Hope Springs appartient à justginger
CHAPITRE 20
… pourquoi on en faisait toute une histoire.
Edward était aussi nerveux qu'un puceau de seize ans alors qu'il les conduisait à l'hôtel à Stowe. Il avait voulu emmener Bella quelque part pour la St Valentin mais ils n'étaient pas prêts pour franchir le cap, même s'il lui semblait qu'il avait attendu Bella sa vie entière.
Il regarda et s'aperçut qu'elle s'était endormie et son esprit repartit en arrière vers leurs 'leçons'.
Un mois avant, il avait réussi à faire sortir Bella de son appartement et il l'avait amenée pour dîner au pub. Alistair se sentait toujours coupable pour ce qui était presque arrivé à Bella et il ne pouvait rien faire d'assez bien pour elle, allant même jusqu'à lui préparer de la nourriture pour l'université, pour qu'elle ait de quoi grignoter pendant qu'elle s'activait sur son ordinateur.
Ensuite ils étaient retournés chez Edward et après avoir laissé aller Roscoe dehors faire un tour, Edward avait allumé le feu dans le salon et Bella avait empilé les coussins sur le tapis. Il avait baissé les lumières et avait mis certains cd qui se laissaient écouter facilement avant de s'installer sur les coussins derrière Bella et deux verres de vin.
Elle sourit timidement alors qu'elle lui prenait un verre.
"Merci… humm c'est gentil, c'est quoi?" demanda-t-elle.
Depuis quelques semaines elle avait testé différents vins et autres breuvages alcoolisés quand elle était à la maison pour trouver quelque chose qu'elle apprécierait.
"C'est un pinot qui n'est pas trop fort ni trop doux, on le boit habituellement avec de la viande rouge ou un ragoût d'hiver ou comme en ce moment, on l'apprécie blotti devant le feu avec quelqu'un de spécial…" sa voix devint rauque alors qu'il faisait passer une de ses mèches derrière son oreille parfaitement dessinée.
Bella sourit avec malice : "Eh bien, alors je dois bien le faire, je me sens ivre d'être si proche de toi, Edward. Tu me coupes le souffle…" dit-elle en haletant, les yeux obscurcis par le désir.
Il sourit et prit une gorgée de son vin, fronçant un sourcil et hochant la tête en approuvant alors que Bella faisait de même.
Il posa son verre sur la table basse avant de se tourner sur le côté et de se redresser sur un coude.
Il laissa traîner les doigts de sa main libre le long du bras de Bella et il vit avec joie comment sa peau frissonnait là où ses doigts l'effleuraient.
"Edward… s'il te plait…" ses yeux allèrent de sa peau à ses yeux très sombres. Les lèvres de Bella étaient rouge cerise et humides car elle ne faisait que les lécher. Il y avait deux zones rouges sur ses joues et elle expirait en doux halètements.
"Que se passe-t-il amour?" Il reconnut sa voix avec difficulté.
Les yeux de Bella prièrent pour qu'il comprenne.
"S'il te plait, touche-moi."
Edward savait qu'elle ne lui parlait pas de caresses sur le ruban visible de sa peau au-dessus de son jeans.
Jusqu'à présent il avait fait très attention à se limiter à des caresses sur leurs vêtements, mis à part deux fois où ils avaient eu des contacts plus intimes. Il avait fait plus de lessives durant les deux derniers mois et de rêves mouillés que lorsqu'il était adolescent.
Qui plus est Alice et Rosalie avaient amené Bella faire des courses à In-X-SS après leur discussion avec Esmée et Carlisle, elles avaient gardé son bon d'achat pour de la lingerie et deux 'petits machins ' dont Bella n'avait pas voulu lui parler mais il avait pour idée que ce soit le célèbre Rabbit dont Alice et Rosalie étaient fanatiques…. Ainsi qu'une sorte de balle, un autre jouet que ses frères et sœurs appréciaient particulièrement. Il se souvint que lorsqu'il était allé chez Emmett il l'avait trouvé penché sur un petit appareil avec un ensemble d'outils de précision à ses côtés et lorsqu'il lui avait demandé ce que c'était, Emmett lui répondit que c'était "BOB" le prochain meilleur ami de Rose, sa balle, qui était morte soudainement la nuit dernière et Emmett dut promettre de le réparer avant d'être autorisé à refaire l'amour à Rose.
Mais maintenant Bella le suppliait presque et Edward sentait toutes ses résolutions faiblir.
Puis il ne se posa plus de questions, lui aussi avait besoin de plus. Il se redressa, se pencha en avant, appuyant ses lèvres sur les siennes, intensifiant le baiser alors que sa langue déferlait sur sa lèvre et qu'elle lui en accordait l'accès avec impatience.
Bella s'appuya à nouveau contre les coussins et ses doigts allèrent à son chemisier, mais les doigts d'Edward les repoussèrent et pendant un moment elle pensa qu'il allait l'arrêter, encore une fois, mais avec un sourire elle sentit l'air froid sur sa peau alors qu'Edward le déboutonnait et en écartait les pans, exposant son soutien-gorge en dentelle bleu nuit.
"Oh mon Dieu Bella tu es magnifique," murmura-t-il avec révérence et il baissa ses lèvres sur son mamelon recouvert de dentelle.
La sonnerie inattendue de son téléphone le fit sortir de sa rêverie et il y répondit rapidement.
"Hey frangin, où êtes-vous?" demanda Emmett.
"Nous arriverons d'ici une quinzaine de minutes. Etes-vous déjà arrivés?"
"Nan, nous venons juste de partir. Rosie a eu une urgence, le chat de Mme Dobbins est sorti et s'est fait accrocher par le véhicule du nouveau facteur.
Edward fronça les sourcils. " Il est mort?"
Emmett rit. " Tu sais bien que ce vieux matou ne mourra jamais, je te l'ai dit, ce chat est diabolique - non, apparemment Geezer a sauté devant le van, le facteur a eu peur, il a dévié dans la cour des Black et il a percuté Chowders, mais le chien lui aussi est virtuellement indestructible. Rosie lui a donné des calmants parce qu'il ne pensait qu'à courir!"
Edward rigola alors qu'il passait le panneau de "Bienvenue à Stowe". " D'accord Em, nous sommes presqu'arrivés, on se verra pour le dîner, mon pote."
"Impatient hein, petit frère?"
"La ferme, vieil homme!"
Edward entendit un rire endormi à côté de lui et se tourna pour voir Bella se frotter les yeux de manière attachante, comme un enfant qui se réveille.
"Hey mon petit cœur, désolée de te réveiller."
Bella repoussa ses cheveux de devant ses yeux et elle regarda autour d'eux. "Waouh, nous y sommes presque? Je n'avais pas réalisé que j'étais aussi fatiguée. Je suis désolée d'être de si mauvaise compagnie."
Edward secoua la tête. "Pas de problème amour, en plus tu vas avoir besoin de toutes tes forces pendant ce week-end."
Elle haleta et sa main frappa ses abdos durs. "Pervers! C'est honteux," rétorqua-t-elle en reniflant avec dédain.
"Menteuse, tu aimes ça!" plaisanta Edward et Bella étouffa un rire.
"D'accord c'est vrai! Donc on va enfin le faire?"
Il roula des yeux. "Dieu Bella, tu es si romantique. Si par "le faire" tu veux dire consommer notre relation et passer au niveau supérieur alors oui, si tu veux."
Elle secoua sa tête et concentra son regard sur lui. "Comme je l'ai dit — nous allons le faire et si tu penses pendant une minute que je suis prête à attendre que tu trouves n'importe quel stupide prétexte pour nous empêcher de coucher ensemble, n'oublie pas une chose, Monsieur! J'ai amené mes 'nouveaux amis' avec moi et je peux les utiliser."
La tête d'Edward se tourna vivement pour la regarder bouche bée. "Quoi? Ne me dis pas que tu as pris ces… ces…choses avec toi?"
