Hope Springs appartient à justginger
N'oubliez pas que cette fic est rated M
Un peu de drame aujourd'hui mais pas trop!
Bonne lecture!
CHAPITRE 30
Partir
La fin de l'année universitaire de Bella et le début de l'été arrivèrent si vite que Bella ne put y croire. Le mois de mai était là et avec lui toutes les promesses merveilleuses qui annonçaient un bel été.
Il lui semblait être de retour après une pause de printemps bien trop courte et elle s'était débattue en fin d'année avec ses examens et maintenant elle faisait ses bagages dans sa chambre à la pension tout en bavardant avec Melissa, la femme de Peter Stubbs.
"… c'est ce que je te dis Mel, il ne me tarde pas d'être loin d'Edward pendant un mois entier! Nous nous sommes promis que nous ne referions pas cette 'sorte de séparation' de nouveau."
Bella écouta d'une oreille en regardant d'un œil inquisiteur autour de la pièce. Finalement elle avait fini de tout emballer.
Avec un soupir elle se dirigea vers le siège de la fenêtre alors que Melissa lui énonçait toute une série de raisons pour lesquelles elle devait venir passer le mois de juillet dans sa 'famille' en Arizona et pas en Californie avec Edward.
Après quelques minutes Bella coupa la tirade de Melissa. "D'accord! D'accord! Purée qu'est-ce que tu es bavarde! Ecoute il faut que j'y aille, mais je t'appellerai plus tard, une fois que j'aurais pris mes réservations, d'accord ?"
Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre. Sa petite coccinelle était là. Rien que le fait de la voir la fit sourire et avec un frisson d'excitation elle se précipita pour prendre ses derniers bagages et son sac à main.
Elle ferma la porte à clé et alla vers la salle à manger où quelques attardés prenaient leur petit-déjeuner.
Dash lui sourit et tapota la chaise à côté de lui.
Bella salua tout le monde tranquillement et s'assit.
"Hmm – bonjour," murmura Dash en avalant rapidement.
Elle rit et se servit du jus d'orange.
"Tu es pressé de partir," lui demanda-t-elle.
Il acquiesça. "Ouais, putain, je ne peux pas croire que nous allons rencontrer les parents l'un de l'autre cet été, tu sais?"
Elle sourit. " Eh bien sauf si le papa de Casey est complètement aveugle, il va t'aimer de la même façon que sa mère le fait déjà. Ne t'inquiète pas autant mon ami."
"Que vas-tu faire maintenant?" lui demanda-t-il pour changer de sujet.
"Je vais à New-York puis à Boston pour quelques jours et ensuite je veux juste rentrer et me détendre à la maison pendant quelque temps avant de reprendre les cours cet été. Ensuite j'irai passer du temps avec les amis de mon père à Phoenix pendant qu'Edward ira comme tous les ans à la clinique de Santa Barbara.
Dash remarqua les fines rides de tension autour de sa bouche et il pointa sa fourchette vers elle. "Fais attention à ton expression quand tu dis ça car de là où je suis assis, il semblerait que tu viennes de manger un citron!" la taquina-t-il et Bella souffla tout en beurrant une tartine.
"Bon je ne suis pas très emballée ni Edward d'ailleurs mais ce n'est que pour deux ou trois semaines," admit-elle à contrecœur.
Dash rit et lui donna un coup de coude pour jouer. "Allez Bella ; je suis sûr que tu peux survivre quelques semaines sans le doc!"
"Tais-toi donc!"
Ils discutèrent tranquillement tout en mangeant le petit-déjeuner. Lorsqu'ils eurent fini Bella s'excusa et se dirigea vers le petit bureau de Mme B. qui avait été aménagé dans un coin de la très grande cuisine.
"Entre Bella! Ça y est tu as tout emballé? Tu es prête pour ton été?"
"Oui. Je veux juste rendre mes clés et vous dire que j'ai fermé. J'ai étiqueté deux boites de manuels dont je n'ai pas besoin à la maison, est-ce que vous pourriez les garder pour moi?"
Mme B sourit. "Bien sûr. Tu n'as qu'à les laisser dans la chambre et si je ne peux pas les porter, le jeune homme qui tond la pelouse se fera un plaisir de m'aider.
Bella opina et pendant un instant il y eut un silence gêné entre les deux femmes avant que Mme B ne s'éclaircisse la voix. "Bella, je voulais te remercier de ne pas avoir utilisé les actions de ce monstre contre moi, je suis vraiment tellement désolée, ça ne m'était jamais arrivé de me sentir comme ça."
Bella posa sa main sur celle de la dame plus âgée. "S'il vous plait tout ça est passé maintenant et tout va bien d'accord? Il faut laisser le passé là où il est et c'est tout, pouvons-nous faire ça?"
Elle sourit avant de se lever et de serrer impulsivement Bella dans ses bras. "Tu es une jeune femme merveilleuse Bella et je suis heureuse que tu reviennes à l'automne."
"Eh bien je reviendrai d'abord pour les cours de cet été," dit-elle doucement et Mme B. lui fit un signe de la main. "Je ne comprends pas du tout pourquoi tu as besoin de prendre des cours en été, tu es la fille la plus intelligente de ce campus!"
Bella lui sourit. "Je veux aller vite et finir mes études pour passer tout mon temps avec mon 'fringant jeune homme' comme vous l'appelez!"
Elles se dirent au revoir et Bella alla vers la porte d'entrée où l'attendait Dash avec ses bagages.
"Allez, dépêche-toi un peu Swan ou je vais me faire une hernie là!"
Elle rit et lui donna un coup de poing joueur dans le ventre. "Oh, n'y pense plus et ça va passer!"
Les deux amis firent une pause sur le trottoir et s'embrassèrent. "Assure-toi que Doc s'occupe bien de toi, d'accord?"
Elle fit un petit sourire. "Et toi ne fais rien de dégoûtant pour te faire détester!"
Bella et Dash étaient devenus de très bons amis et heureusement ni Casey ni Edward n'étaient jaloux du temps qu'ils passaient ensemble à parler ou à rigoler. Dash avait essayé d'expliquer pourquoi il était si protecteur avec Bella et ce qui était le plus proche de la vérité c'était qu'il la considérait comme la petite sœur qu'il n'avait jamais eue et il aurait tout fait pour elle.
Après un dernier rire, Bella entreprit le long voyage qui allait la ramener à la maison.
Ooo HS ooO
Une fois de plus Edward cria un avertissement à Apples alors qu'elle courait vers lui pour bondir sur Roscoe qui était profondément endormi.
"Apples – vilaine fille! Arrête ça maintenant!" dit Edward aussi sévèrement qu'il put, alors que le chiot de presque six mois l'ignorait complètement et sautillait sur Roscoe, mordillant son cou et son ventre dans le seul but de le réveiller.
Ce dernier commença à grogner et tous les deux se mirent à détaler à travers la maison, glissant sur les parquets cirés jusqu'à ce qu'Edward gronde "DEHOOORS!" et après avoir échangé un regard rapide ils se précipitèrent par la porte de derrière.
"Sales bêtes!" grommela-t-il pour lui-même en allant dans la cuisine pour trouver le bol d'eau renversé sur le sol carrelé et avec un hochement de tête et un soupir résigné il alla chercher la serpillère pour nettoyer – encore une fois.
Bella était en train d'arriver et elle refermait sa portière juste au moment où Edward hurlait aux chiens de sortir.
Elle rigola et se précipita dans l'allée et ouvrit la porte d'entrée.
" … sales bêtes! Putain mais à quoi je pensais lorsque j'ai pris un autre chien. Ce n'est pas un chien, c'est un monstre! Oui madame, tu m'as bien entendu, tu es un monstre! Un sale gosse! Nous les hommes étions très heureux avant que tu n'arrives! Pas vrai Roscoe?" Il y eut un moment de silence et Bella vit que Roscoe léchait le museau d'Apples avec affection.
