Auteur: Claire1663
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...
Paroles d'Harry
Bonjour, voici le troisième et dernier chapitre de la semaine.
Chapitre corrigé par Vinnie que je remercie ^^
Bonne lecture
Chapitre 2 Rencontres et baguette
- Harry... Harry, descends tout de suite hurla Bellatrix.
-Que puis-je pour vous?
-Endoloris… N'aurais-tu pas oublié quelque chose, espèce de cloporte?
-Que puis-je pour vous, Maître?
-C'est mieux, va faire les courses, mes enfants ont besoin de certaines fournitures pour l'école. Un endroit que tu ne connaîtras jamais, cracmol. Tu es tellement insignifiant. J'ai eu tellement pitié de tes parents. Quelle honte de subir un tel monstre dans sa famille, surtout si c'est son propre fils... Je serai absente toute la journée mais n'en profite pas pour flemmarder comme tu en as l'habitude. Je veux qu'à mon retour la maison soit impeccable, je t'ai laissé une liste de tâches à faire.
Harry évita de montrer sa peine à Bellatrix. Il savait que cela lui aurait fait trop plaisir. En ne voyant aucune réaction de la part du jeune homme, Bellatrix sortit de la maison et se dirigea vers la zone de transplanage. Lorsqu'elle disparut, Harry vit la liste de toutes ses tâches et se doutait que ce soir, une punition l'attendrait. Il était impossible de faire tout ce qui y était inscrit. Il prit donc son panier et se dirigea vers la ville afin de faire ses courses.
Il jeta un œil à la maison des Weasley. Ron et Hermione devaient être en cours à ce moment précis. Il aurait tellement voulu aller dans cette école mais il n'avait jamais pu réussir à faire de la magie. A chaque fois qu'il tentait d'utiliser la baguette d'un de ses amis, il se sentait bloqué. D'après Hermione, on pouvait confirmer ou pas son statut de cracmol en tentant d'obtenir une baguette chez Ollivander. Sa boutique, comme Gringotts, effaçait toutes traces de sorts et permettaient à la magie brute de ressortir. Malheureusement, dans les deux cas, il n'avait aucun moyen financier qui lui permettait de se rendre dans ces lieux. Il soupira et décida de faire les courses.
-Drago, qu'est-ce-que tu comptes encore faire? Se plaignit Blaise.
-Tu ne vas pas encore tenter de t'échapper? Renchérit Théo.
- Ecoutez, j'ai décidé d'aller en ville incognito. Je suis allé dans la bibliothèque et dans la réserve de mon parrain, j'ai pu y trouver ce qu'il me fallait pour faire du Polynectar.
-Quoi ? s'exclamèrent les deux vert et argent.
- J'ai fait boire la potion à trois serviteurs et je leur ai ordonné d'aller en cours à notre place.
-Et ils ont accepté? demanda un Théo dubitatif.
-J'ai précisé que c'était un devoir du professeur Rogue sur notre capacité à faire des potions et que l'on devait faire plusieurs essais afin de vérifier que nos professeurs particuliers ne voient pas la supercherie. C'est pourquoi, à tous nos cours d'histoire de la magie, nous aurons quartier libre. Je dois avouer qu'au moment où j'ai inséré le nom de mon parrain dans l'affaire, les serviteurs se sont montrés tout de suite plus conciliants, comme quoi, il nous aide involontairement. De plus, le professeur Binns est tellement distrait qu'il ne remarquera rien. J'ai pris des cheveux des serviteurs afin de se faire passer pour eux. Vous voyez, j'ai pensé à tout.
-En espérant que ça fonctionnera... soupira Théo.
C'est ainsi que trois serviteurs se dirigèrent tranquillement en ville.
Harry avait presque fini ses courses quand des cris l'interpellèrent. Ces cris provenaient d'une ruelle où deux enfants s'étaient retrouvés bloqués dans une maison qui était en feu. Harry chercha du regard des sorciers qui auraient pu éteindre les flammes par leur magie. Mais personne n'était présent et les enfants étaient trop jeunes pour pouvoir utiliser la magie. Ne perdant pas de temps, il se précipita dans la maison en flamme. Il monta à l'étage et récupéra les deux jeunes enfants. Il ressortit dans le couloir mais les flammes avaient pris dans l'escalier. Il tenta de trouver une autre issue quand le feu diminua et lui permit de descendre les escaliers. Un des enfants avaient dû produire un peu de magie pour diminuer les flammes. Sortant de la maison, il vit une femme courir auprès des enfants qui se précipitèrent vers celle-ci, les enlassant. Elle remercia le jeune homme et partit examiner ses enfants. Un homme s'approcha d'Harry.