Elle haussa les épaules, feignant l'indifférence. "Pourquoi pas? N'as-tu pas été le premier à me dire qu'il est parfaitement naturel d'explorer ma sexualité et tous ceux à qui j'en ai parlé ont été d'accord avec toi, et je dois dire que j'ai appris beaucoup de choses grâce à mon Bunny et à mon œuf." Elle se tourna pour regarder par la vitre en essayant de cacher son sourire.
Alice et Rosalie avaient été toutes les deux d'accord pour dire que juste le fait de mentionner ses jouets serait assez pour le faire céder et elles semblaient avoir raison.
Tout à coup le véhicule fit une embardée et avant que Bella puisse s'en apercevoir, sa ceinture de sécurité fut détachée et elle se retrouva sur Edward. Ses yeux étaient noirs et brûlaient avec une telle intensité que le ventre de Bella vibra et se resserra alors qu'elle le regardait dans les yeux.
"J'aime que tu en aies appris plus sur ton corps, Isabella mais ne te trompe pas. La seule personne qui te fera jouir ce week-end c'est moi et si tu veux me montrer tes jouets alors je les utiliserai sur toi, est-ce que c'est assez clair?" Les yeux de Bella s'agrandirent à l'intonation sombre et possessive de sa voix. Bella était habituée à ce qu'Edward prenne en charge leur relation mais elle n'avait jamais expérimenté cet Edward excité et dominateur. Cette vision soudaine fit apparaître l'humidité entre ses cuisses et c'était l'indication qu'elle aimait ça!
Edward plissa ses yeux. "Est-ce que c'est assez clair, Bella? Ou veux-tu que je t'explique de nouveau?" demanda-t-il doucement.
Elle battit des paupières en s'apercevant qu'elle n'avait pas répondu et elle lui hocha la tête en avalant toute la salive qui avait inondé sa bouche. "Oui Edward. Mais tu ferais mieux de comprendre que j'ai différentes options si tu ne tiens pas ta parole," dit-elle, s'assurant ainsi qu'il savait qu'elle n'allait pas être une putain de soumise qui allait se prosterner devant lui.
Edward rigola et la tension dans la voiture retomba. "Oh je sais que tu as des options, Mlle l'indépendante sexuelle - est-ce que je peux avoir un baiser maintenant afin que nous puissions continuer notre route?"
Elle se pencha en avant, effleurant ses lèvres des siennes et caressant 'accidentellement' avec sa main la grosse bosse dans son jeans avant de reprendre sa place sur son siège.
Il cligna des yeux et siffla : " Tu vas finir par me tuer, je le jure!"
Ooo HS ooO
Bella avait vu La mélodie du Bonheur quand elle était plus jeune ; c'est l'une de ses plus merveilleux souvenirs d'enfance. La maison des enfants avait organisé le visionnage du film pour Noël lorsque Bella avait huit ou neuf ans, elle gardait le souvenir d'avoir été enchantée par les paysages et l'histoire.
Lorsqu'Edward s'arrêta devant le Von Trapp Lodge à Stowe, Bella se sentit comme si elle était sur le point d'exploser et Edward ne l'avait jamais vu aussi animée. Un portier se déplaça pour l'aider à descendre et Edward cacha un sourire en voyant que Bella était prête à attaquer l'homme qui venait lui ouvrir la portière.
"Qu'est-ce que, pu- oh! Je vois, hum merci," bégaya-t-elle en descendant et elle regarda les étages du bâtiment qui ressemblait à une maison nichée dans les montagnes de l'Autriche ou de la Suisse.
"Oh mon Dieu c'est incroyable!" couina Bella en se retournant, elle battit des mains, ce qui fit qu'Edward pensa à sa sœur. A cet instant, Bella paraissait si jeune et Edward se sentit envahi par un sentiment de culpabilité.
Le portier sourit à Edward tout en prenant les bagages. Edward se dirigea vers Bella et fit glisser ses mains autour de sa taille et embrassa sa joue. "Alors es-tu prête à voir davantage?"
Elle posa ses mains sur les siennes et tordit la tête pour lui sourire. "Bien sûr! Où est notre chambre? Sommes-nous dans le bâtiment principal ou dans une maison? Ce sont ces maisons là-bas? Oh mon Dieu Edward, regarde ce paysage! C'est comme dans un film! Est-ce que tu as…"
Il recouvrit sa bouche de sa main et la retourna pour qu'elle soit en face de lui. "Bella respire amour! Notre chambre est dans le bâtiment principal et tu verras beaucoup d'autres choses de notre balcon, alors allons-y," dit-il alors que le froncement de sourcil de Bella se transforma en un sourire.
Elle s'empara de sa main et le tira dans le hall.
Il ne put s'empêcher de rire alors que Bella le tirait dans la pièce avant qu'elle ne s'arrête net et la regarde. "Oh mon p- hum, bonté divine! Regarde ça Edward!" s'exclama-t-elle à voix haute, attirant l'attention de quelques personnes qui les regardèrent alors que Bella courait presque vers l'un des murs de l'entrée qui montrait des photographies de la famille Von Trapp et un gigantesque arbre généalogique.
"Bébé, peut-on d'abord aller à l'accueil avant d'explorer?" demanda-t-il.
Les épaules de Bella s'affaissèrent légèrement mais elle se retourna : "D'accord mais seulement parce que je t'aime sacrément beaucoup," souffla-telle même si ses yeux étincelants démentaient sa moue.
Il rigola et passa son bras autour de ses épaules. "Allez viens petite sotte."
Pour la première fois Bella remarqua que beaucoup de monde semblait les regarder, la plupart d'entre eux avec un sourire indulgent mais quelques-uns étaient gênés et elle ralentit sa précipitation à aller s'enregistrer. "Edward, tout le monde nous regarde," chuchota-t-elle mal à l'aise en baissant la tête et il sentit ses petits doigts saisir sa chemise dans un geste nerveux.
Edward jeta un coup d'œil menaçant autour de lui mais finalement il se réjouit lorsqu'il vit un couple de personnes âgées leur sourire.
Il tapota son épaule et embrassa le dessus de sa tête. "Ils sont juste jaloux parce que nous sommes un couple parfait, amour," plaisanta-t-il.
Elle fit un petit sourire et dans l'instant elle oublia cette impression de ne pas être à sa place.
Le réceptionniste de l'hôtel les accueillit chaleureusement et leur désigna le grand escalier et le large couloir du second étage. Lorsqu'ils arrivèrent à la fin du couloir le portier s'arrêta devant une double porte dans une alcôve qu'il déverrouilla en se tenant de côté de sorte qu'Edward et Bella puissent pénétrer à l'intérieur.
"Monsieur, Madame, bienvenus dans la suite Von Trapp. Voici votre séjour avec la salle à manger de ce côté."
Edward entendit Bella haleter alors qu'elle portait la main d'Edward à sa poitrine avec les siennes.
"Voilà donc la chambre avec sa salle de bain dans laquelle on accède par ici." Puis il se dirigea vers les grandes fenêtres ornées de rideaux en dentelle et il en ouvrit un battant. "Ceci est votre balcon privé qui surplombe nos maisons, les jardins ainsi que la prairie. Vous avez une cheminée dans votre chambre et une dans le salon, si vous souhaitez qu'elles soient allumées, contactez la réception et s'il vous plait assurez-vous d'approvisionner le feu tout le temps. Profitez bien de votre séjour."
Edward fit un sourire à l'homme pendant que Bella traversait la pièce pour aller vers les portes à la française. La vue était spectaculaire avec de nombreuses allées, la neige qui recouvrait les talus et bien sûr au loin la chaine des Green Mountains qui était à couper le souffle. Bella remarqua à peine la vue.
Son esprit restait toujours coincé sur le lit géant qui semblait être posé à 1 m 80 du sol et mesurer 100 mètres de large. Tout ce à quoi elle pouvait penser était qu'elle allait partager ce lit avec Edward cette nuit.
Et s'il lui faisait mal?
Et si je ne sais pas comment faire?
Et si je suis frigide comme le disait Tyler?
Que faire si je ne lui plais pas de cette façon?