"Traitre! Tu as craqué sur ses œillades et son regard de chiot malheureux, mon ami! Tu seras déçu…"
Bella tenta d'étouffer ses rires mais Edward l'entendit et se retourna. "Bébé! Tu es arrivée! Regardez les gars, maman est à la maison," dit-il en laissant tomber le balai et en la rejoignant.
C'était comme si tout son être reprenait vie alors qu'il regardait Bella en train de rire à cette conversation qu'il avait avec les chiens.
Bella passa les bras et les jambes autour d'Edward et il la poussa doucement contre l'encadrement de la porte.
"Salut 'maman'," chuchota-t-il contre ses lèvres.
Elle engloutit son murmure et son chuchotement en sentant sa langue s'introduire entre ses lèvres pour un baiser intense.
"Humm salut 'papa'. Les voisins t'ont encore entendu crier après le 'enfants'," plaisanta-t-elle quand ils manquèrent d'air.
Il appuya son front contre le sien et laissa échapper un soupir dramatique et puis fut silencieux pendant un moment en profitant pour respirer son odeur.
Bella avait été très occupée par ses études pendant ces trois dernières semaines et elle n'était pas rentrée à la maison et même si Edward était allé lui rendre visite un week-end, ils n'avaient pas vraiment passé beaucoup de temps ensemble.
Bella souffla avant de respirer son odeur.
"Tu m'as manqué."
Il déposa un tendre baiser sur son front, le bout de son nez, ses joues avant de reprendre ses lèvres et ils se mirent à gémir lorsque leurs langues se rencontrèrent et se battirent avant de se séparer, se souriant l'un l'autre.
"Salut mon petit amour. Tu m'as tellement manqué mais maintenant tu es à la maison nous allons donc laisser rentrer les monstres pour qu'ils te saluent parce que j'ai l'impression que Apples a vraiment beaucoup de choses à te 'raconter'. "
Bella rit en voyant Roscoe et Apples aboyer et sauter près de la porte de derrière, attendant impatiemment qu'Edward leur permette d'entrer.
Peu de temps après qu'elle soit venue vivre avec eux, ils avaient découvert que non seulement elle était une fana de balle mais aussi qu'elle était très bavarde.
Elle pouvait gémir et se lamenter et faire connaitre tous ses désirs et besoins en 'parlant' à celui dont elle avait besoin d'attirer l'attention.
Elle aimait aussi ses jouets et autres balles autant que ceux de Roscoe et ça ne lui posait aucun problème de les lui emprunter pour son usage.
Le chiot était une source constante d'amusement et une boule d'énergie inépuisable alors qu'elle faisait ce qu'elle avait à faire, elle menait chaque membre de la famille ainsi que tous les habitants de la ville par le bout du nez.
Elle était plus petite que Roscoe et Bella remarqua qu'elle avait un œil bleu et un autre noisette ce qui ne faisait qu'ajouter à sa jolie frimousse. Roscoe avait vraiment les caractéristiques du mâle – gros squelette, râblé, Apples était petite avec des traits fins ce qui ne laissait aucun doute sur son sexe.
Les autres caractéristiques étaient qu'Apples était très mignonne, intelligente mais elle s'était révélée deux fois plus têtue que son partenaire plus âgé.
Edward l'avait inscrite à des cours de 'dressage' comme il l'avait fait pour Roscoe sauf que Apples avait été exclue au deuxième jour lorsqu'elle avait décidé que l'ordre 'assis' signifiait 'joue à attaquer tes amis' semant le chaos complet alors que tous les autres chiots grognaient, faisaient les fous et en étaient très heureux.
Ce jour-là Rosalie et l'éleveur à qui Edward avait acheté Apples étaient venus la voir en action, et ils n'avaient pas été déçus.
L'éleveur dévisagea Edward qui était écarlate de confusion essayant de lui expliquer que ce n'était pas lui qui avait appris à 'ce spécimen parfait' à se conduire aussi mal.
Rosalie avait rit à s'étouffer et elle n'avait pas pu attendre pour aller raconter à tout le monde comment le grand et calme docteur Cullen était resté sans voix et désarmé devant une petite boule de poil de six kilos!
Se promener avec Roscoe et Apples était quelque chose de différent – Roscoe était habitué à courir près de son maître et même s'il lui arrivait de s'éloigner il revenait dès qu'on l'appelait. Mlle Apples sautait, roulait, s'éloignait. Il était tombé deux fois pour éviter de lui marcher dessus et finalement il décida tout simplement de promener les chiens puis de les laisser à la maison quand il allait faire son jogging quotidien.
Apples jappait et les rires de Bella le firent revenir au présent et il vit qu'elle était assise par terre, Apples debout contre son épaule pour essayer de la lécher.
"Apples – ça suffit!" commanda Edward, Roscoe roula des yeux et attendit patiemment que Bella lui montre un peu de son amour pour lui.
Il se demandait pourquoi son maître humain était si lent à comprendre : Apples n'écoutait personne sauf lui quand il l'obligeait à l'écouter. Bon, ce n'était pas très souvent, elle était si sacrément mignonne spécialement lorsqu'elle se pelotonnait contre lui ou qu'elle léchait son nez…
"Ros, viens par là et montre-moi comment tu m'aimes mon gars!" l'encouragea Bella et il vint rapidement et mit son nez dans son cou.
Edward regarda ce nœud de bras, de jambes et de fourrure sur le sol et secoua sa tête. " On ne va jamais pouvoir lui apprendre quoi que ce soit, si tu continues à encourager son mauvais comportement!"
Bella rit de nouveau et se releva en brossant les poils de sur son short en jean coupé et sur ses jambes.
"Oh allez! Admets juste que tu l'aimes!"
Sur ce, Apples s'assit à ses pieds et le regarda admirativement. Il soupira et la prit dans ses bras.
"D'accord, d'accord!" Il rit alors qu'elle commençait à le lécher avec enthousiasme. "Je t'aime, je j'aime!"
Une fois que les chiens furent nourris et que leur bol d'eau fut rempli, Apples s'affala et s'endormit, laissant Roscoe s'allonger sur le sol froid et somnoler dans un coin, alors qu'Edward et Bella se dirigeaient à l'étage pour se retrouver.
Bella était étendue sur le torse d'Edward, une main enroulée autour de son cou et l'autre passée derrière sa nuque caressant ses petits cheveux.
Elle laissa échapper un soupir de contentement. "C'est trop bien, il me semble que nous n'avons pas passé de moments comme celui-là depuis si longtemps."
Edward laissa sa main caresser ses cheveux un moment encore. "Ça fait longtemps. Tu as été si occupée que nous n'avons pu nous voir que quelques fois par ci par là, quelquefois au lit mais maintenant nous avons tout l'été."
Il s'étira paresseusement et se détendit une fois de plus bougeant sa jambe ainsi Bella put poser l'une des siennes par-dessus ses hanches.
"Humm, eh bien presque tout l'été…" chuchota-t-elle.
La main d'Edward s'arrêta. "Oh! As-tu décidé d'aller à Phoenix alors?"
Ils en avaient discuté depuis plusieurs semaines et chaque fois, Bella avait refusé l'idée de passer trois semaines loin de lui, peu importe les arguments qu'il avait mis en avant pour qu'elle fasse ce voyage.
Bella se redressa de façon à pouvoir le regarder dans ses yeux verts brillants. Pendant un moment ils se fixèrent et Bella sentit qu'elle se détendait en voyant son expression d'amour et de compassion.
