Auteur: Claire1663

Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.

Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...

Paroles d'Harry

Bonjour à tous et merci de me suivre, de me laisser des review et de m'inscrire dans vos favorites et followers ^^

Chapitre corrigé par la sublime Vinnie ^^

Guess : Merci pour ta review. Il est vrai que les agissements de Sirius peuvent sembler lourd mais j'avais vraiment envie de marquer l'état de l'animagus. Il perd ses amis, dont celui qu'il considère comme un frère, un de ses amis est un traitre et son filleul est enlevé et "élevé" par Bellatrix. Je voulais vraiment donner ce sentiment de folie ou en tout cas d'être perdu pour l'homme mais don't worry, il reprendra bientôt ses esprits ;) Bonne lecture ^^

Merci à brigitte26, yukiUlove, Nana'.'Lea, ladydragonfly, elo-didie, Vrit et Guess pour leurs reviews et soutien.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture ^^

Chapitre 13 Infirmerie

-Noooonnnnnn, hurla Drago.

Le Veela vit, avec horreur, le mur s'effondrer sous son compagnon. La peur et la douleur de perdre celui qu'il aimait l'anéantissaient. Dès que l'éboulement s'était arrêté, le prince accourut pour retrouver le corps d'Harry.

-Harry, Harry, compagnon, pleura le prince.

Les cris de désespoir déchiraient le cœur de tous ceux qui étaient présents. Ron et Hermione étaient entourés de la famille Weasley qui tentait de les réconforter. Ils ne bougeaient pas, le regard perdu se dirigeant vers l'amas de pierres. Mais la réaction la plus inquiétante fut celle de Sirius.

Lorsque l'accident s'était déroulé, Rémus et Sirius avaient hurlé le nom du fils de leur meilleur amis. Rémus avait rejoint le prince pour dégager le plus rapidement le corps d'Harry. Mais Sirius n'avait pas bougé, il ne bougeait plus. Son regard était perdu et on y voyait la peur. La peur de perdre son filleul alors qu'il était si proche, alors qu'il devait le protéger. Il n'avait pas réussi, il n'avait rien réussi. Il était comme absent, complètement hagard. Son état catatonique n'avait pas échappé à un regard onyx et Sirius se sentit pris dans un étau, pressé contre un torse, le même qui l'avait réconforté lors de la prise de connaissance de l'identité de son petit Cornedrue. Il se retourna et rencontra le regard du professeur de potions de Poudlard : le professeur Rogue.

A l'entente des cris, le professeur Dumbledore eut un mauvais pressentiment. Il s'empressa de rejoindre la famille royale et l'Ordre pour y découvrir un prince perturbé et apeuré, accompagné de Rémus et de certains membres du Conseil tenter de dégager quelque chose de ce qu'il restait d'un mur effondré. Les agissements du Veela lui firent tout de suite comprendre qu'il devait s'agir d'Harry. Il se dirigea hâtivement vers le regroupement et lança un sort qui permit de dégager toutes les pierres laissant à la vue de tous le corps meurtri de leur Sauveur. Il appela immédiatement Pomfresh pour soigner au plus vite le jeune garçon qui lui était devenu si proche.

Les Malfoy aidèrent leur fils. La reine était effrayée pour son fils. Si son compagnon mourrait, son fils ne pourrait le supporter. Malgré le fait qu'il n'était pas lié, Drago semblait vraiment épris de son âme-sœur. De plus, Lily avait été une amie. Elle se rappelait du moment où Lily était venue lui annoncer qu'elle était enceinte alors qu'elle-même attendait Drago. Elle était radieuse. Et puis… elle se souvint de la plénitude et de la joie qu'elle avait ressentie. Elle comprit maintenant que c'était son fils qui avait reconnu son compagnon. Lorsqu'elle vit le professeur Dumbledore dégager les pierres, elle fut soulagée et anxieuse.

