Hope Springs appartient à justginger
Cette fic est rated M n'oubliez pas !
HOPE SPRINGS
CHAPITRE 17
Premier rendez-vous et patins à glace.
Les jours précédant Noël furent très chargés. Bella était arrivée à convaincre Carlisle qu'elle allait bien et elle avait pu retourner aux magasins pour aider Esmée et Alice. Pendant ces quelques jours avant Noël il y avait du monde partout et beaucoup de visiteurs venaient à Hope Springs et des environs pour de petites vacances.
Bien sûr les habitants de la ville sortirent le grand jeu. La rue principale était parée de lumières colorées et un arbre de Noël géant se tenait sur la place du village. Le kiosque avait été orné de lumières en dépit de la neige et l'association des acteurs de Hope Springs avait mis en place sa crèche vivante à l'intérieur de celui-ci, sur la place. Bien sûr Randall s'impliqua dans cette activité, ce qui vint s'ajouter à la régulation de la circulation à midi. Trois jours avant Noël il décida de mettre des animaux vivants en scène. Bella et la moitié de Hope Springs regardèrent avec amusement comment trois poules, deux chèvres et une vache s'enfuirent dans Main Street pourchassées par Randall déguisé en elfe.
Bella quitta la fenêtre de la boutique d'Esmée et sourit à Makenna. "Un elfe? Je veux dire, je ne connais pas si bien la bible que ça mais je suis presque certaine qu'il y avait bien des bergers, des rois mages et des animaux, mais un elfe?"
Makenna sourit en finissant de servir un client. "Apparemment la boutique de location de costumes à Woodstock manquait de costumes de berger et Randall a pris l'initiative … une licence créative."
Bella souffla et secoua ses cheveux sur ses épaules puis elle alla continuer à ranger la confiture de canneberge sur les étagères.
"Bella chérie, est-ce que nous avons un peu plus de sauce aux canneberges en réserve? Brady voudrait savoir si on peut en vendre davantage," demanda Esmée en sortant de son bureau.
"On pourra en vendre autant qu'il en amènera, May. Mak a déjà vendu les trois derniers pots et demande-lui ce qui est arrivé à la sauce pommes noix qu'il m'avait promise? J'avais dit à Sam que j'en aurai ce matin," dit Bella sans rien lâcher.
Esmée sourit. "Eh bien regarde-toi, Mlle l'Entrepreneuse relevant tous ces défis! Es-tu bien sûre de vouloir devenir professeur des écoles, Bells? Je pense que tu serais une partenaire géniale à la boutique."
Elle leva la tête et roula des yeux. "Est-ce que vas encore continuer avec ça? S'il te plait! Ça arrivera un jour, mais pour le moment je serai très heureuse d'apprendre aux enfants, merci beaucoup!"
Esmée sourit et retourna dans son bureau.
Juste après, la porte s'ouvrit de nouveau et Bella entendit le plus doux son au monde. "Ma Belle! Qu'est-ce que tu fais? Tu veux venir dézeuner?" Elle le regarda pour voir le doux sourire de Brady alors qu'il courait pour la rejoindre.
"Ne cours pas Brady ; Maman l'a dit!" dit Chelsea en haussant le ton et en suivant Brady à l'intérieur et en fermant la porte d'entrée. Bella s'approcha de Brady et embrassa la petite fille. "Hey Bells viens-tu déjeuner avec nous?" demanda-t-elle avec un sourire.
Brady croisa ses bras en fronçant les sourcils. "Je lui ai dézà demandé, Chelsea! Belle est à moi!" dit-il avec une moue.
Bella se mordit la lèvre pour s'empêcher de rire. Elle s'agenouilla près de Brady et enroula son bras autour de ses épaules. "Eh bien chéri, je suis ton amie mais je suis aussi l'amie de Chelsea, d'accord?"
Il regarda sa sœur et souffla un peu avant de hocher la tête.
Bella lui sourit alors qu'elle caressait ses cheveux blonds sous son épais bonnet multicolore.
"D'accord, je ne suis pas bien sûre de l'heure à laquelle déjeuner parce que nous sommes vraiment très occupées ici. Pourquoi n'irais-tu pas demander à May-May? Peut-être qu'elle pourrait y aller avec vous," dit-elle gentiment.
La porte s'ouvrit à nouveau et Jasper, qui paraissait très fatigué, fit son entrée. "Brady! Chels - qu'est-ce que je vous ai dit au sujet de rester près de moi? Il y a des animaux en liberté dans la rue et vous auriez pu être blessés - oh! Salut Bella, je vois qu'ils t'ont trouvée."
Elle sourit tout en finissant de poser les derniers pots sur l'étagère et empila les caisses de bois qui étaient vides maintenant, pour qu'elles puissent retourner à la conserverie.
"Salut! Jasper, c'est ton tour aujourd'hui de surveiller les enfants?" demanda-t-elle alors que Brady prit une des caisses et sans rien dire la ramena à l'arrière, saluant Makenna au passage.
Jasper secoua la tête et il fixa la silhouette de Brady qui s'éloignait. "Il m'a supplié tout ce matin de l'amener voir 'sa Belle' à la boutique! Désolé qu'il soit si pénible Bells."
Elle secoua la tête aussi et fit un sourire à son ami. " Oh allez ça va Jas, tu sais que j'aime ce petit! Comment se fait-il que tu ne travailles pas aujourd'hui?"
"Alice est très occupée et Angela ne se sentait pas bien ce matin, alors Alice était un peu à court de personnel. Permets-moi de faire ça pour toi. Eric doit avoir tout sous contrôle du moment qu'il peut rassembler ces maudits animaux! Un de ces jours je vais arrêter Randall pour nuisance publique, aussi vrai que Dieu existe, je le ferai!" dit-il en s'emparant des caisses vides et en suivant Brady à l'arrière dans la réserve.
Elle rit et regarda par la fenêtre à temps pour voir Randall tenant une botte de carottes dans une main et un poulet qui battait sauvagement des ailes de l'autre tandis qu'il se faisait pourchasser par deux chèvres.
Bella vérifia que les étagères avaient été remplies et rangées avant de suivre Jasper à l'arrière du magasin.
Finalement Brady, Jasper et Chelsea dirent au revoir avant de partir pour déjeuner et faire leurs dernières courses de Noël à Hartford dans l'après-midi. Visiblement Emmett et Jasper amenaient les enfants pour rencontrer le père Noël plus tard.
"Est-ce que tu es prête à aller manger Mak? Ça ne me dérange pas de te remplacer pendant que tu y vas," dit-elle en restant debout devant le comptoir.
Mackenna grimaça. "Ça m'est égal de rester aussi, n'as-tu pas besoin de te reposer?"
Elle leva les yeux au ciel puis fixa son amie. "Pour la dernière fois - arrête d'être aux petits soins avec moi! Je vais bien et rien de tout cela n'est de ta faute ou de celle d'Alistair! S'il te plait Mak ne me fais pas devenir violente. Maintenant va déjeuner! Tu peux me ramener un des milk-shakes gratuits de la Vache Violette, si tu veux."
Bella radoucit la dureté de son ton quand elle vit que Makenna était comme d'habitude, extrêmement bienveillante. Ce n'était pas de sa faute si Bella se sentait un peu claustrophobe. Elle s'était rendue compte que le fait d'être dans une famille signifiait que vous deviez toujours laisser les autres s'occuper de vous si vous étiez malade.
Makenna hocha la tête et alla mettre son bonnet, son écharpe et ses gants avant d'enfiler son gros manteau en laine pour se hasarder à l'extérieur et Bella sourit à la cliente suivante.
Bien qu'Esmée et Alice emploient deux adolescentes de la ville, elles étaient encore dépassées et lorsque dix-huit heures arrivèrent, Bella était plus que prête à rentrer à la maison et à se reposer pour la soirée.
Elle fut la dernière à partir, Esmée et Carlisle avaient été invités à une fête de Noël en soirée à la ferme laitière des Volturi. Il était question de cette fête en ville depuis l'année dernière et Bella avait entendu dire que recevoir une invitation pour y aller était considéré comme un honneur.
Elle conduisit jusqu'à la maison et rentra dans le garage. Elle le ferma tranquillement et monta à son appartement. C'était inhabituel que la maison soit plongée dans l'obscurité avec seulement deux lumières allumées sous le porche et dans le hall d'entrée.
Quand elle alluma les lumières elle remarqua avec soulagement qu'Esmée avait monté le thermostat avant de partir, Bella enleva ses bottes et ses multiples couches de vêtements, jusqu'à ce qu'elle se retrouve en chaussettes, jeans et tee-shirts à manches longues.
Elle fit chauffer de l'eau dans la bouilloire et attrapa un des livres de cuisine qu'Edward lui avait offert et elle tourna les pages en attendant que l'eau bout. Après s'être versé une tasse de thé elle vérifia ce qu'elle avait dans son placard et au réfrigérateur et décida de faire du poulet parmigiana pour son dîner.
Bella avait été intrigué par le cadeau de pendaison de crémaillère d'Edward ; d'accord elle avait presque mit le feu à sa cuisine mais elle avait des circonstances atténuantes - elle n'avait jamais travaillé avec une cuisinière qui marchait normalement avant.
Celle des Rawlings n'avait que la moitié d'un élément du four qui fonctionnait et une seule plaque qui ne pouvait marcher qu'au maximum ou au minimum, de sorte que la cuisinière d'Edward très perfectionnée l'avait laissée perplexe.
Mais une fois qu'elle eut mis sa fierté de côté, elle réalisa que ce cadeau était une bénédiction. Elle avait était ravie de participer à ces cours variés et d'apprendre à connaître les différentes cultures à travers la nourriture qu'elle faisait.
Elle prépara le poulet et mit de l'eau à bouillir pendant qu'elle passait rapidement des pantalons de yoga et un tee-shirt à manches longues ainsi que d'épaisses chaussettes. Elle attacha ses cheveux en un chignon lâche avant d'allumer la télévision. Elle regarda le lit de Roscoe dans un coin de la pièce et elle soupira.