"Ouais." Elle se mordit la lèvre et hocha la tête. "Melissa m'a encore appelée et j'ai été d'accord pour y aller pour le jour du barbecue de l'Independence Day, ce qui, a-t-elle dit, est un plus! Mais alors à propos de nos petits gars? Tu vas en Californie et je serai à Phoenix, que…"
Edward posa un doigt sur ses lèvres, "Hein ha," il secoua la tête. "Pas d'excuse à cause des chiens. Ma'm et Pa', Alice et Jaz ainsi que Em et Rose nous ont supplié à maintes reprises de leur confier les chiens. Ils seront aimés, gâtés et éduqués par tout le monde. Enfer, ils ont déjà des plats spéciaux au pub chez Alistair et je ne peux pas marcher dans la rue sans que quelqu'un ne m'arrête pour les flatter."
Bella sourit fièrement. "Bon ce n'est pas de ma faute si tu m'as trouvé le plus mignon bébé de ce côté-ci du Grand Canyon!"
Il sourit avec indulgence avant de prendre une mèche de ses cheveux pour la remettre derrière son oreille. "Il faut que tu y ailles Isabella. Je te promets je suis juste à un coup de fil de toi. Si tu y vas et que tu veuilles vider le box c'est très bien. Garrett et les gars respecteront tes souhaits mais il faut que tu voies ce que Charlie a laissé pour toi, mon petit cœur. Il faut que tu découvres qui il était pour savoir qui tu es. Je me fiche de tes origines mais d'où tu viens est important pour comprendre qui tu es. Si tu as besoin que je sois avec toi, je te promets que j'arriverai par le vol suivant. Je te le promets mais promets-moi une chose, essaie, promets-moi d'essayer."
Elle cligna des yeux et le cœur d'Edward se brisa presque en voyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Il les essuya avec ses pouces avant de se pencher et de l'embrasser tendrement.
"Je t'aime tellement, mon amour."
"Je t'aime," dit-elle d'une voix rauque avant de cacher sa tête dans le creux de son cou.
Il lui caressant le dos doucement appréciant la sensation de tenir sa petite-femme dans ses bras à nouveau. Dieu! Elle lui manquait tellement que ça lui faisait mal! Il ne voulait rien de plus que la lier à lui pour qu'elle ne le quitte jamais mais il savait aussi combien il était important pour elle qu'elle déploie ses ailes peu importe s'il fallait qu'il la laisse partir, il savait qu'il ne pourrait pas la retenir.
C'était la raison pour laquelle la bague avec le diamant était toujours en sécurité dans le coffre. Il lui avait tous dit de faire sa demande mais il se retenait.
Il voulait se marier avec Bella plus que tout autre chose mais il voulait aussi, il avait besoin qu'elle vienne à lui de son plein gré.
Il voulait qu'elle soit sûre de vouloir s'installer à Hope Springs, de le vouloir lui parce que si elle ne l'était pas et qu'elle le quittait ensuite il savait qu'il ne pourrait jamais s'en remettre.
"Qu'est-ce qui ne va pas?"
Edward la regarda, elle le fixait avec intérêt et il posa rapidement un sourire sur son visage en ignorant le pincement de son cœur.
"Tout va bien, amour. Je pense que j'ai juste faim! Est-u prête pour un déjeuner tardif? Nous pourrions aller au pub parce que ce soir nous avons ton dîner de bienvenue. Viens allons nous doucher."
Bella le regarda se lever et disparaitre dans la salle de bain. La grimace sur son visage s'accentua.
Putain que se passait-il avec lui?
Depuis Noël, elle avait remarqué qu'Edward était devenu distant et avait presque toujours un regard triste sur son visage. Au début elle l'avait ignoré mais ça devenait de plus en plus difficile de ne pas le voir. Chaque fois qu'elle lui demandait, il disait que "ce n'était rien" ou "que c'était le travail" mais elle savait qu'il y avait autre chose et cette pensée seule lui faisait peur.
Cette fois ci elle était décidée à découvrir ce qu'il se passait. Si Edward ne voulait plus être avec elle alors il fallait qu'il soit fort et qu'il le lui dise. Si elle le rendait malheureux alors elle s'en irait.
Elle haleta à la douleur qui la traversa à l'idée de le quitter. Elle enroula ses bras autour d'elle pour la garder à l'intérieur.
"Bella, tu viens te doucher, amour?" l'appela-t-il.
Elle laissa échapper un petit soupir. "Euh, j'arrive!" répondit-elle et elle se mit sur ses jambes qui n'étaient pas aussi solides que ce qu'elles devraient.
Il n'était pas question qu'elle le laisse partir sans se battre! Elle pensa qu'elle devrait juste trouver un moyen de lui montrer qu'elle le voulait pour toujours.
Ooo HS ooO
Deux semaines plus tard elle n'avait toujours pas trouvé de plan et elle n'était pas encore sûre de ce qui mettait Edward dans cet état.
Le pire c'était que plus elle lui demandait plus il semblait la rejeter. Bella était occupée avec des cours en ligne et puis elle ferait une pause la troisième semaine de juin quand elle rentrerait de Johnson où elle avait trois jours de cours.
Elle entrait officiellement dans sa dernière année d'université et elle était excitée parce qu'après tout le dur travail qu'elle avait fourni, elle avait réussi à obtenir deux des trois examens qui lui étaient nécessaires pour décrocher sa licence d'enseignement en école élémentaire. Il ne lui restait plus que deux cours à suivre pendant le semestre qui arrivait et le reste du temps serait pour apprendre à enseigner à l'école élémentaire de Hope Springs.
Elle avait passé beaucoup de temps à discuter avec ses amis et avec sa famille mais même si la plupart du temps Edward était juste à côté d'elle, ils ne se parlaient guère.
Lorsqu'ils le faisaient, c'était superficiel ou pour les affaires courantes et Bella était de plus en plus frustrée. Elle était repartie dans son appartement quelques jours auparavant essayant de faire réagir Edward mais il lui avait juste sourit et dit que probablement elle travaillerait davantage là-bas!
Elle avait chargé ses vêtements dans la voiture après y avoir mis les deux chiens et elle avait descendu la route pendant qu'Edward restait dans la cour ne semblant pas concerné.
Roscoe et Apples aimaient beaucoup être à la ferme car il y avait plus d'espace et bien qu'ils soient supposés rester enfermés dans la cour arrière, ils trouvaient des moyens de s'échapper et ils passaient des heures à roder dans les bois, se tremper dans la petite rivière à poursuivre des papillons, des lapins et toutes les autres choses qui pouvaient être chassées.
Bella jeta son stylo à travers la pièce et se leva. Elle était malade de la distance qu'Edward mettait entre eux et elle n'avait pas du tout bien dormi sans lui et elle avait fini par faire venir Roscoe et Apples dans son lit tellement elle avait besoin de sentir une présence à côté d'elle.
Esmée était assise au comptoir de la cuisine, en train de chercher quelques idées sur internet pour changer la déco de la salle de séjour. Cela faisait quelques années qu'elle avait été refaite et après leur voyage, Esmée avait la tête remplie d'idées nouvelles pour toute sa maison.
Elle entendit la porte du vestiaire s'ouvrir et elle sourit lorsque Bella apparut dans la cuisine.
"Salut chérie! Qu'est-ce qui t'amène ce matin?" demanda-t-elle à Bella qui était près de la cafetière en train de se servir un grand café avant de rejoindre Esmée au comptoir.
Elle regarda au dehors par la fenêtre de la cuisine pendant quelques minutes avant de soupirer et de regarder sa 'mère' et amie avec des yeux tristes et fatigués qui étaient inhabituellement ternes.