Que faire… s'il ne me veut plus après ça…
Edward referma la porte derrière l'employé et prit une profonde inspiration. Il relâcha son souffle doucement, pour permettre à ses nerfs de se calmer… il agissait encore comme un jeune marié vierge!
La tranquillité absolue de la chambre lui fit se rendre compte que quelque chose n'allait pas. Il se tourna et remarqua que Bella n'avait pas bougé mais que ses doigts étaient toujours accroché aux rideaux alors qu'elle fixait l'extérieur, il sut que sa nervosité aller l'emporter et pour un instant il se demanda si elle avait changé d'avis. Pendant une fraction de seconde, il douta de son amour et de son désir d'être avec lui avant de repousser son vieil ennemi, le doute et de se diriger vers elle.
Il se racla la gorge pour l'avertir qu'il était derrière elle avant de poser ses mains sur ses épaules.
Elle laissa échapper un soupir tremblant et elle se retourna brusquement dans ses bras et saisit son pull à l'arrière en enfouissant son visage contre le tissu souple.
"Waouh!" dit-il tranquillement alors qu'il laissait ses bras se refermer autour d'elle, la pressant contre lui.
Elle prit de longues et profondes inspirations, remplissant ses poumons de son odeur et laissant son cœur qui battait sauvagement se calmer. Elle pouvait sentir le battement de son pouls dans son cou et ses pieds s'étaient mis en position 'prêts au combat' de façon automatique.
Ce n'est pas Tyler, Bella! Edward n'est pas comme ça ; c'est Edward, mon ami, mon amour et l'homme à qui je fais le plus confiance au monde! Elle ferma ses yeux plus fort, en laissant le battement régulier du cœur d'Edward calmer ses nerfs fragiles.
Edward la berça contre lui un long moment sans dire un mot, les balançant doucement et fredonnant jusqu'à ce que sa respiration ralentisse et qu'il sente enfin son corps se détendre et que finalement elle lève son visage après avoir pris une dernière longue inspiration ce qui fit rigoler doucement Edward et ensuite elle relâcha son étreinte sur taille.
Il se tourna la tenant toujours et la dirigea à travers la très grande pièce vers le canapé rouge qui était placé en face de la cheminée allumée. Ils s'y assirent et il la tira sur ses genoux. Elle posa immédiatement sa tête dans le creux de son cou alors que ses doigts jouaient avec ses cheveux.
"Isabella? Peux-tu me regarder, amour?"
Elle fit un signe de tête et resserra sa prise dans ses cheveux.
"Bella - allez, regarde-moi" câlina-t-il.
Elle redressa son visage chaud. Elle était gênée par les mots et elle se demandait si Edward croyait qu'elle avait changé d'avis.
"Je n'ai pas changé d'avis," dit-elle calmement en regardant son menton.
"Hmmm vraiment?"
"Oui vraiment," souffla-t-elle.
"D'accord alors dis-moi ce qu'il se passe? Est-ce que tu as peur que je te fasse mal?"
"Non! Je sais que ça n'arrivera pas - comme ça!" Bella repoussait fortement cette éventualité mais Edward pouvait voir un peu d'incertitude dans ses yeux.
Il hocha la tête mais il ne pouvait pas s'empêcher de se demander quels étaient les dommages psychologiques que Tyler avait causés à Bella. Ils avaient parlé longuement de leurs expériences sexuelles passées et Kébi avait assuré à Bella que même si Tyler avait été violent et avait provoqué des saignements et des ecchymoses sans doute, il n'y aurait pas de séquelles et que les rapports sexuels ne seraient pas douloureux.
Il attendit jusqu'à ce que Bella arrête de regarder autour de la grande pièce, puis à contrecœur elle rencontra ses yeux. "Je ne te ferai pas mal, Bella. Je ne te prendrai jamais contre ta volonté. Tu as le pouvoir et le droit de dire 'non' et peu importe que je sois excité ou frustré, je te promets que j'arrêterai si tu dis 'non'. J'essaierai de te respecter et de t'honorer sexuellement tout le temps et si je dépasse les limites, s'il te plait dis-le-moi. Nous ne sommes obligés à rien ce week-end. Nous pouvons aller doucement si c'est que tu veux, mon Amour."
Les yeux de Bella se remplirent brusquement de larmes alors qu'elle fixait ses yeux vert émeraude. Elle pouvait voir la sincérité et l'amour briller en eux.
"Est-ce que - tu penses que je suis idiote?" demanda-t-elle doucement.
Il essuya une larme isolée qui était tombée sur sa joue.
"Non ma douce, tu es autorisée à être nerveuse. Et tu sais quoi?"
"Quoi?"
"Je pense qu'il faut que nous sortions d'ici! Tu veux te rafraichir?" dit-il avant de déposer un baiser sur le bout de son nez et de la faire glisser à côté de lui.
Elle secoua la tête. "Non ça va."
Il hocha la tête. "C'est bon. Mettons nos manteaux et peut-être que tu pourrais te mettre ces bottes de neige et que nous pourrions aller faire un tour? Il y a de belles promenades à faire par ici et la neige parait être bonne, tu es joueuse?".
Bella pensa que la distraction serait une bonne chose pour eux deux, elle fut d'accord et se changea rapidement de chaussures se mit écharpe et gants avant qu'Edward recharge le feu et qu'ils quittent la suite.
En bas Edward se renseigna à propos des différentes promenades et on lui donne une carte de balades pendant que Bella se dirigeait vers le mur du fond pour regarder plus attentivement la peinture sur le mur.
"Vous paraissez fascinée par cette peinture ma chère?" dit une voix âgée près d'elle.
Elle se tourna et vit une dame aux cheveux blancs, avec des yeux bleus lumineux et un sourire très doux sur le visage. Elle s'appuyait sur un déambulateur.
Bella remarqua que cette dame s'exprimait avec un accent étranger.
"Oui, je le suis," répondit-elle et elle ne put s'empêcher de retourner son sourire à cette dame. "Je me disais combien ça doit être merveilleux d'appartenir à une grande et longue lignée," soupira-t-elle avec envie.
Les yeux de la vieille dame se rembrunirent et elle tendit une main fragile pour agripper le bras de Bella qui fut surprise par la force de son étreinte.
"Mein libeling, la famille n'est pas toujours là où tu es née mais elle est là où est ton cœur."
Bella suivit le regard aiguisé de la femme jusqu'où se trouvait Edward en train de discuter avec un jeune homme à la réception. Elle tourna ses yeux lumineux vers ceux de Bella. "Votre jeune homme semble occuper une place importante dans votre cœur," dit-elle avec un sourire espiègle.
Bella sourit et acquiesça. "Oui! Lui et sa famille m'ont ouvert leurs cœurs sans aucune réserve. J'étais seule et ils m'ont prise avec eux."
La femme sourit et hocha la tête. "Alors ma chère, il semblerait que vous allez fonder une lignée grande et longue, n'est-ce pas?"
Bella rit et fit oui de la tête. "On dirait que je vais le faire. Oh! Je suis désolée ; je suis Bella, Bella Swan."
La femme lui fit un sourire en lui montrant la peinture sur le mur. "Je suis Gretel Von Trapp Reissenmier," dit-elle doucement et Bella haleta alors que ses yeux allaient de la peinture à la dame plusieurs fois.
"Vraiment? Oh mon Dieu! Waouh! Je suis tellement honorée de vous rencontrer!" bafouilla-t-elle.
Gretel laissa échapper un rire joueur qui sortit comme un 'T'.
"Je suis honorée de vous rencontrer Bella Swan. J'espère que vous profiterez de votre séjour ici avec votre jeune homme."
Bella rougit et elle regarda Edward et l'homme avec qui il parlait s'approcher d'elles.
Elle tendit sa main et Edward la prit dans la sienne, la portant à sa bouche pour l'embrasser gentiment. Elle rougit fortement de nouveau.
"Gretel, voici mon Edward — je veux dire c'est mon, euh, mon 'jeune homme'," bégaya-t-elle.
Edward prit la main frêle qui était tendue vers lui et se pencha sur elle, en déposant un doux baiser sur le milieu de la peau flétrie mais douce.