Son ami à quatre pattes lui manquait. Elle aimait l'avoir là pour lui parler le soir même si bien sûr la plupart du temps il ne répondait pas plus qu'en bougeant les sourcils ou en grognant doucement de temps à autre mais il écoutait son bavardage et il était chaud pour se blottir contre lui quand ils regardaient la télévision ensemble.
En dehors de quelques appels téléphoniques, Edward avait été rare et Bella se demandait si c'était une tendance des hommes célibataires. Elle savait que Carlisle était censé être en congé et que son remplaçant temporaire était arrivé le lundi précédent mais Hope Springs avait été frappé par une épidémie de grippe qui avait tenu les trois hommes occupés, laissant juste à Edward le temps de donner un coup de fil rapide à la fin de chaque journée.
Embry et Lauren avait même étendu l'heure d'ouverture de leur magasin pour s'adapter aux acheteurs qui venaient chercher des mouchoirs en papier, des médicaments pour lutter contre le rhume et autres médicaments en vente libre qu'ils avaient au magasin. Ils parlaient d'étendre leurs activités pour y inclure une pharmacie, l'année prochaine.
Bella avait commencé à prendre l'habitude de s'installer à sa petite table à manger même si ce n'était que pour un "dîner pour un". Elle aimait s'asseoir près de la baie vitrée, elle ne lisait pas ni ne regardait la télé pendant le repas. Elle avait décidé de ne rien faire pour l'école et après elle regarda l'une de ses séries préférées, Les experts de Miami.
Après l'épisode, elle fit la vaisselle et se versa un jus de fruit. Elle s'installa dans le canapé et sortit le livre qu'elle avait promis à Carlisle de lire. Elle n'avait rien lu pour se distraire depuis qu'elle était rentrée à l'université. Tout son temps avait été pris par ses leçons et par le travail de rattrapage qu'elle voulait finir aussi vite que possible.
Elle savait qu'elle n'était pas si en retard que ça et qu'il ne lui manquait que quelques crédits mais elle se sentait obligée d'obtenir tous ceux qu'elle pouvait. Elle n'avait rien dit à personne mais elle avait parlé avec son conseiller qui avait été très impressionné par ses progrès. Il l'avait recommandée au directeur du département pour qu'elle puisse fréquenter les cours d'été afin d'obtenir le nombre de crédits nécessaire pour l'année scolaire en cours qui pour sa spécialité, l'éducation était de minimum quinze crédits à l'université de Johnson.
Elle ne voulait que rien ne fasse obstacle à l'obtention de son double diplôme. Elle avait décidé de se spécialiser en éducation primaire et elle avait encore une décision à prendre concernant son deuxième cursus. Après avoir vu son conseiller qui avait examiné ses notes elle était presque sûre qu'elle allait choisir l'anglais. Elle aimait travailler avec les jeunes enfants et elle avait déjà parlé avec le principal de l'école élémentaire de Hope Springs qui était un client habituel d'Esmée et d'Alice au sujet d'un poste pour l'avenir.
Juste avant d'aller au lit, Bella éteignit les lumières dans son salon et alla dans sa salle de bain. Elle dédaigna la belle baignoire et fit couler la douche avant d'enlever ses vêtements.
L'eau chaude coulait sur son corps, elle repensa au baiser qu'elle avait partagé avec Edward. Il lui semblait qu'elle ne faisait que penser à ce baiser quand elle était seule.
Ses yeux s'ouvrirent tout à coup alors qu'elle eut une forte envie de gémir en pensant à la façon dont sa langue râpeuse avait bataillée avec la sienne.
Elle s'appuya contre la paroi de la douche alors qu'elle permettait à sa pensée de divaguer…
Les mains douces mais déterminées d'Edward agrippaient ses hanches et la tiraient contre lui de sorte que ses seins étaient pressés contre son torse nu. Elle pouvait sentir la douceur de son duvet alors que ses mains parcouraient son corps pour s'accrocher à ses larges épaules.
"Isabella…" il haleta son nom alors que sa bouche quittait la sienne pour glisser sur sa mâchoire. Sa tête se renversa pour lui permettre l'accès à son cou.
"Edward, s'il te plait… putain, s'il te plait ne me taquine pas…"
"Dis-moi ce que tu veux, amour."
"Touche-moi…"
"Ici?" ses mains se déplacèrent vers ses seins douloureux.
"Putain, oui!"
"Ici?"
Il laissa une main sur ses seins, pinçant son téton doucement entre son pouce et son index. Elle grogna en cambrant son dos pour s'offrir davantage à lui.
Sa bouche s'ouvrit et il lapa l'eau sur sa peau, bas, toujours plus bas jusqu'à ce que ses lèvres trouvent le petit mamelon dur et le tire dans sa bouche.
Elle haleta alors que ses doigts exécutaient le mouvement de son imagination. Une main pinçait implacablement l'un de ses mamelons puis l'autre et son autre main caressait les lèvres de sa minette endolorie.
Elle se mordit la lèvre inférieure alors qu'elle étirait un doigt pour donner une chiquenaude au petit fruit gonflé, niché entre ses petites lèvres.
La secousse électrique qu'elle ressentit à travers son corps fut suffisante pour provoquer un sursaut.
"Peut-être que ce n'est pas une bonne idée," marmonna-t-elle en se redressant et en prenant une éponge sur le support.
Elle la fit mousser avec le fabuleux gel qu'Alice lui avait acheté lorsqu'elle était chez Edward et dont elle se servait depuis.
Elle avait effectivement commencé à utiliser toute la gamme de produits, du shampooing au revitalisant et de la lotion pour le corps au gel douche. Elle aimait l'odeur des fruits, des épices et des fleurs. Alice lui dit que tout le monde dans la famille utilisait Carbtree et Apple ®.
Elle essaya d'être le plus détachée possible lorsqu'elle fit passer l'éponge légèrement abrasive sur ses seins mais le frottement était agréable et elle gémit en s'obligeant à s'éloigner de cette zone.
Elle se lava le ventre puis les hanches et elle se pencha pour atteindre la partie plus basse, celle qui était lancinante.
La rugosité lui rappela la langue d'Edward ou sa barbe de quelques jours avec laquelle il était si sexy, putain, et lorsque l'éponge toucha son clitoris elle sentit ses hanches pousser contre sa main.
"Putain! Oh mon Dieu! Oh Edwwwaaaard…" cria-t-elle alors que de fortes secousses la saisissaient commençant par ses mamelons et tirant dans son vagin l'obligeant à pousser ses hanches contre sa main.
Bella pensa entendre quelque chose qui ressemblait à la voix d'Edward mais elle était partie si loin qu'elle l'ignora.
Je suis folle j'entends sa voix maintenant…
Elle se tint sous l'eau chaude un long moment pour se refroidir alors qu'elle haletait et que son cœur battait à tout rompre.
Il battait si fort qu'elle se demandait si elle était victime d'une crise cardiaque ; de nouveau elle entendit un son elle réalisa qu'il venait de sa porte d'entrée.
"PUTAIN! ATTENDEZ! J'ARRIVE!" cria-t-elle en éteignant l'eau et en attrapant une serviette sur le sèche-serviette. Elle rigola à son choix de mots. Elle put sentir son visage brûlant de gêne et de honte à la pensée qu'Esmée ou quelqu'un d'autre aurait pu l'entendre prendre son pied dans la douche.
Comme elle vivait seule, elle n'avait jamais pensé à fermer les portes entre les pièces.
Elle enroula rapidement une serviette autour de sa tête puis en passa une autre autour d'elle en l'attachant au-dessus des seins.
Elle glissa légèrement sur le sol humide en se précipitant vers la porte d'entrée.
Elle se figea en voyant Edward qui se tenait debout dans son salon obscur. Son visage était dans l'ombre mais il était facile de le reconnaitre car la lueur du couloir jouait dans ses cheveux couleur de bronze.
"Putain! Edward! Que… - euh, tu … Je… Que…" La bouche de Bella se referma à l'absurdité de ce qu'elle disait.
Edward recula et quand Bella vit son visage elle sut qu'il l'avait entendue et qu'il savait ce qu'elle était en train de faire.
Elle était mortifiée. Elle pouvait se sentir commencer à trembler.
Le visage d'Edward était impassible et vide mais ses yeux semblaient orageux et noirs et cela suffit à rendre Bella chaude et confuse.
Edward avait l'air fringant et beau dans son smoking noir et sa chemise immaculée. Son nœud papillon noir était détaché et pendait autour de son cou parce qu'il avait ouvert les deux premiers boutons de sa chemise. Il portait un manteau noir sur son costume et Bella n'avait jamais vu un homme plus beau. Il était évident qu'il arrivait de la fête.
La ruée de pur désir qu'elle sentit à ce moment-là lui fit peur plus que tout. Elle voulait laisser tomber sa serviette et laisser aller son corps nu contre le sien.
Un faible gémissement s'échappa ses lèvres et elle haleta en portant une main à sa bouche. Ses grands yeux illuminés de désir et effarés regardèrent vers le regard de prédateur d'Edward et elle fit un pas en arrière.
"Isabella, je…" sa voix était rauque et épaisse. Il se sentait comme s'il ne pouvait ni bouger ni avaler.
Elle secoua la tête alors que ses yeux se remplissaient de larmes. "S'il te plait. Va-t-en. Je suis tellement embarrassée, s'il te plait Edward, s'il te plait, va-t-en! Si tu éprouves quelque chose pour moi, rentre chez toi. Maintenant." Sa voix tremblait à cause de l'angoisse qu'elle ressentait.
C'est la larme qui tomba de ses cils qui brisa le cœur d'Edward. Il fut soudain libéré de sa stupeur et s'éloigna.
"Je te laisse pour maintenant. Je te parlerai demain matin Bella."
Elle fut tentée de le rappeler alors qu'il faisait demi-tour. Il avait l'air si triste et rejeté.
Il s'arrêta lorsqu'il ouvrit la porte et se tourna pour lui faire face. "Ferme ta porte d'entrée, Isabella. Bonne nuit."
La porte se ferma et elle entendit ses pas dans l'escalier. Quelques moments plus tard, elle entendit son camion dans l'allée. Elle tomba presque contre la porte d'entrée quand elle la verrouilla et elle mit la chaine en place pour faire bonne mesure.
