Auteur: Claire1663

Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.

Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!

Paroles d'Harry

Chapitre corrigée par Vinnie que je remercie infiniment ^^

Chapitre 1 Commémoration

- Endoloris... alors tu vas continuer à me répondre, sale ingrat... Endoloris, hurle, Endoloris...

Harry avait l'habitude des sautes d'humeur de sa tutrice mais chaque année, le 31 octobre, il avait le droit à une séance de torture, et ce depuis qu'il avait l'âge de raisonner. Toutefois, il ne lui faisait jamais la joie de l'entendre hurler. Il serrait les dents comme il le faisait actuellement en espérant que cette crise de fureur s'arrête d'elle-même.

-Tu m'ennuies, retourne dans ton placard et restes-y. Que je ne te vois pas ce soir.

Harry Potter avait grandi depuis ces quatorze années. Il était devenu plus que beau, il était magnifique. Ses cheveux d'un noir de jais totalement indisciplinés lui donnaient un air sauvage et rebelle. Il avait un corps finement musclé, dû aux nombreux exercices physiques, mais il gardait une apparence androgyne. Ses yeux étaient d'un vert émeraude scintillant, ses lèvres étaient rouges et appelaient les baisers. Mais cette apparence d'ange était cachée. Bellatrix l'avait nommé Harry Evans. Il cachait son corps dans des habits informes, trop grands. Ses yeux disparaissaient derrière de grosses lunettes. Et sa célèbre cicatrice était dissimulée par un sort. Bellatrix avait également utilisé d'autres sorts de magie noire afin de dissimuler cette beauté. Il ne ressemblait en rien à l'ange qu'il était et encore moins à James et Lily Potter.

Après avoir récupéré le bébé, Bellatrix avait décidé de se faire discrète. Elle changea de nom pour celui d'Isabella et se maria à un sorcier neutre. Elle mit au monde trois enfants, des jumeaux dont la présence de cerveaux restait à démontrer, Vincent et Gregory ainsi qu'une fille, Lavande, dont la superficialité n'avait d'égale que la stupidité de ses frères. Lorsqu'Harry eut quatre ans, le sorcier voulut lui permettre d'aller retrouver des jeunes sorciers de son âge. Malheureusement ce sorcier mourut quelques temps après dans de mystérieuses conditions, laissant à sa veuve éplorée une certaine fortune lui permettant de vivre convenablement, ainsi que l'éducation des enfants.

Bellatrix partit sans se retourner, laissant Harry sur le sol de la cuisine à demi conscient. Il se releva avec peine mais, comme tous les ans, il n'alla pas se diriger vers son placard. Il sortit de la maison et prit la direction de la berge où attendaient ses meilleurs amis : Ron et Hermione.


POV Harry

Ron, Hermione, comment aurais-je pu faire sans eux? Je me rappelle de la première fois que je les ai vus. Les Weasley sont mes voisins, malgré cela, je ne les voyais pas souvent. Il faut dire que Bellatrix ne me laissait jamais sortir. Je restais enfermé dans la maison toute la journée à faire des tâches ménagères sans l'aide de la magie. Je ne suis qu'un simple cracmol comme n'arrête pas de me répéter ma tutrice. Je n'ai jamais pu faire de magie. Est-ce pour cela que mes véritables parents m'ont abandonné? Etais-je un tel monstre, à leurs yeux, qu'ils ne pouvaient me voir sans être dégoûtés? D'après elle, je les ai poussés au suicide tellement je leur faisais honte.

Je ne pouvais alors qu'observer mes voisins, cette famille si aimante et soudée, vivre heureux. Un jour, alors que ma tutrice m'avait laissé croupir dans le jardin après m'avoir frappé jusqu'au sang avant son départ pour un de ses voyages d'affaires, j'ai rencontré Ron. Je devais avoir six ans. Lors d'une partie de Quidditch, il avait laissé tomber une des battes dans notre propriété. C'est là qu'il ma vu, baignant dans mon sang. Il a aussitôt appelé sa mère. Ils m'ont soigné et nourri pendant une semaine. Ce fut la plus belle semaine de ma vie. Malheureusement, je dus rentrer chez ma tutrice. Je ne voulais causer aucun désagrément à cette famille. Depuis, Ron venait me voir pratiquement tous les jours. Alors que je lui avais dit que c'était dangereux, il alors m'avait rétorqué :

-T'es pas bien, tu fais les meilleurs gâteaux que je n'ai jamais mangés. Je ne suis pas assez fou pour les laisser à l'autre folle, ni pour ne pas les déguster. Faut bien que quelqu'un se dévoue pour les goûter.