"Je suis juste fatiguée," dit-elle en offrant un demi-sourire à la femme plus âgée qui se leva rapidement pour aller chercher un muffin aux myrtilles, de la crème et du beurre frais qu'elle déposa devant elle.
Bella brisa le muffin et le grignota distraitement le gâteau moelleux.
"C'est bon," Esmée attendit patiemment que Bella veuille parler. Elle connaissait ses enfants et elle savait que Bella avait besoin de réfléchir avant de parler et de s'ouvrir aux autres.
Finalement elle regarda ses mains avant de lever ses yeux brillants de larmes et elle renifla. "Je pense – euh, je pense qu'Edward est fatigué de moi," dit-elle si doucement qu'Esmée dut se pencher pour comprendre ses mots.
Une fois qu'elle eut compris elle se rassit correctement avec une expression choquée sur le visage, "Quoi? Oh Bella chérie ce n'est pas vrai! Edward t'aime tellement!'
Bella secoua la tête. "Je ne pense pas …"
"Qu'est-ce qui te fait dire ça, Bells?"
Elle passa ses mains sur ses yeux pour les essuyer, chassant les quelques larmes qui s'étaient invitées et se leva. Elle regarda l'allée par la fenêtre avant de se retourner vers Esmée.
"Il se passe quelque chose. Il agit bizarrement depuis Noël. C'est comme si il voulait me dire quelque chose ensuite il a ce regard résigné et il ne dit rien. Il me regarde et c'est presque comme s'il essayait de se souvenir à quoi que je ressemble ou quelque chose de ce genre. Et il continue de me demander si je suis sûre de vouloir rester dans le Vermont une fois que j'aurai mon diplôme ou si je veux 'déployer mes ailes'! Putain qu'est-ce que ça signifie?" Elle se mit à arpenter la pièce furieusement et en oubliant presque la présence d'Esmée.
Frustrée, elle fit courir sa main dans ses cheveux. "Et autre chose! Lorsque je lui demande de faire un petit voyage de quelques jours avant que je ne parte, parce que nous avions parlé d'aller à New York ou à Boston, eh bien, il hausse les épaules et suggère que je demande à mes amis plus jeunes d'y aller avec moi! C'est comme s'il ne supportait plus d'être dans la même pièce que moi, au même endroit que moi! Putain qu'est-ce qu'il se passe? Il agit comme si j'étais Bree et que lui soit le vieux bonhomme! Je suis… je suis juste… AAAgh!" Elle laissa échapper un grognement de frustration.
Elle arrêta de s'agiter et se tourna pour voir non seulement Esmée assise au comptoir mais aussi Carlisle qui était appuyé contre l'embrasure de la porte les bras croisés sur son torse avec un regard amusé sur le visage alors que ses yeux étaient remplis de sollicitude.
"Heu, bonjour? Désolée pour le langage et le reste, il semblerait que j'ai oublié que j'étais ici," murmura-t-elle alors qu'elle devenait rose vif.
Carlisle secoua la tête et avança. "Alors mon fils te rend folle, n'est-ce pas?" fut tout ce qu'il dit en s'approchant d'Esmée pour lui déposer un baiser sur le sommet de la tête.
Elle souffla et acquiesça. "Quelque chose comme ça. Ecoutez je suis désolée, ce n'est pas votre problème et Edward est votre fils et oui, c'est lui que vous devez soutenir."
Esmée leva une main pour l'empêcher de poursuivre. " Maintenant Isabella, arrête de dire n'importe quoi. Tu es autant notre fille qu'Edward est notre fils." Carlisle opina. "Ceci étant dit ça me fait de la peine que vous deux, intelligents comme vous êtes, ayez une telle merde dans la tête quand il s'agit de communiquer!'
Bella et Carlisle restèrent bouche bée, choqués mais Esmée continua comme si de rien n'était. "Sérieusement! Je vais vous enfermer dans une pièce et vous obliger à vous parler! Après ce qui est arrivé la première fois qu'il s'est enfui à la clinique ensuite toi et ce monstre et maintenant - pourquoi me donnez-vous envie de vous gifler tous les deux?"
Bella recula instinctivement en voyant le regard très contrarié d'Esmée. Si ses cheveux roux et ses yeux verts n'étaient pas la preuve évidente de son tempérament, l'inquiétude sur le visage de Carlisle lui montrait qu'il fallait qu'elle soit prudente.
"Es…" commença-t-elle mais le regard désagréable d'Esmée la coupa.
"Arrête de parler, Bella." Elle se recula du comptoir et se mit debout. Elle repoussa les mains que Carlisle avait posées sur ses épaules pour la calmer et s'appuya contre le comptoir pour fixer Bella.
"Pendant des jours, des semaines, des mois, toi et Edward avez trainé par ici, il est comme un chat sur un toit brûlant et tu l'encercles comme s'il allait s'enfuir ou exploser ou autre chose encore!" Elle agita ses mains en l'air. "Demande-lui! Fais-le parler! Force-le à s'ouvrir parce que je jure que je ne veux pas avoir de drame ici cet été!"
La première réaction de Bella face à la colère d'Esmée fut de fuir et de se cacher et elle était sur le point de le faire lorsque Carlisle intervint.
"Esmée, ça suffit! Bella, reste là et s'il te plait écoute-moi."
Elle s'arrêta près de la porte et se retourna à contrecœur.
Ses yeux allaient d'Esmée à Carlisle qui n'avait pas bougé. Il n'y avait aucune trace de colère dans ses yeux seulement de l'attention.
Elle hocha la tête une fois et attendit qu'il parle.
"Esmée ne s'y prend pas bien mais je comprends sa frustration et la tienne. Nous avons tous une idée de ce qu'il se passe pour Edward mais même toute notre affection n'a pas suffi à raisonner cette tête de mule. Mais il y a une chose que je sais avec certitude et c'est que mon fils t'aime de tout son cœur et je sais que tu l'aimes de la même façon, non?"
Elle haussa les épaules. "Et alors quoi?"
"Alors quoi? Eh bien il me semble que tu l'aimes autant qu'il t'aime. Bien qu'il soit plus âgé, Edward est très en retard émotionnellement quand il s'agit de mettre des mots sur ses sentiments. C'est à toi d'être l'adulte dans ce cas et de faire ce que te dit Esmée – force-le à te parler."
Bella fronça les sourcils. "Mais comment? Je lui ai demandé je ne sais combien de fois qu'est-ce qui n'allait pas et il me répond juste 'rien' et ensuite il passe à un autre sujet!'
Carlisle sourit. "Viens assieds-toi Bella. Je vais juste passer un coup de téléphone à l'un de mes très vieux amis, Godfrey Jeffers qui s'occupe avec sa femme Winifred d'un centre aéré près du Lac Katanga vers Nashua, New Hampshire et je pense que nous aurons peut-être la chance de pouvoir résoudre cette énigme."
Pendant les deux heures suivantes Bella écouta et discuta jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle n'avait pas vraiment le choix dans ce qu'elle pouvait tenter.
Après avoir téléphoné à quelques personnes elle fut prête. Elle essuya quelques larmes sur ses joues et espéra qu'elle n'allait pas regretter cette décision.
Carlisle l'attendait à sa voiture et Esmée était là aussi.
Elle l'étreignit fortement. "Il me semble que je suis toujours en train de te dire au revoir, ma douce fille. Je te promets que c'est exactement ce qu'il faut faire. Tu passeras un bon moment et Edward auras le coup de pied au cul qu'il mérite et dont il a besoin. Nous t'aimons."
"Merci Ma'm je vous aime aussi," chuchota-t-elle avant de monter la voiture noire de Carlisle qui ne perdit pas de temps, démarra et partit.
Bella soupira en regardant le paysage changer comme elle laissait Hope Springs derrière elle.