Drago s'empressa de récupérer son compagnon. Il s'approcha de la forme inconsciente et ne put retenir un cri d'horreur. Son âme-sœur était recouvert de graves blessures qui lui recouvraient tout le corps. Il était allongé sur le ventre, en sang. Le prince voulait le prendre dans ses bras mais il avait extrêmement peur d'aggraver l'état de son Valéon. Il tenta alors de lui envoyer des ondes de chaleur afin d'apaiser la douleur de celui qu'il aimait. Il vit avec soulagement l'infirmière arriver. Elle s'agenouilla et commença à ausculter son patient.

Après avoir administré les premiers soins à Harry, elle se détourna du corps pour parler aux différentes personnes présentes. Les Mangemorts étaient tous hors d'état de nuire. Les Aurors, qui n'étaient pas partis, s'étaient mis de côté et surveillaient les horizons. La famille Weasley, l'héritier Nott et Zabini entouraient les deux jeunes amis du Survivant. Le roi et la reine étaient proches de leur fils afin de le soutenir. Sirius était dans un état léthargique et seule l'intervention du professeur Rogue évitait de lui faire perdre la raison. Rémus et le professeur Dumbledore étaient proches d'elle et attendaient avec impatience, tout comme la famille royale, son diagnostic.

- Pour l'instant, je ne peux rien affirmer. Je vais l'emmener à l'infirmerie. Tous les étudiants blessés ont été soignés. Différents docteurs et infirmiers de Sainte Mangouste sont venus. Je vais pouvoir m'occuper personnellement de Monsieur Potter. J'aimerais que Messieurs Weasley, Nott, Zabini et Mademoiselle Granger m'accompagnent. Ils auront également besoin de soins.

Et sans plus un mot, elle fit léviter le corps d'Harry et l'emmena à l'infirmerie. Tous les suivirent, Severus restant un point d'ancrage pour Sirius qui commençait à reprendre doucement contact avec la réalité. Drago ne quittait pas des yeux son compagnon. Il tentait de lui transmettre les meilleurs sentiments qu'il pouvait mais la peur qu'il ressentait l'étreignit d'une telle force que malgré sa meilleure volonté, il ne put faire autant qu'il le voulut.

Arrivée à l'infirmerie, Madame Pomfresh déposa délicatement le corps sur un des lits. Elle fit sortir tout le monde excepté Hermione, Ron, Blaise et Théo. Drago avait hurlé qu'il voulait rester près de son âme-sœur. Elle lui avait répliqué qu'il allait plus la gêner qu'autre chose et qu'elle n'avait pas besoin d'un Veela anxieux pour asticoter ses pauvres nerfs. Sur ces belles paroles, la famille royale, la famille Weasley, le professeur Rogue, Sirius et Remus étaient restés à attendre des nouvelles. Le professeur Dumbledore était parti afin de régler les différents problèmes qu'avait engendrés l'attaque des Mangemorts. Il demanda néanmoins à l'infirmière de le prévenir à la moindre nouvelle.

Le calme régnait dans le couloir et seul la rapide apparition d'un infirmier avait dérangé ce silence. Celui-ci venait les avertir que Ron, Hermione, Blaise et Théo allaient parfaitement bien et qu'ils se reposaient. Par contre Madame Pomfresh était toujours occupée par Monsieur Potter. Cette information fut à la fois rassurante mais également inquiétante pour ceux qui attendaient impatiemment les nouvelles des jeunes gens.

Les familles Zabini et Nott les rejoignirent peu de temps après. Lors de la bataille, ils avaient été réquisitionnés de l'autre côté du château et n'avait pu venir plus tôt. Soudain la porte s'ouvrit et laissa la place à Madame Pomfresh:

- Messieurs Weasley, Zabini et Nott ainsi que Miss Granger vont bien. Seulement quelques conséquences de leur exposition aux sorts de magie noire. Un peu de repos et ils pourront sortir d'ici deux ou trois jours.

