Auteur: Claire1663
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...
Paroles d'Harry
Voici un nouveau chapitre corrigé par la formidable Vinnie ^^
Je tiens à remercier ceux et celles qui m'envoient des reviews, qui m'inscrivent dans leur favorites et dans leur followers. Merci à tous.
Je vous souhaite une bonne lecture ^^
Chapitre 14 Retrouvailles
Harry souffrait. Il se sentait perdu dans un monde étranger. Où était-il ? Il avait froid. Il voulait maintenant dormir, se laisser aller, ne plus penser à rien. Il avait tellement souffert qu'il voulait juste se laisser tomber dans cette profondeur noire qui semblait si tranquille. Les différentes batailles l'avait épuisé mais savoir que sa famille et ses amis étaient vivants et en sûreté le soulageait. Il pouvait partir. Soudain un visage, une voix l'interpella. Elle semblait lointaine mais se rapprochait de plus en plus. Elle était si chaude, si bienveillante. Elle lui disait de s'accrocher, de rester. Alors il le fit. Il batailla et réussit à ouvrir ses yeux pour plonger dans un univers couleur orage.
-Majesté ?
-Majesté? demanda une voix faible.
Drago tressaillit au son de la voix de son âme-sœur. Majesté? Avait-il perdu la mémoire? Pendant que Drago tournait dans sa tête les pires scénarios possibles, Harry, lui, regardait le prince.
-Que faites-vous ici Majesté? Mais où sommes-nous?
-Harry...
Drago n'eut pas le temps de dire plus que l'infirmière s'était jetée sur eux.
-Monsieur Potter, vous nous avez fait une belle frayeur! De quoi vous souvenez-vous?
-De Bellatrix qui s'est relevée et qui a jeté un sort, du prince, de Rémus, de Sirius et d'un mur. Majesté, allez-vous bien? Et Sirius, Rémus, Hermione et Ron?
-Ne vous inquiétez pas, tout le monde va bien. Monsieur Weasley et Mademoiselle Granger sont sortis de l'infirmerie en grande forme. Et vous, vous avez protégé le prince et votre famille de tout danger.
Harry fut soulagé mais Drago, lui, ne décolérait pas de l'inconscience de son valéon.
-Pourquoi... Comment as-tu pu prendre ce mur à ma place? Je suis là pour te protéger, tu n'avais pas à le faire. Tu te rends comptes de ce qui aurait pu t'arriver!
-Majesté...
-Ne m'appelle pas majesté, appelle-moi Drago. Tu m'as oublié, tu as oublié cette soirée!
-Non maj... Drago, je n'ai pas oublié le bal, comment pourrais-je l'oublier, dit Harry tout en rougissant sous le regard attendri de Drago.
Harry se rendit soudain compte de la position dans laquelle il se trouvait. Il était allongé sur un lit fortement enlacé par le prince. Celui-ci le regardait avec une telle passion qu'il ne pouvait s'empêcher de rougir et de baisser les yeux.
-Ne baisse jamais les yeux devant moi Harry, dit le prince en prenant délicatement le menton de son âme-sœur entre ses mains afin de lui relever sa tête. Il ne put empêcher d'ancrer son regard à celui de son valéon. Cet homme était son compagnon et il avait failli le perdre. Il n'aurait pu jamais revoir ses si beaux yeux émeraude.
L'infirmière sourit devant ce tableau rempli de fraîcheur et d'amour naissant mais n'est pas infirmière qui veut et se rappela rapidement de sa fonction ainsi que des raisons pour lesquelles le jeune Potter se trouvait actuellement dans son infirmerie.
-Monsieur Malefoy, voulez-vous bien descendre de ce lit et me laissez examiner le jeune Monsieur Potter en toute intimité.
-Non, je ne laisserai jamais mon compagnon hors de mon champ de vision !
-Comment ça, non? Mais vous n'avez pas votre mot à dire. Veela ou pas !
Et avant qu'il puisse faire le moindre geste, Drago fut éjecté du lit de son compagnon. L'infirmière mit alors en place des rideaux tout autour du lit permettant le diagnostic de son patient. Drago fulminait mais ne pouvait rien n'y faire.
Les portes de l'infirmerie s'ouvrirent soudain sur Ron et Hermione qui venaient prendre leur tour de garde. Mais en voyant les rideaux tirés autour du lit de leur ami et le prince enragé, ils prirent peur.
-Que s'est-il passé? Comment va Harry? demanda Hermione.
-Ne vous inquiétez pas, Harry vient de se réveiller et Madame Pomfresh est en train de l'examiner.
