Hope Springs appartient à justginger

Cette fic est rated M ne l'oubliez pas!

Un avertissement spécial pour ce chapitre, il y a quelques passages assez difficiles ...


CHAPITRE 28

Les ennuis arrivent

Bella ouvrit la porte et se rua à l'intérieur, la faisant claquer et elle s'étendait en travers de son lit. Elle se détestait se comporter comme le faisait Bree dans ses mauvais jours ou pire encore. Elle détestait se sentir dans cet état, émotionnellement. Elle passa quelques minutes à pleurer dans son oreiller avant de s'apercevoir qu'elle n'était plus seule, en sentant une petite main courir dans son dos gentiment.

Elle repoussa les cheveux de son visage et se tourna pour voir Alice assise à côté d'elle et Rose, l'air préoccupée, assise au fond du lit la regardant.

"Que – euh, qu'est-ce vous faites ici?" demanda-t-elle en acceptant la boîte de mouchoirs que Rose lui tendait.

Elle s'assit au milieu du lit et les sœurs prirent chacune un siège près d'elle.

"On a dit aux garçons qu'on 'disparaissait' un moment parce qu'il fallait qu'on sache ce qu'il se passe ici par l'enfer," dit Rose.

Alice fixa sa sœur en caressant le bras de Bella. "Nous savons que quelque chose ne va pas du tout, Bells, et on veut juste t'aider. Est-ce que tu vas nous laisser t'aider?" demanda-t-elle gentiment.

Son menton frémit tandis qu'elle regardait l'une puis l'autre, "Je, je ne vous mérite pas, vraiment! Vous ne devriez pas gaspiller votre temps avec moi, parce que ça va être un véritable gâchis et que tout va être ruiné dans quelques jours et ensuite vous ne voudrez plus de moi!"

Alice surpris tout le monde en saisissant les mains de Bella alors que celle-ci voulait cacher son visage avec. "Arrête ça!" claqua-t-elle.

Bella fut si étonnée qu'elle ne pensa même pas à réagir.

"Quoi?" murmura-t-elle.

Rosalie fronça les sourcils et lui fit un petit sourire comme s'il s'agissait d'une victoire.

Alice les ignora toutes les deux et revint sur le lit. "Tu m'entends! Quelle merde! Arrête de te comporter comme si tu avais cinq ans! Sors de ce lit et viens à la cuisine nous allons prendre un café ou un thé, comme tu veux, et tu vas nous parler de ce qu'il se passe!" Elle se releva, ses mains sur les hanches et fixa Bella. "Debout maintenant!"

Dix minutes plus tard Bella s'était lavé le visage et elle se dirigeait dans la pièce pour trouver Alice et Rosalie assises à sa petite table à manger. Il y avait trois mugs fumants posés sur la table et ses deux amies l'attendaient.

"Viens et assieds-toi, Bells," dit Rosalie calmement.

Elle déglutit et s'assit. Elle fixait ses mains et commença à parler. "S'il vous plait ne m'interrompez pas jusqu'à ce que j'ai fini..."

Lorsqu'elle arriva au moment où Mark l'avait coincée dans l'escalier, Rosalie grogna mais elles restèrent silencieuses jusqu'à ce qu'elle termine avec l'épisode qui concernait la poursuite par ses amis.

"... je sais que vous ne me croirez probablement pas mais j'allais le dire à Edward et bon, à tout le monde, parce que vous êtes ma famille et je sais que ce n'est pas bien de garder tout ça pour moi, mais je ne voulais pas en faire toute une histoire. Et au début ce n'était pas grand-chose, mais quand ça – quand il a commencé à me faire peur, je me suis inquiétée et j'ai craint qu'Edward ne me croie pas..."

Un mouvement derrière elle la fit haleter, elle se tourna et vit Edward, Emmett et Jasper debout dans son salon.

Elle regarda les autres brièvement mais son regard se fixa sur le visage d'Edward qui transpirait la colère et la souffrance.

"Pourquoi penses-tu que je ne te croirais pas? Tu ne me connais pas, Isabella?" elle se retourna pour se lever mais la colère calme dans la voix d'Edward la fit rasseoir.

"Non, je ne pensais pas que tu me croirais parce que personne ne l'a jamais fait avant!"

Il fronça les sourcils. "Mais ce n'est pas avant Isabella! C'est maintenant! On n'est plus à Phoenix ou avec ces putain de Rawlings... c'est moi! Ai-je jamais douté de toi? Même quand tu cachais le fait que tu sois enceinte?" Le ton d'Edward était dur mais pas méchant, il continua à la regarder pendant qu'elle s'agitait mal à l'aise.

Finalement elle rencontra les yeux d'Edward. "C'était après que tu aies décidé que je n'étais pas là pour profiter de ta famille? Alors non. Tu m'as toujours fait confiance. J'ai toujours peur, je suis désolée mais je me réveille toujours encore en me demandant si 'tout ça' est un rêve et que je suis toujours en train de dormir dans ma voiture merdique sur la banquette arrière, en me demandant si je vais être une bonne mère pour mon, mon..." son discours coléreux prit fin et sa voix mourut.

Bien qu'aucun mot ne fut échangé leurs yeux parlèrent pour eux :

Elle : Je suis tellement désolée...

Lui : Pourquoi ne me fais-tu pas confiance?

Elle : J'ai tellement peur.

Lui : Je croyais qu'on avait dépassé ça.

Elle : Est-ce que tu voudras rester?

Lui : Qu'est-ce que tu veux que je fasse?

Elle : Bats-toi pour moi, s'il te plaît reste avec moi, à mes côtés, sois mon supporter, sois mon plus!

Les quatre autres trouvèrent fascinant de voir comment Edward et Bella se tournaient autour doucement jusqu'à ce qu'elle fasse un pas en avant dans l'espace d'Edward.

Ses yeux à lui étaient brillants de larmes et il ouvrit doucement les bras jusqu'à ce que l'ouverture en soit assez large pour l'accueillir et avec un cri étouffé elle se jeta contre lui.

Il ferma les yeux en sentant son corps trembler contre le sien. Il enroula son bras autour de ses épaules pendant que son autre main saisissait le derrière de sa tête et caressait doucement ses cheveux sombres et doux et il lui murmura des mots de réconfort à l'oreille.

"Je t'aime tellement Isabella ; tu es tout pour moi. Je ne peux pas vivre sans toi et il n'y a rien que tu puisses faire qui me ferait arrêter de t'aimer."

Bella sentit qu'elle se calmait, elle s'écarta un peu et fit un pas en arrière. Elle fut choquée de voir que tous les autres avaient disparu.

"Où sont-ils partis? Je leur ai fait peur?" demanda-t-elle doucement en s'essuyant les yeux avec un mouchoir.

Edward écarta une mèche de cheveux de son visage et lui fit un petit sourire. " Ils ont voulu nous laisser un peu d'intimité. Viens, asseyons-nous une minute. "

Il s'assit et la fit asseoir tout près de lui.

Elle pouvait voir qu'il était encore bouleversé et en colère contre elle et elle savait qu'il en avait parfaitement le droit.

"Je suis tellement désolée Edward," commença-t-elle mais il leva la main pour la faire taire.

"S'il te plaît, il faut que je te dise quelque chose et j'ai vraiment besoin que tu m'écoutes. Est-ce que tu peux le faire?"

Elle se mordit la lèvre et hocha la tête tout en joignant ses mains sur ses genoux. Elle avait envie de vomir.

Et s'il changeait d'avis? Si...

"Bella!" son regard effrayé se releva pour rencontrer ses yeux. "Arrête, tu penses trop. Rien de mauvais ne va se passer, je te le promets," dit-il gentiment en passant son bras autour d'elle et en lui donnant sa main pour qu'elle la prenne entre les siennes.

"Respire," elle laissa échapper l'air qu'elle retenait et lui fit un pauvre sourire.

"D'accord?" elle hocha la tête. "Ecoute, évidemment je suis un peu, bon peut-être très en colère que tu m'aies caché ça, mais," il lui fit signe avec le doigt avec qu'elle ne puisse protester. "Je comprends pourquoi tu as voulu régler cela toi-même et je suis fier que tu aies pu supporter ça," elle le vit déglutir difficilement, "ce salaud!"

Il laissa échapper un soupir tremblant et baissa la tête pendant un moment avant de la regarder à nouveau.

"Est-ce que tu sais que je voudrai monter dans ma voiture en prenant l'arme de mon frère et aller réduire cette ordure en miettes? Je veux le tuer pour avoir même pensé à te toucher! J'ai envie de lui taper dessus pour t'avoir fait ça! Aaagh! C'est tellement frustrant!" Edward tira sur ses cheveux avant de se tourner vers Bella les yeux noirs de colère. "Est-ce que tu comprends que je veux te protéger et prendre soin de toi mais je ne peux pas le faire si tu continues à m'écarter. Je veux être là pour toi Bella, mais tu ne veux pas me laisser entrer – tu veux tout faire de la façon la plus difficile qui soit pour toi. Nous sommes deux dans cette relation et il y a d'autres personnes dans cette famille, il faut que tu commences à penser aux autres aussi!"

Bella avait commencé à pleurer au cours de son accès de colère et maintenant elle retira sa main et se leva mettant autant de distance entre eux qu'elle le pouvait.