Elle réalisa qu'elle avait froid et elle enleva ses serviettes et dans un acte de mauvaise humeur elle les jeta sur le sol en entrant dans sa chambre.
Tout à coup elle était en colère. En colère et gênée! En colère, embarrassée et aussi, putain, frustrée sexuellement et pour la première fois elle aurait souhaité être allée dans ce sex-shop avec ses deux amies de l'université qui s'y étaient rendues quelques semaines avant!
"PUTAIN! Jasper m'a toujours dit 'd'analyser mes sentiments', et bien docteur Cullen analyse ça! Je veux baiser ton frère de six façons le dimanche et j'ai eu un putain d'orgasme alors qu'il était debout à seulement dix mètres de moi! Qu'en penses-tu maintenant?" tempêta-t-elle en arpentant sa chambre, nue.
Alice et Jasper étaient assis dans leur voiture en bas, la bouche grande ouverte alors qu'ils voyaient Bella agiter ses bras, visiblement énervée par quelque chose et elle était complètement nue.
Heureusement ils ne la voyaient pas de face mais de profil et voir son torse nu était suffisant.
Alice se racla la gorge. "Etait-elle nue quand Edward a déboulé du garage? "demanda-t-elle doucement.
Jasper pinça les lèvres. "Je ne pense pas. Ses cheveux sont mouillés et on dirait qu'elle sort de la douche ou de la baignoire ou quelque chose comme ça. "
"Tu ne penses pas qu'Edward a tenté quelque chose, n'est-ce pas? "demanda Alice en hésitant.
Il fronça les sourcils et regarda sa femme. "Tu veux dire quelque chose comme la forcer?" Il ne pouvait s'empêcher de parler durement. Il était choqué qu'Alice, plus qu'aucune autre, puisse penser ça d'Edward.
"Non! Bien sûr que non! Edward ne ferait jamais ça! Peut-être il a essayé de l'embrasser ou quelque chose?" expliqua-t-elle rapidement. Jasper hocha la tête et plissa les yeux en regardant vers Bella brièvement avec un petit sourire sur son visage.
"Alors pourquoi est-elle si énervée?" souffla Alice.
"C'est peut-être ça le problème — peut-être qu'il n'a rien tenté…" dit Jasper.
Alice le regarda pendant un moment sans comprendre avant que sa bouche ne s'ouvre. "Ooooh! Maintenant je vais …" dit-elle en fronçant les sourcils et Jasper sourit et hocha la tête.
A ce moment Bella se détourna vers la fenêtre et ce qu'ils entendirent fut ce que Carlisle appelait de 'la musique de poussin en colère' dans la chambre de Bree.
Jasper roula des yeux. "Pourquoi Pink fait de chaque femme une adolescente quand il s'agit de crises de colère?" demanda-t-il. "Juste quand j'oublie qu'elle est une adolescente, elle fait quelque chose de ce genre pour me le rappeler."
Il posa sa main sur la jambe d'Alice. "Bébé il faut que tu ailles là-haut et que tu lui parles. On dirait qu'elle a besoin d'une amie et je ne pense pas que ce soit quelque chose qu'elle veuille partager avec le frère d'Edward. Je vais rentrer prendre un dernier verre avec papa pendant que tu parles avec elle et pour l'amour de Dieu dis-lui de fermer les rideaux ou de mettre des vêtements avant qu'Emmett et Rose n'arrivent. Si jamais il voit ça il ne la laissera plus en paix.
Alice fut d'accord et elle enroula son long manteau beige autour d'elle et se dirigea rapidement dans le garage et monta les escaliers. Elle frappa fort à la porte d'entrée et attendit.
Elle entendit le volume de la musique diminuer et il y eut des bruits de rage avant que la porte ne s'ouvre et Alice retint un petit rire en entendant Bella jurer alors qu'elle se cognait contre la porte.
"Putain, stupide, porte de merde! Ouvre-toi! Il y a! Edward, qu'est-ce p… -" marmonna-t-elle.
La porte s'ouvrit tout d'un coup et Bella trébucha en voyant Alice devant sa porte vêtue d'une robe de soirée qui était partiellement recouverte d'un long manteau à couper le souffle.
"Alice! Qu'est-ce que tu fais là?" Bella était enveloppée dans une couverture en laine douce.
Alice leva un sourcil et entra dans l'appartement sans attendre d'y être invitée.
Elle déboutonna son habit de velours brodé et le jeta sur le dossier du canapé.
"Pourquoi n'irais-tu pas mettre des vêtements et sécher tes cheveux pendant que je prépare du thé Chi que maman a mis dans ton placard la semaine dernière." Elle n'attendit pas la réponse et se dirigea vers la bouilloire et la remplit d'eau.
La voix d'Alice retentit alors que Bella s'en allait dans sa chambre.
"Euh, Bella?" dit-elle avec une drôle de voix qui aurait dû avertir Bella.
Bella se retourna. "Ouais?"
"Tu devrais fermer tes rideaux chérie, avant de te débarrasser de ta serviette. Em et Rose vont arriver d'une minute à l'autre, " lui dit-elle en lui faisant un clin d'œil.
"Putain! Est-ce que tu es en train de me dire que … tu … ? Jasper… PUTAIN! Quand est-ce que je pourrais avoir une putain de pause? JAMAIS?" Elle grogna alors que son visage devenait écarlate. Elle pouvait sentir son estomac se soulever en pensant que Jasper l'avait vue nue. Elle fit demi-tour et s'enferma dans sa chambre en claquant la porte.
Elle fondit en lames en s'effondrant sur son lit et en se mettant les oreillers sur la tête.
Putain! Je suis destinée à avoir une vie d'humiliation. Seule et misérable.
Et excitée, vachement excitée! Tout. Le. Temps!
"Oh allez, Bells ce n'est pas si mal d'être excitée, ma douce, c'est tout à fait normal, tu sais," dit la voix d'Alice alors que Bella la sentit monter sur son lit tandis qu'elle commença à caresser l'épaule de Bella.
Putain et maintenant je pense à voix haute? pensa-t-elle alors qu'elle enfonçait sa tête encore plus dans les oreillers et elle poussa un petit cri.
"Tu es toujours trop dramatique! Je me parle tout le temps à moi-même. Je me réponds aussi. Je pense que c'est la malédiction de la mère ou un truc comme ça. Tu devrais demander à May-May. Après avoir eu tous ses petits je suis surprise qu'elle ne soit pas devenue folle!" Alice bavardait comme si c'était habituel que Bella soit roulée en boule, nue sous une couverture alors que sa belle-sœur d'adoption était couchée à côté d'elle parlant comme si de rien n'était.
Bella essaya de rester en colère mais Alice entendit le petit rire sous la couverture et elle chercha le visage de Bella. Les deux femmes se fixèrent un moment avant qu'Alice ne se mette à plaisanter. "Tu as un putain de corps-sexy, Bells mais tu devrais porter ce déshabillé que je t'ai acheté pour ton anniversaire ou fermer les rideaux, parce que tu vas provoquer à Carlisle, Emmett ou Paul ou Sam une putain de crise cardiaque s'ils jettent un coup d'œil à ta fenêtre et qu'ils te voient secouer tes magnifiques seins!"
Et là Bella se mit à rire. C'était trop bon de rire au lieu de soucier de ce que les autres pensaient d'elle. Elle roula sur le dos et regarda son amie. "Alice, j'ai drôlement merdé cette nuit," murmura-t-elle.
Elle repoussa ses cheveux humides et se releva. Alice leva les sourcils. "Pas si mal comme look pour "la femme sauvage du marais". Habille-toi et je vais te sécher les cheveux pendant que tu me racontes tout ça, d'accord?"
Elle opina. "Merci Alice, où est Jasper? En train de laver ses yeux à l'eau de Javel?"
Alice lui fit un petit sourire. "Bells c'est Jasper pas Emmett dont nous sommes en train de parler ; ne t'inquiète pas de ça. Il est allé à la maison prendre un verre avec Carlisle. Je reviens de suite, alors soit habillée!"
Elle mit le pyjama en flanelle qu'elle avait acheté lors d'une virée shopping avant de rentrer à l'université. Elle l'aimait beaucoup et en avait acheté trois identiques ainsi que deux autres en coton dans un grand magasin à Burlington le Victoria's Secret où Alice et Rosalie avaient voulu la faire aller. Elle n'avait pas été choquée ni fâchée de dépenser autant d'argent pour des vêtements, avant elle était chanceuse de pouvoir s'acheter une culotte pour toute une année! Elle avait acheté une tonne de shorties confortables et de culottes françaises ainsi que des chaussettes, collants, pantalons de yogas, tee-shirts et la plus mignonne paire de pantoufles pour aller avec ses pyjamas.
Elle s'était sentie tellement coupable après cette virée shopping que Jasper dut lui parler pour la calmer parce qu'elle faisait une attaque de panique alors qu'Esmée se dépêchait de les amener à son bureau à Burlington. En fin de compte Jasper avait conduit pour les rencontrer à mi-chemin et Bella était revenue avec lui. Pendant l'heure qui suivit elle avait trouvé des raisons à sa culpabilité inutile et elle avait également trouvé un moyen de se pardonner en allant à quelques dimanches au refuge de Woodstock, où elle pouvait aider à cuisiner et préparer le diner avant de conduire pour retourner à l'université.
Le centre commercial de Burlington était devenu le lieu de prédilection de Bella pour faire ses emplettes si elle sentait la nécessité de se changer les idées pour un après-midi.
Bella s'assit à la petite table après qu'Alice eut séché ses cheveux en une vague brillante. Alice apporta leurs tasses sur la table et s'assit à côté d'elle.
"Maintenant raconte à Tatie Alice ce qui s'est passé? Ça ne peut pas être si terrible…"
Bella se frotta le front en repensant à sa confrontation avec Edward plus tôt et ses joues recommencèrent à chauffer, une fois de plus.