-Et comment était-il? demanda Ron.
Le prince comprenait tout de suite la question. Est-ce que leur ami, son valéon, avait-il sombré dans la folie?
-Pour ce que j'ai pu voir et entendre, il allait bien. Il se souvenait de moi et ne montrait aucun signe de trouble mais je n'ai pas eu le temps de l'examiner plus puisqu'une infirmière a osé me mettre à l'écart de mon compagnon. Ca ne va pas se passer comme ça !
-Monsieur Malefoy, surgit la voix de ladite infirmière derrière le rideau, vous me sembliez plus en extase devant votre compagnon qu'en plein diagnostic médical. Je vous demanderai d'ailleurs de baisser d'un ton ou je vous expulse de mon infirmerie manu militari.
Ron et Hermione sourirent devant l'air outré du prince. Ils étaient soulagés, Harry s'était réveillé et semblait bien portant.
-Hermione, je vais prévenir le professeur Dumbledore ainsi que la famille.
Pendant que Ron sortait de l'infirmerie, Hermione assistait à une scène qu'elle définirait de mignonne. L'infirmière avait ouvert les rideaux mais elle ne laissait personne s'approcher d'Harry. Le prince boudait dans son coin tout en surveillant les moindres faits et gestes que faisait l'infirmière sur son valéon. Celle-ci le surveillait du coin de l'œil afin de le virer aux moindres déplacements qu'elle jugerait inopportuns. Harry, lui, était partagé entre le sourire et le rougissement dû à l'observation plus qu'intense du Veela. Elle fut sortit de ses pensées par le vrombissement que venait de faire ce qui était la porte de l'infirmerie, laissant la place à un attroupement de Gryffondor excités.
Après son réveil, Sirius s'était empressé de prendre des nouvelles de son filleul mais également de poser quelques questions à celui qui osait avoir des vues sur son Cornedrue junior.
-Monsieur Malefoy?
Drago qui était en pleine extase devant son âme-sœur vit arriver le parrain de ce dernier s'approcher de lui et l'interpeller.
-Oui Monsieur, que puis-je pour vous?
-J'aimerais connaître vos intentions vis-à-vis de mon filleul?
-Mes intentions sont on ne peut plus sérieuses. Je veux prendre pour époux cet homme qui se trouve dans mes bras. Je veux passer ma vie avec lui.
-Ça c'est ce que nous verrons !
-Mais c'est tout vu !
-Comment cela?
-Je comprends parfaitement votre point de vue et je ne peux qu'apprécier votre inquiétude que vous avez pour mon compagnon.
-Mon filleul.
-Mon compagnon.
-Mon filleul.
-Mon compagnon.
-Mon filleul.
Rémus voyant que les deux hommes n'arriveraient pas à un terrain d'entente décida de réagir.
-Messieurs, je crois que nous avons compris qu'Harry se trouve actuellement entre de bonnes mains…
-Moony, supplia Sirius.
-Mais Sirius se trouve être le tuteur légal d'Harry mais avant tout sa famille. De plus, il me semble qu'Harry a le droit de choisir. Il nous a démontré qu'il était tout à fait capable de prendre des décisions le concernant. Il me semble qu'il a mérité amplement sa liberté. Lorsqu'il se réveillera, laissez-le tranquille et ne venez pas nous enquiquiner avec vos disputes puériles.
Les deux hommes regardaient stupéfaits l'homme qui faisait preuve d'une grande autorité sur eux. Sirius dû alors laisser son Cornedrue junior dans les bras du prince. Il s'en alla sans quitter des yeux son filleul. Il revint plusieurs fois à l'infirmerie et s'inquiétait pour Harry. Pour tromper son impatience, il avait fait des travaux au 12 Square Grimmaurd afin d'accueillir son filleul dans les meilleures conditions possibles. Il était en pleine lecture d'un roman lorsque la cheminée s'activa pour laisser place à une tête rousse.
-Ron? Que se passe-t-il? Harry va bien?
-Très bien même, il vient de se réveiller!
-J'arrive!
Ron eut à peine le temps de sortir sa tête de la cheminée du bureau du directeur que Sirius y sortit rapidement se dirigeant, sans un regard pour personne, vers l'infirmerie. Heureusement qu'il avait eu l'idée de le prévenir en dernier.
Sirius se dirigea rapidement vers le lit de son filleul. Tout le monde les avait laissés tous les deux, s'éloignant de quelques mètres et discutant avec l'infirmière et le professeur Dumbledore qui venait d'arriver.