"Je n'avais pas réalisé que j'étais un fardeau pour toi! Si c'est comme ça que tu le ressens pourquoi ne restes-tu pas juste loin de moi? Peut-être que je devrais partir et vous laisser tranquille toi et ta famille," cracha-t-elle en faisant demi-tour et en ouvrant la porte d'entrée.

Mais Edward fut plus rapide et ses mains atteignirent ses épaules avant qu'elle puisse y arriver. "Oh non tu ne feras pas ca!"

Il la fit se retourner et elle se retrouva face à lui. Il la fit reculer jusqu'à ce qu'elle soit coincée contre le mur. Il se pencha appuyant ses mains de part et d'autre de sa tête alors que Bella le fixait les poings serrés.

"Laisse. Moi. Partir!" gronda-t-elle.

Edward fit un pas en arrière pour lui donner plus d'espace mais il secoua la tête et sa mâchoire se contracta. "Pas avant que tu arrêtes de te comporter comme une enfant et affronte ce qui arrive, Bella. Tu ne peux pas fuir dès qu'un obstacle se met en travers de ton chemin!"

Elle soupira et leva les yeux vers lui. "Et alors quoi? J'aurai dû rester et laisser Simon ME VIOLER? J'aurai dû rester et laisser mon professeur me VIOLER? Je pourrais rester et te laisser m'intimider?"

Edward grogna complètement frustré, " Je ne peux pas te parler quand tu te comportes comme ça! Tu ne m'écoutes même pas!"

"Et toi..."

"OH ÇA SUFFIT! MAINTENANT ASSEYEZ-VOUS TOUS LES DEUX!" La voix grave de baryton de Garrett résonna dans la pièce et les fit sursauter.

Leurs têtes se tournèrent et ils virent que Jasper et lui les fixaient.

"BOUGEZ-VOUS!" aboya-t-il et ils se dirigèrent vers le canapé. Bella regarda Edward alors qu'il s'asseyait avec une petite grimace et elle s'assit près de la table.

Garrett secoua la tête et les regarda alternativement l'un et l'autre.

Elle mordit sa lèvre et se sentit comme une enfant de cinq ans.

"Isabella, on se fait tous beaucoup de souci pour toi et nous sommes tous très en colère que tu te sois fait harcelée sexuellement par ton professeur. Je suis policier et je peux dire que ça n'est toléré dans aucun établissement, alors peu importe qui t'a dit que tu ne devrais pas le signaler mais il faut absolument que ça soit fait.

Il s'avança alors que Tex fit son apparition. Edward se sentit mal. Tex était bâti comme une montagne et la façon dont il regardait Edward était vraiment très inquiétante...

Tex pointa un doigt musclé vers Edward, "Toi! Tu ferais mieux de ne pas la malmener, tu entends?" Il se sentit hocher la tête.

Bella en fut reconnaissante jusqu'à ce qu'il pointe le doigt vers elle.

Elle déglutit avec difficulté.

"Quant à toi mademoiselle Bella ; tu ne peux pas t'en souvenir pas mais Charlie était quelqu'un sur qui on pouvait compter. Il aurait donné n'importe quoi pour que tu sois heureuse et s'il était encore avec nous aujourd'hui, tu pourrais parier qu'il ne trouverait pas la moindre excuse à ce britannique et que personne ne retrouverait jamais son corps!"

C'était quelque chose de voir Tex en colère.

"Heureusement pour lui, Jasper nous as raisonnés mais nous allons aller parler aux dirigeants de l'université AUJOURD'HUI, et tu vas aller porter plainte contre lui. Et s'ils te jettent dehors nous laisserons Emmett leur botter le derrière!"

Emmett entra et regarda Bella les mains croisées sur sa poitrine mais son sourire était dur et dangereux.

Peter poussa Emmett et Tex en avant et Bella souffla en croisant les bras.

"Je ne suis plus une enfant..." commença-t-elle mais Peter qui avaient des manières douces la choqua en faisant un mouvement brusque qui lui fit fermer la bouche. Elle put voir combien il était intimidant en tant que flic.

"Alors arrête d'agir comme si tu l'étais!" claqua-t-il et Bella sentit ses joues rougir de colère alors que les six hommes acquiesçaient .

Jasper voyait bien qu'elle n'en pouvait plus et qu'elle perdait patience et il posa une main apaisante sur le bras de Peter avant d'aller s'assoir auprès d'elle.

"On n'est pas en train de te materner Bella mais est-ce que tu peux essayer de comprendre combien nous sommes choqués d'entendre tout ça aujourd'hui? Nous t'aimons vraiment beaucoup et ... cet homme aurait vraiment pu te faire du mal. Il pouvait, " tout à coup Bella put voir qu'il était bouleversé et ils l'étaient tous et elle se sentit honteuse.

Jasper reconnut les émotions qui traversaient son visage et il posa sa main chaude sur les siennes. "Ne fais pas ça, ne culpabilise pas. Ce n'est pas ta faute et de toute façon nous aurions été en colère peu importe quand tu nous l'aurais dit. Mais nous sommes fiers que tu nous l'aies dit. Ça aurait pu être trop tard mais ça ne l'est pas et ça ne sert à rien que toi et Edward..." il regarda son frère qui était assis sa tête entre ses mains regardant le sol. Elle put sentir les larmes brûler ses yeux en le voyant comme ça.

"Comme je le disais Edward et toi ne pouvez pas être divisés sur cette question. Vous vous aimez et tu dois comprendre que ton petit-ami Edward a le droit de se sentir en colère et trahi. Il se sent comme s'il t'avait perdue.

Elle secoua la tête pendant qu'Edward la regardait de nouveau et opina doucement.

"Non Edward, non! Bébé ce n'est pas ta faute!" s'empressa-t-elle de lui dire en se déplaçant pour aller vers lui mais Jasper l'arrêta.

"Je n'ai pas fini ; assieds-toi," ordonna-t-il tranquillement.

Bella écarquilla les yeux mais elle obéit et se rassit docilement une nouvelle fois. Jasper opina et continua. "Maintenant vous devez arranger ça tous les deux et ensuite, Bella tu dois te décider à porter plainte parce que," il leva sa main quand tout le monde commença à protester bruyamment, "c'est inutile si tu refuses de te battre. Quand ça se saura tu seras impopulaire et les gens médiront dans ton dos et si tu ne l'arrêtes pas maintenant il fera ça à une autre jeune femme qui ne se défendra pas non plus."

Elle acquiesça doucement et Jasper lui sourit. "Tu es l'une des femmes les plus fortes que je connais et je ferai tout pour te protéger, Bells, alors si tu décide de faire connaître la vérité, il faut que tu saches que tes 'oncles' et tes 'frères' vont sûrement rendre une petite visite à ce connard."

Bella leva les yeux et vit Tex, Garrett, Emmett, Peter et Edward qui approuvaient tous, une expression impassible sur leur visage. Leurs regards étaient durs et déterminés à tel point que Bella ressentit une pointe de sympathie, qui ne dura qu'une seconde, pour Mark Watson-Smythe. Son regard passa de l'un à l'autre pour s'arrêter sur Jasper qui était toujours calme.

Elle mordit sa lèvre et prit une inspiration profonde avant de lui faire un signe de tête, "D'accord, tu as raison." Elle embrassa du regard ses 'oncles' et sa famille. "Bien sûr que vous avez tous raison. Je n'aurai jamais dû garder ça pour moi, j'espère que vous le savez," elle regarda Edward avec sincérité et sa voix s'adoucit. " J'espère que vous savez que je suis désolée de ne pas l'avoir dit. Je n'ai aucune excuse sauf peut-être celle que j'ai été habituée à m'occuper de moi toute seule, toute ma vie et que je n'ai pas vraiment pensé - je ne voulais inquiéter personne."

Tex se racla la gorge. " Bon tu n'es plus seule Bells et il faut juste que tu t'habitues à ça, au fait que nous nous inquièterons toujours tous pour toi, et plus spécialement le doc là," marmonna-t-il en jetant un regard d'excuse à Edward.

Emmett tapa dans ses mains, faisant sursauter tout le monde. "D'accord! Assez de bavardages! Voyons comment nous allons procéder, Bella est-ce que tu as les coordonnées du conseiller pédagogique ou du conseiller des étudiants?"

Elle hocha la tête affirmativement en fronçant les sourcils. "Ouais, je ne pense pas pouvoir en parler avec Abby, mon conseiller étudiant parce que c'est elle qui m'a parlé du 'suicide universitaire'." Elle se mordit la lèvre. "Euh, je suppose que je pourrai en parler à Jill Claghton, mon coordinateur ou au Professeur Powell," dit-elle tranquillement.

Emmett opina. "Bien, fais ça maintenant. Venez les gars, allons allumer le feu et je vais vous montrer comment on fait les choses en Nouvelle Angleterre."

Peter rigola. " J'ai entendu dire que vous 'les gars du nord' étiez mous."

Emmett lui fit une grimace. " Eh bien tu verras combien nous sommes mous pendant la partie de football plus tard? A moins bien sûr, que vous n'ayez peur les gars..."

Tex frappa sur son torse et lâcha, "Allez, mon p'tit gars-sirop-d'érable!"

A cet instant précis tous les gars redevinrent de petits garçons alors qu'ils se précipitaient dehors les mains levées et qu'ils se bousculaient en descendant l'escalier.

