Auteur: Claire1663

Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.

Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy!slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...

Paroles d'Harry

Je tiens à remercier elo-didie, brigitte26, tamabaka et mifibou pour leurs reviews. Je remercie également ceux et celles qui m'ont inscrit dans leurs favorites et followers.

Chapitre corrigé par la formidable Vinnie.

Bonne lecture ^^

Chapitre 16 Lorsque le serpent décide d'agir

Ron et Hermione étaient soulagés qu'Harry les ait écoutés. Ils ne voulaient en aucun cas s'immiscer dans la vie privée de leur ami mais les enjeux étaient trop importants. Hermione repartit avec ses parents et Ron avec sa famille. Celle-ci l'avait réprimandé pour les avoir laissés dans l'ignorance vis-à-vis de sa mission. La matriarche, Molly Weasley lui avait bien fait comprendre son inquiétude via une étreinte aussi aimante qu'étouffante. Leur maison ainsi que celle des Granger avaient été détruites par les Mangemorts dès qu'ils eurent connaissance de la participation de Ron et d'Hermione. Le royaume avait décidé de rebâtir à ses frais les résidences des Weasley et des Granger qui étaient invités à vivre dans le château de la famille royale.

Cette décision fut plus qu'appréciée par deux jeunes hommes. Théo et Blaise avaient tenté à plusieurs reprises de voir les deux amis mais ils arrivaient toujours à les esquiver. Blaise devait absolument régler cette affaire de fiancée. Il se doutait que ce n'était qu'une ruse de ses parents mais il ne pouvait laisser le doute planer. Il ne supporterait pas de voir l'homme de ses rêves vivre avec un ou une autre.

Blaise en était là de ses réflexions quand il aperçut la famille de son roux qui revenait d'un déjeuner chez Black. Une idée lui vint à l'esprit. Si son roux ne voulait pas lui parler et tenter d'amorcer le moindre dialogue, alors il allait le mettre devant le fait accompli. Il devait absolument régler quelques petites choses et il pourrait enfin vivre avec lui.

Théo recherchait lui aussi à renouer avec sa lionne. Depuis l'incident de l'infirmerie, il avait essayé de lui reparler ou du moins de la voir mais elle arrivait à chaque fois à l'éviter. Il décida de prendre le taureau par les cornes ou plus exactement le lion par la crinière. C'était peut-être indigne d'un Serpentard mais sa tentative serpentadesque n'avait pas réussi et n'avait au contraire que réussi à diminuer ses chances. Il agirait, et il agirait demain.


Il était 15h30 et Harry sortait de sa chambre. Il avait perdu un temps fou à trouver les vêtements qu'il devait porter. Il ne voulait pas être cérémonieux mais sans être négligé. Normalement il demandait conseil à son parrain mais ce dernier avait disparu depuis hier soir et lorsqu'il demandait la raison à Rémus, celui-ci le regardait avec un grand sourire. Ces deux là étaient vraiment particuliers.

Alors qu'Harry attendait patiemment devant la cheminée pour accueillir son invité, Rémus arriva dans la pièce :

-Harry, je suis désolé de te demander ça mais Tonks a un problème à son travail et je dois aller l'aider. Est-ce que tu pourrais surveiller Teddy?

-Bien sûr, mais tout va bien?

-Oui oui, elle s'est juste emmêlée dans sa robe d'Auror et a, malencontreusement, renverser la journaliste Skeeter dans le conduit à ordures.

Les deux hommes se regardèrent et se mirent à rire devant l'ironie de la situation.

-Je te laisse alors, si tu as le moindre problème, n'hésite pas à me joindre.

-Ne t'inquiète pas Rémus, et bonne chance.

Rémus déposa Teddy dans les bras d'Harry et partit. Ce dernier se tourna vers son filleul et il ne put s'empêcher de sourire devant cette bouille d'ange. Il était tellement mignon. Soudain un bruit le fit relever la tête. Ce petit ange avait décidé d'inaugurer sa chemise et une superbe trace de ce qui devait être du chocolat glissait lentement sur le tissu.

-Oh non Teddy, mais qu'est-ce que je vais pouvoir mettre maintenant et le prince qui va bientôt arriver.

Harry déposa son filleul dans un siège bébé et enleva sa chemise mais Teddy se mit à pleurer et il dut le prendre dans ses bras pour le réconforter. Il se calma instantanément, regardant attentivement son parrain. Il se pelotonna plus encore dans la chaleur des bras et du torse de son parrain. Mais un bruit les interrompit dans leur contemplation, la cheminée s'était activée laissant place au prince.