Enfin elle regarda Alice. "Edward était ici un peu plus tôt…"
Alice hocha la tête. "Je sais je l'ai vu. Nous avons quitté la fête juste après lui et il nous a dit qu'il venait ici pour te voir. Nous venions tout juste d'arriver lorsqu'il est sorti en trombe du garage, comme une chauve-souris de l'enfer pour sauter dans sa voiture. Vous vous êtes disputés?"
Bella secoua la tête. "Non pas exactement. Tu vois, hum, putain c'est si embarrassant…" Sa voix s'affaiblit puis elle prit une profonde inspiration et se mit à raconter ce qui s'était passé plus tôt.
A peu près au milieu de son récit, Rose vint frapper à la porte et après avoir demandé son accord à Bella, Alice fit un résumé des évènements de la soirée.
Bella raconta rapidement le reste de l'histoire jusqu'au moment où elle avait jeté Edward dehors.
Aucune des femmes ne dit un mot mais maintenant elles se regardaient l'une l'autre avant de se tourner vers elle.
"… et puis tu es venue frapper à ma porte. Voilà ce qui est arrivé. Maintenant Edward sait que je suis une chienne en chaleur, qui hurle son nom et il sait que je n'ai aucune dignité quand il s'agit de lui." Elle posa sa tête contre la table et la couvrit de ses bras.
"Je voudrais partir loin afin de l'empêcher d'être humilié de me revoir!" gémit-elle.
Rosalie et Alice se sourirent mutuellement mais elles essayaient de le cacher lorsque Bella se releva brusquement.
"Pourquoi est-ce que vous riez toutes les deux? Vous vous moquez de moi?" gronda-t-elle.
Rosalie leva sa main. "Calme-toi tigresse! Bella tu es une petite chose mordante! Calme-toi et tais-toi pendant une seconde, d'accord?"
Elle fit un regard laconique et croisa ses bras.
"Bien maintenant, Bella il n'y a rien de mal avec ce que tu as fait. Se masturber est complètement naturel et normal. Tu n'es pas une salope ou une chienne ou autre chose, tu as des besoins comme tout le monde et quelquefois tu as besoin de "te prendre en main," expliqua-t-elle d'une voix calme. Lorsqu'elle fit le commentaire 'prendre en main" Alice gloussa et elle tourna ses yeux bleu laser sur sa sœur.
"Mary Alice Cullen, je vais te botter le derrière si tu embarrasses Bella davantage! Maintenant as-tu un commentaire constructif à faire ou alors continues-tu à te comporter comme Brianna?" lui demanda-t-elle froidement.
Alice hocha la tête. "Oh arrête de jouer à la grande sœur Rosie!" Elle lui tira la langue avant de se tourner vers Bella. "Tu sais Bells, la seule chose que tu as besoin de faire différemment, c'est que tu dois le faire en privé, il faut que tu fermes tes portes et que tu t'assures que tes rideaux soient tirés. "
Elle opina et baissa la tête.
"Hey Bells?" Bella la regarda.
Alice lui sourit gentiment. "Ce n'est pas facile d'être une jeune femme avec des sentiments et des émotions envahissantes. Spécialement lorsqu'Edward et toi n'avaient pas été très loin. Vous n'êtes pas allés très loin n'est-ce pas?"
Bella secoua sa tête rapidement en fronçant les sourcils. "Non! Même pas la seconde base!"
Alice et Rosalie se regardèrent en hochant la tête. "Aaah bon c'est donc ça le problème! Vous êtes chauds!" dit Rosalie de manière tranchée.
Bella ouvrit la bouche puis la ferma et l'ouvrit de nouveau. "Qu'est ce que tu veux dire par chauds? Est-ce que vous avez une idée de combien c'est inconfortable? Etre tout le temps dans cet état?" grommela-t-elle.
Elles acquiescèrent et rire. "Oui bien sûr! Nous n'avons pas couché avec Jasper et Emmett à notre premier rendez-vous, tu sais!" dit Rosalie. Alice roula des yeux et marmonna "Parle pour toi."
"Pardonne-moi, petite sœur coquine, Bella. Mais ce que nous disons est vrai. Il est naturel d'être excitée par Edward. Et c'est une bonne chose, après ce que tu as vécu. Vouloir accéder au niveau supérieur dans une relation est normal mais ça ne veut pas dire que ce soit une bonne idée de sauter dans son lit ou de se jeter dans ses bras!" dit Rosalie fermement.
Elle fronça les sourcils. "Et voilà, maintenant tu parles comme lui! Il veut seulement que nous allions lentement et je vais déjà plus que lentement."
Alice secoua la tête. "Bella, Rosie et moi aimons Edward. C'est un homme merveilleux. Il est gentil et aimant. Il est merveilleux avec nos enfants et c'est un ami génial à avoir sous la main, mais pour dire les choses crûment c'est un abruti. Quand il t'a quittée il a merdé. Maintenant l'une des raisons pour lesquelles il est parti c'est qu'il avait un problème de contrôle. Comme tous les drogués, il le faisait pour se sentir en contrôle. Avec toi il a réalisé qu'il ne contrôlait pas tout et il essaie de faire les choses de la bonne manière cette fois-ci. Il sait qu'il faut que vous bâtissiez une relation solide pour que ça puisse fonctionner et il est bien avec ça mais tu as aussi ton mot à dire dans cette relation."
Bella n'avait encore jamais vu Alice être aussi sérieuse.
"Vous allez rencontrer des obstacles en chemin - le premier c'est que tu as dix-huit ans et que tu vas à l'université. Crois-tu qu'Edward ne soit pas inquiet que tu veuilles 'découvrir par toi-même' et voir quoi ou qui est là, dehors? Bien sûr qu'il est inquiet! Nous sommes tous allés à l'université, chérie, nous savons tous comment ça se passe! Les beuveries, les coucheries, le drame, l'alcool, la fête. Nous avons tous fait ça! Et ce n'est pas une mauvaise chose mais si tu ton petit ami de vingt-huit ans t'attend à la maison - qu'est-ce que tu vas faire? Est-ce que tu vas refuser toutes les invitations? Tu ne vas pas avoir d'amis? Tu ne vas pas vivre ta vie à l'université parce que dois te précipiter pour rentrer à la maison pour être avec Edward chaque week-end?"
Bella était anéantie. Vu la façon dont Alice en parlait, elle pensait qu'ils n'avaient aucune chance.
Elle se leva de la table et regarda fixement à l'extérieur par la fenêtre. Elle devrait le laisser partir. Il n'y avait aucun moyen qu'il l'attende.
A ce moment elle était perdue, mais une petite voix se fit entendre : il y avait peut-être une autre solution? Que faire s'il voulait attendre pour elle … que faire si…?"
Elle était tellement perdue dans ses pensés qu'elle n'entendit pas la conversation tendue qui se déroulait.
"Pourquoi est-ce que tu lui as dit ça?" siffla Rosalie furieuse.
Alice lui tira la langue. "Pourquoi pas? Il fallait que quelqu'un le fasse. Il faut qu'elle se rende compte de ces choses par elle-même Rose. Elle a des décisions à prendre et c'est le seul moyen pour elle de le faire, il faut qu'elle connaisse toutes les options…"
"Je sais ça Alice, mais tu as fait paraître toute leur situation si stérile! Putain, être mariée à Jasper n'a pas déteint sur toi à ce point, si?"
Alice fixa sa sœur. "Tu es une garce!"
Rosalie se leva. "Je sais mais toi tu es un âne! Et je vais le dire à M'am et Pa'!" dit-elle d'un petit sourire satisfait.
Alice roula des yeux. "Rapporteuse! Puisque tu es si douée, alors parle-lui!"
Rosalie se dirigea près de Bella. "Bella, Alice ne voulait pas dire…"
Bella se retourna, la regarda puis regarda Alice. "Si bien sûr. Elle a raison de mettre le doigt là-dessus. Mais il y a quelque chose : je n'ai jamais eu dix-huit ans. Je n'ai jamais été une enfant ou une adolescente. J'ai perdu ça en perdant mon père et j'ai été avalée par un système qui m'a oubliée. Je sais que j'ai beaucoup de choses à apprendre en ce qui concerne la famille, la vie en communauté, mais je sais ce que c'est que de ne pas se sentir aimée ou voulue et maintenant je sais ce que c'est que d'être aimée et voulue, d'avoir une maison et une famille et je ne suis pas prête à perdre tout cela pour quelque stupide expérience universitaire."
Ses yeux marron se durcirent avec détermination. "Je veux Edward. Je l'aime ; je pense, non, je sais que je le fais. C'est simple. Je sais que nous avons des choses sur lesquelles il nous faut travailler et je sais que nous devons y aller doucement et que je suis probablement déraisonnable mais je veux plus, vous savez? Parce que je le veux dans ma vie pour toujours! Je sais que vous pensez que je suis trop jeune, Alice, mais il est pour moi. Je ne veux pas avoir de rendez-vous avec d'autres garçons ou faire des repérages et des essais. Je vois bien les filles à l'université, elles sont distraites de leurs études par les garçons. J'ai vu les boissons alcoolisées et les drogues sur le campus - je ne suis ni naïve ni stupide."
Ses yeux lancèrent des éclairs brièvement et Alice sembla contrite. "J'ai participé à des fêtes et été sollicitée par des mecs, mais ça ne m'intéresse pas tout ça. Je ne veux pas de ça. Je veux Edward, c'est clair et net, et je ferai ce qu'il faut pour l'avoir."
Elle soupira et sourit à ses deux amies. "Je sais que vous voulez bien faire et que vous avez raison de me le dire mais s'il vous plait croyez-moi quand je dis que je sais ce que je veux. Il faut que j'apprenne juste à être plus patiente et à prendre plus de douches froides! Maintenant si vous pouvez me dire comment je peux lui faire oublier qu'il m'a surprise sous la douche en train de faire des, euh, choses et bien allez-y je suis toute ouïe!"
La tension étaient retombée et elles commencèrent à rire. Alice se tenait le ventre en essuyant des larmes sur ses joues et Bella trouva ça marrant : Alice et Rosalie habillées dans des robes du soir et des bijoux de luxe en train de se vautrer et de hurler de rire comme des sorcières.
Rose ricanait encore alors qu'elle tentait de prendre la parole. "Oh mon Dieu, les images de ce soir resteront gravées dans ma mémoire pendant longtemps, Bells!" Alice grogna et hocha la tête. "Ça c'est sûr!"