Tout le monde fut soulagé. Toutefois, ils avaient remarqué l'omission d'Harry Potter et c'est avec une voix chargée de frayeur que la matriarche Weasley demanda :

-Et Harry, comment va-t-il ?

Ils observèrent tous attentivement l'infirmière.

-Bien, Monsieur Potter est hors de danger.

Un soulagement se fit entendre parmi l'assemblée.

- Toutefois, Monsieur Potter a subi de graves traumatismes. Sa santé précaire à l'origine ne l'y a pas aidé. La malnutrition et les sévices subis l'avaient déjà grandement affaibli. De plus, cambrioler Gringotts, remplir différentes missions l'ont fatigué. Ce soir, il a dû également combattre un basilic, plusieurs Mangemorts, supporter plusieurs sorts de magie noire et un éboulement qui l'ont complètement vidé.

-Madame Pomfresh, demanda la reine qui s'inquiétait du teint blême de son fils, qu'en est-il exactement?

- Eh bien, physiquement nous l'avons soigné, il ne lui manque plus que du repos mais après avoir subi plusieurs Doloris, il se peut qu'il lui reste des séquelles psychiques. C'est déjà un miracle qu'il soit toujours en vie mais d'après ce que m'a dit le professeur Dumbledore, Monsieur Potter a été mordu par le basilic, lui permettant d'acquérir une meilleure résistance à ces attaques. Seul le temps pourra nous indiquer l'état exact de Monsieur Potter.

A ces mots, le Veela s'effondra. Son âme-sœur allait peut être rester dans cet état permanent ou peut-être pire, devenir complètement fou. Déjà, à l'annonce des différents sorts que son Valéon avait dû supporter son désespoir s'était agrandi, mais là, la peur le prenait.

-Madame, puis-je rester auprès de mon compagnon.

-Bien sûr majesté, au contraire, votre présence va peut être améliorer sa situation.

Drago ne se le fit pas dire deux fois. Il s'empressa de rejoindre son Valéon, s'allongea près de lui et le prit dans ses bras, espérant lui apporter réconfort et soutien. Il le soutenait de ses deux bras et posa son visage sur la tête de celui qu'il aimait. Il inhala avec tendresse l'odeur qui lui parvenait. C'était l'odeur de son compagnon. Il se mit à lui caresser tendrement le visage et à se mémorer chacun de ses contours. L'amour qui ressortait de cette scène laissait pantelant les personnes présentes de l'infirmerie. La reine se rapprocha de son fils :

-Mon chéri, nous allons te laisser ici avec ton Valéon. Des gardes et des membres de l'Ordre seront de faction de l'autre côté. Repose-toi bien et protège-le, dit-elle en observant avec beaucoup d'amour le couple enlacé.

-Oui mère.

La famille Weasley se retrouva près des lits de Ron et d'Hermione.

-Les enfants, nous allons vous laisser vous reposez. Si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à le demander à Madame Pomfresh. Elle nous transmettra le message, dit Arthur.

- Eh ouais petit frère…

-pendant que tu te reposeras tranquille dans le lit…

-nous, on va aller aider pour réparer les dégâts…

-à Poudlard, donc…

- profite bien pendant…

-qu'on fera le ménage, précisèrent les jumeaux avant de se faire prendre une claque sur la tête par leur mère.

-Mes chéris, ne les écoutez pas, reposez-vous. Je vais vous préparez de bons petits plats lorsque vous sortirez de l'infirmerie.

- Madame Weasley, je… je préférerais rester auprès d'Harry, si cela ne vous dérange pas.

Ron confirma les propos de sa meilleure amie et leurs regards se tournèrent vers le lit où reposait Harry. Celui-ci était dans l'étreinte du prince et Rémus avait pris doucement sa main. Sa mère acquiesça et après un dernier baiser aux deux jeunes, la famille sortit de la pièce. Les Zabini et les Nott étaient restés près de leurs fils respectifs en leur souhaitant un bon rétablissement.