"C'est un plaisir de vous rencontrer Frau Ressenmier," dit Edward, en prononçant le nom avec un accent impeccable.
Bella sentit ses genoux faiblir en voyant combien il était gentil et presque tendre avec cette vieille dame.
Gretel rigola avant que ses yeux amusés ne rencontrent ceux de Bella en une conspiration silencieuse. "S'il vous plait appelez-moi Gretel. Aaah je peux voir pourquoi la jeune Bella est si amoureuse de vous." Elle regarda devant eux l'homme qui était debout à côté d'elle.
"Voici mon arrière-grand-petit-neveu Friederik. Es-tu venu pour me ramener dans mon placard?" demanda-t-elle avec un sourire qui voulait s'étirer sur ses lèvres.
Friederik rit. "Tante Gretel, comme si quelqu'un pouvait te mettre sous clé! Non je venais juste te voir pour te demander de te joindre à moi pour prendre le thé."
Elle hocha la tête et prit son bras tendu. "Ça parait 'génial' comme disent les jeunes. Bella, Edward, j'espère que je vous verrai une autre fois avant que vous ne partiez."
Ils lui dirent au revoir et regardèrent l'homme grand et la petite femme s'éloigner doucement vers la salle à manger.
Bella réalisa qu'Edward lui tenait toujours la main et elle se tourna vers lui avec un sourire éclatant. "Est-ce que tu sais ce qui c'est?" demanda-t-elle craintivement pendant qu'ils se dirigeaient dehors.
Il hocha la tête. "Oui, son neveu est l'un des responsables ici et il me disait que Gretel est la plus jeune des enfants Von Trapp."
Il sourit et passa son bras autour des épaules de Bella. "Viens, nous allons partir à l'aventure cet après-midi," murmura-t-il à son oreille.
Il aima la façon dont ses yeux s'écarquillèrent d'enthousiasme en entendant ses mots. Elle était si différente de la jeune fille rebelle et bagarreuse qui était arrivée à Hope Springs quelques mois auparavant. Maintenant ses yeux étaient brillants de vie et absolument étincelants bien qu'il reste encore une petite trace de l'épave décharnée, sans vêtement, sans argent et sans beaucoup d'espoir d'avenir qu'elle avait été.
Son bras s'enroula instinctivement autour d'elle et il posa ses lèvres sur sa tempe. " Je t'aime ma douce."
Bella sourit. "Je t'aime aussi, mon 'doux'," dit-elle en plaisantant.
Lorsqu'ils arrivèrent dehors Bella haleta. " Edward! C'est pour nous?"
Il hocha la tête et partagèrent un sourire avec le conducteur du traîneau tiré par un cheval.
"Il y a suffisamment de neige pour le traîneau et nous n'irons pas très vite. Le conducteur sera très prudent."
Le conducteur, Stanley, les salua avant d'aider Bella à grimper vers les mains tendues d'Edward. Elle se blottit sous les épaisses couvertures qui étaient fournies et elle sourit lorsque Stanley leur montra le chocolat chaud à la vanille ainsi que les tasses et les guimauves qui étaient stockés dans un rangement prévu à cet effet.
Pendant l'heure qui suivit Stanley leur fit visiter la propriété Von Trapp. Le cheval était un percheron qui s'appelait "Grison" à cause de ses belles couleurs tachetées grises et blanches.
Après un moment Bella eut du mal à se concentrer sur le paysage et sur la voix de Stanley alors qu'elle prenait conscience du toucher doux et taquin d'Edward, de ses baisers et de la façon dont son nez effleurait sa mâchoire ainsi que le sentiment exaltant de la pression de ses lèvres froides au creux de sa gorge.
Alors qu'elle pensait qu'elle allait demander grâce elle vit l'hôtel se profiler de nouveau et elle ne fut pas sûre si elle était frustrée ou heureuse que leur promenade se termine.
Edward sauta du traîneau avec un sourire diabolique et une lueur malicieuse dans ses yeux incroyablement verts. Il tint les bras ouverts pour Bella qui faisait la moue et luttait pour sortir de sous la montagne de couvertures qu'il avait repoussée sur elle.
"Allez viens mon petit cœur, qu'est-ce que tu fais? Arrête de jouer avec les couvertures…"
Il luttait pour ne pas rire et Bella grognait et soufflait entre ses dents jusqu'à ce qu'enfin elle tombe du traîneau dans ses bras, le visage rouge et légèrement en sueur.
"Pouf!" s'exclama-t-elle et elle atterrit contre son torse.
"Essaierais-tu de voler Bells? Ça marche mieux en partant du toit du garage!" s'exclama fortement Emmett et Bella releva la tête pour le voir ainsi que Rosalie, Alice et Jasper qui se tenaient à l'entrée.
Elle le fixa alors qu'elle tentait d'ouvrir sa parka.
Edward recula et se retourna pour remercier le conducteur avant d'en revenir rapidement à elle. Il lui enleva ses mitaines et ouvrit sa veste. Elle prit une profonde inspiration. "Merci! Je pensais que mon sang allait finir par bouillir tellement j'avais chaud!"
Edward ignora ses frères qui éclataient d'un rire sonore et les ricanements d'Alice et de Rosalie alors qu'il repoussait ses cheveux de son cou. "Tu es bouillante, amour, il faut que nous rentrions pour ne pas que tu attrapes froid et que tu tombes malade."
Il n'essaya même pas de cacher son petit sourire alors que Bella prenait sa main et l'entraina à l'intérieur où les autres les attendaient.
Jasper et Emmett se dirigèrent vers leur maison pendant que Bella étreignait et saluait les filles.
"Bella, on dirait que tu as passé un bon moment! C'était comment la promenade en traîneau?" demanda Alice.
"Oh mon Dieu Alice, c'était la meilleure chose que j'ai jamais faite. Tu devrais le faire avec Jasper c'est si romantique et même s'il fait sacrément froid, c'est euh, très agréable de lutiner."
Rosalie haussa les sourcils. "Est-ce que tu as bien dit 'agréable de lutiner'? En voyant ton visage quand vous êtes arrivés, je dirai que c'est plus qu'agréable, Bella."
Elle rougit et baissa la tête. " Ouais d'accord, bon c'était un peu mieux qu'agréable," grommela-t-elle.
Avant qu'elle puisse en dire davantage Edward, Emmett et Jasper les rejoignirent.
"Alors ce soir il y a un dîner et un bal dans la salle à manger principale, nous pensions que ce serait bien d'en profiter, qu'en pensez-vous?" demanda Jasper.
Bella leva la tête pour voir Edward qui l'observait et elle essaya de cacher la pointe de déception qu'elle ressentait. Elle voulait être seule avec lui plus que toute autre chose, réalisa-t-elle.
"Nous avons encore deux autres nuits ici après ce soir et nous aurons donc beaucoup de temps pour 'être seuls'," intervint Edward et même s'il les regardait tous, Bella sut qu'il s'adressait à elle en particulier.
Elle soupira. "D'accord, on dirait un bon plan, mais ne me demande juste pas de danser d'accord? Je ne fais pas ce genre de fantaisies de fille !" déclara-telle avec fermeté.
Emmett rit. Il y a des fantaisies de filles? Pourquoi personne ne m'a dit ça? Bébé - Aïe!" Emmett sauta loin et se frotta le pied car Rosalie avait écrasé sa botte à talons aiguille sur son pied avec satisfaction.
Edward secoua la tête. "D'accord, on se donne rendez-vous au bar à dix-neuf heures? Il est déjà presque dix-huit heures."
Alice se dépêcha d'entrainer Jasper vers l'entrée, elle était stressée en pensant qu'elle n'avait qu'une heure pour se préparer.
Edward et Bella se dirigèrent vers leur chambre et elle lui fit un sourire timide alors qu'ils y entraient.
Les lumières étaient allumées dans le salon et Bella remarqua que le feu flambait. Il y avait un plateau d'argent avec deux verres de sherry posés à l'extrémité de la table.
Edward prit les deux petits verres et en tendit un à Bella. "C'est une liqueur très sucrée qui est supposée te réchauffer par une nuit froide."
