Hope Springs appartient à justginger
Cette fic est rated M ne l'oubliez pas!
CHAPITRE 26
Maman dit qu'il y a des jours comme ça….
La semaine suivante Bella passa la plupart de son temps avec Esmée, Carlisle et le reste de la famille avant de repartir pour l'université, terminer ses derniers cours avant que le nouveau semestre ne commence. Elle savait qu'ils allaient partir une semaine après que les cours aient repris et c'était juste une semaine avant le quinzième anniversaire de Brianna et la pensée qu'ils ne soient pas à la maison l'attristait et lui faisait peur.
Elle commença à faire des cauchemars quelques jours avant de revenir à Johnson. Au début elle pensa que c'était nerveux ou dû à la tension mais elle arrivait à se réveiller toute seule avant de déranger Edward.
Après trois jours, elle allait se coucher à contrecœur. Bien sûr Edward remarqua toutes ses tactiques et il lui en parla. Plutôt que d'admettre que ça lui causait du souci que ses parents partent elle choisit la dispute comme d'habitude et pour la première fois depuis un bon moment, elle partit dormir seule dans son appartement.
Evidemment elle ne dormit pas. A la place elle s'assit sur le siège de la fenêtre et regarda dehors. Elle était vraiment effrayée en repensant à ses rêves et à ce qu'ils pouvaient bien signifier. Est-ce que c'était une prémonition? Un avertissement?
Ça commençait toujours de la même manière.
Elle était dans la prairie derrière la grande maison. C'était la nuit de son anniversaire. Au début tout le monde était là riant et plaisantant. Les ballons volaient dans la brise légère et Bella pouvait entendre le bruit que les enfants faisaient en jouant.
Tout à coup, le silence se faisait et lorsqu'elle regardait autour d'elle, tout le monde avait disparu. La nuit devenait noire et sinistre alors que de lourds nuages cachaient la lune.
Au loin elle pouvait entendre les voix d'Esmée et de Carlisle et elle commençait à les appeler mais plus elle s'enfonçait dans les bois pour se rapprocher d'eux plus ils semblaient s'éloigner.
Ensuite le décor changeait et cette fois-ci elle était debout devant une tombe, un drapeau plié à la main. Mais au lieu de n'y avoir qu'un cercueil et bien il y en avait deux…
Bella secoua la tête pour chasser ces mauvais souvenirs et elle s'aperçut que ses joues étaient mouillées. Elle essuya ses larmes et se leva en grognant car son corps raide lui faisait mal.
Elle était idiote!
Au lieu d'essayer de dormir, elle décida de faire un nettoyage de printemps et elle lorsque le soleil se leva, chaque centimètre carré de son petit appartement étincelait de propreté. Elle avait changé ses draps, passé l'aspirateur et épousseté chaque pièce. La salle de bain avait été nettoyée ainsi que les placards. Elle avait même déballé ses affaires d'hiver comme ça elle serait prête lorsque les mauvais jours arriveraient.
Après la énième tasse de café, elle prit un petit déjeuner rapide de pain grillé avant de charger sa petite voiture.
Elle fermait la portière lorsqu'elle entendit Edward arriver et se garer derrière elle. Elle ne le regarda même pas lorsqu'il descendit.
Roscoe sortit et se précipita sur elle. Elle s'agenouilla et le serra fort.
"Désolée de t'avoir laissé, mon gars. J'avais besoin d'être seule," murmura-t-elle dans sa fourrure.
Il gémit et lui lécha la main avant de partir de l'autre côté de la maison.
Elle se releva doucement et se retourna pour faire face à Edward.
Edward avait à peine dormi la nuit précédente.
La semaine avant il s'était rendu compte que quelque chose n'allait pas avec Bella. Elle gémissait dans son sommeil et une ou deux fois elle avait commencé à pleurer avant de se réveiller en haletant comme si elle avait oublié de respirer puis il pouvait l'entendre descendre l'escalier et s'agiter un grand moment avant de remonter. Il pouvait sentir son petit corps trembler alors qu'elle se blottissait contre lui.
Ce qui l'énervait le plus c'est qu'elle ne voulait pas lui parler. Même sa famille s'était rendu compte que quelque chose n'allait pas. Les cernes sous ses yeux, les larmes qui ne semblaient pas loin, le regard triste qu'il pouvait voir dans ses yeux, tout indiquait que quelque chose la rendait malheureuse mais quand il lui demandait, elle refusait d'admettre que quelque chose n'allait pas.
La veille ils avaient pris leur repas tranquillement et ensuite ils s'étaient promenés dans le parc quand Edward avait décidé de lui demander ce qui la tracassait.
Il fut choqué par sa réaction.
Elle se tourna vers lui l'attaquant presque et avant qu'il s'en aperçoive elle était partie, elle lui criait dessus il ne comprit pas pourquoi mais elle dit qu'elle avait besoin d'espace, qu'il la dérangeait et qu'elle retournait chez elle.
Edward et Roscoe la regardèrent partir complètement hébétés pendant qu'elle traversait la pelouse pour rentrer chez lui. Trois minutes plus tard elle ressortit, sauta dans sa voiture et fila au loin sans regarder en arrière.
Edward avait tempêté en rentrant chez lui et il claqua la porte d'entrée la faisant rebondir sur ses gonds.
Il se changea et passa ses vêtements pour aller courir et prit Roscoe pour une longue course, quand il en eut assez Roscoe se coucha pour protester et Edward continua en marchant pour retourner à la maison.
Il appela son père cette nuit-là pour lui demander de vérifier que Bella était bien chez elle. Carlisle était inquiet ainsi qu'Esmée de la distance que Bella mettait entre eux mais il conseilla à Edward de prendre patience.
Cette nuit-là il joua au piano pendant des heures avant d'aller se coucher. Il détestait être à la maison sans elle. La maison qu'il aimait et qu'il avait trouvé confortable les années passés lui paraissait vide et beaucoup trop grande sans Bella. Partout il pouvait voir les preuves de sa présence.
Un manuel scolaire oublié sur la table du salon, les marguerites dans un vase sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, ses sous-vêtements dans le panier à linge, sa brosse à dents à la salle de bain, son éponge dans la douche, le roman qu'elle lisait sur la table de chevet dans la chambre.
Maintenant il faisait le tour de son camion et se retrouva près d'elle alors qu'elle se relevait.
Il retint un juron en voyant l'ombre sombre sous ses yeux. Son visage était pâle à cause du manque de sommeil et il pouvait voir la détresse et l'épuisement gravés sur son visage et ses yeux.
"Oh Bella! Que t'arrive-t-il mon petit cœur?" lui demanda-t-il tendrement en prenant doucement sa joue en coupe.
Les yeux de Bella se remplirent de larmes et elle se laissa aller à sa caresse pendant un moment.
Avec un cri étouffé il l'attira dans ses bras. Au lieu de se battre contre lui - ce qu'il pensait qu'elle ferait - elle serra son tee-shirt dans ses poings et y enfouit sa tête.
Elle laissa échapper un long sanglot et une fois que ce barrage fut rompu il n'y eut plus rien à faire pour pouvoir l'arrêter.
Les sanglots alertèrent Esmée qui était dans son potager en train de cueillir les légumes frais pour la salade et le rôti qu'elle allait préparer pour le déjeuner.
Elle abandonna son panier et courut autour de la maison pour trouver Edward assis dans l'allée tenant une Bella inconsolable et incohérente.
Elle rencontra le regard inquiet d'Edward par-dessus la tête de Bella.
Rien de ce qu'elle disait n'avait de sens et Edward ne pouvait comprendre qu'une partie de ce qu'elle hoquetait.