-Blaise, Blaise…

La mère de Blaise appelait désespérément son fils qui semblait subjugué par ce qu'il regardait elle put voir que celui-ci observait le fils Weasley qui se reposait sur un des lits. Elle comprit tout de suite les sentiments de son fils mais cela ne l'excusait pas de manquer à tous ses devoirs, elle se tourna vers son mari et commença à lui parler :

-Chéri, je ne te l'ai pas dit mais j'ai appris durant le bal que certaines fiançailles avaient été faites.

N'étant pas dupe, son mari rentra dans le jeu de sa femme :

-Ah oui, j'en ai entendu parler, je crois que cela concerne le plus jeune des fils Weasley.

A ces mots, Blaise se retourna âprement vers ses parents et les écoutaient avec attention.

-Oui, il semblerait qu'une noble ait flashé sur lui. Les fiançailles ne sont pas encore officialisées mais cela ne devrait tarder.

-Il n'en est pas question ! rugit Blaise.

-Oh mon fils, vous êtes de nouveau avec nous !

-Mère expliquez-moi ce simulacre de fiançailles. Ce roux est à moi et à personne d'autre.

- Eh bien en voilà des paroles enflammées ! Se pourrait-il que ce jeune homme vous plaise ?

-Cela ne vous regarde en rien mère, mais sachez qu'on ne touche pas à ce qui appartient à un Zabini. Et ce jeune homme est mien.

-Bien, je suis ravie de voir que vous savez où vous en êtes. Je vais vous laisser vous reposer.

-Mère, vous n'avez pas répondu à ma question.

Mais cette dernière s'en alla non sans faire un clin d'œil à son fils.

La famille Nott était également au chevet de leur fils. Celui-ci semblait dormir mais ils avaient très bien perçu les légers regards que portait leur fils sur la jeune demoiselle qui se trouvait près du lit à côté. Dès qu'elle regardait leur fils, celui-ci s'empressait de paraître endormi avec une expression de souffrance sur le visage amenant de l'inquiétude dans son regard.

- Eh bien ma chère, je pense que nous ne pouvons que laisser notre fils se reposer, je suis sûre qu'il est en de parfaites mains.

Tout à ces mots, ils observèrent la demoiselle qui se mit à rougir et confirma leurs paroles. Elle prendrait soin de ce crétin. Car malgré son comportement qui lui donnait envie de le baffer, elle n'avait pu être qu'effrayée en le voyant surgir et prendre le Doloris à sa place. Elle ne comprenait pas ce sentiment. Bien sûr qu'elle était inquiète pour lui mais à ce point ? C'était comme le baiser qu'ils avaient échangé peu avant de retrouver ses deux amis pour la Chambre des Secrets. Cela l'avait électrisée. Alors elle ne comprenait pas tous ces sentiments nouveaux qui l'habitaient. Peut-être est-ce dû à la fatigue, oui c'est cela. Dans tous les cas, les parents de cet énergumène pouvaient être tranquille, elle surveillerait et soignerait leur fils.

Rémus caressait tendrement la main d'Harry. Il s'inquiétait énormément pour sa santé mais en le voyant si aimé dans les bras du prince, il était un peu rassuré. Il se pencha alors vers Harry :

-Harry, dépêche-toi de nous revenir, tout le monde s'inquiète pour toi.

Il regarda alors Drago et plongea son regard dans les yeux du Veela. Il fit confiance à son côté loup pour suivre son instinct. A cette inspection silencieuse, Drago ne dit rien et affronta fièrement le regard jusqu'à ce que le professeur Lupin parle :

-Je vous le confie votre majesté.

Drago acquiesça, sachant que par ses paroles, un membre de la famille de son brun lui donnait son assentiment pour leur relation.