Rosalie regarda Alice avec un petit sourire. "Tu sais, je pense qu'il faudrait qu'on emmène notre jeune Isabella, faire quelques achats à In-X-eSS, qu'en penses-tu?"
Les yeux d'Alice s'éclairèrent. "Oh ouais, c'est une excellente idée. Nous devrions vraiment y aller - après Noël?"'
Rosalie acquiesça. "Em et Jasper nous remercieront!"
Bella sourcilla. "Par l'enfer qu'est-ce encore que ce In-X-eSS?" Elle n'aimait pas le tour que prenait cette conversation.
Rosalie tapota sa main." C'est là que vont les femmes indépendantes, chérie, ne t'inquiète pas, Alice et moi prendrons soin de toi. Hey je me demande si Esmée aimerait venir."
Les yeux d'Alice firent un aller retour entre Rosalie et Bella. "Je ne pense pas, ça affolerait un peu trop Bella. Rose. Allons-y doucement. La première fois nous irons seulement toutes les trois."
Rosalie hocha la tête. "Bonne idée. " Elle se tourna vers Bella, "Je décide d'une date et je t'appelle d'accord?"
"D'accord," répondit-elle en hésitant.
Alice lui sourit. "Bon quoi qu'il en soit, s'agissant d'Edward, tu as été d'accord pour parler avec lui demain pas vrai?"
Bella hocha la tête. "Bien alors parle-lui. Dis-lui que tu aurais dû fermer ta porte et que tu es désolée de l'avoir embarrassé et voilà. Edward fait probablement la même chose plusieurs fois par jour il comprendra, chérie," dit Alice avec un petit sourire espiègle.
Juste à ce moment il y eut un petit coup à la porte et Jasper entra suivit par Emmett. Elle put voir qu'ils avaient tous les deux entendu la dernière partie de la conversation et qu'ils étaient trop curieux pour ne pas dire quelque chose, et elle avait raison.
"Bella est-ce qu'Edward s'est caressé devant toi? Je vais lui botter le cul s'il l'a fait!" cracha Emmett.
Les joues de Bella commencèrent à chauffer et elle secoua la tête. "NON! Ça n'est pas ça! Il … Je … putain!" bafouilla Bella.
Les frères froncèrent les sourcils en la fixant et en se répétant dans leur tête les derniers mots qu'avaient prononcés Alice.
Puis le déclic se fit et ils la regardèrent comme des cerfs pris dans les phares d'une voiture.
"Oh!" grinça Emmett.
On aurait dit que Jasper allait être malade.
Bella rougit furieusement.
Alice et Rosalie se mordaient l'intérieur des joues pour ne pas rire.
En silence et d'un commun accord, Alice et Rosalie prirent leurs manteaux et leurs maris. Rosalie se tourna vers Bella pour lui dire qu'elles iraient "faire du shopping". Ils se dirent rapidement au revoir et elles sortirent de l'appartement en amenant leurs maris encore silencieux.
Bella verrouilla la porte et s'affala contre elle.
Elle réalisa qu'il ne pouvait pas y avoir de secrets dans une famille. Elle rangea la cuisine et regarda l'heure.
Il était près de minuit mais il était trop tard pour appeler Edward mais Bella était déterminée à ne plus avoir de problème de communication avec lui.
Il fallait qu'elle lui déclare ses intentions, pensa-t-elle en se mettant sous son duvet ce soir-là.
Ooo HS ooO
Le jour suivant était la veille de Noël et la plupart des boutiques dans la ville de Hope Springs fermait plus tôt pour que chacun puisse rentrer chez lui avec sa famille. Il y avait la fête du patinage à Dorset Common prévue dans l'après-midi et qui continuerait tard. De là, la plupart des familles rentreraient à la maison pour le dîner ou iraient à l'un de services religieux qui étaient prévu ce soir là.
Vers onze heures Esmée chassa le dernier client de la boutique pendant que Makenna faisait la caisse et que Bella remplissait les étagères puis elles allèrent aider Alice et Angela à fermer l'autre boutique.
Ensuite Esmée et Alice donnèrent à chacune de leurs employées un panier-cadeau rempli de nourriture fine, de produits de toilette de luxe et un chèque-bonus bonne santé. Bella fut choquée de recevoir le double de ses gains mensuels ainsi qu'un panier pique-nique charmant rempli de conserves, de boites et de goodies de la part d'Esmée, ainsi qu'une couverture de pique-nique de la part d'Alice.
"Hey les filles vous n'aviez pas à faire ça! Je ne suis presque plus jamais ici!" protesta-t-elle.
Esmée leva la main pour protester. "Bells tu t'occupes du stock comme d'une machine bien huilée! La productivité plus la mise en conserve et l'embouteillage ont augmenté de vingt pour cent, parce que tout est rangé et qu'il n'y a pas à chercher. Tu es incroyable Bella. Tu as de grandes compétences pour organiser et nous t'en sommes reconnaissantes." dit Esmée fermement.
Alice hocha la tête et prit le relais lorsqu'Esmée arrêta de parler. "Même si tu t'habilles comme si tu n'avais pas le sens de la mode, parfois tu m'as vraiment aidée à organiser ma boutique et mes ventes ont augmenté de près de quinze pour cent uniquement parce que je peux retrouver ce que je cherche! J'ai eu le temps de faire plus de conception, de vêtements et de linge de maison à vendre si bien que je suis vraiment en train de penser à agrandir la partie linge de maison en ligne."
Bella rougit de plaisir et de fierté. "Merci."
Esmée regarda par-dessus son épaule et sourit alors que Bella sentait quelque chose dans son dos. "Bon, Alice et moi avons juste terminé, peut-on y aller? "demanda Esmée rapidement.
Bella sourcilla. "Hum, bien sûr, euh…"
"Salut."
Bella se retourna.
Edward était debout juste à l'intérieur de la boutique de sa mère, il semblait plus nerveux que jamais. Les yeux de Bella parcoururent avidement son corps, son jeans foncé, sa chemise blanche, son caban et son manteau du surplus de l'armée. Ses cheveux étaient recouverts d'un bonnet noir, avec seulement quelques mèches qui s'en échappaient.
Elle sentit la rougeur se répandre sur ses joues et son décolleté.
"Salut," murmura-t-elle.
"Au revoir les enfants, amusez-vous bien!" dit Esmée affectueusement alors qu'Alice sortait rapidement en fermant la porte.
Edward jeta un œil dans la boutique tranquille avant que ses yeux ne rencontrent ceux de Bella.
"Je suis désolé."
"Je suis désolée."
Ils se regardèrent en disant les mêmes mots en même temps.
Bella sourcilla. "Pourquoi es-tu désolé? C'est moi qui ait été prise.." elle fit un geste de la main. Elle ne pouvait pas trouver les mots et elle sentait que son visage était chaud comme s'il allait prendre feu.
Elle vit que le bout des oreilles d'Edward ainsi que ses joues devenaient roses. "Hum ouais, j'ai fait irruption chez toi, sans y être invité, et je t'ai entendue crier, j'ai d'abord pensé qu'il y avait un problème…"
Il laissa les mots en suspens alors que Bella rougissait encore plus, tellement qu'elle était sûre de ressembler à un feu rouge!
Elle marmonna quelque chose d'inintelligible avant de cacher ses yeux dans ses mains.
"Hey … Bella? " La voix d'Edward était plus proche, plus tranquille, plus préoccupée.
Elle prit un petit souffle avant d'enlever ses mains et d'ouvrir ses yeux. Edward était appuyé sur le comptoir avec ses mains posées de chaque côté de lui.
Quand elle regarda dans ses yeux vert clair elle réalisa que l'homme qui était debout en face d'elle était son ami Edward. Il était le seul qu'elle avait choisi et elle lui avait fait confiance quand elle saignait et perdait son bébé. Il était l'ami qui l'avait aidée à guérir. Il était celui qui connaissait ses secrets les plus sombres et qui ne l'avait jamais jugée ou ni réagit à tous les détails qu'il avait découverts à son sujet. Il était l'ami qui lui avait montré qu'un avenir brillant et excitant l'attendait. Il croyait en elle.
La mortification de la soirée précédente semblait fondre sous son regard fixe qui ne la jugeait ni la dédaignait et Bella se sentit se détendre.
"Est-ce que viendrais faire un tour en voiture, nous pourrions parler comme ça?" lui demanda-t-il tranquillement.
Elle se mordit la lèvre avant de hocher la tête. "Je veux bien faire ça."
Il sourit. "Dieu, je pense que nous pourrions trouver quelque chose à manger avant d'aller patiner au parc. Est-ce que ça te convient?"
Ses yeux l'imploraient de lui faire confiance.
Bella déglutit et opina : "D'accord."
Ils se firent un sourire pour la première fois ce qui fit retomber la tension ou l'anxiété avant que Bella ne s'excuse le temps de fermer les boutiques. Edward avait aidé sa mère de nombreuses fois et bientôt les deux boutiques furent fermées. Avec un dernier coup d'œil Bella ferma et verrouilla la porte principale.
Edward tendit sa main gantée et Bella y mit la sienne couverte de ses mitaines. Il la fit descendre les marches en évitant les flaques de neige fondue puis l'aida à s'installer dans la cabine de son véhicule avant de faire le tour.
Avec un mot de remerciement silencieux à celui qui veillait sur eux, il prit place dans son siège et bientôt ils s'éloignèrent de Hope Springs.
Ooo HS ooO
La semaine précédent Noël avait été source de frustration pour Edward. Ned était arrivé trois jours avant et Edward et son père avaient été submergés le week-end précédent avec l'apparition d'une épidémie de grippe qui les avait obligés à ouvrir leur cabinet le samedi et aussi le dimanche pour pouvoir voir tout le monde.
Heureusement, Emmett était allé à Woodstock pour récupérer des médicaments que Carlisle et Edward purent faire passer à leurs patients dont la grippe s'était aggravée en bronchite ou autres infections des voies respiratoires, en otites ou dans quelques cas en pneumonie.