Elle se tourna pour regarder Carlisle. "Tu es toujours en train de me sauver."
Il rigola. "Pas plus que ce que j'ai déjà fait pour les autres de mes enfants, Bella. En même temps Godfrey a besoin d'aide. Lui et sa femme sont très reconnaissants que tu sois disponible pour les trois prochaines semaines pour t'occuper des petits du groupe K dans le camp pendant que leur prof se soit remis de son appendicite. Vraiment tu fais une faveur énorme à tout le monde et tu gagnes des crédits supplémentaires! Tout le monde est gagnant."
"J'espère ne pas avoir de retour de flammes," dit-elle à voix basse en se retournant pour regarder de hors à nouveau.
Ooo HS ooO
Edward prit le téléphone sur son bureau. "Cathy qui est le prochain rendez-vous?" demanda-t-il en réprimant un soupir.
Il devrait être dehors en train de profiter de l'été dans le Vermont avec sa petite-amie mais au lieu de ça il était coincé dans son bureau attendant des piqures d'insectes, des coupures, égratignures et autres rhumes des foins! Il regarda vers le cadre argenté posé sur son bureau.
C'était un de ces cadres dans lesquels on pouvait disposer quatre photos.
La première représentait Bella jouant dans la neige avec Bree, Emma et Brady. Ses joues étaient roses et elle était emmitouflée sous plusieurs couches de vêtements, elle était à genoux dans la neige.
La deuxième avait été prise pendant son anniversaire. Elle et Edward ils se tenaient étroitement par la taille. Des lumières féériques brillaient tout autour d'eux et ils se souriaient.
La troisième avait été prise pendant la collation qui avait suivi la remise des récompenses à laquelle ils avaient assisté et où Bella avait reçu le prix d'honneur une fois encore. Elle avait été prise lorsqu'elle quittait l'estrade et elle le cherchait du regard. Elle avait attaché ses cheveux dans un chignon lâche, elle portait une jupe droite et un chemisier blanc avec des chaussures noires, elle est était très belle. Sur la photo une de ses mèches s'était défaite et elle allait descendre les marches tout en la remettant derrière son oreille et en même temps elle plissait les yeux pour trouver Edward derrière ses cils.
Magnifique.
Mais ce fut la dernière photo qui fit soupirer Edward. Elle avait été prise quelques jours auparavant. Bella avait pris les chiens pour aller se promener et Edward lui avait dit de partir devant. Il les avait pris depuis sa maison et il était allé les retrouver tranquillement après que ce soit fait.
Sur la photo, Bella était assise sur les marches du kiosque avec Roscoe assis près d'elle et Apples couchée sur ses genoux, Bella fixait le lac avec un regard plein de tristesse ce qui lui faisait mal au cœur d'Edward.
Il savait que c'était lui qui lui faisait de la peine en se fermant mais il fallait qu'il sache si elle était sérieuse au sujet de rester avec lui! Elle allait tout juste avoir vingt ans ! Et lui allait en avoir trente et un bientôt!
Elle méritait de voir le monde et de découvrir tout ce qu'il lui offrait, pendant que lui ne serait juste qu'un petit docteur de ville et c'est ce qu'il serait jamais, pendant que Bella, bon elle pouvait aller plus…
"Excusez-moi mais vous devez attendre," dit-il alors que la porte de son bureau s'ouvrit. Il écarquilla les yeux quand il découvrit son père, sa mère et ses frères debout sur le seuil.
"Qu'est-ce qu'il se passe? C'est Bella?" demanda-t-il complètement paniqué. Pour quelle autre raison sa famille pourrait-elle être ici?
Jasper referma la porte et s'appuya contre elle en croisant ses bras sur sa poitrine. Les cheveux sur la nuque d'Edward se hérissaient de peur.
Quelque chose allait très mal.
"Assieds-toi Edward," lui demanda Carlisle doucement d'une voix qui ne tolérait pas de discussion.
Il regarda sa mère pour se rassurer mais tout ce qu'il vit fut un regard triste.
Il fronça les sourcils en s'asseyant lourdement et en s'humectant les lèvres devenues sèches soudainement.
"Quoi? Quelqu'un peut-il me dire ce qui ne va pas. C'est, oh mon Dieu, c'est Bella?" Sa voix paraissait bizarre à ses propres oreilles, tendue et rauque.
Carlisle reprit la parole. "Tu sais pour quelqu'un qui est aussi intelligent que toi, je me demande quelquefois à quoi tu penses. Fiston avant que tu ne fasses une attaque de panique, je te dirai que Bella va bien."
Edward se détendit de soulagement mais les mots suivants le firent se crisper un peu plus : "Elle était très bien une fois que je l'ai déposée à son nouveau job d'été."
"Job d'été? Quel travail? De quoi tu parles?"
"Edward…"
"Quelqu'un pourrait-il me dire ce qu'il se passe ici, putain?" grogna-t-il.
Carlisle leva les yeux au ciel : "Ne parle pas comme ça devant ta mère! Tais-toi et écoute. Tu as merdé – beaucoup. Bella est arrivée en pleurs ce matin se demandant pourquoi tu ne l'aimais plus et elle se demandait si tu en avais marre d'elle. Elle est venue voir ta mère pour trouver de l'aide et j'ai fait ce que j'ai pu pour l'aider, ça ne peut pas être pire : Bella a quitté la maison pour trois semaines et nous ne te dirons pas où elle est. Elle veut que tu réfléchisses à ce que tu veux parce que tu vous fais tu mal à tous les deux en étant aussi distant. "
Il sentit sa bouche s'ouvrir et se fermer plusieurs fois en regardant chacun des membres de sa famille mais aucun mot ne sortit.
"Maintenant il est temps que tu grandisses et que tu arrêtes de remettre les choses au lendemain fils. Cette fille t'adore et si tu ne peux pas le voir c'est que tu as besoin d'autre chose que d'un coup de pied au cul."
Sur ce Carlisle et Esmée se levèrent et marchèrent vers la porte. "Il est temps d'aller de l'avant, Edward. Si tu veux savoir si elle veut passer le reste de sa vie ici à Hope Springs avec toi, il faut que tu lui demandes. Demande-lui avant qu'elle ne sente qu'il n'y a plus rien qui la retient ici, "dit Esmée calmement.
Edward continua à fixer la porte une fois qu'elle se fut refermée sur eux et sur Emmett.
Un mouvement le ramena à la réalité. Jasper était affalé sur l'une des chaises, un regard pensif sur le visage.
Edward sentait les larmes menacer derrière ses yeux, il posa la paume de ses mains sur ses orbites avant de les retirer et de fixer son frère ainé.
"Alors shérif tu es là pour me menacer de ne pas chercher à la trouver ou pour m'analyser?" grogna-t-il.
Jasper ne répondit rien mais Edward voyait bien l'avertissement silencieux dans ses yeux. De tous les enfants Cullen c'était Jasper qui aimait le plus la tranquillité, comme son père. Avec son père ils avaient passé d'innombrables heures assis en silence sur un pont ou à marcher dans les vergers alors que la 'troisième guerre mondiale' avait lieu à la maison entre Esmée, Edward, Emmett et Bree.
Mais Edward n'avait jamais été déçu parce qu'ils n'aimaient pas les éclats et les cris ça ne faisait pas d'eux des personnes résignées au contraire. Ils étaient tranquilles mais ils étaient des combattants très efficaces et Edward avait dans l'idée que s'il poussait son frère un peu trop il allait recevoir les foudres tranquilles de son frère.
Il se leva. "Putain dis-le Jasper ; je l'ai perdue n'est-ce pas? Putain qu'est-ce qui ne va pas avec moi?"
Jasper se leva lui aussi. "Allez viens je te paie le diner et à boire. Emmett nous attend."