Sa réponse m'avait tellement interloqué que j'avais dû gober les mouches pendant dix minutes. A partir de ce jour, nous sommes restés extrêmement proches. Lorsque "la folle" me laissait faire les courses, il m'accompagnait toujours. C'est d'ailleurs lors d'une de ces matinées de courses que nous avons rencontré Hermione.

Je m'arrêtais souvent devant la librairie. J'avais tellement voulu lire et apprendre de ces livres traitant de la magie. Je n'étais pas le seul. En fait, Hermione avait déjà lu une bonne partie de la bibliothèque et venait fréquemment à la librairie pour "approfondir son savoir". C'est ainsi que nous nous sommes rencontrés. Au début, Ron et Hermione se cherchaient souvent. Toujours d'ailleurs mais un jour, où Ron s'était moqué d'Hermione devant moi et Neville, elle s'était enfuie en pleurant.

-Je crois que tu as été dur avec elle Ron, lui soufflai-je.

Neville, que nous avions rencontré au cours de nos péripéties, tenta de la rejoindre. Malheureusement, une heure après, il vint nous prévenir qu'Hermione était coincée avec un troll des montagnes dans une des maisons abandonnées du village. Nous avions réussi à la "sauver". En fait, j'avais réussi à distraire l'attention du troll en lui sautant sur la tête et en lui enfonçant un morceau de bois dans le nez pendant que Ron utilisait le sort de Wigardium Leviosa pour frapper le troll avec sa propre massue. Depuis, nous formions un trio inséparable.

J'avoue qu'il a été dur de se séparer, surtout lorsqu'ils purent rentrer à Poudlard, mais leurs fréquentes et discrètes lettres, merci à Hermione, m'ont permis de supporter les fréquentes sautes d'humeur de ma tutrice. Et à chaque vacances, ils me parlaient de leurs cours, surtout Hermione, et Ron de Quidditch et de leurs blagues, avec les jumeaux, sur mes beaux-frères.


J'arrivai à la berge et, malgré l'interdit de Bellatrix, je fêtai avec mes amis la fin de la guerre et de Voldemort. Ils m'avaient expliqué qu'il y a 15 ans, le sorcier noir fut défait par un bébé, Harry Potter, qui avait disparu. Ses parents étaient morts. J'étais attristé par cette histoire et, en même temps, je me sentais proche de cet Harry Potter.

Ne pas connaître ses parents. Je ne savais que trop ce qu'il devait endurer. J'espérais simplement que sa vie était plus agréable que la mienne. Pour fêter cette victoire mais également la mémoire des Potter et de tous les morts de cette guerre, la population laissait flotter des bougies sur le fleuve qui rejoignait la capitale du royaume à l'école Poudlard.

-T'as réussi à sortir des griffes de l'autre folle...

CLAC !

-Mais Mione, pourquoi tu m'as foutu une claque sur la tête.

-Ronald Weasley, comment peux-tu avoir de telles paroles. Comparer Isabella aux folles... les pauvres, je les plains de cette comparaison, lui répondit Hermione en souriant.

- Toujours à vous chamailler à ce que je vois. Désolé du retard.

-Harry, tu n'as pas à t'excuser, surtout si tu nous rapportes une de ces délicieuses pâtisseries dont tu as le secret.

-Tu ne peux pas arrêter de penser à manger, soupira Hermione tout en ayant un petit sourire.

-Tiens, lui dis-je en lui lançant un brownie.

-Yes.

- Tout est prêt?

-Fffpratffiqffment

-Ron, avale avant de parler, mais pour répondre à ta question, tout est prêt, on attendait plus que toi pour allumer les bougies.

Après avoir allumé les bougies, nous les déposâmes sur le fleuve et attendîmes le signal. A 22 heures, la cloche sonna, nous signalant le départ de la cérémonie. Nous laissâmes les bougies flotter sur la rivière et se diriger vers la ville.

-On y va.

Après le signe de tête affirmatif de Ron et d'Hermione, nous nous dirigeâmes vers la colline. Du sommet de celle-ci, nous avions une vue imprenable sur la ville et le château, et par conséquent sur la cérémonie. Après les bougies, une commémoration avait lieu sur la place du village. Cette dernière se dirigeait vers le château où la famille royale faisait un discours.

-Ca vous dirait d'aller au village?

-Harry, tu n'as pas peur de tomber sur l'autre folle, s'insurgea Ron.