-Je vous remercie d'avoir sauvé mes enfants.
-Je vous en prie, n'importe qui en aurait faire de même.
-Je ne pense pas. J'aimerais vous offrir un présent...
-Ce n'est pas la peine. Savoir les enfants hors de danger me suffit.
Mais l'homme ne l'écouta pas et se dirigea vers une volière éloignée de la maison en flamme, en demandant à Harry de le suivre.
-Laissez-moi vous offrir cette chouette. Elle s'appelle Hedwige. Elle est très intelligente. Un ami me l'a offerte il y a peu mais je sentais que sa place n'était pas ici. Je crois qu'elle sera mieux avec vous.
-Non je ne peux accepter.
-Acceptez. Et puis prenez cet argent, il vous dédommagera de vos vêtements qui ont été abîmés. Ne refusez pas, s'il vous plait. Je sais bien que cela peut paraître déplacé, mais c'est pour moi un moyen de vous remercier et de vous rembourser les affaires que vous avez dû détériorer lors du sauvetage de mes enfants. Je ne veux pas placer la vie de mes enfants d'un point de vue matériel mais c'est pour moi un moyen de montrer ma gratitude.
-Je ne peux pas...
Harry ne put pas finir sa phrase, la petite fille qu'il avait sauvée tira sur sa chemise et lui montra sa peluche :
-Monsieur l'ange, je vous donne mon ours, il s'appelle Dobby.
La peluche en question ressemblait fortement à un elfe de maison avec des yeux globuleux, portant une taie d'oreiller comme simple vêtement.
-Non, garde Dobby, c'est ton ours. Je ne peux pas le prendre.
-S'il te plait, Monsieur l'ange.
-Mais pourquoi, tu m'appelles Monsieur l'ange?
-Parce que tu es beau comme un ange et que tu as fait éteindre les flammes. Tu nous as sauvés. Alors tu prends Dobby.
-Je crois que vous n'avez pas le choix, s'amusa le père de l'enfant.
-Bien, je vais donc accepter vos présents mais je persiste à dire que je ne les mérite pas.
-C'est ce que vous croyez.
Et sur cette réponse, le sorcier lui donna une bourse et partit avec sa fille rejoindre sa femme et son fils. Harry prit la bourse et l'ouvrit. Elle contenait plusieurs gallions. Il ne pouvait accepter une telle somme mais au moment où il releva la tête pour la rendre au sorcier, celui-ci avait disparu, avec toute sa famille. Il se décida donc à rentrer chez lui, ne sachant faire de tout cet argent. Se dirigeant vers la sortie de la ville, il bouscula un homme.
-Attention...
-Désolé mais vous vous trouviez en plein milieu du passage.
-Comment oses-tu? Saches qu'un Malaaahhhhhhh ! Drago ne put en dire davantage puisque le pied de Théo venait tout simplement de lui briser le sien. Non mais ça ne va pas? Se retourna Drago vers Théo.
-Je suis désolé d'interrompre cet échange si passionnant mais vous écrasez une peluche à laquelle je tiens énormément.
-Oh le bébé a encore besoin d'une peluche pour pouvoir faire dodo.
-Non c'est un cadeau et je prends soin de chaque présent que l'on me fait.
-C'est vrai qu'habillé comme tu l'es, tu ne dois pas recevoir beaucoup de choses. Tu dois avoir peu d'amis.
-Il ne faut pas compter ses amis sur la quantité mais sur la qualité, mais pour un snob comme vous, j'ai l'impression que vos intérêts égoïstes passent avant quoi que ce soit. Un enfant pourri gâté qui n'a aucune idée de la valeur des choses.
-Tu ne sais rien et tu te permets de me juger.
-Je ne fais qu'imiter votre comportement.