Il acquiesça et éteignit les lumières avant de fermer la porte de son bureau.
Cathy essaya de paraitre la plus innocente possible mais Edward savait qu'elle était dévorée par la curiosité et il savait aussi que dans dix minutes les lignes téléphoniques de Hope Springs allaient être saturées.
"Cathy, je ne reviendrait pas ce soir."
"Bien sûr Docteur Cullen. Y-a-t'il quelque chose que je puisse faire pour vous?" demanda-t-elle avec les yeux écarquillés.
Jasper ricana et poussa Edward vers la sortie. "Non merci Cathy c'est juste une fête d'anniversaire à l'avance!"
Elle fixa la porte close. "Mais l'anniversaire de Doc Edward est en novembre…" dit-elle complètement perdue.
C'est vraiment très curieux … je me demande si Darla au commissariat sait quelque chose…
"Allô Darla? C'est Cathy écoute…" elle baissa sa voix et regarda autour d'elle pour s'assurer qu'elle était bien seule.
Ooo HS ooO
Bella s'installa rapidement dans la routine facile du centre. Chaque matin elle se levait tôt et prenait son petit-déjeuner puis elle attendait de recevoir ses petits protégés. Elle n'avait que onze enfants pour le groupe des plus petits et jusqu'à présent bien qu'ils soient pleins de vie ils étaient mignons. Il y avait cinq garçons et six filles.
Elle était allée faire une visite à l'enseignant qu'elle remplaçait et elle et Nancy Dreyer devinrent vite amies. Nancy venait d'obtenir son diplôme et elle était heureuse de partager son expérience avec Bella. Elle passa les trois jours suivants à prendre des notes et à faire des changements avant que le camp n'ouvre. Elle s'était aussi habituée à vivre dans un petit chalet préfabriqué qui était l'un de ceux situés derrière la salle à manger.
Godfrey et Winifred était un couple au milieu de la quarantaine. Godfrey mesurait au moins 1 m 80, il était très baraqué et faisait penser à Grizzly Adams, avec des cheveux sauvages poivre et sel et un éclat de rire caractéristique alors que Winnie était petite et mince. Elle les apprécia dès qu'elle les rencontra et elle apprit qu'ils avaient connu Carlisle et Esmée longtemps auparavant une fois qu'ils étaient en randonnée à Hope Spring et que Winnie avait été piquée par une abeille ce qui avait déclenché une allergie.
Godfrey s'était précipité chez le médecin, Carlisle. Esmée leur offrit l'appartement du garage le temps que Winnie se remette et c'est ainsi qu'ils étaient devenus amis.
Les enfants arrivaient entre six et sept heures le matin et repartaient entre cinq et six heures et demie le soir.
La journée était très longue pour les petits et Bella avait fait en sorte d'inclure toutes sortes d'activités calmes et même une 'sieste obligatoire' après le déjeuner.
Elle apprécia beaucoup d'être à l'extérieur avec les petits et en moins d'une semaine elle fut bronzée et à son grand désarroi une poignée de tâches de rousseur apparut sur son nez et ses joues. Son teint était doré et ça lui donnait un sentiment de bien-être. Ses cheveux avaient éclairci dès les premières heures passées au soleil et dans l'eau et Bella avait de la peine à se reconnaitre quand elle tira ses cheveux en un chignon désordonné avant de passer une jupe gitane aux couleurs très vives et une chemise paysanne blanche avant de se rendre à la salle à manger.
C'était la fin de la deuxième semaine et ce matin là Winnie l'avait suppliée de rester deux autres semaines. Nancy s'était bien rétablie mais elle ne pouvait pas encore travailler à temps complet et elle devait encore passer une semaine entière chez elle avant de revenir au centre.
Winnie et Godfrey avaient été très impressionnés par Bella et ils lui avaient demandé de rester et de prendre en charge la moitié d'un autre nouveau groupe. Bella avait été tenté mais la maison lui manquait et elle allait devenir folle en se demandant ce qu'il se passait là-bas.
Comme elle l'avait promis elle avait laissé son téléphone et quelquefois elle avait appelé Esmée, Alice ou Rose et tout ce qu'elles lui disaient c'était qu'Edward avait eu beaucoup de mal à se débrouiller sans elle au début mais que la deuxième semaine s'était mieux passée.
Bella avait besoin d'avoir l'avis de quelqu'un et elle avait été contente lorsque Winnie lui annonça que Carlisle avait laissé un message lui demandant de l'appeler ce soir à vingt heures. Elle n'arrêta pas de regarder l'heure et juste avant qu'il soit vingt heures elle se rua dans le bureau.
Carlisle décrocha et Bella soupira lorsqu'elle entendit sa douce voix suave qui ressemblait tellement à celle d'Edward qu'elle se mit à pleurer.
"Ici Cullen."
Elle crut que son cœur allait s'arrêter.
"C-Carlisle? Bonjour, c'est Bella…" elle posa la main sur le micro de son téléphone pour se ressaisir.
"Hey chérie! Comment vas-tu? Est-ce que tout se passe comme tu veux? Godfrey m'a appelé pour me dire qu'il ne voulait pas te laisser repartir mais il y a quelqu'un ici qui a son mot à dire à ce sujet!" ricana-t-il et Bella renifla en riant faiblement.
"Oh ouais? Est-ce Apples et Ross sont sages?"
Carlisle secoua sa tête à la tentative, pas très subtile, de Bella pour changer de conversation.
"Oh Bells tu n'as pas idée! Tu nous manques à tous et je ne vais pas te mentir en te disant qu'Edward était sacrément énervé que tu sois partie mais une fois qu'il s'est calmé il s'est rendu compte que tu n'es pas une fille qui ne sait pas ce qu'elle veut."
Elle avait continué à pleurer en écoutant parler Carlisle et elle essayait d'être tranquille, il l'entendit et il s'arrêta de parler.
"Isabella ne soit pas triste. Ce temps de séparation n'est pas une mauvaise chose. Quelquefois les hommes Cullen sont trop têtus pour leur propre bien. Si tu ne me crois pas demande à Alice, elle a laissé Jasper l'été où elle est tombée enceinte car il avait décidé qu'elle devait se reposer vingt-quatre heures sur vingt-quatre! Elle est partie en Californie et a refusé de prendre ses appels jusqu'à ce qu'il cède. Ou alors demande à Rosalie ce qu'elle a traversé une fois qu'Emmett avait voulu s'organiser différemment, il refusait de croire qu'elle lui avait pardonné et il lui faisait ses excuses au moins dix fois par jour!" Il rigola en y repensant. "Il lui envoya tellement de fleurs qu'il fallait qu'il aille à Stowe ou à Woodstock pour les acheter! Quoiqu'il en soit il est rentré à la maison avec un vase et Rosie le lui a cassé sur la tête en lui disant de prendre les fleurs une par une et de les distribuer aux habitantes : les dames de Hope Springs n'avaient jamais aussi gâtées!"
Cette fois Bella arrêta de pleurer et elle rigola en pensant à Emmett et Jasper luttant contre leurs femmes.
"Et toi?" demanda-t-elle avant de pouvoir s'en empêcher. "Je suis désolée! Ça ne me regarde pas!"
"Non Bella, je n'ai pas honte d'admettre que je suis stupide et que j'ai presque perdu ma femme. Tu vois j'ai fait la même erreur que mon entêté de fils et j'ai pensé que je savais mieux qu'elle ce que était bien pour elle sans lui avoir rien demandé."
Il sourit tristement en s'appuyant contre le dossier de son fauteuil en cuir. Il pouvait entendre les bruits de la famille qui était en train de finir de manger et cela réchauffait son cœur comme toujours.
"Alors que s'est-il passé si je peux me permettre de te le demander?"