"… vont mourir! C'est ma faute … de nouveau seule… me quitter…"
"Appelle papa et Jasper," fut tout ce qu'il dit et Esmée n'hésita pas. Elle se précipita à l'intérieur et appela Carlisle pour qu'il se dépêche tout en composant le numéro de Jasper.
C'est Alice qui répondit et Esmée ne la salua même pas avant de lui dire de faire venir Jasper immédiatement à la maison.
"C'est Bella?"
Le cœur d'Esmée martelait dans sa poitrine et elle répondit doucement. "Oui. Dis-lui de se dépêcher."
Ensuite elle expliqua rapidement la situation à Carlisle qui travaillait dans son bureau.
Il alla à l'extérieur pour évaluer la situation, avec Jasper ils s'attendaient à ce que quelque chose comme ça se produise.
Depuis qu'ils étaient revenus de Boston Bella était tendue et distante. Au début Esmée se demanda si c'était parce qu'elle était en colère qu'ils soient partis sans elle, mais Carlisle avait rapidement écarté cette idée. Son comportement lui rappelait celui qu'elle avait lorsqu'elle était arrivée au début.
Elle voulait rester loin d'eux mais elle regrettait leurs conversations et leur badinage.
Jasper avait soulevé la question quelques jours plus tôt et il avait dit à Carlisle qu'il pensait que cela devait avoir un rapport avec les problèmes d'abandon qu'elle gardait en elle.
"Amène-la à l'intérieur, fiston," dit-il à Edward.
Edward lui murmura des mots incompréhensible,s il la prit dans ses bras et la transporta à l'intérieur dans le bureau de son père. Les doigts de Bella étaient blancs tellement elle le serrait fort comme si elle avait peur qu'il s'en aille. Il s'assit sur le vieux canapé dans un coin avec Bella sur ses genoux et il entendit les pas de Jasper dans le couloir.
Il entra dans la pièce quelques minutes plus tard avec une bouteille d'eau et une tasse de thé.
Carlisle ferma la porte du bureau sans bruit et les deux hommes prirent un fauteuil face au canapé. Edward caressait le dos de Bella doucement.
Finalement les larmes qui avaient trempé sa chemise s'arrêtèrent et il sentit ses doigts se détendre légèrement.
Il dégagea les cheveux de son visage rouge et bouffi par les larmes. Ses yeux étaient enflés. Il prit la boite de mouchoirs que Carlisle lui avait donné et lui en tendit quelques-uns.
"Bella, amour, est-ce que tu nous parlerais et nous dirais ce qu'il se passe?" demanda-t-il calmement.
Elle se raidit un instant puis Jasper prit la parole. "Bella tu es en sécurité ici, tu sais que rien ne peut te blesser, chérie, il n'y a que Carlisle, Edward et moi et nous voulons juste t'aider sur ce qui te bouleverse autant. Est-ce que tu peux nous en parler?"
Elle leva la main avec un soupir et se moucha avant de regarder autour d'elle. Ses yeux restèrent un moment sur Edward et il était triste de voir qu'ils se remplissaient de larmes de nouveau.
"Chut, amour plus de larmes, d'accord? Je t'aime. Nous t'aimons et il n'y a rien que tu puisses nous dire qui pourrait changer ça. Est-ce que tu comprends, amour?" Edward passa son pouce sous ses yeux et attrapa une larme.
Elle regarda vers Jasper et il lui sourit avant de lui passer la bouteille d'eau qu'elle but d'un seul trait avant de la reposer sur la table.
Elle glissa de sur les genoux d'Edward mais elle garda l'une de ses mains entre les siennes et la serra fortement.
"Je suis," elle s'éclaircit la voix, sa gorge lui faisait mal à force d'avoir pleuré. "Je suis désolée de provoquer tout ce drame."
Carlisle secoua la tête. "Aucune excuse n'est nécessaire Bels. La famille est là pour ça ; nous sommes là pour les bons comme pour les mauvais moments."
Elle hocha la tête mais ne dit rien jusqu'à ce qu'elle réalise qu'ils attendaient qu'elle leur parle.
"Je, euh, je fais des cauchemars..." murmura-t-elle si doucement que Carlisle et Jasper durent se pencher pour entendre.
Elle remarqua qu'aucun d'entre eux n'eut l'air surpris et elle se demanda si elle avait été aussi discrète qu'elle avait espéré.
"Tes cauchemars sont-ils toujours les mêmes?" l'incita Jasper tranquillement.
Elle opina.
"Et s'agit-il du bébé?" Après sa fausse-couche elle avait fait quelques mauvais rêves concernant le bébé et cette nuit terrible.
Elle secoua la tête négativement. Non.
Edward ouvrit la bouche mais la referma quand il vit Jasper lui faire un léger signe. Ses yeux s'exprimaient clairement.
Laisse-moi m'occuper de ça.
Il fit un signe de tête lui montrant qu'il avait compris et il s'installa correctement alors que Jasper commençait à chercher les raisons de la crise de Bella.
"Ce sont des cauchemars concernant Charlie? Ou Renée?"
Jasper vit qu'elle hésitait avant de répondre. "Je ne pense pas, " murmura-t-elle.
Il y eut un moment de silence et Jasper attendit mais ce ne fut pas très long avant que Bella le regarde tristement. "Je pense qu'il s'agit de …euh, Essie et Doc." Elle eut du mal à prononcer leur noms et elle adressa un regard d'excuse à Carlisle.
Elle ne savait pas ce qu'elle attendait mais aucun des hommes ne dit rien ou ne montra d'autre réaction qu'un hochement de tête.
Elle soupira et prit le thé qui était en train de refroidir, en but une gorgée et commença à leur parler en hésitant dans un premier temps en essayant de se souvenir de son rêve.
Elle dut s'arrêter plusieurs fois avant de finir pour s'essuyer les yeux ou pour prendre une gorgée de thé pour s'éclaircir les idées.
Finalement elle se réinstalla, ses mains étaient moites quand elle trouva cette d'Edward qu'elle tint presque comme un bouclier sur sa poitrine et tandis qu'elle gardait ses yeux sur Jasper ayant presque peur de voir Edward ou son père.
"Je suis très inquiète, j'ai peur que quelque chose vous arrive."
La réaction de Jasper la fit tressaillir. Il regarda Carlisle et sourit avant de revenir à elle. "Veux-tu en parler en privé ou veux-tu qu'Edward et Carlisle restent?"
Elle mordit sa lèvre. "Peuvent-ils rester? C'est si mauvais que ça?" demanda-t-elle. Edward grimaça en sentant ses ongles rentrer dans sa peau.
Carlisle le remarqua et lui fit un petit sourire.
Salaud.
Jasper ricana pour la première fois et Bella se laissa aller avec soulagement.
"Non Bella ce n'est pas mauvais. Tout ce que te dit ta tête est que tu as peur que Carlisle et Esmée s'en aillent pendant un long moment. Tu te sens en sécurité sachant qu'ils sont à la maison, à t'attendre et maintenant que tu sais qu'ils vont s'en aller tu es anxieuse à cause de la séparation. Si tu découpes ton rêve en plusieurs scènes, tu réaliseras qu'il n'y a rien de sinistre en elles. Ils ne sont qu'un avertissement de ton esprit pour te dire que tu es inquiète au sujet de quelque chose dont tu as besoin de parler pour pouvoir y faire face. Souviens-toi, les rêves sont juste l'expression de ce qu'il se passe dans ton subconscient —des choses que tu ne gères pas bien et qui te rendent inquiète. Les rêves sont la manifestation de ce qu'il se passe dans ta tête.
Jasper se redressa et laissa ses mots faire leur chemin.
Carlisle se leva et alla s'asseoir à côté de Bella. Il l'entoura de ses bras et l'étreignit fermement.