Elle en prit une petite gorgée et plissa le nez de façon adorable. "Je ne sais pas si j'aime vraiment ce goût."
"Eh bien tu n'as pas besoin de tout boire, amour. Mais ça réchauffe bien n'est-ce pas?"
Elle fredonnait en regardant autour d'elle. La pièce ressemblait à l'intérieur d'un chalet de ski quelque part en Europe alors que des images de quelqu'un faisant autre chose de son corps pour le 'réchauffer' passèrent rapidement dans sa tête.
Elle essaya de cacher ses pensées en regardant Edward, mais il put lire en elle comme dans un livre ouvert, ce dont il était reconnaissant car elle n'était pas toujours disposée à révéler ses pensées et ses sentiments, il vit ses yeux devenir noirs et deux taches rouges envahir ses pommettes et cela n'avait rien à voir avec le peu de sherry qu'elle avait bu.
"A quoi penses-tu ma douce?" demanda-t-il en relevant un sourcil.
"Il me tarde d'être plus tard dans la soirée," dit-elle avant de mettre sa main devant sa bouche, gênée.
Edward ne cacha pas son petit sourire affamé. "Ne souhaite pas que la nuit arrive Bébé et pense à ceci comme à des préliminaires," dit-il et Bella jouit presque sur place.
Putain! Comment allait-elle pouvoir tenir pendant ces quelques heures avec des images de 'préliminaires' dansant dans sa tête.
Elle plissa les yeux en le regardant. "Tu es un sacré allumeur, Edward Cullen!"
Tout à coup Edward s'avança, les verres oubliés et il la poussa contre la porte de la grande chambre. "Putain Isabella, ça me demande chaque once de contrôle que je possède de ne pas t'avoir fait l'amour d'un millier de façons différentes durant ces trois derniers mois et plus spécialement quand tu m'allumes et que tu me supplies de te prendre." Sa respiration tiède caressait doucement son oreille et Bella pouvait sentir son humidité couler à travers ses couches de vêtements, elle était trempée.
Il s'arrêta de parler et ses yeux se plissèrent avant qu'il ne lève une main en gardant le contact avec les yeux de Bella, il fit courir ses doigts au milieu de sa poitrine et jusqu'à la fermeture éclair de son jeans avant de la saisir soudainement à la jonction de ses cuisses et de lui sourire. "Putain, est-ce que tu sais que je peux sentir ton excitation d'ici, Bella? Est-ce que tu sais ce que ça provoque en moi, Amour?"
Il enroula son pied autour de la cheville de Bella et poussa sa bite dure contre son ventre.
Elle laissa échapper un grognement qui ressemblait à celui d'un animal et ses mains s'agrippèrent à ses avant-bras.
"Edward, bébé, s'il te plait… Dieu, s'il te plait…"
Edward se retrouva de l'autre côté de la pièce tout d'un coup et la fixa avec des yeux noirs comme la nuit.
"S'il te plait vas-y, va te doucher, Isabella, ou sinon nous ne quitterons pas cette chambre avant les trois prochains jours."
Bella était haletante et elle lécha ses lèvres sèches avant de hocher la tête et d'entrer dans la chambre sans discussion.
Elle enfonça ses doigts aussi profond qu'elle put alors que son autre main pinçait et tordait ses mamelons - elle savait qu'elle avait besoin de libération avant qu'ils ne quittent la suite ou bien elle allait lui faire vivre un enfer et elle l'attaquerait dès qu'elle allait le voir!
Quelques mouvements de plus et elle haletait à la recherche d'air en grognant le nom d'Edward.
Il aurait été flatté mais au même moment il était appuyé contre le mur de l'autre douche alors que sa main était serrée en poing autour de sa queue turgescente et pompait de haut en bas impitoyablement. Il espérait pouvoir chasser un peu de toute cette tension et être en mesure de se restreindre pour ne pas se précipiter dans le couloir et arracher la porte de ses gonds avant de prendre Bella jusqu'à ce qu'elle crie son nom.
L'image fit son effet et ses genoux lâchèrent presque, alors que de longues chaines de sperme tapissaient les portes de la douche.
Une demi-heure plus tard Bella arriva dans le salon où Edward l'attendait. "Tu es magnifique Bella," murmura-t-il en voyant la robe de cocktail violette qu'elle portait.
Elle sourit. "Merci, tu es très beau toi aussi." Il portait un pantalon noir, une chemise et une cravate noires.
Ils restèrent silencieux avant de se féliciter pour leur 'préparation' pour la soirée.
"C'est bon?" demanda-t-il en lui tendant le châle argenté crocheté qu'Alice avait choisi pour aller avec sa robe.
Bella hocha la tête.
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Edward n'avait jamais été si conscient de quelqu'un dans sa vie avant. Il remarquait chaque expression, chaque nuance, chaque petit mouvement que Bella faisait. Pendant tout le dîner sa famille le taquina encore et encore parce qu'il restait fixé sur Bella.
Elle était son monde et elle rigola et flirta avec lui pendant tout le repas. Lorsque la musique commença, elle n'essaya même pas de discuter avec lui lorsqu'il lui tendit la main, elle posa ses doigts dans sa main dans une confiance absolue.
Plusieurs personnes s'arrêtèrent pour regarder le couple radieux évoluer doucement sur la piste de danse. Sans même le réaliser Bella ne trébucha pas une seule fois et ils n'échangèrent pas un seul mot durant leur première danse. Ils parlaient avec leurs yeux et se faisaient des déclarations et des promesses que seuls leurs cœurs pouvaient comprendre.
"Waouh, on était comme ça Rosie?" demanda Emmett doucement en prenant la main de sa femme dans la sienne pour la parsemer de baisers en l'amenant sur la piste de danse à la suite d'Edward et de Bella.
Rosalie inclina la tête en regardant pensivement dans les yeux bleus et songeurs de son mari. Même après tout ce temps elle pouvait voir le regret et la tristesse dans la profondeur de ses yeux. Emmett regretterait toujours d'avoir dérapé et presque perdu toute sa famille pour de bon. Même s'ils avaient tous les deux travaillé d'arrache-pied pour réparer leur relation d'honnêteté et que Rosalie lui faisait confiance, elle savait que son échec pesait parfois sur son esprit.
Rosalie tendit sa main vers sa mâchoire ciselée et la prit dans sa paume. "Emmett nous sommes toujours comme ça. Tu me regardes chaque jour de la même façon qu'Edward regarde Bella, mon chéri."
Soudain ses yeux pétillèrent malicieusement. "Allons-nous nous échapper pour aller 'tester' le bain à remous de notre chambre?" demanda-t-elle.
Le muscle de la mâchoire d'Emmett se contracta et ses yeux s'assombrirent dangereusement alors que ses mains serrèrent les hanches de Rosalie en l'attirant contre la bosse dans son pantalon.
"Rosie, enfer et damnation bébé, tu veux me tuer! Faisons ça immédiatement." Emmett prit Rosalie contre lui et ils ne s'arrêtèrent que pour récupérer leurs manteaux avant de se précipiter dehors.
L'instant d'après c'est Jasper et Alice qui s'arrêtèrent près d'Edward pour les saluer avant de se hâter de partir rapidement comme Emmett.
Edward s'écarta légèrement de Bella avant de pouvoir la regarder dans ses yeux chocolat fondu.
"Veux-tu t'asseoir?" lui demanda-t-il.
Elle secoua la tête et se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir lui murmurer à l'oreille : "Non Edward. Je voudrais que tu m'amènes à notre chambre et que tu me fasses l'amour."
Les mots de Bella firent légèrement trébucher Edward, ce qui la fit rire parce que des deux c'était elle, de loin, la maladroite numéro un.
Bella s'arrêta et leva un sourcil interrogatif vers lui. "Que se passe-t-il? Nerveux ou tu as changé d'avis?" Elle se retourna et franchit les quelques pas qui les séparaient de leur table et elle prit son sac à main et elle se retourna pour constater qu'Edward n'avait pas bougé.