-On reste discrets et il n'y aura pas de problème.

- Laisse-moi douter de ton optimisme, rétorqua Hermione.

-Allez, on y va. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je dois y aller.

-D'accord, répondirent Ron et Hermione.


Au même moment, au château, deux jeunes sorciers tentèrent de dissuader leur prince de faire tourner en bourrique leur précepteur qui n'était autre que Severus Snape Prince.

- Drago, arrête tout de suite, tu vas encore te faire avoir par la chauve-souris.

- Descends de ce balai et va rejoindre tes parents pour le discours.

-Blaise, Théo, je sais que vous êtes avant tout des Serpentard, mais ce manque de courage ferait rire nos chers Gryffon...

-Ne nous compare pas à ces lions et descends tout de suite. La dernière fois, on a dû nettoyer tous les chaudrons... avec une brosse à dents. Tu te rends compte, moi, un Zabini, me salir les mains. Je me suis promis qu'il n'y aurait pas de deuxième fois donc tu restes ici.

-Cher ami, il n'y aura pas de deuxième fois, si tu as l'intelligence de ne pas te faire prendre.

-Qu'est-ce-que tu insinues?

-Allez, mes parents et tout le conseil vont être occupés avec la cérémonie. C'est le moment ou jamais de filer à l'anglaise et de revenir ni vus ni connus.

-D'accord, répondit Théo, vu que tu n'en feras qu'à ta tête autant que l'on soit là pour limiter les dégâts.

Les trois comparses prirent leurs balais et se dirigèrent vers le village où une petite fête célébrant la victoire, la commémoration et Halloween, avait lieu. Ils atterrirent dans une ruelle déserte et se dirigèrent vers la fête. A ce moment, le trio était arrivé au village et à cause de la foule, s'était retrouvé séparé. Harry essayait de retrouver ses amis tout en restant le plus discret possible. Malheureusement il se cogna contre quelqu'un et ils tombèrent tous deux à terre.

- Tu ne pourrais pas faire attention, j'aurais pu... Et Drago se tut, il venait de se tourner vers la personne qui l'avait bousculé afin de l'incendier mais deux émeraudes le regardèrent. Il avait en face de lui un ange. Il en resta bouche bée.

-Je suis désolé, j'espère que ne vous êtes pas blessé, répondit Harry.

Lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait plus ses lunettes, il rougit et s'enfuit. Drago le trouvait charmant et lorsque ce bel éphèbe se mit à rougir, il ne l'en trouva que plus beau. Lorsque soudain, son ange s'enfuit.

- Attendez, ne partez pas. Qui êtes-vous?

Mais seul le silence lui répondit. Il tenta de retrouver son ange mais celui-ci s'était volatilisé. Il se résigna à retrouver ses deux meilleurs amis.

Au même moment, Théodore, cherchant à travers la foule Blaise et son entêté de prince, percuta également une personne.

-Vous pourriez faire attention.

-Je suis désolée mais vous n'aviez qu'à regarder où vous mettez les pieds. Vous n'êtes pas seul, lui répondit Hermione.

-Je vous trouve bien insolente envers ma personne.

- Mille excuses d'avoir osé toucher votre si sublime corps...

-Je savais que je fais de l'effet mais vous n'y allez pas par quatre chemins, lui lança Théo avec un regard goguenard.

CLAC !

Hermione, scandalisée par l'attitude de ce narcissique, le gifla et partit sans demander son reste. Théo resta planté sur place la bouche ouverte. C'était la première fois qu'une femme ne lui répondait pas à ses avances et l'ignorait.

Blaise, lui, avait depuis longtemps abandonné l'idée de retrouver ses deux amis et avait décidé de profiter un peu de la fête. Il se retrouva rapidement entouré de sublimes créatures quand son regard se fixa sur un homme, un homme roux de haute stature mais pas aussi grand que lui. Il devait rechercher quelque chose ou quelqu'un car il regardait partout. L'idée même que cet apollon puisse être avec un autre l'enrageait. Pourquoi cette réaction, il n'avait jamais réagi de cette façon. Il s'approcha donc de cet être.

-Puis-je vous aider?

L'homme en question se retourna et Blaise sut qu'il était fait pour lui. Son cœur se mit à battre plus fort.

-Désolé, j'étais avec des amis et nous nous sommes retrouvés séparés, répondit Ron.

- Des amis?

-Oui mes meilleurs amis mais... Ron s'interrompit, il venait d'apercevoir la folle ainsi que ses marmots, Vincent, Gregory et Lavande dans la foule. Il devait absolument retrouver Harry. Excusez-moi mais je dois partir.