Edward n'avait pas vu Bella, mis à part une conversation rapide de moins de cinq minutes avec elle à la fin de chaque journée. Il était difficile de commencer à 'courtiser' quelqu'un et Edward se dit le lundi soir qu'il devrait aller de l'avant, en mangeant une tranche de pain grillé et en montant péniblement à l'étage tout en se débarrassant de ses vêtements en chemin avant de s'effondrer dans le lit.
Mardi avait été aussi occupé que lundi et bien qu'Edward apprécie de travailler avec Ned, il était un peu frustré par la façon légèrement obsessionnelle dont il traitait les patients. Tant et si bien que Carlisle passa sa tête dans le bureau d'Edward à l'heure du déjeuner et lui ordonna pratiquement de prendre une pause et d'aller faire un tour chez lui dans l'après midi, car Edward était de garde cette nuit et la suivante.
Edward et Roscoe était contents de conduire pour aller rendre visite aux patients qui étaient trop malades pour pouvoir se déplacer au cabinet.
Roscoe aimait ça parce qu'il était pourri gâté partout où ils passaient, on lui donnait des morceaux savoureux et des friandises et chez Billy Black, on lui a même donné un bol de thé chaud alors que son maître soufflait de dégoût.
"Tu le gâtes trop Sue," dit-il en la réprimandant légèrement tandis qu'il écoutait la poitrine de Billy.
Roscoe soupira et se coucha à côté du poêle, au chaud. Qu'en savait-il? Je suis tellement génial que tout le monde veut me gâter! pensa-t-il.
Edward se releva et regarda Billy. "Je veux que tu restes tranquille pour les prochains jours, Billy. Ta poitrine se dégage bien et je ne veux pas que tu mettes en péril ta convalescence. Interdiction de fumer, Monsieur Black. C'est clair?"
Billy fronça les sourcils vers son jeune ami, "Hum! Pourquoi ne pas fournir une paire de menottes à Sue aussi pour qu'elle puisse me garder?" grogna-t-il à mi-voix.
Sue roula des yeux et elle s'assit à la table de la cuisine les bras croisés.
Edward rigola. "Zut Billy! Garde tes idées perverses pour toi!" rétorqua-t-il en faisant un clin d'œil à Sue et il vit un sourire s'ébaucher sur le visage de Billy.
"Fais le malin!" se moqua Billy en lui faisant un clin d'œil.
Il vérifia ses antibiotiques et lui fit une nouvelle prescription.
Quelques minutes plus tard Sue les raccompagna lui et Roscoe jusqu'à son véhicule.
"Comment va-t-il vraiment?" demanda-t-elle en serrant son manteau épais autour de son corps mince.
"Il est sur la voie de la guérison, Sue et je lui ai dit ce que je voulais dire. Il a besoin d'y aller mollo afin que ses poumons puissent guérir complètement. Ce qui veut dire ne pas fumer cette satanée pipe! Je sais qu'il ne fume pas beaucoup et seulement quand il est avec d'autres personnes mais ça n'aide en rien ses poumons à guérir. Alors quand il aura fini son traitement antibiotique, je veux qu'il fasse un programme de physiothérapie. Il aura quelques exercices qu'il pourra faire à la maison pour aider à renforcer ses poumons." Edward serra la main de Sue dans la sienne et il lui fit un sourire rassurant en voyant son visage inquiet.
"Billy est très en forme pour son âge Sue. Je ne vais pas mentir il nous a fait une petite frayeur. L'ensemble de ses examens est négatif et tu dois cesser de t'inquiéter autant. Trouvez un peu de temps pour vous occuper de vous-mêmes. Nessie et Jake ont offert de recevoir la famille chez eux cette année, je pense que vous devriez accepter," dit-il aimablement mais fermement. Elle ouvrit la bouche pour protester mais Edward secoua la tête.
"Billy se sentirait très coupable si tu finissais par tomber malade en prenant soin de lui. S'il te plait penses-y, Sue ; Ness et Jake veulent vraiment vous aider."
Elle soupira et ses épaules s'affaissèrent avec lassitude : "Tu as raison bien sûr. Je suis épuisée. J'ai été très occupée avec la boutique et j'ai été debout en train de tout préparer jusqu'à deux ou trois heures du matin et puis Billy m'empêchait de dormir." Ses yeux se remplirent de larmes et elle cligna rapidement en faisant son choix.
"D'accord, Docteur Cullen, tu gagnes. Je téléphonerai à Vanessa dès que je serai rentrée."
Il sourit et se pencha pour embrasser sa joue dorée. "Maintenant, ce n'était pas si dur? Va à l'intérieur. Je vous revoie dans quelques jours et appelle-moi si tu es inquiète au sujet de quoi que ce soit, d'accord?"
Edward remonta dans son camion et se dirigea vers le bureau pour enfermer ses médicaments à l'abri. Ils ne gardaient qu'un approvisionnement en cas d'urgence avec eux, alors que tout le reste était enfermé dans un abri sécurisé, une salle à l'épreuve du vol en acier et en béton armé avec une porte blindée. La pièce ressemblait à un coffre de banque ou un petit coffre-fort mais Carlisle l'avait faite construire il y a quatre ans quand leur cabinet avait été cambriolé et que leur maigre approvisionnement en médicaments avait été volé.
Edward remarqua que seul le bureau de Ned était utilisé et que le reste du cabinet était sombre et calme.
Il tapa le code et la porte en métal s'ouvrit, il déposa tous les médicaments à l'intérieur.
Une fois qu'il eut mis à jour le logiciel de stock des médicaments, il se déconnecta et sortit de la pièce en verrouillant la porte.
Carlisle ne prenait aucun risque avec les médicaments dans son cabinet, ça avait pris cinq ans pour que les organismes qui délivrent les licences dans le Vermont en accordent une à Edward pour qu'il puisse toucher au stock de médicaments à cause de son passé de toxicomane. Il devait encore se soumettre à des tests de dépistages aléatoires et Carlisle vérifiait le stock chaque semaine et leur envoyait les résultats, ainsi il n'était pas question qu'il y ait la moindre irrégularité.
Il s'arrêta pour récupérer une pile de dossiers de patients qu'il devait mettre à jour ce soir-là avant de s'arrêter au bureau de Ned.
Ned était un homme maigre et dégingandé qui mesurait un peu plus de 1m 80, qui avait des cheveux brun foncé et des yeux bleus lumineux. A trente et un an il était encore adorablement nerveux autour des femmes sans avoir la moindre idée qu'il était beau. Sa légère ringardise et sa maladresse le rendaient juste en général plus attrayant pour les femmes.
Ned était plus spécialement nerveux autour des femmes Cullen, qui était les plus belles femmes qu'il n'avait jamais vues, ça plus le fait que les hommes Cullen étaient assez intimidants, tout ça faisait qu'il était tendu quand il était près d'eux. Alice et Rosalie le taquinaient gentiment et elles avaient fait remarquer à plusieurs reprises qu'il leur rappelait le jeune Clark Kent. Emmett et Jasper ricanèrent méchamment en essayant d'imaginer l'homme pâle aux cheveux noirs et épais, avec de grosses lunettes noires et le corps raide, essayer de s'envoler dans le ciel.
Ned n'était pas très sociable bien que la plupart des habitants de Hope Springs et du club lecture semblaient faire confiance à ses manières calmes et discrètes.
"Bonsoir, Ned comment ça va?" demanda-il en roulant des yeux intérieurement en voyant l'autre homme sursauter sur son siège.
"B-Bien merci Edward. Comment s'est passé ton après-midi?" demanda-t-il nerveusement en repoussant ses lunettes sur son nez.
"Ça a été, tu sais, chargé. Au moins il n'a pas plu ni neigé aujourd'hui."
Les deux hommes discutèrent sur quelques cas pendant quelques minutes avant qu'Edward ne s'éloigne. "Eh bien j'ai fini Ned. Pourquoi ne prendrais-tu pas tout ça chez toi pour y travailler plus tard?"
Ned sourit et haussa les épaules. "Hum ouais je vais rentrer bientôt, je termine juste ce dernier cas sur l'ordinateur." Il cligna des yeux et poussa ses lunettes sur son nez.
"D'accord, bonne nuit Ned. Tu es d'accord pour être de garde le 24 et le 25?"
Il opina. "Bien sûr, ta mère a été très gentille de m'inviter pour le repas de Noël, m-mais je ne suis pas sûr, tu sais…" sa voix s'affaiblit.
Edward sourit. "Allons donc, bien sûr, que tu dois passer Noël avec nous. Tu sais que tu es le bienvenu, Ned. Tu ferais mieux de te dépêcher avant que Rachel ferme la cuisine!"
Ned hocha la tête et ils se dirent bonsoir avant qu'Edward se retrouve à l'extérieur et ferme la porte derrière lui.
Une fois de plus Edward tomba dans un sommeil lourd et il fut réveillé par un Roscoe mécontent qui exigea qu'Edward lui fasse faire un tour.
Avec des gémissements et des ronchonnements des deux côtés ils traversèrent le parc enneigé. Edward fut heureux de constater que les chemins avaient été dégagés et que Zamboni avait déjà lissé la surface du lac pour le préparer pour les patineurs dans la journée.
Edward était de garde ce soir-là même s'il fallait qu'il assiste à la fête annuelle qui était donnée chez les frères Volturi pour Noël. Edward pensait que c'était inutile mais Carlisle les avait tous persuadés d'y aller au moins un moment parce qu'Esmée travaillait avec eux et qu'ils étaient très influents dans la région.
Bella lui manquait et il se décida de passer lui rendre visite en partant de la fête s'il n'était pas appelé pour une urgence.
Le jour passa rapidement et à dix-sept heures Edward rentra chez lui pour se doucher et se changer. Il mit un smoking noir avec un long manteau en laine et un bonnet avant d'aller vers la ferme laitière des Volturi qui se situait à une trentaine de kilomètres de la ville. Actuellement c'étaient les voisins les plus proches de ses parents et bien qu'une bande de terrain assez large les sépare et ce n'était pas comme s'ils vivaient les uns sur les autres.