-Bonjour Harr…

Le prince ne réussit pas à dire quoi que ce soit de plus car la vue qui s'offrait à lui le laissait sans voix. Son compagnon, son amour se tenait devant lui, torse nu, dans toute sa splendeur et portant un bébé dans ses bras. Les journées d'abstinence revinrent en force et déstabilisa le Veela. Le besoin de s'unir à son valéon se fit ressentir et il dut s'accrocher au canapé qui se trouvait devant lui. Harry voyant que le prince se sentait mal s'approcha de ce dernier. Malheureusement, au lieu de calmer le Veela, l'odeur que dégageait le valéon excita le prince. Ses pupilles se dilatèrent et il commença à se crisper.

-Drago, ça va ? Est-ce que je peux faire quelque chose? Dois-je appeler quelqu'un?

-Non Harry, je vais bien. Il faut juste que j'arrive à me contenir.

-Te contenir? interrogea le Gryffondor.

-Je ne veux pas t'inquiéter mais tu dois savoir que tant que les liens n'ont pas été clairement définis entre un Veela et son compagnon, le Veela aura l'envie brutale et soudaine de s'unir à son valéon, et malheureusement ta tenue et ton odeur ne m'aident pas réellement à garder mon sang froid mais laisse-moi quelques instants et ça ira mieux.

Harry rougit mais continua à regarder le Serpentard et il ne put s'empêcher de l'observer attentivement. Cet homme souffrait par sa faute et il ne pouvait rien faire pour le soulager. C'est alors que Drago perçut le regard inquiet de son compagnon, il leva sa main et la dirigea vers le visage du brun. Celui-ci ferma les yeux, réflexe à l'approche des mains, mais se détendit tout de suite. Le prince lui caressait tendrement le visage comme s'il était une des choses les plus précieuses au monde. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il ne put que tomber dans deux lacs d'argent qui le regardaient amoureusement.

L'échange fut interrompu par le gazouillement joyeux de Teddy. Les deux jeunes hommes regardèrent le bébé et lui sourirent.

-Drago, je te présente mon filleul, Teddy Lupin.

- Répète-le.

-Teddy Lupin?

-Non, mon nom. Redis mon nom.

Harry se mit à rougir et accéda à la requête du prince.

-Drago.

Le prince était heureux, non seulement il avait pu contempler une partie du corps de son amour, qui était d'ailleurs splendide mais toutefois un peu maigre, il devra surveiller plus attentivement sa santé. Mais ce dernier le tutoyait également et l'avait appelé Drago. Cette sonorité, dans sa bouche, prenait tout son sens. Il était excité juste par ces quelques mots. Mais il ne pouvait s'empêcher de réagir ainsi. Il était tombé éperdument amoureux de son beau brun.

Les deux hommes continuèrent de se regarder et commencèrent à parler. Ils se découvrirent des intérêts et des goûts semblables. Drago s'excusa de son comportement lors de leurs altercations dans le village même s'il semblait retrouver son visage hautain de temps en temps.

Rémus arriva et sourit devant la scène qui lui faisait face. Son presque filleul, torse nu, tenant dans ses bras un Teddy bienheureux d'être là et un Drago complètement sous le charme. James et Lily avaient eu raison, Harry allait faire des ravages. Il reprit son fils et, après avoir indiqué à Harry que Tonks allait parfaitement bien, il laissa les deux âmes-sœurs seules. Sirius aurait tenu à être présent pendant la rencontre afin d'éviter qu'un odieux Serpentard pervertisse son pauvre filleul mais comme dit le proverbe, les absents ont toujours tort, ou ce qui conviendrait le mieux à cet instant, qui va à la chasse perd sa place.

19 heures arriva et Drago, malgré l'envie de rester près de son compagnon, décida de rentrer chez lui.

-Drago, si tu veux, tu peux revenir demain à la même heure. D'ailleurs, on pourrait s'arranger d'un rendez-vous quotidien à cette même heure.

-Bien sûr, j'en serais ravi. Ah, j'allais oublier.

Drago se retourna et fouilla dans le sac qu'il avait apporté sous le regard interrogatif d'Harry. Il en sortit un paquet qui avait été emballé dans un superbe papier cadeau rouge et or.

-C'est pour toi, je voulais te remercier de ton invitation, dit alors un Drago rougissant.