Bella ne put s'empêcher de rire à leurs pitreries. Lorsque ce fut de nouveau calme, elle se leva et alla vers Edward qui était toujours assis dans le canapé et elle s'arrêta entre ses jambes ouvertes.

Ses yeux étaient noirs et tristes et il fit courir ses mains sur l'arrière de ses cuisses recouvertes de jeans et il la tira à lui en touchant sa peau de ses doigts ce qui la fit frissonner.

Il se pencha et laissa reposer son front contre son ventre avec un soupir. Elle se lova contre lui et fit glisser ses mains dans son dos. Elle sentit ses muscles se crisper et elle laissa reposer sa tête contre lui.

"Je suis désolée Bébé. Je te promets de mieux faire en ce qui concerne le 'partage' de ce genre de choses. Tu es si merveilleux et patient avec moi et je sais que je te pousse dans tes retranchements parfois. Ne m'en veux pas." La voix de Bella était faible et triste et Edward sentit son cœur se contracter de douleur.

Il s'écarta et fit asseoir Bella sur ses genoux. Ses cheveux les recouvraient tous les deux comme un rideau et il embrassa ses joues mouillées, son menton, son nez, et finalement ses lèvres. " Je ne t'en veux jamais Isabella Swan. Est-ce que tu as compris ça?"

Elle hocha la tête et ses bras se resserrèrent autour de son cou. "Je t'aime Edward et j'essaierai vraiment de ne plus rien de cacher à partir de maintenant."

Après quelques instants de respirations apaisantes et de doux baisers de pardon, Bella se releva et s'essuya le visage, "D'accord il faut que je téléphone à mon conseiller et tu peux y aller et voir ce que les autres font."

"Est-ce que tu es bien sûre que tu veuilles être seule pour passer ce coup de fil?"

Bella réfléchit et elle secoua la tête, non. "J'aimerai que tu restes," dit-elle finalement.

Elle sut qu'elle avait prit la bonne décision quand elle vit le large sourire d'Edward. "Bien. Pourquoi n'irions-nous pas dans le bureau de papa? Il a un téléphone avec un haut-parleur et on sera mieux installés."

Elle se rendit rapidement à la salle de bain pour se rafraichir. Elle pouvait voir les cernes sous ses yeux et soudain elle réalisa toute l'énergie qu'elle avait gaspillée pour essayer de tout régler par elle même.

"Plus jamais ça," dit-elle à son reflet et elle se brossa rapidement les cheveux.

Quand ils entrèrent dans la grande maison, Bella put entendre Alice et Rosalie parler aux enfants dans la cuisine et avec un signe de main elle les rejoignit.

Alice essaya de lui sourire pendant que Rose la jaugeait et elles envoyèrent les quatre enfants dehors leur recommandant bien de rester loin du barbecue.

"Je, euh, je voulais m'excuser pour la façon dont je vous ai traitées tout à l'heure et je voulais vous remercier d'être toujours là pour moi."

Elle fut prise dans un câlin collectif. Alice pleurait et quand Bella la regarda alarmée, elle sourit à travers ses larmes et lui sourit, "hormones" dit-elle en guise d'explication mais elle se pencha en avant et lui embrassa la joue de façon impulsive. "Merci petite sœur," chuchota-t-elle ce qui fit pleurnicher Alice encore plus.

Rosalie roula des yeux. " Vas-y et fais ce que tu as à faire avant qu'elle ne se mette à vraiment pleurer!" dit-elle avec un sourire taquin. Ses yeux bleus démentaient sa voix et elle fit un clin d'œil à Bella.

En soupirant elle rejoignit Edward dans le bureau et Rosalie leur amena du café et du lait chaud avant que Bella ne prenne le téléphone et compose le numéro de Jill Claghton.

Jill fut surprise d'entendre Bella mais elle lui laissa le temps d'expliquer la raison de son appel.

De retour dans son bureau à l'université, Jill Claghton était assise à son bureau lorsque le téléphone sonna.

"Oui, Jill Claghton."

"Jill? Euh, c'est Isabella Swan, euh Bella."

Jill sourit. "Bella! L'université te manque déjà?"

Bella rit nerveusement. "Non pas vraiment. Ecoutez, Jill, vous avez dit que je pouvais vous appeler n'importe quand quel que soit le motif?"

Jill arrêta de sourire, elle pouvait entendre l'anxiété dans la voix de Bella dans le téléphone, "Bien sûr j'en pensais chaque mot, Bella. Que se passe-t-il?"

Jill devint pâle en écoutant ce que Bella commençait à lui raconter. Après quelques minutes, elle l'interrompit. "Bella je suis désolée mais il faut que je fasse venir le Professeur Powell dans mon bureau, il faut qu'elle entende ça et je ne veux pas rendre ça plus difficile en te faisant tout répéter. Est-ce que tu peux patienter quelques minutes?"

"Bien sûr," dit-elle en laissant échapper un petit soupir tremblant.

Elle s'aperçut qu'elle s'agrippait fortement à la main d'Edward et elle lui sourit timidement. Il lui tendit son café en souriant.

"Relax amour," dit-il calmement.

Elle sirota son café et quelques instants plus tard le professeur Powell prit part à la conversation.

Bella lui présenta Edward et ensuite toutes les deux lui posèrent une série de questions auxquelles elle répondit.

Dans le bureau de Jill, le professeur Powell et Jill échangeaient des regards entendus en prenant note des dates, des horaires et des noms des témoins. Il y avait eu des rumeurs au sujet des 'frasques' de Mark sur le campus et elles avaient entendu dire que certaines de ses avances n'étaient pas couronnées de succès. Personne ne s'était plaint pour le moment. Jusqu'à aujourd'hui.

Presque une heure plus tard, Bella avait raconté tout ce dont elle se souvenait. Heureusement depuis qu'il était venu vivre à la pension, elle avait noté toutes leurs rencontres même si ça ne paraissait avoir aucun intérêt à l'époque.

Maggie Powel était impressionnée que Bella ait eu l'idée de noter leurs rencontres et lorsqu'elle lui demanda pourquoi, elle répondit simplement qu'elle n'avait jamais fait confiance aux motivations réelles de Mark et qu'elle lui avait dit que c'était contraire à l'éthique pour lui que de venir s'installer dans cette pension avec certains de ses étudiants.

Le professeur Powel était d'accord avec cela et lorsqu'elle lui demanda pourquoi elle avait attendu si longtemps, Bella lui répondit qu'elle avait voulu régler ça toute seule, essentiellement par crainte de n'être pas crue. A contrecœur elle parla de la conversation qu'elle avait eue à ce sujet avec Abby.

Maggie et Jill se hérissèrent quand elles entendirent ce qu'elle lui avait dit mais elles acceptèrent de lui donner une chance de s'expliquer avant de prendre des mesures contre elle.

Maggie soupira une fois que Bella leur eut tout dit. "Bella tu es très courageuse ma chère. Ça va prendre un certain temps pour éclaircir tout ça et j'espère que tu comprends que nous allons avoir besoin de parler à tes colocataires ainsi qu'aux témoins pour corroborer ton histoire mais ce n'est pas parce que nous ne te croyions pas c'est pour constituer un dossier solide."

Il y eut un instant de silence avant que Jill ne parle à nouveau. "Bella je suis désolée, mais il faut que je te pose cette question et elle te sera posée de nombreuses fois encore, j'en suis sûre. Est-il possible que tu aies mal interprété le comportement du professeur Watson-Smythe, je veux dire..."

Bella s'appuya conte le dossier de son siège. "Je sais ce que vous voulez dire Jill et ma réponse est non, ce n'est pas quelque chose que j'ai inventé ou imaginé. Je le lui ai dit à plusieurs reprises, qu'il ne m'intéressait pas et que je n'étais définitivement pas intéressée par ses avances."

"Bella nous te croyons et je suis désolée de te faire sentir comme si tu avais fait quelque chose de mal. Tu n'as rien fait de mal. Maintenant laisse-moi te dire ce que nous allons faire..."

Jill passa les quelques minutes suivantes à expliquer comment était traité ce genre de cas. Il faudrait que Bella rencontre Maggie, Jill et Le Président Volturi et c'est à ce moment-là qu'elle confirmerait sa plainte et la signerait officiellement.

"Bella je sais que c'est facile pour moi de le dire mais je ne veux pas que tu t'inquiètes au sujet de tout ça. Je vais entrer en contact avec le président Volturi et je te parlerai plus tard," dit-elle enfin.

"Merci de m'avoir écoutée et de m'avoir crue," dit-elle calmement.

"Bella il n'y a aucune raison pour que nous ne te croyions pas. Depuis que tu es à l'université de Johnson tu as prouvé que tu travaillais dur, que tu étais diligente et honnête. Maintenant je sais que c'est difficile pour toi mais s'il te plait essaie de profiter de tes vacances. "

Edward reposa le téléphone et se tourna pour voir Bella adossée au canapé et il pouvait voir qu'elle tremblait, son visage était pâle et tendu.

"Je suis très fier de toi, Amour," dit-il et elle ouvrit les yeux.

"Je ne me sens pas fière. Plutôt stupide et faible," lâcha-t-elle en se relevant et en faisant les cent pas dans la pièce.

"Je suis très mécontente de l'avoir laissé avoir tant de pouvoir sur moi! Putain, je le déteste!"

Il la regarda pendant quelques minutes. Il savait qu'elle allait enfin se libérer de toute la tension et de la peur accumulées depuis des mois.