Elle laissa reposer sa tête contre son épaule et elle sentit les larmes couler de ses yeux fermés et douloureux.
"Je suis désolée… " murmura-t-elle.
Carlisle la serra seulement un peu plus. "Nous ne pouvons pas t'aimer davantage que si nous t'avions donné le jour Bella. Je ne peux pas te promettre qu'il ne va rien nous arriver mais je te promets ceci ; tu seras toujours une Cullen et tu feras toujours partie de cette famille et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te ramener M'am saine et sauve."
Bella ravala un sanglot alors que Carlisle verbalisait ses plus sombres craintes.
Une fois qu'elle se fut de nouveau calmée, Jasper lui donna de suite un 'exercice' à faire et il lui fit promettre de les appeler lui ou Edward ou leurs parents si son rêve revenait – peu importe l'heure de la nuit.
Carlisle s'était glissé hors du bureau et expliqua rapidement à Esmée que ce matin ils n'iraient pas à l'église.
Lorsque la porte du bureau s'ouvrit Esmée était prête ; elle tendit ses bras pour Bella et elles allèrent dans la cuisine et la tint tranquille avant de les renvoyer, Edward et elle chez eux pour qu'elle puisse dormir avant de repartir pour l'université.
Alors qu'elle était allongée dans le lit, elle se lova dans les bras d'Edward et elle essaya de s'excuser d'avoir ruiné leur journée mais Edward fut rapide à balayer ses excuses.
"Ne t'excuse jamais d'avoir été honnête, amour. J'aurai souhaité que tu en parles plus tôt parce que tu aurais pu te reposer. Dors maintenant mon doux amour." Il l'embrassa sur le front et elle s'endormit.
Elle dormit presque la journée entière et après un très petit câlin, elle téléphona à Mme B. pour lui dire qu'elle irait en classe directement le lendemain matin en partant de Hope Springs.
Ooo HS ooO
Bella était ravie que son prochain cours qui allait occuper les dix prochains jours se passe sur le campus de Montpelier. Elle était triste de ne pas pouvoir rentrer à la maison parce que pour pouvoir finir ce cours à temps il fallait qu'elle reste le samedi et le dimanche.
Avant de partir, Esmée était venue avec des muffins tous frais et un thermos de très bon café. Elle avait embrassé Edward qui dormait encore et était partie juste après six heures.
Elle était calme et bien reposée et elle conduisit jusqu'à Montpelier en écoutant sa musique à fond. Ce cours avait lieu au Centre de Bien-Être de Montpellier, le sujet en était la psychologie de l'éducation et ce sujet l'intéressait vraiment.
Elle suivit les indications de son GPS et elle arriva bientôt devant un grand bâtiment en brique. Elle était en avance et resta assise dans sa voiture, sirotant son café et faisant défiler ses messages sur son téléphone.
Merde, sœurette! Amour Em
Ne l'écoute pas, Bells – profite de ta journée et appelle plus tard. Xoxo Rose et les enfants
Ne travaille pas trop dur cette semaine, amour M'am et Pa
Tu m'as manqué ce matin, amour. Je t'aime – bonne journée et je te parle plus tard. E xx
Bonne journée, Bells! Tu nous manques tellement, chérie. On t'aime (le meilleur regard à la Cullen) – si tu ne l'as pas encore – Alice, Jasper et les enfants.
Bella rigola même si elle clignait des yeux pour empêcher les larmes qui menaçaient de couler. Elle aimait sa famille! Même s'ils étaient fous, pensa-t-elle avec un sourire.
Ensuite elle passa quelques minutes à relire ses devoirs et le contenu des cours avant de survoler les premiers chapitres de son livre jusqu'à ce qu'un toc-toc à sa vitre la fasse tressaillir.
Une jeune femme, peut-être un peu plus âgée qu'elle était là. Bella fit descendre sa vitre. "Hey, bonjour, est-ce que tu es là pour le cours de psychologie de l'éducation ?" lui demanda-t-elle.
Bella hocha la tête. Elle était jolie avec des cheveux courts et blonds dans un bob. Elle avait des yeux noisette qui brillaient de vie.
"Oh c'est génial! Moi aussi! Je veux dire je suis dans ce cours aussi. Je suis Candice," gazouilla la blonde. et Bella remercia à nouveau Mme B pour son secousse café.
Bella sourit et ouvrit sa portière puis elle s'assura qu'elle l'avait bien verrouillée avant de se tourner vers la fille, "Je suis Bella."
Candice sourit. "Ravie de te rencontrer Bella. D'où es-tu?"
"Euh je viens d'une petite ville du Vermont qui est à deux heures au sud," dit-elle et elles commencèrent à parler en se dirigeant vers le bâtiment.
"Vraiment? On ne dirait pas que tu es du Vermont. Je viens de Louisiane. Je ne pouvais plus attendre de venir ici cet été. Où es-tu allée à l'école?"
"Eh bien, je viens d'Arizona mais, euh je suis ici à l'université de Johnson," répondit-elle.
Candice fronça le nez. " Tu n'aimes pas t'éloigner de chez toi, n'est-ce pas? Moi je ne pouvais plus attendre de partir aussi loin que possible de ma ville natale, je vais en Floride. En quelle année es-tu?"
Bella sourit en remarquant la vitesse à laquelle Candice changeait de sujet de conversation, elle lui rappelait Bree d'une certaine façon.
"Euh, ouais, je vais commencer ma deuxième année et toi?"
Candice fit un mouvement de la main et elle rit. " Eh bien j'étais indécise jusqu'à il y a quelques mois et je me suis décidée pour l'enseignement et je suis vraiment en retard c'est pourquoi j'ai dû prendre ce cours cet été et je suis toujours en manque de crédits! Et Toi?"
Elles trouvèrent la petite salle qu'elles cherchaient et elles saluèrent le professeur avant de s'asseoir à l'avant de la classe. Bella ne se souciait pas de ce que pensaient les autres d'elle. Elle trouvait qu'elle était moins distraite quand elle était assise là aussi près que possible du prof. Elle pouvait mieux se concentrer et elle avait remarqué que si elle était bien concentrée en cours elle retenait mieux ce qui était dit et ensuite il était beaucoup plus facile d'apprendre. Plus d'une fois Edward avait souligné sa mémoire étonnante et il avait laissé entendre qu'elle avait une mémoire photographique extraordinaire.
Elle posa son sac sur son bureau et se tourna pour répondre plus facilement à Candice. "Je veux prendre de l'avance pour mes crédits. Je veux rentrer chez moi dès que possible et même si je vois ma famille tous les week-end, ce n'est pas pareil."
Candice soupira. "On dirait que tu es amoureuse, très chère."
Bella se sentit rougir. "Je le suis. Mon petit-ami est à la maison en train de m'attendre et je déteste être éloignée de lui," confessa-t-elle en roulant des yeux.
Candice sourit. "Waouh, tu es si triste…" dit-elle mais le prof les interrompit en rappelant tout le monde à l'ordre.
Bella trouva le cours aussi intéressant qu'elle voulait et le temps passa. Heureusement la pension commençait à se remplir pendant la semaine et Bella la quittait tôt le matin puis ne rentrait que pour le dîner et allait dans sa chambre ainsi elle évitait de rencontrer Mark.
Elle passa la dernière semaine avant la rentrée à faire l'inventaire pour les boutiques d'Esmée et d'Alice et à organiser le grand déballage 'sur le trottoir' qui devait avoir lieu ce week-end. Chaque propriétaire de magasin sortait des tables à tréteaux pour vendre ses produits. Ce petit festival coïncidait avec l'élection du nouveau maire et Edward fut ravi de voir que son annonce de ne pas se représenter ne suscita que peu ou pas de réaction.
