna rendez-vous au pub à dix-huit heures directement, au lieu de revenir chez Alice.
La porte d'entrée se referma et Bella regarda pour voir Alice et Rosalie la dévisager avec joie. "Es-tu prête à rendre le docteur Edward Cullen fou de désir, Bella?"
Elle sourit, "Oh ouais."
Alice rit. "Allons les filles, nous devons nous préparer pour ce soir. Il faut qu'Edward réalise que s'il ne veut pas de toi, quelqu'un d'autre te voudra!"
Elles poussèrent Bella dans l'escalier.
"Alice?"
"Oui?"
"Je n'ai pas vraiment besoin de quelqu'un d'autre," dit-elle nerveusement.
"Bien sûr, tu n'es pas idiote mais Edward n'a pas besoin de savoir ça!"
"Il va être furieux!" fit-elle remarquer à Alice qui la poussa sur le siège.
Rosalie et Alice se sourirent l'une l'autre puis aussi à Bella dans le miroir. "Chérie as-tu vu comment les hommes Cullen sont sexy lorsqu'ils sont en rogne?" répondit Alice les sourcils arqués.
Bella se mordit la lèvre et leur fit un rapide hochement de tête.
"Prête?"
Bella fixa son reflet dans le miroir. "Faisons ça alors!"
Il était temps de lancer l'opération 'rendre les boules d'Edward bleues!"
Elle espérait que ça n'aurait pas l'effet inverse.
Voilà pour cette fois.
Le prochain chapitre est très long je vous le livrerai en deux fois.
En attendant passez une bonne semaine et faites attention à vous!
Merci d'avoir lu!