On aurait dit que sa tête allait exploser tellement elle était en colère. Il fallait que ça sorte.

"Il faut que j'aille courir, est-ce que tu peux m'excuser et leur dire que je viendrai plus tard?"

Il hocha la tête. "Bien sûr. Promets-moi juste de prendre Roscoe et ton téléphone aussi, s'il te plait?"

Elle acquiesça. "D'accord."

Elle mit ses vêtements pour courir et siffla Roscoe avant de descendre l'allée. Au lieu d'aller vers Dorset Commun elle tourna à droite pour se diriger vers les vergers. Au début elle courut comme si elle avait le diable aux trousses mais une fois que l'adrénaline se fut dissipée elle ralentit et courut entre les rangées de pommiers. Ici ou là elle vit des cueilleurs et elle leur fit un signe de la main pour les saluer mais ne s'arrêta pas pour parler.

Elle ne voulait pas engager la conversation. Elle était fatiguée de parler ! Quelquefois les jours où elle ne parlait à personne lui manquaient.

A côté d'elle Roscoe se préoccupait de son humaine. Il gardait les yeux ouverts sur tout danger potentiel et les oreilles sur tout bruit inhabituel. Il était très protecteur envers ses humains et la fille à côté de lui était spéciale pour lui, et son maître.

Un kilomètre et demi plus tard, Bella ralentit et finit par marcher puis elle s'arrêta près d'un poirier et elle commença les étirements par les jambes puis les bras avant de se diriger vers l'un des nombreux robinets et laissa couler l'eau claire et fraîche dans la petite auge en dessous.

Roscoe but pendant un bon moment avant que Bella ne remplisse sa bouteille d'eau et se mette à boire elle aussi.

Une fois qu'elle eut fini elle s'assit contre l'arbre. Les jambes étendues devant elle et elle se reposa en soupirant profondément.

Roscoe finit de boire tout son soûl avant de se soulager et de retourner auprès de Bella. Il se laissa tomber et fit reposer sa tête sur sa cuisse. Il pouvait sentir la tension dans son corps et quand elle toucha sa fourrure, il sentit le léger tremblement de ses doigts. Immédiatement il scruta les alentours pour repérer un éventuel signe de danger et ne percevant rien il se réinstalla.

Elle s'était mis les écouteurs et écoutait l'un des nombreux morceaux classiques d'Edward. Les accords Nocturne de Chopin, elle ferma les yeux et laissa ses doigts courir dans la fourrure de Roscoe. Sa respiration avait ralenti et elle avait laissé sa colère derrière elle. Elle se sentait plus calme et plus en contrôle car elle avait utilisé les exercices que Jasper lui avait appris et elle avait vidé son esprit de tout sauf de la sensation et des odeurs autour d'elle.

Elle pouvait sentir la terre froide sous elle, l'écorce noueuse dans son dos et l'odeur du sol riche et celle des fruits et l'herbe douce.

Les minutes ou les heures auraient pu passer mais son téléphone se mit à sonner et interrompit son état méditatif et ses yeux s'ouvrirent. Elle s'étonna de voir que le ciel avait pris les couleurs du crépuscule.

"Allô ?" dit-elle en s'éclaircissant la voix

"Hey mon petit cœur est-ce que ça va?"

Bella sourit. "Je me sens beaucoup mieux merci. Roscoe et moi profitons simplement de l'air frais dans le verger de poiriers. Nous serons à la maison bientôt."

"On se voit ici alors. Nous sommes sur le point de nous asseoir pour le dîner sur la terrasse."

"Je vais faire manger Roscoe et puis me doucher, alors s'il vous plaît ne m'attendez pas. On se voit bientôt."

Roscoe courait autour de Bella en revenant à la maison. Il savait qu'il s'agissait de manger et aux odeurs, il pouvait presque garantir qu'il allait avoir un gros os quand le repas serait fini. Bella rit à ses pitreries et elle le laissa monter à l'appartement où elle s'assura de lui donner à manger en premier avant de se déshabiller et de se doucher.

Elle lava les catastrophes de cette longue journée et sécha ses cheveux avant d'enfiler des jeans skinny et un t-shirt à manches longues et des espadrilles.

En se rapprochant de la maison elle put constater qu'il y avait beaucoup plus de monde que ce qu'elle avait cru au départ. Plusieurs tables avaient été dressées et la piscine avait été recouverte pour l'hiver. Ils étaient au moins douze.

Tex, Peter et Garrett avaient oublié de mentionner qu'ils avaient amené leurs familles avec eux et Bella se sentit coupable de ne pas les avoir salué plus tôt, mais Kate balaya ses excuses d'un signe de main et elle expliqua qu'elle et les autres épouses ainsi que les enfants étaient allés faire un tour en ville pendant ce temps.

Ils étaient hébergés chez Lauren et Embry, la maison d'hôtes était complète pendant le festival.

Bella vit qu'il y avait aussi Makenna et Alistair, Billy et Sue et Jacob et Nessie les avaient rejoints pour le repas. Elle fit le tour et salua tout le monde, n'oubliant pas de s'excuser auprès de Makenna lorsqu'elle atteignit sa table.

Makenna l'étreignit rapidement et lui dit qu'elle n'avait pas besoin d'expliquer son attitude. Elles firent des projets pour manger ensemble dans quelques jours.

Le reste de la soirée passa avec des anecdotes sur le festival et beaucoup de rires et de bonne humeur entre tous les hommes.

Plus tard pendant que Bella et les femmes nettoyaient la cuisine, Bella leur raconta son coup de téléphone à Maggie et à Jill.

Tout le monde fut scandalisé mais elles rirent en entendant les commentaires sanglants que faisaient Alice.

Il était presque vingt-deux heures et la plupart des invités étaient partis, promettant de se revoir le lendemain pendant la cueillette des citrouilles à Blue Bonnet et les autres animations.

Le téléphone de Bella se mit à sonner et elle fit au revoir à Tex. "Allo ici Bella," dit-elle.

"Mademoiselle Swan, ici Marcus Volturi, je suis désolé de vous déranger si tard mais je sors à l'instant de la réunion avec le professeur Towel. Avez-vous un instant à me consacrer?"

Edward put voir que Bella s'était tendue en allant dans la cuisine, "B-Bien sûr j'ai du temps pour vous parler, Président Volturi."

Heureusement elle n'eut pas à répéter son histoire encore une fois mais Marcus prévoyait une rencontre la semaine suivante. Etonnamment il ne voulait pas la rencontrer sur le campus mais il s'était arrangé pour la rencontrer chez ses frères, à la ferme et il lui assura que cette rencontre se déroulerait en privé avec lui, le professeur Towell, Jill et Mark. Abby avait été convoquée aussi mais elle avait une réunion de famille et elle ne serait de retour que trois jours après que les cours ne reprennent. Bella demanda si elle pouvait amener quelqu'un de sa famille et il lui donna la permission d'amener qui elle voulait pour la soutenir. Il la remercia et lui souhaita un agréable week-end.

Elle rangea son téléphone et regarda vers où Edward était assis. "Il m'a remercié d'avoir parlé," dit-elle.

"Et il peut le faire ; Bella est-ce que tu sais combien d'établissements sont secoués par ce genre d'histoire de harcèlement sexuel chaque année?"

Elle fronça les sourcils. "Pas tant que ça?" Elle ne voyait pas bien où il voulait l'emmener.

Il hocha la tête. "Non, amour, pas beaucoup parce qu'en dépit des moyens mis en place par la constitution qui visent à protéger les femmes, elles ont toujours peur de ne pas être crues et d'être traitées comme des criminelles au lieu d'être traitées comme des victimes. Peut-être que tu ne te sens pas courageuse d'avoir voulu affronter ça mais ça s'arrêtera lorsqu'il se rendra compte qu'il ne peut pas profiter d'une étudiante simplement parce qu'il est dans une position d'autorité et alors tu verras que auras fait une grande chose."

Edward vit le moment où Bella eut 'la révélation'. Il vit son regard s'illuminer lorsqu'elle prit enfin la mesure des possibles conséquences de son action.

"Oh!" dit-elle pendant que ses yeux s'écarquillaient et Edward ne put retenir son sourire ou la façon dont ses doigts se dirigèrent vers elle pour la prendre dans ses bras et il lui sourit, "Oui 'oh'. Ce n'est pas une si mauvaise chose maintenant, n'est-ce pas?"

Elle secoua la tête. "Amène-moi au lit, Edward."

Il étouffa un gémissement en baissant la tête pour couvrir sa bouche d'un baiser torride.

Il prit le temps de la déshabiller dans son ancienne chambre. Le clair de lune brillait à travers les vitres et la peau de Bella semblait irisée dans la lumière argentée.

Il recouvrit son corps du sien ignorant ses supplications, se déplaçant lentement à l'intérieur d'elle, ralentissant encore plus, tordant et pinçant ses tétons, les suçant, laissant son piercing les taquiner, grignotant son bourgeon distendu avec ses dents.

Elle allait devenir folle alors que la boule du piercing créait une friction incroyable. Ses ongles s'enfoncèrent dans le tatouage sur son côté.

"Putain, Edward s'il te plait…" elle suppliait sans vraiment savoir pour quoi.

