Auteur: Claire1663

Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.

Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...

Paroles d'Harry

Voici un nouveau chapitre corrigé par Vinnie que je remercie infiniment.^^

Merci à tous ceux qui me laissent une review. Vous ne savez pas à quel point cela m'encourage ^^

Je remercie également celles et ceux qui m'ont inscrit dans leurs favorites et followers. Merci ^^

Réponse aux reviews :

- Tsuh : Bonjour et merci pour ta review. L'allusion était bien volontaire. J'espère que ce chapitre te plaira car il commence surtout par les points de vue de notre trio d'or donc l'histoire n'avancera peut être pas autant que tu l'aurais voulu. En tout cas, je te souhaite une bonne lecture^^

-adenoide : Bonjour et merci pour tes reviews/remarques. Les bons sont toujours longs à la détente (ça c'est bien vrai^^). Les Weasley n'ont pas aidé Harry pour deux raisons : la première, Harry cachait le maximum de ses blessures et, à part Ron qu'il voyait autant que possible, il n'avait pas de liens quotidien avec les Weasley. La deuxième raison, c'est qu'on parle de Bellatrix qui s'est parfaitement contourné les obstacles. Elle n'aurait jamais pris le risque de perdre la garde d'Harry. Elle a donc tout fait pour que personne ne se doute de rien. JK Rowling nous en donne une exemple avec les Dursleys qui font passer Harry comme un délinquant. Dès que Dumbledore a su l'identité d'Harry, il l'a protégé en le formant et en envoyant Dobby a sa place mais il ne pouvait pas se permettre de laisser passer cette chance de connaître les plans de Bellatrix donc il a fait en sorte de le préparer afin de mieux l'aider dans cette tâche. Lucius n'est pas du tout un mangemort. Dans le livre, Voldemort laisse le diadème à Poudlard dans une optique de sécurité mais également pour narguer Dumbledore. Il a a fait la même chose avec le pouvoir en place dans cette fic, la bibliothèque royale. Ce ne serait pas le premier endroit où l'on rechercherait un objet lié à Voldemort et surtout à la magie noire. Harry n'est pas du tout un horcruxe dans cette fic, il a juste reçu quelques dons de Voldemort mais pas de lien ou quoique ce soit. Ce n'était pas dans mon projet. C'est exact Peter est sous sa forme de rat pour tenter de percer les défenses de Poudlard. Le trio décide d'aller le soir du bal pour retrouver l'horcruxe pour trois raisons : passer inaperçu dans la foule, tenter d'apercevoir leurs familles et profiter de la possible action des mangemorts durant cette fête. J'espère que j'ai répondu à tes remarques.

Bonne lecture^^

Chapitre 8 La Chambre des Secrets

Ils étaient prêts. Dobby les avaient transplanés directement dans les cuisines de Poudlard. Harry portait le costume de son père : une chemise, un pantalon, une veste de sorcier et un masque noir recoupé de fils émeraude. Ron était habillé d'un costume traditionnel de soirée, son masque, noir également, était parsemé de fils bleus, de la même couleur que ses yeux. De même, pour Hermione, une simple robe noire et un masque noir avec des fils de couleur noisette. Ils étaient magnifiques. Dumbledore, qui avait insisté pour les accueillir, leur fit le compliment. Il les emmena jusqu'aux portes de la Grande Salle et les laissa entrer.

-Qu'est-ce qu'il y a Harry?

-Je suis effrayé! C'est la première fois que je me rends en public et avec ma véritable identité même si je porte un masque.

-Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas, et puis on est là.

-Merci. On se retrouve à minuit dans les toilettes du deuxième étage.

-Pas de problème.

Le trio entra dans la salle et se sépara. Hermione s'était mise en retrait et voyait chacun de ses amis se faire accoster par des hommes splendides. Elle en était heureuse. Peut-être que cette soirée allait être plus intéressante qu'une banale soirée dansante. Quelques instant plus tard, un jeune homme, qu'elle définirait de mystérieux, s'était approché d'elle. Il était blond, de haute stature et reflétait une certaine assurance. Lorsqu'il commença son numéro de séduction, elle le rembarra.

-Désolée, mais je ne suis pas intéressée.

Cet homme lui rappelait trop ce prétentieux de la commémoration. D'ailleurs, il lui ressemblait même si on sentait une plus grande maturité ainsi qu'un changement physique.

-Il est étrange que vous soyez insensible à mon charme.