La réaction d'Harry ne se fit pas attendre, il déballa son cadeau avec toutes les précautions possibles. Il avait eu si peu de présents que chacun était, pour lui, un trésor. Il y découvrit un livre. Son cœur s'affola et il l'ouvrit doucement. C'était un album photo regroupant une dizaine de photos de ses parents. Il était heureux. Il prit dans ses bras l'album et le tint près de son cœur.

Son sourire était si lumineux que le prince eut de nouveau son cœur qui palpitait. Il allait mourir avant l'âge s'il continuait à lui sourire de cette façon.

Harry ne réfléchit pas et prit dans ses bras le Veela, le serrant fortement en ne cessant de lui répéter merci. Le Veela ne bougeait pas. Il était pris entre la joie d'avoir son compagnon si proche et l'excitation qui en découlait. Mais ne pouvant se retenir, il lui rendit son étreinte amoureusement.

Quelques instants plus tard, se rendant compte de la situation, Harry aussi rouge qu'une tomate, se dégagea doucement des bras virils qui le tenaient et le remercia encore. Drago voyant son sang froid partir devant une telle innocence, décida de partir non sans avoir laissé un léger baiser sur les joues de son compagnon.

-Au revoir Harry et à demain.


Le lendemain de sa résolution, Théo arriva devant les appartements de la famille Granger. Il frappa à la porte et ce fut Hermione qui lui ouvrit. Au bout de quelques secondes, elle réagit et voulut fermer brusquement la porte mais le jeune Nott réussit à mettre son pied au niveau de la porte, bloquant ainsi la fermeture.

-Que veux-tu Nott?

-J'aimerais te parler.

-Je crois qu'il n'y a plus rien à dire.

-Ecoute, je sais que je me suis mal comporté…

-Mal comporté… Tu te rends compte que moi j'étais inquiète de voir que tu ne te réveillais pas et toi, tu profitais simplement d'un bon lit.

-Tu crois que je voulais juste profiter d'un bon lit?

-Pour quelle autre raison aurais-tu agi ainsi? C'est drôle pour toi de voir les gens à tes pieds ! Et étant donné que ne me pliais pas à ton charme, il fallait utiliser ce genre de stratagème complètement puéril !

-Hermione…

-Pour toi ce sera Granger !

-Granger, je m'excuse ! Voilà t'es contente ! Je n'avais pas l'intention de t'inquiéter… Tu avoues que tu étais inquiète pour moi.

Hermione rougit mais ne tarda pas à répliquer.

-Inquiète ! Comme toute personne de bon sens et civilisée, lorsque quelqu'un se prend un sort pour me protéger, eh bien je m'inquiète pour celle-ci ! Et d'ailleurs, pourquoi? Pourquoi avoir risqué ta vie pour moi?

Ce fut au tour de Théo de rougir :

-Là n'est pas le problème, je suis venu ici pour m'excuser de mon comportement. J'aimerais… j'aimerais vraiment qu'on puisse apprendre à se connaître ! J'aimerais être près de toi le plus souvent possible.

Hermione était stupéfaite de la réplique du jeune homme :

-Pourquoi?

-Parce que je veux te surveiller, je veux les surveiller !

-Surveiller? Je ne crois pas avoir besoin que l'on me surveille. Et qui sont « les »?

-Tous, tous les hommes qui t'approchent comme cet infirmier. Personne n'a le droit de te toucher !

-De quel droit te permets-tu d'être juge de ma vie? Déjà, ton comportement envers ce pauvre infirmier était tout à fait puéril mais tu as failli le blesser gravement !

-De quel droit? Tu es à moi Granger !

-Je ne suis à personne et encore moins à toi ! Si je veux être avec un quelqu'un, ce n'est pas toi qui m'en empêcheras ! D'ailleurs, je vais de ce pas me préparer pour aller retrouver un de ces hommes, et plus précisément l'infirmier !

Théo eut l'impression que son cœur lui était arraché. Non, il ne pouvait pas la perdre, pas elle. Il l'aimait. Il voulait être près d'elle pour la voir rire mais également pour la réconforter. Lorsque son ami était mal en point, qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour pouvoir la prendre dans ses bras et lui murmurer des mots doux, lui dire « ça va aller ». Et là, elle lui déclarait qu'elle en voyait un autre, qu'elle ne voulait pas de lui. Et sans qu'il ne s'en rende compte, des larmes coulèrent le long de sa joue. Lui, pleurer, ça ne lui était pas arrivé depuis de longues années mais pourtant, elles étaient bien là, preuve que son cœur était déchiré.