Le vote se déroula comme prévu et Carlisle Cullen devint le nouveau maire de Hope Springs. Ce soir-là il y eut un grand repas à la fortune du pot sous forme de pique-nique sur Dorset Common. Bella était assise sur des couvertures avec les femmes tandis que les hommes et les enfants participaient à une partie de base-ball simplifiée.
Jasper, Emmett, Edward et Brianna étaient partis camper et Bella était heureuse d'être occupée par toutes les activités en ville. Elle dîna avec Esmée et Carlisle avant qu'Alice, Rosalie et les enfants n'arrivent à sa porte pour l'emmener en 'camping' dans les bois derrière la maison.
Tout se passa bien jusqu'au moment où il se mit à pleuvoir et les uns après les autres les adultes et les enfants retournèrent dans la grande maison.
Le lendemain matin Carlisle et Esmée prirent des photos des femmes et des enfants endormis sur le sol du salon .
Les gars et Bree les taquinèrent sans pitié lorsqu'ils rentrèrent cet après-midi là et ensuite ils firent le projet d'aller tous camper ensemble le week-end du Labor Day*.
Edward taquina Bella cette nuit-là alors qu'elle était allongée, chaude et satisfaite dans ses bras et il admit que son idée de passer du temps entre frères et sœur avait payé car ils s'étaient de nouveau rapprochés. Elle avait remarqué pendant le dîner combien Bree avait été affectueuse avec eux et au lieu de bouder à leurs incessantes moqueries, elle avait fait comme eux et lorsqu'elle était partie se coucher elle les avait étreint chacun avec une véritable affection.
"J'aime notre grande famille mais je dois admettre que c'était bien de retrouver ma sœur et mes frères," la voix d'Edward roula dans l'obscurité alors qu'ils étaient étendus.
Bella déposa un baiser au milieu de sa poitrine avant de poser son menton entre ses mains qui étaient à plat sur sa poitrine. "Vous avez de la chance de vous avoir."
Il passa ses doigts dans les cheveux de Bella en lui souriant : "Je suis chanceux de t'avoir," dit-il en l'approchant plus de lui et leurs lèvres se trouvèrent.
Peu de temps après Edward était au-dessus d'elle une fois de plus, les yeux noirs de désir. "Je veux m'enfouir au plus profond de toi."
Bella inclina ses hanches tout en enroulant ses jambes autour de la taille d'Edward, ses talons poussaient ses fesses alors qu'elle grognait "fais-le donc!"
Les mains d'Edward saisirent ses hanches alors qu'il ondulait dans sa chaleur humide et en attente.
"Oh mon Dieu! Edward!" cria-t-elle alors qu'elle sentait chaque millimètre de sa queue et qu'il prenait un rythme presque punitif. A chaque fois il se retira presqu'entièrement, de façon que son piercing taquine son canal chaud avant de la pénétrer à nouveau avec acharnement jusqu'à ce que ses boules battent contre ses fesses.
"Putain, Bella, tu es tellement étroite. Putain bébé, bouge les hanches, oui comme ça! Mets–toi oui juste comme … agh!"
Quelques minutes plus tard Bella commença à trembler car elle sentait que la tension qu'elle ressentait à l'intérieur grandissait et elle cria quand son orgasme la submergea. Le resserrement de ses parois fit qu'Edward la suivit juste après.
Esmée et Carlisle partaient la semaine suivante et ce fut le cœur triste que Bella alla dans la cuisine le dernier soir pour leur dire au revoir.
Les cours reprenaient et Bella ne pensait pas qu'elle serait capable de revenir à la maison une fois qu'ils seraient partis.
Elle passa beaucoup de temps avant qu'ils partent à parler de ses ressentis et de ses craintes avec Esmée, Carlisle, Edward et Jasper.
Elle comprit mieux ses peurs et elle put se rendre compte combien elles étaient irrationnelles, mais ça n'empêcha pas son cœur de battre à toute vitesse lorsqu'elle étreignit Esmée puis Carlisle.
Ils restèrent tous les trois au milieu de la cuisine et s'assurèrent que Bella avait bien eu les dernières photocopies de l'itinéraire de leur voyage ainsi que les détails de leur hébergement et de leurs vols, ainsi que tous les numéros de téléphone correspondant.
Jasper leur avait suggéré de laisser aussi toutes ces informations à Bella comme ils le faisaient avec le reste de leurs enfants, ça lui permettrait d'avoir l'impression d'avoir un certain contrôle sur la situation.
"Nous téléphonerons souvent, d'accord?" Et nous enverrons des cartes postales et nous serons sur Skype tous les dimanches. Nous t'aimons Bella," dit Esmée tranquillement.
Bella voulut paraître forte et elle les embrassa une dernière fois ensuite elle courut presque dehors et resta là à reprendre son souffle près de sa voiture jusqu'à ce qu'elle sente une main dans son dos.
"Doucement, des respirations profondes, Bella." Edward lui mit une poche en papier dans sa main tremblante.
"Ça va aller, respire lentement, inspire, expire. C'est bien, encore petit cœur." Il laissa sa main sur elle, sur son ventre alors qu'il se rapprochait d'elle si près qu'elle pouvait sentir sa poitrine se soulever dans son dos.
Quelques instants plus tard Bella respirait de nouveau calmement.
Edward fit courir ses lèvres sur le côté de son visage, "ça va mieux?"
Elle inspira et fit oui de la tête. Elle se tourna vers lui. "Merci bébé. J'étais presque perdue il y a une minute, mais maintenant je vais bien," déclara-t-elle en cherchant à voir son visage.
"Tu es bien sûre?"
Elle opina. "Ouais il faut que j'aie une emprise sur la réalité. Ils ne partent pas pour toujours. Ça n'est que pour quelques mois. Ce n'est pas comme quand tu es parti, tu sais?" Edward sourcilla. Il détestait se souvenir du salaud qu'il avait été et il ne pouvait pas croire qu'il s'était enfui loin de celle qui avait pris son cœur.
"Hey," dit-il tendrement en la prenant dans ses bras. "J'ai été un salaud. Je ne te laisserai plus jamais de cette façon et je remercie Dieu chaque jour que tu m'aies pardonné. Je ne pourrai plus jamais te faire ça ni à mes parents. Esmée et Carlisle ne peuvent pas faire de promesses qu'ils ne peuvent pas tenir. Rappelle-toi ils t'ont donné les clés de la maison. Ils ne l'auraient jamais fait s'ils ne te faisaient pas confiance comme à nous. "
Edward rit. "Ils te font sûrement plus confiance à toi qu'à Em, Jaz ou moi!"
Elle rit avant d'embrasser Edward tendrement et de lui promettre de l'appeler lorsqu'elle arriverait à la pension.
Edward resta pour la regarder partir alors qu'elle conduisait le long du chemin bordé d'arbres. Lorsqu'il ne put plus la voir il rentra pour retrouver ses parents.
Esmée semblait inquiète, "Est-ce qu'elle va bien?"
Il hocha la tête. "Elle va aller mieux, M'am. Tu sais qu'il faut qu'elle travaille sur ça afin qu''elle ne s'effondre pas chaque fois que l'un de nous s'en va ou s'éloigne ou chaque fois qu'elle retourne à l'école. Jasper dit que c'est la seule façon pour elle de réaliser que plus personne dans sa vie ne va l'abandonner. Je sais que c'est dur, maman mais…"
Esmée le fixa puis roula des yeux. "Tu ne sais rien du tout Edward! Cette jeune fille a besoin de nous…"
Edward regarda son père pour obtenir de l'aide. "C'est ridicule maman," dit-il avec exaspération. "Il faut qu'elle réalise qu'elle peut faire face à votre départ! C'est de cela dont Bella a besoin!" sa voix été montée et il vit que Carlisle haussait les sourcils en guise d'avertissement silencieux.