C'était lui, il n'y avait aucun doute possible. Lorsqu'elle tenta de s'échapper, il réussit à l'acculer contre un mur dans un des couloirs de Poudlard et l'avait embrassée. Elle s'efforçait de ne pas répondre à ses avances mais l'envie et le plaisir se firent plus fort que sa raison. Elle se laissa aller. Ce n'est qu'au moment où elle put y voir dans ses yeux le désir qu'il avait d'elle ainsi qu'un autre sentiment qu'elle n'arrivait pas à définir, qu'elle s'échappa. Elle devait fuir, ne pas se laisser aller avec un tel narcissique. Elle se dirigea en courant au deuxième étage. Elle était à peine entrée dans les toilettes que les coups de minuit se mirent à sonner. Elle était arrivée la première.


Ron n'était pas très à l'aise dans le costume que lui avait fait Mione et Dobby. Et puis, comme Harry, la foule n'était pas son élément. Il espérait passer inaperçu durant la soirée. Mais un brun, un homme dans toute sa virilité, lui avait demandé de lui accorder une danse. La danse n'était pas non plus un domaine dans lequel il excellait malgré les cours de sa mère et plus récemment, d'Hermione, mais son cavalier suivait son rythme et était très attentionné.

Il devait se l'avouer, il était conquis. Il avait passé toute la soirée dans les bras l'un de l'autre ou en discutant simplement. L'homme le fascinait tellement qu'il n'avait pas prêté une grande attention aux personnes présentes au bal même s'il avait repéré sa famille et avait pu être soulagé de les voir en bonne santé. Il sourit. Même portant des masques, les Weasley étaient facilement reconnaissables. Ils étaient tous roux. Il lui avait suffit de laisser porter son regard sur une fratrie de roux pour les reconnaître. Il avait également perçu le regard inquisiteur de sa mère sur l'assemblée. Elle devait s'inquiéter pour lui mais il ne voulait pas mettre en danger sa famille.

Le brun lui proposa une balade qu'il accepta. Au bout d'un des couloirs, celui-ci l'emmena dans une salle vide. Ils s'embrassèrent de plus en plus avec passion. Leurs mains commencèrent à explorer le corps de l'autre, leurs lèvres s'affrontèrent. C'est aux coups de minuit que Ron reprit ses esprits, il avait oublié le rendez-vous. Il parvint à se retirer de l'étreinte du brun. Celui-ci avait l'air perdu dans ses pensées. Il en profita et partit de la salle. Il était en retard. Il se mit à courir dans les couloirs et arriva aux toilettes du deuxième étage. Hermione était déjà arrivée.


Il n'aurait jamais dû écouter Dumbledore et venir à cette fête. Il y avait trop de monde. Mais peut-être qu'il pourrait apercevoir Sirius et Rémus. Il tenta d'être discret Mais les gens n'arrêtaient pas de le regarder bizarrement. Pourtant il avait vérifié sa tenue avant de venir. Il avait remarqué que les adultes s'étaient plus ou moins regroupés à l'entrée de la Salle, sûrement pour prévenir dans le cas d'une attaque. Il vit Ron observer avec attention un groupe de rouquins. Il reconnut tout de suite la famille Weasley. Près d'eux se trouvaient plusieurs membres de l'Ordre puis il les vit. Sirius et Rémus étaient en grande discussion avec ce qui semblait être une des professeurs de Poudlard. Son cœur s'était arrêté. C'est la première fois qu'il voyait sa famille.

Soudain une voix suave interrompit ses pensées. Il se retourna vers le propriétaire de celle-ci et fut choqué. Devant lui se trouvait un homme de grande stature imposant le respect, des cheveux blonds, des yeux gris, un torse musclé et un sex appeal bien présent. Il n'avait jamais ressenti ce genre de sentiment pour qui que ce soit mais il avait le pressentiment qu'il pouvait avoir confiance en lui, son corps désirait être pris dans ses bras puissants. C'était sa place. Ils se mirent à danser et il pouvait voir de la bienveillance ainsi que de la douceur dans les yeux gris. Ils sortirent dans le jardin. Ils y discutèrent de leurs envies, leurs joies. Puis ils s'assirent. L'homme l'observait, il l'observait avec adoration, ce qui le fit rougir.

Mais ce bonheur fut de courte durée. C'était le prince, et lui était son Valéon. Il ne pouvait pas, il ne devait pas se lier avec quelqu'un et surtout pas le prince. Hermione lui avait expliqué qu'une fois lié, le Veela ne pouvait vivre sans son Valéon. Comment aurait-il pu mettre en danger un autre que lui, surtout lui. Il ressentait quelque chose pour cet homme mais il ne pouvait le définir. Tout allait trop vite. Puis les douze coups de minuit le ramenèrent à la réalité, celle de son combat avec les Mangemorts. Il réussit à s'enfuir mais il perdit son masque. Heureusement, le prince n'avait pu voir sa cicatrice. Il ne devait pas connaître son identité. Cela le mettrait en danger. Il se dirigea vers les toilettes du deuxième étage. Ron et Hermione l'attendaient.