Edward sourit et ses dents brillèrent dans la nuit obscure tandis qu'il la retournait et recouvrait son dos de son corps. Il tendit sa main et pinça son clitoris entre ses doigts et commença à enfouir sa bite en elle jusqu'à ce qu'elle tape dans l'oreiller et crie en atteignant sa libération juste un peu avant qu'il ne morde son épaule et jouisse si intensément qu'il crut s'être évanoui.

Ooo HS ooO

Bree rigola lorsqu'elle entra dans la cuisine le lendemain matin. Bella faisait revenir des champignons avec des œufs.

"Salut Bree, qui a-t-il de si drôle?"

Elle s'assura que son frère n'était pas dans le coin. "Je suis étonnée que tu puisses marcher ce matin, Bells," dit-elle en se versant du café dans un mug.

Bella sourcilla. "Quoi? Pourquoi – oh mon Dieu! Dis-moi que tu ne nous as pas entendus!" supplia-t-elle.

Bree ricana. "Je pense que tout Hope Springs t'a entendue!"

Bella grogna pendant que Bree pouffait et volait un morceau de bacon.

"Hey arrête ça, gamine!"

"Tu es gênée, et bien tu peut l'être, jeune femme!" dit Bree en plaisantant et en levant son majeur vers Bella.

Elle s'essuya le visage avec ses mains avant de fixer sa jeune amie. "Je pense que tu n'as pas reçu assez de fessée dans ton enfance…" marmonna-t-elle au moment où Edward faisait son apparition.

"Humm ça sent super bon, amour. Qui n'a pas reçu assez de fessées? Tu veux que je te donne la fessée?" dit-il en soufflant pour l'embrasser dans le cou.

"Hey Edward c'est dégoutant! Je dirai à maman que vous êtes encore plus inconvenants que ce que je pensais," dit Brianna à voix haute.

Il tourna sa tête et regarda sa sœur. "Bon sang mais de quoi tu parles, canaille?"

"Ce que veux dire c'est, est-ce que tu réalises que ta chambre n'est pas insonorisée comme celle des parents, hein?" dit-elle en repoussant ses cheveux sur son épaule et en levant ses sourcils.

Ça amusa Bella de voir comment le bout des oreilles d'Edward rosit.

"Bon, euh, ouais … je suppose que tu nous as entendus hier soir?" dit-il timidement.

Bree roula des yeux. "Tu devrais plutôt demander qui ne vous a pas entendus! Papa et maman seraient drôlement intéressés par 'l'exemple' que vous me donnez…"

Edward plissa les yeux. "Petit maître chanteur, quel est ton prix?"

Elle tapota son menton pendant que Bella laissait presque brûler le petit déjeuner en écoutant leur conversation insensée.

"Tu n'es pas sérieux j'espère?" lui demanda Bella atterrée.

Bree sourit. "Il sait ce qui est bon pour lui!"

"Ne perdons plus de temps, petit tyran, qu'est-ce que tu veux?" grommela-t-il.

Bree fut totalement insensible au ton hargneux d'Edward. "Bon alors je veux aller à la rave avec Riley sans aucune surveillance adulte."

Edward secoua la tête. "Tu es impossible! Aucun putain de moyen, oublie ça!"

Elle le fixa. " Pourquoi pas Edward? Allez! Vous y êtes bien tous allés, pourquoi pas moi?"

"Parce que je sais ce qu'il s'y passe, Brianna, alors non! Juste non." Le visage d'Edward était impassible alors qu'il s'assit et remua le journal, ignorant Bree sciemment alors que ses yeux vert clair se remplissaient de larmes.

Bella posa leurs assiettes sur le comptoir mais Bree resta debout. "Je n'ai pas faim!" cracha-t-elle.

Edward était sur le point de hausser le ton lorsque Bella le surprit en prenant Bree par le bras pour la retenir.

"Brianna s'il te plait, assieds-toi et mange mon cœur. Allez, calmons-nous. Je suis sûre qu'après le petit-déjeuner nous trouverons un compromis…" Edward ouvrit la bouche mais changea d'idée lorsque Bella lui fit un regard dur.

Bella était fatiguée lorsque le petit-déjeuner fut fini. Les yeux d'Edward et de Bree lançaient des éclairs alors que Bella essayait de faire la conversation.

Elle se serait crue à un match de tennis, ils étaient si puérils et si adolescents tous les deux!

Finalement elle se leva et alla rincer son assiette avant de la mettre dans le lave-vaisselle. Elle entendit un sifflement de Bree. "Tu vois? Tu l'énerves aussi, autant qu'à moi."

"Ça suffit!" Bella se retourna et les fixa les mains sur ses hanches. "C'en est assez! Bree, je ne pense pas que tu aies pu nous entendre cette nuit, parce que tu t'étais endormie bien avant qu'on monte se coucher. Tu fais ça juste pour pouvoir faire du chantage à ton frère, n'est-ce pas?"

Bree se mordit la lèvre avant de faire un petit haussement d'épaules." Oui, d'accord, oui! Tu es contente maintenant?"

Edward se releva à moitié. " Pourquoi, petite…"

"Et toi aussi!" Edward se retourna et fixa Bella avec de gros yeux alors qu'il pointait vers son torse.

Moi?

"Oui toi! Assieds-toi et agis comme si tu avais ton âge et non pas comme un ado! Honnêtement Edward! Est-ce que c'est vraiment un endroit où aller, une 'rave' pour les moins de dix-huit ans?"

Il soupira et secoua la tête.

"D'accord, est-ce qu'ils laissent entrer les mineurs?"

De nouveau il secoua la tête.

"Est-ce que la sécurité est bien assurée? Est-ce qu'ils vérifient l'alcool et les drogues?"

Edward lui fit un regard suppliant mais elle durcit son regard et il hocha la tête en silence.

"Bon, d'accord. Je pense que toi Brianna doit parler de ça avec tous tes frères, même si c'est Edward qui est responsable de toi il faut s'assurer que tous soient d'accord avec ça. Il faut également respecter les règles du couvre-feu et tout ce qu'ils décideront. Est-ce que tu es d'accord avec ça?"

Le regard de Bree passa de Bella à Edward qui l'admirait en ce moment.

"D'accord," répondit-elle.

Bella regarda Edward. "Es-tu d'accord pour en parler à Jasper et à Emmett?"

Il hocha la tête, "D'accord."

"Bien maintenant faites-vous un câlin et puis vous pourrez ranger la cuisine, il faut que je me douche et m'habille car je vais retrouver les filles dans une heure," dit-elle et elle quitta la pièce.

Roscoe les regarda tous les deux avec complaisance avant de suivre son humaine si spéciale. Elle était géniale, pensa-t-il.

Bree et Edward se regardèrent avant de se faire un petit sourire. "Wouah! Qui y aurait pensé : Bella Swan, une mère extraordinaire?" dit-elle avec un peu d'émerveillement dans la voix.

Il rigola." Ouais, elle va faire une maman et une enseignante merveilleuse. J'appellerai Jazz et Em et organiserai un rendez-vous. Est-ce que tu voudrais manger avec nous plus tard, nous avions prévu de nous retrouver au pub?"

"Merci Edward ça me parait bien."

Bree et Edward se rendirent à l'étage pour se doucher et s'habiller, pendant que Bella marmonnait sous la douche. Elle ne pouvait pas croire qu'ils soient si immatures! Pas étonnant qu'Esmée ait pleuré pendant deux mois en apprenant qu'elle était enceinte de Brianna!

Penser à Esmée lui fit se demander ce qu'ils penseraient tous les deux de sa plainte pour harcèlement. Elle fit une pause laissant courir l'eau chaude sur sa peau et s'inquiétant de savoir s'ils seraient en colère car elle leur posait des problèmes mais elle se souvint que ce n'était rien en comparaison des Rawlings ou toute l'affaire à la maison là-bas. Ils l'aimaient et ne lui avait jamais rien montré d'autre que de l'amour et de l'affection.

Quand elle entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir, elle se tourna avec le sourire et vit Edward descendre son pantalon.

Elle ne put s'empêcher de lécher ses lèvres quand il ouvrit la porte de la couche.

Ils se câlinèrent tout en se lavant et se préparèrent. Bella apprécia le shopping et le temps passé entre filles avec Makenna, Angela, Alice et Rosalie ainsi que Kate, Melissa et Rebecca qui était mariée avec Tex pendant que Brianna, Edward, Emmett, Tex, Peter, Garrett et Jasper partageaient le déjeuner. Bree surveillaient les enfants les plus jeunes tout en parlant avec les plus âgés qui étaient ceux de Garrett et de Kate. Après le repas ils emmenèrent les enfants pour les festivités de Reading.

La journée passa très vite avec la parade de la pomme et de la citrouille dans Main Street qui clôturait la journée du vendredi soir avant que chacun se dirige vers les nombreux stands qui avaient été mis en place le long de rue, sur les places de stationnements et dans le square.

Il y avait des compétitions de dégustation de tarte aux pommes, et il semblait qu'il y avait au moins une centaine de variétés de pommes différentes et de plats de citrouille à déguster ou à acheter.

L'odeur des pommes cuites et de la tarte à la citrouille saturaient l'air et Edward rigola lorsque Bella le poussa vers le box d'à côté. Heureusement il s'était souvenu de prendre le petit panier de sa mère qui était bien plein alors qu'ils retournaient vers son camion.

Bella rit en voyant Tex, Peter et Garrett jouant et dansant avec les quelques enfants les plus jeunes.