Rémus commença à se retourner vers la porte de l'infirmerie mais il se rendit compte que Sirius n'était pas présent près du lit de son filleul. Il était inquiet, Sirius n'était pas le genre d'homme à ne pas se préoccuper de sa famille et encore moins de son Cornedrue junior. Il rechercha alors une trace de son ami. C'est là qu'il vit Severus près d'un lit. Il s'approcha et il put discerner son ami endormi dans le lit.

Tout le long de l'attente à la porte de l'infirmerie, Severus avait maintenu Sirius dans ses bras. Il voyait peu à peu l'ancien Gryffondor pâlir et son manque de réaction l'inquiéta. Ce sale cabot était plutôt du genre à réagir surtout lorsqu'il s'agissait de son filleul. Mais là rien de rien. La situation empira quand le diagnostic de Madame Pomfresh était tombé. Il décida alors de lui faire boire une potion de sommeil sans rêve. Il s'était entretenu avec l'infirmière. Il reviendrait le voir plus tard.

-Je te remercie Severus.

Le professeur de potions se retourna vivement pour voir Rémus Lupin près de lui fixant avec inquiétude son ami.

-Me remercier pour quoi?

-D'avoir pris soin de lui... de l'avoir aimé et de l'aimer toujours.

-Je ne vois pas du tout de quoi tu parles!

-Cela ne prend pas avec moi, je me suis bien rendu compte des regards que tu lui lançais. Et cet amant mystérieux? Et prendre un impardonnable à sa place ? Sirius peut être un peu naïf mais il s'en rendra compte rapidement.

-Que veux-tu?

-Moi, rien. Juste que tu continues à prendre soin de lui. Vous vous méritez.

Severus regarda partir le lycanthrope et se permit de soupirer. Après une inspection rapide des lieux, il se permit de s'approcher de son endormi et de l'embrasser tendrement. Il se dirigea ensuite vers son filleul qui enlaçait son âme-sœur.

-Drago

-Oui parrain.

- Je sais que pour toi c'est dur mais repose-toi, cette soirée a été dure en événements et ces derniers mois n'ont pas été faciles non plus. Dors un peu. Je crains malheureusement que ton Valéon ne se réveillera pas tout de suite.

- Oui je sais mais...

-Je sais... je reviendrai te voir bientôt.

Le soir, plusieurs membres du Conseil étaient venus prendre des nouvelles. A part Harry et Sirius qui ne s'étaient pas réveillés, tout le monde se portait bien. Au départ des familles, Hermione se leva de son lit et se dirigea vers Théo. La voyant s'approcher, Théo simula le sommeil et fronça les sourcils comme s'il souffrait. Et cela fonctionna, Hermione accourut à son chevet. Elle lui caressa tendrement le visage et déposa un léger baiser sur la joue du jeune homme. Elle retourna à son lit. Théo, lui, était aux anges. Elle l'avait non seulement touché mais aussi embrassé. C'est avec un sourire idiot qu'il s'endormit.

Blaise regardait avec une grande attention son roux. Sachant que sa mère l'avait tourné en bourrique, il ne pouvait pas prendre le risque de voir son amour s'échapper. D'ailleurs ce dernier avait dû ressentir qu'on l'observait car il se tourna vers Blaise qui le regardait tellement avec passion qu'il en rougit. Ce rougissement provoqua aussitôt la libido du jeune Zabini qui ne pouvait détourner son regard. Comment pouvait-on être si beau? Il était à lui et à personne d'autre.

Malgré leur grande préoccupation, tout le monde s'était tourné vers le couple enlacé. Aucun changement n'avait été perçu et Drago n'avait pas voulu ni se nourrir, ni dormir, ni lâcher son compagnon. Tout le monde s'inquiétait.