-Harry, tu vas bien? Tu es tout rouge.

-Ron, je te signale que tu es toi-même tout rouge!

-Je te retourne la remarque. Mais Harry, tu trembles. Tu te sens bien?

-Oui ça va, en faitnon, je... je ne sais plus.

-Qu'est-ce qui se passe?

-Je l'ai rencontré.

-Qui?

-Le prince et, par Merlin...

-Quoi, il y a eu un problème?

-Je suis son compagnon, je suis son Valéon. Je ne peux pas. Je ne dois pas.

-Mais c'est une bonne nouvelle, tu es le compagnon d'un Veela. Un être qui porte un amour exclusif à son compagnon.

-Ron, je ne crois pas que le problème vient véritablement de là. Je crois qu'Harry est effrayé de savoir qu'il est lié à quelqu'un alors que sa position n'est pas, comment dire, très stable.

-Pas stable. Les Mangemorts sont à mes trousses et ne désirent qu'une chose, venger leur maître. De plus, je dois anéantir tous les Horcruxes et là, tout de suite, me retrouver face à un monstre. Je crois que l'expression "position stable" n'est pas vraiment adéquate.

-Je suis désolée Harry, je ne voulais pas minimiser la situation.

-Non, c'est moi qui m'excuse. Je n'aurais pas dû élever la voix mais ça fait beaucoup de révélations en peu de temps et je crois que je commence à craquer. Tu vois quel héros je fais.

-Ne dis pas ça Harry. Moi j'ai eu de la chance de vivre dans une famille aimante avec des frères et sœurs. Je ne connais même pas le dixième de ce que tu as vécu avec l'autre folle. Et puis, du jour au lendemain, tu apprends que tu es Harry Potter, que toute ton enfance a été gâchée, que tu es le seul à pouvoir remplir une mission, que tu dois sûrement affronter les Mangemorts et que tu es le compagnon du Prince. Je pense que ton "moment d'égarement" est plus qu'excusable. Je dirais même qu'il est compréhensif et me rassure. Ben quoi, ça fait du bien de se lâcher de temps en temps.

-Merci Ron. Merci Hermione.

-Je t'en prie.

-C'est avec plaisir Harry et surtout n'hésite pas à nous faire part de tes doutes. Nous sommes tes amis!

-Oh que oui, vous êtes les meilleurs amis qu'on puisse rêver d'avoir. Au fait, pourquoi vous êtes aussi rouge que moi?


Molly Weasley avait désespérément cherché son fils Ron au travers de la foule dense. Elle espérait qu'il était venu ce soir ainsi qu'Harry et Hermione. Plusieurs fois par jour, elle regardait l'horloge de la famille. Elle était soulagée de voir que Ron et ses amis étaient en bonne santé. Cela faisait quelques années déjà que les Weasley avaient ajouté le nom d'Harry Evans et Hermione Granger à cette pendule qui permettait d'avoir quelques indications sur les enfants. Lorsque la véritable identité d'Harry avait été dévoilée, le nom Potter avait apparu près d'Evans. Depuis, Sirius, Rémus et elle ne lâchaient pas cet objet de vue plus d'une ou deux heures. Elle était inquiète pour ces trois-là. Ils n'auraient jamais dû supporter le poids d'une telle mission. Il fallait absolument arrêter les Mangemorts. A la demande de Ron, toute la famille avait été réunie. Molly souriait tristement. C'était son fils qui avait fait son possible pour protéger sa famille. Malgré le réconfort de Dumbledore qui lui assurait que le trio ne courait aucun danger, elle voulait récupérer Ron et le tenir dans ses bras. Elle était fière de son fils.

Sirius tentait de retrouver son filleul parmi les nombreux invités présents dans la Grande Salle. Peut-être qu'une silhouette lui serait familière même s'il doutait d'avoir la chance de reconnaître Harry. Rémus qui se trouvait près de lui gardait également un œil sur la salle mais il restait concentré sur sa mission de protection.

-Sirius?

-Mmmmmhhh

-Tu devrais rester concentré.

-Moony, comment veux-tu que je me concentre. Il est peut-être là.