Edward aimait voir Bella détendue et heureuse et il ne put pas résister à la rapprocher de lui. Tout à coup il eut l'impression d'être observé. Plus tôt dans l'après-midi il avait dèjà chassé cette sensation, un poids sur l'estomac, dont il ne pouvait pas trouver la cause.

Bella s'éloigna de lui en lui disant, "Je vais juste voir dans combien de temps Alice et Rosalie seront à la maison demain matin. Nous allons proposer notre nouvelle sauce à la pomme épicée au concours des inventions," dit-elle. Bella, Alice et Rosalie avaient travaillé sur leur 'sauce secrète' depuis des semaines ; après un certain tout le monde dans la famille s'était lassé de participer aux séances de dégustation.

Edward embrassa sa joue avant qu'elle ne le repousse. "Je vais juste enlever mon pull j'ai trop chaud," dit-elle en prenant la clé, ensuite elle retourna vers les festivités.

Pour la durée du week-end la circulation avait été interdite dans le centre ville mais il avait pu garer son camion sur le parking du garage de Jacob Black car il était de garde. Il avait déjà été appelé pour des incidents mineurs et avec tout ce monde il y avait forcément quelques malades…

"Edward!"

Il releva la tête et vit Jasper lui faire un signe de la main. Il rangea le panier dans le camion et il se dirigea vers lui, il était assis sur un banc tenant un Brady endormi contre son épaule.

"Il n'en peut plus hein?" dit Edward en caressant les cheveux couleur sable de son neveu.

Jasper rigola, "Nan, il s'est effondré il y a vingt minutes, après avoir vomi quatre pommes d'amour."

Edward était surpris, "quatre?"

Jasper roula des yeux. "Oh ouais, et si je te disais qu'il à vomi partout sur le stand de Mme Cope?"

Edward rejeta la tête en arrière en rigolant bruyamment, s'arrêtant un peu en voyant Mme Cope leur jeter un regard noir alors que M. Cope était en train de nettoyer le stand de tout ce gâchis rouge et collant.

"Où sont Alice et Chels?"

Il fit un signe négligent de la main. "Quelque part par là en train de dépenser l'argent que je gagne si durement!" plaisanta-t-il.

Edward ricana et regarda autour de lui pour voir s'il apercevait Bella. Il se calma en ratissant méthodiquement la foule mais il ne réussit pas à repérer la chemise rouge dans la foule.

Jasper remarqua le pli soucieux sur le visage de son frère. "Il y a quelque chose qui ne va pas?"

"Je ne vois pas Bella. Elle allait parler avec Rosie et Alice mais elles sont là-bas près de l'étal d'Angela et de Sue." Edward sentit les petits cheveux de son cou se hérisser et il commença à avancer dans la rue.

"ALICE! ROSE!" cria-t-il et plusieurs personnes se retournèrent en entendant sa voix paniquée. Roscoe était sur ses talons mais il s'arrêta au milieu de la route.

Où était Bella? Roscoe sentait le danger mais il n'arrivait pas à savoir d'où il provenait. Il leva sa tête et renifla. Il laissa entrer toutes les odeurs qui flottaient dans l'air, des gens, des tartes, de la nourriture … et puis il reconnut quelque chose … Bella et …

Son poil se hérissa.

"Qu'est-ce qu'il y a mon gars?" demanda Jasper calmement en se levant et il posa Brady sur le banc près de lui. Jessica vint vers lui et Jasper lui demanda si elle pouvait rester avec son fils.

"Montre-moi," dit Jasper en s'accroupissant près de Roscoe.

Roscoe se retourna vers l'endroit par où ils étaient venus lui et Edward.

Oui c'était par là. Il commença à marcher dans une attitude de prédateur vers le parking sombre au bout de Main Street. Jasper le suivit de près.

"Qu'est-ce qu'il y a?" demanda Rose lorsqu'Edward les eut rejointes.

"Avez-vous vu Bella? Etait-elle avec vous jusqu'à présent?" Même à ses oreilles sa voix paraissait aigue et terrifiée.

Alice fronça les sourcils et secoua la tête. "Quoi? Non, mais pourquoi es-tu inquiet, Edward? Elle peut être…" commença-t-elle.

"Non. Elle a dit qu'elle venait vous voir et elle n'est pas là! Et je ne la vois nulle part!" Ses yeux étaient devenus noirs et emplis de peur et de panique.

Il se tourna et scanna la foule. Un mouvement dans son champ de vision fit tourner son regard vers le parking du garage de Jacob Black. Qu'est-ce… un éclair rouge et un cri étouffé fit que son cœur se tordit de douleur dans sa poitrine.

Bella!

"BELLA!" cria-t-il en se mettant à courir. Tex vit la silhouette tendue d'Edward traverser la route et il se mit en route lui aussi, il frappa le dos de Garrett au passage en continuant de suivre Edward. Il était en forme mais Edward était rapide. Il entendit des cris derrière lui et vit Edward qui dépassait les barrières qui avaient été installées là, en un seul bond.

Roscoe se mit à courir et Jasper ne reconnut en rien le profond grognement de mise en garde qu'il lâcha, lui qui était normalement un chien si bien éduqué.

Main Street avait été bouclée jusqu'à un pâté de maison avant le garage Black et au-delà la zone était déserte.

Ooo HS ooO

Bella sourit en s'éloignant d'Edward. Elle pensa à la phrase, 'je déteste te voir partir mais j'adore de regarder partir' et elle rigola.

Alors qu'elle refermait la portière et appuyait sur la télécommande, elle sentit la respiration de quelqu'un dans son cou. Elle se retourna rapidement pensant que ça pouvait être Emmett ou Peter qui voulaient plaisanter, mais elle dut s'appuyer contre la voiture lorsqu'elle vit Mark Watson-Smythe debout à un mètre d'elle.

Son habituel sourire arrogant et ses yeux taquins avaient disparu et avait laissé place à une expression noire et furieuse.

Ses mains cognèrent contre la carrosserie du camion en se posant de chaque côté de la tête de Bella ce qui la fit sursauter de peur.

"Putain qu'est-ce que tu es allée raconter à ce connard de Volturi, Isabella? Pourquoi a-t-il demandé à me voir demain matin?" siffla-t-il en se penchant en avant. Bella essaya de s'aplatir le plus possible contre la portière et elle sentit la bile remonter dans sa gorge lorsqu'il appuya ses hanches contre son ventre.

"Foutez le camp Professeur! Je vous ai averti plus d'une fois de rester loin de moi. Je vous ai dit que je n'étais pas intéressée mais vous avez persisté dans vos insinuations dégoutantes et …"

Elle ne vit pas la main qui semblait sortir de nulle part et frapper son visage si fort que sa tête cogna contre le montant de la portière.

"Je suis dégoutant? Vraiment? Sale petite pute d'allumeuse! Et tu penses que ton docteur peut te satisfaire? TU N'ES Rien! RIEN! SAIS-TU QUI JE SUIS?" cria-t-il avant de se pencher et de lui grogner au visage. " Parce que moi je sais qui tu es, Isabella Swan." Elle se tenait la joue et elle vit un éclair de fureur passer dans les yeux de Mark.

Elle avait déjà vu ça assez souvent avec Simon pour savoir ce qui allait arriver ensuite et ce qu'elle allait faire allait être de la plus grande importance.

"Que voulez-vous dire?" demanda-t-elle tranquillement.

Il se tendit et laissa échapper un rire fou. "Oh oui! Je sais qui tu es! J'ai fait quelques recherches sur toi, mademoiselle! Tu as baisé avec Simon Rawlings depuis que tu as quatorze ans, tu t'es enfuie, tu es tombée enceinte, tu as probablement sucé quelques bites aussi en route de Phoenix jusque dans le Vermont, n'est-ce pas?"

Elle sentit le sang quitter son visage et elle s'accrocha à la portière pour s'empêcher de tomber.

"Quoi? Non, c'est faux!"

Mark fit claquer sa langue." Bella, Bella toujours des mensonges. Je sais que tu as avorté à Woodstock ; tu vois j'ai tout vérifié. Ouais j'ai voulu voir qu'est-ce que c'était toute cette histoire il fallait que je comprenne pourquoi tu voulais te précipiter toutes les fins de semaine à la maison. Eh bien tu ne seras jamais assez bien pour entrer dans ma famille, dis-moi ces ploucs semblent heureux de t'avoir avec eux. Les frères et le père te passent dessus, hein?"

Bella entendit le bruit de sa main qui s'écrasa sur la joue de Mark. Elle se redressa et lui hurla au visage : "SALAUD REPUGNANT!" rugit-elle en levant son genou et en se dégageant du camion.

Il poussa un hurlement en tombant à genoux. "SALE PUTE!"

Elle se retourna et sans réfléchir frappa le côté de sa tête sans même entendre le craquement des os de sa main gauche.

"Je suis peut-être une pute, mais je ne serais jamais la tienne!" gronda-t-elle et elle fit demi-tour pour retrouver Edward le plus vite possible.

Mark s'étira et réussit à l'attraper par la cheville et elle tomba sur le goudron avec un cri de douleur.

Tout à coup il sentit une morsure à sa taille et il laissa échapper un cri de terreur alors qu'un flou de fourrure noire et feu commença à l'attaquer.

Il sentit du sang chaud couler le long de son bras alors que le chien ou le loup continuait à mordre et à grogner.