Esmée le fixa un moment puis sa voix s'adoucit. "Désolé, je sais que tu t'inquiètes pour elle, mais notre fille est forte. Nous allons bien, maman je te le promets."
Elle hocha la tête et essaya de cacher les larmes qui envahissaient ses yeux. "Promets-moi de nous appeler si tu as besoin de nous."
Carlisle sourit et passa son bras autour d'Esmée. Elle avait toujours été forte et pleine de vie et elle s'occupait de la ferme avec une poigne de fer. C'était vraiment rare qu'elle montre sa vulnérabilité à quelqu'un d'autre qu'à lui.
Edward se pencha pour embrasser sa mère sur la joue. "Je te le promets M'am ; papa et toi méritez ce temps pour vous. Vous avez travaillé dur tous les deux pendant toute votre vie et vous avez fait plus qu'assez pour nous, et maintenant c'est votre tour, d'en profiter, " murmura-t-il.
Esmée acquiesça. "Merci chéri. J'avais besoin de l'entendre!" Elle regarda tristement l'allée déserte maintenant puis elle se tourna et enlaça Carlisle d'un côté et Edward de l'autre et se dirigea vers la maison. "Qui voudrait de ce délicieux quatre-quarts aux pommes victoria avec de la bière au gingembre frais?"
Edward rencontra le regard amusé de Carlisle par-dessus la tête d'Esmée, ils grognèrent ensemble et Edward ricana. "Tu sais Esmée, il ne faut pas dépasser un certain poids pour monter en avion…"
Il glapit lorsqu'Esmée lui donna un coup sur le derrière et il se précipita dans la maison avant eux.
Carlisle serra son bras sur ses petites épaules et posa ses lèvres sur sa tempe. "Je t'aime, ma Chérie," chuchota-t-il.
"Je t'aime," répondit-elle avant de s'éloigner de lui et de crier à Emmett d'enlever ses doigts de la sauce qu'elle venait de préparer pour la crème glacée des enfants.
Ooo HS ooo
Les choses devinrent folles chez les Cullen, Brianna commençait sa deuxième année et Esmée déléguait le travail de la ferme à son équipe, la boutique à Makenna et leur maison à Edward et Brianna.
Les caractères étaient surexcités et quelques soirs plus tard alors que Carlisle était dans son bureau, il partit se cacher loin de la tempête qui se déchaînait entre Esmée et Bree encore une fois au premier étage.
"TU ES EN TRAIN DE RUINER MA VIE! JE NE COMRPENDS PAS POURQUOI RILEY NE PEUT PAS VENIR ETUDIER AVEC MOI L'APRÈS-MIDI! JE NE SUIS PAS UN BEBE!"
Slam!
Carlisle fit la grimace en entendant Bree éclater en sanglots.
Quelques secondes plus tard il entendit Esmée qui claqua la porte de leur chambre puis il y eut le bruit d'une porte qui s'ouvrait et qui frappait fort contre le mur.
Il prit sa tête entre ses mains et grogna.
"BRIANNA CULLEN! JE TE PROMETS DE T'ENFERMER POUR LES CINQUANTE PROCHAINES ANNÉES SI TU ME CRIES DESSUS ENCORE! TU CONTINUES ENCORE ET JE T'EMPÊCHE DE VOIR CE GARÇON POUR TOUJOURS!"
Carlisle décida qu'il était temps d'intervenir sinon ça allait vite dégénérer.
Il grimpa les marches deux par deux juste à temps pour voir sa femme passer près de lui, jurant comme un marin et la prochaine chose qu'il entendit fut la porte de leur salle de bain se fermer à clé en claquant.
Il passa ses mains dans ses cheveux et partit vers la chambre de Bree. Elle le fixa avec de grosses larmes coulant sur son visage. "Elle me déteste! Je me demande pourquoi vous m'avez voulue, si elle me déteste tellement! Elle a pris mon téléphone! Et JE LA DETESTE!" cria-t-elle avant de claquer sa porte et il entendit qu'elle la verrouillait.
Il alla dans sa chambre et trouva des vêtements entassés en pile par terre. Il pensa à la façon dont la dernière dispute avait commencé :
Esmée était occupé à faire les bagages lorsque Bree l'informa qu'elle et Riley avait été mis ensemble pour faire un projet en science et qu'ils allaient travailler ensemble les semaines suivantes à la maison au motif que c'était plus calme.
Esmée avait refusé et pour couronner le tout elle avait téléphoné à la mère de Riley et insisté pour qu'ils soient tous les deux sous surveillance lorsqu'ils étaient ensemble.
C'est à ce moment-là que Carlisle avait essayé d'intervenir, et ce fut sa première erreur. Les deux femmes se tournèrent vers lui lorsqu'il prononça ses mots fatidiques, "calmez-vous mes dames…"
Eslée fut la plus rapide,"Se calmer, se calmer ? Oh ce sera bien quand on rentrera à la maison de trouver un nouveau petit-enfant, n'est-ce pas ? Ensuite, oui tu pourras me dire de me calmer !"
Il s'était senti comme si sa tête allait exploser, "Quoi?"
Bree fixa sa mère puis son père. "Tu es ménopausée ou quoi M'am? Parce que je pense que tu as perdu tout de ton ESPRIT aimant! Sérieusement? Sérieusement! Juste parce que tu as été rapide et perdue ne veut pas dire que je suis comme toi!"
"Brianna!" Carlisle savait qu'il perdait le contrôle de la situation.
"VA DANS TA CHAMBRE!"
"NON! Je n'ai rien fait de mal!"
"D'accord! Je vais dans ma chambre!"
"Je viens moi aussi!"
"Brianna je te promets, je te jette dehors!" Esmée grommela et il jura qu'elle avait fait claquer ses dents en guise d'avertissement pendant que Brianna se moquait d'elle en la suivant de très près en lui disant d'une voix forte :"Quoi qu'il en soit je suis très contente que tu ne soies pas ici pour mon anniversaire!"
"Ça c'est dans le cas où tu auras un anniversaire!"'
"OH MON D... ! JE TE DETESTE !"
C'est à ce moment-là que Carlisle s'était réfugié dans son bureau.
Il se souvint d'avoir essayé de prendre l'affaire en main et avoir passé l'heure suivante à d'abord essayer d'amadouer Esmée puis tenter de faire sortir Bree pour lui parler mais rien n'avait marché.
Finalement consterné il avait laissé tomber et avait conduit vers le pub d'Alistair pour dîner, dîner qu'Esmée n'avait pas encore préparé, et boire quelque chose de fort, il en avait désespérément besoin.
Alistair jeta un coup d'œil au docteur débraillé qui semblait complètement défait et il lui fit signe de venir à l'arrière à l'une des table de jardin où Edward été en train de boire une bière en lisant un magazine.
"Hey Edward regarde, on dirait que cet homme a besoin de passer un moment entre mecs," dit Alistair en tirant une chaise pour Carlisle.
"Papa – merde! Tu parais mal en point, qu'est-ce qu'il se passe?" demanda Edward en voyant son père dans une chemise inhabituellement froissée, les cheveux ébouriffés et le vieux jeans délavé qu'il ne portait qu'à la maison. Carlisle ne serait normalement jamais sorti de la maison dans cette tenue.
Carlisle lui fit une grimace et commanda un whisky single malt avec de la glace et une généreuse portion de tarte de Galway avec une salade du jardin.
Les yeux d'Edward s'écarquillèrent. Il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait amener Carlisle à partir de la maison pour boire un coup et dîner dehors – sa sœur et sa mère.