Elle lui fit un petit sourire en penchant la tête. "Le chat a pris ta langue Docteur Cullen ou es-tu juste en train de digérer? " Et sur ce Bella quitta la petite salle de bal. Elle s'assura de balancer ses hanches un peu plus que d'ordinaire, juste comme Rosalie le lui avait montré et pour une fois elle fut contente que sa robe ait un grand décolleté qui tombe dangereusement bas dans son dos.
Elle monta les escaliers lentement, essayant de donner du temps à Edward pour qu'il puisse retrouver ses sens et la suivre et elle fut un petit plus que désappointée lorsqu'elle arriva pour ouvrir la porte et qu'il n'y avait aucun signe de lui.
Elle allait rentrer la vieille clé dans la serrure, lorsque de longs doigts se refermèrent sur sa main tendue et elle poussa un cri dans le couloir silencieux.
Elle se retourna puis se décala contre la porte en constatant qu'elle était nez à nez avec Edward.
"Putain, tu m'as fait une de ces peurs Edward!" souffla-t-elle.
Il ne dit rien mais il mit ses mains de chaque côté de son visage et se pencha pour la coincer contre la porte pour la deuxième fois aujourd'hui.
"Je vais passer le reste de la nuit à m'assurer que tu saches que je n'ai pas changé d'avis, Isabella et la seule chatte qui puisse attraper ma langue est heureusement la tienne et enfin nous verrons lequel d'entre nous est "repu".
Bella gémit et elle commença à sentir ses jambes faiblir.
Il la tira à lui et la maintint en toute sécurité avant d'ouvrir la porte puis il la chargea et la transporta dans ses bras comme une jeune mariée.
La prochaine chose dont elle fut consciente c'est d'être remise sur ses pieds près du lit et Edward était là à quelques mètres d'elle.
Elle regarda dans la pièce pour la première fois et elle remarqua qu'il y avait des centaines de bougies électroniques qui l'éclairaient.
Lorsqu'elle se tourna vers Edward elle le trouva nerveux. "C'est trop? Ça va? Je voulais que ce soit spécial et …" il se mit à bégayer, ce qui était inhabituel.
La nervosité d'Edward donnait à Bella un sentiment de calme et d'assurance. Soudain c'est elle qui avait le contrôle et ses craintes semblaient s'être éloignées. Elle lui fit le sourire le plus doux qu'elle put alors que sa main se dirigea dans son dos et ensuite sa robe tomba sur ses hanches.
Il souffla en voyant son corps mince et tonique. Sa peau luisait dans la lumière et la courbe de ses seins était suivie par ses mamelons qui étaient durs et qui mendiaient silencieusement pour avoir sa bouche.
"Tu es sans nul doute la plus belle femme que j'aie jamais vue," chuchota-t-il admiratif.
Elle roula des hanches et le vêtement fragile tomba à ses pieds. Les yeux d'Edward s'élargirent en découvrant le petit bout de tissu noir qui couvrait sa chaleur.
Elle fit un pas pour sortir de sa robe étalée par terre et marcha vers lui avec assurance. Elle déboutonna habilement sa chemise sans en rater une miette alors qu'il se tenait bêtement devant elle.
Une fois sa chemise déboutonnée entièrement elle la repoussa sur ses épaules et ce fut seulement lorsque ses mains eurent fini leur travail rapide sur son pantalon, qu'Edward sembla émerger de sa torpeur.
Avec un grognement sourd ses mains jaillirent et saisirent sa taille incroyablement petite.
"Je veux te vénérer," gémit-il à moitié lorsque les doigts de Bella plongèrent sous son boxer. Elle gratta ses ongles courts dans le doux nid de poil et elle rigola lorsque sa bite poussa contre sa main tel un animal de compagnie qui recherche le contact de son maître.
"Je veux que tu me prennes, Edward. Fais-moi tienne."
Edward balança ses chaussures et en quelques secondes tous ses vêtements furent éparpillés par terre alors qu'il reculait avec Bella jusqu'à ce que ses jambes buttent contre le lit.
Ils tombèrent à la renverse, les jambes de Bella s'ouvrant naturellement pour accueillir Edward entre elles.
Ils laissèrent échapper tous les deux un fort juron alors que sa queue cognait contre sa chatte humide.
"Putain!"
"Oh mon Dieu!"
Edward fit remonter Bella vers la tête du lit avant de plonger sur sa bouche et de l'embrasser intensément. Leurs langues se battirent en duel et leurs corps se frottèrent l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'ils soient à court d'air.
Sans s'arrêter, Edward l'inonda de baisers sur le visage, le cou et jusqu'à ce que ses lèvres se referment sur son mamelon alors que ses doigts rendaient hommage à son autre sein.
Les hanches de Bella ruaient en essayant de rencontrer une friction quelconque pour apaiser la douleur qu'elle ressentait en elle, mais c'était impossible.
Subitement Edward se redressa, séparant leurs torses. Ses yeux étaient noirs comme la nuit et son visage contracté dans l'effort de se contrôler.
"Je ne peux pas attendre, amour. Je pensais que j'allais pouvoir, mais j'ai besoin de toi, maintenant."
Bella enroula ses bras autour de sa taille. "Prends-moi maintenant, j'ai aussi besoin de toi."
"Dieu merci!"
Il guida rapidement sa grosse queue presque douloureuse vers son entrée humide et sans plus attendre, il poussa lentement et régulièrement en elle.
Elle pensa qu'elle pourrait mourir à cause des sensations que cela lui procurait. Pour la première fois dans sa vie, elle sut pourquoi on en faisait toute une histoire.
Quelque chose à l'intérieur d'elle avait intensément envie, appelait Edward à l'intérieur de sa chaleur. Elle le voulait, elle voulait qu'il la possède. Elle voulait qu'il la marque comme étant sienne. Elle voulait qu'il la fasse sienne.
Elle souleva ses hanches et agrippa ses fesses dans ses mains, et elle le poussa aussi loin qu'elle put en elle.
Edward trembla et essaya de lutter contre l'impérieuse nécessité qu'il sentait d'être en elle.
"Bella, bébé, s'il te plait, je veux être gentil…" il haleta mais Bella s'en moquait.
"Non, prends-moi Edward! J'ai besoin de t'appartenir!" exigea-t-elle, et avec un dernier soubresaut Edward laissa libre court à ses plus bas instincts en l'attrapant par les hanches et en la regardant.
"Tu. Es. A. Moi!" grogna-t-il en commençant à la marteler.
Les ongles de Bella s'enfoncèrent dans ses épaules alors qu'Edward poussait encore et encore.
Sa tête tournait car les sensations devenaient trop fortes et elle jouit en criant son nom.
Edward n'avait pas fini et il devint plus gros encore en sentant la contraction de ses muscles qui le massait. Ses jus coulaient sur leurs cuisses alors qu'Edward sentait son contrôle l'abandonner. Après tous les mois qu'ils avaient passé à s'explorer l'un l'autre, Edward avait bêtement pensé qu'il serait en mesure de contrôler son envie de Bella mais ses doigts creusant dans ses biceps et ses jambes folâtres serrant étroitement ses hanches, sa chaleur séduisante et humide furent une surcharge complète de sentiments et de sensations plus les supplications de Bella, oui ses supplications, il se libéra profondément en elle, en criant son nom.
"Je t'aime ma Bella," déclara-t-il en embrassant tendrement sa joue avant de s'autoriser à se détendre complètement contre son corps.
Après ce qui sembla être une éternité, il devint conscient du fait qu'il était à moitié couché sur elle et il se dégagea alarmé et essaya d'alléger l'inconfort jusqu'à ce que Bella resserre ses membres autour de lui en s'y accrochant comme si elle essayait de ne faire qu'un avec lui.
"Hey mon petit singe est-ce que tu vas bien?" demanda-t-il tranquillement.
Elle hocha la tête sans bouger son visage et Edward fut immédiatement en alerte.
Putain, quelque chose n'allait pas!
Elle enfouit son visage dans le cou d'Edward alors que ses bras et ses jambes restaient enroulés autour de lui. Elle s'efforçait d'être aussi silencieuse que possible en essayant de calmer les sanglots qui menaçaient de la submerger.