-Madame Pomfresh, comment se porte Harry? demanda le directeur de Poudlard. On pouvait entrevoir de l'inquiétude dans sa voix.
-Bien, très bien même. Je dois vous avouer que je suis impressionnée, agréablement impressionnée. Il a parfaitement récupéré autant d'un point de vue physique que mental. Je vais le garder en observation deux trois jours mais il n'a aucune séquelle.
L'assistance fut soulagée. Ils avaient tous craint qu'Harry ne puisse s'en remettre. Le roi et la reine étaient ravis pour leur fils. Ron et Hermione était heureux pour leur ami et, tout comme tout un chacun, il le laissait savourer la présence des derniers membres de sa famille. Ils décidèrent de se rendre dans la Grande Salle afin de fêter l'évènement.
Harry ne quittait pas des yeux l'homme qui se rapprochait de lui. Les photos qu'il avait récupérées des affaires de ses parents le représentaient jeune mais il pouvait l'identifier sans le moindre problème. Des marques de fatigue se voyaient mais il était toujours aussi beau. C'était son parrain, sa famille. Et il ne put tenir davantage. Des larmes de joie, de soulagement se mirent à couler lentement le long de ses joues. Sirius, voyant son filleul, se mit également à pleurer. Il s'approcha alors plus rapidement et le prit tendrement dans ses bras.
-Harry. Par Merlin Harry, tu nous as tellement inquiétés. Je suis si heureux de te voir.
-Je suis désolé.
-Pourquoi es-tu désolé?
-Je ne voulais pas vous inquiéter, je ne veux pas vous apporter le moindre ennui. Je…
-Harry, comment peux-tu dire que tu pourrais m'ennuyer. Tu es mon filleul, ma famille.
-Mais vous avez tellement souffert !
-Tout d'abord, ne me vouvoie pas, j'ai l'impression d'être un vieux schnock ou aussi vieux que le professeur Dumbledore, et tu n'as aucune idée de l'âge plus que vénérable qu'il a !
Harry se mit à rire devant les divagations de son parrain.
-Je veux que tu m'appelles Sirius ou parrain. Je veux que tu me tutoies. Je veux savoir quand tu as le moindre souci. Je veux être ton point d'ancrage quand tu ne sais pas où aller. Je veux être ta famille, te prendre dans mes bras pour te réconforter, rire des blagues que j'ai faites ou que nous ferons.
-Je…oui…merci…parrain.
-Maintenant, j'aimerais te présenter un ami, un très grand ami qui nous a sauvés, ton père et moi, de nombreuses situations : voici Rémus Lupin.
Rémus s'approcha doucement du lit et, prit d'une soudaine envie, il enlaça Harry. Ce dernier se mit à rougir et à répondre à l'étreinte.
-Moi aussi je veux un câlin de Moony !
Et sur ces belles paroles, Sirius rejoignit les deux membres de sa famille dans un grand câlin qui les fit rire.
-Enchanté de faire ta connaissance Harry, je m'appelle Rémus Lupin et comme vient de l'indiquer ton très cher parrain, j'étais là pour tenter de réparer leurs dégâts. Et appelle-moi Rémus !
-Je suis ravi de faire votre… ta connaissance Rémus.
Harry sourit aux deux hommes, d'un sourire désarmant. Malgré la fatigue qui transparaissait sur son visage, les deux hommes le trouvaient extrêmement beau. Il ressemblait fortement à James et il avait les yeux de Lily. Toutefois, son visage reflétait également quelques traits de sa mère. Il était le parfait mélange de leurs deux amis.
Une autre personne avait remarqué la beauté du jeune homme. Le prince lui-même regardait avec un grand intérêt cette scène de retrouvaille. Il n'avait pu se résoudre à laisser son valéon seul. Il avait eu tellement peur de le perdre. Soudain, il se rendit compte de quelque chose, quelque chose qui ne l'arrangeait pas mais qu'il devait faire. Il avait pris sa décision. Il sortit discrètement de l'infirmerie. Il devait voir ses parents et le professeur Dumbledore.
Drago se dirigea hâtivement vers la Grande Salle et y rentra discrètement. Ses parents l'avaient remarqué et se dirigèrent vers leur fils.
-Drago, que fais-tu ici? Tu n'es pas avec ton compagnon? demanda la reine.
-J'aimerais voir le professeur Dumbledore.
Ce dernier, ayant perçu le rassemblement de la famille royale, alla à leur rencontre.
-Y a-t-il un problème?