-Oui mais nous n'avons aucune idée de son apparence et c'est un bal masqué. Garde ton attention sur la sécurité. S'il est vraiment présent dans cette salle, protège-le. Assure-toi qu'il ne craint rien.

-Oui, je vais aller faire une ronde dans les couloirs, on ne sait jamais.

Sirius surveilla les différents couloirs de Poudlard. De nombreux souvenirs surgirent dans son esprit. James et Lily lui manquaient. Il se sentait coupable envers ses amis. Il n'avait pas pu tenir la promesse qu'il leur avait faite : protéger Harry. Rémus lui soutenait qu'il n'était en rien responsable. Que seul Voldemort et ses Mangemorts étaient la cause de la vie d'Harry. Pourtant, malgré l'enfance chaotique qu'avait dû subir Harry, celui-ci avait trouvé la force de combattre le mal et au contraire de lui, il faisait en sorte de protéger sa famille, Rémus et lui.

Loin dans ses pensées, Sirius ne fit pas attention aux mouvements de silhouettes inquiétantes. L'une d'entre elles avait dirigé sa baguette vers l'animagus et lança le sortilège de Douleur. Il n'avait pas le temps de contre-attaquer et se préparait à supporter le sortilège impardonnable mais il ne sentit rien. Une personne s'était interposée entre lui et le sort.

- ROGUE!


- Non je ne suis pas du tout rouge!

-Euhhh moi non plus.

A ces mots, Ron et Hermione se mirent à rougir encore plus devant le regard amusé d'Harry. Si ses deux amis avaient passé le même genre de soirée que lui, alors il comprenait parfaitement leur rougissement.

-Je crois que vous allez m'expliquerce teint rouge à la fin de soirée! Pour l'instant, je crains qu'il ne faille se concentrer sur le monstre et l'Horcruxe. Mimi?

-Oui, oh mais quel beau garçon!

-Le professeur Dumbledore a dû déposer certaines choses ici, pourrais-tu m'indiquer leurs emplacements.

-Oh oh oh, je ne peux rien refuser à un si beau jeune homme. Mot de passe?

-Bonbon au citron.

-Juste derrière le panneau de la sirène.

-Vraiment le directeur a de drôles de mots de passe.

-Mouais, ça me donne faim.

-Ron, peux-tu arrêter de penser à la nourriture ?

-Mais ce n'est pas ma faute, je n'ai pas eu le temps de manger au cours de la soirée.

-Il y aurait-il un rapport avec les rougeurs?

-Arrête Harry, bon je vais aller chercher l'épée.

Sous les rires de ses amis, Ron se dirigea vers le tableau représentant une sirène. Elle s'ouvrit et laissa la place à une splendide épée où le nom de Godric Gryffondor était marqué dessus.

-Maintenant, il faut que l'on trouve l'entrée de la Chambre.

-Comment on fait, demanda Ron.

- Eh bien, il devrait avoir un symbole qui aurait un rapport avec Serpentard.

-Oui mais il nous faudrait des heures pour trouver un tel dessin!

-Mimi? Je suis désolé de te rappeler ce mauvais souvenir mais comment es-tu décédée?

-Je m'étais enfermée dans les toilettes parce qu'on s'était encore moquée de moi quand j'ai entendu un bruit, alors je suis sortie pour aller dire à cet enquiquineur d'aller voir ailleurs. C'est là que j'ai vu deux grands yeux jaunes et puis plus rien.

-Tu les as vus où?

-Juste ici près des lavabos.

Le trio se dirigea dans la direction que leur indiquait Mimi. Ils se mirent à observer attentivement les lavabos.

-J'ai trouvé.

Sur un des fronts d'un lavabo se trouvait une petite figure représentant un serpent.

-Harry, dis quelque chose en fourchelangue, proposa Ron.

-Ouvre-toi.

Un grondement se fit entendre et le lavabo mit au jour un tunnel.

-A qui l'honneur?

-Ron, je ne veux pas te priver de ce plaisir!

-Oh les garçons, laissez-moi passer. De vraies chiffes molles.

Hermione s'accroupit et se laissa entraîner dans le tunnel. Les deux garçons, restés dans les toilettes, s'étaient approchés de l'entrée attendant un signe de vie d'Hermione mais seul le bruit de vêtements se faisait entendre jusqu'à:

-Beurk!

-Mione, ça va?

-Oui oui, il n'y a rien à craindre mais c'est vraiment dégoûtant. Je vais salir ma robe.

-Bon, ben c'est à mon tour!

Ron se laissa guider dans le tunnel. Lorsque ce fût le tour d'Harry, il fut interrompu dans son élan par la voix de Mimi.