Le lendemain, un événement anima l'infirmerie et redonna le sourire à Drago. Théo jouait toujours le jeu du blessé pour que son Hermione puisse jouer l'infirmière. Malheureusement, il n'avait pas prévu l'arrivée d'un véritable infirmier qui avait été conquis par celle qui devait être son infirmière. Celui-ci se permettait de lui faire une cour éhontée. Le soir, alors que toute les familles étaient présentes, l'infirmier s'était permis de caresser la joue de la jeune femme et s'était approché d'elle pour l'embrasser mais il ne put jamais finir son geste qu'il fut violemment projeter en arrière. Théo s'était levé :

-Tu ne la touches pas, elle est à moi. Je ne suis pas resté immobile pendant pratiquement deux jours pour qu'un blaireau de ton genre vienne prendre ce qui est mien.

Il se rendit compte tout de suite ce qu'il avait dit et il se retourna lentement pour faire face à une furie qui lui foutu un coup de poing en plein visage. Après cela, le dialogue était impossible. Les nombreux essais infructueux de dialogue du jeune homme furent les raisons de l'hilarité de tous et plus particulièrement du prince.

Sirius s'était réveillé quelques temps après. Rémus était près de lui.

-Que s'est-il passé?

-Tu étais tellement sous le choc que l'on a été obligé de t'endormir.

-Et Harry, comment va t-il?

-Aucun changement... Ecoute Sirius, je sais que tu t'en veux mais tu ne pouvais rien faire, tout comme moi.

-Rémus..

-Non, tu as inquiété beaucoup de monde et tu crois que cela réconforterait Harry de voir que son sacrifice n'aurait servi à rien? Alors tu vas bouger tes fesses et faire en sorte que lorsqu'Harry se réveillera, il n'aura aucun problème à se préoccuper et qu'il pourra se reposer tranquillement chez toi!

-Tu as raison, je vais me bouger un peu... Rémus, j'ai eu l'impression d'avoir été soutenu par quelqu'un. Qui… qui était-ce?

-A ton avis!

Une semaine s'était écoulée depuis l'hospitalisation d'Harry. Ron et Hermione étaient restés au chevet de leur ami après avoir parlé au prince.

-Majesté?!

-Vous pouvez m'appeler Drago, vous êtes ses meilleurs amis!

-Pardonnez-nous mais vous devez absolument vous reposer!

-Jamais je ne quitterai mon compagnon!

-Vous croyez vraiment qu'Harry serait heureux d'apprendre que cela fait une semaine que vous ne le quittez pas au détriment de votre santé! intervint Hermione.

-On vous propose un marché, dit Ron. On se relayera chacun de nous pendant les dîners et le soir, on dormira à tour de rôle.

-Je...

-Pour Harry, il serait dommage que vous ayez une tête affreuse lorsqu'il se réveillera.

Le prince sourit et accepta leur offre au plus grand soulagement de tous et surtout du roi et de la reine. Pourtant, on pouvait continuer d'entendre le prince murmurer des mots doux à son amour.

-Harry, Harry, réveille-toi, nous t'attendons tous. Ta famille, tes amis, moi. J'aimerais tant revoir tes beaux yeux. Harry, bats toi!

Tout le monde était ému par l'amour plus que visible que portait le prince à son Valéon. De nombreux témoignages de sympathie avaient rapidement envahi Poudlard. Des gens souhaitant le rétablissement de leur héros, le remerciant.

Deux semaines plus tard, Drago faisait la lecture à Harry quand il sentit un léger mouvement de la main de son compagnon. Il ne voulait pas avoir trop d'espoir, plus d'une fois son corps avait légèrement bougé mais cette fois-ci le mouvement se réitéra et s'amplifia jusqu'à ce qu'il puisse voir des frémissements sur ses paupières qui s'ouvrirent petit à petit laissant la place à deux émeraudes qui le fixait. Le cœur de Drago s'arrêta. S'il ne le reconnaissait pas, si son esprit était perdu!

-Majesté? demanda une voix faible.