Faire l'amour avec Edward Cullen était beaucoup plus que tout ce qu'elle avait pu imaginer. Il était un amoureux bon et attentionné. Son toucher était doux et Bella ne s'était jamais sentie aussi vivante …avant! Elle n'avait jamais su que faire l'amour, faire l'amour réellement avec quelqu'un qu'on aime et qu'on adore pouvait vous faire sentir la plus désirable, fragile et précieuse femme au monde.
Elle ne comprit pas pourquoi elle ressentait toutes ces choses aussi fort! Elle était heureuse, triste et un peu effrayée par l'énormité de ce qu'ils venaient de faire. Elle avait senti leur relation changer pendant qu'ils faisaient l'amour. Elle était pleine d'amour, de chaleur et de satisfaction et en même temps elle pouvait sentir la peur au creux de son estomac.
Ce n'était plus juste une relation entre petits-amis. C'était réel et c'était pour la vie.
Et même si cette pensée d'aimer quelqu'un pour les soixante-dix ou quatre-vingts prochaines années était énorme pour quelqu'un de dix-huit ans, le sentiment qui envoya valser Bella dans une spirale descendante de panique fut que c'était cet homme qui tenait son monde dans la paume de sa main et si jamais il la laissait, volontairement ou non elle savait qu'elle ne pourrait jamais y survivre.
C'est cette pensée qui amena Bella au bord de l'abime et avec un sanglot étouffé, elle repoussa Edward avant de sauter du lit et de se ruer en trébuchant dans la salle de bain.
Elle eut simplement l'impression d'une vision d'horreur et de blessure sur le visage d'Edward avant de refermer la porte et de s'écrouler sur le sol en enroulant ses bras autour de ses genoux et d'y enfouir sa tête.
"PUTAIN! BELLA! OUVRE CETTE PORTE! BELLA!" hurla Edward en se jetant sur la porte juste un instant trop tard au moment où la serrure cliqueta.
"ET MERDE!"
Bella sursauta alors que la poignée de la porte claquait et ensuite elle se mit à trembler violement.
"Bella! Ouvre cette putain de porte! Qu'est-ce que j'ai fait? Que s'est-t-il passé? Est-ce que je t'ai fait mal? Est-ce que tu … putain, Bella est-ce que tu saignes?" Elle fourra son poing dans sa bouche et étouffa un sanglot.
Il pensait qu'elle pleurait parce qu'il l'avait blessée! Comment pouvait-elle aussi stupide? Comment pouvait-elle être si cruelle de partir loin de lui? Bien sûr qu'il serait fatigué d'elle et la laisserait si elle continuait à se comporter comme une putain de gamine de cinq ans!
Elle pouvait l'entendre respirer fort de l'autre côté de la porte. Elle put l'imaginer en train de tirer sur ses cheveux agonisant sur ce qu'il lui avait 'fait'.
Il y eut un petit coup contre la porte. "Bella? Bébé, amour, je vais appeler quelqu'un, d'accord? Je vais appeler Alice ou Rosalie et les faire venir pour prendre soin de toi, d'accord? Je te le promets." Sa voix se brisa et Bella mordit son poing plus fort en entendant la détresse dans sa voix. "Je te promets que je vais rester à l'écart si tu veux que je …"
"NON! Edward, non!" Elle tituba et déverrouilla la porte et elle ne fut pas surprise de constater qu'Edward était agenouillé.
Elle ne pouvait arrêter ses larmes et elle jeta ses bras autour de son cou. Pendant un moment Edward resta figé et insensible mais la sensation de ses larmes chaudes sur sa peau était suffisante pour qu'il la prenne et la tire sur ses genoux.
Peu importe qu'il soit presque deux heures du matin ou qu'ils soient nus sur le sol de la chambre d'hôtel ou qu'un moment auparavant Edward se soit senti comme le pire connard du monde.
Bella était dans ses bras, l'étreignant fortement — rien d'autre n'avait d'importance.
Il fredonnait pour elle en la berçant doucement. Lentement ses reniflements cessèrent jusqu'à ce qu'elle soit plus calme et que sa respiration ralentisse avec seulement quelques hoquets occasionnels. Ses petits doigts peignaient ses cheveux à l'arrière de son cou et Edward sourit en fredonnant.
Il arrêta finalement de bouger et déposa des baisers sur le sommet de sa tête.
"Peux-tu me parler amour? Je vais devenir fou. Je veux juste savoir ce que j'ai fait de travers."
Elle garda ses yeux fermés et prit de grandes goulées d'air.
"Tu n'as rien fait de mal, Edward. C'est difficile à expliquer, mais je me sens tellement… Je ne sais pas… dépassée ou vraiment très émue je suppose. Je sais que c'est idiot et tu vas probablement regretter ça –" Edward posa sa main sur la bouche de Bella pour étouffer ce qu'elle allait dire ensuite, avant de se pencher pour avoir un contact avec ses yeux.
"Quoique que tu sois sur le point de dire - ne le fais pas. Tu n'es ni idiote ni gamine. Les seules fois où je pourrais penser ça c'est si tu essaies de cacher ce que tu ressens et qu'il est évident qu'il faut que nous en parlions. Tu es ma meilleure amie Isabella, est-ce que tu le sais ça?"
Les yeux de Bella étaient écarquillés et elle secoua doucement la tête.
Il lui fit un signe. "C'est vrai tu l'es et tu es ma meilleure amie, ma petite-amie sexy et ma maitresse, si tu n'es pas heureuse alors je veux tout savoir à ce sujet. Même si tu penses que ça n'a pas lieu d'être - ça n'est pas grave parce que 'un problème partagé est un problème à moitié résolu' d'accord?"
Elle acquiesça et elle commença à comprendre ce qu'Edward essayait de lui dire.
"Bien. Alors plus de cache-cache?" Elle secoua la tête et Edward put voir que la panique et la peur avaient reculé.
Il enleva doucement sa main et se pencha pour embrasser ses lèvres gonflées. Elle ouvrit la bouche immédiatement et Edward sentit en quelques secondes des charbons chauds dans son estomac s'embraser dans un enfer rugissant.
Bella gémit en sentant sa bite pressée contre ses fesses et ses doigts se crispèrent dans ses cheveux.
Edward était très tenté de la ramener au lit qui était seulement à quelques mètres de là mais il savait qu'il fallait d'abord parler et à contrecœur il fit ralentir la ferveur de sa langue et de sa bouche jusqu'à ce qu'il la suçote gentiment avant de lever sa tête.
"Prenons un bain, nous pourrons parler dans la baignoire, d'accord?"
Bella n'essaya même pas de cacher sa déception mais elle obéit malgré tout et quitta ses genoux.
Ses jus avaient coulé et elle était gênée en sentant la substance collante sur ses cuisses.
"Désolée pour ça," murmura-telle en lui montrant ses jambes alors qu'il se levait.
Il fronça les sourcils, confus, avant de réaliser de quoi elle s'excusait et il lui fit un sourire en faisant jouer ses sourcils. "L'amour c'est salissant mon petit cœur - et c'est la moitié du plaisir."
Elle rigola.
Il alluma les lumières et la pièce se remplit d'une douce clarté. Bella réalisa à ce moment que le grand jacuzzi était rempli avec de l'eau parfumée qui bouillonnait légèrement.
"Cela devrait prendre soin de tes muscles s'ils sont endoloris," dit-il pendant que Bella entrait dans le bain.
Il y alla lui aussi et ils s'assirent face à face, bien que Bella aurait préféré ne pas le regarder pendant cette conversation qui allait être inconfortable, elle le savait.
"Parle-moi," l'incita-t-il.
"Après que nous - je veux dire pendant, bon quand j'ai euh, " elle s'arrêta et le fixa.
Après un moment à se fixer l'un l'autre, Edward lui sourit gentiment et se pencha en arrière, fermant ses yeux en se passant l'éponge sur son torse. Bella se demandait ce qu'il était en train de faire putain, jusqu'à ce que sa voix interrompre ses pensées.