En refermant la porte, Hermione regarda une dernière fois Nott. Lorsqu'elle vit les larmes, elle arrêta son geste. Pourquoi pleurait-il? Est-ce que c'était encore un piège pour qu'elle lui tombe dans les bras. Elle avait refusé de le voir, de lui parler parce que quand elle l'avait vu se jeter contre le sort, lorsqu'il était tombé pour la sauver, elle avait compris. Elle l'aimait. Son attitude l'avait énervée mais c'était surtout ses paroles pleines de suffisance, lui démontrant qu'elle n'était qu'une parmi tant d'autres. Et ça, elle ne le voulait pas, elle ne le supporterait pas. C'est pourquoi quand Théo s'était brusquement réveillé, elle s'était sentie trahie. Mais ces larmes la faisaient douter.

Hermione s'approcha alors doucement du Serpentard et lui caressa tendrement la joue. Il releva alors son regard, plongeant ses yeux dans les siens. Elle fut étonnée mais également soulagée d'y lire de profonds sentiments et surtout de l'espoir. Un espoir teinté de peur.

Théo sentit une main sur sa joue et lorsqu'il rencontra le regard noisette de la jeune femme, l'espoir commençait à revenir. Il ne voulait pas la perdre. Il s'approcha d'elle, sans la quitter des yeux, il la prit dans ses bras et l'embrassa. Un baiser doux qui se fit de plus en plus passionné, désespéré, reflétant les sentiments de joie, d'amour et de peur des deux personnes.


Blaise avait tout préparé, tout était fin prêt. Son roux n'aurait pas une seule chance de s'en sortir. Il allait enfin pouvoir le voir et lui parler mais également commencer une relation avec lui. Il se dirigea non vers les appartements de la famille de rouquins mais à l'endroit même où travaillait le patriarche. Il réussit à se faire inviter à dîner. Le père, se rappelant de l'intervention du jeune homme dans le sauvetage de son fils, voulut le remercier.

La famille Weasley était dans une partie du château en parfaite autonomie vis-à-vis des occupants de celui-ci. Ils n'avaient aucune obligation et vivaient leur vie à leur rythme. Le lendemain de leur visite au Square s'était déroulé à son habitude, les deux aînés étaient repartis soit à leur famille ou à leurs dragons. Les jumeaux tentaient de mettre au point une énième farce tout en faisant attention à ne pas se faire prendre par leur dragon à eux, leur mère. Ron avait passé sa journée, avec Hermione, à tenter de trouver un cadeau d'anniversaire pour Harry. Le soir, alors que le repas allait être servi, Ron descendit pour aider sa mère à mettre la table. Il ne put qu'être étonné d'y retrouver sa famille au complet autour du même jeune homme qui l'avait séduit et sauvé au cours du bal.

Ce dernier souriait à sa famille et dès qu'il aperçut le jeune homme, il lui fit un sourire qui aurait pu faire défaillir n'importe qui. Ron se mit à rougir et n'arriva pas à trouver ses mots. Il avait tenté de l'éviter tout au long de ces derniers jours. Sa présence près de lui le mettait dans tous ses états. Ce sourire charmeur, ces gestes. Il n'arrivait jamais à aligner deux mots. Et il devait se l'avouer, il avait peur, peur de n'être qu'un passe-temps. C'est sa mère qui le sortit de son état d'hébétude.

-Ron, ton père a invité le jeune Zabini a dîné. Viens le saluer.

-Oui oui oui…

Ron se dirigea à pas lents vers le centre d'attention de toute la maisonnée.

-Bon… bonsoir.

-Bonsoir Ron, tu vas bien?

-Oui oui.

Tout le monde se mit à table et ce fut une soirée sympathique qui s'écoula. Blaise avait charmé toute la famille avec sa gentillesse et son humour. Ron, lui, semblait de plus en plus perplexe sur l'intention du jeune homme. Ce dernier n'arrêtait pas de lui jeter des regards, de lui parler. La fin de soirée arriva et lors des au revoir :

-J'ai remarqué que vous vous entendez bien. Vous vous connaissez? demanda Molly.

Ron n'eut le temps de répondre que le jeune héritier avait pris la parole.

-Oui, très bien même, Madame. Nous sommes fiancés.