"Elles se sont encore disputées?" demanda-t-il.
Carlisle hocha la tête. "Je te jure fiston ces deux-là sont impossibles! Rien ne leur va, elles ne sont pas comme vous les cas, il n'y avait pas d'intentions cachées ou de problèmes émotionnels avec vous les gars!" Il passa la main dans ses cheveux en prenant une gorgée de sa boisson puis il se pencha en avant et baissa la voix : "Je le jure devant Dieu, je préfère m'occuper de dix garçons que deux femmes réglées et chargées d'émotions!"
Edward éclata de rire. Ce n'était pas souvent qu'il voyait ce grand homme troublé par quelque chose mais voir Carlisle presqu'effrayé de rentrer chez lui était hilarant! Il avait envoyé un texto à ses frères et il sourit en les voyant se diriger vers eux.
Carlisle plissa les yeux alors qu'Emmett posait sa main dans son dos puis il fixa Edward, "Petit con, tu leur as dit pas vrai?" grogna-t-il alors que Jasper s'asseyait à côté de lui et Emmet près d'Edward.
Alistair n'était pas loin et il apporta une grande carafe de bière plus de verres et un autre whisky pour Carlisle.
Il les regarda tous en haussant ses sourcils broussailleux, et leur dit : "Maintenant les gars ne malmenez pas votre vieux père, vous m'entendez? On dirait qu'il a les mains pleines des deux femmes Cullen!"
"Comment tu sais ça toi?" demanda Carlisle.
Alistair rigola, " Carlisle mon ami, depuis le temps que je vois passer des gars dans ce bar, je reconnais les signes crois-moi," dit-il en regardant par-dessus son épaule. Il se pencha plus près et dit "Mak est un peu 'déraisonnable " à certains moments alors…" Il glapit de peur alors qu'une petite main se glissa dans son dos.
"De quoi est-ce que vous parlez si bas?" demanda Makenna pour plaisanter.
Elle a été récompensée par cinq regards qui exprimaient la peur, la culpabilité et la gêne.
"Rien rien!" tempêta Alistair, ce qui ne fit que rendre Makenna un peu plus soupçonneuse.
Elle se redressa et croisa ses bras sur son ample poitrine. Makenna trouvait amusant que la plupart des hommes mate son cul dans des jeans serrés et ses seins dans des débardeurs étriqués, mais les hommes Cullen ne lui avaient toujours pas jeté un simple coup d'œil.
Carlisle soupire tristement. "Tu sais Makenna, tu dois bien être la seule ici à pouvoir me donner un avis sur la folie que j'ai laissée à la maison."
Elle sourit avec sympathie avant de se tourna vers son mari. "Pourquoi n'irais-tu pas voir où en est le dîner de Carlisle et rapporter quelques pommes de terre farcies et plus de chips de crevettes sur la table? Tout est sous contrôle à l'intérieur et nous pourrions en profiter pour faire une pause maintenant?"
Alistair acquiesça et Emmett ronronna joyeusement à la mention de ses apéritifs favoris. Les pommes de terres farcies de Makenna faisaient partie de la légende, l'intérieur avait été creusé et réduit en purée avec de la crème et garnie de bacon et de fromage et de crème plus aigre. Les chips calamari étaient exactement cela des bandes de calamars assaisonnés et frits sautés dans du sel avec du jus de citron pour faire les meilleures lanières de calamar à la française.
Makenna s'était enlevé son tablier à moitié et s'assit à coté de Carlisle et fit la conversation à tout le monte jusqu'à ce qu'Alistair revienne avec une énorme portion de la recette de la mère d'Alistair, la tarte aux fruits de mer Galway, qui contient des pétoncles, du crabe cuit délicatement recouvert de pâte feuilletée. Le tout était appétissant et nourrissant sans être lourd et Carlisle saliva d'anticipation.
Emmett frotta ses mains l'une contre l'autre alors que l'un des serveurs aidait Alistair à amener deux énormes plateaux avec les pommes de terre et les chips calamari sur la table et il me perdit pas de temps pour se jeter sur les pommes de terre, essayant même de les manger sans se brûler la bouche.
Alistair amena son dîner et celui de Makenna à table avec un grand verre d'eau pour Makenna et un soda pour lui.
La table était silencieuse on n'entendait que les soupirs d'appréciation de Carlisle et les commentaires sporadiques d'Emmet . "Il me faut une deuxième femme" et " Rosie ne m'en voudrait pas si je te ramenais à la maison."
Vers la moitié du repas, Carlisle commença à raconter son histoire désolante. Il essaya de ne pas se joindre aux rires des autres lorsqu'il décrivit la façon dont Esmée et Bree en avaient fini avec lui alors qu'elles se disputaient, mais à la fin il se sentit bien de pouvoir rire, même si c'était à ses dépens, lorsqu'il décrivit comment il s'était précipité hors de la maison après avoir timidement demandé ce qu'il y avait pour dîner et qu'il avait été accueilli par un cri d'incrédulité d'Esmée et un "Et toi tu penser à manger – maintenant?" de Bree.
Alors que le rire se calmait, il essuya les larmes qui coulaient de ses yeux et regarda autour de lui. "Je vous le dis, il faut que j'enregistre ce cri pour la prochaine fête d'Halloween! Les enfants ne reviendront plus jamais!"
Jasper s'étira et rigola. "Eh bien tu es probablement très content de ne pas avoir entendu Alice, la semaine dernière lorsque Brady a décidé de faire pipi dans le parfum de grand prix de sa mère – et ce devant les épouses Volturi qui s'étaient arrêtées pour voir un catalogue de meubles de luxe."
"Elle m'a téléphoné quelques minutes après qu'elles soient parties et je jure, les oiseaux ont pris leur envol! Tout ce que j'entendais c'était … 'et viens et récupère ton fils!' Inutile de dire que j'y suis allé dans les minutes suivantes, toutes sirènes allumées. Je suis arrivé et il errait dans la cour avec son déguisement de cow-boy, chapeau, t-shirt, baskets, son étui et le pistolet jouet et son autre pistolet dégainé! Il avait abandonné son short quelque part le long du chemin. Il était complètement imperturbable à la diatribe de sa mère et j'ai dû l'emmener au poste avec moi pour le reste de la journée!"
Une fois que tout fut débarrassé et que Carlisle, Edward, Alistair et Makenna sirotaient leur irish coffee, Makenna se pencha et sourit à Carlisle.
"Tu sais May-May et Bree montrent juste leur peur d'être séparées pour un moment. Elles dépasseront ça et tout ira bien. Tu verras,"dit-elle avec une calme assurance.
Carlisle renifla, "Je suppose que c'est ma faute me marier avec une femme irlandaise rousse et avoir une fille rousse et irlandaise elle aussi!"
Edward protesta avec bonhommie tandis que Mak se mit à rire. "Dis-moi à ce sujet! Alistair peut s'emporter aussi et perdre son sang-froid mais c'est ponctuel ensuite ça lui passe et puis c'est fini. J'étais morte de trouille au début que nous étions mariés et vous savez que je me suis retrouvée dans votre chambre d'amis plus d'une fois mais maintenant je laisse passer la tempête et je l'ignore jusqu'à ce qu'il se soit calmé. Ce qui est vraiment drôle c'est de le voir discuter avec lui-même – une vraie partie de rigolade!"
Edward et Carlisle se levèrent. "Allez viens 'vieil homme' je te raccompagne à la maison." Ils payèrent leur note et Edward reconduisit Carlisle à la ferme.
"Que fait Bella?"
"Elle est complètement plongée dans son travail scolaire et probablement elle va encore en faire trop, mais elle n'a pas eu d'autre cauchemar et je dois lui parler sur Skype ce soir!"