"Je t'écoute Chérie ; prends tout le temps dont tu as besoin," dit-il mollement sans ouvrir les yeux.
Bella souffla, elle n'avait pas réalisé qu'elle ne respirait plus. Edward essayait de la mettre à l'aise. Il savait qu'elle ne pouvait pas mettre des mots sur les pensées confuses qui étaient prisonnières dans sa tête et il lui donnait la possibilité de partager avec lui, sans avoir à le regarder dans les yeux.
"D'accord. Bien j'ai ressenti une telle émotion pendant que nous faisions l'amour, tu sais? Je n'ai jamais ressenti ça pour personne, seulement avec toi et cette nuit c'était juste - oh mon Dieu, Edward, j'ai pensé avoir une crise cardiaque! C'était merveilleux! Tu m'as fait me sentir si belle, si forte et si sexy! Et en même temps tu m'as fait ressentir aussi beaucoup d'amour. Je me sentais comme si je me noyais dans l'amour et la luxure et puis il y avait cette peur insensée." Bella parlait plus vite en perdant sa nervosité.
Edward restait là comme il pouvait, faisant en sorte de ne montrer aucune émotion. Il travaillait à garder son calme même s'il était terrifié par ce que Bella allait dire. Quand elle dit le mot 'peur' Edward se sentit défaillir. Lui avait-il fait peur?
Il était sur le point de s'asseoir quand il sentit Bella bouger, ses jambes vinrent s'enrouler autour de ses hanches et son centre s'approcha tout près de sa queue molle.
De petits doigts s'emparèrent de l'éponge qu'il serrait très fort entre ses doigts et il sentit l'odeur du savon liquide de Bella, le parfum des pommes vertes, de lavande et de quelque chose d'épicé remplir l'air avant que l'éponge ne caresse de nouveau son torse.
"Je n'ai pas peur de toi, Bébé. J'ai peur de tout ça, tout ce que nous partageons pourrait disparaitre et je pourrais me retrouver seule de nouveau…" Les yeux d'Edward s'ouvrirent et Bella sentit sa respiration ralentir pendant qu'elle regardait fixement dans les yeux vert émeraude encadrés par de longs cils sombres et humides.
Edward continua à ne rien dire mais cette fois-ci, Bella n'avait pas peur de continuer à parler, même si elle sentait quelques larmes couler sur ses joues.
"Je t'aime tellement Edward. Beaucoup plus que tout ce que je peux exprimer et la pensée de te perdre est suffisante pour me faire peur au-delà de toute raison. Je préfère supporter pendant mille ans des parents adoptifs abusifs si cela signifie que tu resteras avec moi." Elle sentit la panique envahir sa poitrine juste en prononçant les mots et puis l'eau se mit à frapper les côtés de la baignoire alors qu'Edward agrippait le haut de ses bras. Il la secoua doucement alors que son regard noir s'engouffrait dans ses yeux.
"Ça ne va pas arriver! Putain, ne dit pas des choses comme ça, Isabella! Tu n'as pas la putain de moindre idée de combien j'ai envie de te botter le derrière quand tu parles de toi de cette façon! Tu te dévalorises à chaque fois et je ne le veux pas! Maintenant écoute-moi — je ne peux pas te promettre que nous ne nous séparerons pas. Personne n'a cette certitude, Isabella. Tu le sais. Ton père t'aimait et il est mort — de mauvaises choses arrivent à des gens bien, mon petit cœur. C'est pourquoi nous vivons tous les jours pleinement, pour ne pas avoir de regrets. Je veux passer le reste de ma vie avec toi Isabella Swan et un jour, lorsque le moment sera venu, je te demanderai de m'épouser." Le regard féroce d'Edward s'était radouci jusqu'à ce que ses yeux redeviennent éclatants.
Bella sourit. "Tu feras ça?"
"Bien sûr, ma petite fille. Pour moi, il n'y aura personne d'autre que toi."
Enfin, Bella sentit l'étau de la peur et de la panique se desserrer alors qu'une lueur chaude réchauffait son cœur.
"Je t'aime, Edward."
"Je t'aime, aussi, Amour."
D'autres éclaboussures sur les côtés de la baignoire et Bella se rapprocha et cette fois-ci elle se frotta elle-même contre son érection.
"Prends-moi Edward," dit-elle.
Il bougea brusquement comme s'il avait été frappé. "Quoi?"
Elle hocha la tête. "Prends. Moi. Je veux que tu me marques comme tienne. Seulement à toi," dit-elle en se penchant en avant, l'agressant tout à coup et l'attaquant, dardant sa langue dans sa bouche pour dominer le baiser.
Edward lui permit de prendre le contrôle pendant un moment et avant qu'il s'en aperçoive sa main serrait la base de sa bite et se déplaçait, puis elle remonta sa main avant de s'installer durement sur ses genoux.
"PUTAIN D'ENFER!" rugit-il alors que Bella remontait encore, cette fois en faisant rouler ses hanches pour ajouter de la profondeur à son mouvement et elle grogna alors que le piercing d'Edward créait une délicieuse sensation en elle.
Edward agrippa ses hanches et l'immobilisa. "Debout!" lui ordonna-t-il.
Elle se leva à contrecœur et elle fut surprise lorsqu'Edward la retourna, ses mains se retrouvèrent en appui contre le mur.
Il écarta ses genoux et ses mains caressèrent ses hanches et ses fesses.
"Veux-tu que je te prenne Isabella?" Elle sentit un afflux de jus pendant qu'il parlait. Sa voix était faible, rocailleuse, contrôlée et sombre.
"Oui!"
Il rit sombrement. "Tiens bon, amour, ça va être rude." Après cela il plongea dans sa chaleur en attente et elle poussa un cri.
Presqu'immédiatement Bella se sentit perdre le contrôle mais cette fois-ci Edward n'était pas prêt pour elle, il atteignit et pinça l'un de ses mamelons - durement. Elle sauta et cria mais Edward lui dit calmement de 'rester concentrée' et de ne pas venir encore.
Le fait qu'Edward prenne le contrôle rendait Bella encore plus excitée alors quand il fit glisser sa bite à l'extérieur pour frotter son Prince Albert contre son clitoris elle jouit avec une telle intensité qu'elle pensa s'être fait pipi dessus.
Edward sourit en la relevant et en l'appuyant contre lui. Une fois encore il était en elle et pendant qu'il s'abandonnait et s'insinuait profondément à l'intérieur d'elle, elle avait atteint son paroxysme à trois reprises et elle était sur le point de demander grâce!
Elle s'était presqu'endormie lorsqu'Edward l'enroula dans une serviette moelleuse avant de la prendre dans ses bras et de se diriger vers la chambre.
Il l'étendit sur le lit et la sécha rapidement, ensuite elle s'enroula autour de l'oreiller d'Edward pendant qu'il la couvrait avec la couette et en quelques minutes elle s'endormit avec un sourire sur son visage.
Edward laissa échapper un soupir de soulagement mais aussi d'épuisement.
Il s'essuya et utilisa leur serviette pour éponger le sol humide. Heureusement la baignoire était bien conçue et les débordements d'eau étaient dirigés vers les côtés. Une fois que la chambre fut à nouveau rangée, il se brossa les dents et vérifia que tout était sécurisé dans la suite.
Soudain il se sentit complètement épuisé et il accrocha le panonceau 'ne pas déranger' à la poignée de leur porte d'entrée avant d'éteindre toutes les lumières, y compris les bougies électroniques et il grimpa dans le lit.
Presqu'instantanément Bella bougea et gémit alors qu'elle rampait presque sur son torse.
Edward ferma les yeux et soupira de contentement. Il savait qu'ils avaient encore du chemin à faire mais il savait aussi qu'après cette nuit-là aucun retour en arrière ne serait plus possible pour eux.
C'était officiel : Bella Swan lui appartenait!
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Note de l'auteur ! Gretel Von Trapp Reisenmier et son arrière grand petit neveu sont des personnages fictifs alors que le Loge Von Trapp Family existe à Stowe…
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Merci à toutes d'être passées par là...