-Non aucun professeur Dumbledore, mais j'aimerais vous demander s'il était possible de m'accorder une faveur?
-Si cela est en mon pouvoir.
-Cela concerne Harry.
Le visage du directeur se figea. Drago, étant non seulement un Veela, était le prince. Il pouvait obtenir tout ce qu'il voulait.
-J'aimerais qu'Harry soit placé avec sa famille.
Les trois personnes regardèrent avec étonnement le jeune homme. Lorsqu'un Veela reconnaissait son compagnon, il avait le droit de le réclamer et la loi approuvait fortement le rapprochement des deux âmes-sœurs.
-Drago, je ne comprends pas, dit la reine. Tu étais si heureux d'avoir trouvé ton valéon!
Celui-ci fixa avec détermination le directeur de Poudlard et ne semblait pas prendre en compte les autres personnes autour de lui. Le roi, surpris au début, se mit à réfléchir et à sourire.
-Narcissa, je crois que notre fils est amoureux.
Les trois personnes se retournèrent vers lui. La reine perdue, Dumbledore souriant et le prince rougissant.
-Père, je suis un Veela, il est normal...
-Non mon fils, tu sais très bien de quoi je parle!
-Lucius? demanda Narcissa.
-Eh bien, notre fils est tellement amoureux de son compagnon qu'il ne veut que son bonheur. Et il semblerait que ce dernier ait besoin d'une famille.
- Cela sera tout à fait possible et le parrain sera plus qu'heureux de répondre à vos attentes!
-Attendez professeur, intervint Drago tentant de lutter contre son rougissement qui ne faisait que s'accentuer. J'exige un droit de visite! Autant qu'il me plaira! Je ne peux pas laisser mon compagnon sans une véritable surveillance et non celle d'un ancien Gryffondor!
Les trois adultes se mirent à sourire devant le jeune prince. Il devait être bien entiché du jeune Potter.
Sirius, Rémus et Harry était en pleine discussion lorsqu'arriva le professeur Dumbledore. Ces derniers le saluèrent.
-Professeur Dumbledore, je suis tellement heureux de vous revoir!
-Moi de même Harry, je suis venu vous annoncer une bonne nouvelle. Sirius, tu vas pouvoir prendre la garde d'Harry. Il va pouvoir venir s'installer chez toi. Aucune réclamation ne sera faite.
-Vous êtes sûr professeur, demanda Rémus. Le prince...
-C'est lui-même qui a insisté pour qu'Harry puisse connaître sa famille!
Les deux Maraudeurs regardèrent avec surprise le professeur. Il était extrêmement rare qu'un Veela décide de s'éloigner volontairement de son valéon.
-Y a t-il un problème?
-Eh bien, il semblerait que Monsieur Malefoy soit tellement sous ton charme Harry qu'il ne veut en aucun cas te rendre malheureux.
Harry se mit à rougir aux propos du directeur.
-Il faut que tu saches, Harry, qu'un Veela ne peut pas trop s'éloigner de son valéon, il peut en mourir! Il tient beaucoup à toi! Cependant Monsieur Malfoy a demandé, expressément, un droit de visite, sans aucune restriction!
-Bien, je ne peux et je ne veux interférer dans la vie sentimentale de mon petit Cornedrue, dit Sirius, mais ce blanc-bec a intérêt de bien se tenir et d'éviter d'harceler mon filleul!
-Parrain, je ne pense pas que le prince... Drago m'embête. Il a été très courtois avec moi.
-Harry, dit Rémus, il me semble que ton parrain parlait d'une autre forme d'harcèlement!
-Je ne vois pas de quoi tu...
Soudain Harry se mit à rougir sous les yeux rieurs du directeur et de Rémus et celui inquiet et protecteur de Sirius.
Il devait absolument parler avec Drago, pensa alors Harry.
Pendant la prise de conscience de son filleul, Sirius se mit également à réfléchir à sa relation particulière avec un certain professeur de potions. Il avait été tellement heureux dans les bras de Rogue... de Severus. Il avait pris un Doloris pour le protéger, il l'avait pris dans ses bras pour le réconforter et il lui fait l'amour avec tellement de tendresse. Une idée vint alors dans son esprit, une idée tellement perverse, tellement serpentarde qu'il se mit à sourire, un sourire digne du temps des Maraudeurs, un sourire qui signifiait clairement à ceux qui étaient présents dans l'infirmerie qu'une personne allait passer un sale quart d'heure. Et ils avaient plus que raison, "Severus, fais bien attention, je viens bientôt m'occuper de toi!".