Et avant que Drago ne puisse rétorquer quoi quece soit, Harry avait récupéré la peluche et se dirigeait vers la sortie du village. Drago fut plus qu'énervé de se voir ainsi ignoré et décida de rentrer au château accompagné de ses deux amis. De retour chez lui, Harry amena Hedwige dans la volière, sachant que la folle n'y venait jamais. Il tenta de faire autant de tâches ménagères qu'il lui était possible, sachant que sa tutrice trouverait de quoi le punir.
Quelques heures plus tard, Harry s'allongea sur le ventre afin de diminuer la douleur qui provenait dans son dos. Bellatrix l'avait fouetté jusqu'au sang. Et ce n'est qu'à l'abri des regards, enfermé dans ce placard, qu'Harry se permit de pleurer. Des larmes de douleurs mais aussi de tristesse. Personne de sa famille ne voulait donc de lui. Seuls Ron, Hermione, Neville et la famille Weasley l'avaient accepté mais il ne voulait pas être un fardeau pour ses amis. Et malgré que Madame Weasley lui avait affirmé qu'il faisait partie de la famille, il se sentait tellement triste. Triste de ne pas connaître sa vraie famille, triste de savoir que celle-ci l'avait rejeté pour le laisser aux soins d'un être cruel. Il voulait tellement être libre. Il s'endormit ainsi, une seule larme coulant le long de sa joue, serrant fortement la peluche, Dobby, que lui avait offerte cette petite fille.
Au fur et à mesure que les jours passaient, Harry se confiait à sa chouette, lui racontant ses rêves, ses douleurs. On pouvait facilement le voir se promenant dans le jardin, lorsque Bellatrix était de sortie, tenant Hedwige sur son bras et lui parlant. Sa chouette lui mordillant affectueusement les doigts ou l'oreille. Il envoya ainsi de fréquentes lettres à Ron et Hermione qui lui répondirent, étant ravis de voir qu'Harry avait un animal de compagnie. Il lui raconta ses différentes rencontres avec cet imbécile snob qu'il voyait fréquemment au village :
- Tu sais Hedwige, ce garçon est un curieux personnage. Il peut être, à un moment, irascible comme jamais et puis, l'instant d'après, être en admiration devant la vie du village. Il donne l'impression d'un enfant qui découvre le monde.
Soudain un pop le fit sursauter. Voyant sa tutrice, Harry commença à paniquer. Il ne devait pas être ici mais au village pour les courses. Hedwige s'élança face à la demande de son maître afin d'éviter le courroux de Bellatrix. Harry se cacha et observa la scène qui se déroulait devant lui. La folle était habillée tout de noir et portait un masque à sa main. Elle était accompagnée de plusieurs personnes habillées de façon similaire, certaines gardant leur masque sur le visage. Chacun d'entre eux se dirigeait activement dans les bois où se trouvait une vieille maison. Harry profita de leur absence pour se diriger vers le village pour pouvoir y faire les courses en espérant passer inaperçu.
Les vacances de Noël arrivèrent rapidement et Harry fut heureux de retrouver ses amis. Ils devaient rentrer de Poudlard le samedi en fin de journée, et comme à chaque vacance, ils décidèrent de se retrouver au village, le lundi. Harry aimait les vacances de Noël. Comme chaque année, les jours précédant cette fête, sa tutrice ne se trouvait pas souvent à la maison, ni ses marmots car ils faisaient les achats de Noël dans la capitale qui se trouvait à quelques kilomètres du village, de l'autre côté du château. Il pouvait ainsi souffler quelques jours dans l'année. Mais cette période était également un moment de douleur pour lui. Il lui rappelait l'absence de famille.
Après avoir donné quelques biscuits à sa chouette, Harry se dirigea vers le village. Il put constater que ses amis n'avaient pas changé. Hermione était assise sur un banc en pleine lecture et Ron salivait devant le marchand de marrons chauds. Hermione releva la tête et remarquant la présence de son ami, se leva et courut dans ses bras. Harry l'intercepta et lui rendit son accolade, plus heureux que jamais de les retrouver.
-Harry, tu nous as tellement manqué. Est-ce-que tu vas bien? As-tu été nourri? Elle t'a encore blessé? Où? Montre-moi?
-Hermione, laisse lui le temps de répondre et évite de l'étouffer, on dirait ma mère.
A ces mots, Hermione se retourna et frappa la tête de Ron.