"Elle ne revient pas à la maison cette semaine n'est-ce pas?"
Edward secoua la tête. "Non. Elle veut penser à ses cours et prendre de l'avance sur ses devoir, mais elle sera là pour la fête de Bree le week-end prochain."
Ils restèrent assis dans la voiture et dans l'obscurité. Après un moment Carlisle parla à nouveau. "Edward, je veux juste te dire combien ta mère et moi sommes fiers de toi, de l'homme que tu es devenu. Prends bien soin de nos filles lorsque nous serons partis."
Ils s'étreignirent et Edward sentit son père lui embrasser le front, "Merci papa ça signifie beaucoup. Je ne te laisserais pas tomber."
Carlisle entra sur la pointe des pieds et il posa sa veste et ses chaussures au vestiaire. En passant par le salon il vit Esmée recroquevillée sur le canapé. Il s'approcha et vit une faible trace de larmes sur sa joue.
"Allez Essie, darling, il est temps d'aller au lit," murmura-t-il en la soulevant à la manière d'une jeune mariée.
Elle ouvrit les yeux en sentant du mouvement près d'elle. Carlisle la déposa sur le lit et ses bras se resserrèrent autour de son cou. "Je suis désolée d'être aussi folle furieuse," dit-elle.
Carlisle sourit," Oui tu l'es et je t'adore – hey qu'est-ce que c'est que ça?" Son regard passa de l'amusement à l'inquiétude en voyant les yeux verts se remplir de larmes.
"Ils vont tellement me manquer. Est-ce qu'on fait la bonne chose?" demanda-t-elle avec une petite voix.
Carlisle se coucha au-dessus d'elle et frotta ses joues avec ses pouces. "Nous allons manquer les uns aux autres mais c'est la meilleure chose pour toi et moi. Nous avons donné à nos enfants la plus grande partie de nos vies pendant les trente-cinq dernières années et maintenant il est temps de commencer à avoir le meilleur pour nous-mêmes, ne penses-tu pas?"
Elle hocha la tête doucement. " Tu es si compréhensif, comment puis-je être si chanceuse?"
Carlisle glissa un doigt sous la bretelle en satin de sa chemise de nuit alors que ses yeux s'assombrirent. "Nous avons eu de la chance. Nous nous sommes trouvés, souviens-toi et je t'aime plus que je l'aurai cru possible. Tu es une mère géniale, bébé et une femme étonnante. Es-tu prête à venir voir le monde avec moi et n'avoir rien d'autre à faire que l'amour avec moi chaque jour pendant les trois prochains mois?"
Elle tendit le bras et commença à déboutonner sa chemise avant de glisser ses mains sur sa peau chaude, "Je suis bien plus que prête…"
Ooo HS ooO
Bella versa une petite larme lorsqu'Esmée et Carlisle l'appelèrent pour lui dire au revoir mais sinon elle était vraiment contente d'être de retour à l'école.
Elle aimait être sollicitée par ses nouveaux cours et le seul point noir à l'horizon était le fait que Mark Watson-Smythe rodait toujours autour d'elle et saisissait chaque opportunité. Elle ne lui laissait pas trop de chances et elle était vraiment ravie que la pension soit vraiment pleine de monde et elle devint amie avec la plupart des étudiants. La maison hébergeait huit étudiants, en plus de Mark dans l'appartement mansardé. Le sous-sol était aménagé en appartement avec un jardin pour Mme B. elle avait trois chambres, deux salles de bain une petite cuisine, un salon et une salle à manger et le jardin qui donnait sur son salon. Le rez-de-chaussée de la maison comprenait la salle commune qui servait de salle à manger et qui pouvait accueillir au moins une vingtaine de personnes, une bibliothèque / salle d'étude et une grande cuisine aérée.
Pendant la semaine, quelques étudiants se rassemblaient dans le salon pour regarder du sport ou des films sur l'écran plat ou ils profitaient d'un verre en discutant. Mme B. était très tolérante au sujet de la socialisation des étudiants, tant qu'ils n'amenaient pas des invités pour la nuit et que tous les bruits se calmaient à onze heures du soir.
A la fin de la première semaine de cours, Bella fut invitée à une fête au bout de la rue, elle allait descendre lorsqu'elle vit Mark qui la regardait avec intérêt.
"Hum, ça a l'air bien, merci," dit-elle à Dash.
Dash repoussa ses cheveux bleu foncé de son visage et acquiesça, "Cool - on peut y aller ensemble, ouais?"
Bella se leva et ramassa son sac. "Génial, je te retrouve à dix-neuf heures?"
Dash se leva aussi, " Dix-huit, la bande veut aller manger indonésien, d'abord."
Bella fit un au revoir à tout le monde de la main et ils se dirigèrent dehors.
"Euh, Bella? Quel est le problème avec le Professeur trou duc?"
Elle fronça les sourcils. "De quoi tu parles?"
Dash secoua la tête. "Nous parlerons en marchant," dit-il alors que la porte d'entrée s'ouvrit et que Mark sortit.
Dash roula des yeux, prit le bras de Bella et ils traversèrent la route.
Mark lui sourit lorsqu'il passa près d'elle puis il monta dans sa voiture de sport rouge cerise.
Bella secoua la tête alors qu'il démarrait dans un crissement de pneus, "Idiot!"
Dash la regarda. "Je ne suis pas le seul à avoir remarqué que tu quittais la pièce lorsqu'il arrivait. Ou alors tu ne manges avec nous que si tu es assise le plus loin possible de lui – il te harcèle?"
Bella soupira et haussa les épaules. "Pas vraiment, Je veux dire il n'a jamais rien dit mais il est juste …" elle regarda ses pieds puis Dash à nouveau, " Il me fait sentir mal à l'aise. Ou peut-être que je devrai dire qu'il me déconcerte. Il me regarde tout le temps et …"
"Et il te regarde comme si tu étais quelque chose à manger!" finit-il pour elle et ils se sourirent.
"D'accord! Je déteste ça mais je ne suis pas sûre de quoi faire à ce sujet. Je lui ai déjà dit deux fois que je ne tolèrerai aucune conduite inappropriée venant de lui," dit-elle en arrangeant son sac à dos.
"Tu as un peu de travail sur le terrain ce semestre, n'est-ce pas?" Dash le savait parce qu'il était avec l'amie de Bella qui était en cours avec elle, Casey et il savait que Casey venait juste de trouver du travail au jardin d'enfants à Burlington, où elle allait travailler pendant deux semaines.
"Oui j'ai fait une demande à l'école de ma ville et à deux autres tout près, l'une à Woodstock et l'autre à Reading, une ville toute proche. J'attends juste une réponse." Ils allèrent vers la bibliothèque et ils purent voir Casey qui les attendait, Bella se tourna vers Dash, "Ecoute merci pour ton intérêt mais s'il te plaît n'en parle pas, bon tu sais. Je suis sûre que ce n'est rien et que je deviens paranoïaque."
Dash cacha son froncement de sourcil puis il lui sourit et se dirigea vers Casey et l'embrassa.
Bella entra et se trouva un siège dans la salle de lecture. Heureusement ses cours d'anglais comprenaient beaucoup d'étudiants et ça permettait à Bella de se sentir en sécurité.
Mark n'avait rien fait pour attirer l'attention sur elle et il avait gardé ses commentaires uniquement sur les cours avec seulement un ou deux commentaires écrits dans la marge de ses devoirs que Bella avait résolument ignoré.
Elle appela Edward avant de sortir ce soir-là et il était heureux qu'elle puisse se détendre un peu au lieu de passer tout son week-end à étudier.
Bree était occupée à mettre le dîner dans leurs assiettes lorsqu'Edward rangeait son téléphone dans sa poche.