Il passa la soirée à se cacher des sœurs Morrow et de Tanya et Kate Volturi, les femmes d'Aro et de Caius et la fille terrible de Caius et Kate, l'insipide Irena.
"Eddie! OH! Bonté divine, Eddie tu es magnifique ce soir, oh mon! Essey, je pense que je vais m'enflammer!" Emmett surgit en agitant les bras et en criant dans une imitation haut perchée d'Irena Volturi.
Edward fixa son frère ainé. "Putain d'Emmett!" grommela-t-il en finissant de boire son verre d'eau glacée pendant qu'Emmett et Jasper essuyaient les larmes sur leurs joues.
"Les gars! Conduisez-vous correctement immédiatement!" siffla Esmée alors qu'elle se dirigeait vers eux en compagnie de Carlisle.
La résidence des Volturi était tout ce que son nom laissait présager : énorme, prétentieuse et ostentatoire et entourée par sa propre forêt. La longue allée de cinq kilomètres était bordée d'arbres et plusieurs visiteurs firent remarquer que cette demeure ressemblait plus au château du comte Dracula qu'à une humble maison de ferme comme l'appelaient Caius et Aro Volturi.
Edward regarda vers les jardins formels qui ressemblaient plus au jardin de Versailles qu'à ceux qu'on pouvaient trouver dans le Vermont. Chaque brin d'herbe et chaque fleur avait été placée délibérément. Pas de fleurs sauvages ni de taillis sporadiques d'arbres. Pas de ruisseau ou de kiosque branlant, non c'était une villa italienne qui avait été prise de l'autre côté du monde et amenée là à la place d'une autre.
"Je m'en vais," dit-il en se tournant prêt à partir. Il savait que la seule raison pour laquelle lui et sa famille avaient été invités à cet événement pénible c'était à cause de leur 'statut social' au sein de la communauté. Il n'y avait que les épouses Volturi pour parler de 'statut social' mais visiblement c'est tout ce qu'elles savaient faire, Irena y compris.
Edward dit au revoir et conduisit jusqu'à chez ses parents. Il vit que les lumières étaient allumées chez Bella et ça le fit sourire. Ça lui avait manqué de la voir et les quelques appels précipités ne le rassasiait pas de sa soif d'elle.
Il monta les marches deux par deux et toqua à la porte. Lorsqu'il n'entendit pas de réponse, il frappa plus fort et l'appela.
Il essaya d'ouvrir et ne fut pas surpris de trouver la porte déverrouillée. Après un rapide coup d'œil il réalisa qu'elle n'était pas dans la pièce principale et il l'appela encore en entrant.
Tout à coup il entendit un bruit en provenance de la salle de bain et il put sentir ses joues commencer à chauffer et sa queue devenir dure.
Elle était sous la douche.
Putain!
Il recula de deux pas dans le petit couloir qui conduisait de la salle de bain à la chambre avant de s'arrêter.
"Bella? Isabella?" cria-t-il plus fort pour l'avertir de sa présence.
"Putain ! Oh mon Dieu! Oh Edwwwwaaaaard…"
Sa bouche s'ouvrit d'étonnement et il se figea sur place.
BORDEL. QU'EST-CE QUI SE PASSE?
Le corps d'Edward se tendit en entendant les sons très reconnaissables que faisait Bella en jouissant sous la douche. Il lui fallut tout ce qu'il possédait de retenue pour ne pas se jeter sur la porte ouverte et regarder ce qui serait un putain de merveilleux spectacle.
Il imagina l'eau dégouliner sur son corps pendant que ses doigts pompaient entre ses lèvres nues, travaillant l'endroit étroit et humide… Putain!
Edward se reprit pour sortir du coma qu'il avait lui même créé en imaginant toutes ces choses et partit rapidement vers la porte d'entrée et la frappa fortement en criant.
"PUTAIN! UNE MINUTE J'ARRIVE!" cria Bella et Edward entendit des bruits de dérapage. Enfin elle sortit de la salle de bain et trébucha, s'arrêtant face à lui.
Dire que l'air de la pièce était remplie de tension sexuelle était euphémisme et quand Bella le supplia de partir, il le fit.
Il put voir qu'elle était horrifiée de savoir qu'il l'avait entendue se masturber et crier son nom, mais il pensa que c'était la chose la plus érotique qui lui soit arrivée. Il ne pouvait presque pas attendre d'être arrivé chez lui, il courut en bas des escaliers et courut vers sa voiture.
Dans sa vision périphérique il distingua le SUV de Jasper mais il ne fit pas de pause et se précipita hors de l'allée de ses parents.
Il prit à peine le temps de saluer Roscoe avant de monter sous sa douche, serra sa bite alors qu'il imaginait Bella à côté de lui, le prenant dans sa bouche. Il gémit lorsque son poing frappa le mur et sa main alla toujours plus vite en imaginant ses lèvres boudeuses autour de son épaisse longueur. La pompant, putain, titillant son bout, caressant ses boules comme si elle cajolait sa semence profondément enfouie en lui pour la faire venir puis il lui sembla que son estomac avait des crampes avant qu'il n'explose en d'épaisses cordes blanches sur le mur de la douche…
"PUTAIN! BELLLLLLA! Aaagh…" Les genoux d'Edward cédèrent et il s'affaissa sur le sol de la douche pendant que son corps était parcouru de tremblements.
Après un long moment, il se leva et finit de se laver. Il passa rapidement la serviette sur son corps pour le sécher ainsi que ses cheveux, il se brossa les dents et tomba dans le lit.
Bordel qu'est-ce que c'était? se demanda-t-il dans un état second. Il n'avait jamais joui si fort auparavant. Il repensa à Bella et il se demanda comment il allait pouvoir lui faire face de nouveau.
On aurait dit que chaque fois qu'ils faisaient un pas en avant, ils reculaient de cinq pas et il se demanda frustré s'ils arriveraient à être synchronisés un jour.
Couché dans l'obscurité il élabora un plan pour commencer à courtiser sa fille.
Il allait la faire parler afin d'éclaircir la situation et puis il l'emmènerait à un rendez-vous.
Ooo HS ooO
Alors qu'ils quittaient Hope Springs, Bella regarda les environs avec intérêt. "Où allons-nous?" demanda-t-elle.
Edward lui fit un sourire étincelant. "As-tu déjà été à Lebanon?"
Elle leva un sourcil interrogateur. "Lebanon - dans le Middle Est?"
Il rigola. "Lebanon, New Hampshire, idiote."
Elle souffla et roula des yeux. "Pas idiote!" se moqua-t-elle.
"Installe-toi comme il faut nous en avons pour un petit moment," dit-il énigmatiquement.
"Combien de temps?" demanda-t-elle.
Il sourit et secoua la tête. "Il faut que nous parlions, Swan et c'est l'une des façons de m'assurer que tu ne fuiras pas! Ou que tu ne t'en prendras pas à mes noix."
Elle rit. "Ne sois pas si sûr de ça, Cullen, je suis très souple …"
Il soupira et sa tête se tourna pour la regarder un moment. "Jésus Bella tu essaies vraiment de me tuer!"
Elle rit très fort en voyant son expression. "Tu n'as pas dit que je ne pourrais pas te taquiner ; les amis spéciaux peuvent se taquiner n'est-ce pas?"
Il frotta son visage avec sa main rapidement et laisser échapper un grognement. "Je pense que j'ai créé un monstre," murmura-t-il à moitié pour lui -même.
Elle se calma un peu en regardant par la vitre et ils roulèrent en silence pendant un certain temps, la radio donnait un fond sonore tranquille. Elle regarda la campagne couverte de neige avant de se tourner vers Edward légèrement même si elle ne le regardait pas. " Ecoute, Edward hier soir," commença-t-elle tranquillement.
On aurait put croire qu'il voulait l'interrompre mais elle leva sa main. "S'il te plait, laisse-moi parler avant de dire quelque chose, d'accord? C'est assez difficile pour moi comme ça et il faut juste que je le dise. Après que tu sois parti hier soir, euh, Alice et puis Rose sont venues et elles n'ont aidé à voir les choses différemment," dit-elle tranquillement.
Lorsqu'Edward entendit les prénoms de ses belles-sœurs il grogna intérieurement. Il savait qu'elles avaient leurs intérêts respectifs à cœur, mais en même temps il tressaillit en pensant aux "conseils " qu'elles avaient pu lui donner!
Il ne dit rien mais hocha la tête pour qu'elle continue.
Elle soupira. " Hier soir fut… euh, non prémédité, tu sais, et d'après ce que Rose et Alice ont dit, c'est normal, mais je ne voulais pas que tu découvres que je pense à toi comme ça, tu comprends?" Elle inspira profondément à plusieurs reprises une fois qu'elle eut fini de parler et Edward lui jeta un coup d'œil pour s'assurer qu'elle ne faisait pas une crise de panique.
Il fut heureux qu'elle se soit un peu calmée, lentement il lui tendit la main, la paume vers le haut. Bella releva ses yeux, qu'elle avait gardés fixés sur ses genoux, à la recherche de son visage avant de baisser la tête à nouveau pour que ses cheveux cachent son expression puis elle essuya sa main sur son jeans avant de la glisser dans celle d'Edward.
Il sentit le léger tremblement de ses doigts et la moiteur de sa main mais il s'était rendu compte combien la situation était embarrassante et pénible pour elle.
Elle n'avait pas eu de mère et il savait qu'elle ne parlerait jamais à Esmée du côté sexuel de leur relation, bien que, Dieu seul le sait, Esmée et Carlisle avaient toujours été plus qu'ouverts avec leurs enfants à ce sujet et ça le rendit triste de penser que Bella n'avait jamais été guidée par un adulte auparavant.
"Bella, tu n'as pas besoin de me faire d'excuses pour hier soir ou pour avoir des fantaisies sexuelles à notre sujet ou au mien." Il la sentit grincer des dents doucement et il lui serra la main de façon apaisante.
"J'ai eu de la peine à me contenir hier soir, quand j'ai réalisé que tu étais nue et mouillée à seulement quelques mètres de moi," dit-il calmement et Bella tourna brusquement sa tête et le regarda avec de grands yeux.
"Vraiment?" réussit-elle à dire.