" Ça m'est égal. Nous étions jeunes. Je faisais mon internat à Chicago et mon grand-père est tombé malade et Esmée voulait revenir ici pour s'occuper de la ferme. A l'époque nous avions Emmett et Jasper et Essie travaillait à l'entretien des parcs. Quoiqu'il en soit j'avais dit à ma grand-mère que nous resterions à Chicago et qu'il faudrait que nous engagions quelqu'un pour diriger la ferme parce que je pensais qu'avec les enfants Esmée ne pourrait pas s'en charger."
Il resta silencieux en repensant à cette fois où il était rentré chez lui après une garde de vingt-quatre heures et qu'il avait trouvé son petit appartement vide et un mot sur la table de la cuisine.
"Ma grand-mère avait téléphoné à Essie pour lui dire notre arrangement et elle était très énervée que j'aie pris cette décision sans la consulter, elle a tout emballé, pris les garçons et m'a laissé un mot en me disant que la famille passait avant tout le reste et que si je voulais les rejoindre j'étais le bienvenu, mais que maintenant, ils rentraient 'à la maison.'"
Bella grimaça en entendant la tristesse dans sa voix. "Qu'as-tu fait?" demanda-t-elle doucement.
Il rigola, "La ressemblance est là. J'étais tellement en colère que j'aie osé appeler Esmée pour lui demander de revenir immédiatement!"
"Oh mon dieu!" grogna-t-elle.
Ils rirent tous les deux. "Oh ouais, j'étais aussi stupide que ça! Eh bien elle m'a dit de m'en aller faire un tour et elle m'a raccroché au nez. Heureusement j'ai pu transférer mon internat à l'hôpital de Woodstock et un mois plus tard je suis arrivé à la ferme. Mon grand-père était faible mais vivant et Esmée et les garçons se portaient bien. Elle était enceinte d'Edward et ça m'a fait mal qu'elle ne me l'ait pas dit alors j'ai compris que je m'étais comporté comme un idiot et pendant trois semaines j'ai dormi dans cette petite chambre dans la grange rouge alors que je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'Esmée me reprenne!"
"Waouh! Tu as dormi dans l'ancienne chambre de la grange?"
"Ouais, sauf qu'elle n'était pas aménagée à l'époque, juste un lit dans un coin! Il y avait un hangar derrière cette grange avec une douche extérieure et ma grand-mère qui était en colère contre moi aussi, déposait mon plat de nourriture sur le porche chaque soir et si j'étais en retard et bien je le mangerai froid ou pas du tout!"
Ils rirent encore puis tout fut tranquille.
"Vous me manquez tellement," dit-elle doucement.
Carlisle releva la tête car il avait perçu un mouvement et il vit Edward debout dans l'encadrement de la porte, indécis, passant sa main dans ses cheveux.
Carlisle lui fit un sourire encourageant et lui fit signe de prendre un siège. Edward avait était très patient, il était venu voir Carlisle ce matin et lui avait demandé d'intercéder en sa faveur pour que Bella lui parle.
"Eh bien tu nous manques aussi Bells. Ce n'est pas pareil sans toi mais dis-moi comment ça se passe là-bas. Comment c'est?" Il donna à Edward un avertissement silencieux pour qu'il reste tranquille et il mit le haut parleur.
"Oh! C'est très bien Carlisle! Les enfants sont adorables! J'en ai onze et nous avons des leçons le matin. Ensuite nous étudions la nature. Nous avons fait des moulins sur l'eau et nous faisons du canot sur le lac!" Elle eut un petit rire et ferma les yeux et le son de ce rire alla droit au cœur d'Edward. Un instant il se demanda s'il avait fait le bon choix puis il mit ces vieux sentiments de côté – non il fallait qu'il grandisse et qu'il lui montre qu'il l'avait entendue.
Il écouta tandis qu'elle continuait à parler.
"Je ne savais pas que jouer dans la boue était aussi amusant et je pense prendre une option 'activités en extérieur', tu devrais voir leurs petits visages lorsque je leur explique la vie d'une coccinelle ou d'un ver de terre!" Elle rit de nouveau.
"C'est très amusant ; c'est si enrichissant. J'ai un petit garçon, Tommy, qui me fait tellement penser à …" sa voix s'affaiblit et Edward l'entendit soupirer. "Il me rappelle Edward. Il est attentionné et il veut tout planifier. Aujourd'hui nous avons marché sur des rochers et il s'inquiétait tellement pour moi il avait peur que je tombe qu'il en a presque ruiné notre sortie. Sa mère est malade et il sent en insécurité mais je lui ai fait remarquer que j'étais capable de prendre mes propres décisions, alors il a été content et on a pu continuer. Il a quand même demandé ce qu'il se passerait si je me blessais et je lui ai juste dit qu'il pourrait prendre soin de moi." Bella soupira encore.
Edward savait qu'elle pensait à lui.
"Quoiqu'il en soit j'ai de nouveaux crédits, mais maintenant ils veulent que je reste une semaine supplémentaire jusqu'à ce que ma petite classe ait fini. Ils font des sessions de quatre semaines mais je ne sais pas. Vous me manquez tellement tous et," elle fit une pause et sa voix se remplit d'émotion. "Edward me manque tellement et je veux que nous nous réconcilions, tu sais. Je ne sais même pas s'il sait ce qui ne va pas et nous avons besoin de parler. Je veux dire nous sommes ensemble depuis deux ans maintenant et il continue à me traiter comme si je ne savais pas ce que je voulais."
Carlisle haussa les sourcils en regardant Edward et s'assit au bord de son fauteuil. "Bella je sûr qu'il ne s'est même pas aperçu qu'il te traitait comme une enfant mais tu sais quoi? Je pense que tu devrais finir là-bas. Ça voudrait dire que tu aurais tous les crédits dont tu auras besoin et ensuite il ne te resterait que quelques cours et des deux semestres pour avoir fini, pas vrai?"
"Oui c'est vrai. Euh Carlisle, je sais que May-May m'a conseillé de ne pas appeler Edward mais je ne veux pas faire la même chose qu'il m'a faite lorsqu'il est parti pour la clinique la première fois. Je ne veux pas qu'il pense que je me suis enfuie pour ne pas affronter la réalité. J'aime cet homme de tout mon cœur et je n'ai jamais été aussi sûre de quelque chose de toute ma vie."
Carlisle regarda Edward et hocha la tête. "Bella ne soit pas en colère contre moi mais il y a quelqu'un ici avec qui tu as besoin d'avoir cette conversation."
Ses mots furent accueillis en silence et Edward entendit un petit sanglot puis il ne put plus attendre davantage et s'empara du téléphone. "Bébé d'amour s'il te plaît ne pleure pas, je suis tellement désolé de t'avoir blessée. S'il te plaît Bella pardonne –moi."
Carlisle se leva doucement et il entendit un petit sanglot de Bella, il fit le tour de son bureau et il vit les épaules voûtées d'Edward, il posa sa main sur sa nuque, se pencha et l'embrassa sur la tempe.
Edward tendit sa main et serra celle de son père puis Carlisle se glissa hors du bureau et en ferma la porte.
Il vit que Bree et Esmée étaient dans le couloir et il leur sourit passant ses bras autour d'elles pour les emmener à la cuisine.
Esmée essuya son nez dans un mouchoir et serra Carlisle plus près. "Pour quelqu'un qui me demande de ne pas interférer, il me semble que tu as fait du bon travail d'intervention. Comment se fait-il que ton fils soit là juste le soir où Bella appelle?" demanda-t-elle en plaisantant.
Carlisle fit un petit sourire alors que ses oreilles rosissaient. "Ouais et bien Edward m'avait demandé une faveur, alors j'ai envoyé un message à Winnie pour lui dire qu'il fallait que je parle à notre fille."