-Arrghhh, Mione! Alors Harry, comment ça va? Ouais je sais question idiote vu avec qui tu vis mais j'ai une bonne nouvelle. Ce soir, tu viens manger à la maison, ma mère m'a ordonné de te ramener à la maison et tu n'as aucune excuse. Elle a ajouté que si j'avais la moindre difficulté à te ramener, je pouvais utiliser la manière forte.
-La manière forte?
-Fred et Georges, me répondit-il avec un grand sourire auquel je répondis.
Il n'y avait pas de doute, il adorait ses amis.
-Haaaaaarrrrryyyyyyyyy, et ce fut les derniers mots que je pus entendre avant de tenter de respirer. A ce moment, je confirmais ce que disais Ron au sujet de sa mère. Alors que j'étouffais, Arthur Weasley tenta de persuader sa femme de me laisser vivre un peu plus longtemps. Oh Harry, pourquoi tu ne viens pas nous voir?
-Je ne veux pas vous déranger Madame Weasley.
-Mais qu'est-ce-que tu racontes, mon chéri, mais tu es tout maigre, allez viens, assis-toi je vais te donner à manger, faut te remplumer.
- Eh oui Harry...
-notre mère...
-va te gaver...
-comme une oie...
-c'est ça...
-l'esprit de Noël, finirent Georges et Fred.
- N'écoute pas ces farceurs, ils ne disent que des bêtises.
-Comment...
-notre mère...
-peut-elle...
-nous connaître...
-si mal.
-Nous sommes...
-profondément...
-ébranlés, finirent de nouveau ensemble les jumeaux.
-Oh arrêtez ça, je me souviens encore comment vous avez persuadé votre frère Ron que pour entrer dans une des maisons de Poudlard, il fallait passer des épreuves, avec un dragon...
-et des araignées, termina Ron blanchissant d'un coup.
-Oh Ron, ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse, affirma Hermione.
A ce moment, une fausse araignée tomba dans l'assiette de Ron qui se mit à hurler alors que Madame Weasley réprimandait les jumeaux qui riaient sous cape. Je ne pouvais que sourire devant ce tableau familial, qu'il était bon de se sentir accepter et aimer. Je fus inviter à dormir chez les Weasley, et c'est le sourire aux lèvres que je m'endormis en attendant le lendemain où nous avions décidé de nous rendre au village afin de terminer nos achats de Noël.
Drago se hâta de boire le Polynectar. Il était impatient de retourner au village. Il adorait cette sensation de liberté. Par contre ce paysan qui se permettait de l'insulter. Arrghhh, qu'est-ce qu'il l'énervait.
-Alors Drago, impatient de revoir le jeune paysan? demanda Théo en souriant d'une façon plus qu'implicite.
A ces mots, Drago se retourna vers Théo et lui lança un regard glacial, made in Malefoy.
-Ouh, je crois que tu viens de toucher un point sensible, mon cher Théo, intervint Blaise. Sa majesté semble ne pas apprécier que tu lui rappelles l'existence de cet être.
-Ah bon, pourtant, il est obnubilé par lui. Tous les soirs, on l'entend baragouiner dans sa barbe à propos de ce paysan... On dit souvent qu'il n'y a qu'une faible limite entre la haine et l'amour. Mais Théo n'eut pas le temps de dire davantage que Drago lui sautait dessus afin de l'étrangler.
-Blaise aide-moi, demanda alors Théo.
-Oh non, je profite du spectacle, un combat en live, ça ne se rate pas. Il ne manque plus que... et d'un geste de la main, Blaise fit apparaître du pop corn.
-Je ne suis pas intéressé par ce paysan et je ne parle pas de lui tout le temps.
-Mais oui Drago, intervint Théo, c'est pour cela qu'à chaque fois que l'on se rend au village, tu n'arrêtes pas de le chercher du regard.
-Justement, c'est pour l'éviter, bande de crétins.
-Mais oui, bien sûr. Et le soir, si tu parles de lui, c'est juste pour l'éviter dans la journée également. Allez, avoue que tu te sens attiré par lui.
-Je m'en contrefiche de ce que vous pensez. Dépêchez-vous, il faut que l'on rentre avant que le Polynectar ne fasse plus effet.