Bree avait décidé d'avoir la fête pour son anniversaire le week-end suivant, ainsi Bella pourrait être là et Riley était absent ce soir-là, il avait une soirée de football et elle et Edward allaient se faire une soirée cinéma.
"Comment va Bella ce soir?" demanda Bree en ajoutant une part de frites à la française à côté de du chou et des côtelettes de porc qu'ils avaient fait cuire pour le dîner.
Edward prit deux bouteilles d'eau du frigo et ils se dirigèrent vers le patio.
Roscoe était étendu par terre à côté de Bree parce qu'il savait qu'elle était plus susceptible qu'Edward de lui faire passer quelques choses à manger.
"Elle va à une fête avec un groupe d'amis."
Bree haussa les sourcils," Waouh, Bella sort? C'est énorme – bon, je suis ravie qu'elle profite un peu de sa vie à l'université."
"Ouais elle travaille très dur et je me fais du souci pour elle. Je veux qu'elle ait du divertissement et l'expérience des bonnes choses de la vie avant que nous – bon, tu sais, avant qu'elle s'installe dans cette petite ville avec moi qui suis ennuyeux," dit-il en riant dédaigneusement.
Bree secoua la tête." Tu es idiot quelquefois, Eddie! N'as-tu jamais pensé que c'est peut-être unique ment de ça que Bella a besoin, une ville calme et toi! Elle aurait pu partir il y a longtemps, quelques jours après être arrivée ou dès qu'elle a eu assez d'argent en travaillant à la boutique mais elle ne l'a pas fait. Elle est restée, et je ne pense pas qu'elle soit restée uniquement parce qu'elle avait un endroit chaud pour dormir ; elle est tombée amoureuse de toi, de nous et de cette ville." Elle roula des yeux et prit une petite côtelette. "Tu ne te vois pas clairement, n'est-ce pas?"
Edward ne répondit pas et ils continuèrent à manger en silence pendant quelques minutes. Il posa son couteau et sa fourchette et prit son eau.
"Alors comment fais-tu pour être si maligne?" demanda-t-il en plaisantant.
Elle souffla. "Ouais, bon tu penses qu'après vous trois, je pourrai être un délinquant ou l'idiote du village, n'est-ce pas?"
Ils rirent et il dit qu'entre lui et Emmett ces deux places étaient déjà prises.
Bree sourit grisée, "Je sais que tu te sens comme si tu étais le' mouton noir' et le rebelle parce que tu as des tatouages et ces piercings," Bree fit jouer ses sourcils et Edward rosit et maudit ses grandes gueules de frères, "Mais je suis fière de toi et de pouvoir t'appeler mon frère, Edward. Je sais que je ne le dis pas souvent, mais je sais que j'ai beaucoup de chance d'être dans cette famille. M'am et Pa' sont des parents merveilleux - ils ont tellement d'amour à donner, tu sais?"
Edward opina, "Même quand toi et maman arrivez à faire partir papa de la maison?"
Bree rigola, "Oh ma parole! Si tu avais vu comment il était terrifié! Il s'est précipité dans l'escaliers comme si les chiens de l'enfer étaient à ses trousses!"
Edward rit et agita son doigt devant elle, "En fait c'est vrai ils le poursuivaient!"
Elle lui fit un clin d'œil, "Comme je le disais, ils sont géniaux et vous mes frères l'êtes aussi. Ça n'est pas grave que vous soyez plus âgés que moi," elle mordit sa lèvre et ses yeux scintillaient, "euh, vieux hommes, vraiment … HEY! Edward, NOOON!" elle hurla alors qu'Edward bondissait sur ses pieds et se jetait sur elle, lui faisant des chatouilles pendant qu'elle se tortillait et le suppliait d'arrêter.
"Je vais t'en donner moi du 'vieux' mademoiselle!" grogna-t-il avec un rire diabolique.
Roscoe s'assit et regarda le spectacle – il espérait qu'ils n'allaient pas oublier de lui donner davantage à manger.
Une fois qu'ils eurent fini, ils se couchèrent sur la pelouse. Bree rigola de nouveau quand Edward fit passer ses doigts sur son bras et elle repoussa ses longs cheveux auburn de son visage, ses yeux verts étincelaient de bonheur. "Je t'aime grand frère et je pense que tu es la meilleure chose qui soit arrivée dans la vie de Bella," dit-elle doucement.
Edward roula sur le côté et se redressa. Il regarda vers la femme/enfant. Elle était un parfait mélange de Carlisle et d'Esmée. Elle avait le visage en cœur d'Esmée, ses cheveux auburn et ses yeux verts mais elle avait le menton et la bouche de Carlisle. Le cœur d'Edward se serra un peu en voyant à quelle vitesse elle avait grandi.
Il soupira et tapota son nez, "Je t'aime aussi canaille et si le petit Riley te fait du mal, et bien nous savons tous comment ça va finir!"
Ils se levèrent et frottèrent leurs vêtements avant de rentrer avec leurs assiettes, avec Roscoe sur leurs talons, espérant quelque chose.
Dans la cuisine Edward nettoya les assiettes, s'assurant de garder quelques restes pour le chien pendant que Bree rangeait le reste.
"Alors nous avons le dîner d'anniversaire chez Alice demain soir. Es-tu prête?"
"Bien sûr, es-tu prêt à avoir Sherri et Caitlyn à dormir ici?"
Il grogna et Bree lui donna un coup dans le bras alors qu'ils allaient au salon pour regarder un film.
"Ça ne me pose pas de problème d'avoir tes amies ici pour dormir tant que vous ne vous promenez pas en sous-vêtements et que vous ne restez pas à bavarder toute la nuit."
Bree roula des yeux, "Pourquoi diable se promènerait-on en sous-vêtements?"
"Je te connais, canaille et tu es du genre : oooh la maison est à nous – ne vous inquiétez pas il n'y a que mon frère et il s'en fiche…" dit-il d'une voix ridicule et haut perchée en roulant des hanches et en agitant ses bras.
Bree rigola. "Merci mon dieu tu n'es pas gay, Eddie, tu serais la pire 'reine' du coin!"
Lorsqu'Edward se mit au lit ce soir-là son téléphone sonna et il sourit en voyant la photo de Bella s'illuminer.
"Hey amour, comment c'était?"
"C'était bien. Nous sommes allés dîner en premier et ensuite nous sommes allés à la fête ou 'kegger' comme ils l'appellent.' Bella était assise à la fenêtre regardant la rue tranquille.
"Tu t'es bien amusée?"
Bella soupira, "Ça allait, je suppose mais tu m'as manqué ainsi que la maison. Est-ce que ça fait de moi une perdante? Tout le monde dit que je ne sais pas m'amuser!"
Edward rit en l'imaginant bouder. Lorsqu'il lui demanda elle rigola.
"Peut-être?"
"Bien et bien tu me manques beaucoup aussi ma douce. Ne t'inquiète pas, la semaine va vite passer et puis tu rentreras à la maison et nous aurons à nous occuper des millions d'amis de Bree puis Emmett jouera ou se comportera comme un ado!"
Bella bailla.
"Hmmm désolée, mais je suis fatiguée," dit-elle.
"Va te coucher et je t'appellerai demain, amour. Je t'aime."
"Je t'aime aussi."
Elle se coucha et la dernière pensée fut qu'elle ne pouvait pas attendre la semaine entière se passe.
.
Labor Day : 1er lundi du mois de septembre.
Voilà pour aujourd'hui!
Le prochain chapitre arrivera plus tard j'ai perdu mon fichier à cause d'un formatage il faut que je recommence ... désolée...
Merci d'être passées par là
A bientôt!