-Si jamais tu meurs Harry, je me ferais une joie de partager mes toilettes avec toi.

-Merci Mimi.

Et Harry se laissa porter dans le tunnel. Il arriva au bout et rejoignit ses amis dans une antichambre remplie de différents cadavres d'animaux. Ils suivirent un couloir. Soudain ils entendirent une explosion, provenant de plus haut.

-Qu'est-ce que c'était? demanda Ron.

-Je ne sais pas. Peut-être une sorte de feu d'artifice.

-Oui, ou encore une blague de mes frères.

-Certainement.

Ils continuèrent leur chemin lorsqu'une deuxième explosion, plus importante, provoqua un éboulement, séparant Ron et Hermione d' Harry.

-Vous allez bien?

-Oui, ne t'inquiète pas. Donne-nous juste quelques minutes pour nous dégager.

-Je vais continuer, on se retrouve dans la Chambre.

-Je n'aime pas ça Harry.

-Ca va aller.

Harry continua d'avancer dans le couloir qui le mena devant une énorme porte où des serpents formaient un verrou. Il reparla à nouveau en fourchelangue et, comme pour le lavabo, la porte s'ouvrit. Elle lui donna accès à une pièce plus grande et lugubre : la Chambre des Secrets.

Il la traversa pour se rendre dans le fond où se trouvait une statue de Salazar Serpentard. Il avait fort heureusement l'épée avec lui. Il l'avait récupérée après le passage du toboggan. Lorsqu'il fut arrivé devant la statue, il parla fourchelangue. La bouche de la statue s'ouvrit mettant au jour un passage d'où provenait des sifflements. Harry recula et put voir un basilic. Malheureusement Mione avait eu raison. Il tenta de lui parler pour s'en faire obéir mais le basilic lui précisa que seul Salazar Serpentard ou son héritier pouvait lui donner des ordres. Il tenta d'éviter de regarder dans les yeux du serpent, ni son reflet, mais la pièce étant humide, il glissa et crut sa dernière heure arrivée.

Un bruit, un cri d'animal, lui fit relever la tête et il put apercevoir Fumseck crevant les yeux du basilic. Commença alors une course poursuite dans la Chambre. Il réussit néanmoins à embrocher l'épée de Gryffondor dans la gueule du basilic. Mais en faisant cela, un croc se planta dans son bras. Il commença à s'affaiblir. C'est à ce moment-là que Ron et Hermione pénétrèrent dans la Chambre. Voyant leur ami à terre et pâle, ils se mirent à courir pour le rejoindre.

-Harry!

-Mione tu avais raison, il est extrêmement puissant comme venin.

A ces mots, le phœnix se pencha sur le bras d'Harry et se mit à pleurer. Les larmes guérirent la plaie et empêchèrent le poison de faire son office. Harry était sauvé.

-Merci Fumseck.

-Harry, tu te sens bien ? interrogea Hermione.

-Oui, beaucoup mieux. Grâce à Fumseck.

-Et le monstre?

-C'était bien un basilic. Je l'ai transpercé avec l'épée de Gryffondor.

-Elle est donc enduite de poison.

-Oui.

-On a donc l'arme pour détruire les Horcruxes.

-Oui Ron. J'ai d'ailleurs pris avec moi la bague de Gaunt.

-Harry, c'est dangereux...

-Je sais Mione, mais on ne peut pas prendre le risque de se tromper dans nos théories. Au moins, on peut essayer tout de suite et voir le résultat.

-Je m'en occupe Harry, tu es encore faible, dit Ron.

Harry laissa l'épée à Ron et déposa la bague sur le sol puis s'éloigna avec Mione. Ron prit une grande inspiration, souleva l'épée et l'abattit sur la bague. Un cri strident les fit sursauter puis une fumée noire les engloba pour disparaître définitivement.

-Vous croyez que cela a fonctionné, demanda Ron.

-Harry...

-C'est bon, je n'entends plus les voix.

Le trio se mit à sourire. Ils avaient réussit. Ils avaient enfin le moyen de détruire les Horcruxes. Ils prirent avec eux les crocs du basilic. Ils se dirigèrent ensuite vers la sortie de la Chambre. Fumseck étant toujours avec eux, les guida jusqu'à l'entrée du passage. Lorsqu'ils arrivèrent dans les toilettes, ils furent surpris des bruits qu'ils entendirent : des cris et des hurlements. Soudain Dumbledore ouvrit la porte :

-Poudlard est attaqué. Les Mangemorts sont ici.