Et avant de pouvoir tenter un geste, Ron s'enfuit laissant un Blaise chamboulé par sa rencontre avec son âme-sœur.

Le trio se retrouva enfin et décida de partir le plus rapidement possible.

- "On reste discrets et il y aura pas de problème", ce sont tes propres mots Harry! rétorqua Hermione.

-D'accord, j'étais un peu trop "optimiste".

-Tu te rends compte que la folle aurait pu te voir et... je ne veux pas savoir ce qu'elle aurait pu te faire, lui lança Ron.

Sur ce fait, le trio retourna chez lui et se promit de se retrouver le lendemain matin.


Au château, trois jeunes gens tentèrent de rentrer le plus discrètement possible.

-Messieurs Malfoy, Zabini et Nott, j'ai l'impression que vous tentez d'être discrets en espérant que votre virée passe inaperçue... Heureux les simples d'esprits.

-Parrain... tenta de rétorquer Malfoy.

-Messieurs, je crois que d'autres chaudrons ont besoin d'un nettoyage à la brosse à dents, disons dimanche à 8h. Sur ce, bonne nuit.

- Parrain, depuis que je suis né, je ne sors pratiquement jamais du palais. Blaise, Théo et moi, nous n'allons même pas à Poudlard. Tu ne peux me reprocher l'envie que j'ai de sortir en dehors des sorties officielles où je suis entouré d'une dizaine d'Aurors...

-Drago, je comprends ton point de vue mais depuis la mort des Potter...

-Justement, le Seigneur des Ténèbres n'existe plus.

-Oui mais les Mangemorts sont toujours là et ils ne souhaitent qu'une chose, finir ce que leur maître a commencé, c'est-à-dire prendre le pouvoir et détruire la famille royale, donc toi, l'héritier.

-Je sais...

-De plus, leur chef connaît beaucoup de choses sur la famille royale...

-Oui... ma tante Bellatrix…

-Bellatrix était le lieutenant du Seigneur des Ténèbres et une de ses plus ferventes partisanes. Elle n'hésitera pas à utiliser la moindre faille pour pouvoir réussir. Séverus Rogue soupira. Je tiens à toi Drago et s'il t'arrivait quoique ce soit, je ne le supporterais pas. Quand je vois ce que doit endurer Black, je me dis que cela doit être horrible de perdre ses amis et encore plus de ne pas avoir des nouvelles de son filleul... Bien sûr, cette conversation reste entre nous.

Les trois Serpentard eurent un léger frémissement au regard du professeur Rogue mais acquiescèrent et se rendirent dans leurs appartements.

-Au fait Messieurs, n'oubliez pas, dimanche matin, 8h, chaudrons.

Blaise et Théo dévisagèrent Drago d'un mauvais œil mais se dirigèrent vers leurs appartements. Drago n'en avait que faire, son esprit était tourné vers les yeux émeraude.

- Blaise, Théo, à votre avis, que ressent-on quand on rencontre son âme-sœur?

Les deux Serpentard regardèrent avec étonnement leur prince.

-Je... je crois que je l'ai rencontrée ce soir.

-Drago, intervint Théo, à tes seize ans tu pourras sentir l'odeur de ton âme-sœur et quand celle-ci aura elle-même seize ans, tu pourras la reconnaître sans aucune difficulté. Mais d'après certains ouvrages, il est dit que si le compagnon d'un Veela est puissant, le Veela peut le ressentir avant les seize ans requis.

-Oui, je sais tout ça.

-Si cela peut te rassurer Drago, ce soir, j'ai rencontré également celui que je pense être mon âme-sœur, renchérit Blaise.

- Dites donc vous deux, on commence à virer Poufsouffle.

-Théo, nous ne sommes Serpentard que de nom, mais je t'interdits de penser que moi, un Malefoy, je puisse avoir quoi que ce soit qui se rapproche d'un Poufsouffle. De plus, où étais-tu durant la fête ?

-Je me suis fait renverser par une espèce de je-sais-tout qui a osé remettre en doute ma sublime prestance. Si je la retrouve, je peux vous dire qu'elle saura pourquoi il ne faut pas faire enrager un Nott...

Pendant tout le discours du Serpentard, Blaise et Théo s'observèrent et jetèrent un regard malicieux à leur ami. Pas de doute, lui aussi était également tombé sur la seule personne capable d'obtenir son attention. Ils s'endormirent en ne cessant de se remémorer les yeux et/ou le visage de leurs anges.