"FAITES LE PARTIR!" cria-t-il alors qu'il essayait de se mettre en boule. Roscoe releva la tête et attaqua de nouveau, cette fois-ci au visage.

Mark entendit un craquement d'os et de cartilage et une douleur explosa dans sa tête.

"ROSCOE – AU PIED!" ordonna Emmett et Roscoe vint immédiatement se poster auprès de Bella, les babines retroussées, prêt à attaquer de nouveau.

Edward se précipita en avant, il était prêt à se battre quand il sentit une main arrêter son bras.

"EDWARD! Arrête! Edward! Souviens-toi qui tu es. Bella a besoin de toi!" La voix de Jasper résonna alors que la colère se dissipait et qu'il vit que Bella était couchée par terre.

"Je suis désolée, Bella, amour, je suis tellement désolé," murmura-t-il en la récupérant. Elle ouvrit sa main tremblante et il prit les clés du camion.

"C'est bien Roscoe. Bon garçon," dit-il calmement.

Il ne perdit pas de temps et la déposa sur le siège passager puis il fit le tour. Roscoe monta derrière et Edward démarra et sortit du parking.

M. et Mme Cope rentraient chez eux lorsqu'ils entendirent la voix de Bella lorsque Mark l'avait frappée. M. Cope voulait aller aider mais sa femme le retint par sa veste dans la crainte qu'il se fasse blesser.

"Va chercher Emmett," M. Cope fila en criant 'Hey a l'aide arrêtez ça!' aussi fort que possible.

"Elle est là!" cria Don Cope et Edward se précipita, Roscoe et Jasper avait atteint Bella et l'homme et Roscoe se jeta sur lui comme une bête féroce.

Don regarda le shérif Jasper remettre l'homme sur ses pieds et deux hommes qui n'étaient pas d'ici l'attraper par les bras.

Mme Cope arrivant haletant et soufflant, tremblant et transpirant et Don pensa que sa femme allait faire une attaque.

Les Cope regardèrent comment Edward s'en alla en voiture avec Bella pendant que le shérif et les deux autres hommes faisaient avancer l'homme qui avait attaqué Bella le long de la rue vers le bureau du shérif.

Mme Cope se tourna vers Don excitée mais apeurée. "Je me demande (halètement) ce qu'il (halètement) s'est passé," souffla-t-elle.

Don secoua la tête. "Je n'en ai aucune idée mais je pense qu'elle a fait du bon boulot au combat. Allez femme allons-y, ne fourrons pas notre nez dans cette affaire."

Felicity Cope secouait toujours la tête alors que ses pensées envisageaient toutes les possibilités. "Oh il faut que nous restions pour voir si nous pouvons faire quelque chose!" protesta-t-elle alors que Don la saisissait fermement par le bras et les dirigeait vers leur maison.

"Qu'est-ce que tu veux faire, poser des affranchissements sur lui pour le renvoyer chez lui?" ricana Don.

"Mais tu ne comprends donc pas – je suis une employée du gouvernement!"

Don put difficilement contenir son rire. " Tu diriges un bureau de poste, chérie, tu ne travailles pas au FBI et en t'entendant ce n'est pas ce qu'on aurait pu croire!"

Peter, Alice, Rosalie et Garrett réunirent le reste de la famille tandis que les autres femmes rentrèrent à la pension pour coucher les enfants, Alice et Rosalie amenèrent les leurs à la maison principale et les couchèrent dans leurs chambres. Ils avaient aperçu le camion d'Edward garé devant son cabinet en passant et ils espéraient qu'ils seraient bientôt de retour à la maison.

Rosalie amena les quatre enfants dans la chambre qu'ils partageaient et avec l'aide d'Alice elles les douchèrent et les mirent en pyjama – Esmée en avait toujours pour eux – et au lit en peu de temps.

Une fois que ce fut fait, elles descendirent et Alice fit un grand thermos de chocolat chaud avant d'aller s'asseoir et d'attendre au salon avec Rosalie.

Ooo HS ooO

Edward se gara devant le cabinet, il sauta du camion sans prendre la peine de fermer sa portière. Il ouvrit celle du passager et Bella tressaillit quand il la prit.

"Doucement, c'est juste moi," roucoula-t-il.

Il l'emporta comme une jeune mariée et lorsqu'il atteignit la porte, il la posa en équilibre sur ses genoux pliés pour pouvoir ouvrir. Roscoe se précipita vers son bol d'au et but longuement.

Ces humains ont mauvais goût. Il espérait que ce monstre ne lui aurait transmis aucune maladie.

Une fois à l'intérieur, Edward alla vers son bureau et alluma la lumière du plafond avant de poser doucement Bella sur la table d'examen.

La seule façon pour lui de gérer ses blessures sans perdre son sang-froid était de passer en 'mode médecin', c'est donc ce qu'il fit.

Il commença à l'examiner par le haut de la tête. Leurs yeux évitèrent de se rencontrer et il déglutit difficilement en touchant doucement sa joue rouge et violette.

"Je ne pense pas que se soit cassé. Il t'a frappé avec le plat de la main ou avec le poing?" demanda-t-il en fixant sa bouche d'une voix douce et sans émotion.

Elle avait arrêté de trembler et elle fronça les sourcils en fixant Edward. "Euh avec le plat de la main je pense, je ne le regardais pas vraiment, Edward," dit-elle.

Au lieu de répondre ou de commenter comme il l'aurait fait d'habitude il se raidit : "Je suis désolé, bien sûr que tu n'as pas vu. Est-ce que tu peux me montrer tes bras?"

Elle siffla de douleur en tournant ses mains et Edward vit les écorchures sur ses paumes et elle grimaça de douleur en sentant un tiraillement dans ses phalanges.

"Qu'est-ce que c'est?"

Elle ramena sa main blessée contre sa poitrine. "Je lui ai donné un coup de poing et je pense que je me suis blessée. "

Elle remarqua qu'Edward était devenu livide et elle attendait avec impatience qu'il lui dise quelque chose.

"Edward," dit-elle au bout de deux minutes de silence. Elle pouvait voir la colère et la souffrance transparaitre sur le visage d'Edward alors que jusqu'à présent il avait gardé un visage impassible.

"Edward?"

Ses yeux s'ouvrirent brusquement et il s'éclaircit la voix. "D'accord, essaie de détendre ta main," ordonna-t-il et il posa doucement sa main sur la petite table en métal.

Les yeux de Bella se remplirent de larmes." Je veux rentrer à la maison," dit-elle calmement.

Le masque d'Edward tomba tout d'un coup et Bella entendit un juron avant qu'un doigt léger ne fasse remonter son menton vers le haut. Ses yeux étaient noyés de larmes alors qu'elle regardait ses yeux vert clair.

"Ne pleure pas, mon petit amour. Il faut juste que je vérifie ta main et nous rentrerons à la maison, c'est promis. Tu vas bien maintenant, Bella. Tu es en sécurité. Je suis tellement désolé je ne suis pas arrivé à te protéger, bébé. Je ne me pardonnerai jamais de t'avoir laissée tomber une fois de plus."

Bella souffla en entendant ses mots et Edward fut choqué de voir qu'elle fondait en larmes, le bruit de ses sanglots déchirants se répercutait dans la pièce.

"Putain de merde!" marmonna-t-il en poussant la table sur le côté et il prit Bella sur ses genoux et commença à la bercer doucement en l'enveloppant dans ses bras et contre son corps, comme dans un abri.

Edward ne pensait qu'à la sécurité et au confort d eBella pendant qu'il la tenait. Il ignora son bras qui lui faisait mal et son téléphone qui vibrait pendant qu'il continuait à lui fredonner l'un des airs qu'elle aimait.

"Tu ne m'as pas laissée tomber," sa voix rendue grave par les larmes rompit le silence.

"Il a dit, oh Edward ; il connaissait mon passé, il a dit des choses terribles, des choses fausses sur moi et ta famille. Il a insinué que toi, Dieu, que toi et tes frères 'partagiez' mes services," dit-elle en regardant ses genoux évitant soigneusement son regard.

"Putain de salaud! J'aurais dû le tuer!" fulmina Edward en la posant à côté de lui et en se levant pour taper de son poing dans le mur. Bella tressaillit en entendant le bruit et commença à trembler si fort que ses dents claquèrent ce qui ramena Edward à la réalité et il la prit une fois de plus contre lui.

Roscoe était couché à leurs pieds, fixant Bella.

"Elle va aller bien, mon gars. Tu as bien travaillé," dit Edward doucement et Roscoe ferma les yeux, content d'avoir fait du bon travail.

Lorsqu'elle arrêta de trembler, Edward se leva pour nettoyer ses plaies et écorchures qui heureusement étaient bénignes et il embrassa ses phalanges. Il lui fit une radio, ravi que leur travail leur ait donné la possibilité d'acheter la machine ainsi ils pouvaient traiter les blessures rapidement au lieu d'avoir à rediriger les patients vers l'hôpital.

Quand il vit les deux fissures, il attacha les doigts ensemble avec une espèce de ruban adhésif imperméable à l'eau pour les immobiliser et prévenir une aggravation.

Bella n'avait pas bougé et n'avait rien dit pendant tout le temps qu'Edward travaillait et lorsque ce fut fini il dit : "Prête pour rentrer à la maison?" sa réponse fut un simple hochement de tête.

Edward vit toutes les voitures garées devant la grande maison quand il entra dans l'allée. Il vit Emmett, Jasper et Garrett sortir, suivis de près par Jake et Eric.