Les deux Serpentard soupirèrent en regardant leur ami se diriger vers le village. Cela faisait pratiquement deux mois qu'ils allaient au village et à chaque rencontre avec le paysan, ils pouvaient sentir une tension entre ces deux bougres, mais aussi entêté qu'était leur prince, il niait tout en bloc. Pour les deux amis, il y avait anguille sous roche. Toutefois, leurs esprits étaient également tournés vers un ange aux cheveux roux et une diablesse à la verve bien placée.
Harry venait de terminer ses courses et attendait patiemment ses amis au moment où il fut interrompu par une voix qu'il reconnaitrait n'importe où :
-Tiens, mais ne serait-ce pas le paysan à la peluche.
Théo et Blaise se regardèrent et pensèrent la même chose (Mais bien sûr, tu n'es pas attiré par lui, c'est pour ça que dès que t'arrives, y en a que pour le bigleux).
-Et ne serait-ce pas le snobinard prétentieux qui s'amuse aux dépends des autres. Une fouine, quoi.
- Retire-ça tout de suite, binoclard.
-Quoi, le passage où tu es un snobinard, un prétentieux, ou une fouine. Bon je vous laisse. Bonne journée.
-Tu es allé trop loin cette fois-ci. On ne m'insulte pas impunément.
Et Drago se mit à courir derrière Harry. Celui-ci s'aperçut qu'il était la raison de la furie de la fouine et s'enfuit afin d'échapper à son agresseur. Il aperçut Ron et Hermione se diriger vers lui, les intercepta et ils se mirent à courir.
-Harry, demanda Hermione, mais qu'est-ce-qui se passe? Pourquoi tu cours?
- L'autre fouine...
-Le mec qui n'arrête pas de t'embêter.
-Oui eh bien je crois qu'il est un peu fâché contre moi.
A ce moment, on entendit un hurlement de rage et le trio se mit à accélérer. Ils se dirigèrent vers des ruelles étroites et sombres. Au bout d'une dizaine de minutes de cache-cache, Ils se retrouvèrent devant la boutique d'Ollivander et décidèrent de s'y cacher. Au moment où la porte se refermait derrière eux, un homme d'un certain âge sortit d'un des rayons remplis de boîtes poussiéreuses contenant des baguettes.
-Tiens tiens mais ne serait-ce pas Miss Granger et Monsieur Weasley. Oh que vois-je, une personne que je n'ai pas eu l'honneur de rencontrer. Comment vous nommez-vous, Monsieur...?
-Evans, Harry Evans. Nous sommes désolés de vous importuner, mais nous tentions de nous cacher. Nous n'allons pas vous déranger plus longtemps.
-Vous ne venez donc pas pour une baguette? Même si je trouve cela assez tardif pour l'obtention d'une baguette.
-Je suis désolé Monsieur mais je suis cracmol et je ne peux...
-Je ne crois pas Monsieur Evans, je ressens beaucoup de magie en vous, même si elle est bridée. Un mauvais sort, on dirait.
-Vous ressentez de la magie mais cela veut dire que...
-Vous êtes un sorcier Monsieur Evans.
Harry ne pouvait le croire. Il se retourna vers ses amis qui le regardèrent à la fois stupéfaits et heureux pour lui.
-Je... je suis un sorcier ?
-Tu as entendu Harry, tu es un sorcier, confirma Hermione.
-Monsieur Evans, il vous faut donc une baguette. Et je pense que vous êtes au bon endroit.
-Mais je n'ai pas d'arg... Harry s'interrompit et pensa aux gallions que ce père de famille lui avait offerts. J'ai cinq gallions.
-Cela devrait suffire, maintenant tentons de trouver votre baguette.
Monsieur Ollivander fit essayer plusieurs baguettes à Harry mais chacune d'elles ne lui correspondait pas. Déprimant, Harry pensa alors qu'il était véritablement un cracmol quand Monsieur Ollivander dit :
-Je me demande si...
Et il se dirigea vers le fond de sa boutique et amena une baguette. Quand Harry la prit en main, il ressentit une douce chaleur. C'était sa baguette.
-C'est étrange, vraiment étrange, puis un sourire illumina les traits du vieux sorcier. Je me rappelle de chaque baguette que j'ai vendue, jeune homme. Il est étrange de savoir que cette baguette vous est destinée lorsque l'on sait ce que vous a fait sa jumelle... Monsieur Potter.