Il opina et Bella sourit un peu en voyant la rougeur sur ses joues alors qu'il hochait la tête.
"Oui. Amour, tu me fais sentir comme … excité, crois-moi. Peu importe comment tu es habillée ou où nous sommes, il me suffit juste de penser à toi, à tes lèvres ou à la courbe douce de tes hanches, de tes seins et voilà, disons simplement que j'ai appris à vivre dans l'inconfort la plupart du temps!"
Elle laissa échapper un petit rire embarrassé et Edward sourit en entendant ce son.
"Bella, j'utilise ma douche beaucoup plus souvent que je n'en ai vraiment besoin, d'accord? Alors je comprends parfaitement que tu aies besoin de ressentir du soulagement lorsque tes sentiments deviennent trop intenses." Ils échangèrent un regard rapide de nouveau.
Elle soupira et Edward sentit son pouce caresser sa main avec un toucher vaporeux qui réchauffa son cœur.
"Se masturber est 100 % normal et il n'y a pas à en avoir honte. Est-ce que les filles t'ont dit ça?"
Bella se tortilla un peu. "Oui," dit-elle d'une toute petite voix.
Il hocha la tête. "Bien. Est-ce qu'elles t'ont dit que les garçons le faisaient au moins deux fois plus souvent que les filles?"
Bella secoua la tête rapidement et il put voir que la rougeur était de retour sur ses joues.
Edward rigola. "Ils le font! Et les recherches montrent que les gars pensent au sexe quelque chose comme toutes les sept minutes, tu le savais?"
Cette fois-ci elle rit et quand elle regarda Edward il fut ravi de ne voir que de l'amusement dans son expression.
"Sérieusement?"
Edward hocha la tête. "Les hommes pensent au sexe - beaucoup! Et quelquefois ils n'ont même pas besoin de penser à leur femme ou petite-amie pour arriver euh à leur 'soulagement'.
Edward regarda des émotions variées passer sur le visage de Bella. Il aimait voir ses expressions faciales si explicites.
"Bon, je ne pense qu'à toi - comme ça!" dit-elle dans un souffle et Edward sourit à nouveau.
"Est-ce que je peux te confier un secret?" demanda-t-il.
Elle mordit sa lèvre inférieure et Edward bougea mal à l'aise cette fois-ci.
"Je crie ton nom aussi."
La bouche de Bella s'ouvrit en un parfait "o" et ses sourcils se levèrent.
"Bella, il n'y a qu'à toi que je pense 'comme ça' aussi. Il n'y a pas d'autre femme à laquelle j'ai pensé depuis que je t'ai vue la première fois à la Vache Violette ce premier soir. Tu as une emprise sur moi, c'est déroutant, étonnant et même si je fais tout autre chose, je ne peux jamais te sortir de mon esprit. Je ne savais même pas que tu étais assez âgée pour que je puisse penser à toi comme ça, mais je ne peux pas m'en empêcher. S'il te plait crois-moi quand je te dis que je te comprends à propos de "donner la fessée au singe" et tout ça," dit-il fermement.
Bella laissa échapper un éclat de rire, "Excuse-moi? "Donner la fessée au singe"? Tu plaisantes, est-ce ainsi que tu appelles ça? C'est ce que je f- faisais?"
Edward rit : "Bon, non les filles ne donnent pas la fessée au singe, ni ne pompent le tuyau ou n'étouffent le poulet! " A cet instant précis Bella rit encore plus fort Edward se joignit à elle.
"Alors que font les filles, Docteur?" lui demanda-t-elle en essuyant les larmes de rire de ses joues avant d'atteindre la main d'Edward sans même y penser.
C'était très agréable de sentir le reste de tension disparaitre alors qu'Edward riait de pur amusement.
"Je ne sais pas comment les filles appellent ça - mais ça doit être quelque chose du genre 'chatouiller le fouet à plumes", "cliquer sur la souris" ou "pincer la cerise" ou autre chose du même genre.
Ils rigolèrent ensemble à la niaiserie de leur conversation avant que Bella admette qu'il allait falloir qu'elle demande à ses nouvelles amies quelle était la meilleure façon d'appeler ce qu'elle avait fait et Edward lui fit promettre de le lui dire.
Il y eut quelques moments de silence pendant qu'Edward passait la rivière Connecticut avant qu'ils n'arrivent dans la ville pittoresque de Lebanon, au New Hampshire. Bella était excitée lorsqu'il lui dit où ils étaient.
"Je ne suis jamais allée dans le New Hampshire avant, Edward! On peut faire un tour?" demanda-t-elle et Edward se souvint d'Emma ou de Chelsea en regardant ses yeux étincelants.
"Bien sûr qu'on peut ma douce, mais en premier nous allons déjeuner," dit-il.
Il était content de voir qu'il avait arrêté de neiger ce matin et bien qu'il fasse froid le temps était sec au moins.
Il se précipita pour ouvrir la portière à Bella et s'assurer que son manteau était boutonné, son écharpe autour de son cou et son bonnet et ses mitaines bien à leur place avant de l'enlacer et de la guider sur le trottoir.
Bella rigola. "On dirait que j'ai cinq ans!" dit-elle.
Le bras d'Edward se serra plus fort autour d'elle lorsqu'il imagina Bella comme une petite fille de cinq ans sans père ni mère pour lui attacher les lacets ou s'assurer qu'elle ait chaud et qu'elle soit heureuse, cette pensée le fit haleter et cligner soudainement alors que l'eau lui montait aux yeux.
Elle s'arrêta de marcher. "Qu'est-ce qui ne va pas?" demanda-t-elle.
"Rien amour, juste le vent froid dans les yeux. Allons-y, entrons."
Bella savait qu'il y avait autre chose mais elle ne dit rien de plus et le laissa la guider dans le petit restaurant familial qui avait des nappes rouges et des serviettes assorties.
La cafétéria était chaude et accueillante et une femme qui avait l'air aimable les accueillit et leur offrit de les débarrasser de leurs manteaux.
Une fois assis ils bavardèrent jusqu'à ce que la serveuse leur amène leurs hamburgers avec leurs frites, colas et cafés.
Maintenant qu'ils avaient retrouvé leur complicité, le reste du repas fut remplit de plaisanteries et de rires et ensuite ils firent une promenade avant de retourner à Hope Springs pour aller patiner.
Bella avait beaucoup d'attentes pour cet après-midi de patinage mais quatre heures plus tard elle avait décidé que le patinage sur glace était dans les profondeurs même de l'enfer et que celui qui avait inventé le patin avec des lames de métal était fou, malade et plus tordu que le diable lui-même.
Elle grommelait encore comme Edward ouvrit sa porte et déposa son corps trempé dans le hall d'entrée.
Elle vacillait sur ses jambes tremblantes et le regarda. "J'aurai pu y arriver, fasciste!"
Il secoua la tête et plissa les yeux. "Je n'ai aucun doute à ce sujet Bella mais ce n'est pas la question!"
Bella renifla, refusant de reconnaitre qu'elle allait virer au bleu à force d'être au froid et mouillée.
Il soupira. "Il faut que tu aies chaud amour et nous sommes attendus chez papa et maman dans une heure et demie. Pourquoi ne prendrais-tu pas un bain chaud ou une douche et je te trouverai des vêtements, puis nous irions à la ferme et tu pourrais te changer?"
Elle secoua la tête et se rendit dans la cuisine en se dandinant et se percha sur l'un des tabourets du bar.
"Je te l'ai dit : je vais bien!" dit-elle avec une moue et en regardant dehors par la fenêtre.
Pour elle le patinage était censé être quelque chose d'agréable. Elle s'imaginait volant sur la glace recouverte de neige tenant Edward par la main tandis qu'une musique douce jouait en fond sonore.
La réalité c'était qu'il y avait de tous petits enfants qui patinaient mieux qu'elle! Elle n'arrivait pas à trouver l'équilibre sur les minuscules lames et les hanches lui faisaient très mal, et ses pieds étaient si froids qu'au bout de dix minutes elle ne les sentait plus.
Et ça n'était pas le pire! Le pire c'était que la ville entière semblait s'être donné rendez-vous là-bas et après sa cinquantième (ou ce qui semblait l'être) chute, ils riaient tous d'elle!
Leur rendez-vous pour le déjeuner avait été merveilleux alors qu'ils revenaient à Hope Springs. Les choses avaient commencé à se calmer lorsqu'ils étaient arrivés dans l'allée d'Edward.
Bella était si excitée par le fait d'aller patiner à Dorset Common qu'elle balaya tous les avertissements d'Edward.
"Bien sûr que je peux patiner Edward! Je l'ai déjà fait tu sais! " dit-elle avec autorité.
Edward la fixa confus. "Oh, d'accord! C'est juste que papa m'a dit … tu sais … quand tu as patiné la première fois …" ses mots se perdirent alors que Bella le clouait des yeux.
"Quoi? Qu'a-t-il dit?" Elle s'énervait et Edward déglutit nerveusement en essayant désespérément de faire marche arrière - peut-être avait-il mal compris… Carlisle oh mon Dieu, il l'espérait mais il était sûr que Carlisle lui avait dit que Bella était une catastrophe sur la glace…
"Rien, rien amour! Si tu es sûre…" dit-il en s'éloignant d'elle.
Elle opina brièvement et Edward sourit. "Alors je vais chercher mes patins."
"Tu as des patins?" lui demanda-t-elle alors qu'il cherchait dans le vestiaire.
"Oui bien sûr j'en ai quelques-uns. Et toi, tu en as?" demanda-t-il en marchant ses patins de hockey sous le bras.
Elle fronça les sourcils et secoua la tête. "Non je vais utiliser ceux en location. Ce sera bien pour le moment."
Edward ne dit rien mais il se dit qu'il pourrait lui en acheter une paire bientôt.
Voilà c'est tout pour cette semaine.
La semaine prochaine nous continuerons le chapitre où nous l'avons laissé et nous assisterons au premier Noël de Bella en famille, une sacrée expérience croyez moi… mais je ne vous en dit pas plus…
Je vous remercie toutes de lire et d'apprécier cette histoire!
En attendant passez une bonne semaine et prenez soin de vous…