Il ouvrit la portière de Bella mais il fut gêné car il ne put pas la prendre, sa main était douloureuse là où il avait cogné contre le mur.

"Edward," dit Emmett doucement en aidant Bella à descendre.

Il hocha la tête. "Je l'accompagne là-haut."

"Non! Non. Est-ce que Rose est ici?"

Emmett acquiesça. "Elle est à l'intérieur, petite sœur."

Il remarqua que sa main était bandée fit une grimace en haussant les sourcils. "Tu es encore tombée Bella?"

Elle sourit pour la première fois depuis qu'elle avait quitté le festival. "J'ai eu une altercation et un coup de poing ce qui a abouti à ça!"

"Waouh!"

"Ouais mais je me suis abimée la main."

Emmett se tourna vers Edward, "Cassée?"

"Elle s'est fissurée deux os," expliqua Edward.

Cela provoqua un grognement. "Eh bien impressionnant, on dirait que finalement nous t'avons donné quelques leçons d'auto-défense, tu es la meilleure," dit Garrett en regardant les autres.

Tous les autres hochèrent la tête en signe d'assentiment.

Bella laissa échapper un petit rire et roula des yeux en montant l'escalier du perron. "J'aurai dû lui donner un coup de pied dans l'entrejambe ; il serait tombé comme une pierre!" dit-elle en entrant dans la maison.

"Ouais! Je le disais justement!" dit Jacob.

Eric soupira doucement et fixa ses amis. "Je pense que nous aurions dû donner quelques leçons aux femmes en ville. Ça ne doit plus jamais se reproduire," dit-il en grimaçant.

Ils furent d'accord. Jasper leur dit qu'il avait contacté les autorités et que Mark était détenu sans caution jusqu'à la semaine suivante parce qu'on considérait qu'il risquait de s'enfuir.

Ils étaient heureux d'apprendre que l'assistant du procureur avait pris cette agression très au sérieux d'autant plus qu'il était l'enseignant de Bella et qu'il y avait une enquête en cours contre lui pour harcèlement sexuel demandée par l'université. Les hommes continuèrent à parler mais assez rapidement ils reprirent le chemin de la maison d'hôtes.

Les trois frères s'assirent sous le porche pour discuter tranquillement. Alice leur avait apporté trois chocolats chauds additionnés du whisky irlandais de Carlisle et leur dit de leur laisser de l'espace pendant qu'elles s'occupaient de Bella.

"Où est-il?" demanda Edward en pliant et dépliant sa main endolorie.

Jasper souffla. "A l'hôpital de Reading. Ton chien l'a mordu au poignet et au visage. J'ai cru pendant une minute qu'on n'allait plus pouvoir t'arrêter. Si tu continues comme ça Maman et Papa vont te faire rentrer dans un cours pour la gestion de la colère, " le taquina-t-il mais Roscoe a vraiment été génial. Putain on aurait dit un loup."

Edward sourit de contentement.

Il referma sa main et fit une grimace en remarquant juste maintenant qu'elle était rouge et enflée.

Il essaya de protester mais Jasper attrapa sa main pour l'examiner. " Putain frangin, qu'es-ce que tu as fait là. Em peux-tu aller me chercher la trousse de secours dans le bureau de papa?"

Edward ouvrit la bouche mais Emmett lui jeta un regard taquin. "Quoi encore? Tu ne veux pas qu'on t'aide?"

Il referma la bouche et fit un hochement de tête.

Jasper était penché sur sa main mais ses doigts étaient doux et il inspectait les os précautionneusement.

Edward sourit en observant sa tête blonde. "Est-ce que tu sais ce que tu fais, frangin?"

Jasper releva la tête et Edward fut saisi par la ressemblance qu'il avait avec Carlisle, son attitude calme, ses yeux chaleureux qui ne laissaient rien passer.

"Tu sais j'ai dû aller à l'école de médecine," son sourire se fana. "Je m'inquiète pour Bella, comment va-t-elle gérer ce drame supplémentaire. Elle s'était bien adaptée à sa nouvelle vie et maintenant j'ai peur que tout ça la ramène en arrière."

Edward hocha la tête. "Ouais et quand elle est effrayée ou menacée elle veut s'enfuir."

Jasper le regarda surpris. "Elle n'ira nulle part, Edward. Il faut juste que tu sois patient avec elle."

Emmett revint et posa le sac noir de Carlisle sur le sol. Il posa une bière près d'Edward et aussi près de Jasper avant de prendre une longue rasade de la sienne et de s'asseoir.

"Elle va bien?" demanda-t-il.

Emmett hocha la tête. "Elle se fait plus de souci pour Roscoe que pour autre chose et elle insiste pour qu'il se fasse examiner! Elle est dure à cuire, cette fille, ta fille, Ed." Il prit une autre gorgée de sa bière, "Elle est incroyable."

Jasper soigna la main d'Edward et l'immobilisa par précaution et après une vingtaine de minutes, les trois hommes rentrèrent pour trouver Alice, Rosalie et Bella dans le salon et ils rigolèrent en entendant Bella expliquer comment Roscoe avait attaqué Mark une deuxième fois alors que le héros de la journée profitait des regards admiratifs et des petits doigts de Bella qui caressaient sa fourrure.

"Je vous le dis, Roscoe Cullen est merveilleux! Il a fait un énorme bond et il a atterrit tout près de Mark et a attaqué son bras! Alors qu'il se mettait à hurler Ross s'est retourné et l'a mordu au visage! Tu as gagné des friandises pour un mois mon vieux!" dit-elle en se penchant pour lui embrasser la tête.

Roscoe roula des yeux de plaisir, il pourrait définitivement s'habituer à ça!

Edward se dirigea vers Bella et caressa ses cheveux doucement. "Comment vas-tu amour?"

Elle tourna son regard brillant vers lui et il put voir qu'elle ne ressentait que peu de douleur et d'inconfort. Il regarda Alice le sourcil interrogateur. "Combien a-t-elle bu? L'alcool n'est pas une bonne idée après ce choc."

"Deux shots de whisky mais elle va bien Edward. Vraiment," dit Alice.

Bella rigola. "Je vais bien bébé, sauf peut-être pour ce putain d'œil au beurre noir que je vais certainement avoir. Dites-moi les gars, vous me donnerez des leçons sur la façon de frapper pour nous les filles. Je veux dire un coup et Vlan! C'est comme si mille étoiles explosaient! Pourquoi les gars font ça," demanda-t-elle.

Personne ne rit. Ils s'assirent, se regardèrent puis regardèrent Bella.

Elle quitta Roscoe des yeux. "Quoi? C'était une plaisanterie," dit-elle.

Edward la regarda puis il s'approcha d'elle et s'agenouilla en prenant sa joue abimée contre sa main.

"Pas tous les hommes, amour. Les vrais hommes ne se servent pas de leurs poings pour 'parler' ou 'discuter'. Les vrais hommes utilisent les mots pour communiquer," dit-il tranquillement en luttant contre la nausée qui menaçait de le submerger.

Bella regarda autour d'elle et vit que tout le monde hochait la tête pour confirmer cet argument. Ensuite elle se mordit la lèvre. "Alors j'en déduis que c'est moi?"

"Non! Bella ce n'est pas toi! Ce sont les hommes qui n'arrivent pas à se contrôler et pensent que c'est comme ça qu'il faut faire, maltraiter et blesser les femmes et les enfants! Ce n'est pas ta faute," dit Edward impérativement.

Elle hocha la tête mais ne dit rien de plus.

Edward regarda les autres pour trouver un peu d'aide jusqu'à ce que Jasper lui sourit avec sympathie. "Bells?"

Elle leva la tête pour le regarder. "Nous t'aimons et nous sommes tous là pour toi."

Elle sourit tristement.

"Nous devrions aller nous reposer, demain nous faisons les foins. Et les enfants vont se lever tôt. Il faut tous que nous allions aider," dit Emmett tout à coup et tout le monde acquiesça.

Jasper s'éloigna pour passer un coup de téléphone et pour pouvoir obtenir une entrevue avec Mark et Emmett alla fermer les portes tandis que Bella et Edward allaient à son appartement.

Edward vérifia deux fois que tout était bien fermé après que Bella eut insisté et elle installa Roscoe sur son coussin en peau de mouton dans un coin du salon.

Elle s'était douchée et changée plus tôt et avait mis des vêtements qui appartenaient à Bree, elle jeta un sweat-shirt à capuche beaucoup trop grand pour elle qu'elle avait sorti de l'armoire d'Edward avant de grimper dans le lit.

Edward se déshabilla rapidement et se glissa à côté d'elle, elle se lova tout contre son torse.

"Tout va rentrer dans l'ordre, Bella. Nous sommes tous là pour toi," dit-il dans l'obscurité.

Elle fixa la pleine lune par la fenêtre de sa chambre et soupira.

"Je l'espère aussi," dit-elle doucement avant de fermer les yeux pour lutter contre la montée de larmes.

Si c'était vrai, comment se faisait-il qu'elle se sentait comme si rien ne serait plus comme avant?


Voilà c'est fini pour aujourd'hui.

Nous avons rattrapé la version originale, il faudra attendre que l'auteur poste le chapitre suivant.

Merci à toutes pour vos gentils mots et commentaires…

Passez un agréable week-end

A bientôt!