"Papa tu es tellement romantique!" rigola Bree se retourna pour lui faire des chatouilles.
"Tu ferais bien ne raconter ça à personne, jeune fille ou sinon tu seras désolée de l'avoir fait!" dit-il avec un rire feint.
Esmée sourit à leurs bêtises. Bree grandissait tellement vite, c'était rare qu'elle soit à la maison sans Riley sur ses talons et qu'ils l'aient pour eux tous seuls.
Ce ne serait plus long maintenant avant qu'elle ne parte pour l'université et Esmée redoutait de ne plus avoir d'enfants dans la grande maison mais Carlisle et elle aimaient le temps supplémentaire qu'ils pourraient passer ensemble et Esmée rougit en pensant à la manière dont il pourrait passer ce temps. Ses yeux rencontrèrent ceux de Carlisle par dessus la tête de Bree et il lui fit un sourire alors que ses yeux bleus s'assombrissaient et qu'Esmée rougissait encore plus.
Sacrés hommes ces Cullen qui réussissaient à connaitre les pensées de leur femme!
Ooo HS ooO
Les deux semaines qui venaient de s'écouler avaient été un cauchemar pour Edward - et pour quiconque avait eu la malchance d'être près de lui.
Environ quatre jours après que Bella soit partie Emmett avait dû le menacer de lui casser la figure.
Edward était resté assis au coin du bar, cajolant une bière et criant après tous ceux qui posaient le regard sur lui. Une fois qu'il s'en fut pris à Makenna et l'eut faite pleurer, Alistair lui demanda de partir ce qu'il refusa de faire.
Avant que ça n'empire Mac avait appelé Emmett et Jasper. Emmett l'avait emmené au poste où il l'avait enfermé à côté de 'Harry le sans-abri' qui venait là pour trouver une douche, un repas et un lit propre chaque fois qu'il venait en ville.
Après y avoir passé la nuit et le jour suivant (qui était un dimanche, Jasper ayant refusé de le laisser sortir jusqu'au lundi matin) malheureux et affamé, il se calma assez pour réfléchir aux raisons qui avaient fait partir Bella.
Il réalisa qu'il la traitait toujours comme si elle était une adolescente malheureuse qui ne savait pas ce qu'elle voulait! Il l'incitait à explorer le monde et à réaliser ses projets mais il n'écoutait plus vraiment ce qu'elle voulait! Maintenant il était assis dans la petite cellule et il se rappelait comment elle lui avait dit à maintes et maintes reprises qu'elle ne voulait rien de plus que de rester dans la petite ville de Hope Springs et que même si elle avait envie de voyager un jour elle ne s'éloignerait jamais d'ici.
Il se traita de tous les noms d'oiseaux jusqu'à ce qu'Alice et Rosalie lui apportent le repas dimanche soir. A leur crédit aucune d'elle ne lui dit " je te l'avais bien dit !" lui montrant bien que ce qu'elles lui avaient dit pendant des mois que Bella ne pourrait plus supporter la situation. Au lieu de ça Alice lui avait ramené des vêtements de rechange et tous les trois s'étaient assis en silence pendant qu'Edward mangea son repas à la cuillère et but du thé dans une tasse en étain.
Finalement il les regarda fatigué et triste. "Si elle me laisse une autre chance, je vais lui demander de m'épouser. J'ai été un imbécile."
Rosalie opina et Alice hurla et frappa dans ses mains. "Parfait! Est-ce que ça te dirait de te marier un neuf juin?"
Edward secoua la tête, "Ali!"
Elle sourit. "Pas cette année, idiot – nous avons besoin d'un an pour organiser ce mariage. Je parle de l'anniversaire de Bella l'année prochain? Je sais que c'est un samedi. Qu'en penses-tu?" dit-elle alors que ses yeux commençaient à briller d'excitation.
Edward regarda de l'une à l'autre avant qu'un petit sourire face son apparition sur son visage. "Je pense que le neuf juin est la date parfaite – ça le sera si elle dit 'oui'."
Rosalie souffla. " Bien sûr que Bella dira 'oui' elle a le cerveau tout mou quand il s'agit de toi Edward. Elle est comme nous toutes : charmée par un joli visage et un beau parleur."
Le lendemain matin lorsque Jasper arriva au travail il fut surpris de voir qu'Edward s'était habillé et rasé et il était bien joyeux pour quelqu'un qui venait de passer trente-six heures derrière les barreaux.
Il le libéra et fut choqué lorsqu'Edward lui saute dessus et l'étreigne étroitement jusqu'à ce que Jasper se plaigne du manque d'air.
"Diable que se passe-t-il?" demanda-t-il alors qu'Edward le repoussait.
"Je vais me marier!" répondit-il.
Jasper regarda à l'intérieur de la cellule puis le regarda lui.
"Tu as pris quoi comme drogue? Tu as rechuté?
Edward rit. "La ferme mon gars! Je suis sérieux, je vais me marier!"
Jasper fit rouler ses yeux. "Peu importe. Est-ce que tu te rends compte que tu ressembles à Darla lorsqu'elle a traversé sa phase Delta Dawn* il y a cinq ans, non? Nous n'allons pas défiler en ville en smoking si?"
Edward rit. "Le 9 juin de l'année prochaine, frangin! Je suis libre, je peux partir? Il faut que j'aille présenter quelques excuses en ville."
Jasper acquiesça. "Oui tu te dois de le faire et mets Mak et Alistair au sommet de ta liste suivi de Mike, Jess, Embry – oh bon sang tu ferais mieux d'aller à la réunion municipale demain soir et faire des excuses publiques!"
Edward avait passé la semaine suivante à faire la paix avec ses concitoyens de Hope Springs puis il avait eu une longue conversation avec le Pasteur Craig qui rit bien lorsqu'Edward lui demanda de réserver le 9 juin un an à l'avance mais il le fit et réserva le samedi 9 juin de l'année suivante et il écrivit de sa plus belle écriture 'Noces Cullen et Swan'.
Ooo HS ooO
Lorsqu'Edward s'assit pour parler à Bella pendant l'heure suivante les barrières furent abaissées et lentement la douleur des semaines passées se dissipa. Ils parlèrent de tout et Edward lui expliqua que sa réticence à aller de l'avant provenait de ses propres insécurités et non pas de ce qu'elle faisait elle.
Après avoir parlé de tout, Bella décida de rester pour les deux semaines suivantes avec la bénédiction et les encouragements d'Edward. Elle finirait de travailler juste un jour avant son vingtième anniversaire.
Il lui demanda s'il pourrait venir la chercher et elle fut immédiatement d'accord. Elle ne voulait pas d'une grande fête même si elle avait aimé son anniversaire de l'année précédente, elle voulait juste passer du temps avec Edward.
Elle promit de lui téléphoner le lendemain soir et après s'être murmuré des mots doux ils raccrochèrent. Elle soupira joyeusement et sauta presque dans le lit et pour la première fois depuis deux semaines, elle dormit bien en rêvant d'yeux verts et de sourires sexys.
Edward posa le téléphone avec un sourire. Il se sentait bien depuis des mois. Il se leva rapidement et partit trouver ses parents. Il allait avoir besoin d'aide pour pouvoir mettre ça sur pied.
Bella lui avait pardonné et maintenant la seule chose qu'il avait à faire était de passer à la vitesse supérieure pour planifier l'anniversaire surprise de Bella ainsi que sa demande en mariage.
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*Delta Dawn chantée par Tanya Tucker et adaptée librement en français par Sylvie Vartan 'Toi le garçon'.
Merci à mes "revieuweuses" anonymes à qui je ne peux pas répondre
A bientôt!
